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InterviewRadio Notre Dame· 25 juin 2026 20 minComplaisantActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée Nationale

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:53OuverteRéponse partielle

    Sur un texte si sensible, pourquoi êtes-vous si pressée sur la loi aide à mourir ?

  • 3:35RelanceRéponse directe

    Cette fois, les députés sont divisés, 40-60 ou 45-55. Est-ce que c'est pas problématique ?

  • 5:02OuverteRéponse directe

    Pourquoi préférez-vous le terme d'aide à mourir à celui d'euthanasie ?

  • 6:29RelanceRéponse directe

    Les opposants craignent l'absence de garde-fous. Comment y répondez-vous ?

  • 7:53FerméeRéponse directe

    Les mineurs pourraient-ils avoir accès à l'aide à mourir ?

  • 9:12OuverteRéponse partielle

    Quelqu'un en difficulté matérielle est-il aussi libre qu'un autre pour demander l'aide à mourir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:08Yaël Braun-PivetFait
    « Le les premiers textes, vous savez, sur la fin de vie, la première proposition de loi avait été déposée en 1978 par monsieur Canayer. »
  • 2:53Yaël Braun-PivetPromesse
    « Cette loi devrait être votée de façon définitive le 15 juillet. »
  • 3:35Yaël Braun-PivetFait
    « Pour ce type de texte, il n'y a pas besoin d'avoir d'unanimité, l'unanimité n'est jamais requise. »
  • 7:08Yaël Braun-PivetFait
    « Les contrôles ne se feront qu'à posteriori. »
  • 8:28Yaël Braun-PivetPromesse
    « Je ne souhaite pas que ce droit soit ouvert aux mineurs. »
  • 15:36Yaël Braun-PivetChiffre
    « La CIVIS avait chiffré les le nombre d'enfants victimes de violences à 160000 par an. »
  • 16:16Yaël Braun-PivetFait
    « Nous avons déjà reculé la prescription à 30 ans après la majorité. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous écoutez RCF Notre-Dame en Lozère à Langogne sur le 95.6, à Mende sur le 97.9, à Gandrieu sur le 99.7 et où vous le souhaitez sur rcf.fr. Bonjour, c'est Christian de Cacqueray. Je vous donne rendez-vous comme chaque semaine pour un nouveau dialogue sur la mort et donc sur la vie. Cette semaine, je reçois Axel Huber qui est revient cette fois pour évoquer une nouvelle épreuve, la maladie d'un de ses fils et l'apparition du livre La ligne de crête des aidants Tenir sans se perdre paru chez Mame. Dialogue sur la mort, c'est ce vendredi à 15h.

0:43
Non speech

[musique]

0:49
Locuteur

RCF Notre-Dame, il est 8h10, soyez les bienvenus. Si vous nous rejoignez dans 20 minutes, le journal de Radio Vatican, Clara. Oui, avec elle, il y a eu un ce double tremblement de terre au Venezuela. Un premier bilan fait état de 32 morts et des centaines de blessés ainsi que de nombreux dégâts matériels. Les détails, ce sera donc à 8h30 dans le journal de Radio Vatican. Mais avant, l'invité de la matinale, Pierre Roux ce matin, vous recevez Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale. Yaël Braun-Pivet, bonjour. Bonjour. Et merci beaucoup d'être avec nous en studio. Nous sommes très heureux de vous accueillir. Avec vous, nous allons évoquer la canicule en cours.

Nous allons aussi revenir sur les répercussions de l'affaire Liana avec la loi intégrale qui devrait arriver au Parlement. Mais je voudrais commencer par évoquer la loi sur l'aide à mourir en ce moment débat à l'Assemblée. Vote solennel prévu mardi. Vous avez pris à plusieurs reprises l'engagement que ce texte soit voté urgemment avant l'été. Sur un texte si sensible, pourquoi êtes-vous si pressée, Yaël ? Alors, je ne suis pas pressée et je réfute le mot urgemment. Euh sur c'est un sujet très grave et il ne faut pas euh se précipiter justement et c'est ce n'est pas ce que nous avons fait.

