Frère Clément-Marie, porte parole de la famille missionnaire de Notre Dame à Saint-Pierre-de-Colombier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse directe
Ce documentaire qui était projeté avant-hier soir en avant-première à Obena, vous l'avez vu, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
- 1:05FerméeRéponse directe
Vous dites, en gros vous dites que c'est un documentaire à charge ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Frère Clément-Marie, ce documentaire « Un village sous emprise » parle notamment d'une emprise qui serait une emprise politique avec des membres de la congrégation qui n'habitent pas à Saint-Pierre-de-Colombier et qui viennent voter aux élections municipales. Est-ce que c'est vrai, ça ?
- 2:48FerméeRéponse directe
Vous ne contestez pas, malgré tout le fait, que ça vous donne un vrai poids politique dans la commune ?
- 3:56OuverteRéponse directe
Dans ce documentaire, on entend aussi les personnes qui ont quitté la communauté, qui parlent de restriction des libertés au sein de la congrégation, qui expriment leur souffrance. Par rapport à ça, vous dites quoi ce matin ?
- 5:16OuverteRéponse directe
Et finalement, c'est un peu parole contre parole entre le documentariste et vous. Il n'empêche, au bout du bout, finalement, la religion est quand même censée rassembler. Et on a l'impression que Saint-Pierre de Colombier n'a jamais été aussi divisé. Ça ne vous pose pas question ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« c'est un documentaire comme vous venez de le dire qui a été commandé par France 3, donc du service public. Donc on se serait attendu, je me serais attendu à, je dirais, le devoir de neutralité, d'impartialité. »
- 0:58Invité politiqueFait
« Où est dans ce reportage la famille missionnaire de Notre-Dame ? Où sont ses soutiens ? Pourquoi on ne voit que des opposants ? Pourquoi finalement qu'une seule voix ? »
- 1:25Invité politiqueFait
« Deuxième exemple, le réalisateur m'a écrit également « J'ai passé la majeure partie du week-end à vos côtés, j'ai pu interviewer 13 membres ou soutiens laïcs de votre communauté. Où sont les 13 interviews ? On ne les trouve pas, c'est dommage. »
- 1:42Invité politiqueFait
« Troisième exemple, les parents de religieux. On n'en voit qu'une maman qui est opposée à la vocation de sa fille. J'avais indiqué au réalisateur le bloc des 145 parents qui ont exprimé leur soutien public à la communauté. Zéro. Aucun d'entre eux n'a été interrogé. »
- 3:13Invité politiqueFait
« La loi prévoit ce qu'on appelle le domicile réel, c'est-à-dire là où on reçoit tous ses courriers, là où on vote, là où on fait ses démarches administratives. »
- 3:24Invité politiqueFait
« Le tribunal d'instance de l'Argentière en 2002, le tribunal de proximité d'Aubenas en 2020, le tribunal administratif de Lyon en 2026, ont jugé que la situation était parfaitement conforme au code électoral. »
- 4:21Invité politiqueFait
« ce que l'on conteste, c'est un certain nombre de faits qui sont allégués par des plaignants. Le tribunal de Privat, au moment du jugement, a tout de même écarté un certain nombre de faits allégués par des plaignants. »
- 4:52Invité politiqueFait
« Pourquoi sur les 160 membres de la communauté qui y sont heureux aujourd'hui, aucun extrait de leurs auditions non plus dans le documentaire ? »
Temps de parole
- Invité politique61 %
- Présentateur33 %
- Présentateur 25 %
≈ 6,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Au Mardèche,
le réveil 100% local,
ici matin jusqu'à 9h. Quasiment 7h46, Saint-Pierre-de-Colombier en Ardèche, un village sous emprise. L'emprise de la famille missionnaire Notre-Dame selon un documentaire bientôt diffusé sur France 3. Nous en parlons ce matin Emmanuel Champal avec le porte-parole de la congrégation religieuse. Geoffroy Bertrand, frère Clément-Marie au sein de la famille missionnaire de Notre-Dame, bonjour. Bonjour Monsieur, bonjour à tous. Ce documentaire qui était projeté avant hier soir en avant-première à Obena, vous l'avez vu, qu'est-ce que vous en avez pensé
? Alors,
d'abord c'est un documentaire comme vous venez de le dire qui a été commandé par France 3, donc du service public. Donc on se serait attendu, je me serais attendu à, je dirais, le devoir de neutralité, d'impartialité. Et donc nous partageons et je partage la réaction de beaucoup sur les réseaux sociaux qui ont exprimé leurs interrogations, leurs surprises. Où est dans ce reportage la famille missionnaire de Notre-Dame ? Où sont ses soutiens ? Pourquoi on ne voit que des opposants ? Pourquoi finalement qu'une seule voix ?
Vous dites, en gros vous dites que c'est un documentaire à charge,
c'est ça ? Oui, tout à fait. Trois très brefs exemples. Vous voyez, moi je suis membre de la communauté bien sûr, j'ai répondu à des questions du réalisateur qui m'a écrit « Je vous remercie d'avoir pris le temps de répondre à mes questions ». Il n
'y a
pas une seconde de ce que j'ai dit dans ce reportage, c'est dommage pour l'impartialité. Deuxième exemple, le réalisateur m'a écrit également « J'ai passé la majeure partie du week-end à vos côtés, j'ai pu interviewer 13 membres ou soutiens laïcs de votre communauté
». Où
sont les 13 interviews ? On ne les trouve pas, c'est dommage. Troisième exemple, les parents de religieux. On n'en voit qu'une maman qui est opposée à la vocation de sa fille. J'avais indiqué au réalisateur le bloc des 145 parents qui ont exprimé leur soutien public à la communauté. Zéro. Aucun d'entre eux n'a été interrogé. Là encore, c'est dommage.
