Sécheresse, mégafeux, inondations : comment adapter la France au réchauffement climatique ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 2:11OuverteRéponse directe
Comment modifier profondément notre trajectoire face à la raréfaction de l'eau ?
- 4:57OuverteRéponse directe
De quoi avez-vous besoin au niveau des forces de pompiers pour combattre les incendies ?
- 8:13OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous mis en place en Occitanie pour adapter votre territoire au réchauffement ?
- 13:56RelanceRéponse directe
Les retenues d'eau sont-elles une maladaptation ?
- 15:38OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous mis en place à Grigny pour la gestion de l'eau et un partage juste ?
- 23:05OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le plan climat devrait comporter sur la préservation de l'eau ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:39InvitéChiffre
« Un monde à trois degrés, c'est neuf ans de sécheresse qu'on attend sur l'Europe en continu. »
- 5:31InvitéFait
« Après l'été dramatique qu'on a eu l'année dernière, le président de la République a très fortement dit « on va acheter 1 000 camions ». »
- 18:45InvitéChiffre
« En 2050, le niveau de la Seine va baisser de 30% avec le réchauffement climatique. »
- 21:04InvitéChiffre
« Le GIEC nous dit 1% d'augmentation de température, c'est 7% d'évaporation en plus. »
- 28:06Invité politiqueChiffre
« Les 100 milliards qui ont été annoncés par Elisabeth Borne il y a 9 mois, je suis incapable en tant que présidente de région de France de vous dire le fléchage aujourd'hui de 1 euro. »
- 36:06InvitéChiffre
« 92% des feux sont d'origine humaine »
- 36:51InvitéChiffre
« l'ONF a perdu la moitié de ses effectifs depuis les années 80 »
- 42:10InvitéFait
« il y a de la géothermie profonde dans la nappe du Doguerre qui est à 72 degrés »
- 42:20InvitéChiffre
« on fait l'économie de 10 000 tonnes de CO2 par an »
- 42:34InvitéChiffre
« en région Île-de-France il y a une cinquantaine de forages, une cinquantaine de villes desservies par cette technologie »
- 45:56Invité politiqueChiffre
« il fallait diviser par deux notre consommation d'énergie et multiplier par trois les énergies renouvelables »
- 47:15Invité politiqueFait
« dans les lavabos qui existent dans les lycées, nous avons décidé sauf dans les territoires où il y a des températures très froides de l'hiver, il n'y aura plus d'eau chaude »
- 50:46InvitéFait
« sur les inondations on pourrait prendre l'exemple de l'Allemagne »
Temps de parole
- Carole Delga27 %
- Invité21 %
- Invité 217 %
- Invité 316 %
- Présentateur14 %
- ?6 %
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Et
bonjour à tous. Merci d'avoir patienté deux, trois minutes qu'on puisse s'installer. Bienvenue à l'agora de l'humanité.
Alors
nous l'avons constaté cet été, tous, en bas de chez nous, sur notre lieu de vacances, en regardant les informations, les événements météorologiques extrêmes se multiplient partout dans le monde et la France n'a pas été épargnée.
Moi
de juillet, le plus chaud jamais enregistré, canicule tardive en France, des records de chaleur qui sont tombés mi-septembre, jamais vu dans l'histoire de notre pays, inondations meurtrières en Grèce, en Libye très récemment, des feux de forêt gigantesques ont ravagé les forêts canadiennes, Hawaï.
Nous
le savons, les scientifiques le répètent, à longueur de rapports du GIEC, ces phénomènes tendent à s'intensifier et à redoubler en fréquence.
Nous
savons aussi que la baisse drastique des émissions globales de CO2 dans l'atmosphère peut enrayer la machine infernale du réchauffement climatique et ses conséquences humaines et environnementales.
Mais
une fois qu'il est là, une fois qu'ils sont là, ces effets du réchauffement climatique, quand les nappes phréatiques sont à sec, que les forêts brûlent, que le ciel se déchaîne et que les populations étouffent de chaleur, comment s'adapter
? Et
c'est à cette question, pas facile, à laquelle nous allons nous attaquer maintenant. Et j'ai le grand plaisir d'accueillir, pour y répondre, Florence Abetz, donc hydroclimatologue, directrice de recherche au CNRS et professeur attaché à l'école normale supérieure. Bonsoir. Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie. Non, alors non.
S
'il vous plaît, on respecte le débat, sinon ça ne sert à rien de débattre. Philippe Riau, maire de Grigny, vice-président de Grand Paris Sud, en charge du cycle de l'eau.
Et
Sébastien Delavoux, à ma droite, pompier, porte
-parole
de la CGT des SDIS.
Et
pour commencer nos échanges, pour introduire ce débat, je vais me tourner vers vous, Florence Abetz.
Le
niveau des nappes phréatiques en France a atteint cette année la cote d'alerte. Dans un climat qui se réchauffe, la ressource en eau se raréfie, favorisée aussi par nos modes de vie, de consommation, notre agriculture, l'artificialisation de nos sols.
Vous
appeliez très récemment dans la presse à modifier profondément notre trajectoire. Comment
? Oui,
alors effectivement, c'est un constat. Donc le cycle de l'eau est perturbé par le changement climatique et c'est aggravé par les impacts humains qui modifient l'écoulement naturel et qui prélèvent beaucoup d'eau. Donc ça, c'est un fait.
Et
comme vous l'avez dit, le changement climatique par lui-même augmente les extrêmes, qu'ils soient encrues, là, comme on a vu malheureusement les drames, notamment en Libye, mais aussi les sécheresses qui, du coup, conduisent à des incendies incroyables.
Et
ça, effectivement, ça ne va que s'accentuer si on continue notre trajectoire actuelle. Il n
'y
a aucun doute,
en
fait. Cette année, c'est une année
qui,
finalement, a été moins pire que ça aurait pu être, puisque vous vous rappelez que l'année dernière a été une année très sèche et que l'hiver a été très sec. Et finalement, on a quand même eu un petit peu de pluie le long de l'année. Donc on a finalement eu une sécheresse qui a duré une année à peu près. Mais il faut bien voir qu'en gros, on va gagner. Malheureusement, c'est une forme d'expression qui n
'est
pas très bonne. On va gagner presque deux ans de sécheresse
consécutive
par demi degré de réchauffement climatique.
Donc
vous imaginez ce que ça va être. C'est-à-dire qu'un monde à trois degrés, c'est neuf ans de sécheresse qu'on attend sur l'Europe en continu. Neuf ans de sécheresse, honnêtement, je pense qu'on ne pourra jamais s'adapter. Enfin, le rapport du GIEC le dit. C'est pas un envie. C'est des conditions qui sont telles que l'adaptation sera impossible sur l'eau en Europe.
On
parle là de l'Europe qui est quand même un milieu déjà relativement privilégié sur la ressource en eau. Donc imaginez les autres régions du monde. Donc vraiment, je veux dire, c'est pas idéologique. En fait, on n'a pas d'autre choix que de changer de trajectoire. Alors comment faire ? C'est vrai que c'est une bonne question. Mais ça commence quand même par arrêter d'émettre des émissions, d'émettre des gaz à effet de serre. Donc ça, c'est un vrai point de départ. Et puis ensuite, effectivement, c'est réduire nos consommations. Et puis c'est peut-être mieux respecter le cycle naturel de l'eau, c'est
-à
-dire permettre à l'eau de s'écouler en passant, notamment par les sols et par les nappes, ce qui est quand même quelque chose
que
nous avons grandement perturbé en accélérant finalement le cycle de l'eau via l'anthropisation.
