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Débathumanite-fr· 9 octobre 2026 56 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesTransportsNumérique

Sécheresse, mégafeux, inondations : comment adapter la France au réchauffement climatique ?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 24 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Comment modifier profondément notre trajectoire face à la raréfaction de l'eau ?

  • 4:57OuverteRéponse directe

    De quoi avez-vous besoin au niveau des forces de pompiers pour combattre les incendies ?

  • 8:13OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous mis en place en Occitanie pour adapter votre territoire au réchauffement ?

  • 13:56RelanceRéponse directe

    Les retenues d'eau sont-elles une maladaptation ?

  • 15:38OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous mis en place à Grigny pour la gestion de l'eau et un partage juste ?

  • 23:05OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que le plan climat devrait comporter sur la préservation de l'eau ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:39InvitéChiffre
    « Un monde à trois degrés, c'est neuf ans de sécheresse qu'on attend sur l'Europe en continu. »
  • 5:31InvitéFait
    « Après l'été dramatique qu'on a eu l'année dernière, le président de la République a très fortement dit « on va acheter 1 000 camions ». »
  • 18:45InvitéChiffre
    « En 2050, le niveau de la Seine va baisser de 30% avec le réchauffement climatique. »
  • 21:04InvitéChiffre
    « Le GIEC nous dit 1% d'augmentation de température, c'est 7% d'évaporation en plus. »
  • 28:06Invité politiqueChiffre
    « Les 100 milliards qui ont été annoncés par Elisabeth Borne il y a 9 mois, je suis incapable en tant que présidente de région de France de vous dire le fléchage aujourd'hui de 1 euro. »
  • 36:06InvitéChiffre
    « 92% des feux sont d'origine humaine »
  • 36:51InvitéChiffre
    « l'ONF a perdu la moitié de ses effectifs depuis les années 80 »
  • 42:10InvitéFait
    « il y a de la géothermie profonde dans la nappe du Doguerre qui est à 72 degrés »
  • 42:20InvitéChiffre
    « on fait l'économie de 10 000 tonnes de CO2 par an »
  • 42:34InvitéChiffre
    « en région Île-de-France il y a une cinquantaine de forages, une cinquantaine de villes desservies par cette technologie »
  • 45:56Invité politiqueChiffre
    « il fallait diviser par deux notre consommation d'énergie et multiplier par trois les énergies renouvelables »
  • 47:15Invité politiqueFait
    « dans les lavabos qui existent dans les lycées, nous avons décidé sauf dans les territoires où il y a des températures très froides de l'hiver, il n'y aura plus d'eau chaude »
  • 50:46InvitéFait
    « sur les inondations on pourrait prendre l'exemple de l'Allemagne »

Temps de parole

  • Carole Delga27 %
  • Invité21 %
  • Invité 217 %
  • Invité 316 %
  • Présentateur14 %
  • ?6 %

≈ 47,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:17
Locuteur

Et

0:18
Présentateur

bonjour à tous. Merci d'avoir patienté deux, trois minutes qu'on puisse s'installer. Bienvenue à l'agora de l'humanité.

0:26
Locuteur

Alors

0:26
Présentateur

nous l'avons constaté cet été, tous, en bas de chez nous, sur notre lieu de vacances, en regardant les informations, les événements météorologiques extrêmes se multiplient partout dans le monde et la France n'a pas été épargnée.

0:39
Locuteur

Moi

0:39
Présentateur

de juillet, le plus chaud jamais enregistré, canicule tardive en France, des records de chaleur qui sont tombés mi-septembre, jamais vu dans l'histoire de notre pays, inondations meurtrières en Grèce, en Libye très récemment, des feux de forêt gigantesques ont ravagé les forêts canadiennes, Hawaï.

0:55
Locuteur

Nous

0:55
Présentateur

le savons, les scientifiques le répètent, à longueur de rapports du GIEC, ces phénomènes tendent à s'intensifier et à redoubler en fréquence.

1:03
Locuteur

Nous

1:03
Présentateur

savons aussi que la baisse drastique des émissions globales de CO2 dans l'atmosphère peut enrayer la machine infernale du réchauffement climatique et ses conséquences humaines et environnementales.

1:14
Locuteur

Mais

1:14
Présentateur

une fois qu'il est là, une fois qu'ils sont là, ces effets du réchauffement climatique, quand les nappes phréatiques sont à sec, que les forêts brûlent, que le ciel se déchaîne et que les populations étouffent de chaleur, comment s'adapter

1:25
Locuteur

? Et

1:26
Présentateur

c'est à cette question, pas facile, à laquelle nous allons nous attaquer maintenant. Et j'ai le grand plaisir d'accueillir, pour y répondre, Florence Abetz, donc hydroclimatologue, directrice de recherche au CNRS et professeur attaché à l'école normale supérieure. Bonsoir. Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie. Non, alors non.

1:46
Locuteur

S

1:47
Présentateur

'il vous plaît, on respecte le débat, sinon ça ne sert à rien de débattre. Philippe Riau, maire de Grigny, vice-président de Grand Paris Sud, en charge du cycle de l'eau.

1:57
Locuteur

Et

1:58
Présentateur

Sébastien Delavoux, à ma droite, pompier, porte

2:00
Locuteur

-parole

2:03
Présentateur

de la CGT des SDIS.

2:06
Locuteur

Et

2:06
Présentateur

pour commencer nos échanges, pour introduire ce débat, je vais me tourner vers vous, Florence Abetz.

2:11
Locuteur

Le

2:12
Présentateur

niveau des nappes phréatiques en France a atteint cette année la cote d'alerte. Dans un climat qui se réchauffe, la ressource en eau se raréfie, favorisée aussi par nos modes de vie, de consommation, notre agriculture, l'artificialisation de nos sols.

2:25
Locuteur

Vous

2:25
Présentateur

appeliez très récemment dans la presse à modifier profondément notre trajectoire. Comment

2:29
Locuteur

? Oui,

2:31
Invité

alors effectivement, c'est un constat. Donc le cycle de l'eau est perturbé par le changement climatique et c'est aggravé par les impacts humains qui modifient l'écoulement naturel et qui prélèvent beaucoup d'eau. Donc ça, c'est un fait.

2:44
Locuteur

Et

2:45
Invité

comme vous l'avez dit, le changement climatique par lui-même augmente les extrêmes, qu'ils soient encrues, là, comme on a vu malheureusement les drames, notamment en Libye, mais aussi les sécheresses qui, du coup, conduisent à des incendies incroyables.

2:58
Locuteur

Et

2:58
Invité

ça, effectivement, ça ne va que s'accentuer si on continue notre trajectoire actuelle. Il n

3:04
Locuteur

'y

3:04
Invité

a aucun doute,

3:05
Locuteur

en

3:05
Invité

fait. Cette année, c'est une année

3:07
Locuteur

qui,

3:08
Invité

finalement, a été moins pire que ça aurait pu être, puisque vous vous rappelez que l'année dernière a été une année très sèche et que l'hiver a été très sec. Et finalement, on a quand même eu un petit peu de pluie le long de l'année. Donc on a finalement eu une sécheresse qui a duré une année à peu près. Mais il faut bien voir qu'en gros, on va gagner. Malheureusement, c'est une forme d'expression qui n

3:31
Locuteur

'est

3:31
Invité

pas très bonne. On va gagner presque deux ans de sécheresse

3:34
Locuteur

consécutive

3:36
Invité

par demi degré de réchauffement climatique.

3:39
Locuteur

Donc

3:39
Invité

vous imaginez ce que ça va être. C'est-à-dire qu'un monde à trois degrés, c'est neuf ans de sécheresse qu'on attend sur l'Europe en continu. Neuf ans de sécheresse, honnêtement, je pense qu'on ne pourra jamais s'adapter. Enfin, le rapport du GIEC le dit. C'est pas un envie. C'est des conditions qui sont telles que l'adaptation sera impossible sur l'eau en Europe.

3:58
Locuteur

On

3:59
Invité

parle là de l'Europe qui est quand même un milieu déjà relativement privilégié sur la ressource en eau. Donc imaginez les autres régions du monde. Donc vraiment, je veux dire, c'est pas idéologique. En fait, on n'a pas d'autre choix que de changer de trajectoire. Alors comment faire ? C'est vrai que c'est une bonne question. Mais ça commence quand même par arrêter d'émettre des émissions, d'émettre des gaz à effet de serre. Donc ça, c'est un vrai point de départ. Et puis ensuite, effectivement, c'est réduire nos consommations. Et puis c'est peut-être mieux respecter le cycle naturel de l'eau, c'est

4:31
Locuteur

-à

4:31
Invité

-dire permettre à l'eau de s'écouler en passant, notamment par les sols et par les nappes, ce qui est quand même quelque chose

4:37
Locuteur

que

4:37
Invité

nous avons grandement perturbé en accélérant finalement le cycle de l'eau via l'anthropisation.

