Grandes vacances : le temps de l'adaptation ? | Chaque voix compte - 10/07/26
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonsoir et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. C'est vendredi et comme chaque vendredi [musique] puisque chaque voix compte et bien c'est à vous que nous donnons la parole pour cette dernière émission de la saison. C'est un rituel bien français qui s'accompagne depuis 90 ans des mêmes images.
Les bouchons sur les routes, les serviettes sur la plage, les cartes postales qu'on envoie encore aux grands-parents. Mais l'été 2026 raconte déjà autre chose. Les guerres, le pouvoir d'achat et la canicule nous font changer de direction.
Et à quoi vont ressembler les les vacances des Français cette année ? C'est vraiment la question que l'on se pose aujourd'hui et on va en parler avec vous Anaï Glemeur. Bonsoir.
Vous êtes député ensemble pour la République du [musique] Finistère. Merci d'être là au côté de Julie Oen. Bonsoir.
Député [musique] de Lesson. Merci de votre présence. Et mon arbitre du jour c'est Sandra Wabian.
Bonsoir Sandra. Bonsoir. Directrice générale du CREDOC.
Vous êtes docteur en sociologie. Vous êtes notamment l'autrice de la mosaïque française. Comment refaire société aujourd'hui par chez Flamarion.
Merci aussi de votre présence. Merci en fait d'avoir accepté de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public. On va parler de ceux qui partent et où vont-ils ?
On va parler de ceux [musique] qui ne partiront pas par choix ou par contrainte. On va parler de ce que représentent en fait les vacances aujourd'hui dans nos vies. Un grand moment de respiration collective ou un nouveau miroir des fractures du pays.
À moins que ce soit en fait les deux à la fois. Voilà, installez-vous confortablement [musique] sur un canapé ou sur un Transat, pourquoi pas. Chaque voix compte la dernière de la saison.
C'est parti. C'est pour des millions de français la parenthèse la plus attendue de l'année. Les vacances d'été sont une passion tellement française qu'on est même le seul pays à avoir deux mots pour distinguer nos vacanciers juillettistes et àousiens.
Les premiers prennent la route ce weekend, les deuxièmes se languissent encore un peu. Tous ont en commun d'avoir fait des arbitrages cette année en tenant compte du budget, des guerres et désormais aussi de la canicule. Première photo de vacances ce soir signé Hélène Bonduel. [musique] Un budget maîtrisé et un tourisme de proximité.
Après les vacances de printemps plombées par la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences, destination risquées et hausse du carburant, les Français semblent avoir la même frilosité pour les vacances d'été. Les voyages long courriers sont à la peine. Les Maldives et la Thaïlande, dont les liaisons sont assurées [musique] par les compagnies du golf sont les premières victimes de ces turbulence.
Place aux pays plus proches et plus sûrs. La Grèce, la Tunisie ou encore l'Italie. Mais la destination phare cet été, ce sera l'hexagone pour 73 % des Français.
Les villes les plus prisées sont l'île de Ré pour la mer, Carcasson dans [musique] l'arrière-pays et Ansy pour la montagne. D'ailleurs, les épisodes caniculaires et la crainte de chaleurs étouffantes ont réorienté les vacanciers vers les massifs montagneux. Les réservations ont augmenté de 35 % dans les Pyrénées, 15 % dans les Alpes.
Des vacances plus proche et donc moins cher car même si le budget moyen par famille a un peu augmenté par rapport à l'an dernier, 1864 €. Les vacances elles sont plus courtes, moins de 2 semaines. Et tout le monde ne partira pas en vacances.
À Paris, un habitant sur 10 restera chez lui cet été. C'est près de 3/10 environs dans le nord et l'est et ceux qui ont la chance d'en profiter craignent une fois sur place de dépasser leur budget fixés en se laissant entraîner par les amis ou la famille dans des locations ou activités trop chères pour eux. C'est déjà arrivé à plus de 7 français sur 10.
Et oui, c'est ça aussi parler des vacances et parler de ceux qui n'en ont pas ou n'en prennent pas. Julie Osen Anaï Lemèire, la même question pour toutes les deux. Est-ce que les vacances c'est politique ?
Euh euh oui, je pense que ça peut être politique si on voit sous l'angle des contraintes notamment euh de l'énergie, des transports. Pour le coup, on a un jeu nous un rôle en tant que parlementaire, c'est de pouvoir au moment du plan de financement pouvoir euh abonder bah tout ce qui va correspondre et permettre aux Français de partir en vacances. Oui, bien sûr.
Et alors pour compléter ces politiques bien sûr sur ces points-là, mais c'est politique parce qu'on parle de pouvoir d'achat des français et on parle aussi de PIB, d'entreprises aussi qui travaillent dans le monde du tourisme et qui génère une économie locale dans des territoires et qui est essentiel et indispensable justement pour générer ben des emplois saisonniers, des emplois du quotidien et du coup, on en a réellement besoin sur nos territoires. Au-delà même de de l'aspect politique d'étiquette partisane, je pense qu'on est tous conscients qu'on a besoin de ce tourisme en France. C'est politique et puis c'est sociologique aussi.
C'est un formidable sujet d'étude sociologique. Les vacances Sandra Wabouian. Oui.
Sur sur plein d'aspects en fait parce que les vacances c'est un moment de pause en fait dans un rythme qui est de plus en plus frénétique. Les français sont 80 % à dire qu'ils veulent ralentir. On voit bien l'urgence à la fois sur le plan numérique qui accélère nos vies, les tensions sur le marché du travail, pouvoir d'achat.
Il y a beaucoup de soucis aussi en tête de dans la population hein, notamment tension internationale, la guerre et cetera. Donc c'est aussi un moment particulier et il y a quand même quatre personnes sur 10 qui nous disent que ils se restreignent au quotidien pour pouvoir garder des moments exceptionnels dont les vacances pour en quelque sorte sacraliser le budget vacances. Voilà, pour avoir en fait pour pouvoir partir et notamment les vacances qui sont le plus sacralisées, c'est celles des enfants.
Il y a un parent sur trois en fait qui ne part pas pour permettre à ses enfants de de partir. Je disais tout à l'heure qu'il y a les jillétistes et les aciiens. En vrai, il y a surtout ceux qui partent et ceux qui restent.
Et je voudrais donner la parole pour commencer à Antoine. Où êtes-vous Antoine ? Alors vous, on va vous donner un petit micro.
Antoine Antoine vous avez 25 ans et en fait là l'été 2026 bah ça va être votre premier été sans vacances. Vous voulez bien nous dire pourquoi ? E bien euh je suis au chômage actuellement et euh toutes les contraintes budgétaires que j'ai pour remettre de l'essence dans la voiture puisque j'ai pas accès à certains transports en commun, c enfin il y a pas d'infrastructure chez moi pour me déplacer euh bah faire les courses, même payer le loyer.
Euh tout ça euh fait que j'ai zéro ou moins 100 parfois euh sur le budget et je ne peux pas je ne peux pas sauver d'argent ou quoi que ce soit pour me permettre d'aller en vacances tout simplement. Vous êtes en recherche d'emploi dans quel secteur ? en profiter hein dans dans la restauration actuellement.
Ouais. Vous avez grandi avec l'idée que les vacances c'étaient un truc normal chaque été ? Oui.
Oui. Moi je viens d'une famille où on a profité de certains dispositifs hein. Notamment euh notamment le la CCS c'est quelque chose mis en place par la CGT dans des entreprises et des choses comme ça.
Je partais beaucoup en en comment s'appelle en coline de vacances. Voilà. Euh je faisais du ski euh des choses comme ça.
Donc euh c'est enfin euh c'est c'est des vacances plutôt onéreuses. Euh aujourd'hui maintenant que je dois prendre en charge mon propre budget vacances euh voilà c'est plus compliqué et surtout au chômage actuellement et avec les prix euh voilà de la consommation, de l'essence et tout. Ouais.
Ne pas partir c'est bon c'est une économie d'abord mais est-ce qu'il y a une forme d'exclusion par rapport par exemple à vos amis ? Euh oui, oui, plutôt puisque je vois je vois des amis euh qui partent à plusieurs qui partagent des Airbnb dans le sud de la France avec des piscines, des choses comme ça et euh et moi je je peux même pas participer à ces vacances à moindre coûpt plutôt hein, puisque c'est on partage les coûts, on fait pas grand-chose euh mais et même ça vous vous êtes dit non, je peux vraiment pas, je peux vraiment pas là pour l'instant. Ouais.
Bon, il cherche du travail dans la restauration. Antoine Sandra Voian, les vacances ça reste un marqueur social majeur. Oui, c'est vraiment il y a une très grande différence sociale parce que d'un côté on a quand même quatre français sur 10 qui chaque année ne partent pas et une personne sur 10 qui ne part jamais en vacances parce qu'il y en a certains qui partent quand même un an sur de ou un an sur 3.
