L'Europe prépare son armée de robots humanoïdes - 28/10
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 20 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Serions-nous à l'aube d'une prise de conscience de l'importance d'être présent en termes de robotique en Europe ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Quelle est la différence entre le robot allemand Neura 4NE1 et l'Optimus de Tesla ?
- 11:36OuverteRéponse partielle
Sommes-nous prêts à payer pour de l'IA ?
- 24:32OuverteRéponse directe
Comment les réseaux sociaux ont-ils été utilisés pour organiser les émeutes du 17 octobre ?
- 26:38RelanceRéponse directe
Pourquoi 24 heures pour retirer un contenu violent ?
- 26:38RelanceRéponse partielle
Pourquoi pas 12 heures ? Pourquoi pas 6 heures ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:11PrésentateurFait
« Le Neura a une peau artificielle sensible. »
- 6:04PrésentateurFait
« Il peut se changer ses batteries à chaud. »
- 10:10InvitéFait
« On est passé à côté du moteur de recherche, on est passé à côté du smartphone. »
- 11:22InvitéFait
« Au moins, on a ça en Europe et on sait qu'on en aura besoin. »
- 12:21PrésentateurFait
« Claude a promis de ne jamais avoir de publicité, malgré les pertes colossales. »
- 24:53PrésentateurFait
« Snapchat, grâce à des fonctionnalités de géolocalisation, arrive à savoir où il y a des groupes de personnes. »
- 26:57InvitéFait
« C'est 24 heures maximum. »
- 27:25InvitéFait
« le Premier ministre avait prévenu que peut-être pour le 24 octobre, il aurait demandé aux quatre opérateurs de débrancher les réseaux sociaux. »
- 27:32InvitéFait
« Mais on n'a pas le droit, et ça a été retoqué pour retoquer. »
- 27:41InvitéFait
« On avait le temps notarial, le temps Internet, maintenant on a le temps des réseaux sociaux qui sont comme ça. »
- 27:51InvitéFait
« Le temps d'intervention des policiers, malheureusement, ce ne sera pas quelques secondes. »
- 29:09InvitéFait
« Toutes ces procédures, elles existent déjà. »
- 29:46InvitéFait
« les plateformes, elles ont une responsabilité. »
- 30:34InvitéFait
« Là, ils sont complices d'un délit. »
Temps de parole
- Présentateur37 %
- Invité20 %
- Invité 219 %
- Invité 318 %
- ?6 %
≈ 25,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Tech
&
Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
Voilà
le retour de Tech & Co, la quotidienne 19h30 en ce mercredi soir et sur le plateau de Tech & Co. Ce soir Stéphane Zibi est avec nous, consultant spécialiste en transformation numérique et en IA. Clément David, data analytics et AI sales manager chez Google. Jérôme Colombin, journaliste et créateur du podcast Monde Numérique. Je voulais vous parler justement de cette bonne nouvelle concernant la robotique. C'est vrai qu'en général quand on évoque les robots, c'est beaucoup la Chine, c'est un peu les Etats-Unis, mais c'est jamais l'Europe. Eh bien serions-nous à l'aube d'une prise de conscience de l'importance d'être présent en termes de robotique en Europe ? Pourquoi pas ?
Deux actus qu'on va essayer d'étoffer, d'expliquer en Allemagne déjà. Neura Robotics a inauguré il y a quelques jours à Munich
avec
l'université technique de Munich, justement le RoboGym. C'est rigolo, c'est un centre d'entraînement pour l'IA physique. Une salle de sport pour robots en fait. C'est ça, ils ont présenté là-bas une espèce d'humanoïde qui est le 4NE1 de quatrième génération.
Et
puis alors ça c'est en Allemagne et en Italie aussi, il y a le Génératif Bionics qui prévoit un site d'entraînement de 5000 mètres carrés, qui sera opérationnel d'ici fin 2027, pour former aussi son robot qui s'appelle le GEN01. Alors là c'est plutôt des robots industriels. Mais ce que je veux dire par là c'est que,
voilà,
on commence à avoir des infrastructures lourdes, d'industrie, d'entraînement, comprendre comment ça marche et comment surtout l'IA physique va bouleverser ces robots. C'est ça qui est intéressant. Alors on n
'est
pas en train de vous dire que c'est ici qu'on va créer le nouveau Unitree ou l'Optimus de Tesla. Mais les robots industriels, peut-être que demain ils seront fabriqués en Europe. Et ça c'est plutôt une bonne nouvelle. Et je voulais avoir votre point de vue là-dessus.
C'est vrai qu'il y a quand même un savoir-faire industriel en Europe, notamment en Allemagne, etc. Mais en France aussi. Mais ce que je trouve étonnant, c'est surtout en termes de communication, parce que vous les connaissiez ces boîtes ? Non. Moi je ne les connaissais même pas. Neura, les autres, je
ne
sais
pas
comment elles s
'appellent.
Non,
non,
non, on ne les connaissait
pas. On ne les connaissait pas.
Tu as raison. Elles ont été financières en plus par Amazon, par Nvidia, par Bosch. Et c'est dingue. Ce qui prouve bien aussi, c'est des approches très différentes.
Les Américains... Pas de
marketing, pas de com, etc.
