ET SI ON PARLAIT DU RACISME MÉDIATIQUE "DE GAUCHE" ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 69 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 25 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 26:41OuverteÉludée
Y a-t-il un racisme médiatique de gauche ou de centre-gauche ?
- 26:58OuverteRéponse partielle
Jean Quatremer a tweeté un dessin raciste, comment l'analyser ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:32InvitéFait
« Non, mais c'est bien qu'il soit mort Hitler, de toute façon. »
- 3:38InvitéFait
« Elle dit clairement, un, ceux qui ont été tués ne sont pas des journalistes, ce sont des propagandistes qui travaillent pour le Hamas. »
- 6:04Locuteur non identifiéFait
« Je travaille pour Mediapart. En l'espèce de quelques jours, vous avez perdu la quasi-totalité de votre cabinet, soit sept collaborateurs, qui pointent tous à un comportement problématique de votre part, évoquant notamment des insultes, putes, cons, débilos et autres, et de la souffrance au travail. »
- 9:50InvitéFait
« Il y a une grande différence avec la liste de Renaissance, c'est que chez nous, c'est les candidats qui font campagne. »
- 11:30Locuteur non identifiéFait
« Bonjour. »
- 13:51Locuteur non identifiéFait
« Le voile ne doit pas être un motif de discrimination. Nous sommes pour l'émancipation des femmes et elles ne doivent pas être discriminées en fonction de leurs habits. »
- 15:42InvitéFait
« Ce n'est pas que la France insoumise importe le conflit, c'est qu'elle installe le conflit et qu'elle installe l'antisémitisme. »
- 15:59InvitéFait
« J'ai pris un taxi aujourd'hui. Et quand je suis entrée dans le taxi, il y avait des sourates pour dire qu'Israël devait disparaître. »
- 25:06InvitéFait
« La semaine dernière, dans un collège près de chez moi, il y a une professeure de français qui a bu de l'eau pendant un cours de français et un des élèves lui a dit « Madame, rangez votre bouteille d'eau parce que c'est Ramadan ». »
Temps de parole
- Invité62 %
- Présentateur16 %
- Invité 28 %
- Invité 35 %
- Invité 44 %
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Le média à la place de CNews ou BFM ? Oui ou non ? Rendez-vous sur tnt.lemédiatv.fr
Salut à toutes et à tous et merci de regarder ce nouvel opus de l'œil de Moumou, la chronique média de Mourad Guichard. Mourad Guichard, on ne le présente plus, c'est un journaliste indépendant qui pose un regard tranchant, acéré et vif sur les grandes et petites dérives de notre paysage audiovisuel et médiatique. N'hésitez pas à faire connaître cette chronique autour de vous, à partager le lien de la vidéo YouTube si vous regardez sur YouTube, à devenir les ambassadeurs de ce nouveau rendez-vous. Salut Mourad. Bonjour à toutes et à tous, bonjour à toi Théo. Alors comme le veut la tradition, on commence par les tops et les flops, mais avant ça, un préambule.
Oui, un petit préambule parce que, évidemment, l'actualité médiatique et politique a été marquée la semaine dernière par l'interview surprenante de Netanyahou. Ça s'est passé sur LCI, ça a été retransmis par toutes les chaînes du groupe Bouygues. Et plutôt que de m'étaler, mais on va quand même y revenir un tout petit peu tout à l'heure, je vais laisser la parole à un humoriste. Alors après le conte de Bouddherbala, après Haroun, les semaines passées et Bassem, Youssef, je vais laisser la parole à Thomas Gijol qui va expliquer avec anticipation ce qui s'est passé la semaine dernière sur les télévisions françaises. Non, mais c'est bien qu'il soit mort Hitler, de toute façon. Vous riez ?
Eh les gars, c'est bien qu'il soit mort Hitler. Non, non, non, non. Eh, si Hitler serait vivant aujourd'hui, là, il passerait normal à la télé. Et là, vous riez plus. Parce que vous savez que c'est totalement plausible, vu l'époque de fou dans laquelle on vit. Il passerait normal à la télé. Parce qu'il ferait de l'audimat. Et on serait tous responsables. Oui. Parce que si demain, on annonce, ce soir, Hitler, l'entretien exclusif, 19h30. On va tous être là, au fond de nous. Hum, il faut que je regarde ça, quand même ! Et la télé, ça rend sympathique, en plus. C'est ça qui est terrible. Et c'est ça, la folie de notre époque.
Aujourd'hui, en France, dans les médias, on donne la parole à tout le monde. Tout le monde, sauf que normalement, quand tu es nocif à la société, tu dois être mis sur le côté. Mais ça ne marche pas comme ça, parce que l'audimat représente beaucoup d'argent. Alors, ce qui est terrible, en fait, c'est qu'il va anticiper la venue d'un génocidaire, en l'occurrence Netanyahou, sur une chaîne française, avec le buzz, avec le besoin de faire de l'audimat. Et je pense qu'il était très loin lui-même de penser, il y a plusieurs mois de cela, il était très loin de penser que ça pouvait arriver, et c'est arrivé. Et je trouve que...
Alors, heureusement, ça a fait un flop, pour le coup, en termes d'audimat. Mais je trouve que cette séquence est tout à fait dramatique, et je referme la parenthèse là-dessus. Le flop, c'est l'interview de Benjamin Netanyahou, pas le sketch de Thomas Guillaume ? Non, non, absolument. Bien sûr, oui, c'est l'interview de Netanyahou, qui a pourtant été survendue par tout le groupe, y compris Quotidien, on y reviendra tout à l'heure. Alors, l'autre préambule que je voulais poser, parce que c'est ni du top, ni du flop, mais c'est vraiment du hors-classe, c'est signer Géraldine Vosner du Point. On va voir ce qu'elle a posté sur les réseaux sociaux.
