"Je considère que sioniste n’est pas un gros mot" - Jérôme Guedj
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Bonjour Jérôme Gege. Vous êtes député socialiste de l'Essonne, candidat à la primaire du PS. Vous incarnez une gauche républicaine. Quels sont vos atouts ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Vous rejetez toute alliance avec Mélenchon. Pourquoi cette rupture ?
- 1:23RelanceRéponse directe
Vous qualifiez Mélenchon d'antisémite. Pourquoi cette qualification ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Vous évoquez l'antisionisme comme une dérive. Pourquoi ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Vous parlez de votre parcours. Comment cela influence votre candidature ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Vous avez refusé l'accord avec la France insoumise. Quel risque avez-vous pris ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Fait
« Je considère que sioniste n’est pas un gros mot »
- 3:59Fait
« Je suis le premier haut fonctionnaire de ma famille et servir l'État était pour moi un bonheur absolu. »
- 5:21Fait
« Mélenchon a réduit à mon statut de juif. »
- 6:40Fait
« C'est la première fois dans la vie politique que quelqu'un m'a essentialisé. »
- 8:32Fait
« Pour réussir l'intégration, il faut planifier l'immigration. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique]
Bonjour Jérôme Gege. Bonjour. Vous êtes député socialiste de l'essonne, ancien président du conseil général du même département et candidat à la primaire du PS qui aura lieu les weekends des 9 et 16 octobre prochain. Pas mal de concurrents déjà déclarés. Philippe Brun député de l'heure, c'est Golen Royal qu'on ne présente plus. Olivier Fort, le patron du PS et Raphaël Gluxman, le leader de place publique. Et vous, vous avez déclaré que votre créneau, c'était celui d'un candidat pour porter la voix d'une gauche républicaine. Ben, vous avez tout résumé. Je je juste une précision parce que c'est le moment où on popularise cette primaire. C'est pas une primaire que socialiste.
Tout le monde peut venir y participer. Les adhérents du PS, les adhérents de place publique, mais aussi justement tous ces orphelins de la gauche républicaine qui parfois ne se reconnaissent pas dans les jeux d'appareil et qui vont avoir l'occasion de pouvoir trancher des débats qui malheureusement ont pas été tranchés ces derniers mois ou ces dernières années ou alors qui ont été dans la complaisance, l'ambiguïté. Et en effet, moi je veux incarner cette cette alternative. Je suis un réformiste radical. Je suis authentiquement de gauche, je l'admets, mais je m'adresse à l'ensemble des Français dans une élection présidentielle.
Euh et surtout moi, je ne négocie pas, je ne transige pas avec les valeurs. Je suis attaché à la laïcité, je suis attaché à l'universalisme républicain, je refuse la brutalisation du débat public. Je dis qu'on peut pas négocier, qu'on peut pas regarder ailleurs quand il est question de sujet aussi essentiel. a commencé par la lutte contre le racisme, la lutte contre l'antisémitisme dont je constate que pour certains c'est une problématique résiduelle. Alors vous vous annoncez clairement la couleur hors de question de faire une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Je reviens sur votre livre La République c'est nous qui sort ces jours-ci aux éditions de l'Observatoire.
Évidemment la République c'est nous c'est une référence à la fameuse phrase de Jean-Luc Mélenchon dont vous avez été très proche pendant des années avant de rompre violemment avec lui après le 7 octobre. Vous l'aviez même qualifié, faut-il le rappeler, de antisémite après qu'il vous ait euh lourdement attaqué à de nombreuses reples. Il avait notamment évoqué la laisse de vos adhésions, sous-entendu votre judaïé. Vous avez eu euh vous avez fait l'objet de nombreuses attaques de sa part et de la part des insoumis. Et dans ce livre, vous revenez sur la blessure personnelle que ça vous a infligé. Oui, mais c'est pas un problème personnel.
