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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 31 janvier 2022 10 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

À QUOI JOUE TAUBIRA ?

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse partielle

    Pourquoi parler de conseil de classe pour la primaire populaire ?

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui explique la victoire de Christiane Taubira ?

  • 1:48RelanceRéponse partielle

    Comment concilier des programmes aussi différents que ceux de Taubira, Mélenchon et Jadot ?

  • 3:01OuverteRéponse directe

    La gauche de gouvernement peut-elle encore gouverner après Hollande ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    Pourquoi Yannick Jadot s'est-il montré plus offensif récemment ?

  • 6:34OuverteRéponse directe

    Quelles sont les tensions familiales au Rassemblement National ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27InvitéFait
    « En première position, Mme Christiane Taubira avec une mention bien plus. »
  • 0:32InvitéFait
    « En deuxième position, M. Yannick Jadot avec une mention assez bien plus. »
  • 0:39InvitéFait
    « En troisième position, M. Jean-Luc Mélenchon avec une mention assez bien moins. »
  • 0:44InvitéFait
    « En cinquième position, Mme Anne Hidalgo avec une mention passable plus. »
  • 1:00PrésentateurFait
    « une candidate à l'élection présidentielle dont la particularité est de n'avoir aucun programme connu à ce jour. »
  • 1:20PrésentateurFait
    « Les 400 000 électeurs de la primaire populaire ont voté en priorité pour celles qui reconnaissaient la légitimité de leur démarche. »
  • 1:55PrésentateurFait
    « L'Europe, la Constitution, les alliances militaires, les retraites, la fiscalité. »
  • 5:40PrésentateurChiffre
    « un revenu citoyen à 920 euros, accessible dès 18 ans, et le relèvement du SMIC à 1 500 euros net d'ici 2027. »
  • 5:50PrésentateurChiffre
    « 200 000 fonctionnaires seront recrutés, des policiers, des magistrats, des infirmières et des profs. »
  • 5:57PrésentateurChiffre
    « Chaque année, 10 milliards seront consacrés à la rénovation thermique des logements et des bâtiments publics et 4 milliards iront vers le ferroviaire. »
  • 6:05PrésentateurPromesse
    « La vente de véhicules à moteur thermique sera interdite en 2030. »
  • 6:09PrésentateurPromesse
    « Les centrales nucléaires seront fermées au fur et à mesure du déploiement des énergies renouvelables. »
  • 6:13PrésentateurPromesse
    « un impôt climatique sur la fortune taxera les patrimoines supérieurs à 2 millions. »
  • 6:40InvitéFait
    « Elle hésite entre la fidélité à sa tante et le ralliement à Éric Zemmour. »
  • 7:08InvitéFait
    « Bon, incontestablement, je suis beaucoup mieux placé aujourd'hui qu'Éric Zemmour, parce que je suis donné au second tour. »

Temps de parole

  • Présentateur59 %
  • Invité10 %
  • Invité 29 %
  • Invité 38 %
  • Invité 44 %
  • Invité 54 %
  • Invité 64 %
  • Invité 72 %

≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

L'investiture de Christiane Taubira par la primaire populaire, Yannick Jadot qui dévoile son programme et les déchirements familiaux du Rassemblement National. C'est le sommaire du numéro 13 de la guerre du trône. Hier soir, la primaire populaire tenait son conseil de classe. Pourquoi je parle de conseil de classe ? À cause de ça.

0:27
Invité

En première position, Mme Christiane Taubira avec une mention bien plus. En deuxième position, M. Yannick Jadot avec une mention assez bien plus. En troisième position, M. Jean-Luc Mélenchon avec une mention assez bien moins. En cinquième position, Mme Anne Hidalgo avec une mention passable plus.

0:48
Présentateur

Ah, le petit Mélenchon et le petit Jadot ! Qu'est-ce qu'ils sont dissipés ! Rêve de plaisanterie ! La primaire populaire a donc investi hier soir Christiane Taubira, une candidate à l'élection présidentielle dont la particularité est de n'avoir aucun programme connu à ce jour. Ce qui est, somme toute, la façon la plus simple d'être consensuelle. À vrai dire, la victoire de Christiane Taubira n'est pas vraiment une surprise. L'ancienne garde des Sceaux de François Hollande, étant la seule à avoir accepté de participer à cette consultation, il était logique qu'elle arrive en tête.

Les 400 000 électeurs de la primaire populaire ont voté en priorité pour celles qui reconnaissaient la légitimité de leur démarche. Les responsables de la dite primaire ne doutent de rien. Ils veulent constituer une équipe pour la présidentielle, même si la Constitution ne prévoit qu'un seul fauteuil de président.