4:44
Locuteur

Merci

4:44
Présentateur

beaucoup, Florence Abette. Alors, Sébastien Delavoux, on le sait, un sol sec, c'est aussi un des déclencheurs des feux de forêt avec le vent. Vous, vous êtes en première ligne pour les combattre, ces incendies de forêt. Et régulièrement, chaque année,

5:02
Locuteur

ça

5:02
Présentateur

a été le cas l'année dernière, où les incendies ont été très puissants en France, régulièrement, vous en appelez à plus de moyens. De quoi, sur le terrain, vous avez besoin au niveau des forces de pompiers pour combattre ces incendies

5:16
Locuteur

?

5:18
Invité

Effectivement, alors qu'on constate que les risques sont plus élevés concernant les forêts,

5:24
Locuteur

on

5:25
Invité

a été capable dans le même temps de supprimer 1 000 camions dédiés à la lutte contre le feu de forêt. Donc, après l'été dramatique qu'on a eu l'année dernière, le président de la République a

5:35
Locuteur

très

5:36
Invité

fortement dit « on va acheter 1 000 camions

5:38
Locuteur

». C

5:39
Invité

'est bien, mais il ne fallait pas supprimer, en fait, les 1 000 qu

5:41
Locuteur

'on

5:41
Invité

va remplacer. Ça veut dire aussi qu'une fois qu'on a les camions,

5:46
Locuteur

il

5:46
Invité

faut quand même du personnel formé et disponible pour pouvoir l'armer. Et puis, il

5:49
Locuteur

y a

5:49
Invité

la question de la ressource en eau.

5:51
Locuteur

Parce

5:52
Invité

que quand on intervient, par exemple, sur des feux localisés gigantesques, eh bien, on arrive parfois à vider quasiment le réseau hydrique, c'est-à-dire à vider les châteaux d'eau.

6:03
Locuteur

Et

6:03
Invité

quand, parce qu'on utile le feu le plus souvent avec de l'eau potable,

6:08
Locuteur

sinon

6:10
Invité

il faut de l'eau surface. Les canadaires, ils utilisent de l'eau qui est à disposition dans les étangs, mais sinon on va se brancher sur les poteaux et ça, c'est l'eau potable.

6:19
Locuteur

Ça

6:20
Invité

veut dire que plus il y a de feu, plus on va utiliser d'eau potable. Or, en ce moment, on voit la tension sur la ressource.

6:26
Locuteur

Et

6:26
Invité

si on prend l'exemple de Mayotte,

6:28
Locuteur

qui

6:29
Invité

a des problèmes d'eau au robinet,

6:31
Locuteur

parce

6:32
Invité

qu'il repose essentiellement sur l'eau de pluie,

6:35
Locuteur

avec

6:35
Invité

un doublement de la population sur les 10 dernières années.

6:39
Locuteur

Qu

6:40
Invité

'est-ce qui se serait passé s'il y avait eu un gros feu au milieu de l'île

6:43
Locuteur

? On

6:44
Invité

soldait l'eau potable pour éteindre le feu ou on laissait brûler ? Et aujourd'hui, le laisser brûler, c'est maintenant dans la doctrine,

6:52
Locuteur

mais

6:53
Invité

il n

6:53
Locuteur

'y a

6:53
Invité

pas d'outil. C'est-à-dire que c

6:54
Locuteur

'est

6:54
Invité

le pompier qui est sur place pour un feu de voiture avec propagation ou sans propagation, qui va devoir seul, en fonction de son expérience et de la pifométrie, pour laisser brûler ou pas. On a besoin, en fait, que les pompiers y fassent aussi une réflexion sur l'utilisation de l'eau, sur le laisser brûler.

7:14
Locuteur

Et

7:15
Invité

aujourd'hui, c'est souvent poussé par la nécessité que les pompiers, ils entament un travail sur leur pratique.

7:21
Locuteur

Ça

7:22
Présentateur

veut dire que vous, vous en appelez pour résumer. Globalement, est-ce que les pompiers s'adaptent aussi à cette nouvelle donne et qu'à l'échelle nationale, il y

7:27
Locuteur

a

7:27
Présentateur

un changement de protocole sur l'extinction des feux

7:29
Locuteur

? Oui.

7:31
Invité

Alors, il n

7:31
Locuteur

'y

7:31
Invité

aura pas une alternative totale à l'eau. Mais les quelques alternatives qui existent,

7:36
Locuteur

le

7:37
Invité

laisser brûler, des bâches pour éteindre les feux de voiture plutôt que d'utiliser de l'eau, des lances qui consomment moins d'eau aussi. Il y

7:45
Locuteur

en

7:45
Invité

a quelques-unes qui existent, mais c'est des industriels qui les créent et les pompiers qui courent un peu derrière. Ça veut dire que les pompiers, ils doivent prendre leur part. Ils sont une composante de la société. Et c'est pas parce qu'ils ne payent pas l'eau qu'ils n

7:57
Locuteur

'ont

7:57
Invité

pas à se soucier, en fait, de l'utilisation de la ressource.

8:00
Locuteur

Merci

8:00
Présentateur

beaucoup, Sébastien. À l'échelle d'une région, on va le voir aussi à l'échelle d'une municipalité, les politiques peuvent engager aussi des politiques publiques d'adaptation de leur territoire aux effets du réchauffement climatique. Carole Delga, l'Occitanie n'a pas du tout été épargnée par les effets du réchauffement climatique. Sécheresse, Feux de forêt l'année dernière, on vient de les évoquer. Qu'est-ce que vous, vous avez mis en place en tant que présidente de région pour adapter votre territoire aux effets du réchauffement ?

8:26
Locuteur

Alors,

8:27
Carole Delga

bonjour à toutes et bonjour à tous. Et à celles et ceux qui m'eusent, je leur propose à 18h de venir sur le stand de l'Occitanie, parce que quand on a des désaccords, c'est mieux d'en parler en face à face.

8:36
Locuteur

Donc

8:37
Carole Delga

nous agissons,

8:38
Locuteur

nous

8:39
Carole Delga

agissons en Occitanie, voilà, c'est là le stand, voilà, 18h, 18h15 j'y serai.

8:45
Locuteur

Donc

8:45
Carole Delga

nous agissons, nous agissons parce que nous sommes en France les premières victimes du réchauffement climatique,

8:53
Locuteur

de

8:54
Carole Delga

par le territoire qui est vraiment très soumis à la sécheresse, par manque d'eau, avec donc des incendies qui sont très nombreux, avec aussi un territoire qui a le plus d'incidents climatiques violents. C'est par exemple les orages sévenoles qui malheureusement risquent d'être là dès dimanche.

9:17
Locuteur

Donc

9:17
Carole Delga

nous avons l'obligation d'agir

9:20
Locuteur

de

9:21
Carole Delga

façon très forte, mais dans un esprit de responsabilisation de nos concitoyens

9:27
Locuteur

et

9:28
Carole Delga

certainement pas en créant une psychose. Parce que moi je pense que c'est par le volontarisme, c'est par la prise de conscience qu'on peut faire changer les pratiques sur notre territoire. Alors on a voté un plan haut avec ma majorité régionale, donc là au mois de juin, et avec cinq grands axes. Le premier axe c'est économiser, c'est-à-dire de dire à tous les citoyens, à tous les acteurs, il faut commencer à économiser chacun dans nos maisons, dans nos entreprises, dans nos pratiques professionnelles, comme cela a été dit. Ensuite, il est aussi nécessaire de réutiliser.

Et là, au niveau, je suis présidente aussi de l'Association des régions de France, nous demandons, tous les présidents de régions, à ce qu'en France, il y

10:15
Locuteur

ait

10:15
Carole Delga

une adaptation de la réglementation pour l'utilisation des eaux usées qui est beaucoup plus contraignante en France que dans d'autres pays. Ensuite, il y

10:24
Locuteur

a

10:24
Carole Delga

un troisième axe, c'est conserver. Et donc c'est en Occitanie le développement des zones humides, parce que nous savons qu'en développant les zones humides, ce sont des zones tampons de stockage qui évitent que l'eau coure, qu'elle s'écoule de façon trop forte. Ensuite, le quatrième axe, c'est mailler. Ça veut dire qu'il faut mailler les réseaux, que là, il y a des solutions techniques qui permettent d'optimiser l'utilisation de l'eau dans différents secteurs en fonction des saisons. Et puis, après, le dernier axe, c'est stocker, parce que dans certains territoires, nous n'avons pas le choix que de devoir créer des petites retenues collinaires.