Et de l'autre côté euh du spectre, on a 20 % de la population qui va partir plusieurs fois en France et à l'étranger. Euh qui va faire des weekends, qui va multiplier en fait euh les départs. C'est vrai pour les parents, c'est vrai aussi pour les enfants.
Hein, les enfants des classes aisées vont multiplier les modes de départ avec les grands-parents, avec les parents, colo et cetera. Euh et donc c'est aussi pour ça que parfois il peut y avoir des décalages entre l'industrie touristique euh et puis euh une partie de la population qui est vraiment en difficulté pour euh pour partir. Et effectivement ne pas partir en vacances, c'est aussi un signe de statut social.
C'est-à-dire qu'à même niveau de revenu, une personne qui n'est pas partie en vacances a plus un sentiment de déclassement en fait que une personne qui est qui est partie. C'est aussi pour ça que les familles font tout pour que leurs enfants partent et que à la rentrée, ils puissent raconter aussi leurs vacances parce que c'est souvent un exercice de de début d'année dans la cour de récréation et cetera. De la même façon qu'au travail, c'est un sujet.
Et puis il y a beaucoup d'enjeux autour des vacances, c'est-à-dire que avec les réseaux sociaux, avec le fait que on communique autour de nos vacances, euh ça dit aussi quelque chose de nous-même ou en tout cas on essae de montrer une certaine image de nous et quand on a rien à communiquer et bien on se sent aussi sur le bord de la route. Est-ce que les Français qui ne partent pas en vacances sont bien au courant des aides qui peuvent exister ? par exemple Anaï Glem, ça a toujours été la difficulté, c'est que des aides, il y en a, il y en a au niveau des collectivités, il y en a au niveau de l'État, il y en a au niveau des des CCAS ou autres.
Le tout c'est de d'avoir accès en fait recours à ces aides, mais il faudrait en fait avoir une meilleure information. Je dire c'est même pour le transport, on a des aides SNCF avec des billets congés annuels et cetera. Je sais pas qui réellement les sollicite.
Euh moi je les connaissais mais parce que j'étais dans une structure quand je travaillais à l'hôpital où on nous informer de tout ça mais tout le monde n'a pas la chance d'avoir des structures qui les informment de l'ensemble en fait des aides possibles. Donc elles elles existent, elles sont des fois heurtées. Donc on on a réussi à les maintenir notamment avec un décret au mois de janvier qui maintient notamment les chaque vacances au même niveau.
Et maintenant, il faut vraiment aider et faire de la lé verre pour que les personnes puissent accéder à ces aides qui existent, qui sont peut-être pas suffisantes en fonction du nombre de personnes qui les sollicitent actuellement parce qu'on sait qu'il y a de plus en plus de personnes en difficulté et en précarité, mais elles existent, elles sont là, il faut les mobiliser. Antoine, vous qui êtes actuellement demandeur d'emploi, est-ce que vous vous êtes aussi mis une pression presque morale en vous disant bah en fait comme je cherche du boulot, je vais pas partir en vacances. Il y a de ça, il y a ça existe.
Ouais. Et évidemment, il y a il y a de ça et il y a aussi le fait que euh il y a un sentiment un peu d'humiliation en fait quand on doit prendre une aide pour partir en vacances. Euh il y a on avoue qu'on est pauvre, vous voyez.
Donc il y a il y a ce genre de chos aussi. Donc même si vous aviez droit à des aides, peut-être que vous feriez un recours. Il y aurait une hésitation.
Oui, effectivement. Julie, on parlait des des du non recours aux aides qui peuvent exister, mais on parle aussi là des des demandeurs d'emploi qui pour beaucoup renonce aux vacances faute de moyens et puis peut-être avec cette pression sociale de dire bah comme je cherche du boulot, il faut pas que je parte en vacances. Oui, c'est un peu ça en fait, c'est un peu avoir honte et d'être dans l'obligation de trouver un travail maintenant aussi.
C'est ça. On a une pression sociale, une pression de ses proches, de ses amis, de la société qui dit "Mais avant tout, tu dois travailler." En fait, c'est aussi ce que nous dit un peu le monde politique, travailler, travailler.
Et c'est ça aussi qui fait que certaines personnes qui sont dans la précarité ne vont peut-être pas aller au plus près aussi parce qu'on parle de des vacances mais certaines vacances peuvent être prises aussi autour de chez soi et ça on y passe pas souvent. On peut aussi être aidé, être en solidarité avec certaines personnes. Mais là encore, c'est toujours difficile comme le dit comme le dit monsieur, pour avoir emmené des enfants en vacances, les parents se sentaient toujours redevables de moi en les emmenant à la mer par exemple.
Donc c'est un sujet vraiment très délicat et intime aussi. C'est de l'ordre de l'intime. C'est et donc il faut aussi construire une société autrement et appeler toutes ces personnes qui sont chômage ou dans la précarité rude, bah de les laisser aussi, de leur donner un peu d'air, de leur donner un peu de condition et d'aide mais sans trop leur dire que sans qu'il se centre redevable.
Ouais, c'est un peu le boulot d'Olivier. Où êtes-vous Olivier [rires] ? Bonsoir Olivier.
Vous êtes le directeur général du Secours Populaire de Lesesson. Euh vous voilà avec un micro. Bonsoir, merci d'être là.
C'est vrai qu'on parle souvent des vacances comme d'un plaisir mais vous vous les défendez au secours pop un besoin vital. Oui. Alors euh vous vous posiez la question à moment les les vacances c'est politiques.
Mais c'est d'abord c'est un droit. Euh les les vacances sont c'est c'est un droit. Je crois qu'il est même il est même inscrit dans la Constitution à un moment.
Et euh cet endroit parce que c'est une c'est pour tout ce qui a été dit là, c'est ne pas partir en vacances, c'est c'est une forme de déclassement euh social. Et j'avais j'ai l'habitude de dire que euh l'alimentation c'est la nourriture de du corps et les vacances c'est la nourriture de l'esprit. Hm hm. et et c'est vraiment enfin mon expérience depuis plus de 40 ans dans dans ce domaineel le le prouve tout le temps, t tous les ans parce qu'avec le secours populaire, il y a l'opération des oubliés des vacances où vous emmenez des enfants à la mer, vous travaillez aussi avec des gens plus âgés, vous emmenez aussi des personnes plus âgées en vacances.
Il y a pas que les il y a pas que les enfants, mais c'est vrai qu'on a cette image de de cette journée où on emmène les enfants à la mer et où on voit leur sourire. Je crois qu'il y en a une hier du côté de de Saint-Malot. Euh et on vous dites aussi bah voilà, il y a un droit aux vacances mais il y a aussi un droit au bonheur et un droit à un autre horizon.
Oui. Alors effectivement l'absence de vacances ça touche tout tout le monde et tous les âges he les enfants, les adultes, les seigneurs. Donc nous nous essayons d'être un petit peu présents dans dans tous ces domaines.
Effectivement la journée des oubliées des vacances qui est qui est un peu un moment emblématique au niveau des vacances, c'est-à-dire que pour nous, ça nous permet de de communiquer sur ce sujet-là en disant attention, un enfant qui n'est pas parti en vacances au 15 août ne partira pas en vacances. Ouais. Donc au moins lui offrir une journée pour qu'il ait quelque chose à raconter à ses petits copains tout tout simplement.
Et déjà une journée, c'est énorme. Est-ce que vous avez vu des profils venir vers vous, des profils différents ces dernières années ? Alors, ce sont ce sont souvent des des vagues.
Euh quand j'ai commencé au secours il y a un peu plus de 40 ans, il y avait beaucoup de seigneors qui qui ne qui ne partaient pas en vacances parce qu'il y avait il y avait énormément de trous dans leur dans ils avaient pas cotisé, ils avaient travaillé mais pas cotisé. C'était c'était l'après-guerre et cetera. [grognement] Et puis maintenant on les revoit parce que ce sont des des personnes qui effectivement on là on détruit dans leur carrière professionnelle et qui n'ont plus les moyens de de de partir.
Puis il y a les étudiants aussi, c'est ça c'est un un gros sujet. Les les étudiants viennent viennent nous voir très très fortement. On a organisé une journée il y a pas longtemps à à Doville, il y a samedi dernier d'ailleurs où on a fait venir on a on a invité 500 jeunes étudiants à passer une journée au bord de la mer.
C'est des choses qui n'existaient pas il y a 15 20 ans. Antoine parle Antoine il a 25 ans, il a fini ses études il y a pas très longtemps. Il parlait tout à l'heure de de la honte de se tourner aussi vers des aides ou vers des associations.
