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interviewSénat (sur YouTube)· 28 mars 2025 111 min

Accès aux études de santé : audition de Yannick Neuder

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

d'organiser une audition commune avec le présent Lafond sur un sujet qui nous intéresse tous les uns et les autres au regard des travaux qui ont été menés de l'actualité puisque vous avez tous mes chers collègues j'imagine pris le temps de lire le rapport de la Cour des comptes qui a présenté à la commission des affaires sociales le 11 décembre dernier les conclusions de l'enquête sur l'accès aux études de santé que nous avions commandé en application de l'article LO 13231 du code des J jdiction financière les conclusions de la Cour sont globalement assez critiques et ont conduit la Commission à désigner des rapporteurs pour avancer sur ce sujet hautement important concernant notamment l'accès et le déploiement des études de médecine à ce titre là nous sommes au niveau de la commission affaires sociales donc saisis donc corineber qualifé qualifé Véronique guillottin et moi-même et avec l'idée de poursuivre les travaux au-delà même la même du rapport de la Cour des comptes et avec l'engagement de mettre en place un certain nombre d'auditions pour mieux comprendre et mieux appréendrer l'enjeu qui nous est aujourd'hui posé nous avons endu notamment entendu notre collègue également Sonia de la provoté qui est auteur de deux rapports sur la mise en œuvre de la réforme paslass nous sommes nous avons voulu travailler pour reprendre tout l'historique de la réforme et saluer d'ailleurs le l'excellent travail qui avait été réalisé par votre commission mon cher président mais également par votre rapporteur qui clairement bien connaît parfaitement le sujet c'est dans ce cadre que nous accueillons aujourd'hui avec la commission culture éducation de la communication et du sport Monsieur Philippe Baptiste ministre chargé de l'enseignement supérieur et de la Recherche et Monsieur Yannick noer ministre chargé de la santé et de l'accès aux soins vous avez remarqué on a mis chacun son président à côté de son ministre voilà dans l'organisation messieurs les ministres merci de votre présence nous sommes impatients de vous entendre sur l'enquête de la Cour des comptes sur le bilan que vous tirez de la réforme de l'accès aux études de santé et le cas échéant sur les évolutions qui vous semble souhaitable vous allez débuter par un propos liminaire dans l'ordre qui vous conviendra mais je crois que c'est Monsieur Baptiste qui commencera avant que les commissairire en commençant par les rapporteurs de nos commissions respectives vous interroge mais avant tout je cède tout de suite la parole au président Laurent Lafond merci monsieur le Président et et tout d'abord je voudrais vous remercier de cette initiative de audition commune sur un un sujet que nous avons effectivement en partage et et c'est très bien de pouvoir ensemble auditionner les les deux ministres en charge de de ce sujet la commission de la culture comme vous l'avez rappelé je vous en remercie et est engagée de longues dates sur le le sujet des des études de santé qui constituent évidemment un enjeu crucial pour la qualité de de notre système de soins mais aussi pour l'excellence de notre recherche en en santé humaine dans le cadre de sa compétence législative nous avions ont rendu un un avis sur le projet de loi relatif à l'organisation et la transformation du du système de santé en en 2019 par lequel nous avions souligné la complexité du nouveau système mise en place et dans dans le cadre de la de notre pouvoir de de de contrôle nous étions aussi penchés à deux reprises par l'intermédiaire de de Sonia de lapruté qui interviendra tout à l'heure certainement à travers des question une première mission flash en 2021 qui avait conclu à à l'insuffisance de la préparation et du pilotage de la la nouvelle organisation dans la phase de lancement de la mise en œuvre de la réforme et puis un rapport de suivi l'année suivante en 2022 qui avait pointer les les différences de niveau entre les étudiants de l'AS et de pass et l'insuffisante communication auprès des étudiants ainsi que les les fortes disparités entre les les établissements ces constats ayant été largement repris par la Cour des comptes comme vous le signalz monsieur le Président il me semble que nous parvenons aujourd'hui à une évaluation partagée de la nouvelle organisation des études de santé ainsi que des évolutions qui pourraient permettre de de remédier aux difficultés rencontrées depuis 2020 la mission menée par la commission des affaires sociales contribuera certainement à à tracer le chemin vers ces adaptations et et nous sommes bien entendu très désireux d'écouter les les deux ministres de tutelle sur sur ce sujet et donc comme vous le suggériez président mouiller nous allons donner en premier lieu la parole à Philippe Baptiste ministre chargé de L supérieur et de la Recherche messieurs messieurs les Messieurs les Présidents Mesdames et Messieurs les rapporteurs mesdames et messieurs les sénateurs monsieur le ministre cher Yannick merci merci beaucoup de de me donner ici la parole je suis très heureux de me retrouver parmi aujourd'hui dans le cadre de vos travaux sur l'accès aux études de santé alors les études médicales qui regroupent à la fois évidemment la médecine mais aussi la maotique et l'odontologie et les études pharmaceutiques suscitent de depuis des années une attention évidemment importante de la part de nombreux citoyens et il est normal évidemment que les élus s'en saisissent c'est un sujet qui touche directement à l'égalité des chances pour les étudiants entre les territoires et bien sûr à l'égalité d'accès aux soins et à l'équilibre de notre système de santé puisqu'on sait qu'évidemment la manière dont sont formés les étudiants a aussi un impact évidemment sur l'endroit où ils s'installent c'est aussi un sujet qui me tient à cœur car les études de santé elles s'inscrivent pleinement dans le paysage des études universitaires en général et plus en encore peut-être depuis la dernière réforme cette réforme qui a donc celle qui a été qui a été examinée cette réforme qui a abouti à la situation que nous connaissons actuellement a permis de construire un nouveau modèle après la suppression de la première année commune aux études de santé la passesse la passesse présentait un certain nombre d'inconvénients elle était très déterministe socialement elle ne répondait pas ou peu au besoins des territoires du pays en général en terme de nombre de personnes formées et elle avait conduit à isoler de manière démesurée les étudiants de la passèe des autres filières universitaires même celles qui partageait le plus d'éléments communs avec elle et enfin elle entraîit des situations d'échec et je crois que c'est probablement le le le point auquel moi je suis plus sensible elle entraîné des situations d'échec et un mal-être considérable chez un très grand nombre d'étudiants et d'étudiantes y compris parmi ceux qui avaient les qualités reprises donc de très bons étudiants qui arrivaient en passs mais qui ne passaient pas la barre et qui était mis en situation d'échec pendant 2 ans et euh et qui en particulier n'avait pas de moyen évident de reprendre de devenir des praticiens de santé sans sans pour autant être sans pour autant être médecin alors la réforme du modèle d'accès des études de santé elle visait à répondre à ces différentes insuffisance je crois qu'elle y a en partie réussi en partie seulement comme cela a été souigné les chances d'accès aux études de santé ont connu une amélioration significative en effet le nombre de places ouvertes a augmenté en particulier en médecine nous sommes passés de 8700 places ouvertes en 2017 à 11000 par an actuellement sans baisser le niveau d'exigence l'augmentation des capacité d'accueil en premier cycle a permis d'améliorer le taux d'accès en médecine en maillotique en notologie et en pharmacie et le taux d'accès des néobacheliers est passé de moins de 20 % à 30 %. par ailleurs les redoublements ont chuté de manière drastique avec la passès le taux de redoublement était gigantesque près de 4 étudiants sur 5 était concerné par une 2è première année maintenant plus d'un néobachelier sur deux accède à une année supérieure et le nouveau système a aussi permis une meilleure diversification des profils en tout cas dans les parcours de première année de licence d'accès à la santé laalas mais la réforme a aussi trouvé ses limites elle a trouvé ses limites et c'est tout à fait normal et vos travaux actuels sont nécessaires et bienvenus pour objectiver ces insuffisances quelques points peuvent être déjà soulignés la réforme devait donner une certaine souplesse aux universités pour son application et en la matière la Liberté a été au rendez-vous mais cela n'a pas toujours bénéficié aux étudiants l'hétérogénéité entre établissement la la très très grande diversité des systèmes est devenue trop grande et elle nuit à la lisibilité du système je pense que c'est probablement un des enjeux majeurs de ce qui a été des choses à à corriger c'est la trop grande hétéogénéité des des systèmes de de formation aujourd'hui cela vaut tant pour les modalités de sélection que pour le organisation des parcours eux-mêmes trop divers finalement et trop complexe pour le commun des mortels qui doit choisir son université et son parcours en première année d'autre part la place des épreuves orales ou les critères des algorithmes de sélection sont d'une grande variabilité d'une université à l'autre enfin la répartition des enseignements ou les possibilités de choix des disciplines hors santé dépendent complètement du lieu d'inscription et là aussi très forte hétérogénéité dans le territoire cela pourrait n'être qu'un problème d'organisation préoccupant pour nos esprits cartésiens mais sans grande conséquence mais malheureusement non les étudiants souffrent de cette situation il la jugent insatisfaisante et il jugent le système de fait inéquitable de fait de cette cette difficulté de répartition alors actuellement le modèle passlas a été adopté dans 29 universités tandis que le modèle tas ne l'a été que dans cette université la pass reste la voie majoritaire d'accès en étude de santé ce schéma a reproduit l'idée d'une voie entre guillemets royale qu'on a beaucoup reproché à la passesse et que la réforme devait permettre de dépasser ce point de VUL ça n'a pas complètement fonctionné les taux d'admission depuis les l dans les sites ayant passe etlas est demeuré insuffisant contrairement aux objectifs fixés par la réforme et enfin certains de nos étudiants continuent à partir pour l'étranger un phénomène qu'il ne faut pas non plus dramatiser mais qui est réel et qui nous interroge évidemment sur la logique générale du système donc 4 ans après la suppression de la passesse nous nous pouvons donc constater qu'il demeure des marges de progression importantes et pour y répondre nous devons être à l'écoute de toutes les parties prenantes à titre personnel il me semble que certaines pistes de progrès sont déjà identifiables d'abord la simplification du système actuel c'est une demande à peu près générale elle a été énoncée par la Cour des comptes par les doyens les doyens des facultés de santé par les représentants des étudiants par certains président d'université et je sais que un grand nombre de parents sont aussi du même avis je partage leur diagnostic et leur volonté de simplifier et d'harmoniser le système au niveau national force de constater cependant que les modalités de la voie unique sont aussi nombreuses que les parties prenantes qui sont qui viennent nous rencontrer donc c'est sans doute le fantôme de la passesse qui nous hant avec tous ces défauts ce système avait l'avantage une grande simplicité du fait de son unicité et de sa rusticité mais toutes les raisons que j'évoquéis tout à l'heure au début de mon intervention font qu'il est tout à fait de mon point de vue exclu de revenir au système antérieur ce serait renoncer aux avancé qui ont é réalisé ces dernières années et continuer entre guillemets à si je peux m'exprimer brutalement à gâcher de très grand nombre de bons étudiants qui qui ne qui ne réussissaient pas et qui était mis dans une situation d'échec assez cruelle en revanche nous devons améliorer le système pour simplifier et améliorer sa visisibilité pour les étudiants et les familles nous devons le rendre plus équitable sur tout le territoire et au sein des universités nous devons faire en sorte qu'il favorise la réussite des étudiants en étude de santé mais aussi de ceux qui poursuivent d'autres par cours universitaire en même temps tout cela en gardant des principes qui ont présidé à la suppression de la passesse je crois et plutôt qu'une voix unique je souhaite donc que nous travaillons sur un modèle unique d'organisation de l'accès aux études de santé en gardant le principe de parcours diversifié les modalités précises de tout cela doivent faire l'objet d'un travail qui prendra en compte évidemment vos conclusions mais quelques grands principes peuvent me semble-t-il être dégagé à la lumière de l'expérience des quatre dernières années nous avons beaucoup à apprendre des modèles d'organisations qui ont été mis en place dans les différents territoires je compte pour ma part poursuivre le travail d'identification des meilleures pratiques et j'ai d'ailleurs prévu d'aller à la rencontre d'établissement dans l'organisation du premier cycle d'études de santé paraît avoir bien fonctionné je suis convaincu que nous avons tout à gagner pour nous inspirer de ce qui a fonctionné sur le terrain pour proposer des solutions au niveau national et fort de ces rencontres fort des constats de la cour et le et des fruits de vos travaux et des groupes de travail pilotés par nos ministères le ministère de la santé comme le Ministère de l'enseignement supérieur recherche nous serons en mesure de faire des propositions d'ajustement très rapidement une phase de concertation va s'ouvrir avec toutes les parties prenantes en s'appuyant sur les travaux des parlementaires l'expériences