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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 7 octobre 2026 27 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSantéSolidarités & familleInstitutions & élections

Jérôme Guedj : "Il y a une volonté de nazification et de disparition de l'État d'Israël"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la suspension des cours d'une demi-journée dans les lycées est à la hauteur de la situation ?

  • 0:42OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les réponses immédiates que le gouvernement pourrait apporter au-delà de ce temps de démocratie interne ?

  • 2:07RelanceRéponse directe

    Quelles sont les réponses immédiates que le gouvernement pourrait apporter qui iraient au-delà de ce temps de démocratie interne ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi aucun homme politique ne dit aujourd'hui que travailler de 8h à 18h est normal ?

  • 4:11OuverteRéponse directe

    Le gouvernement va-t-il faire ça sur un claquement de doigts ?

  • 4:50OuverteRéponse directe

    Quelles réformes proposez-vous pour Parcoursup ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Jérôme GedgeFait
    « des jeunes, des lycéens dont on dit parfois qui sont individualistes, pas préoccupés par la chose publique, qui viennent défendre le service public d'éducation »
  • 1:25Jérôme GedgeFait
    « il a fallu 10 jours au ministre de l'éducation pour les recevoir »
  • 4:11Jérôme GedgePromesse
    « il faut réformer ce mécanisme de sélection dont l'opacité inquiète et les parents et les jeunes »
  • 15:44Jérôme GedgeFait
    « il y a une volonté de nazification de l'État d'Israël et par conséquent de délégitimation de sa propre existence »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Sud Radio, [musique] l'invité politique, Jacques Terdose, il est 8h30, [musique] bienvenue sur Sud Radio. Si vous nous rejoignez, c'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui Jacques, vous recevez Jérôme Gedge, député socialiste de l'Essonne et candidat à la primaire social-démocrate. Jérôme Gedge, bonjour. Bonjour. Pas de casse, pas de débordement, pas non plus de dérapage de la police hier entre 250 et 450000 personnes dans les rues. Sébastien Lecornu annonce une suspension des cours d'une demi-journée dans les lycées pour organiser ce qu'il appelle un temps de démocratie interne. Est-ce que c'est à la hauteur de la situation ? Bah, c'est la moindre des choses.

Il y a un mouvement qui est plutôt une bonne nouvelle. des jeunes, des lycéens dont on dit parfois qui sont individualistes, pas préoccupés par la chose publique, qui viennent défendre le service public d'éducation, qui disent que leur prof doit être mieux payé pour pouvoir être plus nombreux, avoir plus d'attractivité dans les concours, qui s'inquiètent de leurs conditions d'étude, les lycées qui sont des fours l'été, des frigos, l'hiver qui s'inquiètent d'être 35 ou 36 par classe quand ils sont lycéens, c'est une bonne nouvelle. Euh alors l'idée de discuter, c'est ce qui est dingue, c'est que ça n'a pas été fait auparavant. il a fallu 10 jours au ministre de l'éducation pour les recevoir.

Euh et et la et la moindre des choses, c'est en effet de recueillir les revendications lycée par lycée. Moi, dans le débat de la primaire dès le 1er octobre, j'avais suggéré en effet que s'organise ces temps dans chacun des des lycées. Bon là ça va se mettre en place en réalité ce soit là toute l'année. Non mais il faut que les usagers des services publics aient leur voix au chapitre. C'est c'est vrai, on en parlera peut-être tout à l'heure des enjeux de santé et d'hôpital. Euh c'est un sujet d'inquiétude pour beaucoup de nos concitoyens. C'est un service public qui est en grande difficulté. Euh et donc il faut que tous les usagers aient et leur mot et leurs mots à dire.

Et comme vous l'avez dit dans votre question, la euh bonne nouvelle aussi, c'est que ça se fait dans l'écrasante majorité des situations, dans le calme. Ce qui m'amène quand même à dire que tous les débordements sont à condamner, toutes les violences sont à proscrire parce que ça abîme euh la sincérité et la beauté d'une certaine manière de ces revendications lycées. Quelles sont quelles sont les réponses immédiates que le gouvernement pourrait apporter qui irai au-delà de ce temps de démocratie interne, cette demi-journée de discussion ?

