Apolline Matin du 26 octobre - 8h/9h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 48 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:54OuverteRéponse partielle
Quelles sont les pistes de l'exécutif pour Parcoursup ?
- 9:48OuverteRéponse directe
Augmentation du SMIC : pour ou contre ?
- 9:57OuverteRéponse directe
Augmenter le salaire minimum n'est pas la solution pour la paix sociale ?
- 10:03RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas la solution première ?
- 10:23RelanceRéponse directe
Ça ne créera que des frustrations ?
- 10:43RelanceRéponse directe
Donc en réalité, il y a eu deux augmentations cette année ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:56InvitéPromesse
« Le gouvernement devrait proposer une refonte complète de parcours sup pour plus de transparence et de lisibilité avec, par exemple, un affichage plus détaillé des critères de sélection sur la plateforme. »
- 1:12InvitéPromesse
« Des modifications qui pourraient entrer en vigueur dès cette année. »
- 1:19InvitéPromesse
« Des annonces sont également attendues sur le bâti scolaire avec des promesses de financement à traduire dans le budget 2027 sous forme d'amendements. »
- 1:21InvitéPromesse
« Ces amendements pourraient aussi concerner des postes d'enseignants en plus pour alléger les effectifs en classe et des places supplémentaires dans l'enseignement supérieur. »
- 1:31InvitéFait
« Vendredi, le président a ouvert la porte à des corrections de la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer. »
- 1:51InvitéChiffre
« Toutes ces mesures devraient en tout cas s'inspirer des requêtes formulées par les lycéens sur la plateforme du gouvernement clôturé vendredi qui a reçu plus de 100 000 contributions. »
- 10:37InvitéChiffre
« Depuis le 1er janvier, le SMIC a augmenté d'un peu plus de 40 en juillet, 1,18 en janvier. »
- 11:03InvitéChiffre
« Vous avez aujourd'hui 78 000 défaillances. »
- 12:15InvitéChiffre
« Le coût des allègements généraux de charges, le transfert vers les entreprises de toute une série de mesures du projet de loi des finances de la sécurité sociale, c'est 550 euros par salarié. »
- 15:46InvitéChiffre
« Si on est au SMIC aujourd'hui à environ 1400 euros et qu'un patron décide de l'augmenter de 100 euros, donc sortir du SMIC, donc perdre les allègements de cotisations sociales, patronales et salariales, augmenter de 100 euros le salaire d'un salarié coûterait en superbrue pour le patron en moyenne 246 euros. »
- 16:38InvitéChiffre
« Je rappelle que le SMIC ne concerne que 15% des salariés de ce pays. »
- 23:23PrésentateurFait
« La garde à vue de l'auteur présumé a quant à elle été suspendue hier pour des raisons psychiatriques suspendue jusqu'à ce soir maximum. »
- 25:47Locuteur non identifiéFait
« Non, la journée a été maîtrisée évidemment puisqu'il n'y a pas eu d'incident grave malgré la volonté d'en découdre de militants de la mouvance ultra-gauche et que ça me roche radicale. »
- 27:34Locuteur non identifiéChiffre
« On a interpellé 1435 personnes sur l'ensemble du territoire national. »
- 27:42Locuteur non identifiéChiffre
« Il y en a plus de 100, c'était pour détention d'armes par destination. »
- 29:17Locuteur non identifiéFait
« de groupes à risque »
- 29:18Locuteur non identifiéFait
« d'ultra-gauche, extrême-gauche, radicale »
- 29:22Locuteur non identifiéFait
« ça s'est produit à Tours »
- 30:10Locuteur non identifiéFait
« le 17 octobre et je le regrette. Vraiment, je le regrette. »
- 31:03Locuteur non identifiéChiffre
« On est à 267 blessés. »
- 31:15Locuteur non identifiéChiffre
« c'est une estimation de 250 blessés parmi les manifestants. »
- 31:23Locuteur non identifiéFait
« Reims et Clermont-Ferrand. »
- 32:30Locuteur non identifiéFait
« qui voulaient descendre dans les centres-villes pour protéger les commerces. »
- 34:04Locuteur non identifiéChiffre
« on a 11 personnes d'ultra-droite qui ont été interpellées. »
