Régimes présidentiels
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En France, on n pas de pétrole mais on a de l'appétit. L'art de la table, ça fait partie du pacte républicain. Liberté, égalité, bonne bouffe.
Je connais peu d'hommes politiques qui a des appétits d'oiseaux. Je n'ai pas d'expérience de repas passé avec des hommes ou des femmes politiques qui mangent peu, ni des femmes ni des hommes. La France est [musique] une République dont les cuisines font office de chancellerie et les menus de l'Élysée sont parfois plus fournis que les comptees-rendus de l'assemblée.
Pour régner sur le royaume des fromages, il faut avoir l'estomac bien accroché et maîtriser le mijoté. Plus que jamais, la table est un art premier et l'agroalimentaire, une poule aux odores. Un rapport personnel à la chose qui marque un style.
En France, il y a un lien spécifique, une identité régalienne autour de la table et qui remonte à l'ancien régime et à ce qu'on appelle la monarchie républicaine. Le le chef de l'État est très lié à sa manière aussi de vivre. et et de manger le monarqueira qu'il aime la [musique] la boustifaille que ce soit Sarkozy qui aime les chocolats ou Miteran qui aimait le le thé à l'hibiscus.
Je crois qu'un homme politique qui exprime son appétit, il est toujours plus sympathique [musique] parce que justement on se dit et bien cet homme qui a du pouvoir est capable de jouir de la vie, est capable de se lâcher, est capable de savourer les plats et donc il y a l'idée aussi qui qu'il a du goût. Alors est-ce que je pourrais voter pour quelqu'un qui est amateur de bonne bouffe ? Oui, un peu.
Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. Chez les chefs d'état, cet aisme de Bria Savarin donnerait plutôt dis-moi ce que tu manges, je te dirai comment tu gouvernes. En 70 ans, l'histoire de la 5e République s'est aussi jouée à table.
En décortiquant l'assiette des présidents, on comprend mieux leur manière de gouverner. Que nous dit leur régime alimentaire de leur régime politique ? Voici pour la première fois des classifiés les recettes qui ont permis à hmes et hmes seulement d'avoir leur rond de serviette à l'Élysée. [musique] Oh, magnifique [musique] !
Ah ! Alors voilà, c'est superbe. Alors, le chef nous a nous a préparé une recette emblématique de la gastronomie française.
Merci, c'est magnifique. Je pense chef que [raclement de gorge] cette langouste en belle vue a été servie de nombreuses fois sur l'étapes de lisée. Je crois que vous en avez une illustration parfaite.
Le travail était de de faire une espèce de chimère entre le homar et la langousse et s'imaginer que la langousse, elle vient d'être pêchée, mais elle est encore dans les fonds marins. Donc les pinces ont été décortiqués et les médaillons été légèrement gifliflés avec un bouillon réduit de tête de de langouste et d'omar. C'est vraiment exceptionnel, digne de les plus grandes tables du monde.
C'est somptueux. Et puis alors, il y a cette mayonnaise au corail hein qui est assez relevée, qui est vraiment majestueuse. C'est c'est c'est un vrai bon.
Il y a un message très politique [musique] à travers à travers la nourriture. Euh dis-moi ce que tu manges, je te dirai comment tu gouvernes. Chirac avait l'habitude de dire tu étais à table, il pouvait décider [musique] seul.
Vous pouvez décider seul de ce qu'il allait manger. C'est le seul moment où je décide seul. Dans l'alimentation, tout est symbole.
Au-delà de l'aspect strictement nutritif et alimentaire, tout est symbole. Parmi les menus officiels où on trouve la langue Belleevue, il y a un des derniers repas du président Félix Fort qui n'est fait que de plats aphrodisiaque et les crustacés le son. Il va en mourir.
Donc merci de nous faire revenir quelques décennies en arrière. Goûter cette gastronomie. J'espère qu'elle nous sera pas fatale.
Président Félix Fortnommé pour se moquer de lui le président soleil parce qu'il voulait en imposer autant que le roi soleil au 17e siècle. Et bien il a voulu que à l'Élysée, les chefs d'état, les monarques étrangers soient très bien reçus, très bien traité et voit que la France qui avait été en plus vaincue humiliée en 1870-171 s'était relevé, était redevenu une grande puissance. S'inscrivant dans cette glorieuse tradition, nos présidents se servent de la diplomatie de la bonne chair pour que la France garde son siège à la table des grands.
Le GL a attaché déjà une grande importance à la représentation de la France à travers la table de l'Élysée. La gastronomie, les plats, c'est la marque de l'attention que vous portez à votre haute étranger. Et c'est aussi le moment où vous allez entre guillemets [musique] vendre la France.
On voit bien dans le rapport qui était celui du général de Gaulle avec John Fidal Kennedy quand il est venu en France à l'Élysée, il y avait quelque chose, une sorte d'esbrouff en tout cas de réputation de la France qu'on était en train d'étaler auprès de celui qui était l'homme le plus puissant du monde mais qui n'avait pas derrière lui toute cette culture, ce raffinement qu'on retrouvait aussi par exemple dans la haute couture. Il y avait quelque chose là qui montrait à quel point la France politiquement se positionnait grâce à son art de la table. La France n'est la France que dans la grandeur disait le général et dans la cuisine au beurre ajouterait [musique] Bourville.
Quoi qu'il en disent de Gaul n'aime pas que la France [musique] il a aussi de petits péchés mignons comme les petits pois. En 1958, c'est en militaire et héros de la résistance que de Gaulle devient le premier président de la 5e République. Ces habitudes culinaires en sont le symbole même.
S'il s'installe à l'Élysée, ce n'est pas pour boire le thé mais pour imposer à la France un régime plutôt roboratif. C'est un militaire qui attaché au plat de résistance puisque ça a été le chef de la résistance mais également les plats de résistance étant des plats généralement copieux. à base de viande, de légumes et de pommes de terre et qui permettent de tenir longtemps sur le terrain face aux éventuels aléas de la vie, face à l'adversité.
De Gaulle, il a une relation de militaire à la table. C'est l'intendance. L'intendance suivra, c'est ce qu'on dit dans l'armée.
Son sujet, c'était que le repas commence à 13h10 et qu'il soit terminé à 13h55. Le général n'aimait pas qu'on lui impose de manger du poisson le vendredi. Le général considérait qu'un militaire, ça mange de la viande parce que c'est ça qui donne de la force.
Il y a évidemment l'idée d'une société un peu patriarcale qui pousse à manger de la viande pour être fort, pour prendre de la place, pour aller au combat. Il pensait à ce coup de téléphone qu'il avait donné le matin même au boucher de Colomb. [cloche] Ce matin, j'ai préparé une tête de veau pour le général de Gaulle.
Il aime bien la tête de veau, tu crois ? Oui, il aime bien la tête de puis surtout le samedi soir quand il arrive, il nous fait réserver une queue de bœuf aussi pour faire le poteau feu à l'anglaise pour le dimanche. Le général, mon souvenir que j'ai moi, c'est que le général aimait la soupe et que quand vous avez 14, 15, 16 ans, 17 ans, vous aimez pas la souse. que j'ai j'ai un souvenir un repas où le général se tourne vers madame de Gaule et dit "Je crois que ces enfants veulent un peu plus de sou et je sens le regard de mes parents." Il faut dire "Oui et mes frères et moi, oui, mon général et on a eu une deuxième assiette dessous." L'aut général de Gaulle pouvait servir des petits poids en conserve.
Il aimait effectivement les petits poids. Il envoyait Tantivon, donc la femme du général. il envoyait chercher des sa sa boîte de conserve de petits pois favorite chez un épicier euh de la rue Rambuto, me semble-t-il.
Euh parce que c'est là qu'on trouvait les meilleurs petits poids de Paris. Les petits poids, je peux totalement comprendre parce que moi, je peux me faire une ventrée de petits plis à 4h du matin parce que il y a un petit côté un plaisir gourmand un peu sucré, euh des bons petits points évidemment. Il y avait peut-être aussi derrière ça une idée de ne pas dépenser d'argent pour ça.
