Eléonore Caroit - Le Barbier du matin du 18/02/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Votre circonscription va du Mexique jusqu'au Cap Horn ?
- 0:18OuverteRéponse directe
Est-ce que le Golfe d'Amérique, ça vous convient ?
- 0:37OuverteRéponse directe
Les populations là-bas se soumettent à l'Empire américain ou il y a de la révolte ?
- 1:15RelanceRéponse directe
Trump dit que les Chinois ont mis la main sur le canal de Panama, est-ce que c'est vrai ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut entendre derrière le slogan 'faire la paix par la force' de Trump ?
- 2:27RelanceRéponse directe
Une avancée concrète des États-Unis n'est-ce pas d'avoir marginalisé l'Europe sur le dossier ukrainien ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13Invité politiqueFait
« Absolument et ça inclut aussi les Caraïbes. »
- 0:26Invité politiqueFait
« Vous imaginez quand même ce que ça veut dire, Google change le nom du Golfe du Mexique comme ça. »
- 0:32Invité politiqueFait
« D'ailleurs la présidente a menacé d'un procès et je pense à raison. »
- 0:47Invité politiqueFait
« Je rentre là par exemple d'un déplacement dans les Caraïbes justement et j'étais au Panama. »
- 0:51Invité politiqueFait
« Et je peux vous dire qu'au Panama les gens sont inquiets, inquiets des déclarations de Donald Trump »
- 1:02Invité politiqueFait
« C'est la neutralité du canal de Panama et surtout le fait que le canal, comme son nom l'indique, est au Panama. »
- 1:34Invité politiqueFait
« La neutralité du canal est assurée, les tarifs qui sont imposés sont ceux qui ont été négociés. »
- 1:58Invité politiqueFait
« On peut entendre beaucoup de choses mais il avait dit qu'il voulait régler la guerre en Ukraine en 48 heures »
- 2:37Invité politiqueFait
« Alors moi je n'appellerais pas ça une avancée parce que d'un côté il dit je vais régler ce conflit seul et je vais le régler à ma façon sans les Ukrainiens, sans les Européens »
- 4:12Invité politiqueFait
« Que c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité lorsque l'on voit comment est traitée la presse étrangère aujourd'hui aux États-Unis »
- 4:18Invité politiqueFait
« avec notamment le décret sur AP. »
- 5:39Invité politiqueFait
« Alors, Mileï en Argentine, il a réussi à faire un certain nombre de choses, et notamment dans l'assainissement des comptes publics »
- 5:50Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, vous avez 10% des Argentins qui a basculé dans le seuil de pauvreté. »
- 5:53Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, on a 53% des Argentins qui sont en dessous de ces seuils. »
- 7:54Invité politiqueFait
« C'est-à-dire qu'on a eu des élections le 28 juillet qui ont été vraisemblablement gagnées par son opposant »
- 9:26Invité politiqueFait
« Moi, je suis très choquée par le fait qu'il y ait en 2025 encore des affaires de cette ampleur qui surgissent. »
- 10:09Invité politiqueFait
« Il a dit qu'évidemment, il avait été au courant d'un certain nombre de choses. »
- 10:15Invité politiqueFait
« Sur les gifles ? Sur les gifles, notamment. »
- 13:27Invité politiqueFait
« Moi ce qui me choque c'est qu'aujourd'hui les décisions d'OQTF, les OQTF ne soient pas exécutées »
Temps de parole
- Éléonore Caroit77 %
- Présentateur23 %
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Et Léonore Carrois, bonjour et bienvenue. Votre circonscription, si je ne me trompe pas, va du Mexique jusqu'au Cap Horn.
Absolument et ça inclut aussi les Caraïbes.
Les Caraïbes, alors c'est une zone d'influence qui nous intéresse en ce moment. Alors est-ce que le Golfe d'Amérique, ça vous convient ? Moi je préfère le Golfe du Mexique. C'est un vrai point de tension ça quand même. Absolument. On a un impérialisme américain.
