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Interviewyoutube.com· 14 octobre 2017 46 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asileTravail & emploi

Entretien d'actualité n°50 - 12/10/2017

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 62 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la crise catalane ?

  • 18:48OuverteRéponse directe

    Quels enseignements tirez-vous de la déclaration d'Emmanuel Macron sur les symboles européens ?

  • 23:50OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction à l'attentat de Marseille ?

  • 28:50OuverteRéponse directe

    Souhaitez-vous nous en dire un mot sur la situation sociale à travers la loi travail ?

  • 32:10OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont précisé leur vision de la construction européenne. Qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:33Locuteur non identifiéFait
    « Le département des Pyrénées-Orientales est revendiqué par les Catalans indépendantistes comme étant Catalunia-Norte. »
  • 21:14Locuteur non identifiéChiffre
    « Les Français avaient voté non à 55% au référendum de 2005 sur la Constitution européenne. »
  • 37:50Locuteur non identifiéChiffre
    « La France est contributeur net pour 7 milliards d'euros en Europe qui servent à organiser des infrastructures de nos concurrents. »
  • 41:40Locuteur non identifiéFait
    « « Mais vous avez voté pour moi ? » »
  • 41:50Locuteur non identifiéFait
    « « le vote utile, c'est les gens qui sont allés voter pour Mme Le Pen ou pour M. Mélenchon » »
  • 42:25Locuteur non identifiéFait
    « « le seul vote vraiment utile, c'est de voter pour ses convictions » »
  • 42:29Locuteur non identifiéPromesse
    « « le seul grand parti politique qui propose le Frexit, c'est-à-dire nous » »
  • 43:51Locuteur non identifiéChiffre
    « « on a multiplié par deux le nombre de nos adhérents depuis le 1er janvier » »
  • 43:55Locuteur non identifiéChiffre
    « « On a eu autant d'adhérents depuis le 1er janvier en gros que nous en avions eu au cours des 10 ans précédents » »
  • 44:19Locuteur non identifiéChiffre
    « « Les places seront limitées, je crois, à 300 personnes » »
  • 45:34Locuteur non identifiéPromesse
    « « Je me rendrai en 2018 en Nouvelle-Calédonie » »
  • 45:52Locuteur non identifiéPromesse
    « « on se mettra en ordre de bataille pour les élections européennes de juin 2019 » »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié88 %
  • Locuteur non identifié 25 %
  • Locuteur non identifié 34 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Présentateur

Bonjour M. Asselineau. Nous nous retrouvons en ce jeudi 12 octobre pour le 50e entretien d'actualité. Je vous propose de commencer tout de suite par une question d'actualité brûlante. Que pensez-vous de la crise catalane ?

0:27
Locuteur non identifié

Bonjour à toutes et à tous. Merci de rappeler que c'est notre 50e entretien d'actualité de cette série que nous avons déjà commencé depuis maintenant plusieurs années. J'en profite pour remercier toutes celles et tous ceux qui m'écoutent. Chacun des entretiens d'actualité maintenant dépasse rapidement 40 000, 50 000 vues au bout d'une semaine. Et au bout de 3 semaines, atteint facilement 80 000, parfois 90 000, voire 100 000 vues. C'est beaucoup. Sur la scène Internet, nous nous imposons quand même comme des entretiens d'actualité qui sont parmi les plus suivis. Merci à toutes et à tous. La crise catalane. La crise catalane, elle est d'une exceptionnelle gravité.

Et ce ne sont pas les personnes qui m'écoutent depuis maintenant plusieurs années et qui vont nier le fait que j'ai été depuis plusieurs années le seul responsable politique à attirer constamment l'attention des Français sur cette échéance qui allait arriver, cette remise en cause des États-nations. Pourquoi c'est d'une exceptionnelle gravité ? Parce qu'on a l'impression d'un conflit de légitimité. J'allais dire que la crise catalane, c'est la crise des deux étendards. Il y a l'étendard espagnol, le drapeau espagnol, la légitimité nationale. Et puis il y a l'étendard catalan, la légitimité régionale.

On pourrait même dire que c'est la crise des trois étendards, puisqu'il faudrait y ajouter le drapeau de l'UE qui surplombe le tout. On a affaire en fait à une confusion générale, la confusion des sentiments, la confusion des concepts, la confusion des symboles. On a l'impression que les gens ont un peu perdu la tête. Et face à ce genre de confusion, il est sain de clarifier la situation. Les mêmes qui me reprochent, par exemple, et qui reprochent aux gens qui veulent sortir la France de l'UE en disant « vous allez isoler la France », trouvent très bien que la Catalogne sorte de l'Espagne.

Les mêmes qui m'expliquent et qui nous expliquent à nous qui voulons sortir la France de l'UE que la France serait trop petite, trop formidable, que la Catalogne, qui a une dizaine de millions d'habitants, puisse sortir. Ce serait très très bien. En fait, on est dans quelque chose de complètement contradictoire. Je suis le seul responsable politique à avoir averti les Français depuis des années que cette crise catalane, comme d'ailleurs la montée des revendications régionalistes à travers l'Europe, n'est pas sortie d'un chapeau.

Je renvoie à ma conférence sur les euro-régions que j'ai prononcée, notamment, je me rappelle, en 2013, je crois, en Belgique, à Namur, qui a été enregistrée à cette occasion. J'explique que dès la fin des années 2000, la charte des langues régionales et minoritaires était venue d'ailleurs d'une association allemande, était déjà le grain de sable qui risquait de mener à l'explosion des États-nations. Je rappelle que l'Espagne a signé puis ratifié la charte des langues régionales et minoritaires en reconnaissant 9 langues régionales, dont le catalan, dont le galicien, dont le basque, dont la langue parlée dans la communauté forale de Navarre, dont l'arabe dans les enclaves de Seta et Mélilia.