territoriales et je crois que nous sommes très engagés avec Yannick ner et sous l'autorité du Premier ministre pour faire aboutir une réforme rapidement si possible à la rentrée 2026 et durant toute cette phase je resterai présent et engagé pour que le nouveau modèle bénéficie à tous je vous remercie de votre écoute et évidemment je serai heureux de répondre aux questions que vous pourriez avoir je vous remercie merci monsieur le ministre je donne maintenant la parole à Yannick noer ministre de la Santé merci Messieurs les Présidents Mesdames et Messieurs les corabarateurs mesdames et messieurs les sénateurs chers cher Philippe très heureux d'être ici sur ce sujet qui me passionne depuis que je suis parlementaire et qui continue passionner maintenant que je suis ministre nous avons tous pris connaiss avec beaucoup d'attention de ce rapport de la Cour des comptes alors naturellement que nous allons partager le même objectif avec Philippe ministre de l'enseignement supérieur puisque nous sommes entre guillemets en cotutelle sur sur ce sujet-là et je je réaffirme pour rebondir tout de suite sur les propos de Philippe que nous souhaitons effectivement aller le plus vite possible le plus haut possible dans un dans un concept que j'ai souvent évoqué ici que j'avais réaffirmé lors l'audition de la commission des affaires sociales qui était de former plus de former mieux donc moi je m'inscris totalement dans le calendrier de pouvoir mettre tout ça en place pour la rentrée de 2026 maintenant il est l'heure de porter les constats c'est pas un secret pour tout le monde je n'ai jamais été fan de cette de cette modification de cette réforme pourquoi alors effectivement je suis médecin j'avais envie pendant j'étais lycéen collégien de faire médecine et je me suis aussi beaucoup interrogé alors sur le symbole qu'on qu'on envoie et j'était resté sur le sujet que quand on voulait faire médecine naïvement on s'inscrivait à la fac de médecine et je me dis par moment est-ce que on aurait proposé à un étudiant qui veut faire du droit à un étudiant qui veut faire de la comptabilité de faire médecine avec une mineur droit ou une mineur compat je je suis pas sûr après j'entends l'absence de redoublement et effectivement pour le point de vue du ministre de l'enseignement supérieur qui peut être différent du point de vue du ministre de la santé c'est que effectivement un étudiant redoublant ou pas redoublant reste un étudiant et autant ne pas perdre ses années et j'ai trop vu parmi mes étudiants parmi mon entourage beaucoup d'étudiants qui ont fait de années de médecine et qui se retrouvaient avec rien du tout de fois la première année j'ai même connu à mon époque des dérogations il y avait même des triplements HE on a vu des triplements réussis mais des triplement ratés donc 3 ans perdus donc je comprends qu'au niveau de l'enseignement du ministère de l'enseignement supérieur ça ne soit pas satisfaisant moi je me place plutôt du point de vue des étudiants et des soignants et moi je trouve que ne pas réussir une première année de médecine et d'avoir une chance de redoubler je rappelle que quand moi j'ai passé mon concours alors ça commence à dater un petit peu je l'entends c'était les périodes où c'était extrêmement sélect bon j'avis eu cette chance moi de passer dès le premier coup mais 80 % 90 % de mes collègues en fait faisaient médecine en faisant deux fois la première année il était même assez usuel de faire deux fois la première année donc attention de ne pas décourager les choses ensuite sur le deuxième sujet je voudrais remercier le Sénat parce que vous avez toujours beaucoup vous êtes beaucoup mobilisé sur ces sujets d'une façon générale et je sais qu'il y a eu beaucoup de de rapports je vois Sonia qui est devant au premier rang avec notamment aussi son rapport et je crois que on se mobilise beaucoup parce que c'est aussi la principale une des principales préoccupations de nos concitoyens euh pour moi effectivement on peut disserter longtemps et c'est l'objet sur l'outil la formation pour former plus et mieux j'ai surtout aussi envie moi de de de de voir à quoi produit cette formation pour répondre aux besoins en santé des Français on sait quand même que 67 % des Français finissent par renoncer à prendre un rendez-vous parfois avec un généraliste et que globalement si on veut regarder les chiffres on on forme somme toute un nombre de médecins qui est guerre différent de 1970 alors que nous sommes 15 millions d'habitants en plus avec une comorbidité euh sévère avec un population qui a vieilli et surtout un phénomène qui qui nous amène tous à réfléchir un rapport au travail qui a complètement changé puisque nos nos nouvelles générations je veux pas opposer les les les générations plus anciennes et les nouvelles mais le rapport au travail a complètement changé et que il est pas rare de voir des professionnels de santé exercer 4 jours sur 7 voilà il y a tout un tas de choses et c'est l'évolution sociétale qui est comme ça le rapport au travail le rapport à la vie de famille à la vie social et donc ça on doit on doit en tenir compte et moi je crois que c'était l'objet de la loi que j'avais fait voter en décembre 2023 à l'Assemblée nationale et que j'espère le Sénat pourra inscrire et adopter avec plaisir au moin de ma c'est que en fait ce qu'il faut surtout définir c'est les besoins dont nous avons besoin qui doivent être définis en fonction du territoire en fonction des besoins du territoire et on peut complètement comprendre que les besoins sont complètement différent entre une métropole ou une grande ville où il y a un lieu une faculté de médecine qui produit des étudiants médecine avec des hôpitaux qui peuvent être des lieux de stage et des départements qui n'ont pas forcément de faculté de médecine des départements plus ruraux où il y a pas forcément non plus d'hôpitaux de lieux de stage et on voit bien qu'il y a une différenciation territoriale importante parce que globalement on ne s'installe pas dans un territoire qu'on ne connaît pas donc pour cela il faut qu'on aussi que au-delà de de ces discussions que nous avons il faut voir comment dès les premiers cycles d'études en santé on peut permettre aux étudiants en santé de rapidement ne pas faire toute leur carrière à l'hôpital de faire 10 ans d'études à l'hôpital et puis à 30 ans à à 32 ans moi c'était 12 ans de dire venez donc dans ce joli village il y a une crèche un site des compagnies on parle d'étudiants qui sont plus que des étudiants qui ont une trentaine d'années qui ont parfois une vie familiale des enfants et qui se retrouvent avec des problématiques de logement de transport de crèche donc on voit bien que le le système n'est pas adapté mais je pense aussi que nous avons un enjeu de souveraineté de formation on peut pas difficilement accepter en tout cas j'arrive de de Varsovie où j'étais au Conseil européen des ministres de la santé nous avons beaucoup pendant les temps informels euh discuter de ça j'ai eu aussi beaucoup de ministres de la Santé d'autres pays qui sont venus me dire gentiment que ça serait sympathique de récupérer nos étudiants qui partent beaucoup étudier dans leur pays notamment le ministre belge la ministre espagnole voilà bon la la Roumanie j'ai pas eu cet échange là mais je sais que ça existe et il faut qu'on puisse voir aussi que cette réforme du passelas et bien a accéléré aussi les départs à l'étranger on on des membres alors j'ai des chiffres très précis qui avaient donné lieu à une enquête dans le Quotidien du Médecin que je peux vous redonner qui commence à daté un peu qui datait de 2023 mais j'avais les chiffres importants euh des des étudiants qui sont partis euh étudié à l'étranger et ce qu'il faut qu'on entende c'est que ces problématiques de de santé sont naturellement prégantes en France mais sont également prignantes au niveau européen et même au niveau un peu mondial et on voit bien que certains pays n'hésitent plus maintenant à venir démarcher nos étudiants qui sont dans ces facultés à l'étranger notamment en Roumanie à kge on voit différents propositions on voit des propositions notamment par l'association des mairires ruraux qui est très mobilisée sur le sujet et qui propose des financements euh voilà je vois que ça il y a des échos dans l'hémicycle qui proposent euh des financements pour autour de 25 30000 € par an pour financer des étudiants de leur territoire qui ont été rejetés du système français et qui vont étudier en Roumanie ils n'ont pas droit aux bourses comme on peuvent avoir droit les étudiants français donc ça coûte cher donc ce n'est pas que des étudiants privilégiés qui parfois rentrent aussi le weekend en France travailler et qui donc ont des bourses mais on voit aussi un autre système on voit des pays qui sont dans un espèce de dumping je les citerai pas parce que nous avons des bonnes relations diplomatiques avec tout le monde mais on voit des pays qui viennent contacter ces étudiants qui sont en en Roumanie et leur proposer de s'installer dans leur pays je vais en citer quelquesuns ils m'en voudront pas la Suisse l'Allemagne le Maroc qui viennent racheter à ces étudiants les années et les bourses qui ont été données notamment par les collectivités locales villes communes communes il y a des petites communes il y a des intercommunalités des départements et alors globalement on on voit que les l'association des mares eururau de France si elle finance à peu près 25000 € par an on arrive rapidement à des sommes de 100000 € et bien on voit des pays mettre 200000 € sur la table pour rembourser pour que l'étudiant puisse rembourser ses études et 100000 € pour pouvoir exercer pendant un certain nombre d'années dans le pays à définir j'ai reçu ces étudiants pourquoi je vous dis ça c'est que je les ai reçu à l'Assemblée nationale ces étudiants qui sont des étudiants français qui étudient à l' étranger et que en fait il serait assez désireux de pourquoi pas revenir en France si on a un véhicule législatif et un capacitaire universitaire qui permet de les accueillir alors on peut se poser la question euh du niveau donc là on peut solliciter nos doyens pour s'assurer qu'il y aurait un bon niveau mais ce qui est encore plus paradoxal et qui devient assez insoutenable sur ce sujet c'est que on a aussi ces étudiants moi j'ai trois types d'étudiants dans dans mon service je le dis souvent mais c'est quand même très c'est ça c'est comme ça que ça fonne les étudiants classiques passlas ou ancien système et maintenant plutôt paslas puisque le nouveau système s'est mis en place j'ai des étudiants pasus avec toute la problématique qu'on pourrait évoquer et puis j'ai des étudiants français des petits grenoblois qui étudient en Roumanie et qui viennent faire leur Erasmus chez moi on voit quand même qu'on a un peu perdu le contrôle de notre système de formation et vu que nous parlons de la formation médicale mais également pas que pharmacie ontologie et maotique on a aussi vu et ça c'est le Conseil de l'Ordre des dentistes qui me l'a donné on a vu on voit actuellement que 54 % des dentistes inscrit à l'ordre ont fait leurs études à l'étranger donc on est ils ont dépassé donc on voit bien qu'on a plus de souveraineté sur la formation et on a vu ça c'est en cours de de de correction mais on a vu aussi des deè années de pharmacie qui était vacante avec la réorganisation pour différentes raisons et alors qu'à l'heure aussi on a une pénurie de pharmaciens et bien c'était dommage de perdre aussi ces années et on a vu aussi au niveau de la maotique des chiffres qui n'étaient pas au rendez-vous donc je veux pas être trop long mais on a compris quand même qu'il y avait une complexité administrative importante sur ce passl qu'il y avait pas forcément une bonne appropriation par les étudiants eux-mêmes et sur parcours subp ça a l'air d'être assez compliqué de trouver la la bonne filière certaines universités dénombrent jusqu'à une centaine de parcours pour faire notamment pharmacie je me rappelle de cette audition de de cette doyenne et il y a aussi une mauvaise donc mauvaise acculturation des étudiants mauvaise acculturation du monde médical et paramédical en général et mauvaise acculturation voire même des des enseignants eux-mêmes qui arrivent à être un peu perdus de l'ensemble de cette réforme donc je crois que l'idée maintenant c'est de pouvoir tirer les conséquences de de ce sujet-là beaucoup de calendriers se percutent et il faut qu'on soit aussi pragmatique les déserts médicaux sont un sujet tel que la pression est très forte au niveau des territoires remontés par les élus en général mais nous avons aussi en même temps et je voudrais aussi que on mesure bien les différents sujets qui sont sur la table on a toute la discussion sur les Padu pour pouvoir faciliter formmer plus de Padu par la formation donc l'évaluation interne et la formation externe une se fera par voie réglementaire une se fera par un véhicule législatif il y a la 4e année de médecine générale qui doit aussi ne pas être percuté par tout ça puisque on doit prendre les arrêtés les décrets rapidement j'ai eu une question au gouvernement tout à l'heure au Sénat et nous sommes en phase de calage avec le Premier ministre pour des annonces vraisemblablement vendredi lors du congrès de médecine générale et je je le redit ici et vous le redirez au sénateur Cabanel nous avons bien mesuré le degré d'impatience des maîtres de stage le degré d'impatience du collège national des enseignants de médecine générale mais euh je suis là depuis 92 jours Philippe aussi et nous sommes nous avons mis les les petés doubles pour pouvoir justement prendre euh l'ensemble des décrets pour permettre que euh ce sujet qui a quand même 18 mois d'âge puisse être traité euh avant l'été c'est les engagements que j'avais pris que nous avions pris avec Philippe quand nous avions eu à rencontrer euh les internes euh de médecine générale mais aussi lisney lisnar euh et laanem euh quand ils avaient donné leur mouvement de grève donc on doit aussi sortir dans de bonnes conditions cette 4e année qui sera manifestement un plus hein pour les territoires vous le savez bien c'est quand même 3700 