Vous imaginez quand même ce que ça veut dire, Google change le nom du Golfe du Mexique comme ça. D'ailleurs la présidente a menacé d'un procès et je pense à raison.
Les populations là-bas se soumettent à l'Empire américain ou il y a de la révolte ?
Elles sont très inquiètes. Je rentre là par exemple d'un déplacement dans les Caraïbes justement et j'étais au Panama. Et je peux vous dire qu'au Panama les gens sont inquiets, inquiets des déclarations de Donald Trump, inquiets de voir celui qui a été leur allié depuis des décennies se retourner contre eux de manière complètement aléatoire et tout à coup décider de remettre en cause alors que rien ne s'est passé. C'est la neutralité du canal de Panama et surtout le fait que le canal, comme son nom l'indique, est au Panama.
Alors Trump te dit mais oui mais c'est Jimmy Carter il n'y a pas si longtemps qui a accordé la cession du canal au Panama et puis les Chinois ont mis la main dessus et donc je ne veux pas que les Chinois contrôlent le canal. Est-ce que c'est vrai ?
Mais vous voyez on est vraiment dans l'ère des fake news et des déclarations à l'emporte-pièce parce qu'il n'y a rien qui puisse justifier un reversement de situation, rien qui justifie d'ailleurs un changement ou une rupture des traités qui justement sont en place depuis des décennies. La neutralité du canal est assurée, les tarifs qui sont imposés sont ceux qui ont été négociés. Donc non, les Panaméens tombent des nus, la communauté internationale regarde ça avec peut-être un peu d'attentisme et je peux vous dire que sur place ils s'inquiètent de ce qui va se passer.
Trump l'a dit en Ukraine et ailleurs, il veut faire la paix par la force. Qu'est-ce qu'il faut entendre derrière ce slogan ?
On peut entendre beaucoup de choses mais il avait dit qu'il voulait régler la guerre en Ukraine en 48 heures, force est de constater que ce n'est pas si simple, il a aussi voulu le faire sans impliquer les Ukrainiens. On voit que ce n'est pas acceptable non plus. Donc je pense qu'il fait énormément de déclarations et reste à voir ce qu'il va réussir à obtenir réellement et dans quelle mesure ces avancées pourraient être acceptées et véritablement se concrétiser dans une forme de paix.
Est-ce qu'une avancée déjà concrète des Etats-Unis, ce n'est pas d'avoir marginalisé l'Europe sur le dossier ukrainien ? Hier Emmanuel Macron réunissait des chefs d'État et de gouvernement à Paris pour constater que ça se passe sans eux quand même.
Alors moi je n'appellerais pas ça une avancée parce que d'un côté il dit je vais régler ce conflit seul et je vais le régler à ma façon sans les Ukrainiens, sans les Européens qui sont pourtant aux premières lignes. Et d'un autre côté il explique aux Européens qu'ils doivent assurer leur propre défense mais quand même à condition de continuer à acheter américains. Donc ce qu'on voit c'est que ce sont des déclarations qui sont de plus en plus inacceptables et cette réaction des Européens, certes pas encore coordonnée, je ne vous dis pas que tout s'est bien passé hier, mais il y a quand même un sursaut.
Ils sont tous venus à Paris à l'appel du président Emmanuel Macron et comprennent que là vraiment on n'a pas le choix. Donc voyons...
Avec en effet certaines divergences, les Anglais disent qu'on ira sur place puisqu'ils étaient associés à la réunion avec des soldats s'il le faut pour protéger les Ukrainiens. Les Allemands disent que c'est beaucoup trop prématuré. D'autres pays comme l'Italie de Giordia Meloni sont plutôt attentifs à ce que dit Trump. On est quand même très divisés.
Oui et c'est ce qui ressort aujourd'hui dans la presse. Si vous regardez tous les titres de presse, vous verrez cette division. Moi je retiens davantage le fait qu'en un claquement de doigts, tout le monde est venu à Paris pour discuter de ce sujet. Donc finalement il y avait aussi une volonté de se retrouver, une volonté de préserver ce qui est l'héritage de la Seconde Guerre mondiale et notre construction européenne. Certes avec des points de vue différents, parce que nous sommes dans des États démocratiques et puis on a 27 États, on n'est pas un seul à décider de manière autocratique.