Mais le drame et il faut avoir, moi j'essaie de porter un discours de de vérité et de nuance, c'est qu'on sait bien que c'est pas sur un claquement de doigts qu'on va revenir sur euh les aberrations qui se sont accumulées année après année. Euh la réforme des lycées a déstructuré euh l'organisation des plannings avec des journées parfois très lourdes. Donc c'est justement Oui, mais ça justement c'est quelque chose qui coûterait pas d'argent d'essayer de d'aménager un peu les rythmes scolaires. Oui.

Et de et de partir de chacune des revendications dans les dans les lycées euh sur les postes vacants, sur les emploi du temps en effet qui parfois sont aberrants, je le redis, et puis sur les conditions matérielles [grognement] dans beaucoup de ces lycées qui sont malheureusement insalubres, en tous les cas pas dans des conditions dignes d'enseignement. À l'inverse des lycéens qui se plaignent de rythme scolaire en travaillant de 8h à 18h, pourquoi aucun homme politique ne dit aujourd'hui euh vraiment euh face- à faceace avec ces lycéens bah c'est normal de travailler de 8h à 18h, ça a rien d'extraordinaire ? Euh c'est assurément normal.

En tous les cas, faut se préparer à l'effort euh à la recherche du meilleur. Après, il faut que ça se fasse dans des conditions qui ne euh vous savez, moi je défends euh une réforme d'ampleur notamment des temps scolaires et notamment pour les plus jeunes. C'est peut-être moins le cas au lycée, mais on a des résultats éducatifs qui sont pas bons. Ça s'appelle le classement PISA et on voit que la France décroche. Il y a des sujets qui sont parfois un peu tabou, mais on a une convention sur le temps de l'enfant qui a fait des propositions pour réduire la l'amplitude horaire dans la dans la dans la journée.

Alors, ça suppose évidemment de reposer la question des rythmes scolaires et notamment de la durée des vacances des vacances scolaires. Mais si on veut à un moment donné que les enfants les plus jeunes apprennent dans des bonnes conditions, il faut rouvrir ce chantier. Tout ça pour dire, j'ai pas totalement répondu à votre question initiale, que le gouvernement va pas va pas faire ça sur un claquement de doigt et que ça devrait être un des sujets de l'élection présidentielle à court terme. Il y a des améliorations à apporter sur parcours sup. C'est un sujet d'inquiétude.

Moi, je fais partie de ceux qui disent qu'il faut réformer ce mécanisme de sélection dont l'opacité inquiète et les parents et les jeunes. Mais avant, ça se faisait par tirage au sort. Non mais c'est non mais c'est c'est la raison pour laquelle moi je suis pas à dire que il faut tout jeter par-dessus bord mais là c'est devenu beaucoup trop inquiétant et la réalité de parcours supoulé d'étranglement c'est parce que il manque des places à la sortie de du baccalauréat et que il y a des jeunes qui sont sur le carreau et dont la seule issue est d'aller vers l'enseignement supérieur privé qui est devenu un marché sur lequel l'orgne des acteurs économiques aujourd'hui.

Donc il faut aussi poser la question du de l'orientation de la diversification. Moi, je me plaide pour la revalorisation qui n'est pas suffisamment faite de l'enseignement professionnel et des filières professionnelles parce que ce pays on tout le monde parle de la nécessaire réindustrialisation mais il nous manque des ingénieurs, il nous manque des [raclement de gorge] techniciens qualifiés sur les filières qui sont essentielles de la décarbonation, de l'hydrogène vert, de d'une de l'agroécologie, tout ça. On a besoin de personnes qualifiées et l'université peut les fournir mais pas uniquement. Voilà. Alors Sébastien Lecornu a réfuté toute instruction de répression policière.