Voilà, dès qu'ils inventent, je ne
sais
pas, un demi-boulon sur un robot, ils font une vidéo pour nous faire rêver. Les Chinois, c'est un peu pareil. Et les Européens, que dalle. Mais ça ne
veut
pas dire qu
'ils
ne bossent pas. Effectivement, ils bossent, ils font plein de trucs. Il
y
a les Français aussi. Les Français, on les connaît un petit peu plus. Il y a Vendercraft, il y a UMA, Enchanted Tools, etc. Dans des registres très différents. Ce qui prouve qu'effectivement, il se passe vraiment quelque chose. Et c'est une super bonne nouvelle parce que ça veut dire qu'en plus, si on dézoome le truc,
ça
veut dire qu'on rate un peu actuellement la vague de l'IA classique, des LLM. En revanche, on est peut-être en train de se positionner de manière intéressante sur ce qu'on appelle l'IA physique. C'est-à-dire, l'étape d'après, c'est l'IA dans les robots. Et les robots autour de l'IA, ça ne
veut
pas dire qu'ils sont super intelligents. Mais en tout cas, c'est le deuxième volet de cette espèce de méga révolution. C'est la partie beaucoup plus physique, mécanique, électromécanique, etc. Et là,
il
y a énormément d'attentes. Et ouais, on a sans doute une carte à jouer. C'était un peu ce... Pardon, pardon. Non, mais c'est sûr qu'un robot, on le voit, on l'imagine, ça va remplacer... En fait, ça a toujours remplacé les hommes à un moment ou à un autre. On n
'a
qu'à propenser à la scène des temps modernes avec Chaplin. Mais imaginez un déménagement où il y a des taux de 100 kilos à lever. Un robot pourra le faire et pas quelqu'un qui va s'abîmer de l'eau. Et donc, pour moi, et en plus à moindre coût, parce que c'est quelque chose qui pourrait avoir quelque intérêt. Il faut juste voir que si ça arrive en Europe, enfin, on remaîtrise un petit peu quelque chose. Parce qu'une partie de l'IA du futur, ce n
'est
pas seulement l'LM, ça a été dit par Jérôme, c'est aussi cette IA physique qui va rentrer dans plein d'endroits, mais pas au détriment des hommes. Ça va augmenter le potentiel humain, je pense. Je pense que c'est pas au détriment des hommes. C
'est
-à
-dire
qu
'on
ne
va
pas dire aux hommes, bon, et toi, on n'a plus besoin de toi. Enfin, peut-être à certains endroits. Oui, mais c'est surtout qu'il y a des tas d'endroits où on va manquer de manœuvre. On manque de manœuvre, on va manquer de manœuvre, que ce soit dans la restauration, l'industrie, la santé, etc. Ça va être une nécessité d'avoir ces machines.
Alors, ce qui est intéressant,
c
'est que, excuse-moi, mais je voulais qu
'on
comprenne bien, par exemple, quelle est la différence entre ce robot allemand, le Neura 4NE1, et le Optimus
?
Ils sont assez similaires, donc ils sont tous les deux humanoïdes. L'Optimus est un petit peu plus petit, il est plus léger aussi, parce que le robot allemand fait 1m80, 80 kg. C'est le gros costaud, le
robot allemand.
C
'est le chargé
de la robotique.
Ça,
c'est toi qui le dis, je n'irai pas plus loin sur ce terrain. Il peut, donc, tous les deux peuvent soulever jusqu'à 20 kg, et l'Optimus va un petit peu plus vite. À
20 kg, c'est moins que Vandercraft, par exemple, qui se lève jusqu'à 40 kg.
Et ce qui est intéressant, c'est qu'il n
'y
a pas la même approche, même, on va dire philosophique, parce que le Neura a une peau artificielle sensible, si tu veux. Donc, il va avoir cette sensibilité que l'Optimus n'a pas, par exemple, et la batterie est swipable. Tu pourrais le caresser ? Non, mais après, je ne sais pas. C'est un robot golden retriever.
C'est un golden retriever. C'est exactement ça. Et bien sûr, bien sûr, bien sûr. Il peut passer
à 100 kg, j'ai vu aussi. Tu
ne pourrais plus trouver
un chien allemand, à ce moment-là.
On va chercher un truc sourire. Un berger, c'est un berger, c'est un robot allemand. Un berger allemand.
J'ai vu qu'il pouvait lever 100 kg. Un dog allemand. Le Neura pouvait lever 100 kg. Il vient de dire 20 kg. Alors, au pivot,
non, mais parce qu'en fait, avec ses bras,
à bout de bras, ils peuvent lever 20 kg, mais je pense que quand il est accroupi, qu'il soulève quelque chose, là,
il
peut monter à 100. Ah ouais.
Il porte un
canot à lui tout seul. Et donc, il a un truc. Il peut se changer ses batteries à chaud. Oui, mais ça, il y
en
a beaucoup qui font.
Mais je crois que l'Optimus ne le fait pas.
Non, peut-être pas Optimus. L
'Optimus se recharge un petit peu comme un
Aspie, tu vois. Dès qu
'il
commence à être un peu fatigué, là, paf, il va dans son coin. C'est beaucoup plus malin,
le changement de batterie. Mais bon. Je vais te dire, en fait, pourquoi c'est une bonne nouvelle ? En fait, la complexité n'est pas le robot. La complexité, c'est de pouvoir entraîner ton robot avec des données qui vont faire que quand tu vas arriver dans la vraie vie, tu vas le sortir de son monde virtuel. En fait, il ne
va
pas être complètement perdu parce que l'environnement, il n
'y a
pas trop de décalage entre ce qu'il a connu pendant son entraînement et dans la réalité. Et en fait, le truc, c'est c'est beaucoup plus compliqué d'entraîner l'intelligence artificielle d'un robot qu'il n'y a qu'un LLM, type ChatGPT. Parce que ChatGPT, tu dis, voilà des milliards de bouquins, vois des milliards d'articles, lis tout et à la fin, tu sors à faire quelque chose. En fait, tu ne peux pas faire la même chose parce que le robot, parce qu'il est dans la vraie vie, c'est les physicals et les compagnie.