C'est d'une gravité absolue, c'est-à-dire qu'elle dénie aux journalistes palestiniens leur statut de journaliste, alors que, par exemple, Reporteurs sans frontières a déposé deux plaintes, puisqu'on en est à plus d'une centaine de morts journalistes. Donc, qu'est-ce que dit Géraldine Vosner ? Elle dit clairement, un, ceux qui ont été tués ne sont pas des journalistes, ce sont des propagandistes qui travaillent pour le Hamas, et deux, continuez, quoi. Vous pouvez y aller gaiement, puisque finalement, ce ne sont pas des journalistes. Je ne sais pas sur quoi elle s'appuie.
Elle a retiré depuis son tweet, elle a présenté des excuses un peu vaseuses, mais de la part de quelqu'un du point, donc je rappelle quand même, qui a embauché pendant des années Aziz Zemmoury, qui est quelqu'un, alors j'ai 54 ans, et tous les journalistes de ma génération connaissaient bien Aziz Zemmoury, ses rapports avec la police, ses rapports très ambigus avec la police, notamment, et sur ses sources, et jusqu'à son bobard sur le couple Garrido-Corbière, qui exploiterait, ou qui aurait exploité une femme de ménage, avec des termes excessivement racistes, et qui a été débunké depuis, évidemment. Ils s'en sont enfin séparés.
Mais enfin, quand on a, pendant tant d'années, pratiqué ce genre de choses, avec donc le fameux Aziz Zemmoury, je crois qu'on vient pas donner de leçons de journalisme à qui que ce soit.
Et c'est parti pour les tops.
Oui, alors le premier top va à une future consoeur, qui s'appelle, que je ne connais pas du tout, qui s'appelle Camille Stineau, qui est étudiante en journalisme, et qui, justement, a donné une leçon à cette fameuse Géraldine Vosner, qui a ressorti, on va le voir à l'écran, qui a ressorti un bobard, qui apparemment a été dicté par la préfecture, donc c'est ce qu'on appelle le fameux journalisme de préfecture, ou de cabinet, c'est-à-dire qu'on reprend in extenso les informations données par les autorités et les institutions, et on en fait une information, ce qui n'est pas exactement le cas.
Et donc, je pense que Vosner a été littéralement vexée, puisqu'elle l'a bloquée sur le réseau Twitter, et n'a pas, évidemment, apporté de démenti ou de réponse à ce qu'elle aurait pu faire, enfin, au moins à mea culpa, sur son erreur. Donc, décidément, c'est vraiment la semaine Vosner.
– Tu as aussi donné une médaille à Célia Mebroukine de Mediapart.
– Oui, ça fait écho à notre cher Jemil, notre journaliste politique maison, qui avait vraiment insisté auprès de Priska Tevno, la porte-parole du gouvernement, pour essayer d'obtenir une réponse sur une fameuse photo qui avait été prise avec un propagandiste de l'armée israélienne et du gouvernement israélien, en l'occurrence Julien Balloul. Il n'avait malheureusement pas obtenu, mais enfin, il avait fait le job. Et là, c'est donc Célia Mebroukine de Mediapart qui, elle aussi, a fait le job. Et regardez avec elle, c'est tout à fait incroyable, avec quelle désinvolture Priska Tevno va lui répondre ou plutôt ne pas lui répondre. Je vous laisse regarder. – Je travaille pour Mediapart.
En l'espèce de quelques jours, vous avez perdu la quasi-totalité de votre cabinet, soit sept collaborateurs, qui pointent tous à un comportement problématique de votre part, évoquant notamment des insultes, putes, cons, débilos et autres, et de la souffrance au travail, la lutte contre le harcèlement étant un des piliers de la politique actuelle du gouvernement dont vous êtes la porte-parole. Comment justifiez-vous de tels comportements ? – Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, je n'ai aucun commentaire à faire.
– Malgré le fait que Matignon ait été mis au courant par des signalements écrits, pardon, j'ai une relance par des signalements écrits, est-ce que vous avez été convoquée par le Premier ministre pour discuter de ça ? – Je viens de vous répondre. – C'est pas assez important pour justifier de vos comportements. – Merci, madame.
– On a vraiment l'impression que Priska Thévenot est de plus en plus acculée depuis que, justement, par les faits de journalistes comme Gémille, comme Mérime Laribie, ce rendez-vous est de plus en plus couru et qu'en dehors des rubricards classiques qui pratiquent une journaliste de connivence avec elle, il y a des journalistes qui sont plus incisifs, qui viennent à ce rendez-vous du mercredi.
– Oui, mais le problème, c'est que démocratiquement, elle peut, comme vous l'avez entendu, comme vous l'avez vu, elle peut ne pas répondre et dire, en gros, pardon pour l'expression, mais je vous emmerde et je l'assume. C'est-à-dire que, les yeux dans les yeux, elle va vous dire avec un sourire complètement crispé que je n'ai aucun compte à vous rendre et jusqu'à la prochaine présidentielle, si Macron le veut bien, si Atta le veut bien, je serai là et je ne répondrai pas de manière militante à vos questions. Ça pose un vrai problème démocratique. Je pense que, dans une démocratie saine... – Vous considérez que le refus de répondre est quasiment militant ?
– Ah, c'est militant, oui, c'est assumé, c'est militant. Je pense que, dans une démocratie saine, les confrères et les consoeurs auraient dû poser leur micro, poser leur caméra et tourner le dos à Priscatevno pour lui dire qu'ils n'acceptent plus ce traitement parce que ça relève du maltraitement de la part de la porte-parole du gouvernement. Mais bon, on peut rêver.
