Jean-Philippe Tanguy : "Une nouvelle dissolution est inévitable !" (France Info)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteÉludée
Ça s'appelle quoi ? C'est un coup de pression, un chantage ?
- 0:49RelanceRéponse partielle
Est-ce que la fiscalité n'avait pas bougé ? Au contraire, elle est en leur faveur jusqu'à présent.
- 1:19FerméeRéponse directe
Donc là, il est question d'une surtaxe. Est-ce que vous soutenez cette surtaxe-là ?
- 1:53FerméeRéponse directe
Donc c'est vraiment le groupe LVMH, ce sont vraiment les grosses, grosses entreprises.
- 2:23OuverteRéponse partielle
Mais du coup, là, Bernard Arnault, il manque de patriotisme ?
- 3:44OuverteRéponse directe
Et pourquoi, du coup, à Bernard Arnault ? Je suis désolée, mais il va falloir payer un peu plus.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« En fait, c'est un faux-semblant. C'est-à-dire que M. Macron a beaucoup soutenu la spéculation, les revenus spéculatifs. »
- 1:03Invité politiqueChiffre
« Les impôts de production, les fameux impôts de production. Il y a eu quelques baisses d'affichage, mais comme ils ont augmenté tout partout, en fait, ils sont stables autour de 5% de PIB. »
- 1:46Invité politiqueChiffre
« Et eux, ils ont choisi une mesure générale de 8 milliards d'euros sur toutes les entreprises. »
- 3:55Invité politiqueChiffre
« À cause de la politique lamentable de M. Macron, qui a créé plus de 1 000 milliards de dettes, qui a multiplié les impôts, nous sommes obligés de demander une certaine contribution pour que le déficit ne s'effondre pas. »
- 5:35Invité politiqueFait
« C'est un coup de rabot généralisé qui coupe dans l'investissement, qui coupe dans l'avenir, qui coupe dans le fonctionnement de l'État. »
- 6:55Invité politiqueFait
« On a une crise économique très sévère, dont parle aussi M. Arnaud, il n'y a rien. »
- 7:06Invité politiqueFait
« Il n'y a rien sur l'immigration. Il n'y a rien sur le régalien. Il n'y a rien sur l'énergie. »
- 12:07Invité politiqueFait
« Il va nous expliquer que vraiment, par contre, il ne trahira pas les immigrés. »
- 14:41Invité politiqueFait
« Oui, ce sont des propositions qui vont dans le sens de ce que Marine Le Pen et Jordan Bardella proposaient à l'époque sous les colibés, voire les injures de M. Attal et de ses amis. »
- 15:58Invité politiqueFait
« Je ne sais pas ce qu'on appelle des centres d'accueil, mais madame... »
- 17:30Invité politiqueFait
« Le syndicat de la magistrature imagine, lui, qu'ils ont le droit d'interpréter comme ils le ressentent et qu'il faut toujours... »
- 19:07Invité politiqueFait
« C'est bien de créer une prison spéciale pour des gens qui ne doivent pas être mélangés à des études de droit commun. »
- 20:33Invité politiqueFait
« Vous savez qu'on a fait plusieurs propositions pour renforcer les peines contre les personnes qui ont l'autorité de l'État, la magistrature, les forces de l'ordre, les enseignants, les maires. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy68 %
- Intervenant15 %
- Présentateur12 %
- Invité4 %
≈ 2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
Bonjour.
Dans une heure, vous allez entrer dans une salle de l'Assemblée nationale avec 13 de vos collègues parlementaires pour une ultime concertation sur le budget. Ça s'appelle la Commission mixte paritaire, qui se tient dans un contexte un peu particulier puisque Bernard Arnault, l'homme le plus riche de France, PDG de LVMH, a tiré à boulet rouge sur la fiscalité en France et en particulier sur les taxes sur les entreprises. Ça s'appelle quoi ? C'est un coup de pression, un chantage ?
Écoutez, moi je ne l'ai pas vécu comme ça, on reviendra après sur la CMP. Sur ce que dit M. Bernard Arnault, on fonce des portes ouvertes sur la fiscalité, sur la production en France. Ce qui est quand même dommage, c'est que ces grands entrepreneurs ont souvent soutenu Emmanuel Macron et d'autres gouvernements qui sont responsables de cette situation.
Est-ce que la fiscalité n'avait pas bougé ? Au contraire, elle est en leur faveur jusqu'à présent.
En fait, c'est un faux-semblant. C'est-à-dire que M. Macron a beaucoup soutenu la spéculation, les revenus spéculatifs. La finance, mais peu l'économie de production. Par exemple, les impôts de production, les fameux impôts de production. Il y a eu quelques baisses d'affichage, mais comme ils ont augmenté tout partout, en fait, ils sont stables autour de 5% de PIB. Ils sont entre 1 et 2% en Allemagne et c'est à peu près valable sur la totalité des choses. Donc en fait, il y a eu beaucoup d'affichage. Dans la réalité, il est toujours très dur de produire en France à cause des charges, à cause des normes.