- 37:01Locuteur non identifiéFait
« jamais vous ne m'entendrez dire qu'on a sous-estimé la menace de l'ultra-gauche. »
- 37:41Locuteur non identifiéFait
« dont le projet est quand même de renverser les institutions, de renverser notre République. »
- 37:51Locuteur non identifiéFait
« il s'agit de l'Allemagne, de l'Italie, de la Grèce, voire de l'Espagne. »
- 38:02Locuteur non identifiéChiffre
« nous avons eu ces dix dernières années beaucoup plus de dossiers terroristes d'ultra-droite que d'ultra-gauche. »
- 39:04Locuteur non identifiéFait
« C'est un attentat terroriste raciste. »
- 41:17Locuteur non identifiéFait
« On est sur l'ultra-droite. C'est clair, net, précis. »
- 42:12Locuteur non identifiéFait
« Ce type de profils sont ceux qui nous inquiètent le plus. »
- 44:12Locuteur non identifiéPromesse
« On tiendra six mois jusqu'à l'élection présidentielle. »
- 46:02Locuteur non identifiéFait
« Je ne me suis jamais planqué dans ma vie comme fonctionnaire et comme ministre, encore moins. »
Temps de parole
- Locuteur non identifié34 %
- Présentateur33 %
- Invité10 %
- Présentateur 28 %
- ?3 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
- Invité 42 %
- Invité 52 %
≈ 12,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez RMC.
Il
est 8h. Merci d'avoir choisi RMC et RMC Story. Très belle journée à tous. RMC, Apolline Matin. Le journal de Thibaut Texa. Bonjour Thibaut. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Des annonces concrètes. Promesses du gouvernement au lycée reçues cet après-midi par Sébastien Lecornu après un mois de contestation. On saura ce soir si la garde à vue du principal suspect d'une attaque raciste dans les Yvelines peut reprendre. Elle a été suspendue pour des raisons psychiatriques. Et l'épilogue, enfin, d'un long feuilleton, la course au ballon d'or. Trois noms circulent ce matin. Favoris pour succéder à Ousmane Dembele.
Après
plusieurs semaines de mobilisation, les lycéens sont attendus à Matignon. Ils vont y rencontrer le Premier ministre. C'était une doléance des organisations lycéennes. Rendez-vous à 14h30. Des annonces très concrètes sont attendues dans la foulée. Promesses du gouvernement avec nous ce matin. En direct, Louise Salé, service société RMC. Louise, quelles sont les pistes de l'exécutif
?
Eh bien, le gouvernement devrait proposer une refonte complète de parcours sup pour plus de transparence et de lisibilité avec, par exemple, un affichage plus détaillé des critères de sélection sur la plateforme. Des modifications qui pourraient entrer en vigueur dès cette année. Des annonces sont également attendues sur le bâti scolaire avec des promesses de financement à traduire dans le budget 2027 sous forme d'amendements. Ces amendements pourraient aussi concerner des postes d'enseignants en plus pour alléger les effectifs en classe et des places supplémentaires dans l'enseignement supérieur.
Vendredi, le président a ouvert la porte à des corrections de la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer. Cette question pourrait donc faire l'objet de réflexions pour améliorer l'emploi du temps des lycéens, éventuellement modifier aussi les règles du contrôle continu. Mais ces chantiers seront difficiles à mettre en œuvre avant la fin de l'année scolaire. Toutes ces mesures devraient en tout cas s'inspirer des requêtes formulées par les lycéens sur la plateforme du gouvernement clôturé vendredi qui a reçu plus de 100 000 contributions. Les précisions de Louis Salé en direct pour RMC. Il est 8h02 et depuis hier le principal suspect de l'attentat raciste de Trappes est en observation.
Sa garde à vue a été suspendue, soupçonnée d'avoir abattu un homme et fait 5 blessés. Vendredi dernier, il est actuellement traité pour des troubles psychiatriques. Mathias Tesson, chef du service police-justice, nous rejoint et c'est donc ce soir que l'on saura si sa garde à vue peut reprendre.