Tu
vois, quand on parlait de Xpeng au salon de l'auto, le mondial de l'automobile, c'est qu
'il
a besoin de la vraie vie et la vraie vie, pour la reproduire, c'est vachement plus compliqué. Donc, en fait, il y a plusieurs manières de faire. C'est-à-dire que soit tu ne
lui
donnes que des données artificielles.
Si
tu passes par les LLM, c'est comme si tu lui racontais la vie au lieu qu
'il la
vive lui-même. À
un
moment, il va tomber sur un caillou,
il
va dire,
ah
ben non, mais ce n'était pas dans le bouquin. Donc,
en
fait, soit tu le fais piloter par un opérateur dans la vraie vie, mais c'est très lent, c'est une personne, un truc, ça ne génère pas assez de volume de données. Soit tu donnes des gants et des combinaisons à des humains qui font des gestes et comme ça, ça te génère de la donnée, ce n
'est
pas cher et tu l'enregistres et tu te dis comment ça se passe dans la vraie vie. Soit ce que tu fais, c'est que tu leur construis un environnement où tu peux les faire bouger, les faire interagir et capter ce qui se passe dans ces espèces de gyms comme on les appelle. Et en fait, l'enjeu de ça, ce qui est une super bonne nouvelle pour l'Europe, c'est que ça veut dire qu'on est capable maintenant de lancer, notamment financièrement, la construction de ces super infrastructures qui, de toute façon, seront indispensables si on veut que des boîtes européennes soient capables de produire des robots qui seront capables d'interagir dans la vraie vie et dans le monde réel. Donc,
en
fait, tant qu'on n'avait pas ça, tu pouvais considérer que n'importe quel projet de robots physiques européens était morné. Bon, ça veut dire qu'on rentre dans la course, c'est plutôt une bonne nouvelle.
Oui, et puis rappelons
qu'on a Amilabs aussi qui est en train de... Oui,
pour l'IA physique,
pour le... Se préparer
à cette IA physique dont on parle. Amilabs, c'est ça. C
'est
la
vision
qu'il portait chez Meta où il a dit puisqu'on ne
me
laisse pas le faire, je vais aller faire moi-même. Je suis d'accord avec toi, mais juste pour un petit bémol sur quand tu dis que
ce
n
'est
pas le problème de fabriquer des robots. Je ne crois pas. Il y a quand même encore pas mal de... Il y a un univers à conquérir.
Oui, de
miniaturisation notamment.
Les
robots, il y a encore plein de contraintes. Ils chauffent. Il faut qu
'ils
tiennent en équilibre. Les mains, la dextérité des mains, on sait à quel point c'est compliqué. L'autonomie, la question des batteries. Il
y a quand même
des questions mécaniques et électromécaniques à régler
encore. Et
si il met 3 heures aussi à vider de la vaisselle,
tu
vois, c'est un peu...
C'est un territoire
aussi inexploré. Tu vois, c'est des problèmes qu'on a résolus sur d'autres types de hardware qu'on finira par résoudre. En tout cas, moi, à titre perso, ce n
'est
pas la partie que je trouve le saut dans le futur le plus impressionnant entre les deux. C'est
un
avis tout personnel. Non, mais comme disait Jérôme, quand on a vu les robots chinois faire le marathon ou le semi-marathon, quand on les a vus aller plus vite que Usain Bolt, je crois,
même,
pendant un moment, ils ont été très vite. qui ont dépassé... En fait, l'idée, ce
n
'était pas de montrer qu'ils allaient plus vite, c'est de montrer qu'ils allaient sur une motricité de plus en plus fine pour montrer qu'il y avait quelque chose, qu'ils étaient en pleine recherche et que derrière, on pourrait en faire quelques emplois dans notre vie quotidienne. Néanmoins, l'apprentissage va se faire au fur et à mesure, à moins que certains deviennent complètement dingues, mais ils ne
vont
pas créer ces robots. J'ai vu qu'il y
a
une usine de robots qui créent des autres robots. Maintenant, ça commence à devenir inquiétant. C'est X-Men ? D'ailleurs, le titre fait très... Je ne connais rien de Star Wars parce que c'est nul, mais le titre fait très armé des clones. Un peu. C
'est en armée de robots. C'est l'épisode
3. C'est la bataille des clones, je crois. Mais en fait, là où je veux en venir, c'est que c'est important quand même que l'Europe ait aussi ses marques sur le domaine parce qu'on passe quand même... On est passé à côté du moteur de recherche, on est passé à côté du smartphone.
Pétain, si tu nous fais
la
lise,
tout
ce
dont on a raté, on n
'est
pas couché. Si on commence à passer à côté des humanoïdes, là, on aura encore tout raté. Et là, on applique la fameuse phrase qu'on régule seulement avec les autres innoves et produits. Ce
qui est vrai, c'est
qu'on a une culture industrielle
qui devrait plutôt...
En fait, on a tout sur l'étagère, sauf qu
'on
ne s'est pas assemblés.
Et puis
la robotique, ça fait longtemps qu'on en fait.