Donc là, il est question d'une surtaxe. Est-ce que vous soutenez cette surtaxe-là ?
Oui. Alors malheureusement, pour remplir les caisses de l'État, si vous voulez, il y a un moment, il n'y a pas de baguette magique. Donc nous, on avait proposé des mesures sur les surprofits, c'est-à-dire différencier les mauvais profits faits sur la spéculation, faits sur des mauvaises pratiques commerciales. Ah non, oh non. Moi, je pense malheureusement que les surprofits ont encore continué dans certains domaines. D'ailleurs, c'est des amendements qu'on avait pu voter en commun avec la gauche, mais très ciblés. Et eux, ils ont choisi une mesure générale de 8 milliards d'euros sur toutes les entreprises. Non, sur celles qui font un chiffre d'affaires de plus d'un milliard. Oui.
Donc c'est vraiment le groupe LVMH, ce sont vraiment les grosses, grosses entreprises.
Oui, mais 1 milliard d'euros, si vous voulez, ce n'est pas un critère de vertu. Le fait d'être gros ou de faire des gros profits, ce n'est pas si vous êtes comporté bien ou si vous êtes comporté mal. Vous pouvez vous être mal, vous comporter et vous planter, et vous pouvez vous comporter bien et faire des gros profits. Ce n'est pas la pénalisation du fait de réussir les propositions du Rassemblement National. C'était, comment dire, faire une différence entre des entreprises qui ont subi l'inflation, ce n'est pas de leur faute, et celles qui en ont profité dans l'agroalimentaire, dans le transport, dans la finance.
Mais du coup, là, Bernard Arnault, il manque de patriotisme ? Comment ? Du coup, Bernard Arnault, il manque de patriotisme ?
Non, mais Bernard Arnault, pour le coup, c'est quelqu'un qui quand même produit en France. Peut-être par patriotisme, surtout parce que le secteur sur lequel il est impose de produire en France, parce que vous ne vendez pas de la même façon un sac fabriqué en France, pas d'une France.
Mais il réfléchit quand même à délocaliser certaines de ses productions aux Etats-Unis, puisque, dit-il, là-bas, Donald Trump va baiser les taxes.
Oui, alors, je ne sais pas si c'est pour ça, après, il était aussi à l'Assemblée Générale de ses actionnaires, il défend aussi une politique, il défend une vision, il était à la cérumine d'investiture de Donald Trump, ce qui, moi, m'a choqué, non pas que Bernard Arnault soit, mais que la France soit représentée par un chef d'entreprise, et pas par des personnalités publiques. Moi, je pense qu'on passe dans un autre monde, on passe dans un monde où l'argent a un pouvoir excessif par rapport aux politiques et à la démocratie, mais il l'a déjà fait au mandat précédent.
Il a rendu aussi quelques services, parce que c'est toujours facile de critiquer un chef d'entreprise dont l'État français s'est servi, pour alléger un certain nombre de négociations avec M. Trump. On sait qu'il a joué les entremetteurs. Sur le Covid, il a pu rendre un certain nombre de services, comme la grande distribution. Et donc, le macronisme, en fait, est pris dans ses propres contradictions, c'est-à-dire à la fois de s'appuyer beaucoup trop sur un nombre minimal de personnalités très puissantes.
Et pourquoi, du coup, à Bernard Arnault ? Je suis désolée, mais il va falloir payer un peu plus.
Là, cette année, oui, en tant que grand chef d'entreprise, malheureusement. Cette année seulement ? Oui, ou deux ans initialement. À cause de la politique lamentable de M. Macron, qui a créé plus de 1 000 milliards de dettes, qui a multiplié les impôts, nous sommes obligés de demander une certaine contribution pour que le déficit ne s'effondre pas. Mais cette contribution ne peut pas cacher le fait qu'il n'y a pas d'économie. Et on en revient à votre propos de départ, on arrive dans cette CMP, il n'y a pas d'économie structurelle pour la France. Et avant de taxer tout le monde, il faudrait faire des économies.
Alors, précisément, cette commission mixte paritaire, cette réunion, qui est entre 7 sénateurs, 7 députés, dont vous, Jean-Philippe Tanguy, tout à l'heure, là, dans moins d'une heure, dans quel état d'esprit est-ce que vous y entrez ? Est-ce que vous pensez qu'il y aura une solution dans les heures ou les jours qui viennent, selon le temps que ça va durer ?