docteurs juniors répartis sur une centaine de départements allez ça fait 37 par départements des gros départements en auront plus mais des plus petits en auront moins donc je sais que vous pouvez aussi vous rapprocher de vos ARS de vos facultés de médecine quand vous en avez pour voir où seront les lieux de stage pour avoir ce maillage euh donc il y a il y a il y a plusieurs feux en même temps donc il faut avancer vite mais pas avancer avec précipitation pour aussi et je je suis tout à fait favorable de pouvoir mener cette réforme avec Philippe pour pouvoir aussi réformer le système nos conseillers technique Emmanuel touset et Olivier palombi qui sont tous deux deux doyens font des propositions qui nous agréent relativement les deux ministres donc il n'y a le ministre de l'Enseignement supérieur sous contrôle de Philippe et le ministre de la Santé sont plutôt favorables donc il faut qu'on trouve aussi le F le le terreau aussi apaisé apaisé je pèse mes mots pour qu'on puisse poser aussi cette réforme mais que ça nous permette avant l'été de pouvoir installer correctement les réformes pour les pasus pour les 4e mécales qui sont encore autre chose donc il y a plusieurs façons de régler le problème la formation initiale c'est l'objet de la réforme de récupérer nos étudiants à l'étranger je l'espère que ça sera un inscrit le 19 mai puisque ça fait partie des travaux en cours les pasadu et la 4e année tout ça amène un un mouvement alors je parle bien de formation tout compris ça fait à peu près 50000 médecins à l'horizon de 2027 ça veut pas dire 50000 médecins supplémentaires parce qu'il ne faut pas oublier les départs en retraite j'avais quelques chiffres de départ en retraite actuellement il y a autant de départ en retraite qu'il n'y a d'entrée à 400 près hein c'est 11000 euh 200 pour 11800 de départ mais ce qui est plus inquiétant c'est que le quand un généraliste s'en va il faut 2,3 2,5 donc si même numériquement on peut dire qu'on est à peu près à l'équilibre en terme de temp de présence je pense qu'on nous sommes déficitaires voilà je veux pas être trop long je pense que je suis en train de le devenir toutes mes excuses et je répondrai plaisir à vos questions merci Monsieur le Ministre alors on va commencer le débat avec l'ensemble des commissaires on va prendre donner la parole d'abord au rapporteurs qui aa li une premier tournée de de réponse ensuite on ouvrira le débat avec l'ensemble des des sénateurs alors là je change de casquette parce que étant moi-même rapporteur je vais juste retourner sur un point que vous avez évoqué les uns les autres notamment sur la complexité du système simplement ayz en tête que en seement en île-de-fance aujourd'hui il y a plus de 100 possibilités de parcours en passe ou en Lass ement pour l'île-de-fance pour vous donner la la variété voilà donc on a bien compris que aujourd'hui vous avez fléché cette difficulté la question que que que que je vourrais évoquer c'est la capacité quand même à pouvoir réagir à brève échéance parce queon sait que derrière même s'il y a une volonté commune on a quand même des universités qui ont investi dans une organisation on a des universités qui ont communiqué sur la façon dont il traitait l'enjeu et donc voilà donc la question c'est à travers cette volonté de simplification quelle marge de manœuvre finalement à court terme est-ce que nous pouvons avoir pour avancer sur cet élément de réforme voilà ce qui concerne la première question et je donne tout de suite la parole à son de la provoté oui merci beaucoup monsieur les minist mieur les présidents d'avoir permis cette audition commune parce que un des sujets qui a été pointé depuis le début c'est c'est le fait que la concertation est est nécessaire et la discussion le dialogue parce qu'il y a une continuité dans la formation des médecins singulièrement mais pour toutes les professions de santé et que ce qui se passe au moment de de l'admission conditionne ce qui va se passer par la suite et notamment il y avait un problème de budget et de place au regard de la taille des promos pour pouvoir les accueillir dignement dans les centre hospitalier au début de la mise en œuvre de la réforme du point de vue de de du reproche qui était fait de de de la passesse sur le bien-être des étudiants et et leur réussite vous l'avez affirmé on peut pas tout à fait considérer que l'objectif a été atteint et que les difficultés sont encore là on va arriver à la 5e promotion de la réforme et et donc on peut je pense assez sereinement dire que le constat est plutôt négatif euh donc il a il y a plusieurs de sujets qui qui sont sont soulevés l'orientation en Lass en première année et est est encore subi par les lycéens faute de place dans les lcons qu'ils choisissent parce que ils veulent faire de la santé ils veulent faire de la médecine ils vont en Lass et donc ils ont tendance à choisir plutôt la biologie enfin voilà on voit bien et et et et par conséquent il y a pas que des licences de biologie et donc il faut bien réorienter les étudiants et donc ça c'est quand même une difficulté qui a été pointée depuis le début et donc est-ce qu'il y a une réflexion qui a été engagé d'abord sur l'étendue des licences concernées est-ce que est-ce qu'on on souhaite moins étendre ou ou plus étendre je pense qu'une centaine de de licences différentes ça commence à être assez confortable et je suis pas sûr qu'ils a envie d'aller dans les centaines de dans la centaine de licence et peut-être qu'il y a une vingtaine réellement qui qui correspondent à leurs attentes donc est-ce qu'une réflexion a été engagée et et bon il y a peu de chance qu'elle soit opérationnelle en 2026 donc ça sera en à la rentrée 2025 donc ça sera peut-être pour la rentrée 2027 2026 les étudiants première année de là sont moins de chance de réussir le concours enfin le le le l'examen d'entrée c'està dire par rapport au Pass et lorsqu'il réussissent il semble avoir été ça c'est le retour des universités moins préparé à la suite et donc qu'est-ce qu'il y a eu un ajustement là du coup c'est pour le ministre de la Santé un ajustement en terme de rattrapage des connaissances et des acquis parce que être médecin hier c'est comme être médecin aujourd'hui et donc si on a un bagage qui est plus mince au départ il faut compenser parce que le bar le B do être identique derrière et là pour le coup c'est vraiment le sujet de la concertation entre entre les deux les deux ministères par ailleurs depuis l'entrée en vigueur de la réforme un phénomène de vacances de place et développé dans les études de pharmacie et de maillotique respectivement 14 % et 10 % des capacité de d'accueil et et on sait que voilà il y a y a il y a une remontée du du terrain sur ce sujet que cela s'aggrave il faut alors que on a une augmentation des compé des délégations de tâches donc finalement quand il y a moins de pharmaciens et ben c'est moins de compensation du moins de médecins sur le terrain pour assurer l'accompagnement des des des patients donc c'est du coup ça aggrave le sujet finalement de de déséquilibre démographi faut-il comme le suggère la Cour des comptes et les étudiants revenir substantiellement sur cette réforme pour préférer une voie d'accès unique majoritairement fondée sur les anciennements en santé en première année c'estàd une majeure plus qu'une mineure ou une mineure plus qu'une majeure en tout cas un moment est-ce qu'il faut réfléchir à cette question est tranché piloté en quelque sorte malgré l'autonomie de l'université la notion du cadrage reste quand même essentielle et seriez-vous par ailleurs favorable l'expérimentation proposée par la Cour des comptes d'un accès direct à l'issue du baccalauréat aux études de pharmacie c'est une demande he de d'un certain nombre de doyens de pharmacie est-ce que ça fait partie des des sujets que vous évoquez par rapport au rapport qui avait été effectué je me dépêche faut que je fasse plus vite que ça mais par rapport au rapport qui avait été effectué certaines question se pose notamment sur la question du cadrage est-ce que toutes les problématiques sur les examens ont été réglé les histoires de notes éliminatoire les histoires de passage de grand de grand oral qui étai qui avaient subi un certain nombre de difficultés est-ce [Musique] que on reste surtout définitivement sur deux chances d'accès parce qu'au bout du compte quand on a envie de faire et qu'on va faire à l'étranger et qu'on revient on n pas été accepté pour passer pour faire les études en France mais on revient derrière et on est accepté pour pour pratiquer son métier donc à un moment il y a un espèce de yatus qui est assez assez difficile à comprendre en tout cas pour ceux qui doivent être soignés et c'est la question des passerelles il faut renforcer les passerelles mettre plus de souplesse est-ce que vous avez vraiment réfléchi à ce sujet et notamment les équivalences pour pouvoir quand on a raté aller dans d'autres domaines de santé comme l'ergothérapie et cetera et cetera et pouvoir retourner après sur la médecine c'est c'est ce qu'on souhaite exercer et puis terminerai en disant la coopération entre les deux est importante parce que c'est pas parce qu'on admet les étudiants médecinees qu'on a demain des médecins sur le terrain dans les territoires où il y a pas de médecin et donc c'est la suite derrière qui doit gérer merci bien je donne maintenant la parole à Véronique Guillotin merci monsieur le Président Monsieur les présidents monieurs les ministres voilà moi j'avais une question notamment concernant la la diversification des des profils et des territoires géographiques dont ils sont issus les les étudiants alors le but de la réforme était bien évidemment de permettre une meilleure divers diversification il semblerait mais vous avez l'air de dire le contraire mais la cour des compte dit quand même que ce cet objectif n'a pas été une réussite dans dans cette dans cette réforme alors la question est simple comment comment est-ce qu'on peut faire pour comment comptez-vous faire pour améliorer cette situation étant donné que l'on sait pertinemment et Monsieur le Ministre de la de la santé l'a dit que on a plus de chance de revenir sur un territoire soit un territoire rural soit un territoire éloigné d'un centre d'un centre urbain ou d'un centre universitaire lorsque l'on est issu de ce territoire et puis j'ai une deuxième une deuxième question qui est plutôt une une peut-être une interpellation dans la loi Valtou il avait été inscrit donc cette possibilité d'option santé dans les lycées moi je m'en suis fortement réjouie et je l'avais entre guillemets poussé depuis assez longtemps les études canadiennes montrient depuis très longtemps qu'il fallait très tôt en fait sensibiliser les jeunes élèves les collégiens voir lesf les lycéens voir les les collégiens pour tenter de de permettre cette ouverture vers la possibilité de rentrer dans des études de santé autocensure qui existe sur certains territoires pour lutter contre ça donc c'était inscrit c'est inscrit dans la loi Valtou par chance le Grand Est dont je suis issu est un territoire une région dite expérimentale pour pour cette lycée après m'être enseigné je me suis aperçu que les deux lycées qui avaient été ou les quelques lycées qui avaient été repérés étaient des lycées nancéen donc rien à voir avec un territoire rural ou un territoire éloigné enfin ça ça répondait pas en tout cas me semble-t-il à l'objectif de la loi et il semble que c'est uniquement piloté par le par l'Éducation nationale donc est-ce qu'il est pas nécessaire aujourd'hui de faire un pilotage conjoint vous êtes effectivement on a la santé l'enseignement supérieur qui est présent est-ce qu'il serait pas nécessaire de revoir ce pilotage pour tenter de répondre à cette diversification merci beaucoup la parole à qualifé qualifé merci monsieur le Président merci beaucoup messieurs les ministre d'être présent aujourd'hui pour ce sujet crucial la question qui m qui m'est demandé c'est sur l'augmentation du nombre d'étudiants recrutés le rapport montre qu'il y a semble-t-il 18 % d'augmentation des étudiants qui qui passeraient en 2e année je vous voulais je voulais juste moduler ce ce chiffre en fonction des universités c'est variable je crois que tout le monde l'accorde aujourd'hui je voulais aussi et c'est pour ça c'est une information sur laquelle on n'est pas on est on l'a un peu oublié au début du du débat c'est que le Sénat travaille sur la passelas aujourd'hui mais on va très vite dès qu'on a terminé ce dossier travailler sur la réforme de l'internat parce que je pense que l'aménagement du territoire c'est pas la première année c'est là où on fait le stage plus tard et et je vous rappelle je suis un peu plus vieux que Yannick j'ai j'ai même eu le droit à la première année de du je moublie nom le min closus à l'époque donc c'était quand même assez sévère et malgré tout du fait de la spécialisation de l'époque les territoires étaient enrichis par les internes qui étaient régionaux voire même infrarégionaux et et les hôpitaux dit périphérique étaient étai enrichis par un certain nombre d'interne qui étai là 4 ans 6 ans assistants et cetera et c'est comme ça qu'il connaissaiit le territoire il se mariaent dans ce territoire et ils y restaient donc c'est c'est dire que on parle de la première année mais il faut pas oublier que l'aménagement du territoire c'est l'ensembble parce que quand on fait la première année dans un issu d'un d'un d'un lieu rural on y revient pas forcément on oublie plutôt et c'est c'est vraiment la la réalité du terrain aujourd'hui c'est pour ça je voulais euh vous informer qu'on va très vite dès qu'on a terminé cette cette passelass attaquer la réforme l'étude de la réforme de la de de la de la spécialité je voulais aussi pour revenir à la première année rappeler que et vous me le pardonnerez que les cours ne sont se font tous avec des his plus ou moins vides à distance pour la plupart en visios surveillance donc il faut pas nous parler de capacité des universités pour augmenter le chiffre mais c'est pas une critique c'est juste pour le rappeler c'est c'est juste pour le rappeler au niveau qualitatif je vlais