Voilà. Mais bon quand même pour recevoir les gens, il fallait quand même changer un petit peu de façon de faire. En 1968, c'est le Cantalou George Pompidou, longtemps premier ministre, qui succède à Charles de Gaulle et prend la tête des cuisines de l'Élysée. [musique] Comme le général, Pompidou aime beaucoup André Malerot, enfin moins pour sa littérature que pour le pigeon farci au foie gras qui porte son nom.
Pompidou attribue les services d'un grand chef et agrémente les réserves de l'Élysée de quelques mai variés. Pompidou arrive avec toute la faconde du limousin de l'envie de bien manger, des plats en sauce, des plats canailles. Pompido était un mangeur aussi.
Il adorait la cuisine rustique, le poteau feu à la royale le dimanche. C'est c'était vraiment quelqu'un qui apprécier la cuisine de la cuisine du terroir. Avec retenu et modération comme le général de Gaulle.
Après le vin du rein et la bière de Munich, il goûtera les fromages de Hollande. Voilà monsieur avec Bonomie comme George Pompidou. On a deux styles totalement différents.
Il y a un côté plus moderne chez Pompidou, un côté plus traditionnel chez de Gaulle. Pompidou aime bien les grands restaurants et cetera. Pompidou était très attaché à la qualité culinaire de la France à travers de grands vins, les Bourgognes, les Médoc et cetera, les vins du Val de Loire aussi.
À l'époque où Degol est président, les appartements privés du général sont d'un côté, les cuisines sont de l'autre. Il faut traverser tout l'Élysée par un couloir souterrain pour amener les plats qui arrivent froids à la table du général. C'était préparé dans la grande cuisine et les cuisiners d'époque se dépêchaient d'emmener ça aux appartements au fond et ça arrivait pas toujours très chaud.
Et donc la première chose que fait Pompidou, les deux premières choses, il refait les cuisines et c'est lui qui a modernisé la cuisine de l'Élysée et il refait la salle à manger et enfin les plats arrivent chauds sur la table du président. C'est une petite révolution. Pidou qui est un bon mangeur, un bouffeur qui est un overnia et qui montre ce côté auver et bon vivant.
On mange encore je dirais à la fois qualitatif et [musique] quantitatif. Pompidou dans voilà qui effectivement lui était alors le patron des glorion eux. C'est les années qui redécouvrent le bien manger, c'est-à-dire en l'occurrence le beaucoup manger manger à sa fin.
Là il y a encore une comment dire une sorte de naïveté. C'est bon et tout le monde est content de voir quelqu'un qui se régale se retrouvait toujours dans des déjeuners incroyables et on lui disait "Mais comment vous faites, monsieur le président avec tous les déjeuners ?" Et il répondait écoutez c'est simple je ne mange que quand c'est bon.
Puis il s'arrêtait, il avait un silence, il disait "Le problème, c'est que c'est souvent bon quand même. Au beau milieu des tres glorieuses, se faire plaisir est un droit presque constitutionnel pour celui qu'on appelle pompon. Arrêtez d'emmerder les Français, disait-il en montrant l'exemple avec un sacré coup de fourchette.
Pompidou Fingle, ça c'est sûr. Grand amateur de vin, il y a une grosse cave qui s'est faite à l'Élysée. Il avait travaillé dans la banque avant et il avait deshabitudes de bonnes tables.
Bon vivant, le président Pompidou a lui aussi un péché mignon, les soirées champagne. Pompidou était attaché au gardon party à l'Élysée. Il recevait beaucoup.
Il aimait être entouré de gens de haute qualité qui étaient en vue dans la société française, que ça soit des personnalités du cinéma, également de la chanson, ce qui a entraîné certaines frictions d'ailleurs à ce niveau-là. Le Gaul n'aimait pas beaucoup trop le le côté mondin, je dirais et un peu vu qui pouvait exister chez Pompidou du fait que Pompidou était un homme qui avait été [musique] plutôt discret dans dans une partie de sa vie. D'un seul coup, il s'est retrouvé au premier plan, donc ébloui, je dirais, par le monde qui côtoyait.
C'est son rival, l'aristocratique Valérie Giscardestin qui lui succédera. Les deux hommes incarnent deux visions de la gastronomie politique. De Gaul s'étaient d'ailleurs amusé à les rassembler à table [musique] 10 ans plus tôt dans la brasserie Lip.
C'est un peu un théâtre lip et tous les jours on fait notre on remplit notre salle avec des artistes dans tous les sens du terme et c'est assez incroyable de pouvoir côtoyer. Je vous disais de de Bill Clinton à François Mitteran mais en passant par les plus belles actrices par les plus beaux acteurs du cinéma. [musique] Il y a cette anecdote célèbre mais qui est qui est qui est qui est véridique au sujet de la mésent de monsieur Pompidou et de monsieur Jiscardestin lorsqu'ils étaient ministres sous le général de Gaulle. général de Gauls, on avait entendu parler d'une forme de concurrence ou de petite tension qui existait entre George Pompidou et et et mon père et il dit à son premier ministre euh montrez que vous avez des bonnes relations.
Et George Pompidot organise ce dîner chez à la brasserie Lipte où généralement les repas se faisaient de façon relativement confidentielle et là comme par hasard il y a un photographe qui passe pendant le dîner qui prend une photo qui est publiée dans Paris Match et dans Françoir à l'époque. Et donc George Pompidou envoie cette photo à mon père avec au dos le texte suivant à Valérie Giscardestin en souvenir d'un dîner dont la cordialité n'a pu surprendre que entre guillemets les autres. À la mort de Pompidou en 1974, Valérie Giscardestin s'empare du fauteuillyséen.
C'est dans la gastronomie du moins une véritable révolution qui attend les Français. La présidence de Giscar est marquée par la naissance de la nouvelle cuisine avec un grand plat signé Paul Bcuse à [musique] base de truffe. On l'appelle en toute simplicité la soupe VGE.
Giscar arrive avec sa modernité et donc Giscar rond avec les plats en sauce. [musique] Pourquoi ? Parce que c'est vieille France pour lui.
Et donc il va épurer euh la cuisine [musique] et il va l'emmener vers la gastronomie. Là où Pompidou est est vers la France Canaille, vers la France terrienne. Euh Giscar va vers la vers la gastronomie voir la haute gastronomie. [musique] Il y a un déjeuner très célèbre qui est le déjeuner dans lequel on remet la légende d'honneur à Paul Bocus dans lequel tous les plus grands représentants de cette nouvelle cuisine se retrouvent autour.
Certains font la cuisine, d'autres manches. Il fait appel pour la première fois à des chefs extérieurs à celui de l'Élysée pour les mettre en valeur. C'est la fameuse soupe bocus.
Alors, qu'est-ce qu'il faut ? Il faut des truffes, du foie gras, une matignon de légumes, du mec de bœuf, un consommé de bœuf double et du feuilletage. Alors voilà, c'est mis dans un petit bol en tête de lion, on appelle ça [musique] avec une pâte feuilletée.
Quand ça a été servi au président, président il dit "Mais on mange ça comment ?" [musique] Et Paul Bocus dit "Mais c'est très simple monsieur le président, on casse la croûte. Quand le président a vu ça devant lui, c'était la première fois qu'il voyait ça.
Monsieur comment ça se mange ? Mais président, je lui ai dit "On casse sa croûte." Voilà.
Moi j'étais jeune à l'époque mais c'était prestigieux. Moi j'étais le comi de Paul Bocus quand même. C'était pas rien quoi.
Donc j'avais été cherché, je me rappelle le poisson dans son coffre de voiture. Je connaissais pas Sruf et c'est vrai que c'était quand même une belle invention parce que c'est quand même tout ce qui est à l'intérieur, c'est très bon. et puis la présentation pour des formats de jusqu'à 25 couverts, 30 couverts, on a resservi la soupe VGE.
Oui. Oui, tout à fait. On a participer à l'évolution de la société.
On s'est un petit peu calqué à ce qui se faisait à l'extérieur. Si la soupe Bus reste confinée à la cuisine d'élite, un plat offert à Valérie Giscardestin par un autre chef 3 étoiles entrera dans les murs. Un des invités de cette cérémonie, c'est un des frères trois gros qui vient et qui emmène son plein emblématique.