Ça n'a rien à voir avec les bassines, parce que nous avons clairement un déficit hydrique très, très fort. Et je pense en particulier au département des Pyrénées-Orientales, mais sur une région de 6 millions d'habitants, de 13 départements, les solutions, elles doivent être adaptées en fonction des réalités. Et il y a des départements, par exemple, du Massif central, où la question du stockage ne se pose pas. Et on est plus sur la question du maintien des zones humides et même de l'agrandissement de ces sujets-là. Et puis, je pense, en effet, comme cela a été dit, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Et on agit, voilà, prioritairement en Occitanie, parce que c'est aussi la compétence des régions, sur la question des transports collectifs. Et nous avons le train le moins cher de France. Et nous avons donc décidé que pour les 12-26 ans, voilà, pour les 12-26 ans, à partir du 1er janvier, c'est la gratuité et du train et des cars pour les territoires où il n'y a pas de solution ferroviaire. Parce que nous voulons qu'il y ait les transports en commun gratuits dans 97 jours à Montpellier, à l'échelle d'une métropole. Là aussi, ça va être la gratuité des transports en commun. Nous devons agir massivement sur cette question des transports collectifs. Et puis, il

12:40
Locuteur

y

12:40
Carole Delga

a toute la question du bâtiment. Et là,

12:44
Locuteur

nous

12:44
Carole Delga

devons, déjà dans nos écoles, nous aidons les communes à renaturer, à casser le bitume des cours de récréation. Il y

12:53
Locuteur

a

12:53
Carole Delga

donc des subventions de la région. Également, des subventions de la région pour la rénovation, en particulier la rénovation énergétique. Et puis, également, produire plus d'énergie renouvelable. C'est pourquoi nous sommes la région la plus engagée sur la question de l'éolien flottant au large de la Méditerranée. Et puis, également, la question du photovoltaïque. Et puis, développer aussi le sujet de l'hydroélectricité. On doit, vraiment, au niveau national, avoir une position tout à fait différente de l'inclinaison européenne sur la privatisation de l'hydroélectricité. Nous avons besoin d'avoir cette énergie de l'hydroélectricité, qu'elle reste publique absolument. Merci

13:40
Présentateur

beaucoup. Merci beaucoup, Carole Delga. Avant de passer, juste la parole à Philippe Riau. Je vous voyais Florence Abetz faire des petits signes pendant que Carole Delga prenait la parole sur la question des retenues collinaires ou même des méga-bassines, même si elles n'ont pas été là évoquées. Mais on sait que

13:55
Locuteur

c

13:55
Présentateur

'est dans l'actualité. Est-ce que ces retenues d'eau, quel que soit l'usage qu

13:59
Locuteur

'on

13:59
Présentateur

en fait après, sont ce qu'on pourrait appeler de la maladaptation

14:02
Locuteur

?

14:03
Invité

En fait, vous voyez, en région, dans les Pyrénées-Orientales, quand il n

14:08
Locuteur

'y

14:08
Invité

a pas de pluie l'hiver, de toute façon, vos retenues, elles ne se remplissent pas. Et c'est bien le problème, en fait. On va vers des sécheresses de plus en plus longues. Donc ça veut dire que cette solution qui est toujours mise en avant, elle ne

14:18
Locuteur

va

14:18
Invité

être pas si efficace que ça. Et il faut bien se rendre compte des impacts que ça a. En fait, on sous-estime, mais

14:24
Locuteur

il

14:25
Invité

ne

14:25
Locuteur

faut

14:25
Invité

pas oublier que l'eau, ce n'est pas quelque chose qui est là pour les humains. C'est une composante majeure de la biodiversité. Et quand nous, on stocke de l'eau pour notre usage, eh bien, finalement, elle n'est pas accessible aux autres vivants.

14:40
Locuteur

Et

14:40
Invité

ça, c'est vraiment quand même important. Aujourd'hui, on n'est pas que sur une crise changement climatique, on est aussi sur une crise de la biodiversité. Voilà, ça, c'est quand même quelque chose d'important. Un, ce n

14:50
Locuteur

'est

14:50
Invité

pas forcément parce qu'on a des réservoirs qui vont se remplir, et on a malheureusement plein d'éléments qui le montrent, y compris dans l'actualité. Et d'autre part, ça a quand même des impacts importants. Et donc, c'est pour ça que le changement de trajectoire, c'est-à-dire

15:02
Locuteur

utiliser,

15:05
Invité

enfin, agir différemment, avoir des pratiques différentes. Vous avez cité le transport, mais il y a tout un tas de choses que l'on doit fortement modifier dans notre trajectoire pour être de nouveau compatibles aux ressources qui sont disponibles, tout en en laissant, évidemment, aux autres formes de vivants.

15:22
Présentateur

Merci beaucoup. On reviendra après sur les solutions à mettre en place à l'échelle nationale. Philippe Riau,

15:29
Locuteur

la

15:29
Présentateur

sécheresse, le conflit d'usage de l'eau, ce n

15:31
Locuteur

'est

15:31
Présentateur

pas qu'à l'échelle des territoires agricoles, ça se joue aussi dans les espaces urbains, denses. À l'échelle de la ville de Grigny, et avec Grand Paris Sud, je ne m'en rappelle plus, qu'est

15:44
Locuteur

-ce

15:44
Présentateur

que vous mettez en place pour cette question de la gestion de l'eau et un partage juste

15:48
Locuteur

? Peut

15:49
Invité

-être quelques préalables

15:51
Locuteur

aux

15:54
Invité

réponses à la question précise que vous formulez.

15:58
Locuteur

Le

15:59
Invité

GIEC

15:59
Locuteur

considère

16:01
Invité

que 50% des solutions viendront des territoires.

16:06
Locuteur

Et

16:06
Invité

donc, dans ces territoires, il y a effectivement une commune, un département, une région,

16:10
Locuteur

et

16:11
Invité

puis un système national qui permet d'agir

16:15
Locuteur

ou

16:16
Invité

de ne pas agir, ou parfois de mal agir.

16:19
Locuteur

Et

16:19
Invité

donc, moi, je ne dirais pas, selon une formule anglaise consacrée, « Smioli is beautiful », c'est-à-dire, les petites villes, c'est bien ce qu'on fait, on a besoin,

16:29
Locuteur

comme

16:29
Invité

les poupées russes, d'avoir un cadre national performant,

16:34
Locuteur

d

16:34
Invité

'avoir une région qui agit, d'avoir un département, d'avoir des intercommunalités, et il faut que tout ça...

16:38
Locuteur

Il

16:39
Invité

faut qu

16:39
Locuteur

'il y ait

16:39
Invité

un alignement des planètes. Et

16:41
Locuteur

ça, c

16:43
Invité

'est la première remarque. Deuxième remarque, fondamentalement, face aux enjeux qui sont devant nous, le sujet, c'est quel statut de l

16:50
Locuteur

'eau

16:50
Invité

dans notre pays

16:51
Locuteur

? L

16:52
Invité

'eau doit être un bien commun sorti du service marchand.

16:56
Locuteur

Voilà.

16:57
Invité

Ce n'est plus possible.

16:59
Locuteur

Je

17:00
Invité

le rappelle, il y a deux ans, la bourse de Chicago,

17:04
Locuteur

pour

17:04
Invité

la première fois, utilise l'eau comme outil de spéculation sur les sécheresses en Californie.

17:11
Locuteur

Et

17:11
Invité

donc, nous sommes à un moment crucial.

17:13
Locuteur

Soit

17:14
Invité

nous gagnons une eau sortie

17:15
Locuteur

du

17:16
Invité

service marchand,

17:17
Locuteur

soit

17:18
Invité

nous sommes au cœur de ce conflit

17:21
Locuteur

que

17:21
Invité

l'humanité a toujours connu, mais qui, là, s'accélère par la financiarisation, et j'irai même plus loin.

17:28
Locuteur

Enfin, vous

17:29
Invité

n'êtes pas sans savoir qu'il y a des grands mouvements capitalistiques, y compris dans les deux géants français, Suez et Veolia, qui se rachètent

17:37
Locuteur

et

17:37
Invité

qui sont aujourd'hui détenus par des fonds de pension.

17:40
Locuteur

Et

17:40
Invité

donc, je crois que le statut de l'eau, bien commun de l'humanité, qui a été rappelé

17:45
Locuteur

au

17:46
Invité

mois de mars dernier à l'ONU, ça faisait 40 ans que l'ONU ne s'était pas réunie sur l'eau. Et face aux défis qui sont les nôtres, aux défis de l'humanité, eh bien, effectivement, ce combat

18:01
Locuteur

des

18:02
Invité

collectivités locales,

18:03
Locuteur

des

18:04
Invité

mouvements citoyens, des mouvements sociaux sur une eau publique, sorti du service marchand,

18:11
Locuteur

est

18:11
Invité

quelque chose que nous devons gagner. Pour faire quoi ? Et je vais tenter de répondre ce que peut faire

18:16
Locuteur

aujourd

18:16
Invité

'hui une collectivité locale dans un territoire francilien, le territoire dans lequel je suis, c'est pas l'Occitanie,

18:23
Locuteur

et

18:24
Invité

pourtant,

18:25
Locuteur

il

18:26
Invité

y a des incendies l'été dans les champs de blé, dans le sud d'Essonne, il y a la forêt de Fontainebleau qui n'est pas très loin, sur lesquelles il y a énormément de dangers,

18:35
Locuteur

et

18:36
Invité

donc, trois sujets.

18:37
Locuteur

Sur

18:37
Invité

l'eau potable,

18:39
Locuteur

nous

18:40
Invité

buvons de l'eau de Seine, ici.

18:42
Locuteur

En

18:43
Invité

2050,

18:44
Locuteur

le

18:44
Invité

niveau de la Seine va baisser de 30% avec le réchauffement climatique.