Écoutez, je suis très inquiet parce qu'en fait, on rentre dans ce CMP avec très peu d'informations. On a un budget ectoplasmique, donc on a une masse informe qui n'a pas de forme, qui hante le Parlement, qui peut faire du mal et qui peut faire peur aux Français. Mais il n'y a pas d'objet politique dedans. Donc en fait, on a l'impression que M. Béroud avait l'obsession de ne froisser personne, de ne déranger personne. C'est vrai que ce budget aujourd'hui n'a pas de mesures, comment dire, écarlates, comme l'avait celle de M. Barnier, des impôts sur les classes moyennes. Il n'y a rien qui vous crispe dedans, c'est ça ? Il n'y a rien qui ne crispe personne, en fait.
Moi, je vois même les critiques, par exemple, des insoumis sur le budget. Ils parlent d'un plan d'austérité global, mais ils ne sont pas capables de caractériser des mesures, c'est-à-dire d'expliquer maintenant sur ce plateau, en 5 secondes, pourquoi ce budget est scandaleux. Je mets au défi n'importe quel de mes collègues de le dire, en dehors de grands agrégats auxquels personne ne comprend rien. Rien qui crispe personne, ça vous inquiète ? Oui, ça m'inquiète parce qu'en fait, c'est un mauvais budget. C'est un mauvais budget, mais il est très difficile, nous parlementaires, j'essaie d'être franc avec vous, d'expliquer aux Français pourquoi il est mauvais.
C'est-à-dire que c'est un coup de rabot généralisé qui coupe dans l'investissement, qui coupe dans l'avenir, qui coupe dans le fonctionnement de l'État, mais en faisant des fonds de tiroirs et en ne faisant aucune économie de structure. Donc ça a l'air de pouvoir passer, mais en fait, c'est la cata. Du coup, est-ce que ça passe chez vous ? Est-ce que vous allez le valider ?
Ou alors vous allez censurer le gouvernement ?
On attend dans cette CMP d'en savoir plus parce que vous avez un budget qui a été voté par le Sénat. Et vous savez qu'un jour après, Mme Monchalin, responsable des comptes publics, dit sur BFM TV que ce n'est pas le budget du gouvernement.
Elle dit que ce n'est pas un budget de consensus parce qu'elle sait qu'en État, il ne passe pas à l'Assemblée nationale.
Tout à fait, mais c'était aussi, vous avez raison, mais elle a dit aussi que ce n'est pas le budget sur lequel voulait atterrir le gouvernement. Donc on ne sait pas en fait aujourd'hui, et malgré mes contacts assez réguliers avec un certain nombre de ministres et de cabinets de ces ministères, où on arrive ? Donc moi, je suis très inquiet.
Et vous, alors du coup, vous êtes la voix du Rassemblement national dans cette commission mixte paritaire. Vous négociez sur quoi déjà ? Est-ce que vous avez pu négocier ? Ou alors vous êtes juste spectateur ? Vous avez zéro force ?
Non, mais on a négocié, si vous voulez, mais les acquis de la censure qu'avait obtenu le Rassemblement national sur les médicaments, sur l'indexation des retraites, sur l'absence d'impôts sur l'électricité, d'impôts nouveaux sur l'électricité, sur le fait que les taxes moyennes soient protégées, ont été respectés. Mais il reste des problèmes dans ce budget de fond. C'est-à-dire, par exemple, on a une crise économique très sévère, dont parle aussi M. Arnaud, il n'y a rien. Donc on a une nouvelle vague de désindustrialisation, et ils n'ont pas de projet. Ils savent dans la recherche, ils savent dans les dépenses d'avenir. Il n'y a pas de projet. Il n'y a rien sur l'immigration.
Il n'y a rien sur le régalien. Il n'y a rien sur l'énergie. Sur comment on propose face à M. Trump, plutôt que de pleurnicher et de s'agiter partout dans les médias, qu'est-ce qu'on propose face à l'offensive de Donald Trump pour produire en France et en Europe ?
Clairement, est-ce qu'il vaut mieux ce budget où vous ne voyez pas trop ce qu'il y a dedans ? Est-ce qu'il vaut mieux ce budget-là plutôt que pas de budget du tout ?
Je ne suis pas sûr qu'il faille ce budget qui semble insensible que rien. Parce qu'avoir un budget pour avoir un budget, s'il n'y a pas de politique derrière, et si c'est un budget qui valide une politique d'inertie de n'importe quoi et qui ne traite aucun problème, moi, ça pose un problème. Après, ce n'est pas moi qui prends une décision souveraine. On va essayer déjà de comprendre qu'est-ce qu'il y a concrètement derrière ce budget, ce qui aujourd'hui, une fois plus, est très difficile pour nos compatriotes et pour les parlementaires. Et après, on prendra une décision, évidemment, en groupe. Mais aujourd'hui, c'est quand même assez intéressant. Parce que c'est vrai que M.