rappeler aussi mais ça a été dit que le niveau desl n'était pas aussi aussi bon qu'on l'espérer en tout cas même si ça a permis de de répondre à un certain nombre de critères que vous avez appelé tout à l'heure je n'y reviens pas quant au quant aux étudiants qui partent à l'étranger euh vous en avez parler tous les deux je n'ai pas de chiffre précis pour la médecine mais je travaille sur un are dossier qui concerne les vétérinaires on sait que seulement 7 % des étudiants vétérinaires ont choisi l'étranger par choix personnel et 92 l'ont fait par obligation j'imagine comme médecine ou en santé c'est c'est par donc c'est un sujet pour nous un sujet important et comme comme le le ministre de la Santé je suis favorable à ce qu'il reviennent au plus vite au plus vite et dès la 4e année vraiment dès qu'il pour être intégré rapidement essayer de voilà donc moi j'aimerais bien savoir ce que vous pensez de tout ça et voir quels sont les freins qui ont fait que cette pass là ça a échoué merci très bien je donne la parole à la dernière rapporteur Corine Amber avant une réponse des ministres merci monsieur le Président merci messieur les ministres pour vos propos introductifs la loi de 2019 a a supprimé j'allais dire en théorie supprimé l'ancien numérus closus ENF ça c'est une certitude par un et la remplacé par un nouveau système de concertation régional et national qui vait permettre de faire remonter des territoires les besoins en professionnels de santé les capacité de formation ça c'est la théorie ce système évalué par la Cour des comptes a été estimé insuffisant nous savons en tout cas le sentiment anglais c'est que l'Observatoire national de la démographie des professions de santé euh n'est pas armé pour remplir ses missions que les universités restent trop peu responsabilisées que les agences régionales de santé trop peu accompagné d'ailleurs une petite aparté la réforme disait paselass et au-delà de ça va peut-être être l'argument qui va être avancé c'est-à-dire l'autonomie des universités comment expliquer sur une réforme passelas on arrive à cette cette situation où on parle du toulas voilà c'est'est-ce que le ministère a été consulté est-ce que vous a dit bah tiens c'est une bonne initiative on essae puisque'au départ c'était pas prévu dans dans la réforme bien la question des élus locaux parce que pas échapper que nous étions au Sénat donc comment les les élus locaux pourraient être mieux associés aux projections démographiques est-ce que vous vous entendez améliorer euh le pilotage démographique des professions de santé à à travers leur remontée he leur analyse de territoire beaucoup plus fine est-ce qu'il devrai voilà être davantage associé dans la fixation des objectif de de recrutement et puis je vais me permettre un conseil amical messieurs les ministres je me tourne plus particulièrement vers le ministre de la Santé vous avez fait un pas de côté monsieur le ministre en parlant des pasadus en parlant de la 4e année d'internat médecine générale dont je rappelle qu'elle est une initiative sénatoriale et notamment du groupe les républicains ici au Sénat repris en loi de financement de la sécurité sociale euh bien sûr nous évoquons la formation et l'installation des professionnels vous l'avez vousmême évoqué donc c'est un sujet d'aménagement du territoire mon conseil amical c'est écouter le Sénat monsieur le ministre très bien c'est un c'est une bonne transition pour donner la parole à nos deux ministres voilà et donc par rapport on regarde déjà ces premières premières questions des rapporteurs je vlais je commence par vous monsieur le ministre je vais peut-être commencer sur les questions les plus universit enfin on va partir les et de manière générale nous écoutons le scénat euh non alors bon il y a beaucoup de points qui ont été qui ont été mentionnés je reviens peut-être sur l'exemple qui a été donné sur la centaine de parcours possibles effectivement en île-de-fance quand vous voulez faire des études de médecine effectivement c'est un chiffre qui en soi est anxiogène et on voit bien que ne serait-ce que par par ce ce chiffre là on voit bien ce enfin on voit bien qu'effectivement il faut il faut simplifier alors et et derrière c'est c'est quoi c'est c'est beaucoup en fait le le les parcours qui sont liés à enfin au majeurs mineurs qui sont à côté de la formation en santé une très très grande diversité qui a été laissée à la main des établissements des universités pour faire soit la dans le cas d'une d'une d'une l La mineur et puis dans le cas d'une pass la majeur correspondante et probablement que dans les éléments de réflexion qu'on va avoir pour construire la suite il faudra probablement limiter le nombre de le nombre de de double parcours possible à quelques disciplines qui font vraiment vraiment sens avec avec les études de avec les études les études de santé après il y aura une discussion intéressante une fois qu'on a posé le principe de savoir quelles sont ces disciplines exactement qu'il faudra qu'il faudra choisir mais mais je veux dire je pense que clairement ça fait partie des ça fait partie ça fait partie des objectifs euh peut-être sur la question qui a été qui a été posée de différentes manières mais sur peut-être un point sur le le le le le le le succès ou le ou les insuccès euh je je bien entendu je veux dire je pense que le le le constat aujourd'hui et le rapport de la Cour comme les constats qu'on peut tous faire montre bien qu'il y a encore beaucoup de travail à mener faut quand même se rappeler de la situation de 2019 2019 avec la passè qui était quand même au risque d'être un peu brutal quand même une usine à à à à applier les étudiants qui étaient de très bons étudiants qui arrivaient alors je pass je parle pas de ceux qui passaient qui passaient la bar parce que ceux-l ben je enfin c'était c'était voilà mais les autres c'étaitent quand même ouais non mais oui pas tous mais non mais voilà donc ça c un vrai sujet et et l'autre sujet c'était quand même de alors je cite de mémoire donc je peut-être avec un tout petit peu de prudence mais c'était aussi ce concours enfin cet examen pardon systématique à à la fin en fait il avait un taux de prédictibilité par rapport au résultats du baccalauréat qui était d'à peu près 100 % c'est les résultat étaient très très corrélés dit autrement le fait de passer un an ou 2 ans à préparer l'examen en fait servait enfin c'est pas que ça servait pas à grandchose parce qu'évidemment vous vous aviez des connaissances et que vous vous développiez des connaissances mais quelque part pour sélectionner pour choisir les étudiants c'était quand même assez c'était assez c'était assez limité et puis en terme de diversification des parcours c'était très très voilà alors les chiffres aujourd'hui effectivement si on regarde globalement en terme de diversification des parcours les progrès sont pas spectaculaires par contre si vous regarder de manière plus spécifique les étudiants qui sont les étudiants qui sont en L aujourd'hui on voit deux choses à la fois une diversification des parcours qui est quand même globalement beaucoup plus forte parce qu'on a des étudiants qui sont très différ parfois très différents des étudiants des autres étudiants donc de ce point de vue là c'est c'est plutôt c'est plutôt intéressant on voit aussi par contre quand il y a la compétition sur un même une même université entre les Lass et les passes parce que vous savez qu'il y a aussi des cas où il y a pas de compétition c'est soit 100 % L soit 100 % pass mais quand il y a compétition c'est vrai que les meilleurs étudiants vont en Lass euh en passe pardon ex vous m'avez compris enfin les meilleurs étudiants vont en pass et donc objectivement après ceux qui sont ceux qui vont en Lass parce qu'ils ont pas peur du concours parce que ils sont enfin de l'examen encore une fois pardon et donc voilà et par contre après effectivement ceux qui vont en en Lass quand il y a compétition sont plutôt réussissent un peu moins bien après mais évidemment c'est pas la situation que vous avez dans les universités où vous avez en 100 % Lass donc voilà je veux dire c'est juste pour prendre un tout petit peu de de de recul par rapport par rapport à ça euh voilà je voulais dire que oui et alors effectivement il y a aussi dans un sujet que je crois que vous aviez mentionné aussi le fait qu'il y a une certaine contrainte dans les parcours liés aux capacités d'accueil ça c'est la c'est c'est une vraie réalité malheureusement ce n'est pas une réalité qui est une réalité qui est uniquement pour les de santé c'est vrai dans tous les sujets he c'estàd que si demain vous voulez faire je sais pas moi ben des staffs dans telle ou telle université il y a des capacités d'accueil qui peuvent être saturé et donc potentiellement vous pouvez ne pas pouvoir faire exactement ce que ce que vous et ça fait partie des grandes difficultés de l'enseignement supérieur avec la massification d'enseignement supérieur le fait que on peut pas systématiquement proposer à tous les étudiants partout je passe bien mes mots he parce que si vous voulez absolument faire une des STAPS en France à la fin vous allez y arriver mais ça veut dire que il faut pouvoir se déplacer et cetera donc c'est voilà cette difficulté est pas spécifique aux études de aux études de aux études de santé ça ça n'en reste pas moins un vrai sujet mais c'est c'est c'est pas spécifique euh oui oui oui euh sur les questions de capacité d'accueil je pense que ce que vous avez dit est très vrai c'estàd qu'en particulier dans les premières années les les capacités d'accueil dans les il y a sans doute une certaine élasticité c'està-dire que on peut en rajoutant à coup marginal entre guillemets par étudiant on doit pouvoir pousser les murs parce que effectivement il y a beaucoup de dispositifs numériques qui existent aujourd'hui et cetera c'est probablement un tout petit peu plus compliqué dès qu'on monte dans le cursus universitaire où il y a de plus en plus de stages où il y a de plus en plus et donc ça veut dire que là pour le coup il faut aussi réfléchir à des dispositifs à élargir les offres de stage mais ça c'est des choses dont on discute très régulièrement avec le ministre de la Santé et je pense qu'on aura des propositions pour on aura des propositions pour faire ça sur la peut-être un dernier point sur la filiière de pharma et puis je laisserai à Yannick la la la la la qui répondra à toutes les questions difficiles auxquelles j'ai pas répondu euh sur la sur la filière de sur la filière de pharmacie c'est vrai qu'on a constaté qu'il y avait une certaine réticence à rentrer dans cette formation dont dont le métier finalement reste paradoxalement semble paradoxalement mal connu par les par les par les plus jeunes euh bon et alors il y a eu un certain nombre de corrections qui ont été qui ont été amenées ces derniers ces dernières années en particulier le reversement de place entre université pour s'aj s'ajuster aux offres et aux demandes et donc éviter avoir une forme de de de gâi d'étudiant entre guillemets si je peux m'exprimer si je peux m'exprimer ainsi et donc ça a permis on avait plus que 200 places vacantes sur 3600 offertes à la dernière session donc ça reste toujours un sujet mais encore un petit peu moins et puis je voudrais dire qu'on a aussi ouvert dès cette année la possibilité d'admission il a des passerelles pour des étudiants qui sont en 3e année de licence de chimie ou de Scien de Scien de la vie et de la terre qui permettent en fait d'intégrer après directement les formations de de pharmacie donc j'espère qu'en mettant ce dispositif en plus des autres on devrait on devrait pouvoir résoudre en tout cas les tensions enfin les tensions le le le le manque de voilà le fait qu'on arrive pas à remplir systématiquement les les besoins très bien monsieur le ministre de la Santé merci merci Monsieur le monsieur président euh alors sur le côté plus plus sanitaire Sonia de la provoté effectivement sur la la mise à niveau des Lass par rapport au Pass hein qui était l'objet de la question je pense que ça c'est quelque chose qui qui appartient à chaque faculté de médecine et que je je moi je peux pas dire autre chose en tant que ministre de la Santé de faire pleine confiance au au au au doyens et leur équipe pédagogique pour s'ils dépistent effectivement les étudiants qui seraient peut-être pas là où on les attendait de pouvoir mettre en place mais je sais pas si c'est le législateur qui doit aller jusqu'à jusqu'à ce niveau-là pour Véronique mais je j'entends ce sujet-là et c'est un sujet qui m'a été également remonté concernant Véronique Guillotin sur un certain nombre de choses la diversification vous avez parlé effectivement est-ce que cette loi a permis la diversification des profils selon les études que j'ai de la DGOS qu'on m'a encore fait apparaître non il y a très peu de diversification des profils en gros le ratio euh sur le genre oou sur l'origine socio-professionnelle n'a pas été ça a bougé de quelques pourcentages mais si on faisait quelques tests de K de ou autre on montrerait que ce n'est pas significatif donc c'est pas ce qui a permis voilà ça donne un mouvement une tendance mais on peut pas dire que ça a tenu ses objectifs par contre sur la diversification moi je crois beaucoup plus au sujet de campus connecté de de de formation de première année sur les départements notamment qui n'ont pas la chance d'accueillir de de faculté de médecine donc je crois que ça c'est des sujets intéressants les expériences qu'on en a on montre qu'il ne réussissent pas moins parfois même bien au contraire il faut aussi faire attention sur certaines subtilités de parcours sub puisque on me relatait encore que par exemple chez moi en auverne ronalp nous l'avons fait sur sur c'est beaucoup l'Université de Lyon d'ailleurs qui l'a fait sur l'in sur l'Ardèche Grenoble réfléchit sur la Savoie mais on peut avoir des étudiants qui choisissent euh par exemple Privat parce qu'en fait c'est moins choisi mais c'est pas forcément des étudiants qui habitent Privat et qui sont des étudiants Harn des choix donc il faut aussi faire attention à ce biais là et dans certains