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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 12 septembre 2022 13 minFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalSécurité

Déclaration conjointe du Président Emmanuel Macron et du Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis.

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Emmanuel MacronFait
    « La Grèce fut là, présente, pour nous aider, et je veux vraiment vous remercier pour ce geste. »
  • 1:50Emmanuel MacronFait
    « Nous ne laisserons s'installer aucun désordre, en particulier en Méditerranée orientale. »
  • 2:10Emmanuel MacronChiffre
    « Ces voies de la solidarité sont celles qui permettent jusqu'à date d'exporter le plus de céréales d'Ukraine. »
  • 2:40Emmanuel MacronFait
    « La sécurité d'approvisionnement en Europe sera garantie par notre pleine solidarité entre États membres. »

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Parfait. Merci beaucoup. Merci beaucoup.

Fais attention. Bonjour, mesdames et messieurs, heureux de vous retrouver. Monsieur le Premier ministre, cher Kyriákos, je suis très heureux de t'accueillir aujourd'hui à Paris et nous allons poursuivre les échanges dans un instant pour à la fois, évidemment, évoquer les relations bilatérales, l'agenda européen et le contexte géopolitique.

Je veux, avant toute chose, profiter de l'occasion qui m'est offerte pour exprimer les remerciements de la France à l'égard de la Grèce pour la solidarité que vous nous avez témoignée cet été, dès le début des incendies qui ont tragiquement dévasté une partie de nos forêts. La situation était difficile, tant le nombre d'États membres touchés au même moment était important, et la Grèce fut là, présente, pour nous aider, et je veux vraiment vous remercier pour ce geste. Cette solidarité concrète, nous ne l'oublierons pas.

Je suis heureux de voir aussi que le mécanisme européen de protection civile, qui organise notre solidarité dans la gestion de crise et des situations d'urgence fonctionne bien et vite. Nous avons ensemble contribué à le déployer, il a montré son efficacité dans ces circonstances, il nous appartiendra de le consolider. Il y a bientôt un an, nous avions acté, ici même à l'Elysée, un partenariat stratégique entre nos deux pays en matière de défense et de sécurité et cet accord avait comme fondement notre parfaite communauté de vues et de valeurs, notre attachement commun aux principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l'homme et du droit international, y compris le droit de la mer et il est venu renforcer notre sécurité collective.

En faisant vivre ce partenariat, nous œuvrons pour la souveraineté européenne, mais aussi pour la sécurité, la stabilité, la prospérité dans des régions d'intérêts communs. Notre pleine coopération et solidarité sur les enjeux stratégiques dans le domaine de la politique étrangère, en matière militaire, en matière d'industrie de défense revêt une valeur encore plus grande aujourd'hui compte tenu de la situation du continent. Et alors même que des provocations ont été réitérées et des propos inacceptables remettant en cause la souveraineté de la Grèce, je veux ici redire, comme j'ai eu l'occasion de le faire à notre ministre des Affaires étrangères, notre plein soutien avec clarté et fermeté.

Ce partenariat stratégique vient de loin et ira loin, et donc nous ne laisserons s'installer aucun désordre, en particulier en Méditerranée orientale et aucun désordre face à vous. Au-delà de ces échanges, évidemment, je le disais, le contexte géopolitique est là avec la guerre en Ukraine et nous reviendrons ensemble sur notre engagement à soutenir Kiev aussi longtemps que cela sera nécessaire en matière humanitaire, militaire et économique. Nous évoquerons également le sujet de la sécurité et de la sûreté nucléaire dans ce contexte et, évidemment, le dossier aussi de la reconstruction de l'Ukraine.

Nous aurons à aborder la question de la crise alimentaire mondiale causée par l'agression russe et nos efforts européens en la matière dans le cadre des voies de solidarité qui permettent une exportation massive des grains ukrainiens par voies routières et fluviales à destination d'États qui en ont le plus besoin. Nous poursuivrons à cet égard le travail., je veux, d'ailleurs, dire ici que ces voies de la solidarité sont celles qui permettent jusqu'à date d'exporter le plus de céréales d'Ukraine.

Quoi qu'on dise des voies maritimes dont je ne souhaite qu'une chose, c'est qu'elles puissent se développer encore davantage et qui vont, quoi qu'on dise aussi, majoritairement vers les pays qui en ont le plus besoin et qui sont les plus pauvres, mais les efforts de l'Europe ont d'ores et déjà montré leur efficacité. L'énergie sera également un sujet important de notre entretien, la sécurité d'approvisionnement en Europe sera garantie par notre pleine solidarité entre États membres et c'est ce à quoi nous voulons continuer d'œuvrer. Nous avons plusieurs projets européens, régionaux.

