GABRIEL ATTAL SUR TF1 | JE SUIS CANDIDAT À L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui fait que vous seriez un bon président ?
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Si demain vous lui succédez, quel est le sujet sur lequel vous voulez renverser la table ?
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Si vous étiez au pouvoir maintenant, que feriez-vous différemment du gouvernement pour aider les Français face à la hausse des prix à la pompe ?
- 6:00OuverteRéponse directe
S'il devait y avoir une mesure à nous annoncer, une mesure que vous souhaitez absolument mettre en place de ce point de vue, c'est laquelle ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Avez-vous un accord avec Édouard Philippe ? Est-ce que le moins bien placé de vous deux se désistera en faveur de l'autre ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous voulez être l'homme qui va tourner la page du macronisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Gabriel AttalChiffre
« Depuis 30 ans, par rapport à notre richesse nationale, les dépenses pour l'éducation et la recherche ont baissé de 15 %. »
- 3:00Gabriel AttalFait
« J'ai fait le choc des savoirs qui a permis que maintenant le redoublement est à nouveau possible en France. »
- 3:00Gabriel AttalFait
« J'ai lancé un certain nombre de chantiers sur la laïcité. C'est ce qui fait que maintenant la laïcité est respectée dans nos établissements scolaires et qu'il y a plus d'abaya dans nos établissements scolaires. »
- 5:00Gabriel AttalFait
« Je pense qu'on peut encore, comme ils l'ont fait, faire évoluer le dispositif pour que je vous donne un exemple, l'infirmière libérale qui travaille, qui a besoin d'utiliser sa voiture par exemple à la campagne en ruralité pour faire sa tournée, bah elles se prennent pas de plein fouet l'augmentation des prix de l'essence. »
- 8:00Gabriel AttalPromesse
« Je propose effectivement de supprimer l'âge légal de départ. On garde la durée de cotisation et donc si on décide de partir tôt, on a peu. Et si on décide de partir tard, on a beaucoup. »
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Bonsoir Gabriel Atal. Merci d'être avec nous. Depuis hier, vous êtes officiellement candidat à la présidence de la République.
Vous dites que vous aimez la France, les Français, que vous avez de l'ambition pour notre pays. Mais qu'est-ce qui fait que vous seriez un bon président ? Moi, je suis candidat parce que je crois en l'avenir de notre pays et donc je veux débloquer l'avenir de notre pays.
Ça fait des décennies qu'on est bloqué dans un modèle où on consacre l'essentiel de notre énergie, l'essentiel de notre argent à gérer le présent, à colmater les failles du passé plutôt qu'à investir dans l'avenir. Je vous donne un chiffre et c'est le seul chiffre que je donnerai ce soir, je vous le promets. Depuis 30 ans, par rapport à notre richesse nationale, les dépenses pour l'éducation et la recherche ont baissé de 15 %.
C'est l'inverse de ce que font toutes les grandes puissances qui caracolent aujourd'hui en tête des classements internationaux. Et ben moi, je veux que la France caracole à nouveau en tête des classements internationaux. Pas pour faire joli, mais parce que ça changera la vie des Français.
C'est ça qui permettra à un couple de jeunes qui travaillent de pouvoir devenir propriétaire. C'est ça qui permettra à des gens qui bossent de voir leur salaire net augmenter. C'est ça qui permettra à des parents, des grands-parents de se dire avec certitude que leurs enfants, leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leure.
Sinon, et je termine par là, le risque c'est la fracture générationnelle avec des jeunes, des Français qui travaillent qui se disent que finalement leur pays les a lâché et c'est possible d'inverser ça. C'est possible d'avoir les vies meilleures pour les Français. Vous parlez de changer la vie des Français.
Emmanuel Macron est allélysée depuis 10 ans. Vous l'accompagnez quasiment depuis le début. Vous avez déjà eu l'occasion de changer la vie des Français.