Mais moi je retiens plutôt le fait que nous nous sommes retrouvés hier plutôt que le fait que nous n'avons pas exactement le même point de vue.
Des États démocratiques où la liberté d'expression est menacée, dit le vice-président américain Vance. Que lui répondre ?
Que c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité lorsque l'on voit comment est traitée la presse étrangère aujourd'hui aux États-Unis, avec notamment le décret sur AP. Lorsque l'on voit aussi... À société de presse. À société de presse, à mon sens, je pense qu'il n'y a pas de leçon de démocratie ou de liberté d'expression à recevoir. Après, encore une fois, on est dans la provocation. Les États-Unis, c'est au niveau du pays, au niveau de l'État, notre allié historique, ça doit le rester. Et je pense qu'il ne faut pas réagir à toutes les provocations de manière non plus disproportionnée.
Georgia Meloni, on l'a cité, mais aussi Victor Orban, sont plutôt enclins à regarder ça d'une manière positive. L'AFD, l'extrême droite allemande, a reçu la visite de Cyrus Vance. Où va-t-on ?
Écoutez, on voit que l'on est aujourd'hui dans un système de partis populistes qui se parlent et qui créent une forme d'international, ce qui est d'ailleurs un peu contre-intuitif, parce que souvent, ces partis nationalistes et populistes avaient tendance à rester dans une forme d'autarcie. Le « America first », on l'imaginait mal. la coalition internationale des pays qui pensent la même chose, qui sont dans une logique maga. On voit que c'est le cas. Moi, ça ne me choque pas plus que cela, dans le sens où je comprends que ça soit une stratégie. Maintenant, il faut y répondre, et il faut y répondre de manière coordonnée.
Une partie de la droite libérale française, européenne, est séduite par Javier Mileï. Alors, Mileï en Argentine, est-ce que ça marche ?
Alors, Mileï en Argentine, il a réussi à faire un certain nombre de choses, et notamment dans l'assainissement des comptes publics, et il faut lui rendre cela. Après, à quel prix ? À quel prix ? Aujourd'hui, vous avez 10% des Argentins qui a basculé dans le seuil de pauvreté. Aujourd'hui, on a 53% des Argentins qui sont en dessous de ces seuils. Et ça, c'est une réalité. Je ne dis pas que ce soit du fait uniquement de Javier Mileï, mais sa stratégie brutale, radicale, d'assainissement des comptes publics, s'est aussi accompagnée d'un appauvrissement de la société.
Et puis, il y a aussi une atteinte réelle aux droits et aux libertés individuelles, avec un certain nombre de déclarations sur les femmes, sur les minorités, qu'on ne peut ignorer.
Les Français qui sont installés là-bas le sentent, le disent, protestent ?
Oui, ils ont des avis un peu, disons, nuancés, parce qu'il faut voir pourquoi est-ce que Javier Mileï arrive au pouvoir et qu'est-ce qu'il y avait avant en Argentine. La réalité, c'est aussi des décennies de corruption au niveau de l'État, des décennies aussi d'attentisme et d'immobilisme. Et, quelque part, ça a été une réaction de son élection. Beaucoup de personnes ne se reconnaissent pas du tout dans son discours libertarien ou populiste, mais se sont dit, il nous faut une alternance, une alternative. Et aujourd'hui, il regarde avec inquiétude des réformes qui, certes, peuvent être vues comme étant positives sur certains aspects économiques, mais qui le sont à un prix vraiment très élevé.
Jean-Luc Mélenchon se rend dans votre circonscription, il va aller notamment au Mexique, parler de son livre qui va être traduit là-bas. C'est une figure qui existe quand vous rencontrez des interlocuteurs au Mexique, en Argentine ou au Venezuela ?