Oui, bien sûr. Dans les centres de recherche en France, il y a des gros
cerveaux
qui
bossent là-dessus. Quand vous voyez qu'on a SML, qui est la boîte qui régit la tech au monde, dans le monde, sans SML, il n
'y a
plus de processeur. OK ? Nous, on n'arrive pas à fabriquer le processeur en Europe. Mais oui, mais c'est... Je suis un peu vache parce qu'on a quand même des boîtes. Oui, mais c'était micro, etc. Mais on n'est
pas... On est à des années
-lumière de... Adresse de... Justement, je l
'ai
vu dans le documentaire de Mathieu. Il visite l'adresse de cet ensemble où il y a tout le conglomérat pour créer des puces européennes, pour qu'on ait une souveraineté sur ça. Au moins, on a ça en Europe et on sait qu'on en aura besoin. Mais le temps que ça puisse finir d'être fabriqué et d'être produit,
c
'est sûr que ça en aura quelques années. On va encore en manger du NVIDIA et compagnie.
Allez, on enchaîne avec un autre sujet très intéressant, avec cette question de fond, finalement. Est-ce que nous, particuliers, Jérôme, Stéphane, Clément et moi, et encore, on n'est pas tout à fait représentatifs de la population, sommes-nous prêts à payer pour de l'IA ? Payer notre... Claude, notre ChatGPT, etc. Pourquoi je pose cette question ? Parce que c'est tranché chez Claude. Claude a décidé de ne pas financer, en fait, les requêtes que l'on fait sur leur chatbot
par
la publicité.
Alors
que ce n
'est
pas le cas chez OpenAI. ChatGPT, aujourd'hui, il
y a
de la pub qui arrive et ça finance, en partie, les requêtes. Voilà, mais ça devrait arriver. Mais en tout cas... Et ce qui
est
intéressant, c'est que Claude a promis
de
ne jamais avoir de publicité, malgré les pertes colossales qu'ils ont, malgré leur entrée en bourse, etc. Et je trouve ça intéressant parce que finalement, on va avoir deux... Comment dirais-je ? Deux chemins, deux modèles différents. Un modèle financé par la publicité, Google, OpenAI, et puis d'autres qui disent, bah non, nous, on trouve que la pub dans un chatbot,
c
'est trop compliqué comme sujet, on ne veut pas mélanger en fait les requêtes et on ne met pas de pub. Il va falloir payer. Mais ça va être intéressant de voir parce que c'est un pari quand même, pour Anthropique.
Est
-ce que c'est pas surtout une posture de plus de Dario Amodei
?
Bah là, il dit... C'est une posture
anti-OpenAI.
En fait... C'est une posture anti-OpenAI. Anthropique veut se montrer, veut se faire passer pour le gentil de la bande, ce qui est une manière de dire que les autres...
Je ne suis
pas sûr que ce soit le gentil de la bande.
Je suis pas sûr qu'ils le sont, ça c'est sûr. Je suis d'accord. Non, parce que
pour l'utilisateur, c'est une très mauvaise nouvelle. De quoi ?
Qu
'il n'y a pas
de
pub ? Peut-être que moi,
j
'aurais préféré avoir une version de Claude
avec de la pub et de
me
servir de l
'excellence de Claude
financée
par
la pub. Là, tu renverses la proposition. C
'est inacceptable. Non
mais...
Non mais attends. Personne n
'a
jamais prononcé
ces mots, j'aurais préféré qu
'il
y
ait
de la pub. Non mais pourquoi pas
?
Je veux dire, si demain, on arrive à faire le distinguo, si on veut avoir... Je ne
sais
pas, moi je n
'ai
pas envie de dépenser de l'argent dans mon chatbot IA. Ok ? Je veux
dire,
parce
que ça permet d'avoir le truc gratos.
Ouais ! C'est ça. Alors je ne me suis peut-être pas l'exprimé, mais c'est ça.
Non
mais c'est
vrai. En
fait, ce n
'est
pas qu'il veut de la pub, c'est qu
'il
ne
veut
pas payer. Il ne veut pas payer. Bien sûr. Non et puis en plus, ce n
'est
pas mon point de vue. C'est
ton business model
depuis toujours.
Non mais il y a plein de
gens.
Non mais regardez,
il y
a
plein de boîtes. Google, c'est ça. Il
économise pour s'acheter un Mac.
C
'est pour ça qu'il a besoin d'un peu de... Ou alors, imagine, tu as envie de faire de la pub. Toi,
tu
es patron d'une boîte, tu as envie de louer d'un hôtel ou je ne sais quoi, tu as envie qu
'il
soit vu. Les gens utilisent tout ce cloud au lieu d'utiliser Google. Mais en plus, ils ont envie d'être vu. Mais je crois que... C'est aussi une volonté du côté des annonceurs de se faire de la pub. En fait, je pense que la tension, elle est là, elle est sur les outils d'IA. Donc, ce serait la moindre des choses de faire une proposition là-dessus. Eux,
ils
disent qu
'ils
ne veulent pas le faire. Moi, je ne
sais
pas, mon premier réflexe, c'était,
ils
font un anti-open AI pour montrer que... Parce qu'en fait, la pub, ça a toujours été intrusif. Ça a toujours été quelque chose qui a... Voilà, si on fait de la pub en plus, c'est toujours un peu ciblé. Donc, encore plus. Donc, ils voulaient peut-être par rapport à leur constitution qu'il y
a
au début, qu'ils ont créé... Parce qu'en gros, ils ont quelques principes. Oui, on
va dire qu
'ils ont des principes, on va dire qu'ils ont une posture, ils veulent passer...