Si demain vous lui succéder, quel est le sujet le sujet sur lequel vous voulez renverser la table ? Il y a plein de sujets sur lesquels je voudrais renverser la table, mais s'il y en a un au-dessus de tous les autres, c'est l'école. Pas parce que chacun sait "J'aime l'école et que j'ai été ministre de l'éducation nationale, mais parce que c'est l'école qui nous permettra d'avoir les ingénieurs qui nous permettront de maîtriser l'intelligence artificielle.
C'est l'école qui nous permettra d'avoir les ouvriers qui feront qu'on on redeviendra une grande nation industrielle. C'est l'école qui nous permettra d'avoir des médecins, d'avoir des enseignants et peut-être le plus important, c'est l'école qui nous permettra d'être uni. Il y a tellement de gens qui veulent nous diviser en ce moment.
Moi, je crois que s'il y a un sujet qui peut nous rassembler, c'est l'école. Ça veut dire que lorsque vous étiez ministre, vous n'avez pas fait assez ou pas pu faire assez ? J'ai fait beaucoup.
Je suis pas resté suffisamment longtemps. J'ai fait le choc des savoirs qui a permis que maintenant le redoublement est à nouveau possible en France. s'il avait été supprimé qui permet qu'on ait importé la méthode de Singapour pour les mathématiques davantage à l'école primaire.
J'ai lancé un certain nombre de chantiers sur la laïcité. C'est ce qui fait que maintenant la laïcité est respectée dans nos établissements scolaires et qu'il y a plus d'abaya dans nos établissements scolaires. Je suis pas resté suffisamment longtemps pour agir davantage sur ce sujet et je suis résolu à agir davantage.
Pas encore uniquement pour l'école mais là pour tout le Alors justement maintenant que vous êtes officiellement candidat, j'aimerais vous poser des questions très concrètes monsieur Atel avec des réponses s'il vous plaît également très concrètes. Elles concernent la vie de de nos concitoyens. La guerre en Iran et le blocage d'Ormous ont provoqué une envolée des prix à la pompe.
Si vous étiez au pouvoir maintenant, que feriez-vous différemment du gouvernement pour aider les Français ? J'ai géré des crises quand j'étais premier ministre. Et pour moi, la stratégie, ça doit être deux choses.
C'est gérer l'urgence et préparer l'avenir. Gérer l'urgence, c'est accompagner pour moi, les Français qui travaillent et qui ont besoin de leur voiture pour travailler, les accompagner financièrement. Ce que fait le gouvernement actuellement, il avait annoncé des premières aides, ils ont fait évoluer le dispositif.
Je pense qu'on peut encore, comme ils l'ont fait, faire évoluer le dispositif pour que je vous donne un exemple, l'infirmière libérale qui travaille, qui a besoin d'utiliser sa voiture par exemple à la campagne en ruralité pour faire sa tournée, bah elles se prennent pas de plein fouet l'augmentation des prix de l'essence et qu'elle se retrouve à devoir payer pour aller travailler. Il faut vérifier que les dispositifs qui sont mis en place permettent à cette infirmière libérale d'être accompagné. Et ensuite, après l'urgence, il y a évidemment l'avenir.
Et l'avenir, c'est quoi ? L'avenir, c'est évidemment l'électrification de nos usages. C'est ça qui fera que les Français ne dépendront plus des décisions internationales sur le prix du pétrole.
Mais ça c'est pas tout de suite. Donc en attendant, il faut gérer l'urgence. Autre sujet de préoccupation des Français qui sera central dans la campagne, c'est la sécurité.
S'il devait y avoir une mesure à nous annoncer, une mesure que vous souhaitez absolument mettre en place de ce point de vue, c'est laquelle ? Pour moi, les trois principales menaces pour la sécurité euh des Français, c'est évidemment le narcotrafic, c'est la délinquence des mineurs et c'est l'entrisme. Euh et sur la délinquence des mineurs, c'est un sujet dont j'entends trop peu parler aujourd'hui chez les candidats ou dans le débat public.