Oui, et plusieurs scénarios sont possibles. Soit son état de santé psychiatrique est stabilisé et dans ce cas
-là, la garde à vue peut reprendre. Soit ce n'est pas le cas et une hospitalisation sous contrainte pourrait alors être décidée. Ce qui viendrait stopper temporairement le processus judiciaire pour plusieurs semaines, voire plusieurs mois, le temps que cet homme de 39 ans retrouve un état de santé satisfaisant. À ce moment-là, il pourrait alors être à nouveau
convoqué, pour être mis en examen. Mais la question de l'altération ou de l'abolition de son discernement au moment des faits, c'est-à-dire la conscience qu'il a eue de ses actes serait alors au cœur des enjeux judiciaires et d'un éventuel procès qui pourrait venir réduire à la fin la peine encourue. Rappelons qu'après avoir vu des
médecins avant sa garde à vue, il a été démontré qu'il pouvait souffrir de schizophrénie et qu'il était aussi positif à la cocaïne ainsi qu'au cannabis. Mathias Tesson, chef du service police-justice RMC, hier, une marche blanche en hommage à Pengo Bossio-Vangui, tué vendredi à rassembler plusieurs centaines de personnes à Aubervilliers. D'autres rassemblements à l'appel de plusieurs associations sont prévus ce soir partout en France en hommage aux victimes de cet attendat, mais aussi pour dénoncer la banalisation de la haine raciste. Nathalie Théiot est la présidente de la Ligue des droits de l'homme.
À
partir du moment où on ne cesse de stigmatiser les personnes musulmanes, les jeunes des quartiers populaires, forcément, ça attise la haine. Il y a eu des propos qui ont été tenus par Jordan Bardella, par Marine Le Pen, contre Trappes. Alors nous invitons la population à venir pour dire son soutien aux familles, à la population, et pour dire aussi que ce n'est pas la société que nous voulons. Nous voulons une société solidaire qui soit fraternelle, qui épouse les valeurs de la République. Et le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui a évoqué un crime terroriste, sera votre invité, Apolina, à 8h30 ce matin sur RMC BFM TV.
Scène de Liès, cette nuit au Brésil, après la victoire surprise de Lula, qui a presque 81 ans, décroche un quatrième mandat devancé au premier tour. Le président sortant remporte l'élection présidentielle avec plus de 51% des voix face à son opposant d'extrême droite, Flavio Bolsonaro, qui ne se déclare pas vaincu.
Il
réclame l'annulation du scrutin chaotique prolongé de deux heures par la Cour suprême à la demande du clan Lula, en raison de problèmes dans les transports en commun. Autre élection, les législatives demain en Israël, les premières depuis le massacre du 7 octobre et les guerres qui en ont découlé, avec un premier ministre sur la scellette, pourtant soutenu par Donald Trump, Benyamin Netanyahou se retrouve plus menacé que jamais par ce scrutin accusé par la presse d'avoir été informé des attaques du Hamas. Beaucoup réclament une commission d'enquête. Le sujet sera forcément déterminant dans le vote des Israéliens.
Demain, reportage de notre envoyée spécial dans le sud du pays à la frontière avec Gaza dont ces kiboutts attaqués en octobre 2023. Marion Gauthier.
Sous
la verdure et les drapeaux israéliens,
l
'incertitude
de l'Iora. Je n
'ai
pas envie de voter. Après le 7 octobre, ma confiance, elle est cassée. Et même si Bibi dit que ce n'était pas de sa faute, il n'est pas venu. Il n'a pas pris une responsabilité sur ce qui s'est passé. Là, tu votes pour qui demain ? Tu vois, elle a voté Bibi et maintenant, elle veut voter Smotrich. Plus à droite que Netanyahou. Pour plus de sécurité,
répond la jeune femme. Des bruits sourds, au loin. Il y a des boums. C'est notre armée, alors ça va. Gaza est à quelques centaines de mètres. Des ruines sont visibles du kiboutts Naralos ou Vidani.
Je
ne suis pas sûr que tout ce que le gouvernement a fait là-bas, c'était juste pour notre
sécurité.
Il y a aussi de la vengeance.
Lui votera à gauche.
Les
partis les plus à droite veulent juste continuer la guerre. Oui, nous devons détruire le Hamas, mais je fais la distinction entre les civils de Gaza et l'organisation terroriste. Pour moi, la paix est possible. Je ne sais pas si je serai encore là quand ça arrivera.