endroits on a des examens jus des réussites jusqu'à 75 % notamment dans la Nièvre he qui est un un sujet où ils ont particulièrement bien bien réussi donc il peut avoir de la première année délocalisé au niveau des territoires ça peut être de façon virtuelle ça peut être aussi un peu de degré de présentiel bon il y a des sujets à mettre en place il y a des campus connectés nous avons nous par exemple à Grenoble une première année qui est totalement euh distantielle euh même même si vous habitez grenov vous n'allez pas forcément à la fac vous êtes en en en distantiel concernant les études sur l'orientation dans les lycées euh il y a France ruralité il y a des études de France ruralité sur ces sujets-là pour pouvoir voir quels sont les messages à faire passer alors je rappelle que c'est aussi les régions qui sont en charge de l'orientation et que je crois que les régions se saisissent peu à peu de ces sujets de la formation euh en général s formation sanitaire et sociale paramédicale qui n'est pas MRE sujet mais aussi sur l'orientation des étudiants on voit pas mal de forum d'orientation des régions qui présentent aussi les les les métiers de la santé alors euh mon collègue qualifé qualifé parle effectivement d'un temps plus ancien sur la régionalisation et sur le parcours de l'internat alors moi j'étais passé à l'époque où nous avions deux régions nord et sud donc on passait le concours d'internat dans deux régions mais quelques années avant moi il y avait encore le retour aux régions moi je pense que c'est un sujet sur lequel on n jamais autant parlé de territorialisation en plus les régions sont devenues plus grandes il faut peut-être tenir compte de cette réorganisation territoriale et peut-être pour avoir eu des échanges avec la commission des affaires sociales sur ce sujet là peut-être de pas mettre toutes les places mais d'avoir une partie nationale si vous avez effectivement une volonté de vouloir faire neurochirurgien à Paris quel que soit avec une filière d'excellence qu'ensuite vous voulez aller travailler à à l'Institut du cerveau enfin avec des pières et puis vous pouvez aussi vouloir peut-être rester dans votre région ce n'est pas forcément les premières places qui sont trusté on peut trouver peut-être un mix de régionalisation de certains lieux qui sont peut-être plus resserrés au niveau national parce que enclin un certain niveau d'excellences qui ne peuvent pas être fait partout je crois que en tout cas c'est une réforme intéressante de voir comment on peut territorialiser les choses comme on peut aussi nous avons déjà des outils qui sont disponibles comme on peut avoir les maisons donc nous avons les maisons de santé pluridisciplinaires nous pouvons avoir des maisons de santé pluridisciplinaires universair universitaires pardon avec des postes de la Faculté de médecine avec des des des assistants des assistants spécialistes qui peuvent être basés sur ces maisons et qui peuvent accueillir les étudiants dès le 2e C dès qu'ils sont externes on n'est pas obligé de mettre tous nos externes dans les les hôpitaux et de pouvoir les mettre dans les maisons médicales pour commencer à les àer àer faire pratiquer j'étais dans le Jura j'ai jeudi j'ai visité une magnifique maison médicale ils ont tout pour être universitarisés puisqu'ils ont même des enseignants de médecine générale qui pourraient devenir des professeurs associés donc je leur ai demandé de se rapprocher de leur faculté de médecine qui est Besançon je crois pour voir s'il y a possibilité d'universitariser là où il y a déjà des maisons médicales possies après dernier petit clin d'œil à Corine hbert je ne dirais que je ne fais que ça que d'écouter le Sénat mais j'ai senti que si je je vais peut-être même être tapé alors attention il pas de violence non plus contre les ministres voilà mais nous écoutons bien l'Assemblée et le Sénat sur ces sujets parce qu'on sait que c'est des sujets de préoccupation de nos concitoyens c'est des sujets qui nous remontent dans nos circonscriptions où les sénateurs auprès de vos grands électeurs on l'a bien en tête allez seconde série de questions en en vous demandant d'être synthétique parce que vous êtes je crois plus d'une dizaine à vouloir poser des des questions on va commencer par celle de Stéphane Piednoir qui est rapporteur budgétaire pour la commission de culture et d'éducation sur les questions d'enseignement supérieur entre autres merci Monsieur les président monsieurs les ministres je prends un témoin mes collègues j'ai jamais non seulement été un fan de cette réforme j'ai jamais approuvé en réalité depuis le début dès qu'elle a été proposée et euh en fait je me réjouis aujourd'hui de ne pas avir changer d'avis et et c'est pas le le le rapport de la Cour des comptes que nous examinons aujourd'hui qui qui va aller dans ce sens on pourrait faire des tests du K2 d'indépendance sur les choix mon le ministre je peux m'y pencher dans les prochaines semaines si j'ai un peu de temps la réforme du bac en plus a considérablement brouillé les cartes en amont c'est-à-dire qu'aujourd'hui il me semble il me semble qu'il faut un socle scientifique minimal pour envisager des études de santé ça n'engage que moi mais j'y crois fermement or la forme du bac elle a totalement éclaté ce l'ancien système et aujourd'hui tous les recruteurs que ce soit dans les études de santé ou dans d'autres filière ne s'y retrouveve plus ça c'est le premier constat alors l'un des l'une des motivations de cette réforme c'était la diversification des profils alors je sais qu'on fait des cours d'empathie désormais en primaire et la diversification des profils c'était pour avoir affaire à des médecins qui faisaient preuve de plus d'empathie qui était plus en connexion avec leurs patients euh la mineur santé pour diversifier sa sa formation pourquoi pas mais pour que ce soit un critère de discrimination à l'embauche je dirais ou en tout cas pour se former aux soins je n'y crois pas un seul instant j'adore parler histoire Moyen-âge et a napoléonienne avec mon médecin mais c'est pas l'objet de mon rendez-vous ce que je lui demande c'est d'abord de me soigner et de faire ça avec toute la compétence nécessaire donc première question qu'est-ce que vous envisagez pour renforcer ce socle scientifique pour que nos médecins aient ce socle de manière syineéquanone deuxème euh motivation qui a d'ailleurs été évoqué c'est l'échec moi vous savez j'étais enseignant en secondaire à un moment donné j'ai jamais vu un lycéen de terminal renoncer à ses études de médecine au prétexte que ça risquait de l'amener à l'échec c'est comme ça ils faisaent leur ils en faisaient leur pas leur deuil mais en tout cas ça faisait partie de leur choix il y a d'autres filières qui sont très exigeantes il y a il y a une une différence profonde c'est l'absence de sélection en réalité et là aussi ce serait bien de faire un test entre l'adéquation des notes qui sont observées des lettres je ne sais plus au lycée euh avec les résultats au concours de passè à l'époque là il y aurait un vrai un vrai filtre à construire est-ce que vous envisagez peut-être une moyenne éliminatoire à l'issue de la première année pour dire à certains étudiants ces études ne sont pas faites pour vous tout simplement ça peut arriver et qu'on ne sacrifie qu'une année d'enseignement supérieur et puis dernière chose j'ai entendu monsieur le ministre deenseignement supérieur évoquer une simplification une modalité unique aux études de santé il y a plus qu'à mettre le le parcours d'accès unique ça s'appelle passè qu'est-ce que vous envisagez exactement dans cette modalité unique en tout cas je me réjouis évidemment qu'on aille vers cette simplification je vous remercie merci la parole à an louerou merci monsieur le Président alors il y a beaucoup de choses qui ont été évoquées mais on est là sur l'accès aux études de santé en nombre et en qualité et pour répondre à l'accès un accès aux soins pour tous et partout et répondre aussi au besoins de soins de la population c'est-à-dire aux différentes spécialités alors il y a plusieurs points enfin je rejoins ce qui a été dit par Madame Guillotin notamment et j'aurais aimé avoir votre avis sur les vous l'avez abordé un peu sur les antennes délocalisé ça a été un peu abordé mais j'aurais souhaité que vous précisiez l'évaluation que vous pouvez en faire parce que je suis convaincu que si on ne diversifie pas alors la diversité des des profils pour moi c'est une diversité sociologique parce qu'on sait que la plupart des étudiants sont CSP++ donc comment est-ce qu'on arrive à diversifier ce recrutement et je pense que par le biais des études de santé en lycée on devrait pouvoir le faire mais aussi une diversité géographique parce que on ne pourra faire en sorte que les les médecins s'installent sur les territoires que si ils sont originaires de ces même territoire donc moi je rejoins de nombreux points et je vous fais confiance monsieur le ministre parce que je trouve que vous avez un diagnostic que nous partageons je pense tous et des pistes de travail qui sont très intéressante mais euh avant l'été nous souhaitons avoir un résultat et donc vous prenez l'engagement euh quel concrètement quelle proposition vous allez nous faire alors j'ai bien euh entendu aussi les pistes sur la possibilité de faire revenir les étudiants qui sont partis à l'étranger alors non pas en Erasmus comme ça a été dit mais de les faire revenir dans un cadre différent pour les faire reprendre le cursus en cours d'étude ici en France parce que c'est le souhait de beaucoup d'entre eux et qu'il ne répondent pas aux sirènes qui leur sont proposé de 200000 € proposé par les Suisses ou ou les Allemands euh concernant l'externat et l'internaat je pense qu'il faut aussi travailler les possibilités d'accueil en St sur tous les territoires et pas seulement les CHU mais aussi les centres hospitaliers de proximité la médecine de ville la PMI ça n'a pas été cité la médecine du travail on manque cruellement de médecins si on veut recruter sur ces spécialités il faut aussi que nous puissions que les les étudiants puissent faire leurs stag ici et puis sur les capacités d'accueil moi je pense que la visio est une une solution c'est une solution avec des lieux de stage et des pratiques de stage de terrain élargis au territoires ruraux et quant à la régionalisation je pense que la régionalisation est peut-être la piste aussi parce que les régions sont les mieux positionnées pour évaluer les besoins en santé pour évaluer et recruter aussi les futurs étudiants en santé merci adelsian merci merci président merci à à nos présidents d'avoir organisé cette réunion en intercommission justement pour échanger avec vous messieurs les ministres sur ce rapport de la Cour des comptes moi je je je porterai mon propos sur un des aspects qui a été explicités dans ce rapport sur la diversité sociale et territorial des étudiants qui est un enjeu clé de mon point de vue pour l'égalité des chances et pour la lutte contre les déserts médicaux le rapport de la Cour des comptes le soulligne précisément cela constitue un des leviers je cite non coercitifs les plus efficaces pour assurer une meilleure répartition des professionnel de santé or l'accès à ces études reste profondément marqué par des déterminismes sociaux et territoriaux je profite de cette occasion pour les rappeler les chiffres par le de mail près de 45 % des médecins qui sont sont enfants de 4 supérieur majoritairement issus de zones urbaines favorisées nous en parlons avec ma collègue Marie-Pierre Mony à l'instant de fait les jeunes classes populaires les jeunes des classes populaires des zones rurales et des quartiers quartiers défavorisés urbains sont largement sous représentés c'est une injustice aussi qui ne se limite pas à une question d'égalité des chances parce qu'elle impacte directement la répartition des médecins sur le territoire l'adresse l'avait euh déjà souigné en 2021 l'origine sociale et territoriale des médecins influ directement fortement sur leur choix d'installation et dans mon territoire je suis sénateur de la scène Saint-Denis euh qui a un des premiers déserts médicaux du pays ces difficultés sont exacerbées car dans un département où les cadres ne représentent que 10 % des actifs où un élève a des difficultés de scolarité avec un an de cours perdu à l'approche du bac faute de remplacement de ses professeurs on se retrouve avec un territoire qui qui est sous-doté même si la scène Saint-Denis dispose de faculté de médecine de très bon niveau elle n'irigue pas suffisamment son territoire et par ailleurs c'est le lien que je voulais faire et ça a été évoqué par certains de mes collègues le lien trop peu de lycé du département euh s'y oriente la réforme de 2020 elle a été largement évoqué pour mettre en place le passlas devait favoriser justement la diversité des profils messieurs les ministres les résultats ne sont pas au rendez-vous et toujours selon la Cour des comptes près de la moitié des étudiants euh en santé ont recours à des préparations privées le coût de ses formations de 4800 à 6800 € en moyen en l'île-de-fance constitue à nouveau une barrière pour euh les plus modestes moi ce que je voulais dire en conclusion pour ma part euh mettre en évidence des initiatives locales publiques qui sont lancées par les acteurs et par les collectivités j'en veux pour preuve deux exemples à bobini l'université parissorbonne euh Sorbonne Paris-Nord propose depuis 2012 l'année préparatoire aux études de santé aès sur les connaissances scientifiques et méthodologiques et un dispositif qui permet à nous bachuler dans notre département de maximiser leurs Chan de réussite et à terme de s'installer c'est très important pour notre département sur leur territoire d'origine je donne un are exemple dans ma ville là où je suis élu conseil municipal à saint-toin à la rentrée 2025-226 parce que le grand hôpital Paris Nord de la PHP s'installera sur notre sur notre commune nous lançons un programme expérimental avec les lycées de notre Ville en partenariat avec l'Université Paris Cité et l'éducation nationale pour proposer un tutorin en première année en en en