Plat emblématique de la nouvelle cuisine parce que simple, parce que le produit est mis en valeur et qui vient déposer dans la cinette du président son planumatique d'une époque qui est le saumon à l'oseille. Je vais vous préparer le saumon à l'oseille, grande spécialité de la maison. Alors pour préparer cette recette, il vous suffit d'un beau saumon.
J'ai ici une sauce qui est faite à base de réduction d'échalotes vin blanc fumé de poisson dans lequel je vais jeter une poignée d'oseille que voici. Et à votre bonne santé. La nouvelle cuisine au fond, c'est l'expression par la cuisine, par l'assiette de du changement fondamental de la France qui quitte, on va dire, ses traditions et qui vient qui devient une France urbaine.
Donc c'est une cuisine urbaine moderne ouverte sur son temps. C'est la cuisine de l'homme moderne. La la cuisine la nouvelle cuisine.
Bonjour. C'est pour monsieur J. Merci monsieur.
Au revoir. Les œufs brouillés au truff étaient je crois son plat favori. C'est très nourrissant rien que ça.
C'est œuf brouillé truff c'est J'aurais dû ne pas déjeuner en fait. C'est ça le l'astuce. [musique] Valérie Jiscadestin avait toujours une habitude de déjeuner souvent seul entre le travail du matin et de l'après-midi et et donc là on est arrivé dans des choses toujours les fameuses au brouillé.
C'est vrai qu'on en a servi énormément. Ce que l'on retient du plus fin gourmet de la 5e, c'est une vision d'ingénieur et un régime minceur. Un passage à grande vitesse, du bien confi au juste saisie.
La modernité, ça s'est appliqué sur la cuisine quand même puisque la modernité, mon père la met en œuvre à travers effectivement une évolution sur les choix qui sont plus diététiques, donc moins riches en calories, donc moins de sauce, [musique] du poisson, des des viandes grillées. Ça c'était effectivement une façon de faire évoluer finalement la cuisine pour accompagner l'idée que on n'était pas destiné à rester à table 3h. Dans l'assiette, on va être sur le poisson cuit rose à l'arrête. le la nouille alé le haricot vert pareil le mag saignant et cetera et donc des temps de cuisson raccourci on a avec Giscard l'émergence de la technocratie dans la société française avec des valeurs qui sont mises en avant de la technocratie qui sont la vitesse, la légèreté.
N'oublions pas que c'est lui qui décide le TGV, c'est lui qui euh euh va euh faire beaucoup d'autoroutes. Euh donc la vitesse comme signe du pouvoir. On disait que pour certains dîners, il exigeit que personne ne soit en face de lui euh pour bien montrer ce qu'était la prééminence présidentielle.
Euh et par ailleurs euh dans ce qui était très important pour sa communication, quelqu'un qui voulait se rapprocher des Français, on sait comment il se faisait inviter très régulièrement par des Français moyens. Mais VGE n'est pas qu'un docteur S gastronomie. Anticipant la téléréalité, il se plaît à venir déguster à domicile la cuisine encore très traditionnelle de nos terroir.
Il est invité par ce qu'on pouvait appeler les français moyens, enfin des personnes qui lançaient des invitations pour [musique] recevoir chez eux le président de la République. Là, c'était dans la salle à manger où en général, il y avait la télé qui était dans le coin de la salle et et en général, ils étaient un peu serrés et c'était un repas familial qui était servi par la maîtresse de maison. Bon qui évidemment mettait les petits plats dans les grands.
Alors sur le menu pour parfois bah après c'est des questions de goût. [rires] Mon père n'était pas un grand adepte de des plats en sauce viande des plats en sauce cétait pas trop son mode favori de cuisine. Je pense qu'il y avait une dimension de vraie curiosité des Français de pouvoir échanger directement avec le président de la République et lui poser des questions un peu plus personnelles sur son mode de vie.
Alors, qu'est-ce que mon père a mal digéré dans sa vie ? 5 4 3 2 1 François Mitteran est élu président de la République. Vous n'avez pas le [musique] monopole du cœur dit Giscar à Mitteran lors de la campagne en 1974.
Vous n'avez pas celui du palais et dans les deux sens du terme aurait pu répondre le premier président socialiste 7 ans plus tard après sa victoire du 10 mai 1981. Les mandats de François Mitteran [musique] sont jalonnés de scandales culinaires. Les orgés de caviar, la messe noire des ortolans et ce fameux soufflet à l'absinte qui porte son nom et qui lui fut servi alors que la féverte était encore interdite.
Dans la première partie de sa vie politique jusqu'en 81, François Mitteran n'est pas connu pour être un gastronome extraordinaire. Il habite l'hôtel à Château Chinon. C'est pas un trois étoiles Michelin.
Mitéran, il était à château chez nous et j'ai passé la soirée du 10 mai 81 avec lui. Je crois me souvenir qu'on a mangé un petit bout avant de repartir mais Méron est resté à Château Chinon tard. Donc nous tout ce qui était parisien enfin Mitteran et [musique] son premier cercle on a rien vécu de la Bastille, de l'orage à la Bastille, des restaurants Bofingés ou autres.
On est arrivé à Paris à 1h du matin au siège du Parti socialiste où il y avait encore un monde fou rue Solferino et on était une quarantaine de personnes là. Il a bu un verre d'eau et il est reparti. à 1h30 ou 2h du matin.
Les résultats qui me sont communiqués à l'heure où je m'exprime annonce que les Françaises et les Français ont choisi le changement que je leur proposais. On avait un président Mitteran qui était là sur son affiche et qui posait en patriarche, un homme de la terre et qui avait derrière lui une église, un petit village français qui avait été pris dans le Morvent. Ça c'était l'image faite par Séelad, l'élection [musique] de Mitteran.
Mitteran dit le sphinx est un président tout en symbole. On retient de ses premières années à l'Élysée les tablés à la bonne franquette, la rusticité des charantes et le goût des choses simples. Mitéran, il aimait bien la table mais pour des choses simples.
Je me souviens quand on est arrivé à l'Élysée, il a dit assez vite au chef que sa cuisine était trop sophistiquée. C'était les goûts de Giscar qui qui qui se reproduisait. É, je me [musique] souviens devant moi lui a dit un jour un très bon steak frit si c'est bien fait si c'est bien préparé avec des bons produits, c'est au moins aussi bon que tout ça.
Président Viteran voulait retrouver la cuisine de sa mère quand on disait tout à l'heure que la meilleure cuisine du monde c'est la cuisine de sa mère. Il voulait retrouver cette cuisine familiale qu'il avait connue dans dans son enfance. Il y avait une sorte de rusticité paysane au fond qui ressemble assez au président marcheur, à l'homme de la charante et cetera.
Et lui en tout cas le mitéran que j'ai connu c'était la passion des fruits de mer. Il avait d'ailleurs inventé un plat parce qu'en général en charante on mélange les huîtres avec les [musique] une sorte de saucisse de porc qui s'appelle la crépinette. Et ce mélange entre du chaud, du froid, du du planté et du et du [musique] neutre est très intéressant.
Mais il avait inventé autre chose. Il avait remplacé les crépinotes par des mergises et donc ça donnait des huîtres mergises et c'était absolument succulent. et il avait une vraie conception de sa liberté personnelle qui faisait vouloir absolument euh éviter l'enfermement dans les murs de l'Élysée.
Le samedi, c'était devenu un rituel quand il était à Paris. On dénait tous les trois. Parfois euh George Kégemman venait se joindre à nous.
Parfois Anergon toujours dans la même table de ce restaurant chez Lulu dans le 14e arrondissement. On parlait beaucoup de politique, on parlait beaucoup de littérature, on parlait beaucoup de ces deux jeunes femmes qui étaient toujours dans le coin du restaurant et qu'on regardait parce qu'elles étaient jolies les deux. Il y a des lettres magnifiques de Mitteran qui l'écrivait à sa maîtresse qui sont des lettres qu'on pourrait écrire à un gigot d'Aillot, c'est-à-dire avec le plaisir le plaisir de de d'avoir cette chair en fait parce que c'est le plaisir de la chair dans dans tout dans tous les sens du terme.