Euh on vous a entendu également euh parler de euh ces techniques de maintien de l'ordre dont vous pensez qu'elles doivent être revues. Euh le ministre de l'intérieur vient de l'annoncer ce matin. Il annonce suspendre provisoirement l'usage des grenades assourdissantes pour le mouvement des lycéens. Est-ce que c'est suffisant le geste qu'il fait là ? Ben ça pointe bien que contrairement au déniusqu'à présent et il y a comme je l'ai indiqué un problème dans les techniques de maintien de l'ordre. C'est le cas de toutes les manifestations ces dernières années et mais c'est encore plus insupportable. s'agissant d'enfants qui manifeste le maintien de l'ordre.

C'est une technique et il faut avoir du discernement. Tolérance zéro pour ceux qui viennent cassés, pour ceux qui viennent avec des mortiers, pour ceux qui molestent des policiers ou des pompiers ou des enseignants, leurs propres enseignants ou leur chefs d'établissement. Mais il faut quand même pas envoyer des gens lourdement armés avec des gaz lacrimaux ou des LBD face à des lycéens. Et encore une fois, vraiment c'est un problème d'ensemble. Et là aussi, il faudra tout remettre à plat sur les techniques de maintien de l'ordre. On a vu trop de dérapages ces dernières années.

Dérapage, c'est un 12uphémisme quand il y a des gens qui sont ébornés et des gens qui sont édentés, c'est il y a un sujet. Qu'est-ce que vous lui dites au ministre de l'intérieur ? C'est pas suffisant de restreindre l'usage des grenades assourdissantes. Je pense notamment au aux grenades également de désencerclement qui on est des grenades de désencerclement. Même l'usage des LBD dans ces dans ces situations euh des flashball, ce n'est pas pertinent et adapté. Et donc encore une fois, il faut plutôt aller dans la, je vais dire dans la prévention, en tous les cas dans la dans la désescalade et puis après être capable de de ciseler et de cibler ceux qui sont des vrais fauteurs de trouble.

À l'inverse quand même, à chaque fois qu'il y a des mouvements, alors bien sûr hier ça s'est bien passé mais après Naël, après le PSG, à chaque fois les lycées, on a à chaque fois des débordements. On a quand même un problème en France avec cette ultra violence. Non mais vous avez parfaitement raison. Il y a une parole violente qui se libère et des comportements violents qui se banalisent et c'est pas la société rêvée évidemment, mais à la à cette violence là qui est insupportable, l'idée d'une d'une réponse indifférenciée nourrit d'une certaine manière cette escalade. On vient d'apprendre que Sébastien Lecnu allait parler ce soir. Qu'est-ce que vous lui dites ?

Qu'est-ce que vous en attendez ? Euh évidemment d'abord de reconnaître euh et d'avoir un discours d'humilité parce que on a eu trop de réponses en disant tout va bien euh les profs sont remplacés, on fait ce qu'on peut, on fait du mieux et cetera. Euh c'est l'échec de 10 années. Enfin, rendez-vous compte, il y a eu H8 ministres de l'éducation nationale ces 10 dernières années et chacun qui arrive avec sa réforme qu'on a pas le temps de mettre en place, qu'elle est euh remplacée par une autre, il y a une il y a une sorte de d'indifférence [grognement] euh et de lassitude à voir que l'éducation nationale qui devrait être le cœur de la préoccupation parce que ça prépare l'avenir de notre pays.

Jérôme Gch, député PS de Lesson est candidat à la primaire social-démocrate ce weekend. Vendredi et samedi, 140000 euh se sont 140000 personnes se sont inscrites à la primaire sociale-démocrate. C'est la dernière ligne droite. Est-ce que vous pensez avoir marqué des points à l'occasion de ces trois débats Moi, je suis venu avec mon tempérament, mon franc parler, avec des propositions novatrices et notamment autour de la République du soin, autour de la défense intransigente de la laïcité, autour de ce que j'appelle l'alliance des productifs.

Parce que moi, je suis de ce socialisme qui admet et qui revendique que il faut produire plus pour pouvoir redistribuer et et ne pas inventer de l'argent magique. et que dans ce pays, on a besoin de s'appuyer sur les forces vives que sont les salariés dans les entreprises, mais aussi les chefs d'entreprise, les PME, les artisans, les commerçants, les grandes entreprises dès l'instant où il y a une forme de patriotisme économique où on travaille dans l'intérêt du pays par opposition à cette économie financiarisée de la rente qui capte et qui concentre les richesses sans les sans les redistribuer. Ce discours, il peut être majoritaire au sein du PS.