– Tu as également évoqué une association dans tes tops cette semaine.
– Oui, alors c'est une pétition qui est lancée. On s'était félicité la semaine dernière de la région Normandie qui avait attribué via un collège, alors je crois que c'est d'élèves, de plusieurs milliers d'élèves, qui ont attribué à Motaz Azahiza, un journaliste palestinien, le prix de la liberté 2024. Donc c'était quelque chose de tout à fait positif. Et là, malheureusement, il y a une pétition qui tourne parce que l'association israélite de Caen demande, alors qualifier évidemment ce journaliste, vous voyez, on est toujours dans la même logique, exactement comme Vosner, on est dans la logique où si Gazaoui, il est forcément terroriste, il est forcément proche du Hamas.
– En tout cas, il ne peut pas être journaliste. – Il ne peut pas être journaliste, absolument. Et donc, cette pétition demande à ce que ne soit pas entendu l'association israélite de Caen qui demande à ce qu'on lui retire ce fameux prix. Je vous laisse voir les coordonnées de cette pétition et je tiens à remercier Harmonie 59 qui nous a transmis cette information.
– Alors, Mourad, tu es dans une forme de bromance avec François-Xavier Bellamy, le candidat et le tête de liste LR pour les européennes.
C'est ce qui t'arrive ? – C'est simplement par honnêteté. Une nouvelle fois, on l'avait félicité la semaine dernière, quand il avait pointé du doigt et dénoncé le fameux débat Bardella exclusif, Bardella-Attal. Et là, de nouveau, il a réagi, et on va en parler juste après, à la venue d'Attal, la venue surprise d'Attal sur le plateau de France Info, alors que la candidate Ayer, qui, elle, est tête de liste, pour le coup, aux européennes, intervenait. Je vous laisse regarder cet extrait. – Je voudrais revenir sur ce qui s'est passé sur cette scène il y a quelques minutes, à peine.
Il y a une grande différence avec la liste de Renaissance, c'est que chez nous, c'est les candidats qui font campagne. – Valérie Ayer était à votre place il y a quelques minutes. – D'accord, mais enfin, on a vu quand même le nouveau joker « J'appelle un ami », qui semble être de plus en plus utilisé par la candidate de la majorité. Je ne suis pas sûr, d'ailleurs, que ce ne soit que des amis, parce qu'en réalité, moi, je vais vous dire, je suis peiné. Il y a des gens qui, manifestement, autour d'elle, ont l'impression qu'ils font mieux campagne qu'elle.
Moi, j'ai du respect pour Valérie Ayer, et je pense que quand on a une candidate et qu'elle est tête de liste, la moindre des choses, c'est de laisser la candidate faire campagne. Et j'aimerais bien comprendre comment ça se passe concrètement. Vous avez le Premier ministre qui est dans le couloir, qui dit « J'ai envie de passer à la radio sur le service public ». Allez hop, j'arrive. – Alors, il était invité du 8h30 France Info, de 8h30 à 9h. – Du coup, il peut s'inviter dans toutes les émissions de la maison de la radio, en temps réel, comme il veut. Demain, là, il pousse la porte de France Inter, il va derrière le micro.
– Comme le président de la République jeudi, il dit « Voilà, j'ai envie de parler ». Jeudi, 24h avant la fin de la campagne officielle, je prends tous les JT, toutes les chaînes d'info continuent, allez-y, écoutez-moi. – Il ne la soutient pas de cette manière, vous trouvez ? Ce n'est pas une manière de la soutenir ? – Alors, puisqu'on parle de cette fameuse venue d'Atal, on va évidemment la regarder, on va la regarder brièvement, parce que ça dure quand même 3 minutes, c'est excessivement long. Et dans ce passage, rien ne va. C'est-à-dire que d'abord, les journalistes de France Info vont faire une espèce de satisfait site, je ne comprends même pas.
Il dit « Monsieur le Premier ministre de la France, c'est une surprise, regardez-le arriver, je vous laisse écouter, et puis je complète juste derrière. » – J'ai un invité un peu spécial que vous connaissez bien, Valérie. – Je crois que je le connais un peu, oui. – C'est le Premier ministre de la France, Gabriel Attal. – Bonjour. – Monsieur le Premier ministre. – Bonjour. – Salut Gabriel.
– Vous allez bien ? – Bonjour, ça va ? – Bonjour, je suis désolé, je fais irruption sur la scène. – Monsieur le Premier ministre. – J'étais en interview juste au-dessus à l'instant.
– C'est complètement imprévu.
– On m'a dit que Valérie était là, et donc je suis venu d'abord pour voir Valérie. On passe beaucoup de temps ensemble en ce moment.
– Vous êtes un peu inséparable, oui.
– Oui, et puis surtout, je suis venu adresser un message parce qu'on m'a dit qu'il y avait beaucoup de jeunes. Effectivement, je les vois, et c'était très important pour moi de venir vous dire un petit mot, venir encourager Valérie. À un moment où les élections européennes approchent, dimanche prochain, les Européens seront appelés à se prononcer. Dans quelques jours aussi, on va commémorer un moment très important dans notre histoire.
– Alors, mis à part que ça vient un peu plus abîmer l'image de la profession journalistique, ça rappelle quand même l'ORTF des années de Gaulle, il y a en plus de ça une véritable misogynie. Et ce n'est pas la première fois qu'Atal fait ça. C'est-à-dire que, attends, ma cocotte, toi tu ne sais pas de quoi tu parles, tu es en train de planter la campagne, moi, l'homme, je vais venir à ta place et je vais venir prendre la parole et sauver ta campagne. Il y a un côté extrêmement malaisant, que ce soit sur le plan médiatique ou sur le plan politique, je trouve ça catastrophique. Je ne comprends même pas qu'il n'ait pas réalisé ce qu'il faisait et la gravité de ce qu'il faisait.