À ses côtés, la fille d'une victime du 7 octobre, venue de France pour voter et déposer sa colère dans l'urne.
Les
suites du passage de la tempête Austin, près de 40 000 foyers étaient encore privés d'électricité hier soir, notamment en Normandie et en Bretagne. La fin d'un long suspense ce soir à Londres. C'est là, aux alentours de 23h, que le nom du prochain Ballon d'Or sera dévoilé. Le résultat est plus qu'un déci cette année avec de nombreux prétendants. Trois noms semblent pourtant se dégager ce matin. Virginie Fulpin. Et pas celui d'Ousmane Dembele, le tenant du Ballon d'Or, ne devrait pas le garder mais il peut faire une passe décisive à un autre français. Kylian Mbappé fait partie des favoris après une saison exceptionnelle.
Meilleur buteur du championnat espagnol, meilleur buteur de la Ligue des Champions et meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du Monde. 22 buts en tout, dont 10 cet été aux Etats-Unis. C'est impressionnant. Lui-même dit que personne n'a été meilleur que lui cette année. Il reste un bémol. Kylian Mbappé n'a rien gagné, ni la Ligue 1 avec le Real Madrid, ni la Ligue des Champions, ni la Coupe du Monde. L'autre grand favori autoproclamé l'a gagné, cette Coupe du Monde, en plus du championnat espagnol, la Miniamal, le prodige du FC Barcelone. Il a été élu meilleur joueur de la saison en Ligue 1 et surtout son style de jeu, ses dribbles fous nous offrent un football spectaculaire.
Mais il y a aussi des zones d'ombre. La Miniamal a été discret pendant la Coupe du Monde. Un but seulement et il manque parfois d'impact dans les grands rendez-vous. Reste celui qui est le plus discret. Justement, Harry Kane n'a pas fait d'auto-promo pour dire qu'il méritait le Ballon d'Or. Pourtant, l'attaquant du Bayern de Munich a marqué la bagatelle de 73 buts cette saison, dont 12 avec l'Angleterre qui a fini 3e de la Coupe du Monde. Un seul joueur a fait mieux dans l'histoire, Lionel Messi en 2010-2011. Il avait gagné le Ballon d'Or.
On
verra donc ce soir à 23h le résultat. Deux
de
ses favoris s'affronter hier soir sur le terrain dans le Classico. Avantage à Bappé, double buteur face au Barça de Yamal. 2-1 pour le Real Madrid. À suivre en France, PSG Lyon rencontre décalée en raison du contexte social. Clôture de la 8e journée de Ligue 1, dominée ce matin par Rennes provisoirement parce qu'ils ont battu Strasbourg. Hier, 3-0. Marseille se fait peur mais s'impose 4-3 face au Havre. Et puis, la belle obération de Bordeaux-Bègles en top 14, c'est du rugby, vainqueur de La Rochelle 25-19. Les Girondins sont 2e du top 14 ce matin. C 'était le journal de Thibaut Texer. Comme chaque jour, nous sommes accompagnés.
Je suis accompagnée pour mon plus grand plaisir à la fois de l'historien Arthur Chevalier et de l'économiste Pierre Rondeau. On est ensemble jusqu'à 9h et il est 8h08 sur RMC.
RMC jusqu'à 9h
Apolline Matin Augmenter le SMIC de manière anticipée avant la fin de l'année. Voilà la proposition qui fait partie des débats d'après le ministre de l'économie Roland Lescure. C'est une idée qui vous inquiète. Michel Picon, bonjour. Vous, vous êtes le représentant de l'UDEP pour grouper les entreprises de proximité, souvent des TPE. En augmentant le coût du travail, le gouvernement menace des augmentations de salaires. Voilà votre parti pris. Ça paraît quand même assez paradoxal, non
?
C'est quand on est pris entre deux feux la contribution des entreprises pour équilibrer le budget de l'État et les augmentations de salaires.
On
ne peut pas faire les deux.
Et c'est ce que vous nous dites dans un instant. Vous qui nous écoutez sur RMC ou qui nous regardez sur RMC Story, dites-nous, vous êtes peut-être salarié ou patron. Est-ce que vous êtes au SMIC si vous êtes salarié ? Est-ce que vous payez vos salariés mieux que le SMIC ? Vous nous le dites au 32-16.