Merci
beaucoup, Florence Abette. Alors, Sébastien Delavoux, on le sait, un sol sec, c'est aussi un des déclencheurs des feux de forêt avec le vent. Vous, vous êtes en première ligne pour les combattre, ces incendies de forêt. Et régulièrement, chaque année,
ça
a été le cas l'année dernière, où les incendies ont été très puissants en France, régulièrement, vous en appelez à plus de moyens. De quoi, sur le terrain, vous avez besoin au niveau des forces de pompiers pour combattre ces incendies
?
Effectivement, alors qu'on constate que les risques sont plus élevés concernant les forêts,
on
a été capable dans le même temps de supprimer 1 000 camions dédiés à la lutte contre le feu de forêt. Donc, après l'été dramatique qu'on a eu l'année dernière, le président de la République a
très
fortement dit « on va acheter 1 000 camions
». C
'est bien, mais il ne fallait pas supprimer, en fait, les 1 000 qu
'on
va remplacer. Ça veut dire aussi qu'une fois qu'on a les camions,
il
faut quand même du personnel formé et disponible pour pouvoir l'armer. Et puis, il
y a
la question de la ressource en eau.
Parce
que quand on intervient, par exemple, sur des feux localisés gigantesques, eh bien, on arrive parfois à vider quasiment le réseau hydrique, c'est-à-dire à vider les châteaux d'eau.
Et
quand, parce qu'on utile le feu le plus souvent avec de l'eau potable,
sinon
il faut de l'eau surface. Les canadaires, ils utilisent de l'eau qui est à disposition dans les étangs, mais sinon on va se brancher sur les poteaux et ça, c'est l'eau potable.
Ça
veut dire que plus il y a de feu, plus on va utiliser d'eau potable. Or, en ce moment, on voit la tension sur la ressource.
Et
si on prend l'exemple de Mayotte,
qui
a des problèmes d'eau au robinet,
parce
qu'il repose essentiellement sur l'eau de pluie,
avec
un doublement de la population sur les 10 dernières années.
Qu
'est-ce qui se serait passé s'il y avait eu un gros feu au milieu de l'île
? On
soldait l'eau potable pour éteindre le feu ou on laissait brûler ? Et aujourd'hui, le laisser brûler, c'est maintenant dans la doctrine,
mais
il n
'y a
pas d'outil. C'est-à-dire que c
'est
le pompier qui est sur place pour un feu de voiture avec propagation ou sans propagation, qui va devoir seul, en fonction de son expérience et de la pifométrie, pour laisser brûler ou pas. On a besoin, en fait, que les pompiers y fassent aussi une réflexion sur l'utilisation de l'eau, sur le laisser brûler.
Et
aujourd'hui, c'est souvent poussé par la nécessité que les pompiers, ils entament un travail sur leur pratique.
Ça
veut dire que vous, vous en appelez pour résumer. Globalement, est-ce que les pompiers s'adaptent aussi à cette nouvelle donne et qu'à l'échelle nationale, il y
a
un changement de protocole sur l'extinction des feux
? Oui.
Alors, il n
'y
aura pas une alternative totale à l'eau. Mais les quelques alternatives qui existent,
le
laisser brûler, des bâches pour éteindre les feux de voiture plutôt que d'utiliser de l'eau, des lances qui consomment moins d'eau aussi. Il y
en
a quelques-unes qui existent, mais c'est des industriels qui les créent et les pompiers qui courent un peu derrière. Ça veut dire que les pompiers, ils doivent prendre leur part. Ils sont une composante de la société. Et c'est pas parce qu'ils ne payent pas l'eau qu'ils n
'ont
pas à se soucier, en fait, de l'utilisation de la ressource.
Merci
beaucoup, Sébastien. À l'échelle d'une région, on va le voir aussi à l'échelle d'une municipalité, les politiques peuvent engager aussi des politiques publiques d'adaptation de leur territoire aux effets du réchauffement climatique. Carole Delga, l'Occitanie n'a pas du tout été épargnée par les effets du réchauffement climatique. Sécheresse, Feux de forêt l'année dernière, on vient de les évoquer. Qu'est-ce que vous, vous avez mis en place en tant que présidente de région pour adapter votre territoire aux effets du réchauffement ?
Alors,
bonjour à toutes et bonjour à tous. Et à celles et ceux qui m'eusent, je leur propose à 18h de venir sur le stand de l'Occitanie, parce que quand on a des désaccords, c'est mieux d'en parler en face à face.
Donc
nous agissons,
nous
agissons en Occitanie, voilà, c'est là le stand, voilà, 18h, 18h15 j'y serai.
Donc
nous agissons, nous agissons parce que nous sommes en France les premières victimes du réchauffement climatique,
de
par le territoire qui est vraiment très soumis à la sécheresse, par manque d'eau, avec donc des incendies qui sont très nombreux, avec aussi un territoire qui a le plus d'incidents climatiques violents. C'est par exemple les orages sévenoles qui malheureusement risquent d'être là dès dimanche.
Donc
nous avons l'obligation d'agir
de
façon très forte, mais dans un esprit de responsabilisation de nos concitoyens
et
certainement pas en créant une psychose. Parce que moi je pense que c'est par le volontarisme, c'est par la prise de conscience qu'on peut faire changer les pratiques sur notre territoire. Alors on a voté un plan haut avec ma majorité régionale, donc là au mois de juin, et avec cinq grands axes. Le premier axe c'est économiser, c'est-à-dire de dire à tous les citoyens, à tous les acteurs, il faut commencer à économiser chacun dans nos maisons, dans nos entreprises, dans nos pratiques professionnelles, comme cela a été dit. Ensuite, il est aussi nécessaire de réutiliser.
Et là, au niveau, je suis présidente aussi de l'Association des régions de France, nous demandons, tous les présidents de régions, à ce qu'en France, il y
ait
une adaptation de la réglementation pour l'utilisation des eaux usées qui est beaucoup plus contraignante en France que dans d'autres pays. Ensuite, il y
a
un troisième axe, c'est conserver. Et donc c'est en Occitanie le développement des zones humides, parce que nous savons qu'en développant les zones humides, ce sont des zones tampons de stockage qui évitent que l'eau coure, qu'elle s'écoule de façon trop forte. Ensuite, le quatrième axe, c'est mailler. Ça veut dire qu'il faut mailler les réseaux, que là, il y a des solutions techniques qui permettent d'optimiser l'utilisation de l'eau dans différents secteurs en fonction des saisons. Et puis, après, le dernier axe, c'est stocker, parce que dans certains territoires, nous n'avons pas le choix que de devoir créer des petites retenues collinaires.