Le les premiers textes, vous savez, sur la fin de vie, la première proposition de loi avait été déposée en 1978 par monsieur Canayer. Et c'est un une réflexion qui donc existe depuis extrêmement longtemps. Nous avons eu beaucoup d'avis du CCNE, de du Conseil de du Conseil d'État, du CESE, une convention citoyenne et le Parlement a été saisi il y a près de 3 ans sur ce texte-là. Il y a eu la dissolution, il y a eu plusieurs premiers premiers ministres et donc aujourd'hui, nous sommes au bout du processus parlementaire, mais ce processus parlementaire a été un processus parlementaire au contraire très long.

Mais moi, ça ne me gêne pas que ce soit long parce que c'est un sujet grave et il faut prendre le temps, mais c'est ce que nous avons fait. Et Yaël Braun-Pivet, quand espérez-vous que cette loi puisse être ? Écoutez, cette loi devrait être votée de façon définitive le 15 juillet. Après, il y aura évidemment des décrets d'application, il faudra la mettre en œuvre. Mais c'est-à-dire qu'un patient qui demande l'aide à mourir en août, il pourrait pourra pas y avoir accès encore au début de l'été. Il faut que le président promulgue la loi, il y aura forcément un recours au Conseil constitutionnel.

Donc, il y a toute une un processus Donc, pour moi, fin 2026, début 2027, mais à nouveau, il ne faut pas se précipiter, mais l'important c'est de pouvoir faire les choses dans l'ordre, dans le bon sens et sereinement. Et on va y venir et les textes sur la fin de vie à l'Assemblée ont toujours été des textes votés à l'unanimité ou presque. Cette fois, les députés sont divisés, on va arriver sur des proportions de 40-60 ou 45-55. Est-ce que c'est pas problématique, Yaël ? Mais c'est l'expression de la démocratie à l'Assemblée nationale. Pour ce type de texte, il n'y a pas besoin d'avoir d'unanimité, l'unanimité n'est jamais requise. Mais c'était une tradition sur ce type de texte.

a pas de tradition établie là-dessus. Je ne suis pas je suis pas d'accord et en fait, aujourd'hui, je vois que on parle beaucoup et c'est normal de la loi Claeys-Leonetti en disant là, il y a eu justement une concorde et cetera mais les débats à l'époque avait été aussi vif sur sur cette loi. Après elle est rentrée dans les mœurs et c'est normal et donc la société évolue. Euh après vous savez comme il n'y a pas de voix référendaire possible sur ce type de texte, seul le Parlement est compétent pour pouvoir légiférer et donc il y a en tout cas sur les deux votes qu'il y a eu à l'Assemblée nationale en première lecture et en en deuxième lecture, une large majorité de représentants du peuple.

L'Assemblée nationale nous représentant le peuple et représentant la nation qui s'est exprimée en faveur de d'une aide de l'ouverture d'une aide à mourir. En revanche, le Sénat et l'Assemblée ne sont pas parvenus à se mettre d'accord. Vous le ? Je le déplore et j'en avais je m'en étais ouverte au président Larcher parce que je trouve que qu'il est dommage qu'on n'ait pas eu vraiment le regard du Sénat sur le fond du texte. Le Sénat malheureusement s'est très vite opposé en son sein sur le texte et il y a pas eu vraiment de débat sur les conditions d'accès, sur la les procédures et cetera et je trouve cela dommage parce que le Sénat apporte toujours un un autre regard.

C'est pour ça qu'on a deux chambres. Et bien je oui, je suis un peu déçue parce qu'il n'y a pas eu de vrais débats de fond sur ce texte au Sénat et c'est dommage. Yael Braun-Pivet, le terme euthanasie n'apparaît pas dans le texte final. Pourquoi lui préférez-vous le terme d'aide à ? Bah on sait bien et c'était le rapporteur Falorni s'en était expliqué au banc, le mot euthanasie renvoie à des des images sombres et à des pages sombres de notre histoire euh et c'est pas ce que nous voulons faire. Nous voulons vraiment que cette aide aide à mourir soit est la même. mais non parce que c'est euh dans dans dans l'aide à mourir, on a placé la volonté de la personne au cœur.