Et je le redis, il a fallu trois minutes pour que quelqu'un, l'une des journalistes présente, je ne sais plus laquelle, j'en suis désolé, mais dise, enfin, est-ce qu'on peut interroger la candidate ? C'est une catastrophe, je trouve, notamment pour cette élection où on s'attend évidemment à un fort taux d'abstention.
Alors, tu voulais nous ramener vers la Belgique pour le flop qui vient ?
Oui, c'est un pays que j'apprécie particulièrement. Il y a quelques semaines, je vous parlais du cordon sanitaire belge qui empêche en direct d'avoir des candidats aux idées d'extrême droite, aux idées racistes, de façon à ce qu'il n'y ait pas de dérapage et qui est accepté par l'ensemble des partis. Et qui peuvent intervenir, mais en différé. En différé, c'est ça, juste en direct, et qui est accepté par l'ensemble des médias et l'ensemble des partis en Wallonie. Résultat des courses, il y a zéro député d'extrême droite en Wallonie.
Eh bien, c'était sans compter sur un cheval de Troie qui s'appelle Pierre-Yves Géolet du mouvement réformateur qui est venu faire le job à la place de l'extrême droite. Je vais vous laisser regarder cette vidéo qui a été postée et relayée massivement par Black Swan, que je remercie beaucoup.
Le voile ne doit pas être un motif de discrimination. Nous sommes pour l'émancipation des femmes et elles ne doivent pas être discriminées en fonction de leurs habits. Parce que ça, c'est d'autres pays comme l'Iran qui le font. Nous, on n'est pas pour ce modèle. Vous n'allez pas venir nous donner des leçons ici en Belgique. Il y a des règles, on les respecte.
Si ça ne vous plaît pas, vous n'êtes pas obligés de rester en Belgique.
Oula, c'est quand même pas...
Allez, à un moment donné, il faut être clair.
Je ne sais pas s'il faut réagir à ce genre d'attaque, mais je vois que M. Géolet perd son calme.
Alors, qu'est-ce qui a encore fait le pauvre Jacques Cardoz, le journaliste d'investigation de Cyril Hanoula ?
Oui, alors, dont on attend toujours les investigations,
puisqu'il devait faire un super enquête d'augmentement,
qu'il devait démonter le service public, qu'il devait y avoir des révélations à tout casser. En fait, notre cher Jacques Cardoz semble être Jacques le mytho, puisqu'il a diffusé... Alors, on va voir son tweet. Il raconte qu'il a été agressé dans le métro. Alors, déjà, on apprend qu'il prend le métro, c'est déjà pas mal. C'est quelqu'un du peuple. Mais qu'il a été agressé, donc c'était jeudi de la semaine dernière, suite à la diffusion d'une chronique, d'un billet d'apathie. Il aurait été confondu avec quelqu'un d'autre. C'était tout à fait confus. On est un peu dans le complot.
Sauf que le problème, c'est que le fameux billet d'apathie, qui aurait provoqué son agression, a été diffusé le vendredi, c'est-à-dire le lendemain de sa présumée agression. Je vous laisse en tirer les conclusions que vous souhaiterez. Rachel Kahn, bien entendu, tu ne peux pas l'oublier dans ta liste de flop. Ah, c'est le retour de Rachel Kahn, la plagière en chef du magazine Franc-Tireur. Alors, on apprend au détour d'une intervention. Alors, je ne sais pas sur quoi on l'interrogeait précisément, mais enfin, elle va faire une révélation absolument extraordinaire. Je vous laisse écouter. On en parle juste après. Je suis très triste, Laurence. C'est indigne, indigne de nos institutions.
Ce n'est pas que la France insoumise importe le conflit, c'est qu'elle installe le conflit et qu'elle installe l'antisémitisme. Et je vais vous dire aujourd'hui, pour la première fois, j'ai eu peur. J'ai pris un taxi aujourd'hui. Et quand je suis entrée dans le taxi, il y avait des sourates pour dire qu'Israël devait disparaître. Voilà ce qu'on peut vivre aujourd'hui. On a peur de prendre le RER, on a peur de reprendre le taxi. Donc, notre liberté d'aller et venir est entachée. Et on a ces personnes qui sont soi-disant nos représentants qui nous mettent en sous-texte une cible dans le dos. Et quand je suis entrée dans le taxi, il y avait des sourates pour dire qu'Israël devait disparaître.
Donc, résumons. Elle prend un taxi. A priori, le chauffeur est d'origine maghrébine. Il est en tout cas, a priori, musulman. On apprend donc qu'à la fois, il y a plusieurs informations dans ce qu'elle vient de dire. On apprend que Rachel Kahn parle et comprend l'arabe. Waouh ! C'est une première information. Moi-même, je ne saurais pas traduire ce qui pourrait sortir d'un poste de radio en langue arabe d'un chauffeur de taxi. La deuxième chose qu'on apprend, c'est que le Coran appelle, donc via des sourates, à la dissolution, l'éradication d'Israël 1200 ans avant la création de l'État d'Israël. Donc, c'est tout à fait extraordinaire.