J'ai expliqué que tout ceci risquait de mener à l'explosion de l'Espagne. Vous savez, je l'ai expliqué aussi, que la France a signé mais n'a pas ratifié cette charte des langues régionales et minoritaires, puisque en France, d'après une commission qui avait été faite sous Lionel Jospin, il faudrait reconnaître plus de 73 ou 75 langues régionales différentes. En réalité, cette montée des régionalismes n'est pas sortie d'un chapeau. Elle obéit à une stratégie délibérée des cercles euro-atlantistes qui ont décidé de briser les grands États-nations d'Europe, que sont la France notamment, le Royaume-Uni, l'Espagne, divisées pour régner.

À l'origine, par exemple, de l'indépendantisme catalan, c'est pas l'origine, mais disons que dans les années 30, Adolf Hitler et les nazis, avant de soutenir Franco, mais au début des années 30, soutenaient l'indépendantisme catalan. De même que dans les années 40, ils soutenaient les indépendantistes bretons, comme Morvan Marshall, celui qui a créé le drapeau breton. Je l'explique dans ma conférence sur les euro-régions. Il faut savoir qu'il y a actuellement avec la politique des euro-régions une véritable pensée qui consiste à se dire « Nous allons pulvériser les États-nations pour qu'ils ne puissent plus résister à l'empire que nous sommes en train de bâtir et les États-Unis d'Europe ».

Vous vous rappelez, Victor Hugo, en 1849, avait prophétisé l'avènement des États-Unis d'Europe dans son discours de la paix de 1849. Mais pour Victor Hugo, il s'agissait encore de la France, de l'Espagne, de l'Angleterre. Maintenant, c'est plus de ça qu'il s'agit. Ce que les euro-atlantistes ont à l'esprit, ce sont des États-Unis d'Europe avec des sous-entités étatiques qui seraient les régions. Ces régions, justement, par exemple, que François Hollande a redécoupées alors que les Français n'avaient rien demandé. Alors certains vont dire « Ouh là là, c'est du complotisme, c'est du conspirationnisme ». Non ! C'est la réalité fondée sur des faits objectifs et fondée sur des déclarations.

Je vais vous suggérer de regarder juste maintenant une petite vidéo qui date d'il y a quelques années où une Allemande qui s'appelle Ulrike Gero qui travaille pour le European Council on Foreign Relations, c'est-à-dire le Conseil européen pour les relations étrangères, elle explique ce que c'est que la politique des euro-régions. Et vous allez écouter cette petite vidéo qui date d'il y a plusieurs années.

Elle explique très exactement la stratégie qui est à l'œuvre avec la volonté d'avoir des entités d'une dizaine de millions d'habitants, une cinquantaine d'États au sein des États-Unis d'Europe pour en fait être un clone des États-Unis d'Amérique, pour en fait soumettre toutes les populations sans défense à cette politique tyrannique des marchés financiers, de l'oligarchie ouro-atlantiste, de l'OTAN. C'est de ça qu'il s'agit. C'est notre liberté qui est actuellement en cause.

Écoutez cette vidéo de cette dame qui s'appelle Ulrike Gero, qui a fait ses études à la John Hopkins University, à Georgetown University également aux États-Unis, qui est la pépinière justement des agents de la CIA, et qui travaille pour le European Council on Foreign Relations, ce centre qui est financé largement par George Soros et par l'Open Society Foundation. Voilà ce qui se cache derrière les eurorégions.

7:17
Invité

Ulrike Gero est partagé à l'égard des séparatistes du continent. À la tête d'un groupe d'experts européens, cette politologue étudie de près les mouvements indépendantistes. Selon elle, beaucoup d'entre eux sont totalement irréalistes.

7:30
Locuteur non identifié

C'est un peu comme si on voulait détacher la Catalogne ou la Bavière du continent européen, et les faire flotter au milieu de l'Europe comme des sortes d'îles des bienheureux et des nantis. Mais bien sûr, ça ne peut pas marcher, et c'est ce qu'il faut essayer de faire comprendre aux séparatistes. En revanche, il convient de se demander si ces sentiments séparatistes, si ce régionalisme n'est pas révélateur d'une quête identitaire, d'un besoin de retrouver ses racines. A la différence des États nationaux, les régions sont souvent des entités naturelles.

Si on se penche sur une carte de l'Europe au Moyen-Âge, on voit par exemple que l'Alemanie, qui était une vieille confédération européenne, s'est allée sur des territoires aujourd'hui répartis entre la Suisse, l'Allemagne du Sud et la France. Or, toutes ces contrées ont en commun une tradition alémanique. Et au cours des deux ou trois cents dernières années, on a pour ainsi dire plaqué des États nationaux sur tout ça, sans tenir compte de ces groupes régionaux. En réalité, l'Europe est un ensemble de régions.

8:46
Invité

Ulrike Gero a sa propre vision de l'avenir de l'Europe. Elle imagine une république européenne, constituée non pas d'États, mais de régions.

8:56
Locuteur non identifié

L'Europe compte à peu près 500 millions d'habitants. On pourrait donc la découper en une cinquantaine de régions de 10 millions d'habitants chacune en moyenne. Selon certaines études, c'est la taille idéale d'une entité politique. Au sein d'une population d'environ 10 millions d'habitants, la plupart des citoyens seront à même de s'identifier à leur région et n'auront pas l'impression d'être gouvernés par Bruxelles. Mais quel est le système politique le plus adéquat ? On peut imaginer que chacune de ces régions délègue deux grands électeurs ou deux sénateurs à Bruxelles pour former une deuxième chambre.

Et qu'on ait une première chambre, un Parlement européen, composé de députés élus au suffrage direct dans chacune des régions. Puisqu'on veut une Europe forte, il faut se demander quelle est la meilleure façon de l'administrer, de manière à ce qu'elle soit à la fois proche des citoyens et forte sur la scène internationale. Voilà. Voilà ce qui se cache derrière les euro-régions. Voilà ce qui se cache derrière la montée du régionalisme.

Voilà pourquoi dans tous les grands médias français, on présente sous un jour plutôt sympathique, voire très sympathique, la montée des revendications indépendantistes dans le cadre de l'UE de la Catalogne, qui, soit dit en passant, menace directement la France, puisque le département des Pyrénées-Orientales est revendiqué par les Catalans indépendantistes comme étant Catalunia-Norte. Je l'ai déjà expliqué dans ma conférence d'il y a 4 ans. Allez voir sur Wikipédia.