Je ne suis pas convaincue que lorsque l'on regarde l'euthanasie dans notre histoire, on est placé la volonté de la personne visée au cœur de cette question et c'est tout là notre enjeu, c'est de dire l'aide à mourir, c'est la volonté du patient au moment où elle a lieu et c'est la raison pour laquelle il y a eu beaucoup de débats sur cette volonté du patient, euh comment elle elle est exprimée et cetera et on a dans l'hémicycle rejeté par exemple le fait que ça puisse figurer dans des directives anticipées considérant qu'il faut que ça soit une volonté actuelle et non pas une volonté passée.

Le délit d'entrave a été supprimé mais les personnes qui [raclement de gorge] auront recours à l'aide à mourir sont réputées de mort naturelle, ? Alors là aussi, c'est un c'est un débat, euh ça a été après supprimé dans l'hémicycle considérant que les finalement c'est c'est une question un peu a un an ça a été supprimé. ça a été remis en commission et ça ça sera probablement à nouveau supprimé. que ce soit ? moi je préférerais que ça soit supprimé parce que il faut dire les choses, il ne faut pas se cacher et euh on sait bien que l'aide à mourir, c'est une action et donc ça n'est pas exactement ce qu'on peut appeler une mort naturelle.

Oui, puisque se pose la question des garde-fous, les les opposants à ce texte craignent l'absence de garde-fous justement, il serait plus simple demain de demander l'euthanasie que d'avoir accès aux soins palliatifs. Alors à nouveau, ça n'est pas l'euthanasie monsieur, c'est une aide à mourir. L'aide à mourir que l'accès aux soins palliatifs, les contrôles ne se feront qu'à posteriori. C'est pas vrai, c'est pas vrai. On a et c'est ce en quoi c'est ce qui est discuté aujourd'hui, euh alors demain et samedi dans l'hémicycle, ce sont c'est les conditions d'accès, la procédure, l'encadrement qui est extrêmement précis, extrêmement fin.

Donc euh en tout cas, nous, nous travaillons actuellement à vraiment créer quelque chose qui soit très cadré, euh c'est en tout cas l'intention du législateur et d'où l'intérêt de ces débats parlementaires que j'invite vraiment tout le monde à regarder parce qu'ils sont contrairement parfois à une Assemblée nationale très agitée et turbulente, là les débats sont très respectueux, les parlementaires s'écoutent quelles que soient leurs opinions et quelles que soient leurs convictions et ça pour moi c'est quelque chose d'important, c'est ce que je souhaitais, c'est la raison pour laquelle aussi je présiderai demain et samedi pour m'assurer que cette sérénité se poursuive.

Et c'est vrai qu'on voit des députés qui sont absolument convaincus que ce soit d'un côté comme de l'autre, il y a Yael Braun-Pivet, je j'évoquais les les garde-fous qu'on qu'on se met, il y a aussi cette collusion avec l'actualité puisque aux Pays-Bas la pratique de l'euthanasie est autorisée pour les mineurs de 1 à 12 ans atteints de maladies incurables et qui endurent des souffrances intolérables et il y a quelques jours un enfant de 12 ans a été euthanasié, cela ça peut inquiéter, est-ce que vous vous souhaitez que les mineurs puissent demain avoir accès à l'euthanasie en ? ça n'est pas dans le texte.

c'est pas dans le texte aujourd'hui mais est-ce que vous à titre personnel à mon à titre personnel et en tant que femme politique et en tant que maman, je ne souhaite pas que ce droit soit ouvert aux mineurs, il est important, on parle d'expression de volonté pleine et entière et donc un mineur n'est pas en capacité d'avoir cette volonté pleine et entière et donc non, je ne souhaite pas que les mineurs aient accès à ces procédures. Quelqu'un qui a des problèmes matériels importants est-il aussi libre que quelqu'un qui qui est à l'aise ?