18:48
Locuteur

Comment

18:48
Invité

on anticipe

18:49
Locuteur

la

18:50
Invité

gestion de l'eau, la gestion des fuites ? Et j'ai entendu le ministre de la Transition écologique aujourd'hui dire que, franchement, les élus locaux gèrent mal les choses.

19:00
Locuteur

De

19:00
Invité

vous à moi, lorsque j'ai vu à l'ONU, puisque j'ai eu la chance d'être à New York avec quelques élus locaux, lorsque j'ai vu

19:08
Locuteur

le

19:09
Invité

ministre de la Transition écologique entouré des deux majeurs français de l'eau et du lobby privé de l'eau, ça ne m'étonne pas qu'aujourd'hui, ils disent que ce sont les élus locaux qui sont les plus grands gaspilleurs de la planète. Non, ce ne sont pas les élus locaux. Nous manquons de moyens pour réparer, parce qu'il n'y a pas de stratégie française

19:31
Locuteur

qui

19:31
Invité

nous permette de faire la chasse aux fuites dans les tuyaux, qui est de toute façon payée par les consommateurs. Et je peux vous assurer que le lobby privé

19:40
Locuteur

est

19:40
Invité

bien content que l'on paye des fuites.

19:43
Locuteur

Voilà.

19:44
Invité

Deuxième sujet, l'industrie, nos territoires sont aussi des territoires d'industrie. Et les grands consommateurs d'eau doivent être réinterrogés. Dans ma ville, il y a un... On n'a pas le droit de dire des noms d'entreprises.

19:59
Présentateur

Si vous pouvez, Coca-Cola.

20:00
Locuteur

Oui,

20:00
Invité

j'ai dit Veolia et Suez. Donc, sur mon territoire, il y a un grand consommateur

20:06
Locuteur

d

20:07
Invité

'eau

20:07
Locuteur

qui

20:07
Invité

s'appelle Coca-Cola.

20:10
Locuteur

qui,

20:10
Invité

jusqu'à aujourd'hui,

20:13
Locuteur

qui,

20:13
Invité

jusqu'à aujourd'hui,

20:16
Locuteur

se

20:17
Invité

fournissait en eau dans une nappe phréatique.

20:24
Locuteur

Vous

20:24
Invité

m'expliquerez. En tout cas, un truc qui... Mieux vaut la préserver. On est d'accord ? Voilà. Dans une nappe phréatique ou captive.

20:34
Locuteur

Dans

20:35
Invité

le mouvement des mégabassines, nous avons demandé à cet industriel de changer son modèle et il va changer son modèle.

20:43
Locuteur

Et

20:43
Invité

donc, là, la place des élus locaux, puisque c'est votre question, départementaux, locaux ou régionaux, c'est de ces grands industriels de changer leur modèle parce que ce sont des grands consommateurs. Et puis, un troisième qui a été dit,

20:58
Locuteur

c

20:59
Invité

'est les zones humides, en zone urbaine ou en zone rurale. Ces zones humides, le GIEC nous dit 1% d'augmentation de température, c'est 7% d'évaporation en plus.

21:11
Locuteur

Et

21:12
Invité

donc, là où il y a des zones humides, des zones du vivant avec une biodiversité extraordinaire

21:16
Locuteur

qui

21:17
Invité

sont souvent considérées par nous comme des espaces de loisirs, c'est beau, on s'y promène, on voit des oiseaux, on y voit des libellules, eh bien, on doit s'interroger pour

21:26
Locuteur

comment

21:28
Invité

ces zones humides, extrêmement importantes pour le vivant et la biodiversité, perdurent de main avec le réchauffement climatique. Et ce qui vaut en Occitanie, je peux vous assurer, vous en région parisienne, une région qui est en surcapacité de production d'eau,

21:43
Locuteur

mais

21:43
Invité

par exemple, le développement des cynobactéries dans les zones humides, c'est-à-dire que le réchauffement impacte déjà et qui rend l'eau toute bleue dans des secteurs parce qu'il y a de la décomposition d'algues ou d'herbiers, pose, nous interroge, nous sommes un peu démunis pour l'instant dans nos secteurs, mais véritablement, voilà ce

22:02
Locuteur

à

22:03
Invité

quoi est confronté un élu local, le grand cycle de l'eau, les zones humides, parce qu'on parle beaucoup de sécheresse, mais on pourrait parler d'inondations. Je rappelle qu'en mai 2016, en région parisienne, il y

22:14
Locuteur

a

22:14
Invité

eu des inondations, c'était une première

22:16
Locuteur

dans

22:17
Invité

cette région.

22:18
Locuteur

Au

22:19
Invité

printemps 2016, il y

22:20
Locuteur

a

22:20
Invité

eu des inondations, donc inondations, sécheresses, le grand cycle de l'eau et effectivement, une intervention extrêmement forte sur le petit cycle de l'eau, c'est-à-dire production, distribution, assainissement et bien évidemment, épuration.

22:35
Locuteur

Merci

22:35
Présentateur

beaucoup, merci beaucoup Philippe. Vous parliez d'un cadre national qui doit être efficace, ça se joue à tous les niveaux, y compris donc au national. Elisabeth Borne devrait, elle tarde d'ailleurs, annoncer son plan climat, le plan climat pour la France, dans l'incessamment sous peu. On est à quelques semaines de la COP 28 qui va s'ouvrir à Dubaï au mois de novembre. On est dans un contexte où la France est régulièrement pointée du doigt par les ONG et parfois condamnée par la justice pour son inaction climatique. Dans l'idéal, selon vous, Florence Abette, scientifique, qu'est-ce que ce plan climat devrait comporter au sujet de la préservation de l'eau et plus largement, si vous voulez

23:14
Locuteur

?

23:15
Invité

Alors, en fait, on a pas mal mentionné les problèmes sur la ressource en eau en termes de quantité.

23:21
Locuteur

Il

23:21
Invité

y en a trop, il n'y

23:22
Locuteur

en

23:22
Invité

a pas assez, mais il y a quand même un autre problème majeur

23:25
Locuteur

qui

23:25
Invité

est tout ce qui est qualité de l'eau et là, les cyanobactéries, c'est un problème de qualité de l'eau. On a mis trop de phosphore ou trop de nitrate dans les eaux et ça, c'est un premier élément, c'est-à-dire que ça fait des années qu'il

23:35
Locuteur

y

23:35
Invité

a des plans pour lutter contre la pollution par les nitrates, ça fait des années qu'il

23:39
Locuteur

y

23:39
Invité

a des plans pour lutter contre les pesticides. On voit bien que maintenant, il y a de pollution par les plastiques partout et en fait, quand il y a peu d'eau, si en plus, elle n

23:48
Locuteur

'est

23:48
Invité

pas de bonne qualité, si en plus, votre réserve, elle est complètement pleine de toxines à cause des cyanobactéries, c'est de enfin faire respecter les ambitions de ces plans nitrates, de ces plans éco-phyto pour lutter contre les pesticides. Voilà, donc là, il y

24:05
Locuteur

a

24:05
Invité

un premier objectif, c'est avoir des plans ambitieux et concrets et puis évidemment, donc ça, c'est des aspects

24:13
Locuteur

vraiment

24:14
Invité

pollution. Bon, toutes les sources de pollution, on sait bien, tout se retrouve, tout ce que vous utilisez comme produit, quelque part, va pouvoir se retrouver dans l'eau, que ce soit de la peinture, que ce soit du plomb, que ce soit... Voilà. Donc,

24:26
Locuteur

il

24:26
Invité

faut éviter de créer des nouvelles molécules, ça, c'est peut

24:29
Locuteur

-être

24:29
Invité

un premier point. Et puis ensuite, évidemment, vous parlez de la COP28, donc pour le climat, moi, je fais partie des signataires d'une tribune qui a été publiée hier où il y a 300 scientifiques qui demandent à ce que la France s'engage pour un traité de non-prolifération des énergies fossiles, c'est vraiment le point de départ, c'est-à-dire qu'on sait qu'on doit réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ça commence par arrêter d'aller en chercher de plus en plus d'énergie fossile. Donc, voilà, j'espère que Elisabeth Borne s'engagera dans ce traité de

25:02
Locuteur

non

25:03
Invité

-prolifération.

25:05
Locuteur

Et

25:05
Invité

puis, ensuite, encore une fois, vous avez peut-être entendu qu'on a peut-être un petit peu réussi à réduire nos émissions de gaz à effet de serre en France, un petit peu, en faisant différentes actions, mais

25:17
Locuteur

par

25:18
Invité

contre, on se retrouve un peu rattrapés par la patrouille parce que les puits de carbone naturels que sont, par exemple, les forêts, justement, sont de moins en moins des puits de carbone parce que la forêt souffre et que, du coup, elle meurt et en mourant, elle stocke moins de carbone. Et bien, donc, voilà, il faut aussi préserver les milieux, l'environnement et donc, ça, c'est toujours important de ne pas aggraver la situation de l'environnement et donc, ça passe par le respect des plans comme le zéro artificialisation net, même si je sais que c'est plein de contraintes et voilà, toutes ces actions-là qui peuvent permettre ça.

