"Emmanuel Macron sur l'immigration est plus proche de Jean-Luc Mélenchon que de Bruno Retailleau"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Gardez une oreille attentive chers auditeurs d'Europé parce que ce sujet est absolument passionnant. Vous avez le président de la République le plus européiste de la 5e qui aurait finalement un respect de la souveraineté européenne, c'est lui qui ne jure que par la souveraineté européenne à géométrie variable pour financer la guerre. C'est en européen en responsabilité.
C'est souvent la formule de la Macronie. Mais pour protéger nos frontières, ça l'est un peu moins. Bon, qu'est-ce qu'il se passe ?
Emmanuel Macron refuse donc de créer des centres de rétention hors des frontières européennes pour gérer l'expulsion des migrants illégaux. C'est une mesure qui pourtant a été votée cette semaine au Parlement européen, adoptée dans un large projet appelé le règlement retour. Euh c'est un président, comprenez bien cela, qui est plus proche des positions de Jean-Luc Mélenchon sur la question migratoire que de Bruno Rotaillot, François Xavier Béami ou encore Marine Le Pen.
Et je rappelle trois chiffres essentiels. C'est des sondages récents pour CSA, pour CS Europe et JDD. 79 % des Français veulent une politique migratoire plus ferme. 63 % des Français se disent favorables à un moratoire de 3 ans sur l'immigration légale.
Et là, on parle même plus de l'immigration illégale. Et enfin, sep français sur 10 souhaitent que la question migratoire fasse l'objet d'un référendum. Écoutez Emmanuel Macron parce que là, on n'est plus dans les rumeurs de dissolution, horre dissolution.
Là, c'est du concret. C'est ce qu'il a dit hier. Écoutez.
Oui, pour une politique très rigoureuse en matière d'immigration telle que nous l'avons porté au niveau européen et national et je l'assume. Oui, pour une politique qui lutte contre l'immigration illégale qui nous rend plus efficace, qui conduit à des retours pour ce qui est de la France, non à des centres de retour ou des hubs de retour dans des pays tiers parce que je ne crois que ça n'est ni efficace ni ne correspond aux principes qui sont les nôtres. Et pour ma part, ça doit relever des politiques de chaque état.
Je respecte mais ça c'est pas celle qu'on mettra en œuvre. et c'est pas celle que le budget que nous adopterons mettra en œuvre. Donc c'est qu'une partie, j'aimerais bien qu'on écoute en long mais on va essayer de le retrouver.
Il doit il en parle pendant plus de 4 minutes, mais ce matin, on a passé 1 minute 45, il y a aucun problème, je le dis en régie, pour qu'on essaie d'avoir le le son en long où il dit c'est une question de morale. C'est pas les les principes de l'Union européenne ni efficace ni conforme aux valeurs de l'Union européenne, dit Emmanuel Macron. et il veut pas créer ses centres pour migrants hors du territoire européen.
George Fenc euh Olivier Vidal, qu'en pensez-vous ? Ben, d'abord euh il s'inscrit euh à contre-courant de Parlement européen, vous l'avez rappelé, large majorité, du commissaire européen lui-même qui s'est félicité de cette de ce vote, hein, de la majorité des pays membres de l'Union européenne et d'une écrasante majorité des Français qui sont sondés sur ces questions-là. Donc voilà que tout à coup il il prend une position contraire à une large majorité.
Bon, quels sont ces principes en réalité sur lesquels ils se fondent pour dire c'est pas possible que la France fasse des hub à l'extérieur de de l'Union européenne sur quel principe ces centres évidemment imaginons comme l'a fait madame Mélonie Kiscana en Albanie par exemple il serait évidemment il correspondrait à toutes les conditions de dignité d'un étranger en situation irrégulière avant qu'il puisse retrouver son pays et surtout ça aurait un effet je termine par là très dissuasif parce que l'étranger qui saurait qu'une fois les pieds en France en dévoyant le droit d'asile parce que c'est souvent ça le cas, il sache qu'il va être expulsé de l'Union européenne pour un pays tiers ça risque quand même de le dissuader de venir. Et ce qui est sidérant c'est qu'Emmanuel Macron est le premier à parler en européen, en européen, responsabilité en européen. Ce terme, on l'a entendu pendant 9 ans.