Non, mais je trouve
intéressant qu'Open AI ait le modèle économique d'un moteur de recherche, finalement. Pas pour tout, bien sûr, puisqu'après, il y
a
des abonnements payants et anthropiques. Et lui,
il
est plutôt sur le premium, finalement, en disant, écoutez, Claude, il va falloir passer à la caisse tous les mois pour pouvoir en bénéficier. Mais
c'est un pari, quand même. Ce ne sera pas donné. Oui,
ce ne sera pas donné. Mais d'un côté, c'est une bonne nouvelle pour Open AI. Parce qu'eux,
ils
se disent, ok, nous, c'est clair, on n'aura pas de concurrents dans ce domaine-là. Notre modèle économique de pub qui finance TchadGPT, ben, voilà.
Mais quelle est la part de la
pub aujourd'hui et quelle sera-t-elle même à plus
ou moins bref
échéance ? C'est vrai que c'est une question de positionnement, mais on le savait déjà. C'est-à
-dire
que la pub au Super Bowl de Anthropique, je ne
sais
pas si vous souviens. Oui, je me souviens très bien.
Il
y
a
une pub, je ne sais combien de millions. En fait, t'es chez ta psy qui finit par dire et le mec dit j'ai des problèmes avec ma maman, ce n
'est
pas compliqué la relation. Il dit, vous ne voulez pas rencontrer des célibataires de 70 ans un peu dans votre quartier ? En fait, la psy commence à faire de la pub comme si c'était une pub extraordinaire. Il y a 3-4 itérations comme ça. Elles sont toutes top. Mais ce qui est vrai,
c
'est que, et c'est ce que tu dis, c'est en fait, il y a un choix qui est le modèle économique te dit ce sur quoi le modèle va chercher l'optimisation. Si tu payes, si en fait le modèle va optimiser l'attention, le modèle va utiliser la capacité à pousser l'intention d'achat, etc. Si tu payes ton modèle et donc il n
'y a
pas de pub, à ce moment-là, ce que le modèle va optimiser, c'est la réponse à ta question. C'est rendre le service pour lequel tu payes parce que sinon, tu n'as plus de raison de payer. En fait, c'est un peu différent. Et là où, avec tout le respect que j'ai pour Jérôme Combin qui est une personne extraordinaire, je ne
suis
pas tout à fait d'accord,
c
'est que ce n
'est
pas que de la posture, c'est aussi que ma vision des choses, c'est qu'Entropic te vend de l'excellence opérationnelle là où ChatGPT n'est beaucoup moins concentré sur le B2B avec capacité à transformer les entreprises, capacité à produire des documents de très haute qualité, à transformer des workflows dans les entreprises, etc. Et je pense qu'il y a une question de survie pour Entropic d'être cohérent avec la proposition de valeur et que tout à coup, s'ils mélangent ce on produit les meilleures réponses, les meilleurs documents, on aide les entreprises à se transformer, mais on sécurise un maximum vos données, etc.
Mais qu'en même temps, ils commencent à faire du bas de gamme très grand public en vendant de
la pub.
Mais c'est une bonne com, c'est ça ? Non,
parce que ça correspond
aussi à des réalités techniques. Est-ce que je peux te dire aussi, est-ce que je peux te donner mon point de vue ? Je ne
suis
pas tout à fait d'accord avec toi. Prends le cas de Disney+, c'est du contenu premium.
Oui, oui.
OK ? OK. qui est financé par la publicité. Entre autres.
Ah
ouais, mais là, on parle de...
Non, mais ce que je veux dire par là, c'est que ce n'est pas parce que tu... Il
n
'y
a
pas
la même chose à Disney+. Oui, mais c'est ce que je veux dire. Il y a quand même une notion de premium, c'est-à-dire que ce n
'est
pas parce que... Toi, tu penses que les deux ne sont pas antinomiques
?
Je me dis que... En tout cas, la question est ouverte. La question est
ouverte.
Le truc, c'est qu'en 10 ans, il n'y aura pas de pub. Ça veut dire qu'il s'engage à ce qu'on ne soit pas gêné par de l'affichage publicitaire, sachant que la majorité des gens, à part François, n'aiment pas.
Non, mais je n'aime pas ça.
Et c'est aussi une garantie quant à l'utilisation des données personnelles pour le ciblage. C
'est
ça, en fait, le truc. En fait, moi, quand je vous entendais, je suis en train de me dire dans combien de temps on va avoir ? Peut-être qu
'ils
revoient leur position. Parce qu'en gros, les gens qui disent jamais il n
'y
aura de pub, bon, pourquoi
pas ? Mais en plus,
franchement, c'est tentant quand
même.
Franchement, je veux dire, la pub sur les LLM, je me demande si vraiment c
'est
un truc qui va exploser. Parce que, regarde, quand tu utilises la GPTO via une API, la pub, tu vas passer à travers. Tu ne l'auras pas. Quand tu utilises avec un agent, pareil, tu ne la verras pas, la pub. Donc finalement, tu vas l'avoir, si tu l'utilises de manière vocale,
tu
parles à ton chatbot avant qu'il mette de la pub vocale dans les réponses, il se passera du temps. Donc quoi ? Il reste un peu de place sur l'interface web qui est le truc le plus basico-basique du LLM, mais qui n'est pas forcément voué à devenir la porte d'entrée généralisée pour les outils d'intelligence artificielle,
il
me semble. Tout ça, ce qu'on utilise... Ce n
'est pas
naturel d'avoir de la pub. Et puis tu utilises LLM via ton smartphone, via n'importe quoi, tes lunettes, etc. Où est-ce qu
'on
va te la mettre, la pub
?