Ça n'a rien à voir avec les bassines, parce que nous avons clairement un déficit hydrique très, très fort. Et je pense en particulier au département des Pyrénées-Orientales, mais sur une région de 6 millions d'habitants, de 13 départements, les solutions, elles doivent être adaptées en fonction des réalités. Et il y a des départements, par exemple, du Massif central, où la question du stockage ne se pose pas. Et on est plus sur la question du maintien des zones humides et même de l'agrandissement de ces sujets-là. Et puis, je pense, en effet, comme cela a été dit, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre.
Et on agit, voilà, prioritairement en Occitanie, parce que c'est aussi la compétence des régions, sur la question des transports collectifs. Et nous avons le train le moins cher de France. Et nous avons donc décidé que pour les 12-26 ans, voilà, pour les 12-26 ans, à partir du 1er janvier, c'est la gratuité et du train et des cars pour les territoires où il n'y a pas de solution ferroviaire. Parce que nous voulons qu'il y ait les transports en commun gratuits dans 97 jours à Montpellier, à l'échelle d'une métropole. Là aussi, ça va être la gratuité des transports en commun. Nous devons agir massivement sur cette question des transports collectifs. Et puis, il
y
a toute la question du bâtiment. Et là,
nous
devons, déjà dans nos écoles, nous aidons les communes à renaturer, à casser le bitume des cours de récréation. Il y
a
donc des subventions de la région. Également, des subventions de la région pour la rénovation, en particulier la rénovation énergétique. Et puis, également, produire plus d'énergie renouvelable. C'est pourquoi nous sommes la région la plus engagée sur la question de l'éolien flottant au large de la Méditerranée. Et puis, également, la question du photovoltaïque. Et puis, développer aussi le sujet de l'hydroélectricité. On doit, vraiment, au niveau national, avoir une position tout à fait différente de l'inclinaison européenne sur la privatisation de l'hydroélectricité. Nous avons besoin d'avoir cette énergie de l'hydroélectricité, qu'elle reste publique absolument. Merci
beaucoup. Merci beaucoup, Carole Delga. Avant de passer, juste la parole à Philippe Riau. Je vous voyais Florence Abetz faire des petits signes pendant que Carole Delga prenait la parole sur la question des retenues collinaires ou même des méga-bassines, même si elles n'ont pas été là évoquées. Mais on sait que
c
'est dans l'actualité. Est-ce que ces retenues d'eau, quel que soit l'usage qu
'on
en fait après, sont ce qu'on pourrait appeler de la maladaptation
?
En fait, vous voyez, en région, dans les Pyrénées-Orientales, quand il n
'y
a pas de pluie l'hiver, de toute façon, vos retenues, elles ne se remplissent pas. Et c'est bien le problème, en fait. On va vers des sécheresses de plus en plus longues. Donc ça veut dire que cette solution qui est toujours mise en avant, elle ne
va
être pas si efficace que ça. Et il faut bien se rendre compte des impacts que ça a. En fait, on sous-estime, mais
il
ne
faut
pas oublier que l'eau, ce n'est pas quelque chose qui est là pour les humains. C'est une composante majeure de la biodiversité. Et quand nous, on stocke de l'eau pour notre usage, eh bien, finalement, elle n'est pas accessible aux autres vivants.
Et
ça, c'est vraiment quand même important. Aujourd'hui, on n'est pas que sur une crise changement climatique, on est aussi sur une crise de la biodiversité. Voilà, ça, c'est quand même quelque chose d'important. Un, ce n
'est
pas forcément parce qu'on a des réservoirs qui vont se remplir, et on a malheureusement plein d'éléments qui le montrent, y compris dans l'actualité. Et d'autre part, ça a quand même des impacts importants. Et donc, c'est pour ça que le changement de trajectoire, c'est-à-dire
utiliser,
enfin, agir différemment, avoir des pratiques différentes. Vous avez cité le transport, mais il y a tout un tas de choses que l'on doit fortement modifier dans notre trajectoire pour être de nouveau compatibles aux ressources qui sont disponibles, tout en en laissant, évidemment, aux autres formes de vivants.
Merci beaucoup. On reviendra après sur les solutions à mettre en place à l'échelle nationale. Philippe Riau,
la
sécheresse, le conflit d'usage de l'eau, ce n
'est
pas qu'à l'échelle des territoires agricoles, ça se joue aussi dans les espaces urbains, denses. À l'échelle de la ville de Grigny, et avec Grand Paris Sud, je ne m'en rappelle plus, qu'est
-ce
que vous mettez en place pour cette question de la gestion de l'eau et un partage juste
? Peut
-être quelques préalables
aux
réponses à la question précise que vous formulez.
Le
GIEC
considère
que 50% des solutions viendront des territoires.
Et
donc, dans ces territoires, il y a effectivement une commune, un département, une région,
et
puis un système national qui permet d'agir
ou
de ne pas agir, ou parfois de mal agir.
Et
donc, moi, je ne dirais pas, selon une formule anglaise consacrée, « Smioli is beautiful », c'est-à-dire, les petites villes, c'est bien ce qu'on fait, on a besoin,
comme
les poupées russes, d'avoir un cadre national performant,
d
'avoir une région qui agit, d'avoir un département, d'avoir des intercommunalités, et il faut que tout ça...
Il
faut qu
'il y ait
un alignement des planètes. Et
ça, c
'est la première remarque. Deuxième remarque, fondamentalement, face aux enjeux qui sont devant nous, le sujet, c'est quel statut de l
'eau
dans notre pays
? L
'eau doit être un bien commun sorti du service marchand.
Voilà.
Ce n'est plus possible.
Je
le rappelle, il y a deux ans, la bourse de Chicago,
pour
la première fois, utilise l'eau comme outil de spéculation sur les sécheresses en Californie.
Et
donc, nous sommes à un moment crucial.
Soit
nous gagnons une eau sortie
du
service marchand,
soit
nous sommes au cœur de ce conflit
que
l'humanité a toujours connu, mais qui, là, s'accélère par la financiarisation, et j'irai même plus loin.
Enfin, vous
n'êtes pas sans savoir qu'il y a des grands mouvements capitalistiques, y compris dans les deux géants français, Suez et Veolia, qui se rachètent
et
qui sont aujourd'hui détenus par des fonds de pension.
Et
donc, je crois que le statut de l'eau, bien commun de l'humanité, qui a été rappelé
au
mois de mars dernier à l'ONU, ça faisait 40 ans que l'ONU ne s'était pas réunie sur l'eau. Et face aux défis qui sont les nôtres, aux défis de l'humanité, eh bien, effectivement, ce combat
des
collectivités locales,
des
mouvements citoyens, des mouvements sociaux sur une eau publique, sorti du service marchand,
est
quelque chose que nous devons gagner. Pour faire quoi ? Et je vais tenter de répondre ce que peut faire
aujourd
'hui une collectivité locale dans un territoire francilien, le territoire dans lequel je suis, c'est pas l'Occitanie,
et
pourtant,
il
y a des incendies l'été dans les champs de blé, dans le sud d'Essonne, il y a la forêt de Fontainebleau qui n'est pas très loin, sur lesquelles il y a énormément de dangers,
et
donc, trois sujets.
Sur
l'eau potable,
nous
buvons de l'eau de Seine, ici.