Cette barrière vous la sentez encore quand les gens arrivent jusqu'à vous, c'est c'est que cette barrière elle a sauté ? Alors elle saute de plus en plus. Alors effectivement, c'est toujours très très difficile de venir de d'aller vers une association et notamment quand on est quand on est jeune.
D'ailleurs souvent jusqu'à jusqu'il y a peu de temps, il fallait aller vers les vers les étudiants, fallait aller dans les lieux d'étude pour pouvoir les rencontrer. Maintenant, le leur leur situation est telle qu'ils viennent vers nous. Mais mais oui, effectivement, c'est c'est un c'est je c'est c'est difficile pour pour toutes ces personnes-là.
Et vous subissez évidemment la baisse des moyens des associations. Et nous subissons alors la baisse des moyens des associations, l'augmentation du coût des vacances, l'augmentation des coûts des trains notamment. La SNCF entre il y a 40 ans et aujourd'hui, ça n'a plus rien à voir et et donc ça ce sont des l'augmentation aussi des des coûts de location parce que parce que la la vie est de plus en plus cher.
Donc tout ça fait que ce sont un peu des courbes qui se croisent et en négatif pour nous. poser les questions que vous voulez aux deux députés qui sont là, par exemple sur la baisse de dotation pour les associations, sur le budget des associations qui est qui est en baisse notoire dans les c'est c'est dans le budget. Oui.
Non, c'est hélas souvent une variable d'ajustement, on le voit à niveau local, départemental, régional, même si nous sommes bien aidé hein, attention hein, je Mais mais c'est effectivement un sujet le sujet des dons, les des donateurs. Alors, effectivement, il y avait une crainte à un moment, ça a été ça a été ça a été renforcé mais sanctuisait absolument le le la défiscalisation des dons parce que c'est ce qui nous permet de de faire partir des des familles, des enfants en vacances. Ça c'est très très important.
Il faut sanctuariser ce budget-là. Oui. Ah bah bien sûr, il faut le sanctuariser les associations.
C'est un peu ce qui nous liit tous ensemble en fait. C'est là où certaines personnes qui qui ne peuvent pas faire certaines choses peuvent aller trouver du réconfort aussi, peuvent aller trouver de la solidarité, peuvent aller trouver un endroit un peu plus sûr, un peu plus un peu plus certain. Et donc c'est vraiment important d'abonder d'abonder envers les associations.
Oui. Et ça faut qu'on le sanctuarise sanctuariser puis faire connaître aussi toutes les actions qui se font au niveau local. C'est-à-dire qu'on a des comptes de vacances, des colonies qui se font aussi encore au niveau des collectivités qu'on peut solliciter et qui sont fait sous conscience familiale et qui permet justement à ceux qui sont le moins aisés de pouvoir que participer parce qu'il y a cette notion de vouloir aussi participer des fois quand on le peut à des moments à à ce moment de vie. au-delà de du cercle familial et c'est vrai que ben il faut solliciter les collectivités mais au-delà nous au niveau à notre niveau, il y a une volonté de maintenir comme on l'a fait notamment tout ce qui est une notion de chèque vacances mais au-delà de ça bah il y a des besoins qui sont grandissants, on le sait et qu'il faut falloir quand même regarder malgré tout avec l'idée qu'il y a toujours une dette, c'est certain, mais il y a aussi des besoins et des nécessités sur notre territoire et sur nos territoires pour les plus précaire.
Donc faut pas ignorer de que être en vacances, aller en vacances pas forcément très loin, pas forcément sur les images qu'on a vu partir en Thaïlande ou ailleurs. La vacance c'est avoir un temps ailleurs, un moment partagé et je pense que c'est un moment voilà qui peut être effectivement, vous l'avez dit, d'une journée, une journée ben s'il y avait des dons pour permettre ça aussi, c'est peut-être une sollicitation. Donc maintenir effectivement cette fiscalité, c'est quelque chose sur lesquels on peut se battre sans problème.
Il y aura un budget hein à nouveau à l'automne prochain. Il y aura des il y aura de longues discussions aussi et on a fait beaucoup d'émissions cette saison sur les associations et sur le budget des associations qui sont aussi à l'os également à cause de des dons qui sont en baisse. Sandra Wabian, en fait cette année les 90 ans des congés payés, tout le monde a droit à une parenthèse.
C'était ça la promesse de des congés payés en 1936. Est-ce que au final cette promesse on est en train de la perdre un peu aujourd'hui et qu'elle est encore portée par des associations comme le Secours populaire ? Alors, il faut faire aussi attention à ne pas être dans l'injonction au départ.
Ouais. Euh parce que c'est on vient on participe d'une certaine manière à cette idée que si on ne part pas en vacances, on n'est pas intégré dans la société, on est exclu et cetera. On peut aussi faire d'autres choses sur ces temps différents de congé.
Bah chercher un job par exemple comme le Valf. Et alors je pensais pas forcément à à chercher un job même si effectivement bah son cas n'est pas isolé he ceux qui sont surreprésentés dans les personnes qui partent pas en vacances sont effectivement les personnes qui sont au chômage les basvenus les foyers monoparentaux mais il y a aussi d'autres facteurs que les facteurs économiques he qui jouent dans le nom départ notamment il y a les facteurs de santé pouvoir se déplacer et cetera il y a également si vous êtes aidant familial vous allez pas pouvoir partir et laisser soit votre enfant soit votre parent pendant un certain temps. également des questions professionnelles.
Donc il peut y avoir donc les des jeunes qui vont vouloir saisir des stages ou des boulots parce que sinon ils arriveront pas à s'insérer professionnellement. Des chômeurs qui cherchent un emploi mais aussi des indépendants qui s'ils ne travaillent pas vont perdre des opportunités. Euh donc et à toutes ces raisons-là, il y a encore euh d'autres freins, des freins par exemple numériques.
Euh le fait de pas avoir forcément confiance et a raison aussi dans le fait de payer euh en ligne ou euh de tomber sur finalement une maison de vacances qui n'existe pas. Euh donc il y a aussi euh de plus en plus he de cyberalveillance. Donc c'est ça vient complexifier les choses.
Et puis il y a un dernier facteur qui est un petit peu un petit peu passé sous silence, c'est le fait qu'on est dans une société où il y a de plus en plus de gens qui vivent seuls. Aujourd'hui, quatre foyers sur 10, ce sont des foyers de personnes seules. Et dans les pays nordiques, on est presque à un sur de et partir en vacances, c'est souvent un moment où on va partir avec des amis, de la famille, mais aussi beaucoup en couple.
Et du coup, c'est pas évident à la fois pour des questions financières parce que tout est organisé pour Ah bah vous partagez rien si vous partez seul. Pas payer une chambre pour une seule personne en fait. En général, vous payez pour deux.
Euh et puis plus globalement euh c'est pas évident non plus de faire correspondre les agendas des uns et des autres, de partir avec d'autres. Donc il y a tout aussi un aspect à gérer sur la sociabilité parce que les vacances c'est vraiment un moment euh où justement on peut élargir son cercle social. En même temps, j'ai vu que se développer aussi des agences de voyage qui proposent des formules pour voyager seul.
Oui, bien sûr, bien sûr. Bah, c'est comme dès qu'il y a un besoin, il y a il y a souvent des activités commerciales qui se qui se positionnent dessus quand il y a un business. Voilà.
Mais c'est important aussi qu' qu'il ait d'autres types de de projets. Et juste pour revenir sur les associations, il y a à la fois la question du budget, mais il y a aussi la forme du budget. C'est-à-dire que en 20 ans, les associations sont passées de plus en plus à un financement par projet au lieu d'avoir un financement par subvention.
Alors quand vous avez une subvention, bah vous avez le temps de voir venir, vous pouvez un peu innover, créer des nouvelles choses. Alors que quand vous êtes à un financement par projet, bah déjà faut remplir tout un tas de papiers, convaincre que vous allez être meilleur pour le projet et ensuite c'est très ponctuel. Euh donc vous finalement vous vous devenez une sorte d'opérateur de l'État et la capacité d'innovation des associations parce que c'est ça aussi qu'il faut qu'il faut célébrer euh me semble-t-il et quand même est quand même un petit peu abîmé.
Et puis je voudrais aussi rajouter un un élément désolé je suis un peu bavare. Sur le vivre ensemble. On a beaucoup parlé de l'action des associations comme s'il y avait d'un côté les associations et de l'autre côté les bénéficiaires.
Oui, il faut savoir qu'en fait les gens qui profitent ou qui plutôt sont reçoivent en fait des aides beaucoup essayent d'être bénévoles voilà et de participer et d'être actif. Et donc euh les associations, elles ont un une action, on va dire euh euh sociale mais qui est double parce qu'elles permettent aussi de remettre des gens en mouvement et d'avoir aussi du lien social qui soit fort parce que quand on participe à une association et bien c'est des liens qui secrets qui euh qui peuvent durer. Vous confirmez ça Olivier ? côté bénéficiaire bénévole parfois la la la limite est étroite entre les deux et souvent les bénévoles sont d'ancien bénéficiaires.