Nous avons beaucoup avancé et, je crois, nous avons une communauté de vues sur la question des prix de l'énergie, de la diversification et de l'accélération de notre agenda justement environnemental et c'est un sujet que nous aurons abordé aujourd'hui, au-delà de la communauté politique européenne et de plusieurs autres sujets sur lesquels nous reviendrons. Je ne veux pas être plus long, je veux surtout remercier monsieur le Premier ministre Kyriákos de sa présence, aujourd'hui, à Paris. Vous voyez, nous avons, je crois, ces dernières années, énormément renforcé le partenariat entre nos deux pays pour nous-mêmes, pour la région de Méditerranée orientale, pour notre Europe et ça nous donne, je crois, une véritable crédibilité au moment où la guerre revient sur le continent pour agir ensemble.

Merci, Kyriákos, d'être là. Merci, Monsieur le Président. Cher Emmanuel, je vous remercie et c'est une grande joie pour moi de me retrouver aujourd'hui à Paris.

La conjoncture est difficile, notre continent se trouve dans une situation difficile. L'agression russe, mais également un an, exactement un an après la signature du partenariat stratégique qui, bien évidemment, est très important pour nos deux pays. Il s'agit d'un accord qui, en même temps, est important pour l'autonomie de l'Europe.

L'histoire et la civilisation nous unissent depuis plus de deux siècles et se renforcent, se multiplient. Nous voyons, par exemple, que nous sommes solidaires dans des moments de crise. L'année dernière, c'est Paris qui nous a aidés pour combattre les incendies.

Cette année, c'était à nous de montrer notre solidarité à un moment très important, à un moment où la France était confrontée à des incendies dévastateurs. Nous sommes tous les deux reconnaissants et heureux, car ce mécanisme européen fonctionne et je pense qu'il faut le renforcer encore plus. Nous sommes deux pays, qui, bien évidemment, avons une politique dans le domaine de l'énergie, nous voulons contenir les prix.

La Grèce a déjà pris de mesures pour pouvoir contenir les prix de l'énergie en découpant les prix de l'électricité de ceux du gaz naturel. Vous avez parlé de sobriété énergétique, nous sommes tout à fait d'accord et nous adoptons ce terme à l'intérieur de notre pays. Chaque pays, bien évidemment, adopte ses mesures et ses programmes de soutien pour soutenir les ménages, les familles, les entreprises qui sont, aujourd'hui, face à des augmentations de prix extrêmement préoccupantes.

Je crois que nous devons coordonner nos efforts pour faire face à la tentative de Moscou, qui utilise l'énergie comme une arme pour nous déstabiliser. Nous allons également parler de la guerre en Ukraine. La Grèce et la France, depuis le premier jour de cette agression, nous sommes du côté de l'Ukraine, du côté du droit international et de la liberté.

Non seulement parce que la stabilité des frontières est en jeu, non seulement parce que toutes nos valeurs sont en jeu, mais parce que nous ne pouvons pas, aujourd'hui, au XXIᵉ siècle, légaliser et accepter un acte autoritaire, despotique qui pourrait servir d'exemple pour d'autres leaders autoritaires dans d'autres endroits du monde. Nous allons également parler de la position de la Turquie, des provocations qui persistent. Je remercie encore une fois le président de la République, car sa position a toujours été claire.

Notre position et nous sommes prêts, les Rafale français sont déjà en marche et, bien évidemment, nous sommes en train de travailler sur les [INAUDIBLE] et nous remercions la France. Nous sommes prêts à affronter tous ceux qui nous menacent, qui nous menacent qu'un soir ils vont débarquer dans nos villes, sur notre territoire. Je crois que le droit est clair et nous sommes toujours du côté du droit.

Notre position, donc, est très claire. Nous fermons la porte à ces provocations, mais nous sommes toujours ouverts à la discussion et au dialogue. Nous sommes un pays qui est prêt à coopérer et à dialoguer.

Nous sommes également très préoccupés par tout ce qui se passe dans la région de la Méditerranée, en Libye. Je crois que nos vœux sont communs avec la France sur le rôle de l'Europe. Les nouvelles données géostratégiques doivent être renforcés, et ici, la solidarité est importante.

Je crois que nous pourrons dire que nous sommes plus forts ensemble. Et je termine en remerciant à nouveau le président de la République française pour l'invitation et pour son accueil chaleureux, comme toujours d'ailleurs, mais surtout pour sa vision européenne, pour son engagement démocratique et pour son soutien constant à la Grèce, sa présence et ses actions honorent la France et l'Europe, mais si vous le permettez, moi aussi personnellement, car il m'a longtemps honoré de sa précieuse amitié. Merci, cher Emmanuel, de votre accueil chaleureux dans la Ville Lumière.

Merci beaucoup, Kyriákos. Merci. C'est indéfectible.

Merci beaucoup. Merci beaucoup.