Certains veulent réduire ça à ils se connaissent depuis longtemps même si on avait rompu dès 2008 quand il a quitté le Parti socialiste. Mais c'est pas un problème personnel parce que je redis ce que je viens d'évoquer. Quand il est question de choses aussi essentielles dans l'ADN républicain, vous savez dans la tradition politique à gauche, l'homme essentiel ça a été Jean Jorè. À un moment donné où la gauche ne se préoccupait pas de l'affaire de RFUS, considérer que c'était un problème de bourgeois d'un militaire et d'un juif.
lui il a dit il y a une un combat commun, défendre le mineur de Carmau pour ses problèmes de conditions de travail et d'exploitation et défendre le capitaine Drefus, c'est la même chose parce que il y a une injustice fondamentale et il peut pas y avoir de liberté sans lutte contre l'antisémitisme. Et donc ça c'était historiquement dans l'ADN de la gauche et quand je vois que certains après le 7 octobre ont préféré bah s'asseoir dessus, voilà, prendre le risque d'alimenter et de nourrir cet antisémitisme sous couvert d'antisionnisme. Alors là, il y a une rupture essentielle.
à gauche, on peut débattre de plein de sujets, du taux de TVA, du niveau d'impôts, de savoir quelle est la réforme pour l'école, mais on peut pas, je le redis, négocier, transiger, regarder ailleurs quand il est question de choses aussi essentielles. Vous avez l'impression que c'est le cas parmi vos camarades socialistes, notamment parmi ceux qu'on a cité, parmi vos concurrents. Vous avez l'impression qu'il y en a certains qui transigent. Je Raphael Luxman, il a été assez clair, non ? Alors moi, je me fixe un principe dans cette compétition, en cette primaire, je dirais pas du de mal de mes compétiteurs. Moi, je mets je mets en avant des faits. Voilà.
Moi, je viens avec mon énergie, mon enthousiasme, mon expérience, mes principes et mes valeurs. Voilà. Moi, je suis un gamin de banlieu grandi à Massi dans les sones. Je suis un produit de la méritocratie républicaine. Grâce à l'école, bah j'ai pu me hisser, faire la fierté de mes parents, réussir des concours, devenir haut fonctionnaire, devenir devenir élu local. Et j'ai pas du tout honte d'avoir fait l'ENAT. Je suis le premier haut fonctionnaire de ma famille et servir l'État était pour moi un bonheur absolu et j'ai voulu me frotter au suffrage universel. J'ai l'expérience d'un président de département.
C'est important construire des compromis, gérer des budgets, être capable de faire des économies. Deuxième caractéristique, je suis un parlementaire qui est reconnu pour son engagement sur les questions de laïcité. Sébastien Lecornu vient de me confier une mission sur le sujet avec la sénatrice Nathalie de Lâtre, capable de construire des compromis au moment du budget l'année dernière. Et puis sur la question des valeurs et bien moi je n'ai pas transigé.
C'est quand la rupture a été prononcée avec la France insoumise et je suis le premier en effet dès le lendemain du 7 octobre à avoir dit la NUPES c'est finie et surtout surtout quand il y a eu une élection après la dissolution, moi j'ai refusé l'accord avec la France insoumise. J'ai pris ce risque voilà qui consistait à dire je suis prêt à perdre mon élection dans ma circonscription. J'ai eu une candidature soutenue par la France insoumise face à moi. C'est-à-dire que cette rupture pas cette rupture là je l'ai pas théorisé.
Vous avez été un des rares candidats socialistes à ne pas vous inscrire dans l'alliance et les électeurs en me en m'accordant leur confiance, ils ont envoyer ce signal qui est de dire on peut être d'accord ou pas d'accord avec ce que raconte Jérôme Gage mais par contre on soutient la fermeté et le courage dont il a fait preuve en refusant toute forme de compromission avec la France ins dernier dernier point là-dessus après on va revenir à la primaire mais vous vous déclarez dans le point il y a quelques jours Jean-Luc Mélenchon a réduit à mon statut de juif considérez que c'est votre C'est c'est à ce à ce statut là que vous avez été totalement B. Vous avez mentionné ce texte d'avril 2024.