Il y a une espèce de de donnant donnant comme ça. Oui oui oui oui complètement. C'est en plus c'est je vais parler que pour le secours peuplaire bien sûr mais c'est une volonté affichée de notre association de faire participer les personnes que nous aidons à ce ce projet que ce soit vacances ou autres.
Mais oui oui ça c'est une grande volonté une grande orientation de du scour peuple. Je voulais donner la parole aussi à Joshua ce soir. Euh Joshua, bonsoir.
Vous avez 34 ans. Joshua est ostéopathe à ANY. [rires] Merci d'être là Joshua ce soir.
Vous allez partir cet été ? Non mais vous vivez à ANY ? Oui.
Vous êtes déjà en fait là où on part en vacances. Exactement. Ça représente quoi pour vous les vacances ?
Euh bah du coup, ça représentait euh un une opportunité de se déplacer, d'aller voir d'autres cultures, de voyager. Voyager, exactement. Pourquoi vous parlez au passé ?
Parce que c'est plus possible. Parce que c'est beaucoup plus cher. Non, je ne sais pas si c'est plus cher, mais je pense que je suis loin d'être le seul à avoir plus de difficult enfin à rencontrer des difficultés financières.
Et d'ailleurs quand j'écoutais en fait donc Olivier et Antoine, j'ai rebond en fait deux fois je crois que j'ai entendu le mot honte et ça m'a paru en fait très sain notamment quand toi tu l'as formulé parce que ça me paraît légitime en fait. Je trouve ça très surprenant que en tant que citoyen de la 7e puissance mondiale, la question se pose en fait vraiment. Je me questionne comment ça se fait que quelqu'un qui a fait des études euh enfin on devrait pas être dans une telle difficulté et je pense que ça concerne de plus en plus de gens et que justement il y a des personnes qui se pensent à l'abri de ce genre de questions et ces personnes-là vont être de moins en moins nombreuses malheureusement.
Je je suis assez convaincu de ça parce qu'en tout cas c'est mon cas. Je pensais pas avoir à me poser ce genre de question et là c'est plutôt la question ne se pose pas. Il y aura pas de vacances et c'est pas la première année.
Hm. Mais parce que vous vous dites, je voudrais comprendre si votre ligne elle est plus sur on devrait avoir un droit aux vacances ou elle est contre ce dont parlait Sandra il y a un instant l'injonction au départ. C'est dire qu'à un moment on a le droit aussi de revendiquer, de pas avoir envie de partir en vacances cet été sans que ce soit sans qu'on ait à justifier de parce que j'ai pas les moyens cette année.
Bien sûr, je pense que c'est très rare les gens qui ne veulent pas aller en vacances. Alors après ne pas avoir envie de se déplacer libre à chacun bien évidemment, mais un droit aux vacances bah ça c'est un luxe enfin enfin je pense qu'on se rend pas compte. Et vous êtes ostéopathe ?
Oui, je suis ostéopathe. Vous avez un vous avez votre travail, vous avez votre cabinet ? J'ai un je travaille dans un cabinnet, je suis collaborateur. [grognement] Vous avez beaucoup voyagé auparavant ?
Avant je voyageais, j'ai mes parents m'ont présenté une éducation euh et un monde dans lequel il était possible pour moi de voyager. Euh je pense que ce monde a changé et que ma génération ne se confronte pas aux mêmes questions et à la même réalité économique que celle de mes parents. Ouais.
Moi, je suis née en 91. Mes parents sont de on va dire 63 et vous avez l'impression que cette génération là, elle a eu plus de chance avec des voyages moins chers, peut-être un pouvoir d'achat plus fort. Je pense pas que ce soit une question de chance.
Je pense que c'est des décisions qui ont été prises notamment dans les dernières années, on va dire la dizaine, conscientes malheureusement euh qui ont affaibli la réalité économique de notre pays. C'est ma conviction. Ce dont parle Joshua, c'est aussi des histoires de pouvoir d'achat, question de déclassement aussi peut-être des Français par rapport à ce que coûte aujourd'hui un voyage, par rapport à ce qu'on gagne.
Et moi, je vais vous demander est-ce que c'est nouveau ou est-ce que c'est la génération des trentenaires qui compare avec l'époque exceptionnelle de leurs parents ? Alors de de mes parents, ils ont pas vécu la même les mêmes choses peut-être que les parents de Josua. Nous, on est jamais parti en vacances, on avait pas les moyens de le faire.
Certes, on vivait dans un territoire qui le permettait parce que en Bretagne, on avait la mer, on avait d'autres opportunités mais on avait pas tout le monde n'avait pas les moyens de partir. Il faut pas non plus caricaturer les générations d'avant. Il y avait aussi des gens en grande pauvreté dans les générations d'avant ou des gens qui n'avaient pas volonté à aller ailleurs.
Enfin voilà, tout le monde n'était pas non plus dans cette dans ce mode de vie. Et actuellement, c'est encore la même chose. C'estd tout le monde ne part pas en vacances ou n'a pas volonté de partir en vacances.
Mais effectivement, il y a eu actuellement on sait qu'avec le notamment les crises que nous avons vécu que ça soit Covid ou autre, on a eu en fait une inflation massive sur l'ensemble du porte-monnaie et pas uniquement sur le budget dédié. C'estàd qu'on a dû faire des arbitrages. Le porte-monnaie des Français, c'est pas une pochette pour pour manger, une pochette pour me loger, une pochette pour les transports.
C'est ils mettent tout en commun et on regarde à la fin ce qui reste pour les vacances. Donc effectivement avec une hausse notamment du euh sur le logement je qui est plutôt ma partie euh de la part du logement dans le budget des Français, dans le budget des ménages qui a augmenté du fait ben effectivement de l'augmentation des matériaux, l'augmentation de le coût d'énergie mais aussi une un confit d'usage ou des biens qui partaient notamment pour la location de cours durée qui était beaucoup plus rentable et qui ont fait monter tous les prix du logement en soi. les prix ont monté, pas uniquement les prix dédiés à location de tourisme.
Tout ça, ça a eu des conséquences. C'està-dire qu'à un moment, il y a des arbitrage à faire qui sont plus difficiles, je l'entends, et qui fait que on raccourcit son temps de vacances, on va ailleurs, on fait autrement, on part en famille. Il y a d'autres modèles qui se sont qui se sont développés.
Il y a d'autres modèles à inventer encore, je le pense. Mais effectivement, c'est un arbitrage qu'il a fallu faire mais qui est lié aussi à une pression géopolitique. Là, on l'a vu, le prix de l'essence ou autre fait que les choix ont ont dû se faire.
Ça a été dit par Antoine. Il y a pas capacité pour autant avoir des transports à commun. Bah, il se dit "Ben, je suis obligé de mettre l'argent que j'ai dans la voiture pour être en recherche d'emploi ou pour aller au travail ou pour aller faire mes achats.
Il y a pas le choix. et un moment où le choix il s'arbitre ainsi et j'espère qu'un jour on pourra trouver des équilibres pour permettre à chacun effectivement d'avoir des temps euh autre que les temps de contrainte. Joshua, vous vouliez pas poser une question en particulier ce soir ?
Bah s'il y a une question que là j'ai dans l'esprit et que je peux pas euh que j'ai pas envie de taire, c'est bah enfin où est l'argent parce que [rires] Ah oui, non mais parce que c'est rigolo parce que il y a des moments comme ça où tout d'un coup il arrive et de façon massive. par exemple un drame national l'incendie de Notre-Dame pouf comme ça un homme extraordinaire euh croyant il me semble Bernard Arnaud qui entre autres Oui. Voilà, c'est de l'argent privé, c'est du ménag.
L'argent, il est là clairement, il est là. Il y a des travaux dans tous les sens. D'ailleurs, on a des bonnes infrastructure.
C'est vrai, on sait faire la guerre quand on veut la faire. Donc ce que en fait ce qui ce qui me paraît saisissant, c'est cet écart entre nos réalités qui sont de l'ordre du manque. J'ai pas enfin il y a peut-être des personnes pour qui c'est pas le cas, mais en tout cas si j'entends Olivier ou Antoine ou moi-même, je sais que notre réalité, elle est ancrée dans le manque et pourtant il y a une abondance quelque part mais on semble en être déconnecté.
Pourquoi ? Comment ça se fait ? Sandra, ce qu'on entend dans les témoignages aussi ce soir, c'est la difficulté du renoncement aussi.