Quelqu'un qui a le plaisir de la chair, je l'aime bien moi. Il y avait des restaurants de de François Mitteron parce que c'était pour lui une manière de sortir de l'Élysée. aller déjeuner ou dîner dans Paris, aller avec ses enfants, avec sa fille, avec sa compagne, ça quoi, avec ses amis, avec des badin avec ceux avec qui il marchait.
Il avait des restaurants que qui sont connus, qui ont qui ont j'ai été avec lui parfois dans la cagouille où c'éit un des restaurants qu'il aimait particulièrement. Ouais, bien sûr. [musique] André ?
Ouais. On est ici à la cagouille. Je crois que c'est un nombre emblématique de Paris.
J'imagine, tu es plein tout le temps, tu es le roi des crustaciers, du poisson et cetera. Est-ce qu'il [musique] t'est arrivé d'avoir un gros loupé sur un plan avec une personnalité politique par exemple ? Ah oui oui, je me souviens d'un très très gros loupé où c'était une grande table du président de la République, François Mitteran avec toute sa famille et je me souviens qu'il avait commandé pour une raison technique deux entrées.
Donc quand les plats ont été servis, on avait oublié en cuisine de démarrer son entrée. Donc elle est pas sortie. Donc tout le monde était servi sauf le président de la République.
Alors tu imagines bien que j'étais hyper détendu. [rires] Donc je suis allé en cuisine et là franchement bon ils ont été magnifiques. Ils ont réussi à sortir la sardine grillée qui était une entrée et quand elle était prête tout le monde était là larme au pied en attendant que le président soit servi.
Et quand j'ai apporté l'assiette à table, j'ai servi le président. Mais j'étais tellement excédé, énervé, je lui ai fait bon appétit monsieur le président. [rires] et il s'est retourné vers moi et il m'a dit mais j'ai rien dit moi. [rires] Gauche caviar gauche terroir Mitteran défendait sa liberté de manger tout autant que celle de sa pensée.
Mitan, il [musique] est dans cette idée que quand un socialiste arrive au pouvoir, c'est pas parce qu'il est socialiste qu'il doit moins bien manger que la grotte. Et donc Mitérand ne se prive pas. Quand à 19h François Mitteran a envie d'un plateau de fruit de mer, ben on envoie une estafette au restaurant de luxe le Divéec. et le président [musique] a son plateau de fruit de mer avec ses homars et cetera et cetera.
C'est la fameuse idée de la gauche caviar. Chez mon copain Jacques Ludibé, c'est lui qui m'a sauvé la mise plusieurs fois parce que je savais que Jacques il avait toujours du caviard d'avance. Il avait un vivier avec des homars.
La gauche caviar c'est pas moi qui l'ai inventé. Le président nous demande de servir du caviar. Alors sous plusieurs formes bien sûr c'était pas le pot de caviare sur la table bien entendu c'était en accompagnement de différents mai surtout pour des plats froid bien sûr comme une langouste en belle vue.
Autour on avait l'habitude de mettre des petits œufs que l'on creusait et on mettait un petit peu de caviard dans chaque en garniture en fait parce que bien sûr à l'époque le caviard était un petit peu plus utilisé que auparavant et on en mangeait à l'époque on regardait pas trop c'est vrai que on en mettait facilement quoi. Voilà. Ouais c'était un instrument de sa liberté parce que Méron était obsédé de sa liberté personnelle. compris jusqu'au jour où il a choisi librement la date de sa mort et et et sa mort.
Et donc sa liberté personnelle c'était de choisir où il allait dîner ou déjeuner avec qui. De ces dernières années, on garde en mémoire un festin mortuaire qui véhicule bien des fantasmes. La grande bouffe des hortolands. [musique] Une spécialité de braconniers particulièrement prisée dans les landes où se trouvait sa maison de lachée.
La rigolade la voilà. [musique] 30000 pièges dans le département des landes. On appelle ça desmatoles.
C'est fait pour capturer des ortholans, [musique] un oiseau migrateur dont la chasse est interdite. Mais la chair de ces oiseaux est très recherchée dans les grands restaurants. Manger de l'ortolan, comme chacun sait, c'est le égal des dieux.
Chose qu'on devrait pas faire, qui n'est pas très jolie. [musique] Je commence à le prendre et à lui sucer derrière. Les ortholands dans la l'imaginaire français, c'est d'une violence symbolique.
C'est ça représente deux choses à la fois la vie et le luxe. Que ce soit chez la fontaine ou que ce soit chez Balzac, c'est du caviar. Il transgresse la loi et il il se gomberge comme un riche.
Tout ça n'allait pas dans dans le tableau. Il y a un rit, on prend la serviette et on met la serviette comme ça et on absorbe l'ortelan sous la serviette. On n pas le droit de manger des ortholans et de les consommer au regard de la loi.
Et arrive cette cérémonie absolument saisissante. On distribue les ortholans qu'aux hommes, aux hommes et aux volontaires. Les femmes pas le droit.
On leur donne une serviette, il faut mettre la pour bien humer, il faut se met la serviette sur la tête et on doit humer et manger l'ortholent. Le petit animal qui baigne dans son huile. On doit bien l'avaler, mâcher, craquer les os.
Tout aval. C'est une épreuve paraît-il délicieuse mais qui était pour moi absolument concernante et je crois que c'était au fond le le vrai désir secret ce bonheur là ce petit bonheur de Mitéran avant de partir. Il y a une table mythique qui est la table de François Mitteran parce que c'est ça a été ce président qui est venu quand même très souvent ici.
Un jour j'ai installé Jacques Chirac et je pense qu'il ne connaissait pas cette histoire de de table. Donc, j'installe le président Chirac à cette table et je lui dis euh parce que c'était [musique] encore une fois un homme sympathique, je lui dis "Monsieur le président, vous êtes à la table de François Mitteran." Et là, il m'a regardé avec un grand sourireux.
Il m'a dit "Ça va me rendre plus intelligent." Bien que parisien, Jacques Cherc reste associé à la corèise et à ses agriculteurs. Et la spécialité corésienne, c'est le beau vin sous toutes ses formes.
Dans la famille de Vaau, Jacques a dit [musique] la blanquette. Tirac, un homme de la province, un homme de territo il [musique] aimait plats coréis qui lui permettait de retrouver ses amis de la corèse. Écoutez, manger mieux et manger plus.
Le jeune loup devient un vieux lion et au cours de cette longue carrière, il n'a jamais eu un appétit de grand-mère. Les souvenirs ébailles de ceux qui l'ont connu en tant qu'adversaire ou comme ami fidèle se passent de commentaires. Fait des repas balsaciens, c'est-à-dire un plat entremet, une entrée, deux entrées, trois entrées, quatre fromages.
Enfin, il y a il y a ce côté pentagruélique qui est assez impressionnant. Le président Chirc, quelqu'un qui aime [musique] manger, qui adorait la cuisine. Alors, ça va du saucisson, de la quiche à quelque chose de plus sophistiqué.
Mais voilà, quelqu'un qui aime manger et partager sa joie de manger à la fin d'un repas, appeler le chef et puis remercier. Voilà, j'ai j'ai bien mangé. On est revenu un petit peu dans une cuisine plus classique, on va dire, sur certaines choses.
Il adorit l'osubooku par exemple, des plats en sauce, des escargots avec un beurre d'ail un peu plus on en on rajoutait un petit peu parce qu'il aimait sauer avec le avec le pain, quelqu'un qui aime manger. Et puis pour nous, c'est quand même très agréable de savoir que tout ce que l'on faisait c'était apprécié quoi. En fait, lui, monsieur Chirac, on le servait au plat, même s'il était tout seul.
On lui mettait deux carrés d'agneaux de cinq côtes, il en mangeait un et demi parce que c'était vraiment un sacré coup de fourchette quoi. Shira qui dévorait quoi. C'était un soudard qui dévorait.
Mes parents ont voté Chirai je me souviens très bien. Et et se disant quelqu'un qui aime la bonne chair ne peut pas être mauvais quoi. Et on le voyait au salon de l'agriculture quand il il enquit des bières, il vous fait du pâté et cetera.