D'ailleurs, en ce moment même, dans le département des Pyrénées-Orientales, il commence à y avoir des élus au Conseil départemental qui demandent un référendum pour changer le statut du département des Pyrénées-Orientales avec comme arrière-pensée de remettre en cause le traité des Pyrénées qui date de 1659, lorsque ce territoire fut rattaché au Royaume de France sous Mazarin. Il y a donc des forces qui ont prévu tout cela. Je voudrais insister sur le fait qu'il y a une méprise incroyable. Je vois des gens qui m'écrivent parfois en disant « Mais non, les Catalans veulent leur liberté. » Certains me disent « Comment pouvez-vous, vous, M.

Asselineau, qui revendiquaient l'indépendance de la France et la liberté du peuple français la déniaient au peuple catalan ? » Moi, je réponds à ces personnes-là. Voyez d'abord les vidéos. Voyez ce qui se cache derrière. Ne parlons pas de l'Espagne où c'est vrai. L'histoire de l'Espagne est différente de l'histoire de la France. On a souvent parlé des Espagnes. Il y avait les rois catholiques, Ferdinand d'Aragon, Isabelle de Castille qui étaient ce qu'on appelait les rois catholiques à la fin du XVe siècle.

Mais la France, qui était peuplée de provinces différentes, c'est exact, a connu la Révolution française, a connu la fête de la Fédération en 1790, a connu la création des départements en janvier 1790, a connu la liberté, l'égalité des Français selon les territoires, l'identité et l'égalité des Français, quels qu'ils soient. La Révolution française a imposé le concept de peuple français. Qu'est-ce que c'est qu'un peuple breton, un peuple basque, un peuple corse ? Ce sont des concepts qui d'ailleurs ont été refusés par le Conseil constitutionnel en France. Et je prends mon propre exemple. Moi, j'ai quatre grands-parents, comme tout le monde.

Mes quatre grands-parents venaient des quatre coins de France, du Loiret, d'où est originaire mon grand-père paternel, dont je tiens le nom, mais également de Haute-Saône, dont venait sa femme, mais également de Côte-d'Armor et du Tarn, dont venaient mes grands-parents maternels. Je suis quoi là-dedans ? C'est quoi un breton ? C'est quoi un occitan ? Comme si les Français étaient restés chacun dans leur région. Non, il y a eu des brassages depuis des siècles, notamment depuis deux siècles, notamment à partir de 1850, avec l'exode rural, avec la concentration dans les grandes métropoles. Il est bien difficile de savoir finalement si l'on a des ascendances ici ou là.

Nous sommes un seul et même peuple, le peuple français. Et il faut bien comprendre que ceux qui disent qu'il faudrait morceler la France ne comprennent pas qu'ils sont les jouets d'une oligarchie qui est en train de nous transformer en esclaves, qui veut nous diviser pour régner. Vous ne le comprenez pas. Vous ne comprenez pas que si les Français peuvent être encore forts pour s'opposer à cette oligarchie, c'est justement en faisant sortir la France de l'UE, de l'euro et de l'OTAN, pour imposer la volonté du peuple français, le peuple issu de la Révolution française, le peuple issu de la République, pour imposer nos valeurs à nous, le peuple français.

Alors, on ne sait pas très bien ce qui va se passer en Espagne. Carlos Puigdemont, qui est le président de la Généralité de Catalogne, a l'air un peu angoissé. Il a à la fois signé une déclaration d'indépendance, mais il a aussitôt fait une déclaration en disant qu'il ne la mettait pas en œuvre. Donc il essaie, comme un vieux politicard rusé, de jouer sur tous les tableaux. D'après les sondages, d'ailleurs, il semble qu'une majorité en Catalogne refuserait l'indépendance s'il y avait un véritable référendum. Ce qui est sûr, d'ailleurs, au passage, c'est que le gouvernement de Madrid a été particulièrement maladroit dans toutes ces affaires.

Mais ces affaires, elles doivent être arrêtées dans l'œuf. Il faut que les Français comprennent que si nous laissons les choses aller, ça va bientôt, d'ici 3 ans, 5 ans, 10 ans, arriver en France. Il est donc de la plus grande urgence... Il n'y a pas plus grave que ce que je dis. C'est l'existence même de la France qui, désormais, est en cause. Ce que veulent les euro-atlantistes, c'est qu'il n'y ait plus de France dans 15 ans, qu'il n'y ait plus que des États-régions, peuplés de 5, 6, 3 millions, 200 000 habitants, peut-être comme en Corse, qui seraient pieds et poings liés devant l'oligarchie. Non d'une pipe, nous avons un pays qui a maintenant 1 500 ans d'âge depuis le baptême de Clovis.

Nous avons une civilisation, la civilisation française, qui est enviée dans le monde entier. Nous avons une voix à porter. Nous avons une langue qui est une des premières langues du monde. Nous devons la défendre et nous devons être fiers de notre passé, fiers du royaume de France, fiers de la République française et également confiants dans notre avenir. C'est de ça qu'il s'agit. J'invite donc toutes les personnes qui m'écoutent à mesurer la gravité de la situation. Arrêtez de vous indigner derrière votre ordinateur en disant « Ah oui, Asselineau a raison, ça va vraiment pas ». Mais il faut aller au-delà.

Il faut, et je m'adresse ici notamment à toutes celles et à tous ceux d'entre vous qui ont la France comme moi au cœur, c'est quand même notre pays. C'est le pays de nos parents, de nos grands-parents. Et je m'adresse ici aussi aux enfants issus de l'immigration. Ils savent très bien que lorsque leurs parents, leurs grands-parents sont arrivés en France, ils étaient fiers d'être français. Nous avons combien, avons-nous d'ailleurs à l'UPR, de français d'origine immigrée qui souvent ont un plus grand amour de la France que bien des français de souche. Je m'adresse à toutes celles et à tous ceux d'entre vous également. Donc c'est le métier de réfléchir à ça, le métier de défendre la France.