Vous parliez tout à l'heure de l'injonction, mais il y a un moment aussi où le mot qu'on a beaucoup prononcé depuis tout à l'heure, c'est le déclassement. Oui. Et puis là, ce que j'entends aussi, c'est la question des inégalités.
Ouais. C'est-à-dire que on a quand même un taux de pauvreté qui a plutôt progressé ces dernières années et on voit une hausse des inégalité à la fois dans les revenus notamment par le haut mais également surtout d'ailleurs dans les inégalités de patrimoine en partie en liaison avec l'augmentation des prix de du logement et donc les logements se sont renchéris et et donc ces vacances les vacances elles viennent finalement donner à voir ces inégalités ça devient pas tant Julie Bosen, vous l'entendez souvent la colère qu'exprime Joshua ? Bah oui, on l'entend et on la comprend.
Nous aussi, on se pose des questions. Euh, il y a eu l'inflation, oui, mais il y a pas, c'était déjà bien avant le Covid. Enfin, quand on discute avec mes parents ou nos parents de cette époque-là, ils nous le disent, hein.
Mais nous, on a vécu les choses autrement. Vous, vous avez des difficultés à acheter de de à acheter un appartement, une maison, c'est plus la même chose du tout. Avoir accès au crédit, c'est plus du tout ça.
Les transports, bah c'est exactement pareil. le coût de l'énergie quand même, il a flambé. Donc tout ça, c'est une réalité qui est vraiment très concrète.
Et oui, la hauteur, les patrimoine, bah on en est bien conscient, enfin on est politiquement un peu à part. Moi, je suis plutôt à gauche. Donc, on voit bien qu'on a essayé coûte que coûte depuis 2022 à essayer de récupérer l'argent là où nous on considère qu'il l' et on veut pas le redispatcher cet argent.
Et ça c'est un vrai un vrai problème de de notre génération. Oui, c'est un problème. Où est l'argent et comment on fait pour le récupérer aujourd'hui ?
Au Parlement, on n'y arrive pas. Donc, il va falloir trouver une autre solution. Je sais pas laquelle.
Il va falloir que que la population commence à se poser des questions aussi. Se dire "Mais en fait, qui a raison ?" Quoi ?
Là, faut vraiment se poser la question. Il est grand temps. Oui, mais la population se pose des questions.
Il y a quand même un certain nombre de gens qui s'expriment et on a des idées sur où il pourrait être. Hm. Euh est-ce on est au camping ? [rires] Le camping, c'est peut-être les les dans ce contexte la destination qui va tirer son épingle du jeu.
Un français sur deux qui réserve un hébergement payant entre juillet et septembre a choisi le camping cette année. Et le le camping, ben raconte aussi l'été 2026. Julie, bonsoir.
Où êtes-vous ? Julie, vous êtes là. Julie, bonsoir.
Vous présidez la Fédération des campings d'Île-de-France et vous dirigez un camping près de Fontainebleau vous. Alors, pardon, je vous pose d'abord la question. Ça va les réservations pour cet été ?
Alors, c'est pas folichon. C'est pas folichon. Non, c'est pas c'est pas extraordinaire, mais j'ai envie de vous dire que je suis un peu la bonne nouvelle de cette émission.
Vous êtes le soleil de cette émion. Quand j'entends Antoine ou Olivier, on est des campings en Île-de-France, on pourrait être leur solution de vacances. Pourquoi ?
Euh pour Antoine, je pense qu'il habite en région parisienne. Je parle de mon camping, je suis vraiment pas très loin au niveau des transports en commun. Euh la moyenne nationale de la nuité en camping, c'est 22 €.
Par personne et par nuit. Donc on reste un camping, enfin on reste accessible au niveau qualité- prix euh pour les personnes. Euh par hasard, vous cherchez pas des vous avez pas d'emploi dans la restauration à proposer parce que si si on peut faire à Antoine des vacances et un boulot, j'aurais je serai intervenue et jeurai demandé son CV.
Mais on a des solutions d'ailleurs au niveau du national, on est partenaire euh au niveau de la FNHA pour pouvoir accueillir des familles qui sont dans le besoin. On a des campings qui offrent des semaines euh pour pouvoir accueillir ces familles. Euh je pourrais être la solution d'Antoine parce que je suis vraiment pas très loin.
Mais il y a des ma profession. On on est confronté à des lourdeurs administratives sans arrêt, ce qui fait que on est potentiellement obligé d'augmenter nos tarifs. H donc plus ça va, moins on sera assz.
Vous voulez bien nous donner des exemples parce que c'est vrai qu'on n'est pas tous gérant de camping. C'est quoi les lourdeurs administratives qui pèsent sur un patron de camping ? Donc cette année bah on voit à l'écran derrière la piscine euh et ben juste avant juste avant il y avait une piscine.
D'accord. Euh et ben les gérants de camping, ils ont été soumis cet hiver depuis le 1er janvier 2026 à passer euh une habilitation qui s'appelle précisément Sertibio euh donc ça a occupé 7 he de leur temps. C'est quoi ?
C'est pour le traitement de l'eau des piscines. Le traitement pour pouvoir acheter du traitement euh du chlore. En l'occurrence pour pouvoir acheter notre traitement, il a fallu qu'on fasse une formation de 7h pour pouvoir remettre ça à nos fournisseurs et qu'on puisse être livré.
Mais il y a deux points de mesure. On parlait de Airbnb tout à l'heure. Est-ce que vous avez déjà vu un particulier propriétaire d'un Airbnb qui vouloue une maison avec piscine passer faire des analyses d'eau deux à trois fois par jour ?
Je voudrais comprendre cette formation dont vous parlez ctibio elle doit pas servir que à avoir le droit d'aller acheter du chlore. Bah pour nous principalement cette année si non ça on a passé 7h. Ouais.
Alors peut-être que dans l'avenir on apprendra autre chose grâce à ce sertiocite. Ça l'avenir nous le dira. Mais c'est un petit exemple, c'est un petit grain de sable par rapport au lourdeur administrative qui nous incombe sans arrêt.
H l'empilement des normes touche aussi les les patrons de camping. Euh vous entendez ce qu'elle dit sur le fait que bah pour au lieu de gérer son camping, elle gère toute la paperace en fait. Ah, il y a une complex euh complexification en fait euh en France du fait de superposition des fois de normes et on le sait euh parce que on a une volonté effectivement de répondre aussi à une demande citoyenne, à des des fois des événements sanitaires euh isolés et pouf, on remet une norme derrière.
Effectivement, on regarde pas forcément la globalité et ce qui était déjà existant. Donc effectivement, ça alourdi, ça a un coût, c'est un temps administratif plus long. Certaines normes sont utiles et indispensables.
Mais vous la connaissez celle dont Non. Alors alors je vais dire oui parce que ben je suis kiné de formation effectivement nous avons une piscine dans le cabinet et donc du coup il y a les mêmes normes qui s'imposent aussi dans les cabinets. Ça sert à quoi cette cti ?
C'est c'est je pense plus pour réguler le l'échange entre le fournisseur et et l'usager pour avoir une certitude d'avoir les bons usages sur sur justement le traitement des piscines. Voilà, il y a quelque chose qui est demandé. Est-ce que vous trouvez normal qu'un particulier qui loue sa maison avec piscine peut aller dans le magasin de bricolage acheter le même produit que moi ?
Certes, il le perra plus cher. Je suis d'accord avec vous. Moi, je suis pas contre les normes.
Euh, ça garantit la sécurité de mes clients. Euh, ça garantit ma responsabilité. Je suis pas du tout contre les normes.
On nous en met de plus en plus sur le dos et forcément un certioc en soit une formation ça un budget c'est pas non plus démentiel on peut le financer mais c'est 7h de notre temps 7h où moi je pensais qu'on parlerait du camping et là on parle la certification pour avoir une piscine en vacances c'est que nous on peut être une solution de vacances mais on nous on nous met des freins pour pouvoir avancer et apporter des solution à Olivier ou à Antoine pareil, excusez-moi, je continue après, j'arrête d'intervenir. On j'ai qu'en face de moi, j'ai une députée de les formidable. On fait partie de l'Île-de-France Sud Sénémarne pour moi, pour ma part, Grand Paris donc avec toutes les taxes qui vont bien.
Euh maintenant Antoine, comment il fait pour venir chez moi ? Le weekend, il y a pas de train, ils sont tout le temps en travaux. Hm.
Oui, c'est un vrai problème. Donc on on dit que on fait la promotion euh de la France et du territoire euh et des mobilités douces et des mobilités douces. On parle d'écologie puisque en 1 heure de temps, il peut arriver chez moi.
Mais en fait, il alors soit il va mettre 1h et3 parce que le train va s'arrêter, soit il va pas prendre de train du tout. Donc il y a des problématiques du gâ alors qu'on pourrait régler un certain nombre de problèmes de vacances d'aujourd'hui. C'est très juste Oui, c'est très juste en Sénémar.