Je sais pas, il y avait un truc où ça nous rassure, on se dit "Mais il est un peu comme nous." Euh une visite du salon en soit c'est une épreuve physique. allait suivre Chirac un énorme bouffeur qui bouffait qui buvait tout ce qui se présentait à lui pendant 4 ou 5 [musique] he qui se tournait vers moi d'un œil narquois en disant alors monsieur le ministre et donc je vous ne goûtez pas donc je goûtais je goûtais cheirak il était il avait une méthode de pouvoir des fois évacuer discrètement les choses hein il mettait ça dans la main il discutait hop tombait par terre voilà mais bon mais quand même il mangeait beaucoup mangeait beaucoup puis il buvait de la bière il buvait un truc là-bas et solide quand même.
En 1995, lors de sa deuxième campagne présidentielle, Jacques Cherak a l'idée de Jény [musique] de mettre en scène son appétit. Il dénonce la fracture sociale et retrouve les recettes qui lui ont fait gagner le cœur des Corésiens. Cette fois, il convit 60 millions de français à gueultonner.
La campagne 95 de Jacques Chirac est une campagne de qui tourne autour de la nourriture, des produits de la France. En réalité, Shiraak était confronté à Baladur. Baladur était le candidat des élites.
Shiraak se devait donc d'être le candidat du peuple. Et le candidat du peuple bouffe. Et donc Chirak a mise en scène sa bouffe.
Il est devenu, moi j'appelle ça l'opération tête de veau. Il est devenu celui qui mange de la tête de veau. Qu'on ne s'y trompe pas, la nouvelle star c'est elle la tête de veau ?
Si je fais une tête de qui est bonne hein. Donc penser faire un petit petit cadeau au président [musique] en pensant. chcet que j' un plat que j'aime pas beaucoup telle de vous et alors il appelait euh Francis qui restaurateur abrive disait Jean-Louis vient fais-lui goûter une tête de veau.
À gauche les royalistes [musique] pleurent la décapitation de leur roi Louis X à droite les républicains préparent une tête de veau. Chc adore jouer sur l'image de la tête de veau, sur ses repas, ses déjeuners plan qui n'en finissent pas au Père Claude à Paris. Il a Yvon à Strasbourg et ça va finalement avec le salon de l'agriculture, ça va avec la Corèse.
C'est une espèce d'antidote à LENA. Enfin, c'est une manière de se montrer comme ça en train de manger, c'està-dire proche des Français et puis dans le corps incarné. Chirac, il a une forme de consensualité chez lui.
C'est un gros mangeur, il aime la viande mais il aime pas que la viande, il aime vraiment manger. Et pour tout le monde, c'est qu' en même temps le côté jovial, il dit aussi faut manger des pommes. Quelque part il y en a pour tout le monde.
Et ça ça a été scénarisé. Et cette campagne par ailleurs pour ceux qui voulaient circuler un peu plus léger, c'était manger [musique] des pommes. On a reçu la fracture sociale qui restait et qui est encore aujourd'hui une référence.
Et de l'autre côté, il y avait mangé des pommes. Et les chirakiens en fait avaient mis dans tous leur QG [musique] des pommes et ils jouaient comme ça avec les pommes en permanence à croquer la pomme. Manger des pommes, c'était croqué la vie en fait.
Moi j'aime bien mettre des pommes avec ça. Je sais pas pourquoi je mets souvent des pommes. C'est girac les pommes.
Ouais, il aimait les pommes. C'est vrai. On lui a demandé en vrai.
Il aimait bien les pommes. Il aimait les pommes. Et après c'est parti.
Ouais. Après c'est parti en les journalistes se sont mis là-dessus. J'aime beaucoup les pommes. [musique] Je suis un mangeur de pommes.
Il y a un fameux repas de Chirac avec quel bout de col à Strasbourg en marche d'un d'un sommet où il dévorent littéralement les plats qu'on leur sert. Je veux dire, je crois qu'il y a du boudin noir. Enfin, je crois il y a du pigeon en sang et cetera.
Et Elmou Col sème un trouble terrible parmi les gens qui sont en cuisine parce qu'il en redemande un chef d'état. Ça ne redemande pas. Vous savez, c'est comme l'idée de le fromage, on nen reprend pas.
On redemande pas, il demande un deuxième et donc panique en cuisine parce que on ne sait pas comment nourrir un col et ces deux ogres qui sont tous les deux à tablé. Voilà, ça c'est ça c'est assez typiquement Chirak lorsque il était après la présidence de la République commence à être un peu perturbé par la maladie, on est allé chez le père Claude et quand je déjeunais avec lui chez le père Claude, c'est c'est lui qui choisissait le menu. Et je me souviens toujours parce que on avait commencé par six escargots, [grognement] on avait pris du boudin, un fois de veau euh et il m'a dit "On prend pas de dessert." Il aimait ses plat de veau avec une très bonne il y avait chez Père-Claude une très bonne purée à ligoter et cetera.
Superbe euh et toujours avec de la bière et j'avais vu beaucoup prendre de vin. Président Chirc, c'est vrai que c'est un souvenir de quand il quitte la table. Ah il est bien, on sent qu'il est bien.
Voilà, il a mangé. [rires] [musique] C'est [musique] en fil prodigue que Nicolas Sarkozy succède à Jacques Chirac. Il l'invite en guise de réconciliation. dans un restaurant chinois que le grand Jacques affectionne.
Mais ce repas marque surtout le fossé entre les deux hommes. Crime de l'aise Majesté, Nicolas SarkoZi avale à toute vitesse une recette diététique qui portera son nom et son empreinte. Les crevettes sarco.
S'il vous plaît, comment s'est passé le déjeuner ? Très bien. Ils ont mangé tes nerves, tes crevettes du chef, tes crevettes sel et poivre.
Madame a manger les coquis Jean. Nicolas Sarkozy est l'exception gastronomique de la 5e République. [musique] Son style inimitable d'homme pressé, survitaminé et symbolisé par sa façon de manger, vite fait, bien fait.
Et pourtant, [musique] tout commence par un appétit débordant. C'est un gourmand en réalité. Alors, il boit pas de vin, il aime pas les plats en sauce particulièrement, c'est pas ça sa culture.
Mais il aime la truffe, il aime les pizzas, il adore l'escalope milanaise. Plus encore que tout, il aime les chocolats, il en est dingue. J'ai déjà fait des pizzas à la truffe mais c'était plus sur de l'enkaas, je veux dire de la musbouche, des choses comme ça.
Sarkozi lui ilimait surtout c'était la glace caramel au fromage blanc avec avec des cerises. Après en dessert ça c'était assez limité quand même pour lui ou compote voilà pour tout dire. Sar aime la truffe, ça m'étonne pas parce que moi je suis un énorme déçu de la truffe mais la truffe c'est un truc un peu de bobo où les mecs ils mettent de la truffe comme ça de partout dessus et pour faire semblant et pour faire semblant d'aimer la bonne bouffe et ils en mettent puis ils mettent des couches comme ça de truffe qui a pas tellement de goût qui a un goût un peu d'essence parfois et qui gâche un plat et ben ça c'est sarco quoi.
C'est c'est le mec il aime pas la bouffe et donc bah qui court voilà ce que l'on pense de ces goûts culinaires. Sarkozy n'en a que faire. C'est par le sport à outrance et non par la bombance qu'il réussit à gravir le Mont France.
Nicolas SarkoZi, c'est un conquérrant mais c'est aussi un sportif. Nicolas Sarkozi, il le pousse à l'extrême et donc il fait un régime à l'extrême. Il se met sous surveillance.
Il décide de devenir un athlète. Pour être un athlète faut moins manger. Nicolas SarkoZi venait, il faisait toujours très attention à ce qu'il mangeait.
C'est là où on a vu le changement. des nourritures plus allégées, pas de beurre sur la solle, des haricots verts. Quand je l'ai connu à l'Élysée, il était faisait très attention son régime, faisait beaucoup de sport, il voulait pas grossir et cetera.