RMC
jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Apolline de Malherbe. 8h12 sur RMC. Le SMIC revalorisé plus vite que prévu. L'idée est sur la table, c'est ce qu'est sur le gouvernement. Bonjour Michel Picon. Bonjour. Vous êtes le représentant de l'U2P, c'est l'union des entreprises de proximité. Pour vous, augmentez le salaire minimum. Ça n'est pas la solution pour acheter la paix sociale ? C'est comme ça que vous le voyez ?
Non, ce n
'est
pas la solution première parce que la situation aujourd'hui du pays crée des attentes au-delà de ce qui est envisagé comme augmentation du SMIC. Je veux dire, quand j'entends les partenaires sociaux, CGT, CFDT, le niveau d'augmentation qu'ils souhaitent, on ne peut pas y aller. Donc
ça
ne créera que des frustrations ?
Ça ne créera que des frustrations et puis ça va créer aussi un certain nombre d'entreprises qui vont disparaître encore plus que ce qu'il en
a
disparu
aujourd'hui. J'ai envie de vous
dire, pour celui qui est payé au SMIC, ça ne sera pas de la frustration, ça sera toujours ça de prix.
Non mais évidemment, mais depuis le 1er janvier, le SMIC a augmenté d'un peu plus de 40 en juillet, 1,18 en janvier.
Donc en réalité, il y a eu deux
augmentations
cette année,
dans les cinq dernières années.
C'est une augmentation
pour suivre l'inflation.
Oui, bien sûr, c'est ce qui a été fait. Mais les entreprises n'ont pas augmenté leur prix de main d'oeuvre à ce niveau-là. Et vous avez aujourd'hui 78 000 défaillances, ce n
'est
pas parce qu'elles sont en bonne santé. Oui, mais en même temps, augmenter le salaire, le SMIC en l'occurrence ici, mais peut-être d'autres salaires, pourrait soutenir le pouvoir d'achat et avoir une augmentation supérieure à l'inflation pour garantir les débouchés, augmenter vos ventes et augmenter vos marges. Oui, mais ça, on ne
l
'a pas vu.
Je
veux dire... Mais en même temps, on n'a pas vu non plus des créations d'emplois avec des allégements de cotisations, avec le CICE, avec d'autres baisses fiscales pour le patronat. Michel Picon. La situation aujourd'hui des entreprises, on peut m'en raconter ce que l'on veut, elle ne s'est pas améliorée. Quand vous déposez votre bilan et que vous êtes une petite entreprise, vous perdez tout. Donc, on ne peut pas dire qu'il y ait une dissimulation quelle qu'elle soit. Les entreprises sont fragiles en ce moment.
On ne peut pas demander à la fausse entreprise de revaloriser les salaires et dans le même temps de les mettre à contribution pour équilibrer le projet de loi de finances de la sécurité sociale.
Parce
que vous avez l'impression que c'est en fait uniquement pour d'un côté acheter la paix sociale et de l'autre remplir les caisses de l'État ? Oui, mais
bien sûr. Enfin, remplir du moins et équilibrer leurs pertes. Le coût des allègements généraux de charges, le transfert vers les entreprises de toute une série de mesures du projet de loi des finances de la sécurité sociale, c'est 550 euros par salarié.
Mais il
faudra bien augmenter les salaires.
Oui,
mais
bien sûr qu'il faudra augmenter les salaires parce que je comprends la difficulté de la vie de ceux qui doivent vivre avec le niveau des salaires aujourd'hui. Mais c'est un autre modèle de financement de notre protection sociale qui permettra de le faire. Tant qu'on est dans cette espèce de tonneau de Danaïde où sans arrêt on fait peser sur le travail l'augmentation des budgets sociaux du pays, on n'en sortira pas.