Réalisateur qui nous disait hier matin, parce qu'il était à votre place à la même heure hier matin, quand ils ont vu la communauté que je donnais, la parole aux opposants, ils se sont fermés.
Alors, ce n'est pas tout à fait juste, puisque de toute façon, nous avons répondu au réalisateur et lui-même nous dit, m'écrit, je vous cite,
«
La grande majorité des membres de la famille missionnaire se sont montrés tout au long de mon reportage, tout au long de mon reportage. Courtois, disponibles, attentifs, je leur en suis sincèrement reconnaissant. » Donc, c'est très difficile pour nous de comprendre ces contradictions.
Frère Clément-Marie, ce documentaire « Un village sous emprise » parle notamment d'une emprise qui serait une emprise politique avec des membres de la congrégation qui n'habitent pas à Saint-Pierre-de-Colombier et qui viennent voter aux élections municipales. Est-ce que c'est vrai, ça
? Alors,
il y a à Saint-Pierre-de-Colombier un certain nombre de personnes, comme d'ailleurs dans toutes les communes, qui n'habitent pas sur place toute l'année, mais qui passent néanmoins un certain temps. C'est le cas pour des membres de la famille missionnaire de Notre-Dame, c'est le cas pour des opposants. Donc, voilà, après, quand il y
a
une mobilité régulière, c'est le cas pour pas mal de professions, comme les religieux, comme les militaires, et qu'on bouge régulièrement, tous les ans, tous les deux ans, pour éviter les changements administratifs. La loi prévoit ce qu'on appelle le domicile réel, c'est-à-dire là où on reçoit tous ses courriers, là où on vote, là où on fait ses démarches administratives. Et donc, c'est important aussi de savoir que... Mais
vous ne contestez
pas... Le tribunal d'instance de l'Argentière en 2002, le tribunal de proximité d'Aubenas en 2020, le tribunal administratif de Lyon en 2026, ont jugé que la situation était parfaitement conforme au code électoral.
Vous ne contestez pas, malgré tout le fait, que ça vous donne un vrai poids politique dans la commune
? Ça
donne un certain poids politique dans la commune. C'est un peu normal quand il y a une communauté qui grandit et qui, dans la présence à l'année, est nombreuse sur une commune.
Dans ce documentaire, on entend aussi les personnes qui ont quitté la communauté, qui parlent de restriction des libertés au sein de la congrégation, qui expriment leur souffrance. Par rapport à ça, vous dites quoi ce matin
?
Alors, on ne conteste pas que des personnes puissent vivre ou avoir vécu des expériences qui ne correspondaient pas à ce qu'elles attendaient dans la vie religieuse et que ce soit pour elles une souffrance. Donc ça, on ne le conteste absolument pas.
Il y a eu une condamnation d'ailleurs, en mars dernier. Il y
a
eu une condamnation d'ailleurs, de la congrégation.
Oui, il y
a
eu
un
jugement. Et
de l'ancien père supérieur, le 24 mars.
Alors, cependant, ce que l'on conteste, c'est un certain nombre de faits qui sont allégués par des plaignants. Le tribunal de Privat, au moment du jugement, a tout de même écarté un certain nombre de faits allégués par des plaignants. Mais je reviens, alors cette question aura peut-être pour vous et pour un petit tiers de déjà entendu. Mais vous voyez, dans le documentaire, on a deux plaignants qui interviennent, des extraits d'audition. Pourquoi aucun extrait d'audition de personnes qui ont quitté la communauté et qui sont reconnaissantes de
ce
qu'elles y ont vécu ? Parce qu'il y
en
a beaucoup aussi dans le dossier. Pourquoi sur les 160 membres de la communauté qui y sont heureux aujourd'hui, aucun extrait de leurs auditions non plus dans le documentaire ? Là encore, il y
a
un petit problème quelque part.
Alors, on entend bien effectivement ce matin. Et finalement, c'est un peu parole contre parole entre le documentariste et vous. Il n'empêche, au bout du bout, finalement, la religion est quand même censée rassembler. Et on a l'impression que Saint-Pierre de Colombier n'a jamais été aussi divisé. Ça ne
vous
pose pas question ça ?
Alors,
la religion est censée rassembler, oui, autour de, si vous voulez, aussi de vérités qui ne
sont
pas négociées.
Frère Clément-Marie,
on
va essayer de le retrouver juste pour avoir la réponse à cette question, effectivement, sur cette question de la mainmise qui est évoquée dans ce reportage qui sera présenté sur France 3 jeudi prochain. Est-ce qu'on peut retrouver Geoffroy Bertrand ? Non.
Je
pense qu'on n'y arrivera pas. Frère Clément-Marie, pardon, Geoffroy Bertrand, qui est donc au sein de la famille missionnaire de Notre-Dame, le porte-parole à Saint-Pierre de Colombier en Ardèche et qui conteste, on l'a bien entendu ce matin, effectivement, tout ce qu'il y a dans ce reportage dont on vous parlait déjà hier matin, un village sous emprise documentaire, donc, qui sera diffusé sur France 3.
C'est parti, c'est
parti,
c'est parti, c'est
parti.