Donc c'était plutôt une attention là-dessus avec une concentration sur le chocolat. Quand on déjeunait à l'époque avec Nicolas Sarkozi, généralement il avait de la volaille coupée en tranche avec quelques légumes euh et puis pas grand-chose d'autre, du fromage blanc à 0 %, des fruits et éventuellement une ou deux ganaches au chocolat parce que c'est son péché mignon. Mais ça s'arrêtait globalement là.
Et ce régime, il a décidé d'appliquer à tous ses ministres. C'est-à-dire que il a notamment Bris Ortefeu qui était son bras droit qui était euh son ministre de l'intérieur de l'immigration d'abord puis de l'intérieur. Euh il lui dit "Ça va pas brise, tu es trop gros." Il se moque de François Hollande en disant une fois qu' Hollande sera président, il dit "C'est bidochon François Hollande, c'est pas possible, c'est pas une allure de président." Et il met tous ses ministres originux.
C'est-à-dire que à un moment où en conseil des ministres, il prend des feuilles à chaque conseil des ministres, il fait un trait ostensiblement au milieu de la feuille et à gauche il note des choses et à droite il note des choses et les tous les ministres comprennent qu'en fait on est en période de préremement que à gauche il y a ceux qui gresteent et à droite il y a ceux qu'on virent et il pense que dans les critères de je reste ou je vire c'est est-ce que j'ai démontré au chef que j'étais capable de perdre quelques kilos ? Ça devient un critère politique en réalité d'être capable de s'affuter en quelque sorte pour être une lame comme Nicolas Sarkozi. Avec Sarkozi, c'est le contrôle à l'extrême et on voit bien comment l'idée de contrôle et sécurité pensée sécuritaire c'est aussi un détrait de de du quinquena de SarkoZi.
C'est la monté l'émergence de faut surveiller tout le monde soit d'abord mais les autres aussi. Monsieur Serkozi, pour lui la table c'était une perte de temps. Pour vous donner un exemple, par un dîner d'état, bon c'était pas non plus la reine Élisabeth ou ou un chef d'état d'un pays important, mais euh le record c'est 35 minutes 180 couverts sur les tout ce qui est repas officiel, il avait supprimé le fromage [musique] pour gagner du temps en fait.
Bon après nous ça nous ça nous froissait un peu. Le président Sarkozil n'aimait pas le vin et le fromage. Ça n'a pas servi.
Et vous savez si vous prenez les électeurs de tous ces domaines rassemblés, c'est peut-être aussi des raisons de de sa défesse. Quant à Nicolas Sarkozi, il sacrifie au rituel du bout des lèvres. Bon alors effectivement le minstère à 9h du matin c'est minstère [rires] quoi Sarkozi lui il insistait beaucoup sur le prêtre à manger.
C'est-à-dire que au début moi je continuais si je servais un rouget euh euh à la Proven en euh je le farcissais mais je gardais la tête et la queue mais j'enlevais tout le milieu pour qu'on puisse le manger. Mais non lui ça lui plaisait pas du tout. Puis au bout d'un moment il m'a dit "Écoutez c'est bon enlevez-moi la tête la cu ça sert à rien.
On perd du temps l'enlever. Donc voilà, il fallait du prêt à manger complètement. Pas d'os, pas d'arrête.
Voilà, il aime bien manger mais pour lui la table est une perte de temps. C'est SarkoZi, lui sa priorité c'était le travail, travail travail. Nicolas Sarkozi est un sprinter. 2 heur montre en main, c'est son maximum.
Lui considérait qu'il était plutôt sur des questions de travail. On était plutôt sur des relations de travail. lui en tant que président de la République, si c'était ses ministres ou si c'était les députés de la majorité, c'était dans un un esprit pratiquement d'un d'un déjeuner de travail.
Mais sauf que le déjeuner de travail n'avait même pas lieu, il était sous une forme de buffet. Donc vous voyez, c'est là où euh il y a un une vraie différence de perception entre ses prédécesseurs dont mon père et et dont Jacques Chirac ou François Mitteran qui effectivement recevait leurs autres pour déjeuner de façon je dirais plus euh [musique] plus plus conviviale même si c'était quelquefois de façon officielle. Et en même temps, si vous voulez qu'il est dans la surveillance de soi, il y a obligation de de faire de faire semblant.
Bon donc quand il reçoit, il compense par selon les autres parce que ça dépend si l'autre est prestigieux ou pas mais par des produits qui vont être des produits très rares. C'est le côté et pas témoin Benoît de temps en temps quoi. Bon c'est c'est évident faut c'est le luxe le produit luxeux plutôt bling bling.
Le régime Sarkozy a une contradiction. Le président n'aime ni le fromage ni le vin, mais il laissent très généreusement à ses amis. Il perdrachèrent le festin qu'il avait organisé pour eux au Fouets.
Nicolas Sarkozi a prévu de s'arrêter dans un grand restaurant des Champs-Élysées. Devant le Fouets, les badeau surpris voi débarquer le vainqueur de l'élection présidentielle. Il est allé sur les Champs-Élysées qui sont une une au fouet qui sont une une avenue de luxe.
C'est là que par exemple moi je me souvenir quand j'avais 20 ans de voir les vedettes qui j'allais les voir quoi qui s'engouffrent après les Césars qui s'engouffraient dans le dans ce restaurant et un côté un peu people. Le fouquet c'est cette tâche incroyable dans le parcours de de Nicolas Sarkozi. On avait réussi à le convaincre que le soir de la victoire, il fallait disparaître, se retirer dans un monastère, dans un lieu privé sans photographe jusqu'à l'intronisation, se retirer du monde.
On le lâche le samedi sur cette idée et le dimanche soir patatera et c'est la catastrophe. Il y a une fête au fouats. Le taradra bling bling, ce qu'on redoutait le plus revient.
Je pense qu'il a pas pu s'en empêcher. Je pense que oui de Est-ce qu'il voulait faire plaisir à Cécilia ? Est-ce qu'il voulait effectivement on aurait ses amis le CAC 40 ?
C'est plus important. Je pense qu'il a fait une bêtise euh politique mais c'est c'est probablement lui qui s'exprimait à ce moment-là. En tout cas le SarkoZi qui avait cet âge-là.
Je pense qu'il a fait profondément une bêtise symbolique dans l'inscription de ces images là. François Hollande s'impose en 2012 face à Nicolas Sarkozy autour du slogan de la présidence normale. Il ne faillit pas à sa promesse.
C'est un homme normal qui aime la bouffe normale. Et à l'heure du goûter, le candidat invente un nouveau slogan. Manger des chouquettes, hein.
Si vous voulez oublier le couquet. L'un des plus grands faits d'armes de François [musique] Hollande est culinaires. Il fait passer les socialistes des œufs des surgons au caviar d'aubergine.
Quand François Hollande par exemple est arrivé et [musique] que on l'a bien vu he le regard des Français sur le luxe ou [musique] les comportements de leurs hommes politiques est devenu plus dur, l'étau s'est resserré sur les cuisines. François Hollande la première une des premières choses qu'il fait c'est qu'il envoie sa directrice de cabinet et il l'envoie en cuisine dire que les truffes, le caviar, le homar, tous ces machins de riches là, c'est terminé. Donc quand on dit président ordinaire, hein, c'est ce qui le revendiquait, mais on voulait de la cuisine ordinaire.
De la même manière, François Hollande fait imposer le service à la française à l'Élysée à nouveau. C'est-à-dire le service à la française, c'est le plat. Vous avez le plat et chaque convive se sert dans le plat.
Un peu comme le dîner de famille qu'on a mythologique qu'on a en tête. Là où Nicolas Sarkozi préférait le service à l'assiette type restaurant qui veut dire dressage plus de travail. Monsieur Hollande a baissé sur en mettant plus de homar, en mettant plus de de truffes, des choses comme ça.
Au début, il y a certains cuisiniers qui étaient avec nous, il nous disaient "Ah, on va plus travailler le homar, on va plus travailler". Mais en fait, le message c'était que on avait des beaux produits de base qu'il faut savoir travailler puis qu'on puisse remettre en avant. Vous voyez son plat préféré par exemple, il y a pas à sortir de sincère, c'est une côte de bœuf.