Moi, je suis convaincu, c'est d'ailleurs lié aux autres sujets, qu'aujourd'hui vous avez par exemple des grands trafiquants de drogue qui utilisent des mineurs ou des enfants comme de la chair à canon pour les envoyer faire du trafic parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien pénalement. Et donc je ferai un grand tournant sécuritaire sur la question de la délinquence des mineurs avec des mesures très concrètes. La mise en place d'une comparition immédiate pour les mineurs, l'atténuation de l'excuse de minorité.
C'est des mesures, je vais être transparent avec vous, que j'avais travaillé quand j'étais premier ministre, que j'ai pas pu mettre en œuvre à cause de la dissolution mais qui sont prêtes à être mis en œuvre. Sur tous ces sujets, plusieurs candidats du centre de la droite ont déjà fait des propositions. C'est le cas d'Édouard Philippe qui est également candidat à l'élection présidentielle.
Avez-vous un accord avec lui ? Est-ce que le moins bien placé de vous deux se désistera en faveur de l'autre ? Moi, j'ai pris une initiative pour construire le rassemblement en proposant un comité de liaison et grâce à cette initiative, nos partis se parlent et c'est très bien que les partis se parlent mais là, je crois que le temps c'est de parler aux Français, d'expliquer aux Français ce qu'on a envie de faire, de les convaincre et ensuite début 2027, s'il y a un risque avéré [grognement] de deuxème tour entre la France insoumise et le Rassemblement national, évidemment qu'il faudra construire les conditions du rassemblement.
Euh dans mon mot, on a appris il y a quelques jours qu'Edorp Philippe était visé par une enquête du parquet national financier. Est-ce que vous pensez que cela va avoir un impact sur la campagne ? J'ai pas de commentairire à faire là-dessus.
Il s'est exprimé sur le sujet. Je voudrais revenir sur votre déclaration de candidature hier, monsieur Atal. Vous étiez dans dans l'Avyon.
Vous avez mangé de la Ligo, vous avez échangé avec des agriculteurs au milieu des vaches. Pourtant vous êtes né dans les hautes scènes, vous êtes élu, vous travaillez à Paris. Est-ce que vous voulez casser votre image de de Parisien ?
Non, mais vous savez, moi j'ai toujours été partout sur le terrain. On me l'a même reproché. Souvenez-vous quand j'étais ministre ou premier ministre, il y avait des commentateurs qui disaient que j'allais trop sur le terrain.
Ensuite, c'est vrai que je fais différemment des autres. La plupart des candidats, ils se sont déclarés à l'élection présidentielle ici sur votre plateau ou dans un journal. Moi, plutôt que de parler les yeux dans les yeux à une caméra ou un journaliste, même si j'apprécie les journalistes, je préfère parler les yeux dans les yeux aux français et je me voyais pas ailleurs qu'au milieu des Français pour déclarer ma candidature à l'élection présidentielle.
Et le faire en Aon parce que c'est la France. Et moi, j'ai entendu certains commentaires assez méprisants ces derniers jours qui ont d'ailleurs choqué. J'ai entendu des j'ai vu j'ai lu des articles où j'ai vu des commentateurs dire il va se déclarer dans l'arrière pays, dans les profondeurs du pays.
Il y a pas d'arrièrepays, il y a un seul pays avec toutes ces facettes, tous ces paysages, tous ces atouts, toutes ces faiblesses aussi. Et moi, c'est à tout ce pays que je veux parler. Vous avez été le premier ministre d'Emmanuel Macron.
Vous étiez un de ses compagnons de la de la première heure. Pourtant, la dernière fois que vous êtes venu sur ce plateau, Gabriel Atal, vous avez dit "Je ne comprends plus ces décisions. Est-ce que vous voulez être l'homme qui va tourner la page du macronisme ?" Moi, mon sujet c'est pas les personnes.