Et là, sur la question migratoire désormais, c'est le au niveau national. Oui, en plus c'est mais qu'on aille jusqu'au bout hein, parce que les Français sont bien plus fermes que lui, hein. Parce que là, en plus, ce qui est ce qui est intéressant là-dedans, c'est que on parle pas d'une directive, c'est un règlement.
Donc le règlement normalement, il s'applique aux États et là en fait Emmanuel Macron nous dit que sur cette questionlà, il n'appliquerait pas un règlement qui normalement s'applique automatiquement. Donc on a déjà effectivement une forme de de poids de mesure très très forte et et on voit bien que ça tient plus de la posture de fausse vertu que d'un vrai calcul politique. Et quand il dit qu'il est pour une politique très rigoureuse sur contrôle de l'immigration, il nous fait quand même très largement sourire puisque on voit bien que ça n'a pas fonctionné depuis le début et que aujourd'hui justement ce règlement, il propose un outil qui permettrait peut-être de répondre à la faillite de notre politique d'immigration.
Mais c'est la doctrine d'Emmanuel Macron en matière migratoire qui éclate au grand jour. Mais personne n'est surpris de voir que Emmanuel Macron est plus proche de Pedro Sanchez de Jean-Luc Mélenchon que de la de la politique danoise qui est mise en place qui est pourtant une des politiques social-démocrates de Georgia Méloni, je le disais de François Xavier Bellami de Marine Le Pen ou encore de Bruno Rotaillot. Gill est en direct avec nous, c'est un issois qui nous appelle.
Bonjour Gill. Bonjour. Comment ça va Gill ?
Très bien, je vous l'écoute puis je vous vois sur mon écran de télé. Ah ben alors, attendez, si vous me voyez, je vous fais un petit coucou. En une seconde, je salue juste le soutien.
Oh mon cher connais le soutien. Bah bien sûr. Vous êtes né au bord du désert comme moi.
Le soutien c'est Gill à Nice. Bon alors qu'est-ce que vous voulez savoir ? C'est une plaisanterie Gill.
Non mais j'ai dû le rencontrer au salon du livre, je pense à Nice. Absolument. Oui mais qu'est-ce que vous voulez que ça ?
Bon pass Allez bon allez. Salut. Mais alors, qu'est-ce que vous voulez savoir ?
Je vous donne mon avis sur l'immigration, c'est ça ? Bah oui, Gill. Et ben écoutez, l'immigration c'est un sujet principal.
Bon, il y a beaucoup de bavardage autour. Il faut passer aux actes. Alors, on continue que monsieur Macron intervient, il raconte que comme d'habitude, c'est un grand bavard.
Alors, tout ça, il faut arrêter. Et la seule façon d'arrêter, c'est de changer, c'est de changer tout. Alors, on va peut-être il faut attendre le 2027 mais si par hasard il les bruits qu'on entend là sur le filaro qui veut faire une dissolution, ben allez-y qu'il y aille parce qu'il faut aller très vite parce que pour l'immigration comme sur le reste, il faut arrêter les bavardages, il faut arrêter les compromissions, les programmes de la droche, j'appelle la droche, vous savez ce que c'est la droche ?
Droche, c'est les gens qui n'ont pas suivi Eric Choti en juin 2024 qui a eu le courage de faire ce qu'il fallait faire et de pas insulter 12 millions de Français. Voilà. Donc en deux mots, je vous ai dit ce que je vous dis ce que je pense en limitation.
Voilà. Et ben écoutez, merci beaucoup Gill. Merci et je vous souhaite un excellent weekend du côté de Nice.
Il fait quelle température à Nice ? Et ben écoutez, il fait très bon. Il fait meilleur qu'ailleurs puisqu'il fait 27 28 donc on n'est pas dans la canicule.