C'est ça qui est intéressant parce qu'en repart c'est une nouvelle base mais au contraire son plat préféré c'est la côte de bœuf ou la dorade royal. Bah, je veux dire, c'est pas un poisson extraordinaire mais bah ça nous a permis de le savoir le travailler de multiples façon. Mais la réduction très remarquée du [musique] train de vie de l'Élysée n'est pas du goût de tout le monde.
Nicole Brick, ministre du commerce du gouvernement héros, a la mauvaise idée de se moquer de la cuisine du chef de l'Élysée. Une faute diplomatique confinant à la haute trahison gastronomique. Que les gens n'aiment pas, c'est une chose, mais qui disent que c'est pas bon, çaen est une autre.
Vous voyez ce que je veux dire ? Vous voyez la différence ? Non, c'était pas tout.
Non, c'était Non, c'était l'idée. Ça avait fait un peu scandale mais le président avait soutenu le chef de cuisine et c'était justifié. Si François Hollande [musique] fait baisser les additions de l'Élysée aux grandes dame des habitués, ce n'est pas par manque d'appétit.
Comme Jacques Chirac, son meilleur ennemi corésien, le président Hollande jouit d'un bon estomac. il aimait bien manger. On est on estetombé un petit peu dans le Jacques Chirac aussi, quelqu'un qui qui adorait mancher.
Donc c'était beaucoup moins compliqué pour nous de préparer de faire la cuisine. Hollande fait renaître une longue [musique] tradition du socialisme français pour lequel on mange avant toute chose. C'est un peu un rit initiatique quand on veut connaître quelqu'un [musique] avec qui on va militer ou avec qui on veut construire quelque chose, toujours par un déjeuner.
Et si on se connaît un peu mieux, on d mais il faut un peu mieux se connaître. Mais c'est l'incontournable. La moindre initiative à plusieurs.
On commence par un repas. François Holland. Alors lui il aime manger pas de souci.
Par contre il a un rapport au temps qui est difficile aussi parce que sil se plaît à table il a tendance à oublier le reste. Les choses les plus importantes ça sont abordées juste après le plat de résistance. Juste quand on arrive au moment du dessert, on commence à aborder les vrais sujets.
Et ça a même été ridiculisé par certains humoristes. Il a un côté gentil, les images qu'on a de Hollande mange euh il est réjoui, il est content de manger, il fait ça fait un peu t c'est son goût pour les chouquettes, ça le positionne pas comme un gastronome alors qu'il était gastronome. Qu'est-ce que j'ai pas goûté là encore ?
Mais il va laisser passer des images qui ont plutôt des effets pervers, on se figure, ce qui est pas forcément le cas euh quand on regarde avec le recul, une sorte de molesse, si vous voulez, qui est associée à ça. Cet amoureux de la corise et du peuf cuit à la braise vit un quinquena riche en arête et en que de poisson. Comme on dit souvent, on on mange le avec le diable avec une longue fourchette.
Donc il faut bien manger disait Derrida parce que il faut bien manger sinon on meurt. Mais le bien et le mal se mangent aussi. Tout commence par un buffet froid dans l'expays des Soviètes.
Il y a un sommet à Minsk en Biélorussie entre Merkel, Hollande, le président biélorusse qui est l'autre et Vladimir Poutine. Et le but c'est que l'Europe obtienne de Vladimir Poutine en réalité l'arrêt de la guerre. au moins cesser le feu dans un premier temps, ils vont y passer la nuit littéralement et François Hollande a faim et Angela Merkel ne s'è pas elle refuse le dîner d'état pourquoi elle refuse le dîner d'état que propose le président Biélorusse et Vladimir Poutine parce qu'elle ne veut pas de photo officielle avant qu'il y ait un accord de c'est Angela Merkel voilà et donc François Hollande tenailler par la fin parce que c'est un bon vivant François Hollande il faut le nourrir à un moment voit régulièrement Vladimir Pourtine sortir de la pièce sous prétexte d'aller passer des coups de fil, il le suspecte d'aller manger pour se redonner des forces.
Lui, il est obligé de se satisfaire des pauvres plats, [musique] il dit peu appétissant, ce qui est tout dit, de viande froide que les biélorusses, viande froide un peu angelée, hein, que les biélorusses lui amènent. Donc il picore là-dedans. François Hollande, il avait l'habitude des négociations très longues puisque il avait l'habitude des négociations de congrès et donc il il sait jusqu'à 5h du mat comment on met un amendement et cetera et comment on a l'adversaire à l'usure.
Et Poutine [musique] aussi. Merkel était fatigué, elle en pouvait plus et donc à 4h du mat, François Hollande lui qui était hypertonique lui a dit "Écoutez, je m'occupe de tout, vous pouvez aller vous reposer." Et il a pris le flambeau et il a négocié avec Poutine [musique] parce que Poutine était toujours frais et François Hollande lui il avait l'endurance, il n'avait pas mangé.
Et donc votre capacité, votre force dans l'ano, elle résulte aussi de votre capacité à maîtriser votre appétit. Il a brillé parce qu'il a été capable justement d'aller au-delà de la fatigue, de rester dynamique, tonique, réveillé et d'aller au-delà de la question alimentaire. Vladimir Poutine, le premier à prendre la parole ce matin au terme de 16 heures de négociation pour un nouvel accord de paix en Ukraine.
Ce n'était pas la meilleure nuit de ma vie. François Hollande marque les esprits par sa capacité à contrôler sa fin. [musique] S'il parvient infiné à manger Poutine tout cru, des événements tragiques lui font perdre l'appétit.
Ces gens-là ont une vie quand même compliquée parce que nous on les avait quand même en direct de on les voit dans le salon à côté quand il y a des gros événements, des trucs compliqués, on les voit, ils sont abattus, ils sont on voit qu'ils réfléchissent, ils savent pas comment on va faire quoi. Il faut trouver une solution puis c'est c'est lui le patron. Là, on est du côté privé.
Dès qu'il repasse la porte puis ça y est qu'il reprennent, tout va bien. Il laisse pas paraître. Oui.
Ceci étant par contre au moment des attentats, il avait retrouvé la sa popularité. Il mangeait pas beaucoup et il était dans une présentation de lui qui était totalement dans la dans la fonction. Ça s'est inversé à la fin presque en fin de de quinquena.
Le président Hollande est le premier à quitter la table de l'Élysée à l'insu de son pleingré. Il laisse les fourneaux à un bleu malicieux adepte du cordon du même nom. La première rencontre des journalistes avec Emmanuel Macron, ça se passe à Bery.
Il arrive à Ber, il est en difficulté sur sa première loi, la première loi Macron en l'occurrence à l'époque. Et donc Emmanuel Vals et François Land lui disent "Faut que tu déjeunes, faut que tu vois les journalistes, faut que tu leur expliques pour que ça passe." Et donc Emmanuel Macron reçoit pas mal de journalistes politiques et c'est la stupéfaction dans le microcosme journalistique parisien parce qu'ils ont tout d'un coup affaire à un jeune homme qui ne ressemble en rien au prototypes auquels ils sont habitués.
Il est pas du tout selon les codes politiques. D'ailleurs, il le revendique. Il dit moi les codes ça ne m'intéresse pas à table.
Et les autres sont là en se disant mais d'où sort ce type ? Qui est cette extraterrestre ? En réalité, il parle très vite.
Il parle tellement vite que les journalistes ont même du mal à noter tout ce que tout ce qu'ils sont et qu'il est en train de leur dire. Donc faut à la fois manger son petit bout puis ne rien louper de ce que le Mozart, le nouveau Mozard de Bercy est en train de leur dire qu'il pourrait faire. Et dans ce qu'il pourrait faire, il y a tout simplement la révolution du statut de fonctionnaire qui leur livre comme ça de but en blanc en disant "Mais moi, je changerai volontiers le statut de fonctionnaire.