Alors
moi, je comprends ce que vous dites et évidemment, pourquoi ne pas imaginer quelque chose où on fait baisser le brut, donc baisser les cotisations sociales pour augmenter les salaires. Il est normal que l'État prenne sa part et d'ailleurs, dans le pouvoir d'achat, il y a pouvoir, donc c'est du pouvoir donner aux individus leur rendre leur argent. Ça, d'accord. Mais d'un autre côté, quand vous dites, je sais que ce n
'est
pas dit méchamment dans votre bouche, mais quand vous dites les gens ont des difficultés, non, les gens n
'ont
pas des difficultés, les gens ne peuvent plus se loger et
ne peuvent plus se nourrir.
On
passe notre temps à commenter ici des statistiques délirantes sur le fait que les gens sont obligés de renier sur leurs dépenses de nourriture qui ne se nourrissent plus comme ils
devraient
se nourrir.
Le
contrat social de ce pays, il est obsolète. C'est ça la vérité. Un travail qui ne paye plus, ça veut dire que du coup, ce n'est plus des salaires. C'est un dédommagement qu'on donne aux gens. Ça n'est pas envisageable. Et ce que je veux dire, c'est que tôt ou tard, la situation va se retourner. Ça va créer une vraie colère sociale et cette fois-ci inarrêtable. Donc en fait, il faut vraiment se réveiller sur cette question des salaires. C'est très important, c'est une question de société. Non mais j'entends.
Est
-ce que vous le savez mieux
? Vous le savez aussi mieux que moi. Bien
sûr que je le sais. Et on le sait d'autant plus que les entreprises de proximité, elles ont deux proximités. La proximité avec leurs clients et la proximité avec leurs salariés. Donc les fins de mois de nos salariés qui viennent dès le 20 demandé ou parfois même avant un accompte, ça ne nous est pas étranger. Et on comprend ces difficultés-là. Mais comprenez que l'équilibre d'une entreprise, c'est des charges et des recettes. Est-ce que vous n'avez pas de recettes et que vos marges sont rognées ? Vous n'avez pas la capacité d'augmenter les salaires. Donc il faut imaginer une autre mécanique.
Michel Picon, vos propos, il faut en réagir. Ludo qui nous a appelé au 32-16, qui vit dans le 13e arrondissement de Paris. Bonjour Ludo. Bonjour. Ludo, cette augmentation du SMIC, pour ou contre vous
? Je
suis plutôt pour. En fait, je ne saurais pas dire mieux que votre historien.
Je
trouve qu'il a très bien résumé la situation. Arthur Chevalier
?
Oui.
Et
je crois qu'il vaut
mieux augmenter le pouvoir d'achat que d'assumer une déconsommation générale.
C'est ça le risque aujourd
'hui, Ludo
?
Ah bah oui, on le voit. Après la vague d'inflation de 2022, il y a eu déjà une première vague de déconsommation, l'essence, enfin je dois en oublier, mais oui, à chaque fois, ça mène là.
Je
rappelle que d
'après l'INSEE, le pouvoir d'achat en 2025 a baissé de 0,5 points et en 2026, il prédit une baisse du pouvoir d'achat global, pas uniquement pour le SMIC, de 0,6 points. Donc il y
a
aussi une question de déboucher sur le salaire. Le SMIC a augmenté et plus vite que l'inflation.
Michel Picon.
Mais oui, moi je comprends tout ce que vous dites et très franchement, les entreprises, elles aimeraient augmenter leur salaire. Mais qu'est-ce qu'on aura gagné si on a une masse salariale aujourd'hui qui fait fois deux, je le rappelle, qu'est-ce qu'on aura gagné quand on n'aura pas 78 000 entreprises en défaillance, mais 150 ou 180 000 ? Il y a 200 000 emplois qui risquent d'être télescopés par les mesures du PLFSS aujourd
'hui.
Avec une question,
d
'ailleurs Pierre Rondeau, est-ce que vous pouvez nous redonner les chiffres exacts ? C'est-à-dire que s'il y avait une augmentation de 100 euros du SMIC pour le salarié,
Si
on est au SMIC aujourd'hui à environ 1400 euros et qu'un patron décide de l'augmenter de 100 euros, donc sortir du SMIC, donc perdre les allègements de cotisations sociales, patronales et salariales, augmenter de 100 euros le salaire d'un salarié coûterait en superbrue pour le patron en moyenne 246 euros. C'est vrai qu'une question se pose à ce niveau-là dans le financement, vous l'avez rappelé, du financement de l'État-providence et de l
'État
social, est-ce que le salarié et le patron doivent prendre en charge l'intégralité du financement de la sécurité ?