Non, tu vas raquer, c'est tout, je suis désolé François, mais tu devras passer à la caisse si tu veux utiliser de
l
'IA.
Non mais moi, ça ne me dérange pas, mais je me dis que Google a tenu pendant des années avec un modèle économique dédié à la publicité, Facebook, pareil, il gagne énormément d'argent, c'est très rentable, je pense qu'OpenEye rêve de ça, c'est-à-dire que la publicité pourrait financer une partie de leurs dépenses monstrueuses pour le grand public.
Et moi, je trouve que ce n'est
pas déconnant. Pourquoi elle n'est toujours pas sortie ? Mais parce que, tu sais, c'est toujours long, il faut que les régies locales se mettent en place,
il
faut trouver, enfin tu vois,
il
faut monter une équipe commerciale, je pense que c'est ça. Et puis je pense que ce qui est beaucoup plus... Et puis voilà.
Ce qui est beaucoup plus malin...
Ils
sont structurés pour ça maintenant, je pense maintenant OpenEye, ils ont poché...
Oui, mais
la pub, tu sais, c'est local. Il faut que tu fasses appel à des annonceurs locaux.
C'est des petits vendeurs. Mais aux US, il n'y a
pas de pub tellement dans... Je ne sais pas. Il ne faut pas oublier qu'on est sur deux mondes très différents.
C
'est-à
-dire
qu'aujourd'hui,
il
y a le B2B et le B2C. Et que c'est aussi...
Tu
vois, si tu prends les organisations d'une boîte comme Google, tu as Google Ads d'un côté qui gère la pub et puis tu as Google Cloud de l'autre côté qui va gérer la partie de transformation des entreprises via le cloud, via la data, via l'IA, etc. Aujourd'hui, OpenAI investit beaucoup dans ses bureaux européens sur la partie B2C. Comment est-ce qu'on va chercher des entreprises à qui on vend des licences OpenAI pour leur faire faire de l'IA, etc. Que ça consomme
? Ce
n
'est
pas si facile non plus dans le même temps, alors que ça, ça prend déjà une énergie, un pognon fou, d'être capable de lancer des régies pubs qui sont des grands trucs, qui sont côté B2C.
Ce
n
'est
pas du tout les mêmes profils,
ce
n
'est
pas du tout les mêmes types de sociétés. Donc en plus, c'est difficile de courir deux lièvres à la fois. Et c'est peut-être là où tu as raison, Jérôme, en disant, si ça n'arrive pas tout de suite, c'est peut-être aussi que ce n
'est
pas tant la priorité absolue que ça parce que ce n
'est
pas la martingale.
Et
ce n
'est
peut-être pas facile à mettre en œuvre. Parce que c'est quoi la pub dans le chat de GPT ? Nous, on attend les bannières, les ads, comme on est habitué à les voir sur Google depuis des années. Mais en réalité, ce qui existe déjà, c'est les recommandations dans les réponses du moteur de recherche.
C
'est pour ça qu'aujourd'hui, tu demandes à chat de GPT « Trouve-moi un hôtel au Balear ». Les trois réponses qui vont sortir, celles-là, elles sont hyper impactantes. Et aujourd'hui, ça, c'est du SEO, en fait. C'est fait comme du
SEO.
Ou du... Géo, comme on dit maintenant. Géo, ouais. Bref, c'est du référencement
naturel.
Mais c'est ça qu'il faudrait arriver à monétiser. C'est ce qui s'est passé.
Mais là, tu
casses
la poule au dehors. Tu
casses
l
'âme du
système.
Et bah voilà. C'est pour ça que je dis que c'est pas facile la pub. C'est une vraie
question de confiance.
C
'est un peu comme si sur Google Search, je
t
'avais pas dit que les premiers résultats... Ouais,
mais
regarde,
Jérôme, reprenons ton exemple des hôtels au Balear. Chagipiti te donne une sélection de trois hôtels. OK ? Si, dessous, t'as de la pub avec un quatrième hôtel au Balear qui fait une promo, ça,
c
'est de la pub. Peut-être que tu seras tenté petit coup dessus.
Ouais,
peut-être. Tu vois ? Si c'est bien décorrélé et que tout est bien encadré, que tu comprends que c
'est
de la publicité, que c'est une annonce sponsorisée comme on a sur Google, ça peut peut-être passer aussi.
Tu
vois
?
Bon, à voir en tout cas. En
tout cas, juste pour info, par rapport à cet exemple-là, il y
a
un accord quand même qui est rendu public. Cherchez la date exactement qui est sur le... entre OpenAI et Booking.com qui existe d'ores et déjà et les données... Voilà, aujourd'hui, ceux qui posent des questions pour leur voyage sont envoyés vers des liens Booking.
C
'est super impactant et prescripteur, ces trucs-là.
Je
ne sais pas si... Enfin, vous avez certainement déjà testé, mais les recommandations de restaurants, d'hôtels, de trucs... Enfin, moi, j'ai pratiqué ça tout l'été, mais à chaque fois,
c'était Bingo. Moi, j'ai demandé
à Chetipotie si Jérôme était toujours
mon ami. Il me dit non, il est un peu moins. J'ai l'impression que je suis un peu moins son ami. Pas
du tout. On repose la question
anthropique à Claude.