1:38
Invité

Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Christiane Taubira ont tous les trois des mentions positives. Ça veut dire qu'il faut faire une équipe. Nous, on leur dit qu'il ne faut pas se retirer. On leur demande de se rallier dans une équipe de France de l'écologie, de la solidarité.

1:48
Présentateur

Taubira, Mélenchon et les autres dans le même bateau. Seuls hic, ils ont un programme assez différent sur des questions de fond. L'Europe, la Constitution, les alliances militaires, les retraites, la fiscalité. Mais pour Christiane Taubira, ces différences n'en sont pas.

2:04
Invité

Il n'y a rien qui divise les différentes sensibilités de gauche de façon insurmontable. Il n'y a rien. Il peut y avoir des nuances dans certaines dispositions de programme. Il peut y avoir quelques divergences. Mais il n'y a rien de rédhibitoire. Il n'y a rien qui nous empêche de nous parler, de discuter, d'aboutir à des compromis et de gouverner ensemble. Il n'y a rien parce que nos histoires sont communes. Merci d'être dès demain les chevilles ouvrières d'une possible victoire en avril 2002.

2:42
Présentateur

On appréciera l'absus. En 2002, la candidature de Christiane Taubira à l'élection présidentielle avait empêché Lionel Jospin d'accéder au second tour. La candidate s'est empressée de rectifier son propos.

2:55
Invité

Je n'ai pas mis en branle la machine à remonter le temps. Donc c'est bien en 2022 que nous allons nous battre ensemble.

3:01
Présentateur

Au-delà de ce clin d'œil de l'histoire, on touche là le problème de cette gauche qui se prétend de gouvernement. Comme si Mélenchon n'aspirait pas lui aussi à gouverner. Cette gauche de gouvernement, donc, est incapable de concevoir que le quinquennat Hollande a consacré une rupture définitive entre elle et une partie des électeurs de 2012. Trop de déceptions, trop de trahison, au point que le président sortant a dû renoncer à se représenter. L'histoire commune dont se réclame Christiane Taubira n'existe plus. Votre tour est passée, disent à leur façon Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon. C'est à nous de jouer.

Ils ont d'ailleurs sèchement décliné l'idée d'un ralliement, sitôt connu le résultat de la primaire. Le socle commun mis en avant par la primaire populaire et signé par Christiane Taubira n'y changera rien.

3:45
Invité

Merci beaucoup, c'est signé !

3:47
Présentateur

Cette somme d'emprunts au programme des écologistes et de la France insoumise, une version édulcorée, ne saurait attirer les électeurs de ces deux familles. En politique, on préfère toujours l'original à la copie. L'investiture de Christiane Taubira ne rebat les cartes que pour les socialistes, car c'est surtout à Anne Hidalgo que la candidate prend des voies. La maire de Paris aura vécu sa cinquième place derrière Pierre Larouturou, moins connue qu'elle, comme une humiliation. Et le PS pourrait l'abandonner pour Taubira. Au final, la primaire populaire ne fait que rajouter de la confusion là où elle entendait imposer l'union.

C'est le constat adressé par la candidate arrivée en septième et dernière position, Anna Agheb-Porterie. Dans un tweet publié hier soir, elle a annoncé son intention de faire campagne pour Jean-Luc Mélenchon plutôt que Christiane Taubira. Jusqu'ici, la gauche allait dans le mur. Maintenant, elle klaxonne pour que celui-ci s'écarte. Samedi à Lyon, Yannick Jadot présentait les grandes lignes de son programme. Est-ce parce que les sondages ne bougent pas ? Toujours est-il que le candidat écologiste s'est montré plus offensif qu'à l'accoutumée.

4:53
Invité

Depuis 30 ans, les partis de gouvernement tiennent ce discours de l'impuissance publique, disent qu'il n'y a pas d'autre choix, que nous sommes condamnés au rabotage des droits sociaux, aux demi-mesures environnementales, à l'étranglement des services publics. Nous ne pourrions plus rien faire non plus face à la bonté des idées d'extrême droite et la pollution de notre débat public par des idées nauséabondes. Nous ne pourrions plus rien faire face au plus grand défi de ce siècle, le défi climatique. Alors nous le disons avec cœur et avec Greta Thunberg et la jeunesse du monde entier. No more blah blah blah.