Bérou, qui a été moqué, qui a été critiqué par certains commentateurs ou certains hommes politiques, est vraiment un vieux renard. C'est très malin. Il est arrivé. Malin au point où on en est, vous ne censurez pas. Non, mais nous, de toute façon, on censure toujours sur des faits. Donc on ne censure pas sur... Là, il y a des faits quand même. Il y a des faits, il y a beaucoup de choses.
Vous concédez qu'il est malin et qu'il a réussi à vous entourlouper parce que vous ne savez pas où l'accrocher.
Vous ne savez pas où le coucher. Moi, j'ai toujours vu ce qui se passait. J'ai toujours dit, attention, les médias que j'ai faits, j'ai dit, je vous vois très bien où vous nous emmenez. Mais c'est un chemin sinueux de dissimulation. Je l'ai dit. Je l'ai dit dans sa réponse au discours de politique général. Mais je vois bien que le débat politique, ce n'est pas une critique, se fait sur est-ce que les socialistes sont là, est-ce qu'ils ne sont pas là. Il ne se fait pas sur le fond, comme Barnier. Et c'est vrai que M. Barnier s'était mis, je l'avais dit ici, ce que j'avais appelé sur le chemin de la censure, tellement il a annoncé des choses ridicules.
Lui, je remarque, qu'il a tiré les leçons de cette censure, qu'il est plus malin.
Mais c'est intéressant ce que vous dites quand même, Jean-Philippe Tanguy, ce matin. En fait, vous êtes dans le brouillard. Ce qu'on comprend là, c'est que vous êtes dans le brouillard. Les socialistes en face, eux, ils ne sont pas dans le brouillard. Ils savent... Non mais non, quand je vous dis... Ils sont dans le brouillard, ils sont même dans le mur. Non, au niveau du budget particulièrement, ils savent ce qu'ils négocient, ils savent ce qu'ils veulent en plus, depuis la fameuse polémique sur la submersion. Regardez, eux, ils posent des conditions.
Ils disent, pour ne pas censurer le budget, ils veulent une augmentation du SMIC, le rétablissement des crédits du fonds vert, pas de suppression de l'aide médicale d'État. Eux, ils savent ce qu'ils vont chercher, ils savent ce qu'ils vont négocier. Vous, vous n'êtes pas en position de négocier. S'ils obtiennent tout ça, vous censurez ou pas ?
Oui, ce que vous dites, ça correspond déjà à pas grand-chose, parce que pour les Français qui nous écoutent, le SMIC, c'est pas dans le budget, donc c'est n'importe quoi.
C'est des engagements, c'est important.
Non mais c'est du pipeau. C'est comme les retraites. Donc vous me dites, ils ne sont pas dans le brouillard. Les retraites, il y a une renégociation, c'est important. Ils mettent les Français dans le... Mais non, mais il n'y a rien. Mais pour vous, pas de suppression de l'aide médicale d'État, pour vous, ça veut dire quelque chose ? Je ne connais pas, si vous voulez, d'acquis sociaux ou de gains pour les Français qui sont à gratuit. Ça n'existe pas. Donc si vous dites, vous inquiétez pas, vous allez gagner quelque chose, c'est gratuit, c'est une arnaque, ce que sont les socialistes. Bon, donc c'est une arnaque.
Ils essaient en fait de négocier la réalité, si vous voulez savoir un truc très concret dans le budget, mais je ne suis pas sûr que ça intéresse malheureusement tout le monde, c'est qu'ils sont en train de négocier une rallonge pour les collectivités territoriales parce qu'ils veulent gagner les municipales. Donc le grand projet des socialistes, c'est comment je pique de l'argent aux Français pour subventionner ma clientèle et conserver mes métropoles malgré leur bilan pourri. Donc ça, c'est le projet des socialistes. Mais concrètement, ils sont totalement dans le brouillard, Madame... Mais vous, qu'est-ce que vous allez chercher ?
En fait, j'essaie de comprendre ce que vous allez chercher, vous. Quand vous dites qu'ils savent ce qu'ils négocient, non. Et d'ailleurs, s'ils sont capables de mettre à terre un accord sur le budget, 1 500 milliards de dépenses, parce que M. Bérou a prononcé un mot qui ne leur plaît pas, on est évidemment dans la posture politique. C'est grotesque. Donc ils ont trouvé, vous avez raison, un point d'accroche sur l'AME. Nous, évidemment, et d'ailleurs pas seulement nous, les Républicains, on veut une baisse de l'AME, mais pas une baisse faciale, une réforme qui indique qu'il y aura une baisse. Parce que l'AME, c'est très compliqué aussi à expliquer. Vous pouvez voter 1,5 milliard, par exemple.