Et alors, la troisième chose que je trouve assez magnifique, c'est ce syndrome du taxi. Et je vais vous laisser écouter, alors ça date de quelques mois, Violette Spilbou, qui est députée Renaissance du Nord, des Hauts-de-France, très précisément. Je vais vous laisser écouter ce que lui a raconté son chauffeur de taxi. En arrivant dans votre émission, j'étais dans le taxi. Le taxi a compris, comme je téléphonais, que j'étais députée. Il m'a tout de suite demandé ce que j'avais voté. Ce que j'avais voté pour la loi immigration, je lui ai dit pour. Il était d'origine algérienne. Et il s'est retourné et il m'a serré la main, au feu rouge, arrêtez. Il m'a serré la main en me remerciant.
Il m'a dit, vous faites du bien à notre communauté. Et alors, pour finir sur ces histoires de taxi, le champion du monde de toute catégorie, c'est Michel Montpontel, ancien journaliste du Trésor de France 2, qui lui aussi est atteint de ce syndrome du chauffeur de taxi. C'est-à-dire que quand on n'a pas d'argument particulier, quand on ne peut pas appuyer sa démonstration sur des faits réels, on ressort ce fameux chauffeur de taxi. Je vous laisse regarder deux de ses interventions, deux de ses tweets, où il prend appui sur un chauffeur de taxi probable, pour ne pas dire imaginaire, pour pouvoir appuyer son argumentaire. Je trouve ça extraordinaire.
Donc, vive les chauffeurs de taxi et on les salue, ceux qui nous écoutent et qui nous regardent, bien évidemment.
Alors, ce qui est fou, c'est que justement, en école de journalisme, on nous apprend, on nous enseigne qu'il ne faut pas commencer un reportage ou alimenter son reportage par la parole du chauffeur de taxi. S'il comprend quand on débarque à l'aéroport, mais que justement, il y a d'autres types d'intervenants, c'est une facilité.
Oui, c'est le champion du monde. Alors, pour le coup, vraiment toute catégorie, c'est Jean-Jacques Bourdin, qui lui, s'appuie sur les chauffeurs de taxi et prend la parole des chauffeurs de taxi, notamment à l'antenne. Maintenant, il est sur Sud Radio. Il prend les chauffeurs de taxi à l'antenne de manière régulière, comme si c'était des sociologues ou des politologues. Il n'y a plus de hiérarchie, si vous voulez, entre la... On en revient aux experts, mais il n'y a plus de hiérarchie entre la parole de comptoir ou de chauffeur de taxi. Je reviens contre les chauffeurs de taxi, bien évidemment.
Sauf qu'on ne peut pas en faire des scientifiques, on ne peut pas en faire des experts de tout et n'importe quoi. C'est ce qui est fait, malheureusement, par nos journalistes, y compris des journalistes plutôt calés, plutôt brillants.
Alors, tu voulais aussi nous parler de Jérôme Fourquet. C'est un sondeur qui n'est peut-être pas connu du grand public, mais qui passe souvent sur les chaînes d'info en continu.
C'est un très bon résumé. Il n'est pas connu, mais effectivement, on se l'arrache sur les plateaux. Alors, sur les plateaux des chaînes d'info en continu. Donc, il faut faire du remplissage. Et là, il va partir dans une démonstration. Elle n'est pas nouvelle, cette démonstration. Malheureusement, on l'entend de plus en plus, et notamment depuis le 7 octobre. Il va partir sur une démonstration qui dit très clairement que les musulmans sont forcément antisémites. Et évidemment, ça va être dit sans contradiction. Je vous laisse écouter.
Jean-Luc Mélenchon, qui historiquement s'était toujours tenu à l'écart de ce conflit, a décidé de s'investir très fortement dans le soutien à la cause palestinienne. Pour quelles raisons ? Sans doute, pour, estime-t-il, capter ou tenter de capter ou de fidéliser un électorat musulman qu'il considère être très sensible à cette question. Et cet électorat musulman, cet électorat qui, par proximité, réside aussi dans les quartiers populaires, avait massivement soutenu le candidat Mélenchon ?
Alors, l'actualité médiatique de la semaine dernière a été marquée par l'interview de Benjamin Netanyahou sur le groupe TF1. Et bien justement, le groupe TF1, dans son ensemble, a participé à la promotion de cette interview qui a jeté dans la rue un certain nombre de plusieurs centaines de personnes.
Oui, alors, je vous en parlais tout à l'heure, justement, effectivement, le quotidien, enfin, vous savez, l'émission quotidienne, ce que j'en pense, le TPMP pour Bobo, là, ils sont vraiment allés très loin, puisque Julien Belvert va, alors j'espère qu'il, vraiment, je le dis sans méchanceté, j'espère qu'il a bien vécu ce moment, parce que je pense, et j'ose espérer qu'on lui a demandé de faire le job, d'aller vendre l'interview de Netanyahou, et surtout, de flinguer Rima Hassan et les gens qui avaient appelé à les manifester, effectivement, il ne faut pas qu'il y ait un génocidaire qui vienne s'exprimer à l'antenne à une heure de grande écoute.
Écoutez comment il présente les choses, ça m'a fait mal pour lui, je vous laisse regarder. Cette interview n'est pas du goût de certains, notamment de la France insoumise. La candidate aux européennes, Rima Hassan, multiplie les postes sur X. Il n'est pas question que la parole d'un criminel de guerre soit diffusée ce soir, écrit-elle. Elle appelle un rassemblement devant les locaux de la chaîne. Rima Hassan est allée très loin en demandant carrément aux journalistes de saboter l'émission. Une prise de position radicale qui remet en cause la liberté de la presse.
Et on peut quand même dire ce soir qu'avec Darius Rochebin aux commandes, il est certain que l'interview ne sera pas complaisante et qu'elle sera bien menée. Par ailleurs, ce n'est pas la première fois qu'il parle aux médias occidentaux. Il s'est déjà exprimé plusieurs fois à la télévision américaine et c'est utile de l'entendre aujourd'hui.