Écoutez, moi j'y suis venu aussi avec de la clarté sur des sujets qui fâchent et notamment sur les alliances. parce que c'était l'éléphant dans la pièce, c'est l'expression qui a été euh utilisée et il y a eu des ambiguïtés et plus que ça coupables de la part de la direction du Parti socialiste qui dans cette primaire, Olivier Fort a très clairement laissé entendre la possibilité de continuer à faire des alliances avec la France insoumise avec lesquelles nous avons des désaccords sur les valeurs euh et aussi sur des propositions qui sont justement un peu dans l'incantation plus que dans l'efficacité.

Justement le pronostic finale Gluxman fort peut-être qu'on se Ouais, je dément un tout pronostic parce que quand vous avez 140000 personnes, donc vous ne savez pas qui ils sont euh et quelles ont été leurs motivations et j'espère qu'ils ont été sensibles aux arguments que j'ai mis sur la table. Au fond de vous, souhaitez-vous que ce soit un socialiste qui remporte cette primaire ? Il y a une différence entre un socialiste et quelqu'un qui est issu de place publique ? Écoutez, ceux qui vont participer à cette primaire, ils ont à se prononcer souverainement. Donc ils peuvent être attachés à l'histoire de leur parti.

Moi, j'ai fait plein de campagnes présidentielles pour défendre dans les bons et dans les mauvais moments les candidats issus de ma famille politique. J'avais 16 ans 19 à soutenir le vainqueur de la primaire quand il arrive. Ça c'est le principe évidemment, il faut soutenir, c'est la règle du avec plus ou moins d'entrain en fonction de la personnalité. Écoutez, je ça se fera. C'est normal, c'est une compétition. Mais moi ce qui m'intéresse le plus, c'est qu'on a réussi à montrer que il y a un chemin entre la résignation après 10 années de macronisme et l'espèce d'incantation stérile à la fois du Rassemblement national.

On a vu leur proposition économique présenté hier qui ne tiennent pas la route. Enfin vraiment le le lacture stylo à la main de de du projet de budget, c'est d'un tel niveau d'amateurisme. Ils inventent des chiffres, ils inventent des économies qui n'existent pas. Enfin, c'est j'ai moi j'ai regardé, j'ai passé du temps hier et je me suis dit mais comment un parti qui prétend exercer le pouvoir peut sortir autant d'inepsie ? Et puis il y a une autre forme d'incantation stérile, c'est celle d'une gauche radicale qui pense qu'elle peut tout changer sur un claquement de doigt et tout conflictualiser. C'est pas ma vision de la politique.

Moi, j'incarne cette gauche populaire et républicaine qui cherche à être digne et crédible. Et le mot de dignité, j'y tiens beaucoup parce que c'est ce qui nous manque dans l'action publique aujourd'hui. Olivier Fort, est-ce qu'il est la marionnette de la France assoumise ? Bah, en tous les cas, euh il a fait euh preuve ces dernières années d'une complaisance et d'une absence de euh rectitude. Voilà.

quand un jour il dit plus d'alliance avec la France insoumise au moment des élections municipales après les jeunes mots à connotation antisémite de Jean-Luc Mélenchon et que quand elles ont lieu au niveau local, il dit "Ah bah j'y peux rien." Puis que aujourd'hui il explique que peut-être au lendemain de l'élection présidentielle, il faudra réenvisager des alliances. Ça euh ça tue euh je l'ai dit avec force euh la euh possibilité d'être entendu et d'être nous-mêmes. Et c'est pour ça que moi j'assume et j'ai assumé de dire il faut des propositions de réformisme radical. J'en ai plusieurs. J'espère qu'on va pouvoir en parler. Et il faut aussi avoir de la clarté dans les alliances.