25:57
Locuteur

Merci

25:58
Présentateur

beaucoup. Carole Delga, qu'est-ce que vous préconisez, vous, à l'échelle nationale pour cette lutte globale contre le réchauffement climatique

26:04
Locuteur

? Alors,

26:06
Carole Delga

cela a été dit pour vraiment lutter contre le réchauffement climatique pour pouvoir réduire la consommation d'énergie, de l'eau. Il est nécessaire d'investir, d'investir massivement et c'est pour ça que moi, je défends, comme beaucoup d'autres, qu'il y ait un ISF climatique parce qu'on a besoin de prélever sur les fortunes, en particulier sur certains gros fournisseurs d'énergie qui, quand même, ont fait des bénéfices ces deux dernières années qui sont gigantesques. Donc, je pense qu'on doit avoir un prélèvement pour pouvoir investir massivement. Cela a été indiqué dans la réhabilitation de nos réseaux, mais également dans la décarbonation de nos industries, de nos transports.

Cela demande des moyens. C'est absolument indispensable. Et nous voyons bien qu'aujourd'hui, nous sommes dans un manque d'investissement public dans ce secteur de la transition écologique et énergétique. Je reprends le sujet des transports

27:19
Locuteur

parce

27:19
Carole Delga

que, vous avez vu, le président de la République a fait une annonce de com' de plus avec un pass à 49 euros comme l'Allemagne. Pour inciter à prendre le train, je peux vous assurer que nous, en Occitanie, on y bosse, et on y bosse dur pour inciter à prendre le train. Il faut en effet une tarification incitative, mais il faut qu

27:41
Locuteur

'il

27:41
Carole Delga

y

27:41
Locuteur

ait

27:41
Carole Delga

des trains qui arrivent à l'heure. Pour qu

27:43
Locuteur

'il

27:43
Carole Delga

y

27:43
Locuteur

ait

27:43
Carole Delga

des trains qui arrivent à l'heure, il faut avoir des infrastructures ferroviaires qui soient de bon niveau. Il faut avoir une signalisation optimale qui s'appelle le RTMS et ensuite,

27:53
Locuteur

il

27:53
Carole Delga

faut avoir du capacitaire. C'est-à-dire, il faut avoir les moyens d'acheter des trains à hydrogène, des trains

28:01
Locuteur

qui

28:02
Carole Delga

sont hybrides ou des trains à batterie. Et tout ça, ça demande des moyens. Et les 100 milliards qui ont été annoncés par Elisabeth Borne

28:09
Locuteur

il

28:10
Carole Delga

y a 9 mois, je suis incapable en tant que présidente de région de France de vous dire le fléchage aujourd'hui de 1 euro. J'en suis incapable. Donc là, on a besoin de financement et on doit aller vers cette question d'investir massivement dans les transports collectifs. Et la tarification, oui, je la défends. Et ce que j'ai répondu à Emmanuel Macron, je dis, président, vous devriez connaître la France. Vous avez une région qui fait quand même 6 millions d'habitants aujourd'hui et depuis donc 4 ans, un salarié, ils payent maximum déduction faite de la participation employeur, ils payent maximum 1 euro le trajet. C'est-à-dire l'aller-retour c'est 2 euros dans la journée.

Et nos jeunes, sur le train, les 18-26 ans jusqu'à maintenant c'était gratuit, on l'a étendu aux 12-26 ans sur le train et sur le car. Mais ça demande sur les finances régionales une tension énorme et on a besoin absolument d'être aidé. On a besoin aussi d'investir dans l'innovation sur la question de la réutilisation des eaux usées. Aujourd'hui, la recherche, l'innovation n'est pas assez sous-soutenue sur ce secteur et on voit d'autres pays dans le monde qui sont beaucoup plus performants et donc là, on a besoin également d'investissement dans la recherche et dans l'innovation.

Et puis, je pense aussi qu'on doit vraiment réfléchir sur la question de l'eau-énergie comme je l'ai indiqué de façon plus globale sur la question de l'énergie. On doit aller vers une énergie qui n'utilise pas en effet les énergies fossiles, les énergies renouvelables. C'est un parcours du combattant pour pouvoir développer par exemple l'éolien flottant. C'est un parcours du combattant juridique et également financier. Et donc, on a besoin d'avoir un financement très fort. Il y a besoin d'avoir une vision bien sûr politique avec un plan d'action sur différents sujets et sur la question du zéro artificialisation nette.

Il faut en effet arrêter de consommer des terres agricoles où quand on consomme, il faut à ce moment-là compenser. Et c'est ce que nous faisons en Occitanie. Nous sommes la seule région de France où nous avons une foncière agricole.

30:31
Locuteur

c

30:31
Carole Delga

'est la région qui achète les terres, qui les porte pour pouvoir installer des agriculteurs et pour pouvoir faire en sorte que le nombre de terres agricoles se développent et que nous n'ayons pas des terres abandonnées ou que nous n'ayons pas également des friches commerciales ou des friches industrielles.

30:52
Locuteur

On

30:52
Carole Delga

a un gros potentiel de renaturation et c'est pour ça qu'avec juste un établissement public foncier, cela n'est pas possible juridiquement. On ne peut pas agir sur la question du foncier agricole et c'est pour ça qu'il est nécessaire d'avoir une foncière agricole et c'est ce que nous faisons en Occitanie. Si on le fait sur une région qui est plus grande que 13 pays européens, s'il y

31:15
Locuteur

a

31:15
Carole Delga

une volonté politique, on peut le faire à l'échelle d'un pays ou même d'un continent.

31:20
Présentateur

Merci beaucoup, Carole Delga. En vous écoutant, il y a quelque chose qui m'a interpellée. Florence Abetz, est-ce que les eaux usées sont une ressource perdue ?

31:29
Locuteur

Alors, là,

31:31
Invité

je pense que les eaux usées, ce n

31:33
Locuteur

'est

31:33
Invité

vraiment pas une ressource perdue. Donc, quand on est ici en région parisienne, nos eaux usées, elles repartent dans la Seine et bien sûr, elles continuent leur chemin et on ne peut pas considérer qu'on perd l'eau. Je pense que,

31:48
Locuteur

voilà,

31:49
Invité

il ne

31:49
Locuteur

faut

31:49
Invité

pas... retraiter une eau usée pour qu'elle soit de nouveau potable, c'est énormément d'énergie.

31:55
Locuteur

Vous

31:55
Invité

parlez, voilà. Ce n

31:56
Locuteur

'est

31:56
Invité

pas pour être potable, c'est pour un peu de

31:57
Carole Delga

l'usage agricole.

31:58
Locuteur

Voilà,

31:59
Invité

alors maintenant, si c'est pour de l'usage agricole, c'est pire parce qu'on passe d'une eau qui retournait dans le milieu à une eau qui se retrouve consommée. Mais...

32:06
Locuteur

Ah

32:06
Invité

non, parce qu'elle repart dans le sol. Non, ben voilà, parce que... Non, mais parce que

32:10
Locuteur

vous... La

32:12
Invité

région Occitanie, elle n'est pas toute côtière, quand même. Donc, vous avez tout un tas de réédures.

32:18
Locuteur

La

32:19
Invité

mer, il peut y avoir un intérêt particulier, mais on parle bien de la zone littorale.

32:23
Locuteur

On

32:23
Invité

parle peut-être de Montpellier, mais on ne parle pas de

32:25
Locuteur

Castres.

32:26
Carole Delga

on parle aussi des plaines alluvionnaires de la Garonne, ainsi de suite. ben

32:31
Locuteur

non,

32:31
Invité

mais non. Alors là, vous faites une erreur parce que là, vous allez augmenter la consommation d'eau.

32:36
Locuteur

Non.

32:37
Invité

Puisque l'eau qui repart d'habitude au milieu, vous voulez la consommer en... par exemple... Elle repart

32:43
Locuteur

dans le

32:43
Invité

cycle. Mais par contre, il y a des éléments très intéressants qui pourraient être bien réfléchis. c'est avoir au sein des habitations notamment ou au sein des industries plusieurs usages de la même eau. Oui. Qu'on appelle une écologie circulaire de l'eau. Voilà. Ça, c'est vraiment quelque chose d'intéressant et qui demande des réflexions, des aménagements. Et on peut faire beaucoup d'économies d'eau avec ça. Mais le retraitement des eaux usées, ça va être quelque chose de très spécifique qui va enrichir effectivement certains groupes qui poussent beaucoup dessus. Mais encore une fois, on n'a pas à se comparer. Moi, j'entends des réflexions. Honnêtement, ça me fait réagir.

On dit, oui, la France est nulle, l'Israël ou l'Espagne recyclent plus d'eau que nous. Mais est-ce qu'on irait demander aux Esquimaux, aux habitants du Grand Nord, s'ils ont de la climatisation ? Enfin, ça n'a pas de sens. On n'en avait pas besoin aujourd'hui. C'est pour ça qu'on n'en a pas. Et est-ce qu'on en aura besoin demain ? Attention, on peut prendre une mauvaise direction. Il faut vraiment faire attention sur toutes ces technologies

33:46
Locuteur

qui

33:46
Invité

ne sont pas forcément les plus terminantes, qui vont pouvoir générer plus de consommation et non pas une économie d'eau si à la fin, on veut des économies d'eau. Oui, mais sur la

33:56
Locuteur

question

33:57
Carole Delga

du littoral, je peux vous assurer que c'est une vraie solution. Pour le littoral.