Michel Picoult.
Bien sûr, c'est le fond du sujet, c'est que le salaire net que l'on peut donner, puis 100 euros, je ne
sais
pas si vous voyez, mais c'est beaucoup, et pas beaucoup pour le salarié qui va recevoir en net, il n'aura pas lui, c'est 100 euros. Moi, ce que je voudrais vous dire, c'est que...
C'est
246 euros donc payés par le patron. Oui,
oui,
Il y a 340 euros de plus entre 2021 et 2026.
Les
augmentations de SMIC qu
'on
l'a fait. Je rappelle que le SMIC ne concerne que 15% des salariés de ce pays. Donc, il faudrait aussi que si le SMIC augmente... Absolument, ça concerne tous les salaires. Voilà. Donc, c'est toute la masse salariale du pays qu'il faudrait augmenter. Mais les entreprises, ça va tomber comme un grave lot. Je vous alerte. Je vous alerte de leur situation. Donc, la générosité de payer mieux, mais qui peut être contre ? Qui peut être contre ? Vous savez, dans les petites boîtes, on ne se met pas dans la poche des millions. Regardez le dernier sondage qui vient de sortir. Dans les commerçants, les artisans, il y en a plus de la moitié qui se payent au-dessous du SMIC.
Quand ils ont tout payé, c'est ce qui leur reste en net. Et comment voulez-vous qu'ils aillent plus loin ? La coiffeuse, la petite vendeuse dans un commerce, dans une boulangerie ou dans une boucherie ? On n'arrive pas à aller au-delà. Donc, il faut...
Il
faut que l'État abaisse le poids des prélèvements sociaux sur les salaires pour qu
'on
puisse les revaloriser.
Merci beaucoup, Michel Picon, d'avoir été notre invité ce matin, président de l'UDEP, l'Union des entreprises de proximité. Merci aussi à Ludo pour ses réactions au 32-16. Il est 8h20 sur RMC. RMC, Apolline Matin.
C
'est tous
les jours de Manche.
C
'est tous les jours, mais même si Arnaud Demanche a pris quelques jours de repos bien mérités, on vous en a gardé le meilleur. Arnaud qui revenait, écoutez bien sûr, le très chiracien Édouard Philippe.
Il a inauguré l'émission L'Heure de Vérité sur France 2.
Encore
une émission que Chirac avait faite. Chirac, il avait fait L'Heure de Vérité. Décidément, Édouard Philippe, il nous avait déjà fait manger des pommes. Après,
il
avait dit Attal, c'est baladur. Maintenant, il se fait des émissions de 89. Bonjour, Monsieur Philippe. Bonsoir, je suis Édouard
Philippe.
Je suis populaire. Écoutez-se, je suis très content de participer à votre émission Alain Duhamel. Non, moi c'est Benjamin, je suis son neveu. Ne m'interrompez pas crotte de caniche.
Bonjour,
vous êtes la
grand
-mère d'Arlette Chabot ? Non, non, je suis Arlette Chabot. Un seul, crac, crac, c'est un braquet de
la tête de veau et le sumo. Je suis Édouard Philippe. Et il va nous faire un débat contre le candidat socialiste. Un bon vieux clivage droite-gauche à l'ancienne. Je suis Édouard Philippe. Et M. Glucksmann,
cessez de m'interrompre un peu comme le roquet. M. Philippe, je n'ai pas peur de vous. Moi, je suis un punk. Je suis ouf. Alors, oui, je vous en kikine. Oh
putain, il m'a gonflé.
Bernadette, fous-lui un coup de sac à main. Aïe ! Eh ben, si c'est comme ça, je vous pisse dessus. Mais elle s'en fout, elle aussi, elle se pisse dessus.
On
va perdre ma nulle. On va perdre ma nulle.
Maliste a présenté sa candidate à la présidentielle, il s'agit de Mira Markovic.