Il y a 300 000 militaires en France. Il faut que les 300 000 militaires qui défendent la France se rendent compte que nous sommes dirigés par une clique euro-atlantiste Macron le premier qui vise au démantèlement de la France. Je m'adresse ici aux forces de sécurité, aux militaires, aux forces de l'ordre. Je m'adresse au-delà à tous les patriotes français, de droite, de gauche. Je m'adresse aux descendants des enfants du Parti communiste français, le parti des fusillés, 70 000 fusillés du Parti communiste pour défendre la France et la République française. Je m'adresse ici à tous ceux dont les parents, les grands-parents étaient gaullistes. Mobilisez-vous.

Il faut absolument mettre un terme à cette dérive funeste qui est la destruction de la France. Et pour cela, je suis désolé de le dire, mais il n'y a qu'un seul parti qui le dit depuis des années. Ce parti, c'est le parti que j'ai créé, l'Union populaire républicaine. Il n'y a qu'un seul responsable politique français qui tire la sonnette d'alarme. C'est moi. Je rappelle notamment que le Front National est resté extrêmement discret sur ces questions. Au moment même, d'ailleurs, du référendum qu'il y avait eu en Alsace il y a quelques années, dans les premiers temps, le Front National avait appuyé le référendum pour créer une seule région Alsace. Puis après, il était revenu en arrière.

Nous, dès le début, on avait appelé à voter non au référendum. C'est-à-dire le nom qu'il avait emporté. Je rappelle que du côté gauche, M. Mélenchon et les gens qui sont avec lui soutiennent les indépendantistes catalans. Ils ne se rendent pas compte ou ils ne veulent pas informer les Français que c'est que c'est une menace qui risque d'arriver très vite sur le sol de la République. Mobilisez-vous. Je m'adresse à toutes et à tous ceux d'entre vous. Non seulement mobilisez-vous, mais faites connaître cette vidéo. Faites connaître ma vidéo sur les eurorégions. Et puis, le nerf de la guerre, le nerf de la mobilisation, c'est justement d'adhérer à l'Union populaire républicaine.

18:48
Présentateur

Justement, quels enseignements tirez-vous de la déclaration d'Emmanuel Macron sur les symboles européens ?

18:54
Locuteur non identifié

Mais ça va exactement dans le sens de ce que je disais. M. Macron ne se sent pas redevable vis-à-vis du peuple français. Il considère que les Français ne sont pas ses patrons. C'est d'ailleurs assez logique, puisque l'élection de Macron a été entièrement manipulée par les médias. Si les grands possesseurs des médias français n'avaient pas décidé de faire de la promotion de M. Macron matin, midi et soir pendant deux ans, Macron n'aurait pas été élu. Donc Macron, il sert les gens qui l'ont fait élire. Et Macron prend des décisions politiques qui n'ont aucun rapport avec ce que souhaitent les Français. Il leur fait en fait un bras d'honneur permanent.

D'ailleurs, il passe son temps à les insulter. Alors ce qui est sorti, c'était hier. C'est une nouvelle déclaration. M. Macron a décidé que la France devait reconnaître le symbole de l'Europe qu'est le drapeau bleu aux étoiles d'or et puis les symboles européens avec l'hymne à la joie de Beethoven. Confusion, encore une fois, des symboles, confusion des concepts. M. Macron n'a pas le droit de faire ça. D'abord, il n'a pas le droit moral. Il ne s'est jamais fait élire en disant aux Français « Je vais reconnaître le drapeau bleu aux étoiles d'or. Je vais reconnaître les symboles européens.

» C'est la raison pour laquelle nous, nous demandons qu'il fasse un référendum pour savoir si les Français sont d'accord avec ça, d'accord avec le drapeau bleu aux étoiles d'or, d'accord avec notre appartenance à l'UE et à l'euro. Et puis M. Macron n'a même pas le droit constitutionnel de faire ça. On n'est pas au milieu de la joie. Il y a une constitution, la constitution de 1958, dont l'article 2 précise que l'emblème de la République est le drapeau bleu-blanc-rouge.

J'ajoute que lorsqu'il y a eu le traité de Lisbonne, il y avait une déclaration, je crois que c'était la déclaration numéro 52, qui était annexée au traité, où un certain nombre d'États disaient reconnaître les symboles européens que sont le drapeau bleu aux étoiles d'or ou bien l'hymne à la joie de Beethoven. Il y a eu 16 États qui ont reconnu cette déclaration 52, mais pas la France. Et pourquoi pas la France ? Parce que Nicolas Sarkozy, rappelez-vous, qui avait contourné le vote des Français... Je rappelle que les Français avaient voté non à 55% au référendum de 2005 sur la Constitution européenne.

Le traité de Lisbonne est un simple copier-coller qui a été ratifié dans le lot des Français par les parlementaires, ce qui est un déni de démocratie absolument fantastique, phénoménal, honteux. Mais Nicolas Sarkozy, pour essayer de trouver une justification à ce millimélo et à cette manipulation générale, avait refusé de signer la déclaration 52 en disant que les Français n'ont pas reconnu ce drapeau. Donc ce qui se cache derrière, c'est que M. Macron est en train de faire un coup de force. Il est en train d'enterrer le dernier reste de ce qui restait des 55% de Français qui avaient voté non au référendum de 2005. M.

Macron n'a pas le droit de modifier la Constitution dont l'article 2 prévoit que l'emblème de la République est le drapeau bleu-blanc-rouge. Si nous arrivons au pouvoir, parmi les toutes premières décisions que nous prendrons, nous ferons respecter la Constitution de la République, c'est-à-dire que nous ferons retirer de tous les frontons des mairies, de tous les bâtiments publics, le drapeau bleu aux étoiles d'or, qui n'a rien à y faire. C'est d'ailleurs le cas au Royaume-Uni, et c'est d'ailleurs le cas dans un certain nombre de pays, notamment d'Europe du Nord, où le drapeau bleu aux étoiles d'or est très peu présent, alors qu'en France, il participe à un lavage de cerveau.