C'est un objectif. Et donc s'il est dépassé, vous payez quand même. Parce que vous n'allez pas abandonner les gens dans la rue ou pas les soigner. Donc s'il n'y a pas une réforme de fond de l'AME, et bien en fait, il n'y a pas de baisse de l'AME. Donc entre le baratin de LR et la trahison des socialistes, nous, on a un chemin de vérité. Ce n'est pas facile parce que M. Bérou est retort, mais on sait très bien où on va des économies et surtout répondre aux problèmes des gens, ce qui ne semble plus être dans l'actualité. Depuis que M. Bérou est arrivé, on ne parle que de popole, que de politique politicienne.
Les problèmes des gens, ils ont totalement disparu du débat politique, à part le Rassemblement National.
Jean-Philippe Tanguy, il y a des discussions qui se déroulent dans un contexte particulier. Depuis que François Bérou a prononcé un mot, c'était cette semaine chez nos confrères de LCI, le sentiment de submersion qui a fait quitter la table des discussions aux partis socialistes, ça pèse, à votre connaissance, sur les discussions en ce moment entre le PS et le gouvernement ?
Non, c'est du bluff. C'est du bluff. C'est-à-dire que comme ils n'ont rien obtenu, ils essaient de trouver un chemin de morale qu'on voit M. Vallaud se prendre pour tant que ton. Il est présent de groupe socialiste qui, après avoir tout trahi, a trahi les ouvriers, trahi la classe du travail, trahi les entrepreneurs, trahi les contribuables. Il va nous expliquer que vraiment, par contre, il ne trahira pas les immigrés. C'est pathétique. Donc en fait, il trouve un prétexte...
Les valeurs, ça compte, non ?
Mais ce n'est pas une valeur parce que c'est la même politique. C'est la même politique migratoire de M. Béroud. Il n'a rien annoncé. Donc vous avez M. Vallaud qui veut se prendre pour un grand humaniste en racontant n'importe quoi. Bon, M. Vallaud, il était avec M. Hollande quand il y avait la remise en cause de la nationalité, de la double nationalité. Il n'avait pas démissionné. Donc tout ça, c'est du baratin. Je pense que personne n'est dupe avec les socialistes. Et surtout, je crois, même si certains votent pour eux par réalisme ou par obligation, qu'il n'y a pas un Français ou un Français qui croit que les socialistes aient des valeurs à part celles de l'argent.
Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme. Vous êtes avec nous jusqu'à 9h sur France Info. On laisse passer le fil info à 8h46. Maureen Suignard.
Une collision extrêmement rare dans le ciel de la capitale américaine. Une collision entre un avion de ligne et un hélicoptère militaire en entraînement. Les deux appareils se sont crachés dans le fleuve Potomac. 64 personnes à bord de l'avion, 3 dans l'hélicoptère. Pas de bilan humain officiel à 7h. Le Pentagone ouvre une enquête. Pour l'instant, l'eau ne monte plus à Redon. Le niveau de la vilaine se stabilise. Mais on ne parle pas encore de pic de cru. La vigilance rouge est maintenue en Ile-et-Vilaine, en Loire-Atlantique et dans le Morbihan. Le gouvernement annonce que l'état de catastrophe naturelle sera déclaré dans les prochains jours.
Le PIB, le produit intérieur brut de la France, a progressé l'année dernière plus 1,1%. C'est ce qu'avait prévu l'INSEE. De la croissance, malgré un recul, un PIB en recul au quatrième trimestre, un recul de 0,1%. Le PIB pénalisé par un ralentissement de la consommation des ménages en pleine période d'instabilité politique. Et puis carton plein en Ligue des champions de football pour les clubs français. Ils sont tous qualifiés pour la suite de la compétition. Le PSG Monaco et Brest pour les barrages. Le LOSC file directement en huitième de finale. On connaîtra les prochaines affiches demain midi avec le tirage au sort.
France Info. Le 8.30 France Info. Jérôme Chapuis. Saliabracia.
Et le député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy. On a entendu votre inquiétude sur le budget à trois quarts d'heure maintenant de cette commission mixte paritaire. Vous vous rendez à l'Assemblée nationale. L'actualité parlementaire, c'est aussi cette proposition de loi sur laquelle vous aurez à vous positionner le mois prochain. Proposition de loi dite Attal, du nom de l'ancien Premier ministre, qui propose d'instaurer la comparution immédiate pour les mineurs de 16 ans, pour les crimes les plus graves et la restriction de l'atténuation de peine pour ces mineurs. Vous validez ?