Quand je l'ai lu, les bras m'en sont tombé parce que essentialiser un compétiteur politique pour la simple raison qu'à ce moment-là, je tenais le discours de nuance que j'ai toujours tenu s'agissant du conflit israélo-palestinien. Voilà, moi je suis un défenseur de la solution à deux états. Vous vous définissez comme à la fois sioniste et pro palestinien. Oui, et je considère que sioniste n'est pas un gros mot contrairement à la dérive qui est en cours aujourd'hui dans le débat dans le débat public et qui est le faet pour pouvoir en réalité boycotter des juifs parce qu'il y a pas d'autres mots que ça.
Et donc quand vous avez mentionné cette phrase "On me renvoie à la laisse de mes adhésions qui me fait baigner dans un milieu de de fanatisme et il continue en disant il a trahi le judaïsme de gauche." C'està-dire qu'il donne des bons points et des mauvais points sur qu'est-ce que c'est qu'un bon juif en l'occurrence un bon juif de gauche ou pas ? Ça c'est insupportable. C'est la première fois dans la vie politique que quelqu'un m'a essentialisé. Moi, je mets jamais en avant euh mon identité personnelle parce que je le redis, je suis un enfant de la République, euh un universaliste républicain et euh je refuse de s'adresser aux gens euh en les mettant dans des cases.
Ça s'appelle essentialiser, ça s'appelle "Je m'adresse à vous avec les mots qui vont vous plaire parce que euh j'estime que c'est ça qui va me faire gagner des élections. C'est pas la bonne manière de faire les choses. dans ce pays, il y a assez de lignes de fracture pour justement venir opposer les uns aux autres et en l'occurrence importer le conflit israélo palestinien sur le territoire national. Je reviens à la primaire, il y a un débat sur le débat. Premier débat télévisé sur France Télé le 6 octobre. Raphaël Gluxman dit que ça suffit mais tous les autres dont vous considérez que bah non, il en faut deux autres, un sur LCI, un sur BFM en l'occurrence.
Écoutez, si on veut la réussite de ce moment singulier, euh on franchement cette primaire, elle a été décidée tardivement. Les règles du jeu et cetera. Ah bon ? Maintenant c'est lancé. Donc il faut que ça marche. Pour que ça marche faut qu'il y a des gens qui viennent qui puissent voir ben justement ce que sont les uns les autres, les propositions, le style, le tempérament. Moi, c'est ça que je mets en avant. J'ai des caractéristiques, j'ai cette tonitruance, cette impétuosité, ces convictions chevilles au corps. Ben, il faut qu'on puisse le voir. Et donc, faut pas se dire que les débats sont inutiles.
Ils vont permettre de mobiliser et surtout justement de dire à des gens "Mais venez participer à cette primaire, venez vous inscrire sur le il y aura un site internet. D'ici là, je fais un peu de pub, je [rires] fais comme Annabelle. Moi, j'ai un site internet qui s'appelle jeromega 2027.fr. FR et toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans mon combat, ben c'est le moment. Venez filer un coup de main, venez juste cliquer, me laisser vos coordonnées, échanger avec moi. Et donc de la même manière, il faut que ces débats aient lieu, faut que personne ait peur de ces débats. Je suis sûr que personne a peur de ces débats.
C'est collectivement qu'on arrivera justement pendant un mois et au-delà à formuler l'ensemble de nos propositions sur le pouvoir d'achat, sur les services publics, sur l'accès aux soins, sur la transition écologique, sur les sujets essentiels. Moi, je veux parler de tout, hein. Moi, je suis je suis à gauche, mais il y a aucun tabou. Je veux parler de sécurité, je veux parler d'immigration, je veux parler évidemment d'autres sujets régaliens comme les questions de de défense. Et sur toutes ces questions, on part des préoccupations des Français et on apporte des solutions pragmatiques efficaces. C'est ce que je fais en matière d'immigration.
Par exemple, quand je dis que pour réussir l'intégration, il faut planifier l'immigration. C'est un sujet un peu tabou euh parfois à gauche en donnant la préférence travail plutôt que la préférence nationale comme le rassemblement national. Je veux parler de sécurité sociale parce que c'est notre patrimoine commun. Moi, je défends une sécurité sociale intégrale pour que euh on nit plus besoin d'avoir une complémentaire santé qui est injuste, inégalitaire, souvent très coûteuse pour les jeunes, les chômeurs ou les retraités. Euh voilà, je je mets l'accent sur les questions de santé. C'est là aussi mon ADN. Moi, je travaille depuis des années sur les questions de vulnérabilité.