Ça va demander à François Hollande un rétropédalage immédiat bien évidemment parce que pas touche au statut de fonctionnaire, ça fait par quand même des électeurs de base. [musique] Mais le président Hollande ne peut que rétropédaler dans la semoule. Çaen est fini du temps des chouquettes. [musique] [musique] Emmanuel Macron a le sens de la surprise en politique comme dans l'assiette. et monsieur en même temps n'aime pas les menus imposés.
En 2017, la fête organisée à La Rotonde avant même le second tour aurait pu être le fouets d'Emmanuel Macron, un peu trop chic comme brasserie. Et pourtant, l'histoire est bien plus complexe qu'il n'y paraît. C'est à la Rotonde une grande brasserie parisienne qu'il choisit de célébrer cette première victoire. présent sur place son équipe de campagne mais aussi des personnalités célèbres comme Line Renault, Eric Orsena ou Pierre Harditi.
Mais quand les mauvaises langues font le parallèle avec un certain fouets, cher ami, si vous n'avez pas compris que c'était mon plaisir ce soir d'inviter mes secrétaires, mes officiers de sécurité, les politiques, les écrivains, les femmes et les hommes qui modestement depuis le premier jour m'accompagnent, c'est que vous n'avez rien compris à la vie. Donc c'est ce que vous voulez mais c'était mon moment du cœur. Le lien entre Emmanuel Macron et la Retonde me semble-t-il vient d'une réunion d'une première réunion à laquelle je participe où pendant la campagne d'Emmanuel Macron, on se réunit ici deux trois fois pour travailler sur des propositions de politique économique.
C'est toujours dans une brasserie qu'on se retrouve quand on veut refaire le monde et élaborer des projets. Le choix de la retombe comme un comme un lieu, comme un restaurant pour fêter une victoire au premier tour, c'est le choix de son équipe de campagne. C'est quand même un peu cher.
Donc sur le plan politique, il aurait sans doute mieux valu choisir un endroit un peu plus accessible à tout le monde. Il a la retonde, il y a il y a des des réceptions dont le coup est quand même très onéreux. Euh mais c'est si c'est pour l'image de la France, tant mieux.
Je veux dire, l'Élysée redevient un palais dans tous les sens des du terme. Il y a une vaisselle qui a été revue. Il y a une nouvelle mise en scène qui va plutôt renforcer la fonction, j'allais dire quasi aristocratique.
Emmanuel Macron qui connaît bien la cuisine, qui apprécie, qui a senti aussi ce je pense c'est important ce qu'on disait tout à l'heure de la gastronomie et de tout ce qu'il y a derrière. Macron reçoit à Versailles, c'est aussi un signe de montrer que la France est là, que la France est grande, que la France est belle et et c'est vraiment très important au niveau de une forme de magnificence, de pulence qui est à la fois une façon de bien recevoir mais aussi d'impressionner et donc parfois de tromper, de duper. [rires] En 48h, une cérémonie aux invalides, une réunion à l'Élysée, une visite privée de la cathédrale de Notre Dame et un dîner au 2e étage de la tour Effel.
Le couple Trump aura reçu tous les honneurs de la République. La deuxième chose [musique] qu'on sait pour sûr, c'est qu'il a une culture du vin. Or, c'est pas si répandu que ça en réalité chez nos hommes politiques. la culture du vin, il aime le vin, il est sensible à ça euh et ça fait que d'une certaine manière, il a pas de mal en campagne à se mettre sur le registre, notamment quand il rencontre un agriculteur ou un vigneron.
Il a pas de mal à se à se mettre en discussion. C'est un très agréable convive Emmanuel Macron. [musique] Il est très agréable.
Il est pas du tout froid ni auint. En opposition à SarkoZi qui est plus je mange un burger ou des frites en fait dans l'imaginaire. où je vois pas de vin.
Euh Macron qui boit du vin, qui le fait savoir, Macron qui défend la chasse. Macron a compris [musique] quand il glorifie Jean Dark avant son élection jusqu'à ses goûts, tirer des leçons à la fois du du mitérant terrien sans devenir le chirak boostifier quoi. Il est un peu plus enraciné.
En effet, le président Macron est un gastronome complet. Il aime autant les repas de fête qu'une bonne cafette. [musique] C'est effectivement qu'il a sans doute un souvenir d'enfance lié au cordon bleu.
Par ailleurs, un très bon cordon bleu, c'est absolument succulent. Préparé avec la bonne escalope et le bon fromage épané comme il faut bien évidemment. Donc c'est quand même très bon mais voilà.
Mais lui, il est capable d'aller le manger chez Flunch. Donc c'est comme ça. Macron aime le cordon bleu.
Et ben ça me le rendrait sympathique parce qu'alors moi je déteste les puristes. Ceux qui arrivent et qui disent "Faut toujours bien manger, faut toujours" Moi, je me fais parfois des des McDo, j'avoue honteusement les dimanches soirs, les grands lendemains de cuite et je me fais des des Big Mac dégueulasses et il y a ma fille qui qui qui tape comme ça dans les nuggets avec ma femme et et on se regarde une d à la têloche et ça fait partie des plaisirs de la vie. Et euh il y a un mec qui avoue aimer les cordons bleus.
Quelque part ça me le rend un peu plus sympathique parce que je dis il avoue on est tous comme ça. Et ben une fois quand on avoue euh plaisir coupable on appelle ça. Et ben plaisir coupable euh j'aime bien.
Emmanuel Macron c'est assez ambigu parce que euh on l'a vu par exemple lors de sa campagne de 2017 manger un cordon bleu dans un dans un self d'autoroute. Ça c'était l'image de quelqu'un de proche du peuple des réalités. Mais on sait que c'est aussi un grand amateur de de très bon vin.
Euh c'est le premier d'ailleurs qui a véritablement défendu euh la la viticulture française. Emmanuel Macron revisite à sa sauce la grande cuisine de ses prédécesseurs. Il manie l'art du contrepied quitte à les mettre dans le plat. [musique] Tu il y a il y a c'est le en même temps [rires] on va retrouver on va le retrouver dans l'alimentation et on retombe sur un modèle métissant du Giscar et et du Mitéran.
C'est-à-dire il y a des côtés aristocratiques de Mitteran, il y a les côtés majestueux enfin de la fonction avec en même temps la pensée technocratique de J. Donc on pourrait dire c'est ça et en même temps il fait une déclaration à la presse en disant que le meilleur plat qui mangeait c'était le cordon bleu le cordon bleu Henri où ma fille était Henri. Je veux dire que les cordon bleus dans 4 c'était quand même pas le pied quoi.
Donc quand on défend la gastronomie française faut mieux pas prendre dans la restauration collective ce que la restauration collective fait de plus de plus mal. C'est vraiment le c'est le stéréotype c'est la caricature de ce qu'il faut pas faire en restauration collective. On a des surprises.
C'est un homme à surprise. De la rotonde au cordon bleu en passant par le mouton Rothchield, le président fait sa confiture maison et ça porte ses fruits. La cuisine n'a jamais été aussi politique qu'aujourd'hui.
Ça tombe bien, c'est un sport national. [musique] Quand je les voyais les sportifs, on était plus ou moins sur la même longueur d'ombre parce que en fait on s'est battu pour le drapeau français pour notre pays. Nous on se bat au niveau de l'assiette et eux ils se battent bah par rapport à leur métier à eux à à ce qu'on brandisse le drapeau français par rapport à nos valeurs.
En 2010, nous n'étions pas champion du monde mais l'art de la table à la française entre au patrimoine de l'UNESCO et c'est grâce à celui qui fut le moins porté sur la chose Nicolas SarkoZi. Un French paradoxe de plus qui marque la variété croustillante de nos pratiques alimentaires. C'est le sandwich baguette comme nos interminables dîners que la communauté mondiale a sanctuarisé.
La cuisine française, son art aussi comme la langue française, c'est qu'elle n'est pas fermée, c'est qu'elle est ouverte, c'est qu'elle est en permanence. remise en question, qu'elle accueille d'autres cultures et cetera. Donc en ça aussi, elle est intéressante parce qu'elle n'est pas, j'allais dire, elle n'est pas impérialiste.
Chacun en fait ce qu'il veut hein, on peut encore la faire évoluer. Souriez mes compagnons dans son bouffon, soyons guurons et toujours sans concession là.