En
2050,
le
niveau de la Seine va baisser de 30% avec le réchauffement climatique.
Comment
on anticipe
la
gestion de l'eau, la gestion des fuites ? Et j'ai entendu le ministre de la Transition écologique aujourd'hui dire que, franchement, les élus locaux gèrent mal les choses.
De
vous à moi, lorsque j'ai vu à l'ONU, puisque j'ai eu la chance d'être à New York avec quelques élus locaux, lorsque j'ai vu
le
ministre de la Transition écologique entouré des deux majeurs français de l'eau et du lobby privé de l'eau, ça ne m'étonne pas qu'aujourd'hui, ils disent que ce sont les élus locaux qui sont les plus grands gaspilleurs de la planète. Non, ce ne sont pas les élus locaux. Nous manquons de moyens pour réparer, parce qu'il n'y a pas de stratégie française
qui
nous permette de faire la chasse aux fuites dans les tuyaux, qui est de toute façon payée par les consommateurs. Et je peux vous assurer que le lobby privé
est
bien content que l'on paye des fuites.
Voilà.
Deuxième sujet, l'industrie, nos territoires sont aussi des territoires d'industrie. Et les grands consommateurs d'eau doivent être réinterrogés. Dans ma ville, il y a un... On n'a pas le droit de dire des noms d'entreprises.
Si vous pouvez, Coca-Cola.
Oui,
j'ai dit Veolia et Suez. Donc, sur mon territoire, il y a un grand consommateur
d
'eau
qui
s'appelle Coca-Cola.
qui,
jusqu'à aujourd'hui,
qui,
jusqu'à aujourd'hui,
se
fournissait en eau dans une nappe phréatique.
Vous
m'expliquerez. En tout cas, un truc qui... Mieux vaut la préserver. On est d'accord ? Voilà. Dans une nappe phréatique ou captive.
Dans
le mouvement des mégabassines, nous avons demandé à cet industriel de changer son modèle et il va changer son modèle.
Et
donc, là, la place des élus locaux, puisque c'est votre question, départementaux, locaux ou régionaux, c'est de ces grands industriels de changer leur modèle parce que ce sont des grands consommateurs. Et puis, un troisième qui a été dit,
c
'est les zones humides, en zone urbaine ou en zone rurale. Ces zones humides, le GIEC nous dit 1% d'augmentation de température, c'est 7% d'évaporation en plus.
Et
donc, là où il y a des zones humides, des zones du vivant avec une biodiversité extraordinaire
qui
sont souvent considérées par nous comme des espaces de loisirs, c'est beau, on s'y promène, on voit des oiseaux, on y voit des libellules, eh bien, on doit s'interroger pour
comment
ces zones humides, extrêmement importantes pour le vivant et la biodiversité, perdurent de main avec le réchauffement climatique. Et ce qui vaut en Occitanie, je peux vous assurer, vous en région parisienne, une région qui est en surcapacité de production d'eau,
mais
par exemple, le développement des cynobactéries dans les zones humides, c'est-à-dire que le réchauffement impacte déjà et qui rend l'eau toute bleue dans des secteurs parce qu'il y a de la décomposition d'algues ou d'herbiers, pose, nous interroge, nous sommes un peu démunis pour l'instant dans nos secteurs, mais véritablement, voilà ce
à
quoi est confronté un élu local, le grand cycle de l'eau, les zones humides, parce qu'on parle beaucoup de sécheresse, mais on pourrait parler d'inondations. Je rappelle qu'en mai 2016, en région parisienne, il y
a
eu des inondations, c'était une première
dans
cette région.
Au
printemps 2016, il y
a
eu des inondations, donc inondations, sécheresses, le grand cycle de l'eau et effectivement, une intervention extrêmement forte sur le petit cycle de l'eau, c'est-à-dire production, distribution, assainissement et bien évidemment, épuration.
Merci
beaucoup, merci beaucoup Philippe. Vous parliez d'un cadre national qui doit être efficace, ça se joue à tous les niveaux, y compris donc au national. Elisabeth Borne devrait, elle tarde d'ailleurs, annoncer son plan climat, le plan climat pour la France, dans l'incessamment sous peu. On est à quelques semaines de la COP 28 qui va s'ouvrir à Dubaï au mois de novembre. On est dans un contexte où la France est régulièrement pointée du doigt par les ONG et parfois condamnée par la justice pour son inaction climatique. Dans l'idéal, selon vous, Florence Abette, scientifique, qu'est-ce que ce plan climat devrait comporter au sujet de la préservation de l'eau et plus largement, si vous voulez
?
Alors, en fait, on a pas mal mentionné les problèmes sur la ressource en eau en termes de quantité.
Il
y en a trop, il n'y
en
a pas assez, mais il y a quand même un autre problème majeur
qui
est tout ce qui est qualité de l'eau et là, les cyanobactéries, c'est un problème de qualité de l'eau. On a mis trop de phosphore ou trop de nitrate dans les eaux et ça, c'est un premier élément, c'est-à-dire que ça fait des années qu'il
y
a des plans pour lutter contre la pollution par les nitrates, ça fait des années qu'il
y
a des plans pour lutter contre les pesticides. On voit bien que maintenant, il y a de pollution par les plastiques partout et en fait, quand il y a peu d'eau, si en plus, elle n
'est
pas de bonne qualité, si en plus, votre réserve, elle est complètement pleine de toxines à cause des cyanobactéries, c'est de enfin faire respecter les ambitions de ces plans nitrates, de ces plans éco-phyto pour lutter contre les pesticides. Voilà, donc là, il y
a
un premier objectif, c'est avoir des plans ambitieux et concrets et puis évidemment, donc ça, c'est des aspects
vraiment
pollution. Bon, toutes les sources de pollution, on sait bien, tout se retrouve, tout ce que vous utilisez comme produit, quelque part, va pouvoir se retrouver dans l'eau, que ce soit de la peinture, que ce soit du plomb, que ce soit... Voilà. Donc,
il
faut éviter de créer des nouvelles molécules, ça, c'est peut
-être
un premier point. Et puis ensuite, évidemment, vous parlez de la COP28, donc pour le climat, moi, je fais partie des signataires d'une tribune qui a été publiée hier où il y a 300 scientifiques qui demandent à ce que la France s'engage pour un traité de non-prolifération des énergies fossiles, c'est vraiment le point de départ, c'est-à-dire qu'on sait qu'on doit réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ça commence par arrêter d'aller en chercher de plus en plus d'énergie fossile. Donc, voilà, j'espère que Elisabeth Borne s'engagera dans ce traité de
non
-prolifération.
Et
puis, ensuite, encore une fois, vous avez peut-être entendu qu'on a peut-être un petit peu réussi à réduire nos émissions de gaz à effet de serre en France, un petit peu, en faisant différentes actions, mais
par
contre, on se retrouve un peu rattrapés par la patrouille parce que les puits de carbone naturels que sont, par exemple, les forêts, justement, sont de moins en moins des puits de carbone parce que la forêt souffre et que, du coup, elle meurt et en mourant, elle stocke moins de carbone. Et bien, donc, voilà, il faut aussi préserver les milieux, l'environnement et donc, ça, c'est toujours important de ne pas aggraver la situation de l'environnement et donc, ça passe par le respect des plans comme le zéro artificialisation net, même si je sais que c'est plein de contraintes et voilà, toutes ces actions-là qui peuvent permettre ça.