Je rappellerai d'ailleurs à ce propos que le drapeau bleu aux étoiles d'or, qui a été créé en 1955, en fait est un drapeau marial. Il s'agit en fait du drapeau qui s'inspire de la Vierge de l'Apocalypse, dans l'Apocalypse de Jean, dans le chapitre 15, je crois, de l'Apocalypse de Jean, avec la femme qui est entourée de 12 étoiles d'or. C'est un drapeau qui est le contraire même de la laïcité. Ce drapeau n'a jamais été soumis à l'aval des Français. Nous demandons, nous, à l'UPR que ce drapeau et les symboles européens soient soumis au référendum des Français. Et j'ajoute que dans cette attente, les drapeaux européens devraient être retirés.

Et je rappelle que lorsque nous serons arrivés au pouvoir, une des toutes premières décisions de nature symbolique, c'est vrai, mais les symboles comptent aussi, sera d'interdire ce drapeau bleu aux étoiles d'or, de même d'ailleurs que Charles de Gaulle, dans les années 1960, avait fait interdire sur les plaques d'immatriculation des voitures toutes les marques où il y avait marqué EU, Europe Unie. Il avait considéré que c'était anticonstitutionnel. Il avait raison.

23:50
Présentateur

Autre sujet d'actualité, dont la gravité et la violence ont marqué les Français. Quelle est votre réaction à l'attentat de Marseille ?

23:57
Locuteur non identifié

Alors la réaction à l'attentat de Marseille, c'est un attentat épouvantable, bien entendu. Deux jeunes filles qui, je crois, étaient d'origine, elles-mêmes d'origine immigrée, ont été agressées à l'arme blanche et assassinées, en fait, en pleine rue, par un délinquant. Un délinquant qui, en fait, avait été arrêté la veille, je crois, ou l'avant-veille à Lyon, et avait en fait été remis en liberté provisoire parce que, tout simplement, il n'y avait pas de place, semble-t-il, dans les centres de détention. Alors, moi, je voudrais qu'on soit très clair. L'UPR est un mouvement qui respecte le droit. Et nous, nous voulons que le droit soit respecté en toutes circonstances, y compris la justice.

Donc lorsque quelqu'un est arrêté, comme c'était le cas de ce délinquant, il aurait dû être non seulement placé en détention, mais s'il était avéré qu'il n'était pas de nationalité française, il aurait dû être expulsé sous 48 heures. C'est clair et c'est net. Donc, si nous arrivons au pouvoir, il n'y aura pas le moindre laxisme en la matière. Et ça n'est pas à moi qui, Dieu sait, si jamais je n'ai stigmatisé aucune partie de la population. En particulier, je n'ai jamais stigmatisé aucune religion. En particulier, je n'ai jamais stigmatisé aucune personne de nationalité étrangère. Tout le monde peut m'en être témoin. Mais ça n'est pas pour autant qu'il faut faire preuve de laxisme.

Ce sont d'ailleurs les mêmes qui font preuve de laxisme dans tous les domaines. Nous, nous ne faisons pas preuve de laxisme. Nous, nous sommes là pour faire respecter le droit. Comptez sur moi lorsque nous serons arrivés au pouvoir pour d'ailleurs créer des centres de détention plus importants. Parce que c'est très gentil, enfin c'est très méchant, de faire sauter un préfet. C'est le préfet de la région Rhône-Alpes, Henri-Michel Commet, qui a été, qui a servi de bouc émis. Je trouve que je le connais.

C'est un ami, Henri-Michel Commet, que je connais, qui est un très haut fonctionnaire, qui est digne de tous les éloges, et qui a servi de, en fait, de lampiste, de fusible dans cette opération. Voilà. Ça n'est pas normal, c'est pas un haut fonctionnaire de payer l'impérissie des pouvoirs publics. S'il n'y a pas assez de place de détention, c'est de la faute des pouvoirs publics, et notamment des coupes budgétaires. Voilà. Et par ailleurs, nous devons faire preuve d'une... Comment dirais-je ? De quelque chose d'absolument impitoyable dans l'application du droit. J'ajoute d'ailleurs au passage, puisqu'on parle de ce sujet, est quand même connecté, les questions d'insécurité.

Souvent, dès qu'il y a quelqu'un d'origine étrangère, souvent, il y a une partie de l'opinion qui dit « Ah, ben voilà, c'est encore un étranger ».

J'en profite pour signaler que nous allons créer, que nous allons installer samedi, donc après-demain, nous allons créer la première réunion d'installation d'une commission de réflexion sur les migrations internationales, les migrations, avec donc près d'une cinquantaine d'adhérents de l'UPR qui vont participer à cette réflexion, des adhérents qui sont à la fois des Français d'origine française depuis des générations, mais aussi des Français d'origine immigrée, première, deuxième, troisième génération, avec un de nos adhérents qui connaît l'UPR depuis un certain nombre d'années, qui est un Français d'origine iranienne, né en France, qui sera le coordonnateur général Yavar Esia Khalhoudi, qui sera donc à la tête de cette commission.

Dans cette commission, nous allons réfléchir, on a commencé déjà à réfléchir à ce que pourrait être, ce que devra être un programme très précis de l'Union populaire républicaine sur les questions d'immigration. Et je me flatte, je suis fier et content de souligner que nous aurons parmi les membres de cette commission une majorité d'adhérents originaires de l'immigration. Et quand je parle à nos adhérents originaires de l'immigration, ils sont les premiers, les premiers à vouloir le respect du droit, les premiers à se battre pour que la France défende ses intérêts et ne verse pas dans le laxisme. Voilà ce que nous allons apporter au débat. J'aurai l'occasion de vous en reparler.

Pour le reste, évidemment, je présente toutes mes condoléances les plus attristées aux familles des victimes. C'est épouvantable, bien entendu, d'avoir un enfant ou un adolescent qui meurt dans ce genre de conditions. Et puis, bien entendu, vous me connaissez, moi, il n'y a jamais de deux poids, deux mesures. Et même si ça n'a aucun rapport, je n'oublie pas les morts qui sont également ceux commis par les Occidentaux et les Français dans certaines zones du monde et notamment au Moyen-Orient. Je ne l'oublie pas non plus.

28:50
Présentateur

Je vous propose maintenant d'évoquer la situation sociale à travers la loi travail. Souhaitez-vous nous en dire un mot ?