C'est pas une obsession. C'est juste que aujourd'hui c'est complètement inutile et dangereux que d'aller vers un un vote à destination de Jean-Luc Mélenchon parce que c'est un marche-pied pour Marine Le Pen. Nous sommes le 7 octobre. 7 octobre 2026, 3 ans après les attaques terroristes du Hamas en Israël, on rappelle que c'est l'attaque et le et le massacre le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale contre la population juive, en l'occurrence en Israël. Que retenez-vous de ces 3 ans ? Est-ce que vous avez le sentiment que le pays est plus fracturé aujourd'hui qu'il ne l'était Je parle de notre pays et de ces et des conséquences de ce que de ce conflit en France ?

Alors, d'abord, je n'oublie pas ce 7 octobre 2023, vous l'avez dit, un pogrome des massacres de masse. Moi, j'ai visité certains des lieux martyr en Israël, les conséquences pour la société israélienne elle-même. que n'oublie pas évidemment la guerre qui a été déclenchée derrière et et la meurtrissure de voir que pour contenir neutraliser le ramas qui était légitime, il y a eu et bien l'asphixie, les bombardements, les crimes commis à Gaza mais et puis la poursuite de la colonisation en 6 Jordanie. Mais j'invite à comprendre que il y a pas de solution sans et là ça revient à la question que vous posez sans la nuance nécessaire.

Il faut que la guerre s'arrête et pour ce qui ce que vous avez demandé euh il y avait une ligne rouge ne pas importer le conflit chez nous et le 7 octobre a été aussi une des rupture en France et dans ma famille politique parce que certains ont complètement abandonné ce principe et ont assumé d'importer le conflit, d'essentialiser et de mettre de l'huile sur le feu et ça c'est pas raisonnable.

Et on a vu et c'est ça qui est hallucinant dès le lendemain du 7 octobre, une explosion de l'antisémitisme dans notre pays, une libération de cette de cette parole, une assignation identitaire à toutes celles et ceux qui essayaient, comme je le fais depuis toujours, de défendre la solution à deux États, de condamner le terrorisme du Ramas et de pointer la responsabilité depuis le déclenchement de la guerre à Gaza de des propos et des intentions de dirigeants.

israélien et bien on n'est pas capable d'être entendu et on est pour certains devenu une sorte de sioniste génocidaire dès l'instant où on essaie de mettre cette nuance et ça ça m'est insupportable et ça m'a meurtri y compris dans ma famille politique et ça a été un des éléments de rupture évidemment avec la France insoumise, je l'ai déjà mentionné mais y compris à l'intérieur de ma propre famille politique où certains ont manqué singulièrement de courage.

Vous regrettez que la France insoumise et réussie à imposer autour du débat aujourd'hui lorsque l'on parle du proche Orient à imposer le mot génocide dans la conversation et d'une certaine façon relégué au second plan de vraies questions autour de l'avenir des Palestiniens. Mais évidemment parce que ça a été fait par la France insoumise et le drame c'est que ça a été repris vous l'avez vu dans les débats avec certains qui ont dit c'est c'est essentiel et si vous n'utilisez pas le mot c'est que vous êtes pas c'est que vous êtes pas du bon côté de l'histoire. C'est une forme de terrorisme intellectuel. C'est une forme de paralysie qui est organisée dans une sorte de À quoi ça sert ?

Je veux dire, on peut dénoncer les crimes de guerre, voir les crimes contre l'humanité qui sont qui sont commis, mais derrière l'utilisation de ce mot, on sait bien qu'il y a une volonté de nazification de l'État d'Israël et par conséquent de délégitimation de sa propre existence. Vous voyez quand il y a des gens qui disent il faut la Palestine libre de la mer à la rivière, ça veut dire la disparition de l'État d'Israël. Et ce sont souvent les mêmes qui reprennent la sémantique du Ramas qui avait été installé depuis des années avant même d'ailleurs le 7 octobre de dire qu'il y a un génocide.