Merci
beaucoup. Carole Delga, qu'est-ce que vous préconisez, vous, à l'échelle nationale pour cette lutte globale contre le réchauffement climatique
? Alors,
cela a été dit pour vraiment lutter contre le réchauffement climatique pour pouvoir réduire la consommation d'énergie, de l'eau. Il est nécessaire d'investir, d'investir massivement et c'est pour ça que moi, je défends, comme beaucoup d'autres, qu'il y ait un ISF climatique parce qu'on a besoin de prélever sur les fortunes, en particulier sur certains gros fournisseurs d'énergie qui, quand même, ont fait des bénéfices ces deux dernières années qui sont gigantesques. Donc, je pense qu'on doit avoir un prélèvement pour pouvoir investir massivement. Cela a été indiqué dans la réhabilitation de nos réseaux, mais également dans la décarbonation de nos industries, de nos transports.
Cela demande des moyens. C'est absolument indispensable. Et nous voyons bien qu'aujourd'hui, nous sommes dans un manque d'investissement public dans ce secteur de la transition écologique et énergétique. Je reprends le sujet des transports
parce
que, vous avez vu, le président de la République a fait une annonce de com' de plus avec un pass à 49 euros comme l'Allemagne. Pour inciter à prendre le train, je peux vous assurer que nous, en Occitanie, on y bosse, et on y bosse dur pour inciter à prendre le train. Il faut en effet une tarification incitative, mais il faut qu
'il
y
ait
des trains qui arrivent à l'heure. Pour qu
'il
y
ait
des trains qui arrivent à l'heure, il faut avoir des infrastructures ferroviaires qui soient de bon niveau. Il faut avoir une signalisation optimale qui s'appelle le RTMS et ensuite,
il
faut avoir du capacitaire. C'est-à-dire, il faut avoir les moyens d'acheter des trains à hydrogène, des trains
qui
sont hybrides ou des trains à batterie. Et tout ça, ça demande des moyens. Et les 100 milliards qui ont été annoncés par Elisabeth Borne
il
y a 9 mois, je suis incapable en tant que présidente de région de France de vous dire le fléchage aujourd'hui de 1 euro. J'en suis incapable. Donc là, on a besoin de financement et on doit aller vers cette question d'investir massivement dans les transports collectifs. Et la tarification, oui, je la défends. Et ce que j'ai répondu à Emmanuel Macron, je dis, président, vous devriez connaître la France. Vous avez une région qui fait quand même 6 millions d'habitants aujourd'hui et depuis donc 4 ans, un salarié, ils payent maximum déduction faite de la participation employeur, ils payent maximum 1 euro le trajet. C'est-à-dire l'aller-retour c'est 2 euros dans la journée.
Et nos jeunes, sur le train, les 18-26 ans jusqu'à maintenant c'était gratuit, on l'a étendu aux 12-26 ans sur le train et sur le car. Mais ça demande sur les finances régionales une tension énorme et on a besoin absolument d'être aidé. On a besoin aussi d'investir dans l'innovation sur la question de la réutilisation des eaux usées. Aujourd'hui, la recherche, l'innovation n'est pas assez sous-soutenue sur ce secteur et on voit d'autres pays dans le monde qui sont beaucoup plus performants et donc là, on a besoin également d'investissement dans la recherche et dans l'innovation.
Et puis, je pense aussi qu'on doit vraiment réfléchir sur la question de l'eau-énergie comme je l'ai indiqué de façon plus globale sur la question de l'énergie. On doit aller vers une énergie qui n'utilise pas en effet les énergies fossiles, les énergies renouvelables. C'est un parcours du combattant pour pouvoir développer par exemple l'éolien flottant. C'est un parcours du combattant juridique et également financier. Et donc, on a besoin d'avoir un financement très fort. Il y a besoin d'avoir une vision bien sûr politique avec un plan d'action sur différents sujets et sur la question du zéro artificialisation nette.
Il faut en effet arrêter de consommer des terres agricoles où quand on consomme, il faut à ce moment-là compenser. Et c'est ce que nous faisons en Occitanie. Nous sommes la seule région de France où nous avons une foncière agricole.
c
'est la région qui achète les terres, qui les porte pour pouvoir installer des agriculteurs et pour pouvoir faire en sorte que le nombre de terres agricoles se développent et que nous n'ayons pas des terres abandonnées ou que nous n'ayons pas également des friches commerciales ou des friches industrielles.
On
a un gros potentiel de renaturation et c'est pour ça qu'avec juste un établissement public foncier, cela n'est pas possible juridiquement. On ne peut pas agir sur la question du foncier agricole et c'est pour ça qu'il est nécessaire d'avoir une foncière agricole et c'est ce que nous faisons en Occitanie. Si on le fait sur une région qui est plus grande que 13 pays européens, s'il y
a
une volonté politique, on peut le faire à l'échelle d'un pays ou même d'un continent.
Merci beaucoup, Carole Delga. En vous écoutant, il y a quelque chose qui m'a interpellée. Florence Abetz, est-ce que les eaux usées sont une ressource perdue ?
Alors, là,
je pense que les eaux usées, ce n
'est
vraiment pas une ressource perdue. Donc, quand on est ici en région parisienne, nos eaux usées, elles repartent dans la Seine et bien sûr, elles continuent leur chemin et on ne peut pas considérer qu'on perd l'eau. Je pense que,
voilà,
il ne
faut
pas... retraiter une eau usée pour qu'elle soit de nouveau potable, c'est énormément d'énergie.
Vous
parlez, voilà. Ce n
'est
pas pour être potable, c'est pour un peu de
l'usage agricole.
Voilà,
alors maintenant, si c'est pour de l'usage agricole, c'est pire parce qu'on passe d'une eau qui retournait dans le milieu à une eau qui se retrouve consommée. Mais...
Ah
non, parce qu'elle repart dans le sol. Non, ben voilà, parce que... Non, mais parce que
vous... La
région Occitanie, elle n'est pas toute côtière, quand même. Donc, vous avez tout un tas de réédures.
La
mer, il peut y avoir un intérêt particulier, mais on parle bien de la zone littorale.
On
parle peut-être de Montpellier, mais on ne parle pas de
Castres.
on parle aussi des plaines alluvionnaires de la Garonne, ainsi de suite. ben
non,
mais non. Alors là, vous faites une erreur parce que là, vous allez augmenter la consommation d'eau.
Non.
Puisque l'eau qui repart d'habitude au milieu, vous voulez la consommer en... par exemple... Elle repart
dans le
cycle. Mais par contre, il y a des éléments très intéressants qui pourraient être bien réfléchis. c'est avoir au sein des habitations notamment ou au sein des industries plusieurs usages de la même eau. Oui. Qu'on appelle une écologie circulaire de l'eau. Voilà. Ça, c'est vraiment quelque chose d'intéressant et qui demande des réflexions, des aménagements. Et on peut faire beaucoup d'économies d'eau avec ça. Mais le retraitement des eaux usées, ça va être quelque chose de très spécifique qui va enrichir effectivement certains groupes qui poussent beaucoup dessus. Mais encore une fois, on n'a pas à se comparer. Moi, j'entends des réflexions. Honnêtement, ça me fait réagir.