Nous, on a de ces problématiques de transport, il y a pas de transversalité. Enfin, tout va vers Paris, tout le monde vers Paris et pour nous, bah nos zones elles sont un peu blanches au niveau des transports collectifs ou des pistes cyclables aussi puisque il y a beaucoup de mobilité douce qui s'opèrent en essémarne, ça on le sait. qu'elles soit entretenu entretenue, je suis d'accord avec vous qu'il y a les tronçons qui soient réguliers, pas morcelé et que si on veut porter son vélo notamment dans les trains qu'il y a la place dans les trains et qu'il y ait pas autant d'arrêt et d'accidents sur le RER ou sur les transports ter notamment si vous allez dans Sandra Wabian, si on revient au sujet du camping, je disais pour cet été, un français sur deux qui réserve un hébergement en France a choisi le camping.
Est-ce que c'est vraiment la solution anticrise ? Alors les chiffres de l'INC sont pas exactement ceuxl dans les ordres de proportion. En gros, il y a 40 % des gens qui vont soit chez de la famille, soit chez des amis.
Oui. Mais c'est un français sur deux qui réserve un hébergement payant. Donc a priori moi, je vais aller chez mes parents, ils me font pas payer.
D'accord. D'accord. Voilà.
Donc en fait au total des vacances, c'est 6 % des hébergements de vacances le camping. Mais après sur le payant forcément c'est un petit peu plus, mais un sur de ça fait beaucoup quand même. Euh ben effectivement c'est c'est une solution.
Après la plupart des campings euh dans le temps se sont quand même perfectionnés euh avec de plus en plus de services avec avec des mobom et les Français vont de plus en plus aussi vers ces vers ses services. Euh il y a aussi des questions sur euh comment dire donc l'accessibilité avec le train et effectivement les mobilités douces. Et puis il y a il y a aussi après des questions sur les territoires puisque là on est en train de le vivre avec les multiples canicules qui se voilà qui arrivent et qui nous donne un petit peu un goût de de l'évolution de notre climat.
Et donc ben la plupart des campings, alors peut-être pas le vôtre, mais sont dans des zones qui peuvent potentiellement être euh particulièrement sujet soit à la chaleur, soit aux inondations parce qu'on est à côté, voilà, les feux de forêt et cetera. Donc il y a aussi tout un travail pour accompagner les campings euh par rapport à ce changement climatique. Puis il y a aussi Airbnb et Anaï Lemur.
Vous savez de quoi on parle puisque il y a une loi qui porte votre nom, la loi Lemur, la loi antibnb qui va vivre là son deuxè été. Est-ce que vous arrivez à mesurer l'impact aujourd'hui ? des mesures que vous avez prises pour réguler les les locations Airbnb, les meubles de tourisme.
Alors, il y a eu un moment important qu' on été les élections municipal où effectivement il y a eu beaucoup de prises en main parce que ce sont en fait des propositions territoriales. C'est la première loi de décentralisation. On a donné des boîtes à outils au maire parce que d'un territoire à notre on les mêmes problématiques.
Donc on pourrait pas imposer à tous les Français d'avoir les mêmes règles alors que il y a des territoires qui ont besoin d'avoir du logement de d'hôtellerie enfin de compensation pas de l'hôtellerie, c'est du par hôtelier ou ou autre. C'est c'est tout la question des normes où la question se pose réellement est-ce que c'est une concurrence ou pas ? Est-ce que c'est du commerce ou pas ?
On fera une évaluation au sein de la commission des affaires économiques au mois de décembre. sur ce sujet pour faire une évaluation. Certains territoires la font déjà.
Il y a des territoires comme la Bretagne où ils av une chargée de mission qui permettait de voir l'application de la loi sur les territoires. Moi, je continue à faire du territoire et aller voir comment appliquer la loi en fonction des difficultés de chacun. Des territoires de montagne se gèrent pas de la même façon que des territoires justement vous qui vous qui allez sur le terrain pour le voir, quel quel premier quels premiers impacts vous mesurez ?
C'est c'est positif ça c'est plutôt c'est plutôt positif. Bien sûr qu'il y a des gens qui sont en colère, ceux qui ont investi et qui ont un business plan qu'on a un petit peu heurté quand même avec des projets de développement mais c'était nous on l'a fait pour être à la faveur aussi du logement à l'année et c'est ce que l'on souhaite. On continue le combat sur le projet de loi de finance. on continuera à avoir une volonté que ça soit pas plus avantageux fiscalement de louer en Airbnb que de louer à l'année.
Voilà, la première égalité, c'est que fiscalement qu'on soit tous à égalité, qu'on nit pas un avantage à faire du Airbnb parce que derrière c'est aussi un jeu de concurrence vis-à-vis des gens qui travaillent dans l'hôtellerie notamment qu'elle soit de plein air ou permanente parce que il y a un moment où ça devient des du commerce et c'est défini comme du commerce. Donc il y a réellement du commerce. Airbnb au départ le modèle c'était je loue une chambre chez moi quand j'y suis pas je veux dire ça captait pas de l'habitat ça captait pas du foncier et c'était encore à des prix raisonnables et ça a complètement explosé on est passé de 80000 Airbnb en 2014 à 1002 en 10 ans après en 2024 là j'ai pas les chiffres pour les remettre à niveau mais ça a explosé parce que effectivement c'était en concurrence bah d'autres formes de logement d'habitation qui étaient eux plus contraints aux normes effectivement et qui perdait en fait une partie de cette population et qui n'avait pas notion que ben il y a quand vous allez dans un camping et ben il y a quelqu'un qui est là en permanence qui est là pour voir qu'il y a pas de bruit de Java et et et d'altercation qui est présent sur place les soir où il y a disco mobile excusez-moi.
Ouais mais la soirée claquette on l'attend hein mais effectivement on l'a pas tout à l'heure mais mais elle est cadrée elle est encadrée. Il y a du il y a des professionnels qui sont là pour ça pour gérer justement cette jouissance paisible de l'ensemble des occupants du camping. Donc on fera une évaluation.
Ça a ramené quand même du logement sur l'ensemble des territoires. Les gens ont pris conscience en fait de la dérive que cela a amené. C'était plutôt une question pédagogique aussi que de le faire.
Le fait que ça ça ait chassé des habitants qui ne pouvaient plus se loger dans leur ville. Exactement. Là on commence à les voir revenir là.
Là, les gens en fait on ont pris et puis c'est toute une génération qui avait investi il y a quelques années qui voit aussi la contrainte de la gestion. C'est un vrai métier en fait que de gérer un avec ils en reviennent, ils en reviennent fortement et donc du coup on se retrouve avec effectivement un changement qu'il va falloir accompagner. al certaines collectivités le font par des dispositifs très ponctuels de retour à la location annuelle mais c'est un accompagnement pour les rassurer.
Nous notre accompagnement, il sera fiscal avec un statut du bailleur avec des dispositifs qu'on voit en aura et qu'on va redévelopper dans le projet de loi de finance qui arrive en septembre à l'Assemblée nationale. Bon, comme pendant un match de foot, je vous propose de faire une pause fraîcheur. Je vais vous emmener dans le Calvados parce que c'est vrai que on a beaucoup parlé de la canicule et on a commencé à voir depuis le mois de mai la première vague de de chaleur des départements tirer leur épingle du jeu aussi avec des températures un peu moins chaudes que les autres.
C'est le cas du du Calvados qui a vu sa fréquentation bondir depuis le mois de mai. Reportage sur la côte de Nacre à Saint-Uin sur précisément avec Nicolas Fleuri et Eva Bion. S'asseoir face à la mer, les pieds dans le sable.
Une eau turquoise à 20°gr 23 à l'ombre du parasol un air de carte postale sur cette plage du Calvados. On se cro pas en Normandie. Après c'est agréable mais bon c'est pas normal.
En ce début d'été marqué par des canicules historiques, conséquence du réchauffement climatique, de nombreux vacanciers sont venus se réfugier sur les côtes normande. Ici aussi, pas de pluie, mais des températures plus supportables. Ces britanniques viennent de quitter l'île de Ray où il faisaiit 7 degrés de plus.
On a envisagé de rentrer chez nous tellement il faisait chaud. Et puis on a vu que la météo était plus douce ici. La brise est agréable, hein.
Oui, 25°gr, c'est parfait. Un argument de taille pour cette touriste allemande. Ça change tout.
Ici, on peut se balader à vélo, être actif, c'est ce qu'on voulait. Plutôt que de rester sur la plage, à ne rien pouvoir faire parce qu'il fait trop chaud. Ce camping affiche complet.