Première et en terminale et un accomplagnement renforcé avant l'été ce que je voulais évoquer je conclur par là mon propos messieur les ministres c'est comment le gouvernement peut-il dans le contexte et dans ce les éléments qui sont apportés par ce rapport de la Cour des comptes encourager ces partenariats entre université et lycées en lien avec les collectivités pour démocratiser justement cela est clairement démontré dans ce rapport démocratiser l'accès aux études de s de santé et garantir une meilleure répartition des médecins sur notre nos territoires merci Pascal gruni merci monsieur monsieur le présidents monsieur les ministre moi j'ai une question liée vraiment à mon territoire moi je suis dans le département de l'INE j'ai un souci avec les doyen de reins et Amien voilà parce que nous on évite il faut éviter en fait notre département pour pour les retours en en stage donc je ne sais pas quelle solution vous pouvez nous trouver on est allé les voir voilà et donc reince effectivement c'est pas c'est pas ma région mais à mien c'est ma région voilà donc que notre territoire forcément est en difficulté et puis juste une chose moi pour les Pasu pour avoir entendu moi je d'abord on en connaît on a des réussites sans problème mais en revanche je l'ai pas dû avec H de moyenne moi j'ai je suis inquiète pour la santé de des uns et des autres merci David Ross merci monsieur le Président et merci monieur les ministre d'être ensemble parce que effffectivement le sujet est tellement complexe et que les solutions à trouver mob enfin nécessiteront un minimum de mobiliser vos vos deux ministères alors j'ai beau être docteur Ross je connais absolument rien sur les études médicales en revanche j'avais deux questions qui avaient été posées en question écrite au ministre de la Santé ministre de l'enseignement supérieur auquel je n'ai pas eu de réponse alors c'était en novembre 2024 et en janvier 2025 donc c'était un autre temps mais comme vous êtes vous l'avez dit vous-même monsieur le ministre en place depuis 92 jours et qu'on sait que dans les 100 premiers jours il peut se passer plein de choses peut-être j'aurai une réponse à ces questions la question pour le ministre de la Santé c'était sur la réforme de la pharmacie et notamment le rôle que pouvaient jouer les pharmaciens en zon rural dans le cas du 3è cyle sans remplacer évidemment les médecins mais ça avait été évoqué en tout cas par les praticiens la question concernant l'enseignement supérieur était aussi la l'arrêt de la réforme sur la 4e année qui permettait en médecine générale qui permettait aussi d'améliorer l'accès aux soins en zone sous-doté donc je vous laisserai le le soin de d'y répondre peut-être par écrit de manière plus détaillée en revancheis deux questions plus précises sur l'avenir et sur vos activités récentes donc monsieur le ministre de la Santé vous avez évoqué effectivement le 24 mars dernier des commentaires sur le numérus apertus et sur la possibilité d'ici 2026 d'aller à à 3700 docteur junior supplémentaire par an donc est-ce que vous pourriez un petit peu détailler le la montée en charge ou en puissance sur ce nombre de médecins attendus et puis monsieur le ministre de l'enseignement supérieur et la recherche je rejoins un peu mon collègue Stéphane piennoir sur l'importance de la sensibilis ation des sciences médicales du SVT par rapport à la réforme du bac moi je constate sur mon territoire que il y a une baisse très très forte du choix en terminal sur la SVT je sais pas si ça se répercute ensuite sur les la qualité ou en tout cas sur la formation des étudiant en ce sens mais si on veut éviter que les étudiants se passent de Lass ou se lassent de passe est-ce qu'il faut pas revoir dans la manière de formuler les choses au niveau du bac un attrit plus fort sur ces études là merci souris merci monsieur le Président et Messieurs les ministre j'ai deux questions sur le sujet que vous abordez la première concernant un sujet qui me tient à cœur c'est la question de oneel c'est-à-dire la formation en santé environnementale je sais que là c'est pas tout à fait le sujet mais quand même c'est important parce que c'est un élargissement du spectre notamment sur la question de prévention mais plus largement que ça ça me semble importante à de deè question qui n'a rien à voir c'est sur la question des passerelles vous l'avez beaucoup évoqué mais il y a en fait pour moi il y a deux sujets dans les passerilles il y a le sujet est-ce que bah en fait ça a quelque chose à voir de faire la philo et et et et de faire une première année médecine et donc est-ce que finalement comment on conjugue les choses pour pas perdre son temps grosso modo c'està-dire si jamais finalement on rate médecine on va pouvoir faire prof de philo bon je suis pas persuadé que ça soit un calcul très rémunérateur en tout cas très pertinent mais la deuxième question c'était la la passerelle sur qui m'intéresse plus sur les gens qui ont pas forcément qui qui ont qui ont hésité en gros et qui effectivement en première terminale ont pas pris les la bonne filière pour être voilà et qui ben je sais pas on fait peut-être math mais pas SVT qui ont pas fait tout ce qu'il fallait et qui du coup ont besoin d'une passerelle avant de récupérer la médecine après vraiment et donc et là est-ce que c'est vraiment pertinent quand justement on n'est pas tout à fait au niveau de faire une Lass où on va faire en plus de la philo je dis philo comme ça mais en plus de la philo pour arriver à médecine alors que on a on devrait être plein pot sur plutôt les études scientifiques plus plus qu'on a pas faite voilà et je me dis que du coup c'est pas adéquat parce que pas la passe on va pas y arriver parce que du coup c'est c'est le niveau est trop élevé et par contre la Lass vous donne un travail en plus qui du coup rend la la situation plus difficile pour l'étudiant je et en plus j'ai vu ça de près hein je vous raconterai pas ma vie mais j'ai vu ça de près et j'ai vu qu'à la Sorbonne par exemple ben les lasses donc avec des comme ça des matière philosophie et cetera c'était tout en distantiel part sur le marché imaginez-vous donc vous êtes pas au niveau mais tout est en distantiel alors que la passe est tout en présentiel c'estdire que ces passerelles ne sont pas pensées c'est ça que je veux dire elles sont pas pertinentes pour aider les étud udiant à effectivement passer au-dessus de la prépa privée et de se dire je je peux récupérer le la la situation est-ce que c'est est-ce que du coup vous avez pensé à cette question là éventuellement à du coup à des pr des prépas publics ou de une réflexion là-dessus pour pour vraiment rattraper le niveau quand les élèves finalement ont on pas réfléchi à devenir médecin avant la terminale ce qui est quand même assez fréquent Marie-Pierre Monier merci président enfin les deux présidents merci pour cette cette audition moi je parlerai d'abord avec mon cœur en tant qu'élu rural d'une petite commune et les sollicitations que j'ai de nombreux patients qui se retrouvent sans médecin référents les femmes qui doivent attendre 1 an pour faire une mammographie et je vais tout de suite faire le lien avec un rapport que nous avons fait au sein de la délégation au droits des femmes en 2021 alors territoire rural c'est 88 % des communes qui sont rurales en France et c'est un tiers de la population qui vit gynécologue 2,6 gynécologue pour 100000 personnes je parle du suivi général pas de l'accompagnement des grossesses ou post post acccouchement dans 77 départements le taux est inférieur à la moyenne nationale 13 départements il n'y a aucun gynécologue et donc nous avions nous avons parlé aussi du dépistage du cancer de col de l'utérus 40 % des femmes rurales n'en bénéficient pas moi ça a été une grande injustice le titre du rapport c'était femmes ruralité pour en finir avec les zones blanches l'égalité et là encore que ce soit en comparaison au territoire urbain ou entre hommes et femmes pour un sujet médical qui concerne particulièrement les femmes c'était très injuste donc nous avions émis des recommandations comme dans tous le rapport et j'aimerais votre position sur une des recommandations qui était une obligation de 3 années de service en zone Soudans ou en zone rurale pour les jeunes médecins et nous en avons beaucoup parlé et à divers moments de de l'examen de texte du Sénat mais c'est une question que je vous pose et deux petites choses accessoires sur une autre mission c'était une mission sur l'herboristerie nous avons beaucoup parlé de diplôme d'herborist mais aussi de la formation je salue Corine Amber qui était présidente de la mission c'était aussi sur la formation des médecins on avait regardé un petit peu pouvez-vous me dire si la formation sur l'usage des plantes parce que ça aussi c'est une pratique que l'on voit est-ce que ça fait partie est-ce qu'on a augmenté le nombre de de formation des médecins là-dessus et dernier point c'est l'intelligence artificielle ça fait partie maintenant de notre vie ça fait partie aussi de la médecine j'ai entendu j'ai eu l'occasion de rencontrer un professeur qui me disait que ça allait quand même changer la donne en terme de d'exercice et donc peut-être de besoin de médecin est-ce que c'est quelque chose auquel vous à laquelle vous vous pensez vous avez un petit peu anticiper ça enfin vous voyez où on va venir cuit de l'utilisation de l'a dans la médecine et dans le conséquence de médecin merci la parole ellisabeth douanau merci au président d'avoir organisé cette réunion merci aux deux ministres de nous avoir partagé leur avis sur ce rapport de la Cour des comptes je crois que on on peut le dire nous partageons l'ensemble du diagnostic sur l'accès aux études de santé maintenant quelle solution nous avons eu il y a quelques jours l'audition du ministre de la Santé et moi j'ai beaucoup apprécié que le ministre recherche effectivement le plus grand nombre de futurs médecins ou en tout cas de professionnels de santé alors il y a effectivement du côté de ceux qui vont étudier à l'étranger mais il y a aussi voilà ceux qui voilà sont sont peut-être potentiellement intéressés par les études de de de santé sur nos territoire et moi je peux témoigner que la première année par exemple dans une dans un département où il y a pas de faculté ça marche très très bien c'est comme dans la Nièvre à laaval ça fonctionne parfaitement euh moi je me demande si on a exploré euh l'ensemble des étudiants qui avaient raté il y a 5 ans donc il y a plus de 5 ans ces leurs études de médecine et qui avaient des moyennes qui étaient au-delà de voilà de de de de bonnes notes parce que cette exploration là elle ne serait pas inintéressante je suis sûr que on pourrait trouver peut-être un certain nombre de jeunes qui sont partis vers des des masters ou qui sont partis vers d'autres professions mais qui ne sont pas finalement dans la plénitude d'un métier qu'ils ont choisi et qu'on pourrait peut-être rattraper quand j'entends dire monsieur le ministre que certains pays donneraient 200000 100000 mais pourquoi nous oninvestit pas sur ces personnes qui ont peut-être envie de revenir vers des études de médecine et qui avaient de super notes et qui et des notes qui étaient supérieures à ceux peut-être qui sont partis à l'étranger enfin je veux dire que c'est quand même pas négligeable il faut étudier et et et explorer faire une étude là-dessus parce que je pense que ce serait gagnant gagnant pour eux d'une part et aussi pour la nation euh je je euh voudrais aussi euh dire que pour euh les euh jeunes qui sont partis à l'étranger ces jeunes qui sont partis à l'étranger c'est parce que leurs familles ont les moyens de les envoyer à l'étranger mais il y a aussi des jeunes qui euh auraient mérité de continuer leurs études de médecine ailleurs mais qui n'avaient pas les moyens et donc ceux que sont-ils devenus aussi en fait ma question c'est que sont-ils devenus tout Cuxa et donc il faut peut-être le rechercher faire une petite étude prospective pour aller faire des propositions là-dessus alors vous êtes encore trois on va vous demander d'être synthétique pour pouvoir permettre au ministre de répondre à partir de 18h donc en en 6 minutes vous avez trois questions et en commençant par celle de Pierre ououyas merci monsieur le Président merci monsieurs les les ministres on on comprend bien dans les différentes questions et et vos réponses que il faut une analyse systémique de de l'ensemble de ces études et moi je voudrais rappeler un certain nombre de de points qui sont qui sont essentiels et notamment la situation des internes dans les hôpitaux hein se rappeler qu'ils ont un un taux de suicide qui est l'un des plus élevés qui est extrêmement fort qu'ils ont le sentiment d'une forme de surexploitation euh au sein de l'hôpital euh qui les conduit malheureusement à ces actes euh désespérés euh et que euh il faudrait faire attention euh de pas rajouter des obligations supplémentaires avec notamment des obligations d'affectation territoriale alors qu'ils ont le sentiment d'être déjà euh de façon d'être puissamment mobilisé par l'État et je rappelle une une vérité euh qui est largement oubliée c'est que les les étudiants en médecine ce sont les seuls étudiants de France qui rapportent de l'argent à l'état he ils fournissent un travail qui est largement supérieur au coup de leur formation et je je pense qu'il faut il faut le rappeler faut s'en souvenir parce qu'on pourra pas pressurer indéfiniment les les internes il y a un moment donné où on va arriver à une à une rupture par ailleurs je je rappellerai un excellent rapport du présid président Laffond sur la territorialisation des universités et je pense que dans ce domaine là comme dans un autre domaine nous aboutissons à l'échec d'une surmétropolisation on a métropolisé les les étudesuniversitaire de telle façon que aujourd'hui il y a un certain nombre de de territoires qui sont qui sont vides donc il faudrait rappeler que dans le système français les universités elles sont aussi des instruments d'aménagement du terr je pense que c'est fondamental oublier un peu le classement de shanghï et revenir sur le plateau de