Alors, Jean-Luc Mélenchon aime beaucoup l'Amérique latine. D'ailleurs, il a été très déçu, je pense, de voir son parti perdre cette circonscription à trois reprises. Vous savez que j'ai été élu trois fois en deux ans, contre à chaque fois un candidat qui était soutenu par Jean-Luc Mélenchon. Après, je pense qu'il a une relation très ambigüe, parce qu'il a soutenu pendant des décennies Daniel Ortega, le dictateur qui est au Nicaragua. Aujourd'hui, il se fait plus discret sur la question, mais il n'a pas non plus condamné de manière claire les agissements du couple Ortega-Murillo au Nicaragua. De la même manière, il a été silencieux sur ce qui s'est passé au Venezuela.
Avec Maduro, réprimant les manifestations ?
Oui, et ça va même au-delà. C'est-à-dire qu'on a eu des élections le 28 juillet qui ont été vraisemblablement gagnées par son opposant, sachant qu'en plus, la principale opposante, Maria Corina, avait été interdite de se présenter. Et malgré cela, Maduro a réussi à se maintenir et a fait une sorte de coup d'État, disons, parce qu'il est resté au pouvoir. Et tout le monde en France a dénoncé cette situation, y compris le Parti Socialiste, certains partis de gauche, sauf la France Insoumise, qui, sur ce point, est encore une fois restée très complice et silencieuse.
Alors, à peine sorti du marathon budgétaire, le gouvernement va affronter demain encore une motion de censure. Elle est demandée par le Parti Socialiste à cause de l'expression « submersion au migratoire ». Le Parti Socialiste s'élève contre la trumpisation et la leupénisation du débat. Est-ce que vous adhérez à leur analyse ?
Moi, je pense qu'on ne propose pas et on ne vote pas une censure à cause de la teneur du débat, de propos tenus par tel ou tel ministre avec lesquels on peut être en désaccord. Moi, je pense que l'on peut censurer sur des actions, on peut censurer sur une politique concrète, mener des propositions, une loi, mais on ne censure pas parce qu'on n'est globalement pas d'accord. Non, je trouve que c'est irresponsable.
Alors, cette censure se passe aussi dans le climat créé par l'affaire Betaram. Est-ce que François Bayrou savait ou ne savait pas ? Vous vous êtes déclaré il y a quelques jours très choqué par cette affaire. Est-ce que les explications du Premier ministre vous ont satisfaites ?
Je pense que cette affaire est éminemment complexe. Moi, je suis très choquée par le fait qu'il y ait en 2025 encore des affaires de cette ampleur qui surgissent. Et donc, il y a une question à se poser sur l'efficacité de notre système judiciaire, sur la possibilité qu'ont des victimes à déposer plainte. Il faut quand même rappeler que ce sont des faits qui se sont produits il y a de nombreuses années. Mais le fait que ça surgisse aujourd'hui, on peut le voir de deux façons. On peut se dire que c'est une bonne chose parce qu'enfin, la parole se libère, ses affaires sont élucidées et arrivent sur la place publique.
Et on peut aussi avoir un certain effroi en voyant l'ampleur des agissements allégés, des accusations. Donc, c'est dans ce sens-là que moi, j'ai été choquée. Sur l'implication du Premier ministre, il a donné des explications. Il a dit qu'évidemment, il avait été au courant d'un certain nombre de choses. Il s'était même prononcé publiquement à l'époque sur ce sujet. Sur les gifles ? Sur les gifles, notamment. Ce que moi, je trouve aussi très, très choquant. Les violences corporelles. Les violences corporelles sur les enfants sont extrêmement choquantes aussi. Je pense qu'il faut voir aujourd'hui qu'est-ce qu'il savait et quelle est son implication dans ce dossier.
Mais il y a aussi toute une manipulation de cette affaire par des partis d'opposition. Et là aussi, il faut être très attentif. Notamment la France insoumise. Absolument.
Certains, à gauche, réclament quand même des commissions d'enquête, justement, sur ces établissements sous contrat, sur la manière dont on a du mal à dénoncer les agissements. Ça, ça peut être utile ?