On dit, oui, la France est nulle, l'Israël ou l'Espagne recyclent plus d'eau que nous. Mais est-ce qu'on irait demander aux Esquimaux, aux habitants du Grand Nord, s'ils ont de la climatisation ? Enfin, ça n'a pas de sens. On n'en avait pas besoin aujourd'hui. C'est pour ça qu'on n'en a pas. Et est-ce qu'on en aura besoin demain ? Attention, on peut prendre une mauvaise direction. Il faut vraiment faire attention sur toutes ces technologies
qui
ne sont pas forcément les plus terminantes, qui vont pouvoir générer plus de consommation et non pas une économie d'eau si à la fin, on veut des économies d'eau. Oui, mais sur la
question
du littoral, je peux vous assurer que c'est une vraie solution. Pour le littoral.
Oui, mais c'est le littoral
quand même
qui a une... Et je suis désolée, la région
Occitanie, c'est pas que du littoral. Non, tout à fait. Mais il y en a une partie forte aussi. Je la connais
aussi
bien, peut-être même mieux que vous.
Je
la vis.
Je vous propose qu'on puisse poursuivre ce débat éventuellement après. Mais je voulais quand même... Comment parler de mise en place de schémas nationaux qui pourraient aider à lutter ? Sébastien, de l'avoue, quand on parle d'incendie de feu de forêt, on parle aussi de gestion de la forêt. On parle aussi de ces hectares de résineux qui ont été surplantés en monoculture, qui brûlent comme des allumettes. Une ONG canadienne dénonçait cet été, par exemple, le fait qu'ils ont construit des forêts pour brûler.
C'est des forêts qui sont absolument inéteignables, tant elles sont en monoculture, avec des arbres serrés et sans aucun point d'eau à l'intérieur de la forêt qui pourraient stopper les flammes. Qu'est-ce que vous, vous préconiseriez en tant que pompier sur cette question-là ? La gestion des forêts pour éviter les ravages des feux de forêt
? Il
y a deux choses. En tant que pompier, on va penser l'extinction des feux. Il faut qu'on ait les moyens humains, matériels et technologiques pour faire ce qu'on appelle l'attaque massive des feux naissants, c'est
-à
-dire être au plus près et attaquer massivement avec des moyens aériens. Parce que dans le plan du président de la République, il nous explique qu'on va acheter 16 canadaires. Alors c'est super, mais aujourd'hui, personne ne les fabrique. Donc personne ne les vend. Le chéquier, il peut le laisser là où il est. puisque celui à qui appartient l'usine de fabrication de Canadair, même s'il n
'y
a que les Français qui les appellent comme ça, il dit « commandément 25 » et je relaisse la chaîne de production. Aujourd'hui, pendant la présidence de l'Union européenne de la France, on n'a pas réussi à provoquer 25 achats fermes
malgré
les 6 de l'Union européenne et malgré le fait que l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la France utilisent des canadaires. Donc ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est d'éviter en fait la survenue des feux puisque 92% des feux sont d'origine humaine
et
qu'effectivement la forêt, alors là je vais parler du massif des Landes-Gascogne parce qu'on a eu l'air de découvrir que la forêt brûlait
en
2022. Mais il
y
a 400 000 hectares qui
ont
brûlé entre 1947 et 1949 et la forêt qui a brûlé là, eh bien en fait elle date de la plantation en fait de cette époque au moment où on a mis
des
sentiers coupe-feu
et
puis, parce que la forêt est essentiellement privée en fait dans le massif, 90% en fait elle est privée avec des petites parcelles finalement avec peu d'industriels qui les utilisent
et
donc la forêt elle est de moins en moins bien entretenue. Et je rappelle que l'ONF a perdu la moitié de ses effectifs depuis les années 80
c
'est-à-dire on les a transformés en marchands de bois alors qu'ils sont censés préserver, entretenir et protéger la forêt et aussi c'est notre patrimoine en fait de le faire connaître.
Donc en tant que pompier je dirais il nous faut les moyens pour éteindre la forêt mais en tant que citoyen je me dis en fait il faudrait tout faire pour que la forêt en fait elle brûle pas elle brûle moins et pour ça la nature de plantation c'est pas mon domaine d'expertise mais la nature de plantation parce qu'on parle là de la région Occitanie mais on a des massifs entiers à cause du dérèglement climatique qui sont en train de crever dans le Jura dans les Vosges et eux leur réponse et leur expérience en termes de feux de forêt c'est pas celle d'Occitanie parce que les feux de forêt ils ont vu surtout la télé
ça
veut dire qu'on a besoin en fait de prendre conscience que le dérèglement climatique il touche chacun en fait des recoins et qu'on aura besoin demain pour des gros feux qui sont à l'autre bout de la France d'avoir aussi dans les Vosges dans le Jura dans des endroits où ils ont pas l'habitude d'avoir ce risque endémique qu'ils soient formés et capables de venir suppler en fait à l'autre bout de la France on a vu quand on a des pompiers polonais qui connaissent pas grand chose en feux de forêt mais qui ont des très gros camions parce que le temps que les polonais ils viennent au renfort en Occitanie il s'est écoulé un petit peu de temps et qu'on soit capable d'être plus fort parce qu'on a vu que c'est les grecs qui ont eu besoin en fait de nos renforts donc il faut pas qu'on dimensionne nos moyens pour des secours quotidiens mais qu'on soit capable d'assumer l'exceptionnel parce que la flotte mutualisée des avions européens qu'on nous propose
ça
veut dire on aura deux avions qui seront à l'Europe qui seront en France mais quand ça brûlera en France en Grèce en Portugal en Espagne il y
aura
des arbitrages à avoir et bien l'idée c'est qu'il faut limiter ces arbitrages et avoir les moyens en fait de faire face à ce qui nous attend
merci
beaucoup Sébastien Philippe sur l'action nationale à mettre en place
à
l'échelle de la France qu'est-ce que
alors un
plan climat c'est toujours nécessaire mais celui qui nous est présenté est insuffisant
il
est insuffisant parce que
on
a besoin de politiques publiques structurées pluriannuelles
mais
il se trouve que la crise que nous vivons elle est beaucoup plus rapide que les solutions que nous apportons et les dernières données du GIEC d'ailleurs nous disent que le dérèglement
je
veux pas créer de psychose mais il va un peu plus vite que ce qui avait été annoncé ou en tout cas accepté par le politique
on
va le dire comme ça
et
donc je pense qu'un plan climat
est
indispensable
mais
il est solide si et seulement si
on
explique
comment on
passe
d
'une subvention massive aux énergies fossiles
à
une subvention massive aux énergies renouvelables
c
'est à dire comment on explique
et
ça c'est un élément démocratique extrêmement important comment on embarque toute une nation avec l'ensemble de ses acteurs collectivités locales citoyens industries et entreprises
dans
un mouvement extrêmement large où on change tous de système or aujourd'hui
il
n'y a pas d'explication du comment l'argent mis aujourd'hui dans l'énergie fossile
est
mis dans les énergies renouvelables pour réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre
il
n'y a pas de chiffre il n'y a pas de cap donné donc on est beaucoup dans la com en fait
on
est dans la communication de dire bon il y a un plan un plan voilà