Tu octroies une médaille du déshonneur cette semaine à Patrick Cohen, le journaliste Patrick Cohen.
Ce n'est pas à lui que je décoche ce flop. C'est plutôt... Patrick Cohen, je pense qu'il fait plutôt bien le job. Ce que je trouve terrible, c'est que là, il se retrouve obligé, on en revient un peu à ce qu'on disait sur Preskatevenu tout à l'heure, il en vient à s'auto-censurer face à Attal en imaginant qu'Attal ne répondra pas à ces questions. Et je trouve ça terrible parce que je reprends le fil de ce qu'on se disait tout à l'heure.
C'est-à-dire que démocratiquement, quand un journaliste de la taille, du niveau de Patrick Cohen, commence par dire, je ne vous poserai pas la question parce que je sais que vous n'allez pas me répondre ou alors vous allez me répondre ceci, vous allez me répondre cela, là, on atteint quand même un sommet. Normalement, la règle, on avait vu il y a quelques semaines, je crois il y a deux semaines, un journaliste britannique pousser dans les cordes et dans ses retranchements l'un des porte-parole du gouvernement israélien. Je pense que Patrick Cohen aurait dû faire le job et aurait dû obliger Attal à répondre. Malheureusement, à la place, je vous laisse écouter comment il a présenté les choses.
Patrick, vous vouliez parler au Premier ministre des conséquences politiques des élections européennes. Le gouvernement pourra-t-il encore gouverner ? Question sérieuse, si la liste présidentielle fait 15, 16 ou même 17% et que la première liste d'opposition obtient le double, la majorité n'aura plus de majorité que le non après l'avoir déjà perdu à l'Assemblée avec un considérable problème de légitimité pour continuer ainsi jusqu'en 2027. Comment prétendre, comme vous l'avez fait, que nous sommes à la veille des élections les plus importantes de notre histoire et ne pas tenir compte de ces résultats en cas de défaite ? J'arrête là car je sais d'avance que je n'aurai pas de réponse ce soir.
Vous allez me dire qu'il vous reste 10 jours de campagne pour redresser la barre, 8 en vérité, et que les initiatives politiques, recomposition, dissolution ne sont pas de votre ressort mais de celui du président. Alors des nouvelles,
des petits pains au chocolat de Jean-François Copé ?
Oui, ils ont fait des petits, les pains au chocolat de Copé. Vous vous rappelez, Jean-François Copé avait dit que pendant le ramadan, dans les écoles, des jeunes garçons évidemment de culture musulmanes volaient les pains au chocolat des petits blancs parce que c'était le ramadan et qu'il ne fallait pas manger. Évidemment, c'était un bobard total et absolu. C'est Céline Imard, numéro 2, sur la liste LR pour les européennes qui a récidivé. Et elle raconte chez Sonia Mabrouk, alors pareil, sans contradiction, même avec un petit sourire de Sonia Mabrouk, un sourire satisfait, elle va raconter qu'une enseignante a été privée de boire de l'eau.
Donc elle a dû poser son verre d'eau à la demande d'un étudiant, enfin d'un collégien. Ça se passe dans le département de Tarn-et-Garonne et je vous laisse l'écouter et je vais vous expliquer après pourquoi je tique et pourquoi elle fait partie des flops. Encore un mot sur l'ultra-violence parmi les plus jeunes. Donc Romain-sur-Isère, on l'a appris hier soir, Véry-Châtillon, Montpellier, Samara, et vous dites qu'il n'y a pas de sursaut. Le gouvernement ne cesse de dire qu'il faut réagir avant que tout ça ne dégénère. Vous vous dites qu'ils n'ont pas pris la mesure de ce qui se passe. Parce que c'est quelque chose où il faut changer de paradigme.
Ça fait longtemps que l'État a abandonné les professeurs. Moi, je vais vous prendre un seul exemple. La semaine dernière, dans un collège près de chez moi, il y a une professeure de français qui a bu de l'eau pendant un cours de français et un des élèves lui a dit « Madame, rangez votre bouteille d'eau parce que c'est Ramadan ». Et elle a eu tellement peur de faire des vagues parce qu'on est sur la philosophie, on a inculqué la philosophie du pas de vagues au sein de nos structures éducatives qu'elle a rangé sa bouteille d'eau puis elle s'est inclinée. Et ça, ce n'est pas normal. Elle s'est inclinée. Elle s'est inclinée.
Et ce n'est pas normal parce qu'aujourd'hui, ceux qui doivent transmettre, et on est sur une crise des transmissions profondes, ceux qui doivent transmettre l'autorité et le savoir, ne se sentent pas à l'aise et ne se sentent pas dans les conditions pour le faire. C'était il y a plus d'un mois. Suite à cette annonce, j'ai appelé l'ensemble des institutions de l'éducation nationale, c'est-à-dire de la base, du Tarn-et-Garonne jusqu'au ministère de l'éducation nationale. Il n'y a eu à ce jour aucun signalement.
Et naturellement, quelque chose d'aussi grave que ça aurait tout de suite déclenché, mais pratiquement dans la journée, c'est ce que me disent les cadres de l'éducation nationale, ça aurait dû déclencher dans la journée pratiquement une alerte pour atteinte à la laïcité. Ça n'a pas été le cas. Ça n'a jamais été le cas. Elle a promis, par le biais d'un de ses communicants chez LR que j'ai eu en ligne, elle a promis de donner les sources exactes il y a plus d'un mois de ça. Il n'y a toujours rien. Donc ça s'appelle un bobard.
Et je ne vous cache pas que les cadres de l'éducation nationale qui connaissent très bien le terrain et qui auraient été alertés immédiatement sont excessivement agacés qu'on puisse utiliser pour des raisons électoralistes ce genre d'arguments.