Mais de la même manière, je condamne ceux qui en Israël disent il faut un grand Israël de la mer au Jourdain parce que c'est la disparition de la possibilité d'un état palestinien. L'attitude de Rima Hassan qui a retiré un drapeau israélien de l'ancêtre du Parlement européen. Comment jugez-vous ce comportement ? C'est indigne parce que c'est cette espèce de en permanence de de de brutalisation symbolique en l'espèce. Je viens de dire il y en a certains qui veulent la disparition de l'existence même de l'État d'Israël.

Quand vous mettez à terre un drapeau, c'est que vous voulez pas que ce pays existe et c'est pas avec des gens comme ça qu'on va trouver une solution puisque il ils veulent conflictualiser et ils veulent donner du crédit à ceux qui là-bas et ici considèrent que bah il y a pas la place pour les pour les deux États. Jérôme Gch, député Parti Parti socialiste de l'essonne et candidat à la primaire social-démocrate. notre invité ce matin. Dans la deuxième partie de notre entretien, un auditeur vous interrogera sur l'affaire Bardella et puis vous avez choisi dans le cadre de votre carte blanche de vous consacrer au financement de la sécurité sociale. À tout de suite.

17:35
Non speech

[musique]

17:36
Locuteur

Le grand matin Sud Radio 7h10h, Jacques Tardose. Jérôme G, député PS de Lesesson et candidat à la primaire sociale démocrate qui aura dont le premier tour aura lieu ce weekend est notre invité ce matin. Commençons Jérôme G par vos 3 minutes pour convaincre. Vous avez choisi la sécurité sociale intégrale. De quoi s'agit-il ? Alors, je vous ai dit qu'il fallait mettre des propositions nouvelles à l'occasion de cette primaire et moi j'ai souhaité insister sur un sujet très concret de préoccupation.

On parle beaucoup du pouvoir d'achat de nos concitoyens, le prix des carburants, le salaire qui pai pas assez et il y a l'explosion des coûts des complémentaires santé plus 25 % ces trois dernières années. Et ça permet de voir que on a un système qui est un peu aberrant, qui est unique au monde. Quand vous allez chez le médecin ou quand vous allez acheter des médicaments, ben vous avez l'assurance maladie obligatoire, la sécurité sociale, mais vous êtes obligé d'avoir une mutuelle pour prendre ce qui n'est pas remboursé par la sécurité sociale. Or cet univers des mutuels et des complémentaires santé, il est devenu très compliqué. Il y a près de 400 complémentaires santé.

Euh et donc pour choisir, bah vous savez pas trop comment faire ce qui va être couvert. Quand vous êtes salarié, c'est votre entreprise qui négocie et qui prend 50 %. Par contre, si vous êtes jeune, chômeur, travailleur indépendant ou retraité, c'est vous qui payez plein pot. Et ça, on peut le changer. Moi, je propose sécurité sociale intégrale. Il y a un panier de soins de 100 % qui est défini. Vous êtes remboursé totalement, donc vous avez plus besoin de complémentaire santé.

Euh, on va faire des économies parce que quand vous payez votre de l'ordre de 8 milliards d'euros, quand vous allez payer votre complémentaire santé, personne le sait ou peu de gens le savent, quand vous versez 100 € de cotisation, il y a que 80 qui vous reviennent. Vous savez pourquoi ? Parce que comme c'est un monde concurrentiel et bien il y a 20 % de frais de gestion. C'est les courtiers en assurance, c'est les pages de pub, c'est le marketing parce que ben ils sont obligés, c'est le fait qu'il rembourse des choses qui n'ont pas de service médical rendu avéré.

la sécurité sociale intégrale, moi j'ai fait le cage simplification simplification et surtout c'est de l'ordre moi pour l'écrasante majorité des Français, c'est entre 500 € et 1000 € d'économie par an euh qui pourrait être donné et c'est plus pour certaines catégories pour euh les jeunes, pour les chômeurs, pour les retraités dont le montant de la complémentaire santé c'est 150, parfois 200 € par mois pour payer la complémentaire santé. Parce que on oublie une chose, quand vous payez une complémentaire santé, c'est pas en fonction de votre revenu, c'est en fonction de votre âge euh et euh de votre statut si vous êtes dans une entreprise ou pas dans une entreprise.