Oui, ce sont des propositions qui vont dans le sens de ce que Marine Le Pen et Jordan Bardella proposaient à l'époque sous les colibés, voire les injures de M. Attal et de ses amis. Donc écoutez, à l'impossible, nul n'est tenu. Donc tant mieux. On prend. Ça va dans le bon sens. Mais les problèmes de fond, malheureusement, vont demeurer. Parce que comme il n'y a pas assez de prison, comme il n'y a pas assez de moyens d'éducation ou de rééducation, c'est bien de prononcer des peines. Vont-elles être exécutées ? J'ai un doute. Et ensuite, le corps de la magistrature va-t-il embrasser ces nouvelles mesures et les appliquer strictement ? Ça reste une interrogation.
Vous entendez la défenseur des droits, Claire Hédon, qui s'interroge sur la remise en cause de principes fondamentaux de la justice des mineurs. Vous l'entendez ? Ça aussi, qu'on ne peut pas juger certains mineurs
comme on juge des adultes. Mais ils ne sont pas jugés comme des adultes, évidemment. Un mineur n'est pas jugé comme des adultes. C'est l'appréciation, évidemment, des magistrats. Et les magistrats ne jugeront jamais les mineurs comme les adultes. Mais l'excuse de minorité ne peut pas tout excuser, évidemment.
Même si dans les faits, elle est remise en cause d'excuses de minorité selon les affaires, selon les crimes.
Oui, exactement ça. C'est selon les affaires.
Voilà. Ce que dit clairement Claire Hédon, c'est que ce n'est pas possible pour elle qu'il y ait une primauté du répressif sur le préventif, sur l'éducatif. Donc, est-ce qu'il ne faut pas mettre des moyens ailleurs sur des centres d'accueil, par exemple ? Est-ce que vous, vous le proposez, ça ?
Je ne sais pas ce qu'on appelle des centres d'accueil, mais madame... Qui est plus éducateur,
qui est des gens qui entourent les jeunes.
Là, elle sort de son rôle. Son rôle, oui. Son rôle, c'est défenseur des droits ou d'essai de prendre les récriminations de la société et puis d'aider les Françaises et les Français qui sont dans une situation difficile par rapport aux administrations à les défendre. Son analyse politique en tant que citoyenne... C'est une analyse politique, ça ? Oui. Il faut plus d'éducatif que de répressif. Ce n'est pas dans le cadre de la défenseure des droits. Elle dit ça va à l'encontre
de l'ordonnance de 45%. Mais moi, je n'ai pas de problème
à ce qu'on a mes dons et une carrière et un passif militant qui est totalement digne. Moi, j'aurai du respect pour toutes les pensées politiques tant qu'il n'y a pas de violence et d'extrémisme. Donc, elle a le droit. Mais dans ce cas-là, elle se présente aux élections. Mais ce n'est pas en tant que défenseur des droits qu'elle peut dire ça. Parce que dire « Moi, je pense qu'il faut plus d'éducatif que de répressif, ça n'a rien à voir avec sa fonction. » Après s'inquiéter du contenu de la loi, oui. Mais par contre, là, c'est dire « Moi, je pense qu'il faudrait plus d'éducatif. » Ce n'est pas le sujet de la loi.
Le sujet de la loi, c'est est-ce qu'on a des nouvelles mesures judiciaires pour traiter des violences extrêmement graves, des faits et des crimes extrêmement graves de mineurs. Ce n'est pas du tout dans le cadre de sa délégation de pouvoir.
Il y a la défenseur des droits. Je vous ai bien entendu tout à l'heure. Vous disiez « Encore faut-il que les magistrats appliquent les lois ? Les magistrats, aujourd'hui, n'appliquent pas les lois en France ? »
D'ailleurs, revendiquent à travers le syndicat de la magistrature qui est un syndicat militant qui fait des tracts politiques, qui a des positions politiques, qui fait des meetings politiques, qui assume ne pas appliquer strictement, comme le voulait Montesquieu, la boule de la loi. Le syndicat de la magistrature imagine, lui, qu'ils ont le droit d'interpréter comme ils le ressentent et qu'il faut toujours... Il y rend la justice
selon les cas et en respectant la loi. C'est ce qu'ils font.
Oui. Alors, moi, je vous dis si malheureusement, un jour, je suis devant la justice alors que je serais pour rien, eh bien, je préférais...
Vous n'êtes pas devant la justice pour rien, déjà ?
Oh, si ça peut arriver. J'espère que je n'aurai pas un membre du syndicat de la magistrature contre moi puisqu'il appelle à voter contre le Rassemblement National à toutes les élections.
Il y a un autre sujet qui va arriver chez vous, les parlementaires, la création d'un parquet anticriminalité organisé, l'extension du statut des repentis aux auteurs de crimes de sang, cette proposition de loi qui est actuellement en discussion au Sénat, mais qui arrivera ensuite à l'Assemblée. Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, dit aussi vouloir créer un État-major contre la criminalité organisée pour lutter contre les narco-trafiquants. Vous le suivez là-dessus ? C'est lui qui nous suit, donc moi, on prend tout. Cette proposition de loi qui va arriver à l'Assemblée en mars, après le Sénat, sur le parquet anticriminalité, vous votez tout en l'État ?