Alors, y a-t-il un racisme médiatique de gauche ou de centre-gauche ? La question s'est posée, Mourad, les jours qui précèdent avec un bad buzz orchestré par Jean Quatremer. Jean Quatremer, qui est journaliste à Libération, qui est très en vue sur les chaînes d'information et sur les plateaux télévisions et qui a tweeté quelque chose d'assez problématique, de carrément raciste en réalité.
On va le voir évidemment à l'écran. Quand je l'ai vu la première fois, j'avoue que je n'ai pas tiqué parce que je n'avais pas exactement la référence. C'est un confrère que j'ai appelé et qui m'a donné la référence de ce dessin et effectivement, ça pose un problème. Le problème qui est posé par ce dessin, c'est le parallèle. Le parallèle qui est fait entre quelqu'un qui est d'apparence maghrébine, d'apparence musulmane, qui a une barbe et qui est comparé effectivement à une espèce de Satan manipulateur. Et là, on dépasse la satire, on dépasse le simple fait de railler. C'est ce que fait très régulièrement Jean Quatremer. Jean Quatremer, je suis un peu nuancé. C'est un très bon journaliste.
Ça fait une trentaine d'années qu'il suit les affaires européennes. Je crois qu'il a démarré au moment de Maastricht, si mes souvenirs sont bons. Et si j'en crois, l'excellent papier de 2020 qui avait été fait par arrêt sur image, c'est une... Pour lui, c'est quelque chose de récurrent d'aller titiller la gauche. Et alors, a fortiori, la gauche de la gauche et a fortiori, depuis que l'EFI existe et il s'en donne à cœur joie. Mais j'ai le sentiment que pour faire un bon mot, pour faire du retweet, pour faire des likes, il est prêt à peu près à tout et n'importe quoi. Effectivement, la frontière entre l'humour, entre la satire et le racisme, je n'arrive pas à la trouver dans ce dessin.
C'est excessivement compliqué. Et je crains que ça traduise une espèce de virage que prend une partie de la gauche, la gauche sociale-démocrate, qui s'autorise, effectivement, à avoir ou à tenir des propos racistes. et ça s'est évidemment aggravé. On l'a vu avec de nombreux acteurs et notamment des journalistes qui étaient classés plutôt à gauche. On l'a vu, malheureusement, une fois de plus, depuis le 7 octobre, on a vu ce phénomène s'amplifier de manière considérable.
Parce qu'en fait, l'image montre Louis Boyard, un jeune député de la France insoumise, avec derrière lui une personne qui n'est pas connue et qui, effectivement, porte une barbe. Et en gros, dans le cadre de cette pensée-là, de cette pensée assez perverse, cette photo est une sorte d'instantanée de l'islamo-gauchisme, c'est-à-dire les naïfs, la gauche européenne naïve qui, au final, va se faire bouffer par les islamistes qui en ont pris le contrôle, etc.
Et ce qui est intéressant, entre guillemets, et dans cette rhétorique qui est portée, effectivement, par une partie de la gauche, une partie de la droite, c'est que, quand Éric Zemmour la ressort, il la ressort de manière claire, violente, frontale. En gros, il explique que, voilà, la fameuse petite musique de l'électoralisme qu'on attribue à la France insoumise et qui justifierait ses engagements sur la Palestine, en fait, il attribue, finalement, à une sorte de calcul retort qui serait fait sans comprendre qu'il y a quelqu'un d'encore plus retort qui finirait par en finir avec la gauche.
Bref, c'est assez frappant que, finalement, de Jean Quatremer à Éric Zemmour, cette sorte de fausse évidence de l'électoralisme devient une sorte de pilier du débat politique national.
Alors, tu as d'autant plus raison qu'en fait, ça vient, alors, c'est pas prémédité, mais c'est un espèce de fil rouge de cette chronique et des chroniques précédentes, c'est-à-dire qu'effectivement, le fait de parler d'électoralisme et d'assimiler forcément les gens des quartiers, les musulmans, ça renvoie à une autre chronique où j'avais interviewé deux femmes, l'une qui était déjà partie au Canada et l'autre qui était en partance pour deux femmes musulmanes, l'autre était en partance pour l'Algérie.
Donc ça, c'est une espèce de fil rouge où on assimile systématiquement, alors qu'on connaît, quand on connaît l'histoire de France, il suffit quand même de potasser le droit bouquin pour savoir que l'antisémitisme est ancré, l'antisémitisme français est ancré. Mais là, on essaye de faire... Et il a porté ses fruits amers, en fait. Bien sûr, avec la culpabilité qu'on connaît et la situation dans laquelle on se trouve aujourd'hui, mais notamment au niveau européen. Mais là, on a ce fameux fil rouge de banlieue égale immigration, donc là, on rejoint complètement les thèses de Zemmour. J'ai envie de dire que Zemmour, on l'attend là-dessus, pas les autres.
Là, on est en train de partir sur quelque chose de complètement délirant, à savoir que la France insoumise, puisque c'est elle, je le précise puisque j'ai plusieurs commentaires dans ce sens-là, je ne suis pas militant de la France insoumise, je ne suis pas palestinien, je remarque simplement et je pointe simplement le fait que ce sont les deux principales victimes du système médiatico-politique depuis plusieurs mois et que, de fait, puisque nous sommes dans une émission de critique média, ça revient sur le tapis de manière assez régulière.
Mais là, voilà, on a donc banlieue égale immigration, égale musulman, égale antisémitisme et donc, c'est pour ça que LFI agiterait le spectre de ce qui se passe au Moyen-Orient et importerait le conflit alors qu'on l'a bien vu.