milvach si vous me permettez cette Bernard fiellerer oui merci monsieur le Président merci messieurs les ministres de de votre temps moi je voudrais revenir sur le déterminisme social comm on a dit et même sur la discrimination sociale la première la plus importante des discriminations c'est l'interdiction du redoublement moi j'en parlais encore hier soir avec le doyen de la Faculté de médecine de Lyon on voyait réussir en 2e année des gens issus de quartier c'est je il peut vous sortir les on peut sortir les dossiers ça va même plus loin qui qui avait besoin d'une année d'acculturation de vocabulaire qu'il n'avait pas parce qu'on sait ce qu'est l'enseignement ce qu'est l'enseignement secondaire avec quand même on voit bien toutes les sélections de des enfants de CSP+ dans des lycées d'excellence dans les grands grand ville et qui discrimine vraiment les autres les autres étudiants il y a un sujet dont on n pas parlé c'est les les officines qui accompagnent aussi les étudiants j'entendais parler de la possibilité d'avoir une orientation en collège en lycée faut savoir quand même que des familles payent des étudiants commencent en terminal voire même en première à préparer leur première année de médecine à avec des moyens que toutes les familles n'ont pas ensuite la première année la réussite de la première année par tous les élèves sont accompagnés c'est quand même une véritable interrogation qu'on doit avoir sur l'enseignement qu'on apporte si on est obligé on a un enseignement qui serait soit-disant gratuit par par l'université on est obligé de payer des études pour finalement apprendre son métier puisque la discrimination elle se fait là sur Lyon le doyen me rappelait ils ont à peu près évalué à 2 million d'euros le chiffre d'affaires des officines qui accompagnent en première année 2 millions d'euros avec maintenant même des fonds d'investissement qui viennent reprendre ces officines c'est c'est quelque chose qui me paraît injuste alors j'entendais aussi parler des étudiants euh qui auraient fait comme auparavant deux premières années qui a que je sache qu'il y a des gens qui font de la des prépas euh et qui et qui ne réussissent pas tous et que je sache ils gâchent pas tous leur vie je veux dire on fait aussi des acquisitions on connaît tous des par parcours de gens qui ont fait fait deux premières années de médecine qui les ont raté et qui peuvent aussi s'épanouir parce que c'est pas un temps inutile il faut je pense qu'il faut arrêter j'ai un autre exemple sur les les redoublements hein la présidente des maires de France du département du rô a loupé sa première année elle a loupé sa première année ensuite à partir de la son redoublement elle été majur promo chaque année hein et donc la la suppression du redoublement et quelque chose de discriminatoire et j'ai entendu simplement je fréquente pas le ministre de la Santé allemand mais à la radio une proposition qui avait été faite en Allemagne où ils ont les mêmes problèmes de déserts médicaux et qui expliquait que plutôt qu'avoir augmenté les places du numérus closus ils ont réservé un certain nombre de places aux étudiants qui ont raté en leur proposant les uns après les autres ceux qui étaient prêts à s'engager pendant je sais plus c'était 10 ans 15 ans en zone rurale la limite comme le santé militaire les santards que ça ils s'engagent et ils ont un certain nombre d'années à faire et à ce moment-là on pouvait récupérer de très bons étudiants qui n'avaient pas parce que quand on on loupe à 0,5 points je veux dire c'est pas une une différence telle mais c'est aussi une façon de récupérer des étudiants dernière question je parlais à la place de Monsieur grosin alors dernière question de grin merci président merci Monsieur le Ministre moi je pense que les prochaines années sont déterminantes et décisives n'ayez pas la main qui tremble parce que lorsque je vous entend monsieur le ministre de la Santé vous dites on fait des études dans un territoire que l'on connaît pas on fait des études en payant et on refuse d'aller travailler dans des territoire où on gagne de l'argent que ne connaît pas il y a quelque chose qui estbesque par rapport à ça on va dans les territoires on voit les étudiants en médecine en ce moment ils veulent pas aller dans des territoire en France alors qu'ils sont payés parce qu'il ils les connaissent pas pourtant ces territoires donc il y a un vrai problème au niveau de la liberté d'installation je pense que tout sera lié par rapport à cela ensuite c'est effayant les chiffres que vous que vous donnez 54 % des des dentistes font des études à l'étranger moi je connais une une étudiante vétérinaire de Lyon elle est partie à Turin elle a 1 heure et puis elle revient comme vous l'aveiez dit avec Erasmus donc si on favorise encore plus les passerelles pour que ces étudiants qui font des études àan à l'étranger reviennent chez nous on favorise pas la triche mais on favorise les CSPS plus on favorise ceux qui ont la possibilité d'aller faire des études ailleurs donc pourquoi ne pas augmenter le nombre d'étudiants vous êtes à 11000 je crois qu'à un moment donné la démographie baisse c'est-à-dire dans peu de temps on aura même plus de vivier d'étudiants qui voudront faire médecine parce qu'on aura de moins en moins d'étudiants en tout cas de lycéen donc n'ayons pas la main qui tremble osons faire plus de donnons par exemple au CH le U d'universitaire peut-être qu'il y a peut-être aussi des pistes par rapport à ça moi je pense qu'il faut partir des territoires si on part des territoires je crois que c'est la la solution vous étiez dans le joural la ministre varain était dans le dou pour inaugurer l'institut de formation de santé qui a été financé à hauteur de 30 millions d'euros par la région toute seul personne d'autre l'a accompagné je pense que si vous dites aux régions aux collectivités locales au territoire au département vous voulez résoudre le problème des déserts médicaux voulez résoudre le problème des spécialités et cetera engagez-vous accompagnez-nous alors c'est vrai qu'en ce moment c'est compliqué on le sait mais je suis persuadé qu'il y a beaucoup de personnes en tout cas qui vous accompagneraient par rapport à cela donc je pense je' on m'a expliqué qu'il fallait pas que je sois trop long donc je serai pas trop long voilà merci bravo Monsieur les ministres alors peut-être quelques éléments de réponse très rapidement on a parlé plusieurs fois du du baccalauréat et de la place et en particulier un point alors qui pas directement lié avec la la réforme de l'accès au aux études de médecine mais la place des sciences effectivement au lycée et le fait qu'aujourd'hui on constate que il y a de moins en moins de lycéens aujourd'hui qui s'intéresse aux sciences et évidemment on on a fait ce constat aussi évidemment dans les études supérieures enfin tout ça se se se prolonge et donc on a un problème plus général de positionnement de goût pour les sciences dans la dans dans notre société pour autant évidemment je pense que il faut être très clair c'est important qu'une très grande majorité de médecins a une très solide formation scientifique pour pour pour être en capacité d'exercer alors après est-ce qu'il faut être forcément très fort for en ma pour être pour être médecin moiême je suis mathématicien donc je je je je on peut on peut on peut discuter de ce on peut discuter de ce point longuement il faut sans doute avoir faut sans doute avoir un bagage minimum qui soit absolument nécessaire mais mais après dans l'exercice quotidien de la médecine je VO je me tourne vers il y a sans doute plus de sachant que moi dans la salle sur cette question mais bon voilà je en tout cas je pense que c'est effectivement important d'avoir ce bagage là après le fait avoir une diversification et j'en viens peut-être à la question des passerelles parce qu'on a mentionné plusieurs fois ça me semble être quelque chose qui est aussi très important parce que on a besoin d'avoir statistiquement aussi des médecins qui sont formés et qui ont des expériences qui sont des expériences plurielles y compris dans la diversité des pratiques médicales après entre des généralistes d'autres qui vont faire de la recherche qui vont être et donc cette cette diversité des parcours et des formations elle est quand même elle est quand même importante la voie passerelle aujourd'hui donc sont des étudiants qui ont validé au minimum un diplôme de grade de master ou un diplôme d'ingénieur et qui vont réintégrer après la formation euh les formations médicales c'est euh ça ne représente que 5 % des places pour les étudiants de de médecine aujourd'hui donc c'est quand même très c'est ça reste assez marginal c'estàd 1000 étudiants sur les quatre filières hein qui euh voilà c'est une source de diversification qui est importante l'inconvénient de ça évidemment c'est que ça allonge statistiquement et globalement la durée d'étude moyenne des des étudiants donc c'est à la fois une richesse est-ce qu'il faut pousser les curseurs et aller plus loin pour aller prendre plus d'étudiants de ce type là c'est probablement une idée intéressante mais le coût le coût de ça c'est quand même une allongé de manière très significatives les durées des les durées des des études je voulais dire un mot sur le déterminisme social on en a parlé plusieurs fois mais je peut-être que je l'ai pas je l'ai par redit moi-même mais j'ai entendu les les les les statistiques il y avait en 2006 alors ça date un petit peu mais une étude de l'adresse qui estimit que 40 % des médecins des pharmaciens ou des chirurgiens dentistes en activité sont des enfants de qure supérieurs contre seulement 13 pour pour les infirmières donc il y a évidemment un un un un un billet sociologique majeur mais il y a aussi un déterminisme social qui est un déterminisme géographique on sait que les cadres supérieurs viennent des grand viennent des grandes villes et des métropoles et évidemment on a aussi un intérêt dans les la question des déserts médicaux c'est que évidemment les étudiants qui sont issus des milieux ruraux on sont plus souvent le plus souvent ceux qui ont une certaine appétence à s'installer justement dans les milieux ruraux ce n'est qu'une statistique globale mais enfin qui mérite évidemment mais enfin c'est c'est quand même c'est quand même un point qui est un point qui est un point qui est important euh la oui je un effet de bord de la réforme qui me semble être très très positif pour le coup et que sur lequel on capitalisera pour la suite c'est que avec cette réforme on a augmenté le nombre d'antennes d'université avec une composante de santé donc aujourd'hui on en a presque 70 he donc dans je voyais les statistiques ce matin encore on est on a 75 % des départs déartement qui aujourd'hui propose une formation de première année de santé alors il faudrait peut-être aller plus loin il y a encore 25 % à mais mais c'est c'est un c'est un effet de bord de la réforme ça a été ça et je crois que c'est fondamental parce que il faut rapprocher les formations des étudiants en particulier si on veut diversifier les publics et si on veut atteindre tous les tous les bassins de de de de formation c'est parce que si on se contente de concentrés dans les métropoles et ben on voit bien qu'on échappe en fait qu'il y a plein de bons étudiants potentiellement qu'on rate euh je je reviens un instant sur la question deux points qui me semblaient important je reviens 30 secondes sur le lycée et sur la manière dont on a dont on dont on dont on va expliquer à un moment donné au lycéens que les études de santé elles sont bien pour eux et pas que dans les grands lycées de centrre-eville évidemment ça je pense queil y a des dispositifs qui existent aujourd'hui c'est les cordés de la réussite en particulier qui sont qui sont des dispositifs qui ont quand même montré leur efficacité dans un certain nombre de formations du supérieur les cordés de la réussite c'est quoi c'est des médecins enfin des étudiants en médecine de 2e ou 3e année qui reviennent dans leur lycée et qui accompagnent durant l'année sconner un certain nombre de lycéens qui sont au lycée et qui leur montrre qu'en gros le chemin il est possible il existe quoi et ça c'est vrai pour évidemment pour la santé mais c'est vrai pour d'autres d'autres sujets et ça c'est c'est ça me semble être vraiment vraiment clé on a parlé et un dernier mot peut-être sur Ia et médecine parce que ça a été mentionné enfin c'est un des sujets qui a été qui a été qui a été mentionné c'est évidemment une rupture qui est une rupture potentiellement fondamentale pour pour t tous les praticiens puisque on a de plus en plus d'outils qui non non seulement contribuent au diagnostic voit pour un certain nombre de professions aujourd'hui sont des des résultats statistiques sur de voilà qui sont qui sont très très très très bons pour pas dire meilleurs que un certain nombre de praticiens donc évidemment c'est des ruptures aujourd'hui et pour les étudiants qu'on est en train de former c'est évident que ça va bouleverser complètement leur métier et leur pratique dans les décennies qui viennent et donc aujourd'hui il y a déjà des formations qui sont mises en place au sein des formations de santé et la pluridisciplinarité le fait que je soit dans une université et que à côté de ça vous ayez non seulement des professeurs de médecine mais aussi à côté de ça la fac de sciences que vous ayez aussi des professeurs qui soient des professeurs de math et des professeurs d'informatique qui puissent intervenir dans les formations de santé me semble être absolument absolument essentiel voilà il y a énormément de questions auxquelles j'ai pas répondu sur le redoublement peut-être euh je je moi j'étais très perplexe sur le redoublement dans la passesse d'avant qui était une passesse très normée très voilà le fait en tout cas je sais pas si c'est un redoublement mais en tout cas le fait d'avoir plusieurs chances pour intégrer un cursus médical ça ça me semble être vraiment quelque chose d'important c'estlement dire il y a pas une seule chance et après c'est fichu et vous pouvez plus jamais ça je pense qu'effectivement il faut pas faire