Ce qui reste à
Apple, c'est que c'est les seuls à avoir accès à tes photos, à tes données, etc., et que pour le coup, ils ne partagent pas avec Gemini, avec Internet, et que la mine d'or, eux, sur laquelle ils sont assis, c'est le fait que la partie interface avec l'utilisateur, la couche décisionnelle de qu'est-ce qu'on comporte, à qui, en fonction de ce qu'il a, etc., le truc ultime où, finalement, c'est toi qui décides un peu de ce qui est poussé. Apple, ils ont encore cette maîtrise malgré leurs accords sur l'IA. Donc, peut-être que, en effet, cette couche qui est hyper impactante et celle qui a de vraies valeurs, elle va alors servir à quelque chose.
Bon, on va terminer avec un sujet bien plombant qu'on aime bien, qui
va bien nous. C'est bien les Balears
? Pardon ? C'est bien les Balears ? Ouais, les Balears, c'est sympa, ouais. Non ? Tu n
'es
jamais allé ? Non, je ne
sais
pas trop. Bah, t'as le lié...
J'ai dit les Balears au hasard. Non,
non, non,
bien sûr,
il
y a...
Soit plus de dire les Hamptons.
C'est
très
simple. Bien
sûr,
il fait plus doux qu'en France, notamment. J'étais dans les Hamptons, c'est pas aux Balears. Voilà, on referme.
C
'était sponsorisé par Booking.com. Bah voilà, tu vois, je peux faire de la pub aussi. On va citer Hôtel.com aussi. C'est quoi les autres ? Parce que là,
j'ai une situation
compliquée, au podo, etc. Il s'est moqué que j'avais même un appel au podo sur mon téléphone.
Je ne suis pas moqué,
j'étais surpris.
Non, là, on rigole moins maintenant. Parce que... Et on va essayer de dépolitiser ce débat, même si c'est compliqué quand même. On va revenir sur ce qui s'est passé cette journée catastrophique du 17 octobre. On le sait, les émeutes, les manifestations, mais surtout les émeutes, en fait, se sont organisées sur les réseaux sociaux. Ce n
'est
pas nouveau. Ce n
'est
pas la première fois qu'on en parle. Moi, je me souviens, il y a un an ou deux, on avait pointé du doigt Snapchat. Hein, Jérôme ? Tu t
'en
souviens ? Parce que Snapchat, grâce à des fonctionnalités de géolocalisation, arrive à savoir où il
y
a des groupes de personnes. Et à partir du moment où tu autorises cette géologue, tu peux rejoindre des personnes qui sont à cet endroit-là. Et pendant les émeutes, ça avait du sens. Là, ce qui se passe, c'est qu'il y
a
une volonté quand même du gouvernement de resserrer la vis au sujet des publications qui appellent à la violence ou au pillage. Et en gros, à partir du moment où il y a quelqu'un qui pose ces trucs débiles, il y a une, comment dirais-je, une alerte qui est faite via le processus Pharos, je crois. Après,
retrait. – Pharos, c
'est que quelqu'un le signale
manuellement
à Pharos.
–
C'est
ça.
– Il faut le signaler manuellement. Bon, à partir de là, la plateforme a 24 heures. Vous vous rendez compte ? 24 heures pour l'enlever.
–
C'est... – C'est...
–
C
'est...
En 24 heures, le monde entier peut exploser, quoi.
–
Bah ouais. – 24
heures.
– C
'est
la fenêtre qui a toujours été... –
Ouais, mais
c'est... – Mais dans... Enfin, c'est pas la même échelle de temps. – C
'est
l'échelle de temps de la justice. – Oui, mais c'est pas l'échelle de temps de la vie. – Bah non, c'est sûr. – Voilà.
– Ah,
c'est beau, ça. – Non, mais va demander à une boutique qui se fait péter sa vitrine par des émeutiers. Si on dit 24 heures après, on va retirer votre... – Alors,
oui, le truc, ça va changer quelque chose.
– Les émeutes du 17 octobre, ça faisait des jours et des jours qu'il y avait des appels sur les réseaux. Ça faisait beaucoup plus que 24 heures.
–
Certes.
–
Non,
mais
tu as
raison.
– Quelle boutique ils allaient faire ?
– En
fait, non.
– Mais pourquoi
24 heures ? –
Il
y avait des appels qui étaient scandaleux.
– Non, mais on est complètement
excités, qui disaient, ouais, amène tous les mecs que tu connais, ceux qui ont fait de la prison, je veux méga dans la rue et tout. – Non, mais Jérôme,
pourquoi
24 heures
? Pourquoi
pas 12 heures ? Pourquoi pas 6 heures ?
–
Non, mais c'est le temps... –
C'est parce
qu'on n'a pas de...
– Je sais
pas, tu demanderas au sénateur, mais...
– Non, non, mais tu
vois,
est-ce que c'est un
truc de réglementation, ces 24 heures, ou est-ce que c'est techniquement qu'on n'arrive pas à aller plus vite que ça ?
–
En fait, c'est juridique, en fait. C'est 24 heures maximum. – En fait,
s'ils le font
en une heure, tant mieux pour...
– Donc,
on termine. Si au bout de 24 heures, c'est enlevé, bon, ben voilà, tout va bien. Si c'est pas enlevé, là, ça devient compliqué pour les plateformes, qui peuvent être déréférencées, d'après ce que j'ai compris, ou même bloquées par les autorités.
–
Ben oui, mais... – C'est ça ?
– C'est l'effet de Damoclès,
ouais.