Mes petits enfants qui sont en Bourgogne, ils font il y a 38 eux ils t'aiment. Allez, à tous qui doit faire très chaud. Merci Gill.
Merci beaucoup. Alain nous appelle d'Île-de-Fance s'il souhaitait réagir aussi sur les questions et la déclaration donc d'Emmanuel Macron qui refuse de respecter le règlement voté pourtant au Parlement européen sur les centres pour migrants hors du territoire européen, ces fameux hub et là finalement il réagit en français et en chef d'État français. Surprenant Alain.
Oui oui, merci Elliot de prendre mon appel et bonjour à toute l'équipe. Euh oui, ce que je voulais dire c'est que je pense que Macron n'a pas le droit de de prendre cette décision d'aller à l'encontre de l'Union européenne, de la décision de l'Union européenne. Pourquoi ?
Parce que la l'Union européenne sanctionnera la France et c'est les Français qui payeront. Voilà, on va payer l'amende parce que par la décision d'un d'un président qui à mon avis réagit contre l'extrême droite, contre les décisions de l'extrême droite, contre toute décision soutenue par l'extrême droite d'une façon maladive. H voilà, il ne supporte pas il il ne supporte pas que que qu'un qu'un qu'un qu'une décision qui serait soutenue par l'extrême droite puisse être mise en œuvre.
Mais sauf que là, pardonnez-moi Alain, c'est une décision qui est soutenue par je crois 25 états de l'Union européenne. Donc c'est pas l'extrême droite. Mais en revanche, là où vous avez raison, c'est que par idéologie sur les questions Emmanuel Macron est bien plus proche de Jean-Luc Mélenchon que de Bruno Retaillot ou de Marine Le Pen.
Et là, on parle pas de l'extrême droite. Oui, on est d'accord. Mais qui euh pour grâce à qui cette décision des hubs a été décidée par l'Union européenne ?
Celui qui a lancé le projet c'est François Xavier Bellami des Républicains. Voilà. Et ça a été soutenu par l'extrême droite.
Bah ils ont voté ou Oui. Bah ça a été soutenu par une majorité de de parlementaires de à Bruxelles de droite ou de droite. Oui.
Mais qui sont considérés Ah je vois ce que vous voulez dire. qui sont considérés par la Macroni comme d'extrême droite. Mais vous savez que encore plus intéressant cette proposition, vous savez par qui elle a été votée ? 53 % des députés Renw députés européens donc députés macronistes ont voté cette proposition.
Incroyable. Bah c'est ça qui est fou. C'était Mais mais en revanche il donne si vous me permettez Alain c'est il vient d'ouvrir la boîte de Pandore Emmanuel Macron. il vient d'offrir une sorte de passe décisive puisqu'on est en pleine coupe du monde aux souverainistes puisque là où il a raison les politiques migratoir elles ne doivent pas se gérer depuis Bruxelles.
Il peut y avoir une politique commune ensuite ou mise en place pour protéger les frontières extérieures de l'Union européenne. Mais la politique migratoire elle se gère depuis Paris. Oui, mais justement ce qui est intéressant c'est que quand on disait que ça se j à Bruxelles, c'est parce que on avait l'impression que la politique européenne migratoire était très laxiste.
Dès lors qu'elle devient plus laxiste, on nous dit que maintenant il faut la gérer en France. Donc en fait la vraie question c'est euh c'est c'est moins l'endroit où elle doit se gérer que savoir si en gros on veut une politique rigoureuse de de contrôle de l'immigration ou si en fait on est prêt à tout euh y compris à cette fois-ci dire qu'elle est française pour pouvoir être l'accé sur ces questionsl de d'extrême droite. Je rappelle que le Danemark qui n'est pas vraiment d'extrême droite, on est bien d'accord hein, elle s'est félicité de ce vote he qui est une social déémocratie.
C'est pour ça que je vous dis que Emmanuel Macron sur les questions culturelles, sociétales ou migratoire, il est plus proche de Jean-Luc Mélenchon, il est plus proche de la Nouvelle-France, hein, vous inquiétez pas avec Stop.
Bruno Retailleau