5:40
Présentateur

Au chapitre des mesures, on retiendra un revenu citoyen à 920 euros, accessible dès 18 ans, et le relèvement du SMIC à 1 500 euros net d'ici 2027. Par ailleurs, 200 000 fonctionnaires seront recrutés, des policiers, des magistrats, des infirmières et des profs. Chaque année, 10 milliards seront consacrés à la rénovation thermique des logements et des bâtiments publics et 4 milliards iront vers le ferroviaire. La vente de véhicules à moteur thermique sera interdite en 2030. Enfin, les centrales nucléaires seront fermées au fur et à mesure du déploiement des énergies renouvelables. Pour financer ces mesures, un impôt climatique sur la fortune taxera les patrimoines supérieurs à 2 millions.

Nous aurons l'occasion d'en reparler avec Yannick Jadot, puisqu'il devrait bientôt nous accorder un entretien dans le cadre de notre nouveau format, l'Elysée, sinon rien. Dans la famille Le Pen, les affaires de famille se confondent décidément avec la politique. Cette fois, c'est Marion Maréchal, la nièce de Marine Le Pen, qui fait part de ses états d'âme dans Le Parisien. Elle hésite entre la fidélité à sa tante et le ralliement à Éric Zemmour. La candidate a accusé le choc.

6:47
Invité

Si je vous disais que ça ne me touche pas, personne ne me croirait. Voilà, donc j'ai avec Marion une histoire particulière, parce que je l'ai élevée avec ma sœur pendant les premières années de sa vie. Donc évidemment, c'est brutal, c'est violent, c'est difficile pour moi. D'abord, c'est une incompréhension politique déjà, parce qu'elle avait indiqué qu'elle soutiendrait celui qui est le mieux placé. Bon, incontestablement, je suis beaucoup mieux placé aujourd'hui qu'Éric Zemmour, parce que je suis donné au second tour, et je crois, compte tenu des sondages de second tour, en capacité de gagner face à Emmanuel Macron. Donc ça, c'est déjà incompréhensible.

Mais je suis à côté de l'aspect politique et à effectivement l'aspect personnel.

7:25
Présentateur

Pour autant, Marine Le Pen n'entend pas laisser le camp Zemmour poursuivre son travail de sape.

7:30
Invité

Ceux qui veulent partir partent, mais ils partent maintenant. Oui, parce que ce qui est insupportable, c'est la taquilla, en quelque sorte, qu'ils reprochent eux-mêmes aux islamistes. Vous voyez, voilà. Donc la taquilla, c'est la dissimulation. Donc moi, je considère qu'on peut, encore une fois, changer de camp, mais il faut le faire maintenant.

7:53
Présentateur

Dans le collimateur de Marine Le Pen, il y a le sénateur Stéphane Ravier qui ne fait pas mystère de ses interrogations sur la campagne.

8:00
Invité

Je suis un soutien, encore aujourd'hui, de Marine Le Pen, même si je ne suis pas très impliqué dans la campagne, étant donné la tournure que cette campagne a pu prendre dans le domaine des affrontements avec l'équipe d'Éric Zemmour.

8:22
Présentateur

L'autre cible de la candidate, c'est Nicolas Bé, député européen et porte-parole du parti. Là encore, les hésitations sont manifestes. Écoutez-le répondre sur son soutien à Marine Le Pen.

8:34
Invité

Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin, quoi qu'il advienne, je serai aux côtés de Marine Le Pen jusqu'au 10 avril ? Non mais écoutez, on ne va pas commenter les propos des uns et des autres, ni les sentiments que moi je peux avoir. Vous voyez bien que je suis aujourd'hui, je vais vous dire très simplement, je suis aujourd'hui à Madrid, aux côtés de notre candidate et aux côtés de nos alliés européens. Vous ne voulez pas juste clarifier la situation de votre position ? Vous nous dire là clairement, oui je serai aux côtés de Marine Le Pen jusqu'au 10 avril. Non mais ma position est parfaitement claire, comme je vous l'ai dit.

Mais écoutez, comme je vous l'ai dit, ma position est parfaitement claire. Je suis à ma déhide, à mon poste, je suis vice-président de notre groupe au Parlement européen.

9:06
Présentateur

Hier, invité du grand jury sur RTL et LCI, Nicolas Bé a cependant affirmé son soutien à la candidate de son parti, tout en indiquant qu'il ne savait pas ce qu'il ferait dans six mois. Le mercato de l'extrême droite n'est pas terminé. Si vous avez aimé cette chronique, si vous voulez nous soutenir, n'hésitez pas à vous abonner à notre chaîne YouTube et n'oubliez pas d'activer la cloche. Vous pouvez également vous abonner sur notre site blast-info.fr et faire des dons. N'oubliez pas, votre soutien financier est le garant de notre indépendance. A lundi pour un prochain numéro de La Guerre du Trône.