Alors, je disais, c'est vraiment c'est une mesure de simplification et de pouvoir d'achat et qui va permettre aussi de s'attaquer à un sujet qui préoccupe nos concitoyens qui sont les dépassements d'honoraires. Pourquoi il y a autant de dépassement d'honoraires ? Parce que certains médecins savent que votre complémentaire, elle va rembourser, elle va rembourser. Donc on va dégager des marges de manœuvre qui vont permettre aussi de mieux payer les médecins pour limiter les dépassements d'honoraires. Pour qu'on comprenne bien Jérôme Gel, c'est une idée que vous avez. Vous vous l'avez élaboré, elle est chiffrée aujourd'hui. Elle est difficile à mettre en place ou pas ?

Non, c'est pas vous savez quoi ? Ça existe déjà. On l'oublie. Il y a dans une un bout de France en Alsas Moselle depuis 1946, il y a un régime local où là la sécurité sociale, elle rembourse alors pas encore 100 % mais 90 %. Et ce qui fait que les complémentaires, elle est à l'équilibre, elle dégage même de l'excédent et elle est gérée par les partenaires sociaux qui fixent le taux de la cotisation chaque année. Mais il y a une cotisation sur tous les revenus. Mais par contre la complémentaire là-bas, elle est 30 à 40 % moins chère que dans le reste du pays. Moi, je propose une cotisation pour tout le monde mais la disparition de la complémentaire santé et à la fin, les gens vont y gagner.

Voilà. Voilà ce que j'appelle le réformisme radical qui va simplifier la vie des gens, leur donner du pouvoir d'achat. On passe au à la question d'un auditeur. Bonjour monsieur Gage Baptiste, je vous appelle de Paris. Euh je précise que je suis électeur écologiste, donc plutôt de gauche. Et j'ai une question pour vous. D'abord, je note que euh vous êtes en pointe quand il s'agit de de dénoncer l'antisémitisme ou le racisme supposé de Mélenchon ou de la France insoumise. Je dis supposé parce que à ce jour, il y a aucune condamnation pour antisémitisme dans ce parti ou pour monsieur Mélenchonomp.

Mais je m'interroge de pas vous voir énormément en pointe pour dénoncer le racisme et l'antisémitisme réel, lui euh de Jordan Bardella récemment et du Front National dans son ensemble. Ma question est donc simple pour vous. Qu'est-ce qui est le plus dangereux pour notre société et pour notre pays ? Le Rassemblement national ou la France insoumise ? Merci monsieur G. Bonne fin de campagne. Merci Baptiste. Alors ce qui est dangereux c'est l'antisémitisme et le racisme d'où qu'il viennent. Voilà évidemment. Alors, il a pas entendu euh mes nombreuses prises de position historiqu le Rassemblement national et s'agissant de Jordan Bardella.

Euh moi, j'ai pas été surpris parce que un parti qui a été créé par Devafen SS, un chef de parti qui en 2023 en parlant de Jean-Marie Le Pen disait que il voyait pas l'antisémitisme de chez chez Jean-Marie Le Pen alors que il avait été condamné pour révisionnisme, incitation à la haine raciale. Et puis je veux répondre quand même à à un point. Euh il y a pas besoin d'être condamné pénalement pour euh détecter de l'antisémitisme, voilà. Euh pour euh déceler de l'antisémitisme. Il y a de la manière qu'il y a un sexisme d'atmosphère, une homophobie d'atmosphère, il y a un antisémitisme d'atmosphère.

Et on voit bien certains qui se glissent dans les interstices et qui jouent avec les mots, euh avec les allusions, avec les perches tendues. Et moi, je les combats de la même manière et j'invite à n'avoir aucune complaisance et à ne chercher aucune circonstance atténuante avec celles et ceux. et moi je l'ai vu stylo à la main à nouveau. J'ai vu des textes me concernant et concernant d'autres ou des expressions de cette nature. Voilà dans le registre des de de la haine en tous les cas avec vous Benjamin Glaise, on va regarder ce qui se passe du côté des réseaux sociaux avec cette fois-ci une apologie du terrorisme.