Alors que les malheureux, ils seront bouffés par ces méchants absolus qui sont, que sont les islamistes antiguilles, mais c'est-à-dire
en réalité... Absolument, et ça rejoint la rhétorique de Netanyahou à savoir nous ne défendons pas qu'Israël, nous défendons l'Occident, nous défendons la France et si nous gagnons, c'est la France qui gagnera, si nous perdons, c'est la France qui perdra, voire l'Occident sans aucune base, sans aucun réalisme, sachant que le Hamas, par exemple, n'a jamais commis d'attentats en dehors du territoire où il est installé, en dehors d'Israël, il n'a jamais commis. Donc on ne peut pas parler de terrorisme, on ne peut pas comparer le Hamas à Al-Qaïda, ça n'a aucun sens technique.
Je ne défends pas le Hamas, évidemment, je dis juste que ça n'a aucun sens technique, il faut quand même prendre les choses pour ce qu'elles sont.
Alors pour être juste, il faut dire que Jean Quatremer, en plus de ces dérives racistes qu'on peut déjà commencer à compter, peut-être avec plus que les doigts d'une main, il y a également des dérives classistes qui ont été notamment documentées par Acrimed et qui montrent que, par exemple, sur la question des gilets jaunes, en fait, il a été très, très, très, très gratiné.
Oui, alors les gilets jaunes, c'est une bonne référence, c'est-à-dire que ça vient alimenter l'idée que les catégories socio-professionnelles dont sont issues une grande partie des journalistes, je ne parle pas tous, évidemment, pas les précaires, pas toute une série, notamment, j'espère, dans la jeune génération, mais ils viennent d'une CSP qui fait qu'ils sont passés généralement de l'école à, donc ils sont de CSP+, évidemment, ils sont passés de l'école de journalisme directement à la profession de journaliste et du coup, on a le sentiment qu'ils n'adhèrent pas au réel qui sont dans un autre monde et qu'ils n'ont pas une connaissance de ce que, par exemple, peuvent vivre ou ce qu'ont vécu les gens qui ont porté les gilets jaunes avec les difficultés de bouclage de fin de mois, avec tout ce que vous pouvez imaginer sur les gens qui vivent dans les communes périurbaines, qui sont parfois amenés, malheureusement, par souffrance, à voter pour le Rassemblement National, même si ça devient un vote de plus en plus d'adhésion, malheureusement, et contrairement aux Aneris que peut raconter Caroline Fourest à ce sujet, mais voilà, c'est une déconnexion que je comprends par la nature même du rapport qu'ont certains journalistes comme Jean Quatremer, qui n'est d'ailleurs pas son nom, c'est un pseudo, à la réalité des choses.
Alors, pour le coup, il est pas mal à Bruxelles, c'est un peu son univers, c'est un peu l'espèce de nébuleuse qui lui colle à la peau, il a des rapports qui sont très ambigieux, et ça, je pense qu'on en reparlera à l'occasion, mais ça pose le problème de savoir à quel niveau de fusion on peut accepter entre un journaliste qui est censé critiquer, surveiller l'action des cadres et des dignitaires européens et sa proximité qui est absolument folle. Et je vous renvoie vraiment vers l'article de Pauline Bock d'Arrêt sur image de 2020 qui décortique de manière, je trouve, assez précise ce problème quasi incestueux et cette dérive d'une partie de la gauche, effectivement.
Alors, on en finit avec le coup de cœur et les remerciements.
Oui, le coup de cœur va aux éditions sociales, alors on va voir la capture. Alors, si vous voulez apprendre des choses sur Engels, Bourdieu, De Beauvoir, Descartes, Hegel, Marx ou la Révolution russe, c'est vraiment la maison d'édition historique du mouvement social français. Ils sont en difficulté, ils sont en train de collecter des fonds, ça se passe plutôt pas mal. Si vous pouvez leur filer un coup de pouce, je vous invite à le faire s'il vous plaît. Et des remerciements ? Oui, alors mes remerciements vont à, alors, cette fois-ci à Fanfreluche.
C'est un remerciement VIP parce que je pensais vraiment Fanfreluche, FAN, l'avoir déjà remercié et ce n'est pas le cas, donc je m'en excuse très platement. Les autres remerciements vont à Amélie de Montargy, à Cédric de Montreuil, Nasser de Livry-Gargan, Touami de la Courneuve, Fathia de Paris, Sidi de Clichy-sous-Bois, Fatima de Paris 20e, Régis de Paris 2e, c'est des téléspectateurs et des internautes que j'ai croisés notamment à l'un des rassemblements pour la Palestine.
Également à Titus de la Courneuve, Louis-Gilles et Ludmilla de Paris, Farida d'Ivry-sur-Seine, mais aussi MTELO, MTHELO, Annaëlle Mars, Lily de Mars, Farida de Musset, Ned Flanders, Isabelle l'Insoumise, Mounir alias Mounz38, l'humoriste Joe Brami, qui m'a envoyé un adorable message via Instagram et je le remercie. Alors attention, je prends mon élan, la bestiole connasse, mais avec classe, Françoise Mazat, Lefranc Montabé et pour finir, Mehdi de Montreuil.
Merci Mourad et merci à vous d'avoir regardé L'œil de Moumou sur le Média, sur le canal 350 de la Flébox, sur YouTube ou sur notre site internet de Média. Votre Média, on le rappelle, ne vit que des abonnements, des soutiens et des dons de celles et ceux qui le regardent et qui l'aiment. Si vous le pouvez, allez sur le media.tv.fr et donnez-nous de la force. Donnez-vous de la force. Restez connectés au Média. Sous-titrage ST' 501