34:01
Locuteur

Oui, mais c'est le littoral

34:03
Carole Delga

quand même

34:03
Locuteur

qui a une... Et je suis désolée, la région

34:05
Carole Delga

Occitanie, c'est pas que du littoral. Non, tout à fait. Mais il y en a une partie forte aussi. Je la connais

34:09
Locuteur

aussi

34:10
Carole Delga

bien, peut-être même mieux que vous.

34:11
Locuteur

Je

34:11
Carole Delga

la vis.

34:12
Présentateur

Je vous propose qu'on puisse poursuivre ce débat éventuellement après. Mais je voulais quand même... Comment parler de mise en place de schémas nationaux qui pourraient aider à lutter ? Sébastien, de l'avoue, quand on parle d'incendie de feu de forêt, on parle aussi de gestion de la forêt. On parle aussi de ces hectares de résineux qui ont été surplantés en monoculture, qui brûlent comme des allumettes. Une ONG canadienne dénonçait cet été, par exemple, le fait qu'ils ont construit des forêts pour brûler.

C'est des forêts qui sont absolument inéteignables, tant elles sont en monoculture, avec des arbres serrés et sans aucun point d'eau à l'intérieur de la forêt qui pourraient stopper les flammes. Qu'est-ce que vous, vous préconiseriez en tant que pompier sur cette question-là ? La gestion des forêts pour éviter les ravages des feux de forêt

34:58
Locuteur

? Il

35:00
Invité

y a deux choses. En tant que pompier, on va penser l'extinction des feux. Il faut qu'on ait les moyens humains, matériels et technologiques pour faire ce qu'on appelle l'attaque massive des feux naissants, c'est

35:11
Locuteur

-à

35:11
Invité

-dire être au plus près et attaquer massivement avec des moyens aériens. Parce que dans le plan du président de la République, il nous explique qu'on va acheter 16 canadaires. Alors c'est super, mais aujourd'hui, personne ne les fabrique. Donc personne ne les vend. Le chéquier, il peut le laisser là où il est. puisque celui à qui appartient l'usine de fabrication de Canadair, même s'il n

35:32
Locuteur

'y

35:32
Invité

a que les Français qui les appellent comme ça, il dit « commandément 25 » et je relaisse la chaîne de production. Aujourd'hui, pendant la présidence de l'Union européenne de la France, on n'a pas réussi à provoquer 25 achats fermes

35:50
Locuteur

malgré

35:52
Invité

les 6 de l'Union européenne et malgré le fait que l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la France utilisent des canadaires. Donc ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est d'éviter en fait la survenue des feux puisque 92% des feux sont d'origine humaine

36:10
Locuteur

et

36:11
Invité

qu'effectivement la forêt, alors là je vais parler du massif des Landes-Gascogne parce qu'on a eu l'air de découvrir que la forêt brûlait

36:18
Locuteur

en

36:19
Invité

2022. Mais il

36:22
Locuteur

y

36:22
Invité

a 400 000 hectares qui

36:23
Locuteur

ont

36:23
Invité

brûlé entre 1947 et 1949 et la forêt qui a brûlé là, eh bien en fait elle date de la plantation en fait de cette époque au moment où on a mis

36:33
Locuteur

des

36:33
Invité

sentiers coupe-feu

36:34
Locuteur

et

36:35
Invité

puis, parce que la forêt est essentiellement privée en fait dans le massif, 90% en fait elle est privée avec des petites parcelles finalement avec peu d'industriels qui les utilisent

36:45
Locuteur

et

36:45
Invité

donc la forêt elle est de moins en moins bien entretenue. Et je rappelle que l'ONF a perdu la moitié de ses effectifs depuis les années 80

36:54
Locuteur

c

36:54
Invité

'est-à-dire on les a transformés en marchands de bois alors qu'ils sont censés préserver, entretenir et protéger la forêt et aussi c'est notre patrimoine en fait de le faire connaître.

Donc en tant que pompier je dirais il nous faut les moyens pour éteindre la forêt mais en tant que citoyen je me dis en fait il faudrait tout faire pour que la forêt en fait elle brûle pas elle brûle moins et pour ça la nature de plantation c'est pas mon domaine d'expertise mais la nature de plantation parce qu'on parle là de la région Occitanie mais on a des massifs entiers à cause du dérèglement climatique qui sont en train de crever dans le Jura dans les Vosges et eux leur réponse et leur expérience en termes de feux de forêt c'est pas celle d'Occitanie parce que les feux de forêt ils ont vu surtout la télé

37:36
Locuteur

ça

37:37
Invité

veut dire qu'on a besoin en fait de prendre conscience que le dérèglement climatique il touche chacun en fait des recoins et qu'on aura besoin demain pour des gros feux qui sont à l'autre bout de la France d'avoir aussi dans les Vosges dans le Jura dans des endroits où ils ont pas l'habitude d'avoir ce risque endémique qu'ils soient formés et capables de venir suppler en fait à l'autre bout de la France on a vu quand on a des pompiers polonais qui connaissent pas grand chose en feux de forêt mais qui ont des très gros camions parce que le temps que les polonais ils viennent au renfort en Occitanie il s'est écoulé un petit peu de temps et qu'on soit capable d'être plus fort parce qu'on a vu que c'est les grecs qui ont eu besoin en fait de nos renforts donc il faut pas qu'on dimensionne nos moyens pour des secours quotidiens mais qu'on soit capable d'assumer l'exceptionnel parce que la flotte mutualisée des avions européens qu'on nous propose

38:28
Locuteur

ça

38:29
Invité

veut dire on aura deux avions qui seront à l'Europe qui seront en France mais quand ça brûlera en France en Grèce en Portugal en Espagne il y

38:38
Locuteur

aura

38:38
Invité

des arbitrages à avoir et bien l'idée c'est qu'il faut limiter ces arbitrages et avoir les moyens en fait de faire face à ce qui nous attend

38:46
Locuteur

merci

38:46
Présentateur

beaucoup Sébastien Philippe sur l'action nationale à mettre en place

38:54
Locuteur

à

38:54
Présentateur

l'échelle de la France qu'est-ce que

38:56
Locuteur

alors un

38:57
Invité

plan climat c'est toujours nécessaire mais celui qui nous est présenté est insuffisant

39:03
Locuteur

il

39:04
Invité

est insuffisant parce que

39:06
Locuteur

on

39:07
Invité

a besoin de politiques publiques structurées pluriannuelles

39:10
Locuteur

mais

39:10
Invité

il se trouve que la crise que nous vivons elle est beaucoup plus rapide que les solutions que nous apportons et les dernières données du GIEC d'ailleurs nous disent que le dérèglement

39:22
Locuteur

je

39:22
Invité

veux pas créer de psychose mais il va un peu plus vite que ce qui avait été annoncé ou en tout cas accepté par le politique

39:29
Locuteur

on

39:30
Invité

va le dire comme ça

39:30
Locuteur

et

39:31
Invité

donc je pense qu'un plan climat

39:33
Locuteur

est

39:34
Invité

indispensable

39:35
Locuteur

mais

39:36
Invité

il est solide si et seulement si

39:40
Locuteur

on

39:40
Invité

explique

39:41
Locuteur

comment on

39:44
Invité

passe

39:45
Locuteur

d

39:46
Invité

'une subvention massive aux énergies fossiles

39:48
Locuteur

à

39:49
Invité

une subvention massive aux énergies renouvelables

39:51
Locuteur

c

39:51
Invité

'est à dire comment on explique

39:53
Locuteur

et

39:54
Invité

ça c'est un élément démocratique extrêmement important comment on embarque toute une nation avec l'ensemble de ses acteurs collectivités locales citoyens industries et entreprises

40:04
Locuteur

dans

40:05
Invité

un mouvement extrêmement large où on change tous de système or aujourd'hui

40:10
Locuteur

il

40:10
Invité

n'y a pas d'explication du comment l'argent mis aujourd'hui dans l'énergie fossile

40:14
Locuteur

est

40:16
Invité

mis dans les énergies renouvelables pour réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre

40:24
Locuteur

il

40:24
Invité

n'y a pas de chiffre il n'y a pas de cap donné donc on est beaucoup dans la com en fait

40:30
Locuteur

on

40:31
Invité

est dans la communication de dire bon il y a un plan un plan voilà

40:34
Locuteur

mais

40:34
Invité

souvent les plans ils sont plan plan

40:36
Locuteur

et

40:37
Invité

donc on a besoin de cette vision là le deuxième élément comme pour l'eau je pense que l'énergie est un bien commun essentiel