Mais vous savez alors ça c'est un débat philosophique mais je pense que oui sur ces sujets-là et en tout cas ce qui est sûr c'est que il y aura des médecins, il y a tout un qui qui s'assureront justement de du caractère de cette volonté, il ne suffira pas de le demander pour obtenir cet avis, il y a des conditions d'accès et il y a surtout cette vérification de de de cette volonté qui est fondamentale. s'ouvrir [raclement de gorge] au fur à mesure du temps.

Alors après ben il faudra une loi donc et ce qui est important c'est aussi de faire des évaluations des lois, c'est le travail du Parlement donc nous avons d'ailleurs avant de légiférer sur l'aide à mourir et les soins palliatifs parce qu'on en a pas parlé mais c'était un une double législation. On a évalué la loi Claeys-Léonetti avec une mission transpartisane et on a vu que effectivement dans cette loi, elle ne elle ne couvrait pas tous les cas et donc c'est une des raisons comme le CCNE, comme la convention citoyenne qui fait penser que il faut ouvrir ce droit à l'aide à mourir. Parce que les médecins en soins palliatifs sont plutôt opposés à cette loi.

Je les comprends et j'en j'ai échangé avec beaucoup d'entre eux. Après il y a toutes les opinions. Donc il y a effectivement des médecins qui sont opposés, il y a des médecins qui sont favorables. Moi ce que je crois, vous savez, je suis je suis avocate, je suis juriste. Ce que je crois profondément, c'est que la création d'un cadre, la création d'une procédure, de cas d'ouverture est très protectrice. C'est protecteur pour les médecins, c'est protecteur pour les patients et c'est protecteur pour les familles. Il y a Elbrune Pivet, cette proposition de loi arrive en même temps que celle sur les soins palliatifs qui elle a fait consensus et promulguée à la fin du mois de mai.

Est-ce qu'il y a pas un problème à à déployer en même temps à quelques mois d'intervalle les deux textes quand on sait que sur les soins palliatifs et bien ça coûte cher, ça nécessite encore un gros développement qui demandera des années. Hmm. Alors les soins palliatifs en fait c'est un combat que nous devons mener collectivement et que nous menons depuis des années. Ce qui est important et vous l'avez dit ça coûte cher et donc c'est plutôt que de voter des lois, ce qui a été fait le 26 mai dernier, mais c'est surtout de déployer une action budgétaire.

Et donc c'est tout l'objet du plan décennal pour les soins palliatifs avec plus d'un milliard d'investissement qui va s'étaler donc sur 10 ans. L'objectif du gouvernement et auquel est associé le parlement, c'est qu'effectivement sur tout le territoire national, nos concitoyens puissent avoir accès aux soins palliatifs si ils le souhaitent et donc c'est l'objet de ce plan décennal. Il y a une loi qui accompagne ce plan, et donc là, on a quelque chose qui, pour moi, me paraît satisfaisant, une loi et du budget. Yael Braun-Pivet, dernière question et après on évoquera l'affaire Liana, la canicule aussi.

Euh, il y a une grande politique de prévention du suicide en France, légaliser le suicide assisté, n'est-ce pas s'opposer à cette politique de prévention du ? Ça n'a juste rien à voir, ça n'a juste rien à voir puisque euh des personnes qui se qui mettent fin à leurs jours, même si on ne sait jamais la la véritable raison euh qui les pousse à commettre cet acte irréversible, ne sont pas nécessairement euh des malades des des personnes malades avec une maladie atteintes d'une maladie incurable en phase avancée ou terminale qui provoque des souffrances que l'on ne peut pas soulager. Tout cela, ce sont les conditions d'accès euh à l'aide à mourir que je viens de de vous citer.

Et donc les deux choses n'ont n'ont strictement rien à voir. Il faut il faut pas confondre, il faut faire attention, on n'est pas sur les mêmes Suicide Suicide assisté et suicide, ça ça concerne la même façon. en fait, je n'utilise pas ces termes-là et le législateur n'utilise pas ces termes de suicide assisté, on parle d'aide à mourir, ce qui est complètement différent, monsieur. RCF Notre-Dame, nous sommes avec Yael Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale. Je voulais évoquer évidemment avec vous euh la canicule puisque euh de jour en jour on bat des des records. Hier, journée la plus chaude jamais enregistrée, ce qui efface le record précédent qui date de mardi.