28:58
Locuteur non identifié

Oui, alors, un mot rapide. La loi travail, j'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer plusieurs fois. La loi El Khomri, la loi Édouard Philippe, la loi Les Projets Macron, tout ça, j'ai déjà eu l'occasion mille fois de le dire. Ce sera la mille et unième fois. Ce sont des projets de démantèlement progressif du droit du travail français qui ne sont pas l'émanation de M. Macron, de M. Philippe, de Mme El Khomri, de Mme Pénicaud ou Dieu sait qui. En fait, il s'agit de l'application des directives européennes prises dans le cadre des rapports annuels sur les grandes orientations des politiques économiques en vertu de l'article 121 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.

Alors, quand je dis ça, ça ne dédouane pas, bien entendu, la responsabilité de Macron, d'Édouard Philippe, de Mme Pénicaud, etc. Ils sont les complices, les comparses. Mais ils ne sont que les complices et les comparses. Alors moi, je me félicite. Il y a eu beaucoup de manifestants ces jours-ci avec des fonctionnaires ou avec des agents des services publics qui sont allés manifester. Parmi lesquels, il y avait d'ailleurs des adhérents de l'UPR qui sont allés manifester. Moi, j'ai laissé à nos adhérents la totale liberté d'aller manifester.

Certains de nos adhérents, parmi nos adhérents, nous avons des gens qui sont dans des syndicats, à la CGT, à la CFDT, à l'UNSA, à Sud, qui sont allés manifester. Puis nous avons des adhérents. Vous connaissez l'UPR. C'est un large rassemblement. Nous avons des adhérents qui sont des adhérents de droite qui n'ont pas du tout envie d'aller manifester contre la CGT. Eux, ils ne sont pas allés manifester. Ceux qui sont allés manifester, ce que nous leur avons demandé, c'est à chaque fois d'expliquer pendant les manifestations, que défiler contre Macron, Édouard Philippe, Pénicaud, El Khomri ou Dieu sait qui, c'est en fait défiler un peu contre des lampistes.

Et ce qu'il est important, c'est de montrer aux manifestants que ce qui est en cause, c'est l'Union européenne. C'est notre appartenance à l'Union européenne. C'est notre appartenance à l'euro et donc à toutes les décisions, les contraintes budgétaires qui sont fixées et exigées par la Commission sur la demande de la Banque centrale européenne de Francfort. En fait, j'ai envie de citer un proverbe chinois, encore un, qui est assez connu, que vous connaissez pour certains d'entre vous, certainement, qui dit « Lorsque le sage montre la Lune, l'imbécile regarde le doigt ». Nous, l'UPR, nous montrons non pas la Lune, mais nous montrons l'Union européenne.

Et donc je vous invite à ne pas regarder le doigt, c'est-à-dire ceux qui vous disent « C'est Macron ». Voilà. Encore une fois, il ne s'agit pas du tout de dédouaner Macron, Philippe, etc. Mais il s'agit de faire de l'éducation populaire. Parce qu'on ne va jamais en sortir, sinon. Si les Français croient que le grand responsable, c'est Macron, Édouard, Philippe, n'importe quel bonimenteur en 2022 arrivera en disant « Moi, je vais faire tout à fait différent, je vais faire ci et ça ». Mais si ce bonimenteur-là veut rester dans l'Union européenne, en réalité, il fera la même politique que Macron. C'est ça que nous, nous voulons dire.

32:09
Présentateur

Au cours des dernières heures, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont précisé leur vision de la construction européenne. Qu'en pensez-vous ? Eh bien, voilà.

32:19
Locuteur non identifié

Voilà. La jonction est parfaite avec ce que je disais auparavant. Effectivement, au cours des toutes dernières heures, le 11 de 12 octobre 2017, ce sont des jours marqués d'une pierre blanche. Il y a d'un côté Mme Le Pen dans le cadre de la refondation du Front National. C'est-à-dire au passage, je signale que quand il y a tous ces gens qui parlent de refondation, refondation de l'Europe, refondation du Parti Socialiste, refondation du Front National, refondation de la gauche, refondation de la droite, ça veut dire quoi ?

Si vous êtes un architecte, ça veut dire que les fondations étaient mal foutues, que tout le bâtiment était mal foutu, que l'architecte était en fait à licencier, qu'il s'était planté. Nous, à l'UPR, il n'y a pas de refondation. Parce qu'à l'UPR, toutes nos analyses, depuis le début, la charte depuis plus de 10 ans, elle est toujours valable. Elle est de plus en plus valable. C'est à ça qu'on reconnaît la justesse d'une pensée, la justesse d'une idée. Pas besoin de refondation à l'UPR. L'UPR, nous, on a un problème, c'est que les médias nous interdisent d'avoir accès à eux parce que justement, on dit ce que les autres ne disent pas.

Mais pour le reste, nos analyses, nous n'avons rien à toucher à nos analyses. D'ailleurs, de plus en plus, essaie de nous en piquer certains aspects. Alors, on a assisté, effectivement, il y a quelques heures, Mme Le Pen qui fait la refondation du Front National. Elle a dit, et les gens qui sont autour d'elle l'ont dit, que finalement, en gros, pour améliorer le quotidien des Français, il n'était pas besoin de sortir de l'UE et de l'euro. Ça veut dire que le Front National, de façon très officielle maintenant, explique qu'il ne veut pas sortir de l'UE et de l'euro.

Je rappelle que Mme Le Pen, pendant la campagne présidentielle, il y a quelques mois, cinq, six mois, elle disait exactement le contraire. Elle disait qu'on ne pouvait pas changer le quotidien des Français si on ne remettait pas ça en cause. Mais elle disait, je crois, 70% des choses dépendent de l'Europe. Mais c'était quand même très ambigu. Je l'ai expliqué des milliers de fois, puisque tout en disant ça, quand vous preniez son programme, et notamment la profession de foi, il n'était jamais question de sortir de l'UE et de l'euro. Il y en a un qui a fini par le découvrir au bout de six ou sept ans de présence au Front National. C'est M.