mais
souvent les plans ils sont plan plan
et
donc on a besoin de cette vision là le deuxième élément comme pour l'eau je pense que l'énergie est un bien commun essentiel
et
qu'il faut le sortir du service marchand
ce
que nous vivons aujourd'hui
avec
la crise des énergies
ou
en tout cas l'agression russe en Ukraine et l'impact sur l'énergie montre que
il
faut arrêter de spéculer ce n'est pas un jeu c'est la vie l'énergie et donc on a besoin de reprotéger et de réguler les marchés de l'énergie d'ailleurs j'ai même pas envie de dire les marchés de l'énergie on a besoin de réguler l'énergie de manière puissante
parce
que ça va être la condition sine qua non de gagner le combat du réchauffement climatique et puis troisièmement il faut qu'on invente des outils financiers ça l'a été dit par Carole et par d'autres
on
parle souvent de murs d'investissement qui grandit d'année en année tellement il faut des milliards et des milliards
bah
écoutez on a été
enfin
nos élites financières ont été extrêmement inventives
pour
lutter contre le Covid pour
déverser
des milliards d'euros pour l'économie pour enrichir celles et ceux qui étaient les plus riches
et
bien fondamentalement on peut utiliser les mêmes méthodes
on
peut utiliser les mêmes méthodes pour gagner le défi du réchauffement climatique et je donnerai un exemple concret sous vos pieds à 1600 mètres ici
il
y
a
de la géothermie profonde dans la nappe du
Doguerre
qui est à 72 degrés et qui permet de faire du chauffage urbain
dans
ma petite ville
on
fait l'économie de 10 000 tonnes de CO2 par an
parce
que au lieu d'utiliser du gaz naturel pour chauffer
les
habitations et faire de
l
'eau chaude sanitaire et bien on utilise de l'eau chaude la géothermie
en
région Île-de-France il
y
a une cinquantaine de forages une cinquantaine de villes desservies par cette technologie maîtrisée
y
compris depuis
les
romains
même
si là on va un peu plus profond
je
peux vous assurer qu'aujourd'hui il n'y a véritablement pas de mécanisme financier qui nous permettent d'accélérer le développement et aujourd'hui je terminerai par là
nous
développons 100 gigawatts heure
nous
pouvons en développer
400
gigawatts heure c'est à dire développer par 4 les énergies renouvelables et aujourd'hui il n'existe pas les outils financiers et budgétaires qui nous permettent d'accélérer cette transition
or il
y a une urgence
mais
l'écosystème financier et budgétaire n'est pas adapté à cette urgence donc un vrai plan énergie fossile énergie renouvelable les moyens financiers la technique financière on la connait j'ai juste son orientation alors on l'appelle transition bifurcation virage double tour 360 degrés comme on veut on a les moyens de faire il y
a
de la volonté politique à avoir et je ne crois pas au capitalisme vert
merci
beaucoup Philippe débusqué les mauvaises idées du capitalisme vert alors finalement là on arrive au terme de notre échange
pardon je
je
ne crois pas au capitalisme vert ça ne veut pas dire
que
je ne crois pas à
ce
qu'il y
ait
des entreprises qui concourent à cela
je
dis voilà que le modèle financier du capitalisme ne nous permettra pas d'y arriver
mais
ça n'empêche pas l'innovation en vous écoutant je me disais qu'il
y a
quand même quelque chose d'important c'est que chacun dans votre domaine d'expertise chacun à votre échelle donc vous participez à cette bataille globale contre le réchauffement climatique mais il y a un acteur essentiel à convaincre c'est nous nous toutes et tous les citoyens comment est-ce que quand on est scientifique quand on est élu quand on est professionnel comment est-ce qu'on embarque l'opinion publique pour emmener tout le monde ce n
'est
pas facile quand on est dans un territoire qui est assez problématique ou quand on est scientifique il faut sortir de ses bureaux aller parler aux politiques essayer de forcer la décision qui aille dans le bon sens je ne
sais
pas lequel peut-être veut répondre en premier comment est-ce qu'avec les spécificités qui sont les vôtres vous amenez le peuple avec vous sur cette grande bataille
allez
Carole je
pense
qu'il faut vraiment utiliser beaucoup les dispositifs de démocratie participative je suis aujourd'hui présidente parce qu'on est dans un système de démocratie représentative mais je pense qu'on doit développer des outils de démocratie participative et avoir vraiment il faut savoir populariser les problématiques il faut savoir bien l'expliquer nous sur la question par exemple de l'éolien flottant spontanément au début les citoyens ils y étaient plutôt défavorables parce qu'ils se disaient non je n
'ai
pas envie de voir des éoliennes ainsi de suite
on
a expliqué on a expliqué quand même l'apport que ça menait en termes d'énergie renouvelable que ça nous permettait quand même d'avoir une empreinte carbone qui était tout à fait différente de celle que nous avions quand nous avons été élus et qu'on devait progresser que l'objectif c
'est
d'être une région à énergie positive qu'il fallait diviser par deux notre consommation d'énergie et multiplier par trois les énergies renouvelables et donc il fallait agir réaliser et avec des réunions publiques avec des stands que nous avons mis dans les marchés avec aussi des assises nous avons réussi à convaincre la population et là on a un dispositif à mettre en oeuvre pour la question de réduire la consommation d'eau au niveau du grand public mais aussi avec les entreprises et donc là on est en train de travailler avec les entreprises pour expliquer que la région aidera leurs projets s'il y a également des économies d'énergie d'eau on a aussi une autre condition c'est s'ils prennent des stagiaires dans leur entreprise et puis aussi on doit être exemplaire c'est à dire qu'au niveau de la région Occitanie
nous
avons des bâtiments essentiellement ce sont des lycées mais pas que et nous devons vraiment réduire de façon forte la consommation d'eau et un sujet tout simple c'est que dans les lavabos qui existent dans les lycées nous avons décidé sauf dans les territoires où il y a des températures très froides de l'hiver il n'y aura plus d'eau chaude voilà on sera juste pour se laver les mains je ne parle pas des douches dans les internats je rassure dans les internats les douches il y aura toujours de l'eau chaude mais pour se laver les mains tout simplement sauf je dis dans des lycées qui sont dans des territoires de montagne où il peut y faire très froid l'hiver mais on sera sur une utilisation de l'eau qui sera plus raisonnée sur l'utilisation collective et on utilisera moins d'énergie parce qu'on n'aura pas la question de l'eau chaude à tous les lavabos comme c'est aujourd'hui dans tous les bâtiments publics dans tous les bâtiments publics on a systématiquement au froid des eaux chaudes Sébastien peut-être vous
avez manifesté beaucoup les pompiers vous êtes d'ailleurs assez populaire en manifestation les cortèges de pompiers en général vous arrivez à faire comprendre à nous toutes et tous
alors
pas usagers de votre service public mais bénéficiaires en tout cas de votre travail vous arrivez à comprendre que la bataille c'est celle des conditions de travail c'est celle des effectifs parce qu'au bout du bout il y a tout ce qu