40:44
Locuteur

et

40:44
Invité

qu'il faut le sortir du service marchand

40:47
Locuteur

ce

40:47
Invité

que nous vivons aujourd'hui

40:49
Locuteur

avec

40:50
Invité

la crise des énergies

40:53
Locuteur

ou

40:53
Invité

en tout cas l'agression russe en Ukraine et l'impact sur l'énergie montre que

41:02
Locuteur

il

41:02
Invité

faut arrêter de spéculer ce n'est pas un jeu c'est la vie l'énergie et donc on a besoin de reprotéger et de réguler les marchés de l'énergie d'ailleurs j'ai même pas envie de dire les marchés de l'énergie on a besoin de réguler l'énergie de manière puissante

41:17
Locuteur

parce

41:17
Invité

que ça va être la condition sine qua non de gagner le combat du réchauffement climatique et puis troisièmement il faut qu'on invente des outils financiers ça l'a été dit par Carole et par d'autres

41:30
Locuteur

on

41:31
Invité

parle souvent de murs d'investissement qui grandit d'année en année tellement il faut des milliards et des milliards

41:35
Locuteur

bah

41:36
Invité

écoutez on a été

41:39
Locuteur

enfin

41:39
Invité

nos élites financières ont été extrêmement inventives

41:44
Locuteur

pour

41:44
Invité

lutter contre le Covid pour

41:46
Locuteur

déverser

41:48
Invité

des milliards d'euros pour l'économie pour enrichir celles et ceux qui étaient les plus riches

41:53
Locuteur

et

41:54
Invité

bien fondamentalement on peut utiliser les mêmes méthodes

41:57
Locuteur

on

41:57
Invité

peut utiliser les mêmes méthodes pour gagner le défi du réchauffement climatique et je donnerai un exemple concret sous vos pieds à 1600 mètres ici

42:08
Locuteur

il

42:09
Invité

y

42:09
Locuteur

a

42:09
Invité

de la géothermie profonde dans la nappe du

42:10
Locuteur

Doguerre

42:12
Invité

qui est à 72 degrés et qui permet de faire du chauffage urbain

42:17
Locuteur

dans

42:17
Invité

ma petite ville

42:19
Locuteur

on

42:19
Invité

fait l'économie de 10 000 tonnes de CO2 par an

42:23
Locuteur

parce

42:24
Invité

que au lieu d'utiliser du gaz naturel pour chauffer

42:26
Locuteur

les

42:27
Invité

habitations et faire de

42:28
Locuteur

l

42:28
Invité

'eau chaude sanitaire et bien on utilise de l'eau chaude la géothermie

42:32
Locuteur

en

42:33
Invité

région Île-de-France il

42:34
Locuteur

y

42:34
Invité

a une cinquantaine de forages une cinquantaine de villes desservies par cette technologie maîtrisée

42:40
Locuteur

y

42:40
Invité

compris depuis

42:42
Locuteur

les

42:43
Invité

romains

42:44
Locuteur

même

42:44
Invité

si là on va un peu plus profond

42:46
Locuteur

je

42:47
Invité

peux vous assurer qu'aujourd'hui il n'y a véritablement pas de mécanisme financier qui nous permettent d'accélérer le développement et aujourd'hui je terminerai par là

42:54
Locuteur

nous

42:56
Invité

développons 100 gigawatts heure

42:58
Locuteur

nous

42:59
Invité

pouvons en développer

43:01
Locuteur

400

43:02
Invité

gigawatts heure c'est à dire développer par 4 les énergies renouvelables et aujourd'hui il n'existe pas les outils financiers et budgétaires qui nous permettent d'accélérer cette transition

43:14
Locuteur

or il

43:15
Invité

y a une urgence

43:16
Locuteur

mais

43:17
Invité

l'écosystème financier et budgétaire n'est pas adapté à cette urgence donc un vrai plan énergie fossile énergie renouvelable les moyens financiers la technique financière on la connait j'ai juste son orientation alors on l'appelle transition bifurcation virage double tour 360 degrés comme on veut on a les moyens de faire il y

43:38
Locuteur

a

43:38
Invité

de la volonté politique à avoir et je ne crois pas au capitalisme vert

43:43
Locuteur

merci

43:44
Présentateur

beaucoup Philippe débusqué les mauvaises idées du capitalisme vert alors finalement là on arrive au terme de notre échange

43:51
Locuteur

pardon je

43:52
Présentateur

je

43:52
Invité

ne crois pas au capitalisme vert ça ne veut pas dire

43:57
Locuteur

que

43:58
Invité

je ne crois pas à

43:58
Locuteur

ce

43:58
Invité

qu'il y

43:59
Locuteur

ait

43:59
Invité

des entreprises qui concourent à cela

44:01
Locuteur

je

44:02
Invité

dis voilà que le modèle financier du capitalisme ne nous permettra pas d'y arriver

44:06
Locuteur

mais

44:06
Présentateur

ça n'empêche pas l'innovation en vous écoutant je me disais qu'il

44:12
Locuteur

y a

44:12
Présentateur

quand même quelque chose d'important c'est que chacun dans votre domaine d'expertise chacun à votre échelle donc vous participez à cette bataille globale contre le réchauffement climatique mais il y a un acteur essentiel à convaincre c'est nous nous toutes et tous les citoyens comment est-ce que quand on est scientifique quand on est élu quand on est professionnel comment est-ce qu'on embarque l'opinion publique pour emmener tout le monde ce n

44:32
Locuteur

'est

44:32
Présentateur

pas facile quand on est dans un territoire qui est assez problématique ou quand on est scientifique il faut sortir de ses bureaux aller parler aux politiques essayer de forcer la décision qui aille dans le bon sens je ne

44:42
Locuteur

sais

44:42
Présentateur

pas lequel peut-être veut répondre en premier comment est-ce qu'avec les spécificités qui sont les vôtres vous amenez le peuple avec vous sur cette grande bataille

44:51
Locuteur

allez

44:53
Présentateur

Carole je

44:54
Locuteur

pense

44:56
Carole Delga

qu'il faut vraiment utiliser beaucoup les dispositifs de démocratie participative je suis aujourd'hui présidente parce qu'on est dans un système de démocratie représentative mais je pense qu'on doit développer des outils de démocratie participative et avoir vraiment il faut savoir populariser les problématiques il faut savoir bien l'expliquer nous sur la question par exemple de l'éolien flottant spontanément au début les citoyens ils y étaient plutôt défavorables parce qu'ils se disaient non je n

45:33
Locuteur

'ai

45:33
Carole Delga

pas envie de voir des éoliennes ainsi de suite

45:35
Locuteur

on

45:36
Carole Delga

a expliqué on a expliqué quand même l'apport que ça menait en termes d'énergie renouvelable que ça nous permettait quand même d'avoir une empreinte carbone qui était tout à fait différente de celle que nous avions quand nous avons été élus et qu'on devait progresser que l'objectif c

45:54
Locuteur

'est

45:54
Carole Delga

d'être une région à énergie positive qu'il fallait diviser par deux notre consommation d'énergie et multiplier par trois les énergies renouvelables et donc il fallait agir réaliser et avec des réunions publiques avec des stands que nous avons mis dans les marchés avec aussi des assises nous avons réussi à convaincre la population et là on a un dispositif à mettre en oeuvre pour la question de réduire la consommation d'eau au niveau du grand public mais aussi avec les entreprises et donc là on est en train de travailler avec les entreprises pour expliquer que la région aidera leurs projets s'il y a également des économies d'énergie d'eau on a aussi une autre condition c'est s'ils prennent des stagiaires dans leur entreprise et puis aussi on doit être exemplaire c'est à dire qu'au niveau de la région Occitanie

46:58
Locuteur

nous

46:59
Carole Delga

avons des bâtiments essentiellement ce sont des lycées mais pas que et nous devons vraiment réduire de façon forte la consommation d'eau et un sujet tout simple c'est que dans les lavabos qui existent dans les lycées nous avons décidé sauf dans les territoires où il y a des températures très froides de l'hiver il n'y aura plus d'eau chaude voilà on sera juste pour se laver les mains je ne parle pas des douches dans les internats je rassure dans les internats les douches il y aura toujours de l'eau chaude mais pour se laver les mains tout simplement sauf je dis dans des lycées qui sont dans des territoires de montagne où il peut y faire très froid l'hiver mais on sera sur une utilisation de l'eau qui sera plus raisonnée sur l'utilisation collective et on utilisera moins d'énergie parce qu'on n'aura pas la question de l'eau chaude à tous les lavabos comme c'est aujourd'hui dans tous les bâtiments publics dans tous les bâtiments publics on a systématiquement au froid des eaux chaudes Sébastien peut-être vous

48:07
Présentateur

avez manifesté beaucoup les pompiers vous êtes d'ailleurs assez populaire en manifestation les cortèges de pompiers en général vous arrivez à faire comprendre à nous toutes et tous

48:16
Locuteur

alors

48:16
Présentateur

pas usagers de votre service public mais bénéficiaires en tout cas de votre travail vous arrivez à comprendre que la bataille c'est celle des conditions de travail c'est celle des effectifs parce qu'au bout du bout il y a tout ce qu