En plus de fuir la chaleur, beaucoup partent plus près de chez eux pour faire des économies comme Serge et Nadine. Aujourd'hui, on prépare des petites pommes de terre grenaille. Venu de Lyon, ils ont renoncé à partir dans le midi avec tous les collègues de camping-car.
On est tous pris un petit peu par le prix du gasoil. Un plein, je fais l'aller-retour. Midi, il me faut trois pleins, hein.
Ça compte hein. Lors de la dernière vague de chaleur, ce camping était aussi fréquenté qu'au mois d'août. Ah non, ce weekend c'est complet.
Non, c'est un succès observé sur toute la côte de Nacre. À l'office de tourisme, sur le mois de juin, nous avons une fréquentation donc qui a été majorée de 10 %. Alors là, je pense que oui, on va afficher complet très très vite.
Pour ce restaurateur, les retombées sont encore timides car le pouvoir d'achat est en vient faire une un complément mais on sent quand même bien que les gens prennent un plat et pas forcément un repas complet comme avant. On sent qu'il y a vraiment un souci. Ceci étant, la saison est meilleure donc on espère que les gens arrivent très prochainement pour le 14 juillet.
Ces canicules postent un nouveau défi. Attirer les voyageurs tout au long de l'année pour éviter des pics de surfréquentation. Anaï Glemer, vous vous êtes député du Finistère.
Il y a un engouement aussi pour le Finistère, pour la Bretagne en général ou c'est vraiment propre à la à la côte de Nacre ? Non non, le Finistère a connu effectivement un attrait très fort. On était la première le premier département à être en alerte canicule cette année, ce qui est quand même est très tôt dès le mois de mai, ce qui est quand même très rare, qui crée quand même des problématiques parce que on a un territoire en plus péninsulaire avec un des difficultés sur la gestion de l'eau parce qu'on a pas de napéatique, on a des des autres surfaces, des assaénismes vieillissants donc il y a il y a derrière ça génère des problématiques autres que celles de d'accueillir les gens.
C'est très bien que les gens viennent sur notre territoire, mais il y a un moment où notre territoire il est pas toujours adapté en fait à cette forte affluence. Donc ça fait des années en fait où les gens viennent et les Bretons ont tendance aussi à partir en vacances très près de chez eux. Donc il est fréquent en fait.
On est vraiment sur le surtourisme. Alors on cherche en fait à préserver justement éviter ce surtourisme. Certains le le nom comme ça, mais effectivement on l'évite pour préserver notre identité, notre patrimoine, mais aussi préserver nos terres et nos sols qui sont importants en fait pour garder à long terme notre territoire comme il est parce qu'on a besoin d'avoir ce territoire ressources où on nourrit en fait l'ensemble de la France et c'est vrai que par moment il y a beaucoup c'estàd que quand vous avez des assaignissements qui sont plus en capacité d'absorber l'ensemble de la population et que du coup ça déborde, ça veut dire que derrière bah il y a plus de disposition donc les les réoccuteurs ne sont pas contents.
Derrière bah c'est tout des filières qui sont en peine. Alors là je vous parle d'un point de vue économique mais au-delà de ça c'est c'est pas forcément évident parce qu'on n'est pas un un département où les gens partent ailleurs comme je vous dis. Donc nous on est aussi heureux de rester chez soi pour pour passer des vacances.
Donc ça majore. C'est pas comme si on avait un changement de population. Ceux qui partent et laissent la place à ceux qui viennent.
Non, on n'est pas dans Il y a pas de chasser croisé chez vous. Non, il y a pas de chasser croisé. Bonsoir Jean-François Rial et merci d'être en direct avec nous.
Euh vous êtes le PDG de voyageur du monde. Euh on parlait de l'engouement pour les destinations fraîcheur. Est-ce que vous à voyageur du monde, c'est quelque chose que vous avez aussi noté ces dernières semaines ?
Oui, mais je dirais même depuis plusieurs années hein, c'est-à-dire que les gens ont compris que la Méditerranée posait problème de façon générale l'été et donc il y a de plus en plus de gens qui partent en Skandinavie, au Royaume-Uni, la montagne qui évite des zones qui peuvent générer des canicules assez fortes en particulier surtout pour tour Méditerranéen. Ça fait plusieurs années que ça dure. Après en dernière minute, non, les gens ils se déplacent dans leur dans leur résidence chez des amis, ils vont pas prendre des vacances en dernière minute qu'ils vont changer en fonction de des canicules.
Alors, j'allais vous poser la question de la dernière minute parce que c'est vrai que les tours opérateurs notent une baisse considérable depuis le début de la guerre, depuis le mois de mars, une baisse des réservations. Donc, il y a ils ont beaucoup de voyag de voyage sur les bras les tours opérateurs en ce moment. Est-ce qu'il y a des bons plans de dernière minute ?
Oui, il y en a chez mes confrères qui vendent des packages ses jours soleil l'été quand ils sont très engagés sur des hôtels, des avion, on n' pas tant que ça parce qu'en fait ils ont régulé leur leurs engagements, hein. C'est-à-dire que quand vous avez une offre très importante qui est prévue sur la Tunisie ou la Turquie et que vous savez au mois de mars que ça va très mal se passer, vous renégociez vos engagements. Donc, mais il y a quand même quelques plans intéressants.
Oui, il peut y en avoir bien sûr. Bien sûr. vers ces destinations là.
Quelle est la destination qui cartonne cet été et quelle est celle qui s'effondre ? Aucune. Aucune ne fonctionne.
C'est vrai. Compliqué. C'est la Oui, parce que vous êtes en général, c'est cher euh parce que cette inquiétude de la guerre, cette idée qu'on peut pas revenir facilement euh au cas où il y a pas de kérosène, enfin tout ça est irrationnel, hein, mais en tout cas c'est perçu comme ça.
Il y a un vrai bit quand même mais qui est pas récent, qui date depuis d'un an. Le vrai bit quand même, c'est les États-Unis. Les gens ne veulent plus aller aux États-Unis pour deux raisons.
La première, c'est Trump et la deuxième c'est le prix sur place qui est complètement délirant. Moi, j'en reviens, voyez, je suis allé il y a 2 mois, j'étais dans un hôtel un peu simple, pas très cher, on va dire un tr étoiles plus. Et donné, j'ai commandé un petit déjeuner, ça j'ai pris une omelette et un café, ça m'a coûté 76 dollars.
Bon, c'est pas très encourageant pour les gens en famille aller aux États-Unis. Au début de l'émission, on parlait de la sensation de déclassement. Vous-même, PDG de voyageurs du monde, vous avez senti ce déclassement sur vous quand vous êtes allé aux États-Unis il y a 2 mois en fait.
C'est est-ce que c'est la vie qui est très cher aux États-Unis ou est-ce qu'elle est trop chère pour nous ? C'est trop cher aux États-Unis, tout court pour les Américains déjà. savoir qu'une femme de ménage aujourd'hui aux États-Unis à New York, elle est payée 100000 dollars par an par an. [souffle coupé] Donc ça vous donne une petite idée des problèmes de pouvoir d'achat que les Américains ont et puis c'est bien entendu trop cher pour les Européens.
Par contre, j'ai écouté quelque chose là pendant votre émission sur le fait que les gens avaient plus de problèmes de pouvoir d'achat pour prendre des vacances en général par rapport à il y a 30 ans. Je pense qu'il y a plein de gens qui ont des problèmes de pouvoir d'achat pour prendre des vacances. C'est indiscutable.
Par contre, il y en a beaucoup moins qu'à 30 ans. C'està dire que par exemple, prenez que les voyages vers l'étranger. Dans le monde, la totalité des gens qui voyagent à l'étranger pour des raisons de loisir été multiplié par 5 ou depuis 30 ou 40 ans.
Donc oui, il y a encore des gens qui ont des problèmes de pouvoir d'achat, c'est vrai, mais il y a de plus en plus de gens qui voyagent à l'étranger, y compris en France. D'ailleurs, Sandra Wabian, la sociologue qui est avec nous, tick un peu sur vos propos. Pourquoi Sandra ?
Il faut quand même rappeler parce que depuis le début de l'émission, on parle beaucoup des départs à l'étranger et vous forcément vous êtes aux premières loges pour les voir mais le gros des vacances c'est en France en fait. 8 voyages sur 10 se font en France et ça depuis très longtemps en fait. C'est pas c'est pas voyages sur 10 hein.
C'est pas 8 voyages sur il y a il y a il y a exactement j'ai encore revérifié avant l'émission français sur 10 vacances. Non mais il y a 7 français sur 10 qui prennent des vacances. 7 à 8 français sur 10, il y en a qui prennent pas de vacances du tout.
Et sur ces se français qui prennent des vacances, il y en a trois qui vont à l'étranger. Donc je sais pas où vous avez vos chiffres mais je les trouve enf sont pas les miens. Il y a plus de gens qui je pense qu'on va pas rentrer dans un débat de spécialiste parce qu'en fait ça dépend de ce qu'on prend en compte.