Encore une fois, j'ai été ministre pendant 6 ans. C'est un fait et je pense que c'est utile d'avoir de l'expérience quand on aspire à être président de la République. Ensuite, ça fait 2 ans que j'ai quitté le gouvernement.
Je suis libre et c'est en homme libre que je me présente dans cette élection. Je ne dépends de personne. [grognement] Et enfin, je vais vous dire le programme de 2017 et ce qui a été fait ces dernières années, il a été bâti sur le monde de 2017.
Mais le monde de 2027, il a rien à voir avec le monde de 2017. En 2017, il y avait pas le retour de la guerre en Europe. En 2017, il y avait pas l'intelligence artificielle.
Ça n'existait pas. En 2017, il y avait pas le retour de la guerre commerciale avec les États-Unis, la Chine comme aujourd'hui. Tout a changé dans le monde et donc tout doit changer aujourd'hui.
Et c'est possible de tout changer, Jean-Baptiste Boursier, c'est possible à condition de deux choses. Prendre des décisions radicales et avoir la force d'agir. Et moi, j'ai cette force d'agir.
Justement, monsieur Atal, en 2017 et depuis les retraites ont été un terme un thème central. Faut-il réformer, pas réformer, de quelle manière ? Est-ce que vous maintenez ce soir votre proposition qui est de supprimer complètement pour les Français l'âge de départ ?
Oui, moi je propos je proposerai de changer assz assez radicalement notre système. D'abord, je pense qu'il faut un système universel avec les mêmes règles pour tout le monde. Ensuite, je propose effectivement de supprimer l'âge légal de départ.
On garde la durée de cotisation et donc si on décide de partir tôt, on a peu. Et si on décide de partir tard, on a beaucoup. Je pense que c'est plus juste et ça donne plus de liberté aux français.
Et enfin, je proposerais d'introduire une vraie dose de capitalisation. C'est pas forcément très clair de le dire comme ça, mais concrètement les grandes puissances que j'évoqué tout à l'heure, notamment les États-Unis, comment ils font pour avoir plus de croissance, avoir des meilleurs salaires ? Parce qu'ils investissent plus dans leur économie.
Et comment ils investissent plus dans leur économie ? Parce qu'ils capitalisent leur retraite. Ça veut dire que les fonds pour les retraites, ils servent à financer l'économie.
C'est ça qui fait de la croissance. C'est pas un système de riche, ça ? Non, je crois pas du tout.
Je crois pas du tout. Et d'ailleurs, vous avez déjà 11 millions de Français qui capitalisent qui sont pas forcément des riches. Heureusement d'ailleurs avec les plans éparnes retraite.
Et au contraire, moi si je veux développer la capitalisation, c'est pour que tout le monde puisse en bénéficier, y compris des Français qui en bénéficient pas aujourd'hui. Ça veut dire que vous élu, il y aura une grande réforme des retraites dans les premières semaines. Oui, je pense que c'est mieux que encore une fois un débat sur le fait de savoir s'il faut faire les 60 ans, les 62 ans, les 64 ans, les 67 ans comme le proposent certains.
Ça, je pense que c'est pas c'est pas la bonne manière de voir les choses. C'est un peu le petit bout de la lorniette et surtout c'est pas ça qui sauvera le système. Un dernier mot.
Est-ce que vous avez eu le président de la République au téléphone par message depuis votre déclaration de candidature hier ? Il est euh président de la République, j'ai servi dans ses gouvernements, j'ai été premier ministre. Donc je lui ai évidemment euh écrit pour l'informer que j'allais euh déclarer ma candidature.
Il vous a répondu ça. Moi je jeentre pas dans les détails de mes échanges. Merci beaucoup Gabriel Atel d'avoir été avec nous ce soir.
C'est la fin de ce journal. L'information continue sur LCI Canal 15. dans un instant la météo de Louis Baudin puis The Voice, [musique] je vous donne rendez-vous demain à 13h avec joie.
Bonne soirée à vous.
Gabriel Attal