'on
vient de se dire
peut-être pas tous bénéficiaires mais tous contributeurs il faudrait arrêter de croire que c'est un problème de spécialiste à partir du moment en fait où on arrive à élever le niveau de transparence c'est à dire qu'on utilise de l'eau potable pour éteindre les feux
que
les moyens coûtent cher qu'ils sont dédiés mais qu'on peut faire mieux c'est aussi au public d'être plus exigeant c'est à dire qu'il y a quelques alternatives à l'eau mais la problématique des pompiers c'est leur culture c'est qu'on ne sélectionne pas les directeurs parce que c'est des révolutionnaires on les sélectionne parce qu'ils sont capables de respecter un budget et des consignes
or
on a besoin de s'émanciper des cultures du microcosme vous avez
besoin de révolutionnaires
oui exactement on a besoin de faire bouger les lignes et plus on s'ouvrira parce que c'est pas aux pompiers de prendre les décisions puisque c
'est
le service public
il
y a des décisions qui doivent pas uniquement être prises en catimini dans des conseils d'administration ça doit être l'objet en fait de débat public pour dire c
'est
quoi le service de secours quel est son objectif
et
il faut discuter de son coût parce que son coût en fait faut voir que c'est un investissement au bénéfice du plus grand nombre
le
service public c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas
et
être capable parce que ça coûte plus cher de mieux préserver les forêts on voit en fait l'impact rien qu'en France des forêts des feux de forêt de
l
'année dernière
c
'est des millions de tonnes de CO2
et
bien aujourd'hui en investissant un peu plus et bien on devrait pouvoir diminuer ça en adaptant la forêt en adaptant en fait on a aujourd'hui des jouets technologiques qui coûtent cher mais qui permettent d'utiliser 4 à 6 fois moins d'eau en termes de lances parce que vous vous pensez à votre robinet à 19 000 litres minutes nous on a des lances qui font 500 000 litres minutes
ça
veut dire que c'est pas les mêmes jouets donc ça agit autrement sur les ressources en eau faire de la prévention pour limiter la survenue des incendies et mettre des technologies passives donc par exemple des coupe-feu des vignes en bordure des forêts des feuillus plutôt qu'en fait du résineux tout ça c'est des choses en fait c'est des choix financiers c'est des choix de long terme donc en fait il faut là aussi programmer être ambitieux et on joue trop petit parce que par exemple sur les inondations on pourrait prendre l'exemple de l'Allemagne ça veut dire que l'Allemagne en termes de protection civile sans que ce soit le modèle en fait de tout mais pour les accidents de train
et
bien ils ont un train parce qu'ils se sont dit qu'il y aurait certainement en fait des rails qui seraient pas très loin et on voit que il
y
a des endroits où par rapport à des inondations ils sont capables de surélever les berges des rivières en centre-ville pour limiter en fait la survenue des dégâts
et
en France on n'est pas capable de faire ça pourquoi ? parce qu'on est trop petit bras on pense trop petit et qu'aujourd'hui je vais prendre l'exemple des Jeux Olympiques
pour
la sécurité civile en France on pense aux pompiers quand il y
a
un drame quand il y a des images
quand
il y a la Sainte-Barbe
en
dehors de ça
en
fait on n'y pense pas
c
'est à dire que aux Jeux Olympiques partout on a une première en France on n'a rien demandé pour la sécurité civile
on
n'a pas demandé de moyens alors que quand on voit l'enveloppe de la sécurité civile ça aurait été le moment en fait de demander des moyens particuliers
qui
coûtent cher qui sont des investissements dans le long terme c'était possible mais une fois de plus on n'y a pas pensé par contre on est en train de nous expliquer que l'année prochaine les pompiers ils n'auront pas de vacances pendant les Jeux Olympiques ni pendant en fait le débarquement l'anniversaire du débarquement là on y a pensé parce que c'est un terme d'organisation mais en terme de prévision et les pompiers on y pense que quand ça tombe sur nos pieds
des moyens merci beaucoup Sébastien il nous reste vraiment deux minutes Philippe Rio comment est-ce qu'on embarque la population de Grigny dans cette bataille
on ne gagnera pas sans la mobilisation citoyenne mouvement sociaux société civile
les
illus locaux nous on gère plein de petits trucs on est des artisans on gère plein de trucs des comités des syndicats et ben vous savez si notre pays va bientôt passer majoritairement sous la gestion publique en matière d'eau
et
ben c'est parce que les citoyens ont compris que l
'eau
était un sujet en France et ces 10 dernières années la conscience politique des françaises et des français ont compris que l'eau était un enjeu où il devait y avoir la transparence et concrètement dans les outils que nous pouvons gérer et créer localement
je
pense à l'eau particulièrement
et
on va parler des régies publiques d'eau
et
ben on peut la loi nous permet de faire rentrer des citoyens des associations de consommateurs des associations nationales des associations de quartier qui viennent
et
ben parfois nous chatouiller dans nos fausses certitudes ou dans notre zone de confort et la présence de ces citoyens dans ces instances de décision pour gérer l'eau pota pour gérer l'assainissement
est
un bien fou pour notre pays donc
voilà
des exemples concrets on peut encore développer ça de manière beaucoup plus importante ce sont des points de repère dans la gestion concrète de services publics de l'eau on parlait de transparence et ben la transparence c'est ce qui nous fera gagner
Florence Abetz le mot de la fin pour vous chacune de vos interventions est applaudie largement ici pourtant vous êtes hydroclimatologue est-ce que ça veut dire qu'on est un public de la fête de l'humain c'est très populaire ça veut dire que la bataille est un peu gagnée sur l'éducation populaire sur ces questions là
ah
ben c'est bien oui c'est sûr que c'est des sujets qui parlent beaucoup aux gens et moi je crois beaucoup en fait à la communication à la culture en fait par tous les sens par la musique par les films et arrêter de laisser croire que imaginer le monde de demain c'est revenir aux Amish ou aux Ayatalavers le monde de demain il peut être quand même super plaisant abandonner les trucs qui aujourd'hui sont pénibles pour arriver à un monde qui soit compatible avec le climat avec la biodiversité et avec ben notre humanité ben voilà c'est ça l'ambition et je pense qu'on va y arriver
et
bien sur cette touche
positive
il
est 18h pile
on
a été parfait
merci
à vous et bonne fête à toutes et tous
Marion
on peut dire que pour les personnes je fais deux secondes de publicité
pour
ceux qui aiment les débats sur l'eau demain je te laisse dire non
demain
à 10h30 au village du monde il y a le rapporteur spécial de l'eau de l'ONU qui est l'invité spécial de la fête de l'humanité il sera demain matin à 10h30 au village du monde et à 16h dans un petit stand qui s'appelle la coopérative des élus
et
on
est très
honoré de l'accueillir
à
demain du coup
merci
Marion merci Carole Delga présidente de la région Occitanie Sébastien Delavoux
Sous
-titrage
ST' 501
Carole Delga