C'estàd si vous comptez à partir d'une journée, là on est sur 7 personnes sur 10. Mais si vous prenez 4 jours donc la définition des vacances de l'office international du tourisme, là vous êtes sur 60 % qui part. Et puis après on il y a plein d'unités de comptes en fait sur les vacances parce qu'on peut compter en personne puis on peut compter en voyage euh on peut compter en nuité.
Donc je pense qu'on va pas perdre tout le monde làdessus. Voilà. Mais en gros, le gros des vacances des Français, c'est quand même en France.
Allez-y Jean-François. Les 2/ tiers des vacances des Français sont en France, quel que soit le chiffre qu'on croit. Donc a raison là-dessus, c'est la majorité.
Mais c'est pas dans des proportions de 8020. Moi sen vous savez pourquoi ? Parce que la Tunisie aujourd'hui, c'est moins cher que des vacances en France.
Et oui, je me dis d'autant plus que je vends pas de paquet de Tunisie. Et d'ailleurs, il y a un élément dont on n' pas parlé. Euh quand on se renseigne auprès des organismes de crédit, il y a aussi de plus en plus de Français qui font des crédits pour pouvoir partir en vacances et qui ensuite remboursent leurs vacances au fil de l'eau le reste de l'année.
On paye en plusieurs fois en fait. Essaie ça en fait ça c'est après les stratégies des de tous les foyers modestes d'essayer de trouver tous les moyens de d'étaler voilà la trésorerie. Mais après, il faut aussi juste redire que c'est pas parce qu'il y a de plus en plus de gens qui qui de plus en plus de départs en avion et ça c'est vrai, on a retrouvé les départs en avion à l'international qu'on avait avant le Covid donc la et et on est sur une courbe ascendante depuis 40 ans euh que tout le monde se met à prendre l'avion.
Il y a quand même une part importante de la population qui reste toujours sur le sur le territoire français. En tout cas, je voulais remercier Jean-François Rial d'avoir été avec nous. Je voulais signaler aussi la sortie de votre livre.
Le chaos climatique n'est pas une fatalité. C'est paru aux éditions de l'Archipel. C'est préfacé par l'ami François Gemmen, vous savez, qui est un des co-auteurs du dernier rapport du du JC.
Comment le dérèglement climatique dérègle aussi le le tourisme ? C'est aussi le le sujet de ce soir. Merci Jean-François d'avoir été avec nous.
Bah, si on veut un peu de fraîcheur, il en a parlé Jean-François, il y a une autre destination que je peux vous proposer ce soir, c'est la montagne. Pourquoi ? Parce que la montagne est belle, évidemment. particulièrement les Pyrénées, pardonnez-moi.
Prenons la direction des Hautes Pyrénées. On est avec Maë à présent. Maë, vous avez 43 ans et vous présidez le syndicat national des accompagnateurs en montagne.
Est-ce que vous vous confirmez en ce moment un engouement pour la montagne ? [grognement] Oui, ben effectivement, c'est vrai que c'est quelque chose qui commence à venir. Bah tout simplement, c'est des îs de fraîcheur.
Va pas faire la même température en ville, par exemple à Toulouse que lorsqu'on va être en montagne à 2000 2500 m. Je peux vous demander si vous êtes à la montagne en ce moment là ? J'en reviens là, je suis à [rires] la maison.
Vous vous décrivez Maë comme une passeuse de nature, mais ça vous fait aussi râouement pour la montagne. Pourquoi ? Alors euh la montagne c'est reste un territoire fragile mais je pense que tous ceux qui sont euh sensibles au milieu naturel l'ont bien en tête et tout simplement en fait c'est qu'aujourd'hui on a une augmentation de la fréquentation mais qui va être en fait ciblée sur certains sites.
Voilà. Et euh derrière ça, et ben ben par exemple chez nous euh Circ de Gavarni, donc c'est en plein cœur d'un espace naturel protégé qui est le parc national Pyréné par exemple. Euh voilàin, je je il en existe plein d'autres he je vous en donne juste un.
Et donc derrière effectivement cette augmentation de la fréquentation amène aussi une augmentation de l'accidentologie. C'està-dire qu'on voit aussi beaucoup de personnes aujourd'hui qui partent en montagne pensant que c'est quelune destination donc effectivement fraîche certes mais qui est aussi accessible. Or, ce n'est pas le cas, hein.
La montagne, ça reste un milieu, voilà où il faut prendre ses précautions, hein. La météo peut changer très vite, hein. On peut avoir bah là, c'est ce qui se passe en ce moment chez moi, c'est pour ça que je suis à l'intérieur.
Il y a un bel ouvrage et donc du coup, on va perdre peut-être 5 à 10°gr, hein. On peut avoir de la grêle, parfois de la neige même en montagne. Et ça, on on l'observe en tant que en tout cas en tant que professionnel de la montagne, on l'observe beaucoup.
Et donc, ça c'est vraiment une une question à avoir en tête. à savoir que effectivement euh la montagne est souvent assimilée à un côté de liberté. Voilà.
Mais il faut faire attention, ça reste un milieu dangereux. Et à ça, on va rajouter aussi le changement climatique qui va avoir réellement en fait un impact he on voit bien, on a des phénomènes météorologiques qui peuvent être soudain et plus et très rapides. Euh chute de pierre, vous n'avez qu'à regarder ce qui se passe dans les Alpes.
Euh c'est assez flagrant. Voilà. Et c'est aussi pour ça que vous vouliez être avec nous ce soir parce que cet engouement pour la montagne, vous voulez aussi faire passer un message de prévention à l'égard des touristes qui vont aller à la montagne, que ce soit dans les Alpes ou dans les Pyrénées.
Il faut pas s'aventurer seul. Vous parlez même d'une ubérisation de la montagne. Oui, c'est-à-dire qu'aujourd'hui euh la montagne reste un environnement spécifique.
Voilà. Et donc à partir de là, si on part en montagne, si on n' pas la connaissance de la montagne, souvent les gens me disent "Bah gens, j'ai pas la culture montagne." Mais ça, partez avec un professionnel qui va vous la transmettre et vous expliquer aussi tous les codes à avoir en montagne.
Et les codes en montagne, ils sont liés aussi pour sa sécurité, la sécurité de son groupe, de sa famille, mais également pour le respect en fait de la montagne en tant que milieu naturel fragile qui est qui est mise à mal aussi là avec le changement climatique et ça va s'accélérer. Vous regardez rien que la mer de glace, hein. Vous voyez comment elles font très rapidement et cetera.
Voilà, je je parle de parce que c'est un exemple assez connu. Voilà. Et donc à partir de là, c'est vrai que ne pas forcément se fier à ce que l'on peut voir aujourd'hui dans les médias ou sur les réseaux.
Euh aujourd'hui, les professionnels qui est en cas de la montagne, euh vous avez les guides de haute montagne, hein, les accompagnateurs en montagne comme moi-même, euh les moniteurs de ski aussi en hiver par exemple, on fait partie de ce que nous on appelle la filière montagne et euh ben on a des compétences et des prérogatives adaptées. Et c'est aussi pour ça que vous étiez là ce soir, pour le dire et pour qu'elle soit reconnue et qu'elle ne soit et qu'elle ne soit pas non plus dévoyée par des faux professionnels. C'est ça tout à fait.
On a on voit vraiment une une montée en fait de personnes qui s'improvisent guides mais qui n'ont pas forcément l'assurance, qui n'ont pas les compétences surtout et du coup pour moi c'est la mise en danger en fait de personne. Voilà tout tout à fait. Merci d'avoir fait passer le message d'avoir fait passer le message ce soir dans dans chaque voix compte.
On est allé à la montagne, on est allé à Hansy, on est allé en Bretagne, on est allé dans le Calvados et puis on est resté surtout ensemble pour parler de tout ça. Donc je voulais vous dire un grand merci à tous d'être venu ce soir pour ce dernier numéro de chaque voix compte. Merci évidemment à vous mesdames Oen Lemur et Wabian de m'avoir accompagné ce soir.
Je voudrais aussi dire un grand merci à mon équipe de choc Thbo Enoc, Fanny Salou, Charlotte Barbaza, Pauline Lessard, Antoine Palos, toute la rédaction de LCP, toute l'équipe de prod en régie, les faits du maquillage Nina, Charline, Cindy, Sukaina, Virginie, Isabelle et Sophie. Merci d'avoir été là pour cette [musique] première saison de chaque voix compte et on revient à la rentrée. Merci à vous chez vous de nous avoir suivi et de nous avoir encouragé.
Passez un bel été sur LCP et rendez-vous à la rentrée. Bye bye.
Annaïg Le Meur