Euh, la température moyenne a atteint 30 degrés hier. Yael Braun-Pivet, la France est-elle prête à affronter des canicules comme ? Mais on voit que c'est quelque chose de nouveau et que euh finalement nos infrastructures euh n'étaient pas complètement prêtes à assumer euh cette vague de chaleur, dont on voit qu'elle peut se renouveler euh rapidement et vous les chiffres que vous donnez euh le montrent. Donc il faut euh il faut avancer, mais je pense que en fait, voyez ce Ce est euh ce qui est fou finalement, c'est que euh il n'y a pas c'est pas la faute des pouvoirs publics, c'est c'est quelque chose de de très collectif.

Mais je vois je vais vous donner un exemple, c'est c'est bête mais j'ai rénové le toit de ma maison et mon entrepreneur m'a mis de la peinture noire. Il n'a pas pensé un quart de seconde me proposer une une peinture isolante résistante aux chaleurs. Je regardais en venant dans la voiture ce matin vous voir qu'il y a des peintures qui existent qui font baisser de 7 à 10 degrés la température dans la maison. Mais en fait, je pense que collectivement personne ne s'est préparé les clim, on est on climatise pas.

Regardez cet hôpital qui n'a pas de climatisation nativement à Nantes à Nantes et donc je pense que c'est collectivement qu'on était pas prêt à vivre ce type de vague de chaleur et donc là, on s'en rend compte et donc il faut que ce soit une sorte d'électrochoc pour pouvoir agir. Moi j'entends beaucoup la clim et cetera. Évidemment que ça n'est pas la solution. Il faut du budget, il faut il faut Non mais il faut aussi ce ce cette cette pensée, il faut il faut végétaliser. Nous devons continuer à travailler sur les énergies renouvelables. Nous devons continuer à travailler sur l'isolation des logements.

Ces fameuses peintures blanches, c'est pas pour rien que dans des pays du sud tous les bâtiments sont blancs. Le bitume, on voit bien que le bitume est une source de chaleur et donc voilà, c'est surtout ces aspects que nous devons travailler à présent. Yael Braun-Pivet, autre sujet que je voulais évoquer avec vous évidemment, c'est ce qu'on a appelé l'affaire Liana. Y a-t-il un caractère systémique des violences sexistes et sexuelles en ? Alors on a effectivement en tout cas des chiffres qui sont assez inquiétants.

La CIVIS avait chiffré les le nombre d'enfants victimes de violences à 160000 par an et on sait qu'il y a un certain nombre de femmes qui sont victimes de violences avec allant ça ça va jusqu'à des féminicides et les chiffres ne baissent pas. Donc il faut qu'on ait une politique de lutte contre ces violences faites aux femmes et aux enfants qui soient systémiques, qui soient globales, qui soient Donc c'est la raison pour laquelle moi je soutiens la loi intégrale depuis le début. Il faut bien voir que la loi intégrale n'est pas une réponse à l'affaire Liana. La loi intégrale avait été déposée au Parlement en décembre 2025 et elle est travaillée avec les associations depuis des années.

Et donc mais en revanche c'est une réponse systémique à un problème systémique. Quand espérez-vous l'avoir mise à l'ordre du jour du ? Bien écoutez, moi j'ai échangé avec le Premier ministre et nous avons convenu qu'elle serait mise à l'ordre du jour début octobre. Le gouvernement penche pour l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Vous vous y êtes opposée il y a eu un bruit qui est passé.

parce que là aussi avocate, juriste, soucieuse de préserver les droits des uns et des autres et nous avons déjà reculé la prescription à 30 ans après la majorité et nous avons fait ce qu'on appelle une prescription glissante, c'est-à-dire s'il y a un auteur qui commet plusieurs faits sur plusieurs personnes, on peut la une des victimes peut bénéficier de la non prescription de l'infraction due au fait qu'il y a eu une nouvelle commission d'infraction. Je pense qu'on a été suffisamment loin.