48:26
Locuteur

'on

48:26
Présentateur

vient de se dire

48:29
Invité

peut-être pas tous bénéficiaires mais tous contributeurs il faudrait arrêter de croire que c'est un problème de spécialiste à partir du moment en fait où on arrive à élever le niveau de transparence c'est à dire qu'on utilise de l'eau potable pour éteindre les feux

48:43
Locuteur

que

48:43
Invité

les moyens coûtent cher qu'ils sont dédiés mais qu'on peut faire mieux c'est aussi au public d'être plus exigeant c'est à dire qu'il y a quelques alternatives à l'eau mais la problématique des pompiers c'est leur culture c'est qu'on ne sélectionne pas les directeurs parce que c'est des révolutionnaires on les sélectionne parce qu'ils sont capables de respecter un budget et des consignes

49:08
Locuteur

or

49:08
Invité

on a besoin de s'émanciper des cultures du microcosme vous avez

49:13
Présentateur

besoin de révolutionnaires

49:14
Invité

oui exactement on a besoin de faire bouger les lignes et plus on s'ouvrira parce que c'est pas aux pompiers de prendre les décisions puisque c

49:22
Locuteur

'est

49:22
Invité

le service public

49:23
Locuteur

il

49:23
Invité

y a des décisions qui doivent pas uniquement être prises en catimini dans des conseils d'administration ça doit être l'objet en fait de débat public pour dire c

49:31
Locuteur

'est

49:31
Invité

quoi le service de secours quel est son objectif

49:35
Locuteur

et

49:35
Invité

il faut discuter de son coût parce que son coût en fait faut voir que c'est un investissement au bénéfice du plus grand nombre

49:41
Locuteur

le

49:42
Invité

service public c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas

49:45
Locuteur

et

49:45
Invité

être capable parce que ça coûte plus cher de mieux préserver les forêts on voit en fait l'impact rien qu'en France des forêts des feux de forêt de

49:55
Locuteur

l

49:55
Invité

'année dernière

49:56
Locuteur

c

49:56
Invité

'est des millions de tonnes de CO2

49:58
Locuteur

et

49:59
Invité

bien aujourd'hui en investissant un peu plus et bien on devrait pouvoir diminuer ça en adaptant la forêt en adaptant en fait on a aujourd'hui des jouets technologiques qui coûtent cher mais qui permettent d'utiliser 4 à 6 fois moins d'eau en termes de lances parce que vous vous pensez à votre robinet à 19 000 litres minutes nous on a des lances qui font 500 000 litres minutes

50:20
Locuteur

ça

50:20
Invité

veut dire que c'est pas les mêmes jouets donc ça agit autrement sur les ressources en eau faire de la prévention pour limiter la survenue des incendies et mettre des technologies passives donc par exemple des coupe-feu des vignes en bordure des forêts des feuillus plutôt qu'en fait du résineux tout ça c'est des choses en fait c'est des choix financiers c'est des choix de long terme donc en fait il faut là aussi programmer être ambitieux et on joue trop petit parce que par exemple sur les inondations on pourrait prendre l'exemple de l'Allemagne ça veut dire que l'Allemagne en termes de protection civile sans que ce soit le modèle en fait de tout mais pour les accidents de train

50:56
Locuteur

et

50:56
Invité

bien ils ont un train parce qu'ils se sont dit qu'il y aurait certainement en fait des rails qui seraient pas très loin et on voit que il

51:03
Locuteur

y

51:03
Invité

a des endroits où par rapport à des inondations ils sont capables de surélever les berges des rivières en centre-ville pour limiter en fait la survenue des dégâts

51:12
Locuteur

et

51:13
Invité

en France on n'est pas capable de faire ça pourquoi ? parce qu'on est trop petit bras on pense trop petit et qu'aujourd'hui je vais prendre l'exemple des Jeux Olympiques

51:20
Locuteur

pour

51:20
Invité

la sécurité civile en France on pense aux pompiers quand il y

51:24
Locuteur

a

51:24
Invité

un drame quand il y a des images

51:26
Locuteur

quand

51:26
Invité

il y a la Sainte-Barbe

51:28
Locuteur

en

51:28
Invité

dehors de ça

51:29
Locuteur

en

51:30
Invité

fait on n'y pense pas

51:31
Locuteur

c

51:31
Invité

'est à dire que aux Jeux Olympiques partout on a une première en France on n'a rien demandé pour la sécurité civile

51:37
Locuteur

on

51:38
Invité

n'a pas demandé de moyens alors que quand on voit l'enveloppe de la sécurité civile ça aurait été le moment en fait de demander des moyens particuliers

51:45
Locuteur

qui

51:46
Invité

coûtent cher qui sont des investissements dans le long terme c'était possible mais une fois de plus on n'y a pas pensé par contre on est en train de nous expliquer que l'année prochaine les pompiers ils n'auront pas de vacances pendant les Jeux Olympiques ni pendant en fait le débarquement l'anniversaire du débarquement là on y a pensé parce que c'est un terme d'organisation mais en terme de prévision et les pompiers on y pense que quand ça tombe sur nos pieds

52:05
Présentateur

des moyens merci beaucoup Sébastien il nous reste vraiment deux minutes Philippe Rio comment est-ce qu'on embarque la population de Grigny dans cette bataille

52:14
Invité

on ne gagnera pas sans la mobilisation citoyenne mouvement sociaux société civile

52:19
Locuteur

les

52:19
Invité

illus locaux nous on gère plein de petits trucs on est des artisans on gère plein de trucs des comités des syndicats et ben vous savez si notre pays va bientôt passer majoritairement sous la gestion publique en matière d'eau

52:36
Locuteur

et

52:36
Invité

ben c'est parce que les citoyens ont compris que l

52:38
Locuteur

'eau

52:38
Invité

était un sujet en France et ces 10 dernières années la conscience politique des françaises et des français ont compris que l'eau était un enjeu où il devait y avoir la transparence et concrètement dans les outils que nous pouvons gérer et créer localement

52:50
Locuteur

je

52:51
Invité

pense à l'eau particulièrement

52:53
Locuteur

et

52:54
Invité

on va parler des régies publiques d'eau

52:55
Locuteur

et

52:56
Invité

ben on peut la loi nous permet de faire rentrer des citoyens des associations de consommateurs des associations nationales des associations de quartier qui viennent

53:07
Locuteur

et

53:07
Invité

ben parfois nous chatouiller dans nos fausses certitudes ou dans notre zone de confort et la présence de ces citoyens dans ces instances de décision pour gérer l'eau pota pour gérer l'assainissement

53:19
Locuteur

est

53:20
Invité

un bien fou pour notre pays donc

53:21
Locuteur

voilà

53:22
Invité

des exemples concrets on peut encore développer ça de manière beaucoup plus importante ce sont des points de repère dans la gestion concrète de services publics de l'eau on parlait de transparence et ben la transparence c'est ce qui nous fera gagner

53:37
Présentateur

Florence Abetz le mot de la fin pour vous chacune de vos interventions est applaudie largement ici pourtant vous êtes hydroclimatologue est-ce que ça veut dire qu'on est un public de la fête de l'humain c'est très populaire ça veut dire que la bataille est un peu gagnée sur l'éducation populaire sur ces questions là

53:53
Locuteur

ah

53:53
Invité

ben c'est bien oui c'est sûr que c'est des sujets qui parlent beaucoup aux gens et moi je crois beaucoup en fait à la communication à la culture en fait par tous les sens par la musique par les films et arrêter de laisser croire que imaginer le monde de demain c'est revenir aux Amish ou aux Ayatalavers le monde de demain il peut être quand même super plaisant abandonner les trucs qui aujourd'hui sont pénibles pour arriver à un monde qui soit compatible avec le climat avec la biodiversité et avec ben notre humanité ben voilà c'est ça l'ambition et je pense qu'on va y arriver

54:28
Locuteur

et

54:29
Invité

bien sur cette touche

54:30
Présentateur

positive

54:31
Locuteur

il

54:32
Présentateur

est 18h pile

54:33
Locuteur

on

54:34
Présentateur

a été parfait

54:35
Locuteur

merci

54:36
Présentateur

à vous et bonne fête à toutes et tous

54:40
Locuteur

Marion

54:41
Invité

on peut dire que pour les personnes je fais deux secondes de publicité

54:46
Locuteur

pour

54:46
Invité

ceux qui aiment les débats sur l'eau demain je te laisse dire non

54:51
Locuteur

demain

54:52
Invité

à 10h30 au village du monde il y a le rapporteur spécial de l'eau de l'ONU qui est l'invité spécial de la fête de l'humanité il sera demain matin à 10h30 au village du monde et à 16h dans un petit stand qui s'appelle la coopérative des élus

55:06
Locuteur

et

55:06
Présentateur

on

55:07
Locuteur

est très

55:07
Présentateur

honoré de l'accueillir

55:09
Locuteur

à

55:09
Présentateur

demain du coup

55:10
Locuteur

merci

55:16
Invité

Marion merci Carole Delga présidente de la région Occitanie Sébastien Delavoux

55:26
Locuteur

Sous

55:26
Invité

-titrage

55:26
Locuteur

ST' 501