En tout cas une enquête ouverte pour apologie du terrorisme après la diffusion d'une vidéo effectivement sur les réseaux sociaux. a été tourné dans le Loiré à Beaujanci en marge d'un blocus lycéen. Dans cette vidéo, des adoss reprennent le refrain d'une chanson de rap. Cam, les paroles sont provoquantes. Il est notamment question de Mohamed Mera du Bataclan de Salah Abdislam. Alors dimanche dernier déjà on vendait, on avait eu du côté de Soulan dans une église des ados qui avaient chanté cette même chanson de rap. Là aussi une enquête avait été ouverte mais la diocèse appel à l'apaisement. C'est quoi Jérôme Gat ? sont des erreurs de jeunesse ici.

Il faut quand même avoir l'intelligence de savoir ce qu'on chante. Voilà, moi je suis attaché liberté d'expression. Il peut avoir de la transgression, ça a toujours ça a toujours existé. Mais comme vous le rappelez quand on fait du Bataclan de l'école aux aratora de Toulouse, des programmes du 7 octobre, des choses dont on peut rire et se moquer, bah ça participe justement de cette petite ambiance qui est pas une petite, qui est pesante, qui est lourde où plus rien ne vaut. Voilà. Où euh l'idée de pouvoir euh jeter en pâure une partie de nos concitoyens est admis comme étant une manière d'exister. Ça veut dire que ces ados de 14 15 ans euh euh ils doivent être sanctionnés lourdement ou pas ?

Non, mais c'est c'est là qu'il y a un problème. Faut juste qu'il y ait des adultes et des gens qui soient capables de leur expliquer le sens de ce qu'ils sont en train de de faire et de dire. Et pour ça, il y a la responsabilité euh ben des adultes qui sont dans le débat public, des responsables politiques qui peuvent pas eux-mêmes laisser entendre que tout ça n'est pas grave. Voilà, quand il y a des gens qui expliquent le 7 octobre dont on a parlé tout à l'heure avec émotion, bah ça pouvait s'apparenter un mouvement de résistance.

quand il y a des responsables politiques qui disent ça, bah après faut pas s'étonner qu'il y en ait certains qui disent "Bah voilà, on peut on peut se moquer de tout ça." Pour conclure euh Jérôme Gel, puisqu'on a commencé cet entretien en parlant beaucoup d'éducation, est-ce que c'est un problème aujourd'hui ou est-ce que vous, d'après les remontées que vous avez, est-ce que vous avez le sentiment que il y a un frein justement dans l'apprentissage et dans les connaissances historiques d'un certain nombre d'événements, je pense évidemment à la Choa, mais aussi à la décolonisation et ces choses-là ne sont pas suffisamment imprégnées. Il faut il faut que nos gamins soient mieux outillés.

Il faut que les enseignants aient du temps. Voyez par exle moi je défends il y a que 18 heures d'enseignement moral et civique des moments où on parle des valeurs de ce pays, de son histoire. Il faut probablement doubler ce temps pour passer à 36 heures sur l'année, ce qui est déjà pas colossal. Mais ce qui nous permet de faire nation, c'est de connaître notre histoire et et de pas avoir les sujets qui peuvent éventuellement fâcher qu'on met sous le sous le tapis. Et vous avez raison de dire que l'enseignement de la choa et de l'histoire sombre du pays et du continent européen ne doit pas être écarté.

Mais vous l'avez mentionné de la même manière que la colonisation et la décolonisation qui sont des éléments qui sont dans notre histoire mais qui sont un impensé. Il faut pouvoir aussi les regarder en face. Un pays grandit quand il regarde son histoire avec ses moments glorieux et la République en est plein mais aussi avec ces moments sombres. Et parfois on se dit bah non, on parle pas des sujets compliqués. Et ben c'est d'autres qui en parlent qui avec leurs mots, qui avec leur vision et avec leur idée de de là aussi de de camper les gens dans des positions empêche de faire nation ensemble.

Merci infiniment Jérôme Gegge, député PS de Laesson et candidat à la à la primaire socialémocrate d'avoir été notre invité. Dans un instant, la vérité en face. Bonne journée à vous.