Oui, moi, de toute façon, je suis en faveur de tout ce qui permet aux parlementaires de faire leur travail d'enquête et de contrôle de l'action du gouvernement. Après, il faut faire attention de ne pas stigmatiser et de ne pas pointer du doigt particulièrement, moi, j'entendais, les établissements privés sous contrat. Bon, les hors-contrat aussi. Je veux dire, dans tous les établissements de France, il faut s'assurer que des agissements comme cela soient immédiatement dénoncés et surtout qu'ils ne se produisent pas.
Ce n'est pas parce qu'il y a des établissements cultuels avec une dimension religieuse qu'il y a forcément exaction. Et l'inverse, c'est vrai aussi.
Absolument. Et c'est pour ça qu'il faut faire attention et ne pas... Ce sont des faits très graves dont on parle, avec des potentielles victimes très nombreuses et d'agissements, encore une fois, extrêmement graves. Donc, c'est pour ça qu'il faut faire vraiment très attention de ne pas instrumentaliser cette affaire, de ne pas la généraliser. Ce n'est pas parce qu'à Bétharam, il se serait passé ces affaires que tous les établissements sont évidemment dans cette logique. Et ça, c'est très important de faire la part des choses.
Demain, Richard Ferrand et ses deux collègues nommés au Conseil constitutionnel vont passer l'audition devant la commission des lois. Ça risque d'être compliqué pour lui. Vous comprenez l'émoi de ceux qui disent mais il n'a pas les compétences juridiques pour présider le Conseil constitutionnel ?
Non, encore une fois, je pense que là, on est encore dans la politique politicienne et que malheureusement, aujourd'hui, étant donné la composition de l'Assemblée et les postures de certains groupes parlementaires, tout devient compliqué. Mais j'ai bon espoir que quand même les collègues parlementaires sauront poser les bonnes questions et prendre des décisions basées sur des faits, sur des compétences et non pas sur des postures.
On voit toutes les familles politiques maintenant se tourner vers 2027. LR a commencé sa compétition pour le parti, le Front Populaire a un peu volé en éclats. Où en est Renaissance ? On a l'impression que depuis Gabriel Attal a pris le parti, il ne se passe plus rien.
Je pense que Renaissance est aujourd'hui en 2025 et c'est important d'être en 2025, surtout quand on voit l'année 2024 qui vient de se passer. On a des urgences pour notre pays, il faut y répondre. on a des orientations à prendre, on a un véritable travail de simplification mais structurel de nos dépenses publiques. On parlait tout à l'heure de Howie Millet, il faut faire évidemment différemment, mais il faut faire, il faut réduire cette dépense.
Ça ne sera jamais voté ça ?
Il faut que ça le soit en fait et donc il faut qu'on fasse des propositions qui puissent remporter une adhésion. Donc nous on travaille, on travaille sur les questions de réforme de l'État, réforme des institutions, immigration aussi parce que c'est un sujet dont nos compatriotes souhaitent parler et qui sont importants. On travaille sur ces sujets-là et on essaye de ne pas être dans la petite phrase ou la polémique permanente ou 2027.
Un mot sur l'immigration, Robert Ménard passe devant le procureur aujourd'hui. Comme maire de Béziers, il a refusé de marier un Algérien qui était sous OQTF. Il ne devait pas être là, il était là, il voulait se marier. À qui donnez-vous raison ?
Moi ce qui me choque c'est qu'aujourd'hui les décisions d'OQTF, les OQTF ne soient pas exécutées et ça, ça devrait nous préoccuper d'abord. Après la question du mariage, je ne dis pas qu'elle soit anecdotique, elle est probablement importante mais pour moi ce n'est pas la question principale. La question principale qui je pense choque nos concitoyens c'est qu'il y ait des décisions qui soient rendues et que ces décisions-là ne soient pas exécutées.
Et bien Eleonore Carrois, député des Français de l'étranger, merci et bonne journée.
Merci.
Merci beaucoup Christophe, on vous retrouvera demain matin à 7h45. A demain.
Éléonore Caroit