Mais on ne va quand même pas voter contre nos propres propositions,
nos propres analyses. J'ai l'impression que le gouvernement reprend toutes vos propositions, c'est ça ? Là, sur les deux cas, sur le budget, non. Vous reconnaîtrez que je n'ai pas vraiment dit ça. Vous avez dit tout à l'heure
que vous n'étiez pas très inquiet, qu'il y a un certain nombre de mesures qui étaient celles qui avaient été validées et qui restent validées.
Oui, quand on nous écoute, on ne va pas critiquer le fait de nous écouter ou de reprendre nos mesures. Après, est-ce que ça suffit ? Non. Donne un exemple sur le narcotrafic, par exemple la prison. C'est bien de créer une prison spéciale pour des gens qui ne doivent pas être mélangés à des études de droit commun.
Les 100 plus gros narcotraffiquants.
Voilà, exactement. Les prisons de haute sécurité. Mais il n'y a pas assez de prisons en France. Donc cette organisation va forcément se faire au détriment d'autres traitements de crimes et d'élits et pour lutter contre le narcotrafic, tout ça c'est très bien. Mais il faut aussi remettre en place les courtes peines. Les courtes peines qui sont un des socles des propositions du Rassemblement National qui sont appliquées ailleurs en Europe avec beaucoup de succès et il n'y a pas aujourd'hui les dispositions pour ces courtes peines. Évidemment, quand vous êtes consommateur de drogue et donc que vous participez malheureusement à ce système mafieux, vous devez avoir des courtes peines.
Y compris parfois des courtes peines de prison. bourgeois et de bourgeoises iront prendre une courte peine parce qu'ils ont estimé passer une bonne soirée sur le malheur des autres. Ça les calmera beaucoup plus que juste avoir les gros yeux des forces de l'ordre.
Pardon Jean-Philippe Tanguy, je reviens sur votre défiance à l'encontre de certains magistrats. Vous dites, voilà, le syndicat de la magistrature est problématique. Il y a une actualité qui concerne le Rassemblement National. C'est une information confirmée par France Info. Un juge et deux procureurs du procès sur les assistants parlementaires du Front National, le Rassemblement National ont reçu des menaces de mort. Le parquet de Paris a ouvert une enquête. Vous apportez votre soutien aux magistrats ?
Bien sûr, j'apporte mon soutien à tous les magistrats qui sont menacés, insultés, qui pourront avoir des pressions. Il est évident que c'est inacceptable. Malheureusement, c'est la norme dans notre pays. Vous savez qu'on a fait plusieurs propositions pour renforcer les peines contre les personnes qui ont l'autorité de l'État, la magistrature, les forces de l'ordre, les enseignants,
les maires. Pour les forces de l'ordre et pour les maires.
Oui, mais c'est des propositions qu'on avait faites et qu'on soutient encore, notamment les peines planchées, contre lequel est le syndicat de la magistrature, mais ce n'est pas grave, pour évidemment renforcer la protection. Aussi, on en revient à l'application de la loi aussi sur le numérique, sur le net, il n'est pas normal que sur des sites internet, souvent les mêmes, on puisse interdire, répondre des rumeurs, on puisse diffamer, menacer. Parce que c'est le cas,
effectivement, ce sont des commentaires sur le site d'extrême droite
et post-laïque. Oui, mais moi, vous savez, même moi, je suis régulièrement insulté sur un certain nombre de sites menacés. Voilà, on n'en fait pas état parce que les forces de l'ordre traitent cela tout à fait correctement. Mais oui, c'est sans cesse. J'ai encore été, une fois, menacé de peine de mort à Montdidier par une vidéo parce que j'avais voulu remettre en cause le régime des intermittents. Il est venu devant chez moi menacer de mort sur une vidéo. Les gendarmes sont intervenus, je pense que ça l'a calmé.
Jean-Philippe Tanguy, sur le sujet de la fin de vie, François Bayrou a annoncé qu'il souhaitait scinder la loi en deux. On connaît votre position, vous êtes en faveur, vous, du droit à mourir à titre personnel. À titre personnel. Mais en même temps, cette manière de scinder le texte en deux, ça a été interprété par beaucoup de parlementaires favorables, comme vous, à cette évolution, comme une volonté d'enterrer ce texte. Est-ce que c'est l'interprétation que vous en faites ? Ah non,
pas du tout. En plus, j'ai été attentif à ce qu'a dit M. Berrou là-dessus. Je trouve que sa position est un très bon choix. Il y a beaucoup de parlementaires, même presque la totalité, qui voulaient soutenir la partie sur les soins palliatifs. L'accès aux soins palliatifs est un droit humain. Tous les Françaises et les Français doivent avoir accès à ce droit. Donc, tout le monde voulait voter pour cela. D'ailleurs, ça devrait être déjà le cas. Donc, ce sera une loi de rattrapage, évidemment, de gens qui n'ont pas été capables de le faire avant. Et la fin de vie, c'est un choix éthique, un choix moral, un choix de conviction qui, d'ailleurs, transcende les clivages politiques et les partis.