–
On
l'a fait
déjà en France, vous vous souvenez pas ? –
En
Nouvelle-Calédonie. –
Oui, c'est vrai, on l'a fait. – On l'a
fait en France, et pour montrer que c'est possible, paraît-il que le Premier ministre avait prévenu que peut-être pour le 24 octobre, il aurait demandé aux quatre opérateurs de débrancher les réseaux sociaux.
–
Mais on n'a pas le droit. – Mais on n'a pas le droit, et ça a été retoqué pour retoquer. En fait, ce qui est juste un truc de... bon, qui est un truc de dingue, c'est que le temps... On avait le temps notarial, le temps Internet, maintenant on a le temps des réseaux sociaux qui sont comme ça. Aujourd'hui, une vitrine peut être cassée en quelques secondes. Le temps d'intervention des policiers, malheureusement, ce ne sera pas quelques secondes, à moins s'ils étaient là. Mais ça m'étonnerait que les gosses puissent taper sur une vitrine avec des policiers derrière. Ou à moins de mettre un policier sur chaque vitrine, ce qui n
'est
pas le cas. Donc la seule chose qu'ils ont pu dire, malheureusement, et je pense que
ça
a été reproché, c'est de mettre une protection privée. Je crois que ça a été reproché. Mais en fait, le souci majeur, c'est qu'il faut que la police et les autorités travaillent différemment.
On reste
dans le dilemme absolu et sans faire de poétique, on reste dans le dilemme absolu des réseaux sociaux, dont on parle souvent sur ce plateau, réseaux sociaux, slash hébergeurs, etc. qui est, quand ils ne filtrent rien,
on
leur dit qu'ils participent à la publication de contenus haineux, d'appels à la violence, machin, et quand ils filtrent, on leur dit qu'ils... Ils
portent atteinte
à la
vie privée.
Non, à la liberté
d'expression. À la liberté d'expression.
Et donc en fait, qu'est-ce qu'ils rentrent dans leur devoir, pas dans leur devoir, etc., c'est quand même, on a eu le cas dix mille fois, mais c'est un problème absolument insoluble. En plus, avec le volume de contenus à traiter, même avec l'IA, je veux dire, c'est des... Oui,
mais là, on ne leur demande
pas de surveiller et de bloquer a priori. On leur dit, s'il y a une alerte pharos, vous coupez. Mais en fait, je veux
dire,
c'est de l'esbrouf, ce truc-là, parce que ça existe déjà. Toutes ces procédures, elles existent déjà. Donc, elles sont un peu adaptées, customisées au contexte des émeutes urbaines, mais... Là où il y
a
un scandale, le
système-là existe. Parce
que je rappelle quand même que si la publication n'est pas enlevée de la part de l'hébergeur, admettons, je prends un exemple, Instagram.
Ce n'est
peut
-être
pas le bon exemple, mais on s'en fout,
que
ce soit Snapchat ou quoi. TikTok,
en
fait, le premier. Ou
TikTok. Ou TikTok,
oui.
Eh bien, TikTok serait bloqué en France. C'est-à-dire que plus personne ne pourrait accéder à TikTok. C'est ça, le truc.
Oui, mais c'est... C'est pour faire peur. Ce
n
'est pas juste. En fait, non, ce qui est juste que là, les plateformes, elles ont une responsabilité, une. C'est que malheureusement, quand on casse une vitrine et qu'elle tombe, etc., c'est spectaculaire, donc ça rentre dans les algorithmes. Et donc, en gros, ça tourne et ça va beaucoup plus vite après dans la... Mais bien
sûr.
Et ça, c'est un truc où ils ont la main pour pouvoir modifier les algos. Mais parce qu'on est attiré par le drame.
On est attiré par les trucs dégueulasses. Tu
vois un truc tomber, tu regardes. Mais bien sûr. Ça dépend, il y
a
de la pub.
Non, mais on voit une voiture qui brûle. Tu te dis, waouh,
qu'est-ce
que ça se passe, etc. C'est comme
ça. Il y
a
le côté un peu voyeur que chacun peut avoir. Mais il se trouve que là,
il
y a ça. C
'est vrai que les
algorithmes
poussent ça.
Et donc, pour moi, ça, il y
a
un truc qu'ils peuvent le faire tout de suite. Mais ça n
'a
pas été proposé par... Mais si tu fais ça,
Stéphane, il y a moins d'audience, moins de publicité.
Ils ne vont pas vouloir. Mais comment ne
pas
vouloir ? Là, ils sont complices d'un délit. Ils sont
complices d
'un
délit parce que, pour moi...
Va
leur parler de ça dans la Silicon Valley où ils sont tous...
Je sais,
mais sauf que ça peut conseiller d'importe quel pays. Donc, je pense que quand même, quand on fait des choix, il y
a
des conséquences. Voilà. On n
'a
pas parlé politique, t'as vu ? Non, on n
'a
pas tout dit. Mais c'est un sujet compliqué qui mériterait d'être recadré
juridiquement, surtout. Bien sûr, et qui mériterait 20 minutes, au moins. Peut-être qu'on aura l'occasion d'en reparler de manière un peu plus apaisée quand tout ça se tassait, si ça se tasse un jour. Espérons-le. Merci beaucoup à tous les trois. Merci Clément. Avec plaisir. Clément David. Merci à Stéphane Zibi et merci à Jérôme Colombin. Avec
plaisir.
Ton monde numérique et on te retrouve tout à l'heure donc à 21h sur Radio-J. Vous aimez Stéphane Zibi sur BFM Business, vous l'apprécierez encore plus sur Radio-J. Non, vous ne l'appréciez pas plus. Vous l'appréciez autant. J'aime bien être ici. Voilà.