Philippot qui s'est rendu compte que finalement, il avait misé sur le mauvais cheval ou sur la mauvaise jument, l'espèce. Donc M. Philippot a décidé de prendre ses cliques et ses claques lorsqu'il s'est rendu compte, à l'évidence, qu'il était dans un parti politique qui ne propose nullement de sortir de l'UE et de l'euro. Eh bien maintenant, c'est acté. Alors j'espère que maintenant, les journalistes vont arrêter de faire ce qu'ils ont fait pendant la campagne présidentielle, puisque lorsque je parlais, lorsque je disais « Je suis le seul candidat à proposer le Frexit », il y avait toujours les journalistes qui me disaient « Vous parlez comme Mme Le Pen ?

» Non, je ne parlais pas comme Mme Le Pen. Maintenant, l'affaire est entendue. Ça veut donc dire que le Front National ne propose pas de sortir de l'UE et de l'euro. Ça veut donc dire que les gens qui font confiance au Front National, en fait, vont se faire berner si d'aventure, ce qui n'arrivera pas, mais si d'aventure le Front National arrivait au pouvoir, ils se retrouveraient dans la même situation que M. Sarkozy, que M. Hollande, que M. Macron. Ils seraient obligés d'appliquer les traités européens. L'article 63 qui organise la libre circulation des mouvements de capitaux, donc qui interdit de lutter contre les délocalisations.

Il serait, Mme Le Pen, serait obligée d'appliquer l'article 121 et qui fixe la politique budgétaire de la France et qui fixe toutes les grandes orientations des politiques économiques, avec la privatisation des services publics, notamment, avec la remise en cause du droit du travail, avec la diminution des dotations aux collectivités locales. En fait, Mme Le Pen et le Front National se moquent de leurs électeurs puisqu'ils ne vont pas au fond des choses. Il n'y a pas que Mme Le Pen, c'est qu'il y a quelques heures, c'était mercredi 11 octobre en fin de journée, M.

Mélenchon est passé à la tribune de l'Assemblée nationale et ensuite, il a envoyé un message Twitter avec un extrait de ce qu'il a dit à la tribune de l'Assemblée nationale. Je vous propose d'écouter ce que vient de dire M. Mélenchon. Ça dure à peu près une minute, vingt secondes, vous allez voir ce qu'il va dire. Il nous faut des règles claires sur le nerf qui agite tout le reste de l'organisme. Mettre fin à l'indépendance de la Banque Centrale Européenne, organiser le rachat de la dette publique directement aux États car vous en avez pour cent ans à rembourser cette dette dans toute l'Europe. Personne ne la remboursera jamais. Sachez-le, mes chers collègues.

Et c'est absurde de proposer aux générations qui viennent de n'avoir pour objectif que de payer une dette. La liquidez n'est rien, c'est de la technique et je m'en ouvre à vous quand vous voulez. Ensuite, maintenir le niveau de l'euro au niveau du dollar. Chaque fois que l'euro est surévalué, nous nous ruinons. Prohiber les instruments financiers toxiques, taxer les transactions financières, contrôler les mouvements de capitaux, organiser la conférence européenne sur les dettes souveraines, arrêter la libéralisation des services publics, mettre en place un protectionnisme solidaire. J'ai vu que le président commence à le proposer en mettant une taxe carbone aux frontières de l'Europe.

Bon, c'est déjà un début. Alors, si ça vaut pour le carbone, ça doit valoir pour le reste. Mettre fin au dumping à l'intérieur de l'Union européenne. Refonder la politique agricole pour garantir l'autosuffisance alimentaire qui était garantie par la première PAC et qui ne l'est plus aujourd'hui. Enfin, abandonner le marché carbone qui est un droit à salir quand on a les moyens. Mesdames, Messieurs, mes chers collègues, la France n'est pas mineure. La France est souveraine et elle peut l'être. La France est contributeur net pour 7 milliards d'euros en Europe qui servent à organiser des infrastructures de nos concurrents. La France n'est ni occidentale ni européenne.

La France est universaliste parce qu'elle est présente sur les cinq continents. La France est francophone parce que c'est la langue qui sera celle du troisième groupe mondial d'ici peu. Voilà. Alors certains... Moi, j'ai vu sur Twitter, j'ai vu se passer ce truc et j'ai vu malheureusement, malheureusement, j'ai vu des gens qui... Ah, ça y est, M. Mélenchon est très précis, etc. Est-ce que les gens qui écoutent cette vidéo de M. Mélenchon se rendent compte que ce que fait M. Mélenchon, c'est édicter des vœux pieux ? Ça n'aura jamais lieu. Combien de fois va-t-il falloir que j'explique aux gens qui suivent aveuglement M. Mélenchon que M.

Mélenchon fait des promesses qu'il ne peut pas mettre en œuvre puisqu'il propose des mesures qui doivent être adoptées par l'unanimité des États membres de l'UE. Lorsqu'il propose de taxer les transactions financières ou d'interdire les transferts de capitaux, ça voudrait dire que le Luxembourg, Malte, Chypre, le Royaume-Uni tant qu'il est encore dans l'UE, mais les Pays-Bas, par exemple, qui sont des pays qui vivent de ça, accepteraient de se tirer une balle dans les deux pieds et dans la tête. Ça n'arrivera jamais. M. Mélenchon est un renard. Il avait appelé à voter pour Maastricht. M. Mélenchon sait parfaitement que ce qu'il dit ne sera jamais appliqué.

La question, c'est pourquoi il le dit. est-ce que les gens qui m'écoutent peuvent juger de l'honnêteté, de la sincérité, de la cohérence d'un responsable politique comme moi et le comparer à M. Mélenchon ou à Mme Le Pen qui font des promesses dont on sait pertinemment qu'ils ne pourront pas les tenir puisqu'ils sont contraires aux traités européens dont ils refusent de sortir ? Voilà ce que c'est que la politique française. Encore une fois, c'est très bien parce qu'il y a actuellement un processus de décantation qui est en train de se produire. De plus en plus de Français réalisent que la clé du problème de la France réside dans tous les domaines.