Et je trouve ça très sain qu'il n'y a pas un chantage. Parce que beaucoup de parlementaires, y compris moi d'ailleurs, vivaient le fait qu'il y avait les deux dispositions comme un chantage sur le fait que si on était pour les soins palliatifs, il fallait être pour la fin de vie. Ah non, ça n'a rien à voir.
Vous avez souhaité de la Convention citoyenne sur la fin de vie, que ce soit un seul et même texte, parce que c'est un continuum.
Oui, mais ils ont le droit de le proposer. Mais on n'écoute pas les citoyens du coup. Mais on n'écoute pas les citoyens du coup. Non, je n'ai jamais insulté une Convention citoyenne. Je critique le processus, la façon dont c'est fait. Ils ont le droit de proposer, les parlementaires sont souverains et je pense que c'est normal de séparer les deux.
Jean-Philippe Tanguy, sur ce sujet, sur le budget, sur notamment aussi un certain nombre de propositions comme la justice des mineurs, on vous sent quand même relativement mesuré à l'encontre de François Bayrou depuis tout à l'heure. Est-ce qu'il faut comprendre qu'il n'y aura pas de censure dans l'immédiat du Rassemblement national contre ce gouvernement ? Oui,
je comprends votre question, mais ce n'est pas une question de mesures. On essaie d'être juste. Quand il y a des mesures qui sont les nôtres ou qui vont dans le bon sens, on ne va quand même pas les critiquer pour les critiquer et faire la politique du pire. Il se trouve que les sujets que vous avez abordés sont des sujets de consensus. Si on avait parlé de la politique énergétique, je n'aurais pas été d'accord. Si on avait parlé de l'agriculture, je n'aurais pas du tout été d'accord. Madame Genevard, qui s'est encore soumise, ministre de l'Agriculture, qui s'est encore soumise au lobby de l'écologie punitive en ne prenant pas les dispositions qu'il faut pour soutenir nos agriculteurs.
Si on avait parlé de la reconnaissance du travail, les salaires sont gelés. Même les échos, le quotidien de M. Arnaud a titré, « Froid sur les salaires ». Donc il n'y a plus de hausse de salaire en France. On ne vit plus de son travail. Il y a plein de sujets, je peux vous assurer, on est totalement en désaccord avec François Béroud. Il se trouve que ce matin, on a plutôt parlé de points « ça va dans le bon sens ». Tant mieux. Mais bon, j'ai aussi quand même dit par exemple sur la justice et la sécurité, on peut faire toutes les lois qu'on veut, s'il n'y a pas de prison, ça ne sert à rien.
Mais le but est de connaître la durée de vie de ce gouvernement en place. Mais ce n'est pas un objectif
politique en soi. L'objectif, c'est est-ce que c'est bien ou pas bien pour les Français ? Mais pardon,
mais quand Marine Le Pen dit hier soir, une dissolution est inévitable cet été, il n'y a pas un objectif politique derrière ?
Non, en fait, c'est le résultat d'un rapport de force politique. Pourquoi M. Macron a dissous en juillet ? Parce que Jordan Bardella a fait deux fois plus de voix que sa candidate, Mme Ayé. C'est ça le rapport de force politique.
Après, il y a eu les législatives et là, du coup, on a une assemblée éclatée en trois blocs. Oui, mais tout à fait. La dissolution,
elle vient d'un rapport de force politique. Elle ne vient pas d'une décision ici ou ailleurs. Donc, il y a un rapport de force politique. Je pense que les problèmes malheureusement fondamentaux des Français seront encore plus graves en juillet parce que ce gouvernement n'est pas capable de les gérer, n'est pas capable de faire autre chose que les affaires courantes et de limiter la casse. Donc, le rapport de force politique, il est toujours présent sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité, sur le contrôle de l'immigration. Ce ne sont pas les bons mots et les bonnes paroles de M. Bérou qui vont contrôler l'immigration. C'est le contrôle des frontières.
Et ça, il n'y a que le Rassemblement National qui est capable de le faire.
Jean-Philippe Tanguy, on vous laisse partir à l'Assemblée Nationale puisque dans une demi-heure vous serez dans cette CMP importante pour l'avenir du budget et du gouvernement Bérou. Merci d'avoir été sur France Info ce matin.
Jean-Philippe Tanguy