Après il faut il faut pas faire croire aux victimes que 40 ans, 50 ans après les faits, on arrivera à faire un vrai procès équitable avec une présentation de preuves, avec la capacité de démontrer que une personne est coupable. On doit assurer à la victime justement un procès équitable.

On doit l'assurer à la victime et à l'auteur et il me semble que l'écoulement du temps trop long empêche ce procès équitable et c'est la raison pour laquelle je suis contre l'imprescriptibilité aussi parce que l'imprescriptibilité aujourd'hui c'est uniquement pour les crimes contre l'humanité et je ne voudrais pas qu'on fasse une concurrence victimaire après en se disant c'est les atteintes aux enfants et puis demain c'est les tortures et actes de barbarie et puis c'est des faits de terrorisme et cetera et cetera. qui parle. attention. RCF Notre-Dame, nous sommes avec Yael Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale. Dans 3 mois jour pour jour, Léon XIV sera en France.

Il y a quelques semaines, le pape a fait un discours remarqué au sein du Parlement espagnol. Yael Braun-Pivet, est-ce que vous invitez le pape Léon XIV à venir parler dans ? En tout cas, je je j'aimerais parler avec lui parce que je sais que sa parole est importante et on a besoin, dans ces temps compliqués, dans ces temps troublés, de paroles fortes, de paroles puissantes et de paroles raisonnées, de paroles de paix. Il pourrait venir à ? Donc euh moi je vais je vais échanger en tout cas avec ses équipes. Je ne suis opposée à rien. Je ne sais pas ce qu'il souhaite. Et donc je voudrais euh pouvoir échanger avec eux pour voir et puis évidemment avec le président du Sénat aussi.

Peut-être que nous pouvons imaginer une séquence parlementaire ensemble. Euh donc nous allons regarder ça. Mais pourquoi ? Écoutez, moi je ne suis fermée à rien. En tout cas, je sais que sa parole compte et euh même si évidemment nous sommes dans une République et que je laïque et que je suis attachée fondamentalement à la laïcité, nous avons besoin de paroles fortes aujourd'hui. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin, Yael Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale. Merci à vous. Nous sommes en alerte canicule [musique] et nous sommes tous concernés. À partir de 65 ans, nous sommes plus sensibles aux effets de la chaleur. Alors, restons au frais le plus possible.

[musique] Mouillons-nous le corps et utilisons un ventilateur. Buvons et mangeons des aliments riches [musique] en eau. En cas de fièvre, nausées, diarrhée, n'hésitons pas à appeler immédiatement notre médecin ou le 15. Passons tous [musique] en mode canicule. Ceci est un message du ministère chargé de la santé et de Santé publique France. Enquête de sens, Marie-Ange de Montesquieu. Depuis la nuit des temps, l'amour se heurte au même paradoxe. L'amour

19:01
Non speech

[musique]

19:02
Locuteur

peut-il survivre à la vie ? Bref, faut-il être fou pour se marier ? Réponse [musique] avec Luc Ferry ce jeudi à 11h dans Enquête de sens sur RCF Notre-Dame. Écoute dans la nuit, Marie-Leila Koussa. Prendre le temps de se livrer et de confier l'essentiel aux générations suivantes, que ce soit de bons souvenirs, des moments forts, des leçons de vie ou même des joies ou des peines, qu'aimeriez-vous transmettre à vos proches quand la vie ? Rejoignez-nous dès 21h dans Écoute dans la nuit et témoignez [musique] en direct sur la libre antenne d'RCF Notre-Dame.

19:44
Non speech

[musique]

19:48
Locuteur

8h29, [musique] Clara, vous nous faites la météo. Bah en fait, il va faire chaud, c'est assez simple, hein. chaud, je vais vous le dire, la France est effectivement toujours plongée dans un épisode caniculaire assez exceptionnel, 72 départements sont en vigilance rouge, 10 vont passer en orange aux orages cet après-midi. Le soleil domine sur l'Hexagone, mais du coup, dans la dans l'après-midi, sur la façade atlantique, des orages sont attendus.