ça est-ce que ça doit être un redoublement d'une année ou est-ce que c'estê simplement au cours d'autes cursus là vous pouvez rentrer soit soit après une une première année ou une deuxème année enfin je ça je pense que c'est il faut discuter de ça c'est une des discussions que les doyens et les présidents deuniversité ont déjà un peu aujourd'hui mais je pense qu'il faut être attentif au fait d'avoir une deuxième chance très bien monsieur le ministre de la Santé ok à moi non mais on essaie de répondre à beaucoup de choses en même temps à mon tour de compléter par rapport à ce que vous a dit Philippe monsieur le sénateur Piednoir moi je suis d'accord avec vous sur effectivement de réaffirmer quand même le côté aussi scientifique de ces études en santé enfin je voilà je je c'est qu'il faudrait pas qu'on transforme non plus les choses qu'il y ait des des profils diverses on est tous d'accord mais il faut pas non plus que si on a un profil scientifique on ne puisse pas non plus accéder faut que voilà il faut qu'on retrouve quelque chose de qui me semble équilibré madame louerou sur la régionalisation on en a on en a beaucoup on en a beaucoup parlé j'ai j'ai rien de plus à à rajouter je pense que de redonner du lien avec le territoire et est encore plus euh qu'avant une revendication tant des étudiants pour des problématiques de de coût de la vie étudiante que des élus que des régions qui financent qui financent aussi les choses euh le sénateur le sénateur Zian sur le le sujet c'était redites-moi en un mot avec les collectivités locales pardon et les initiatives qui sont portées pour fixer fait bien que la santé soit du champ régalien les collectivités locales ont beaucoup sollicité ces sujetsl c'est des juste pour voilà et s'appuyer sur les initiatives qui sont portées par l'Université de l'hôpital de bobini ou euh ou euh l'université parissorbonne dans notre territoire tout toutes les initiatives locales qui sont des mesures d'accompagnement on on moi j'y suis absolument favorable je l'ai fait moi-même quand j'étais vice-président de région donc je crois que on peut que encourager mais le le but de ne nous éloignons pas de de notre objet de réunion de ce soir qui est vraiment quelle réforme pour sélectionner entre guillemets nos étudiants en santé quel que soit le mode de sélection de nos étudiants en santé euh on on sollicite on encourage le partenariat des collectivités locales quel qu'elles soi pour porter les mesures d'accompagnement euh madame la signatrice Gruny sur la sujet reince et Amien euh les doyens qui nous entourent feront passer quelques messages euh aux différents doyens euh sur euh voilà euh après euh vous aviez euh d'autres d'autres questions sur euh j'arrive pas à me lire j'ai écrit très vite sur les pasus sur les pasus avec le de moyenne voilà c'était vous euh attention un Pasu à 8 de moyenne je le redis déjà il y a un jury qui est souverain actuellement mais ce qui est important c'est pas l'origine ethnique du médecin ni son lieu de formation c'est qu'il soit compétent pour pouvoir soigner la population et je veux juste dire que euh quelque part on génère nous-mêm nos praticiens diplômés hors Union Européenne parce que quand nous avons 54 % de nos dentistes qui sont inscrits euh qui sont qui voilà qui qui sont qui sont qui ont fait leurs études en dehors de France voilà tout à fait une filière de Padu que nous créons nous-mêmes parce que pour avoir rencontré le président du Conseil de l'Ordre des dentistes sur ce sujet-là il est tout à fait d'accord vu aussi les déserts médicaux en on de voir comment ils peuvent prendre en charge et en stage ces étudiants qui sont plus des étudiants puisqu'ils sont diplômés dans leur pays qui n'est pas la France dans le pays où ils ont fait leurs études mais de pouvoir voir ce que ça entre guillemets de PIR les prendre notamment en en pratique parce qu'il y a l'évaluation des compétences et des connaissances en général sur les connaissances d'après ce qu'ils m'en ont dit c'était satisfaisant après c'est sur la pratique et donc ils ont besoin de les avoir avec eux mais un Pasu ou même un étudiant qui qui qui n'a pas une bonne note à ses examens et qui on considère qu'il n'a pas le niveau de connaissance ou de compétence on est bien d'cord qu'il ne faut pas le laisser passer parce que derrière c'est des responsabilités énormes et et et il faut que on ait cette sécurité de compéten vis-à-vis des patients et de nous-mêmes pour être soignés donc là-dessus on est d'accord et il s'agit pas de former des Padu et d'ouvrir des Padu quel que soit le niveau de compéten et de connaissan voilà donc il faut pour ça c'est pour ça aussi qu'il y a eu des protestations sur des Padu qui n'avaient pas obtenu satisfaction je redirais juste à ce moment-là de l'échange que tous ont eu une autorisation transitoire d'exercer que tous ont des statuts qui ne les met pas en précarité ils ont des statuts de praticien hospitaliers contractuels et ils peuvent se représenter alors là on va réformer les choses puis qu'il puis pour qu'ils puisse avoir une évaluation locale de de leurs compétences mais il faut effectivement avoir un niveau de compétence et de connaissance requise le sénateur Ross sur la réforme de la 4e année [Musique] euh vous êtes là pardon en fait les 3700 je pense qu'il y a un petit mélange entre la 4e année de médecine générale où là c'est 3700 docteur junior pour lequel on doit trouver des lieux de stage et l'augmentation du nombre du du fait du numérus apertus c'est c'estes deux choses possibles he puisque là le numérus apertus est arrivé en 2019 donc ceux qui arrivent en docteur junior ne sont pas ceux de la modification d'apertus hein on est d'accord on est encore sur la filière pass passe et hlas donc voilà je préférais vous le redire c'est c'est un peu complexe on on on s'y perd passelass euh sur voilà donc c'était le point que j'avais vu avec vous Madame souris sur le concept oneelf oui bah je partage hein moi je vous le savez bien 40 à 60 % des maladies de demain viendront aussi par une contamination animale qui est elle-même provoquée aussi par un dérèglement climatique donc tout est lié mais là on est loin de la réforme que dire que le concept oneelf doit être prignant dans nos études enens doit animer nos débats oui après c'est pas tout à fait en lien avec avec le sujet sur le la le côté santé mentale quelque part plus on aura d'étudiants dans la filière plus on espère qu'ils pourront s'orienter vers aussi de la psychiatrie je rappelle que 60 % des étudiants en santé pensent que c'est une moins bonne spécialité et 30 % des étudiants des internes ont peur de faire de la psychiatrie donc il y a il y a ce sujetl ensuite [Musique] madame Pronier sur les herbouristes ah voilà voilà perronier pardon vous êtes beaucoup de sénateurs pas du tout ce sont les plaines à parfum informatique et médicinal non je RP voà donc pour pour les herbouristes en fait c'est c'est c'est les pharmaciens qui portent cette compétence et il y a pas de formation enfin je me retourne vers les doyens mais il y a pas de formation en herboristoryie durant les études de santé concernant l'intelligence artificielle bah oui c'est le plan que j'ai annoncé lors du digital sumit sur l'IA 100000 étudiants par an donc 500000 au total dès septembre 2025 pour pouvoir avoir des modules d'intelligence artificielle qui est un gain de temps on a des lectures accélérées de de radio conforté Sécur on a beaucoup d'usag sur l'IA madame doano effectivement la Mayenne a de bons résultats sur ces premières années sur les passerelles et on a bien pris le point sur les les les étudiants qui auraient eu pas suffisamment pour faire médecine mais qui ont quand même eu de bons niveau voir qu'est-ce qu'ils sont devenus et voir effectivement si les passerell on a deux types de passerell globalement on a le passerel des professionnels de santé infirmier qui n'est qui voudrait au bout d'un certain nombre d'années de pratique professionnelle ou dans la foulée pourquoi pas reprendre des études de en santé donc là il faut qu'on voit à quel niveau on les réincorpore ou alors c'est aussi des effets covid on a vu des gens qui étaient très en recherche de sens et qui ont décidé qui était ingénieur dans je ne sais quel domaine et qui décid de venir faire des études en santé donc c'est peut-être ceuxlà qui pourrai bénéficier de passerell et de voir à quel ni niveau dans le cursus si on les reprend en première année je pense qu'il y a un petit sujet mais qui a une année de comment dire de remise à niveau ou 2 ans de pour pouvoir les intégrer peut-être en 2e cycle paraît quelque chose en tout cas à travailler avec les doyens et en tout cas à proposé à la conférence des doyens mais on a noté le sujet monsieur wedas sur la surexploitation il est parti je vais juste quand même répondre bah effectivement il faut faire attention les les étudiants en en santé euh produisent beaucoup de travail à l'hôpital s'il fallait convertir tous les postes d'interne en médecins hospitaliers on on comprend bien que il y aurait euh possiblement encore des dépenses supplémentaires donc euh je crois qu'il faut ça a été étudié et je crois qu'il faut effectivement pas faire ce raccourci euh ce raccourci en fait le dédommagement des études est fait durant l'internaat en général euh monsieur euh monsieur le sénateur filer euh sur les classes préparatoires et les c'est pas ce que j'ai dit fa l'air fialer non j'ai pas entendu en fait c'est dur hein parce que quand vous êtes en monsieur sénateur bon monsieur le sénateur alors c'est comment quand même que je finissent pas pial bon j'ai mal compris désolé voilà vous êtes 900 et quelques parlementaires et sur les courriers parce qu'il y avait un parlementaire tout à l'heure qui nous disait qu'il avait pas reçu de courrier je vous donne juste la petite information en apparté depuis le 24 décembre que j'ai été nommé j'ai reçu 1400 à peu près courriers de parle questions écrites 1400 questions écrites et courrier c'est encore plus ce qui nous met dans un niveau de réponse non je n'utilise pas l'intelligence artificielle justement sinon je vous aurais tous répondu déjà le lendemain bon monsieur le ministre je propose que vous raccourc je vais être en retard mais je voulais vous dire que euh on a pas tous le même niveau de sollicitation vous savez j'ai certains parlementaires qui m'écrivent deux à trois fois par semaine euh donc voilà c'est voilà donc pour revenir attention ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit quand vous avez parlé des classe préparatoire quand on fait 2 ans de classe préparatoire souvent on atindre peut-être pas le concours qu'on veut mais on retombe sur quelque chose qui a permis j'ai quand même beaucoup d'expérience autour de moi où ils ont fait de années de première année de médecine et deux années de pr première année de médecine ça vous amène des équivalences nulle part hein donc je dis pas que c'est perdu mais si vous ne restez pas dans cette filière là c'est dur à valoriser c'est ça que je voulais dire et que le redoublement moi je pense que il faut absolument trouver dans la réforme qui que l'on proposera avec mon collègue ministre d'enseignement supérieur que ce redoublement puisse exister quelqu'un a dit tout à l'heure que c'est discriminatif moi je je le pense aussi moi j'ai 80 % des des collègues de ma promotion qui s avz pas redoublé n'aurit pas pu faire médecine et c'est de très bons médecins actuellement vous avez cité la présidente de l'Association des mères du rô ça c'est effectivement il y a des questions de maturité pour peu que vous soyez un peu en avance vous vous retrouvez à 17 ans en première année de médecine tout le monde si vous avez un an d'avance c'est pas tout le monde qui peut tout de suite voilà enclencher donc voilà après sur les zones rurales j'ai entendu aussi ce que vous proposiez il faut juste qu'on fasse attention de de comment on le formule et qu'est-ce qu'on veut faire j'entends bien que vous voulez dire que ceux qui ont raté de pas grand-chose et bien est-ce qu'on peut ouvrir un certain nombre de plac et ils peuvent aller dans les zones rurales je veux juste qu'on qu'on fasse attention c'estàd que je ne voudrais pas qu'on développe le concept que en fait bah il y a il y a des zones qui peuvent avoir des médecins entre guillemets qui sont mieux classés aux examens et puis des des des zones qui ont qui ont des médecins entre guillemets qui ont moins bien réussi il faut faire attention à ces ces raccourcis donc il faut voir voir comment on peut le j'ai compris hein c'est ceux qui viennent souvent de des zones rurales qui voilà à qui manque les quel voilà mais bon disons que vous j'ai compris l'idée que il peut avoir aussi un engagement d'un certain nombre déjà qui veulent peut-être aller dans les territoires mais faisons attention pour pas non plus créer ces gradients urbains ruralité l'excellence dans les milieux urbains et puis voilà dans la R rité je pense qu'il faut faire attention et sur et la dernière prise la prise de parole concernant les Pasu euh du nombre l'augmentation du nombre bah en fait c'est tout l'objet de la réforme qu'on propose je pense que il faut on est passé d'un numerus closus à un numerus apertus force de constater que le rapport de la Cour des comptes et tout ce que vous redites ce soir plus tout ce qu'on a comme sollicitation montre qu'il faut aller au-delà donc clairement moi je souhaite qu'on passe à un examen et qu'on arrête cette sélection vous avez réussi ou pas votre examen et de savoir à quel niveau on met l'examen pour savoir qu'est-ce qu'on prend combien on en prend bah ça dépend du territoir et des besoins et du capacitaire pour que les universités soient dans un L capacitaire c'est tout l'article 1 de ma proposition de loi qui j'espère sera examinée avec beaucoup d'attention le le 19 mai voilà et puis les collectivités qui accompagnent écoutez bon ok voilà merci à tous en tout cas merci monsieur le ministre et vous voyez quand même que la Commission affaires sociales tI a plus la marée que la commission éducation qu je juste une remarque voilà allez merci beaucoup bonne soirée merci bonsoir madame