J'en parlais tout à l'heure avec le risque de désintégration nationale menée par la politique des eurorégions. On en a parlé avec l'affaire des manifestations contre le démantèlement du droit du travail, la privatisation des services publics. En réalité, la clé de nos problèmes, je ne dis pas que tous les problèmes seront réglés, bien entendu. Comme disait Charles de Gaulle, les problèmes, on vit avec. Mais il y avait dans les années 40 un problème préalable à régler avant tous les autres. C'était de chasser les Allemands du territoire national pour que la France récupère sa souveraineté. Eh bien, de plus en plus de Français sont en train de le comprendre. Et je suis réjoui.

Je me réjouis beaucoup. de constater qu'actuellement, non seulement, on continue à voir de plus en plus de gens qui adhèrent à notre mouvement, ce qui prouve que l'UPR, loin d'avoir été atteinte par l'affaire de nos scores décevants au moment de l'élection présidentielle, des élections législatives, dont j'ai déjà expliqué que toutes les raisons pour lesquelles ça se passait, notre parti continue sa marche en avant. Et je vois, par exemple, à Paris, mais dans les grandes villes, même un peu partout en France, le nombre de gens qui me reconnaissent dans la rue, et parmi eux, le nombre de gens qui viennent me saluer, me féliciter, être pris en photo avec moi.

Beaucoup me disent d'ailleurs « En fait, c'est formidable, continuer. » Alors je dis « Mais vous avez voté pour moi ? » Il y en a qui disent « Oui ». Mais il y en a beaucoup qui me disent « Ah non, non, non, je n'ai pas voté pour vous, j'ai voté utile, je le regrette. » Eh oui, le vote utile, c'est les gens qui sont allés voter pour Mme Le Pen ou pour M. Mélenchon, se disant « Eux, ils ont des chances d'être au deuxième tour » parce que c'était les médias qui leur avaient dit, sachant que Mme Le Pen ou M. Mélenchon ne pouvaient pas être élus au deuxième tour.

C'est une leçon que les Français doivent méditer pour les prochaines élections, notamment les élections européennes de 2019, mais aussi ensuite les élections municipales de 2020 et puis l'élection présidentielle de 2022 et les élections législatives. Il faut que les Français qui m'écoutent se disent que le seul vote vraiment utile, c'est de voter pour ses convictions, c'est de voter pour le seul parti politique qui ne manipule pas les Français, le seul grand parti politique qui propose le Frexit, c'est-à-dire nous.

42:38
Présentateur

Souhaiteriez-vous nous dire un dernier mot pour conclure cet entretien ? Un dernier mot.

42:43
Locuteur non identifié

Merci de l'avoir écouté d'abord et puis surtout, mobilisez-vous pour notre prochain grand rendez-vous. Le prochain grand rendez-vous, c'est l'université d'automne que nous jumelons avec le Congrès. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer que l'université, on l'avait décalée à cause de l'énormité du travail que nous avaient procuré l'élection présidentielle, les élections législatives et ensuite toute la comptabilité qu'il y a derrière que la grande majorité du public n'a pas vue et pour lesquelles j'ai rendu hommage d'ailleurs à toutes nos équipes qui ont géré quand même ça très très bien. Donc l'université se tiendra le 18 novembre et le Congrès le 19 novembre. Ça se tiendra à Valère.

Je vous renvoie sur notre site internet upr.fr juste à côté d'Azel Rideau. On aura le samedi 18 novembre, on aura deux tables rondes, une le matin, une l'après-midi avec des invités, je pense, tout à fait passionnants. À chaque fois, c'est très passionnant, très intéressant. Il y aura mon discours de rentrée, le discours du président et puis il y aura la tombola traditionnelle de fin de journée. Ça sera évidemment aussi l'occasion pour tous les adhérents, les adhérentes, et Dieu sait s'il y en a de nouveau puisqu'on a multiplié par deux le nombre de nos adhérents depuis le 1er janvier.

On a eu autant d'adhérents depuis le 1er janvier en gros que nous en avions eu au cours des 10 ans précédents. Eh bien ça va être l'occasion pour les gens qui viendront de faire connaissance. Et puis le lendemain, il y aura le congrès avec l'élection du président du bureau national. Et puis l'après-midi, il y aura pour ceux qui le souhaitent, une visite du château d'Azel-Rideau avec une visite guidée du château d'Azel-Rideau. Les places seront limitées, je crois, à 300 personnes parce qu'on attend beaucoup plus de monde. Et également, il y aura des producteurs de produits régionaux locaux, notamment du vin, qui feront goûter.

Ça, ça sera pour terminer de façon très conviviale et très agréable ce week-end. Alors réservez déjà vos places. Sur notre site internet, vous avez la possibilité maintenant de réserver vos places pour les différentes occasions de ça. Les tarifs sont quand même extrêmement tirés vers le bas si vous comparez aux tarifs qui sont demandés par les autres partis politiques lorsque les autres partis politiques continuent à faire des universités parce que comme la plupart de ces partis sont quasiment moribonds, il y en a la plupart qui ont abandonné l'idée de faire des universités. Nous, non. Nous, on va de l'avant.

Et ça sera pour nous l'occasion de nous retrouver à la fin de cette année 2017 qui a été riche en événements, riche en croissance pour l'UPR, riche en enseignements. Et puis nous allons avoir un bureau national élargi. On va avoir des instances dirigeantes élargies. Et ça va nous permettre d'engager l'année 2018 sur des bases très dynamiques. J'aurai l'occasion certainement, personnellement, de faire des déplacements à l'étranger au cours des mois qui viennent.

Je me rendrai en 2018 en Nouvelle-Calédonie où nous avons un nombre d'adhérents tout à fait significatif parce que se prépare en Nouvelle-Calédonie le référendum d'autodétermination sur lequel je voudrais apporter le point de vue de l'UPR. Et puis on préparera dès les premiers mois de 2018, on se mettra en ordre de bataille pour les élections européennes de juin 2019 où là, j'espère que l'on va faire un bond en avant en termes d'électeurs et en termes de notoriété. Merci à tous et à toutes de m'avoir écouté. Vive la République et vive la France.

46:04
Invité

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