On parle jamais des personnes en situation de handicap, des 11 millions d'aidents qui accompagnent chaque jour soit des personnes malades, soit des personnes âgées isolé. Voilà autant de sujets qui sont le lien qui fait la force de notre pays sur la laïcité. Donc vous êtes vous l'avez rappelé un spécialiste, le premier ni vous a confié récemment une mission. Qu'est-ce que vous pensez de la proposition du RN formulé il y a quelques jours d'interdire le port du voile dans les rues sous peine d'amende.
Mais vous vous rendez compte comment on s'assit sur le compromis qui a été fait en 1905 euh avec la loi relative à la séparation des églises et de l'État et avec le travail d'Aristi brillant parce que là ça veut dire que vous savez l'article 1er de cette loi c'est la République assure la liberté de conscience. C'estd que chacun a le droit d'avoir sa religion et de pouvoir l'exercer. Si demain on dit à des personnes, vous ne pouvez plus avoir votre liberté de conscience dans la rue. Donc demain, on va dire à un juif de ne pas porter l'akipa dans la rue, à une femme voilée de ne pas porter l'akipa, laakipa dans la rue, de ne pas porter le voile dans la rue.
Et donc on va venir s'ingérer dans l'intime des gens. Voilà, chacun peut avoir son rapport à la religion et considérer qu'elle devrait plutôt rester dans la sphère totalement euh privée. Mais la liberté de conscience euh c'est une singularité française. Il y a des pays où on n' pas le droit d'exprimer euh sa religion ou à l'inverse, il y a des pays où il y a une religion d'état qui s'impose d'une certaine manière aux uns et aux autres. Moi, c'est pas ma conception. Je suis un défenseur de l'égalité femme-homme.
Je n'aime pas que les religions qui parfois ont une vision un peu patriarcale imposent et c'est assez commun à tous les monothéismes, on peut le dire, impose une position d'infriorité parfois des femmes par rapport aux hommes. Mais ça c'est l'éducation populaire, c'est l'émancipation personnelle, c'est le libre arbitre qui permet de faire ces mouvements. Mais c'est pas la loi et c'est pas des interdictions de cette manière qui ne sont destinées qu'à stigmatiser une partie de nos concitoyens, en l'occurrence les musulmans. Alors, il y a une élection présidentielle en France, mais en Israël, il y a des législatifs. Ce sera dans quelques quelques semaines.
Je crois qu' vous êtes rendu sur place. Vous avez rencontré Pam il y a quelques mois. Je suis allé au mois de mai, c'était mon premier déplacement en cohérence avec le combat, un des combats que je je porte et je suis allé à la fois en Israël, à la fois à Ramala et en Palestine pour pouvoir ben parler avec ceux des acteurs dont j'estime et j'espère qu'ils sont pour la désescalade et pour trouver un apaisement. Qui pour qui voteriez-vous si cette aventure vous aviez à mettre un bulletin dans l'urne ?
B écoutez, en cohérence, jeallais d'ailleurs rencontrer, je voterai pour la liste conduite par Yergolan avec le parti avec le parti les démocrates, notamment parce qu'il s'inscrit d'emblé dans la logique d'une coalition d'union nationale en Israël et que je trouve que c'est la bonne manière. C'est d'ailleurs aussi inspirant peut-être sur ce qu'on aurait à faire.
Alors, on n'est pas dans la situation euh très problématique et inquiétante que connaît que connaît Israël, mais quand on est face à un défi de cette ampleur et par exemple nous en France, on a aussi des défis importants sur la crise de la dette, sur les finances publiques, sur la santé, sur l'école, il y a des moments où peut-être qu'on peut converger et être dans une logique d'union nationale. Merci Jérôme Gage d'avoir répondu aux questions de radio J. Merci beaucoup David. On se retrouvera lundi matin à 7h45. Absolument. Radio.