Et une de plus ! On en est à mille candidats pour le poste. Vous vous souvenez de Mira Markovic ? C'est elle qui avait dit les surmulots. C
'est
celle
-là, juste pour nous
situer. Donc, elle est candidate pour le parti animaliste, donc le parti où, sur les affiches, il
n'y a
pas de photo de candidat. Il
y
a un chien, il y
a
un chat, il y
a
un canard. Et souvent, c'est mieux d'ailleurs, c'est plus sympa. Il
y
a des candidats, la photo, elle est bien, mais elle n'envoie pas du rêve. Je ne veux pas balancer les noms, mais
tu
remplacerais Edouard Philippe par un labrador. Là, il se passe un
truc.
Là, il y
a du fun. Là, il y
a
de la joie. Donc, il va falloir la recevoir d'ailleurs dans le face-à
-face,
Mira
Markovic.
Bonjour, Mira Markovic, vous êtes la candidate du parti
animaliste. Pourquoi
vous frottez contre ma jambe comme ça ? Parce que je suis content d'être là. Je
suis super contente.
Allez, lance-moi une baballe. Allez, je te la ramène.
Est
-ce que Mediapart va sortir des dossiers ? Est-ce qu'on va découvrir que Mira Markovic, la candidate du parti animaliste,
aurait écrit dans un forum quel shampoing antimite pour mon berger
allemand ? Et voilà ! Elle aussi, elle est antimite et elle aime les Allemands. Et on ne dit rien. Décidément, cette campagne ne nous épargnera rien du tout.
C
'était le meilleur d'Arnaud Demanche et on lui souhaite effectivement de très bonnes vacances. Et justement, justement, les vacances, on en parle ce matin parce que c'est le moment de découvrir qui a gagné ce matin les vacances. Belle en brin.
Bonjour Apolline.
Félicitations, Guillaume.
Merci beaucoup. C'est vous qui avez gagné. Merci beaucoup.
Génial. On est très,
très
heureux pour vous. Je suis à Lyon. Vous êtes à Lyon. Eh bien, vous avez gagné vos prochaines vacances sous
valeur de 2 000 euros dans
les
clubs
et hôtels. De où est-ce que vous voudriez partir ? La mer, je pense.
La mer. La chaleur, le soleil,
tout ça.
Moi,
je suis d'accord. Très bon choix.
Très bon choix. Je vanille à 100%.
Merci beaucoup. C'est top. Franchement, mille merci.
Génial.
Félicitations à vous et merci aussi de votre fidélité à l'écoute d'RMC. Il est 8h24 et toute la semaine, on vous l'offre ce séjour Bel-en-Bras.
C
'est l'heure de rejouer pour pouvoir gagner le prochain séjour. Vos vacances donc d'une valeur de 2 000 euros. Prochain tirage au sort,
ce
sera tout à l'heure dans les grandes gueules. Vous vous inscrivez dès maintenant. Vous envoyez vacances au 7-3216. Vacances au 7-3216 pour gagner comme Guillaume vos vacances. Bonne chance.
Gagnez vos vacances dans Apolline Matin sur RMC avec Bel-en-Bras. Bel-en-Bras Club numéro 1 des clubs de vacances en France.
Je
file sur BFM TV et RMC, mon invité, c'est donc Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur. A tout de suite. RMC, Apolline Matin. Le rappel des titres, Inès Zegloul.
Quelle
réponse politique au mouvement social ? Emmanuel Macron leur promettait des mesures concrètes. Rendez-vous est en tout cas donné en début d'après-midi pour les représentants des lycéens à Matignon. Ils rencontreront Sébastien Lecornu accompagné par les ministres de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur. Une grande conférence de presse sera ensuite donnée aujourd'hui pour détailler l'action du gouvernement. Des rassemblements prévus aujourd'hui par les associations pour commémorer les victimes de l'attentat raciste de Trappes et la Verrière. Vendredi dernier, un mort et cinq blessés. Des rassemblements également pour dire stop au racisme et à l'islamophobie.
La garde à vue de l'auteur présumé a quant à elle été suspendue hier pour des raisons psychiatriques suspendue jusqu'à ce soir maximum. Un meeting qui se voulait placer sous le signe de l'optimisme par les cadres du Rassemblement National hier à Orléans. Eh bien, ça ne s'est pas tout à fait déroulé comme prévu. Banderole déroulée dans la foule pendant le discours de Jordan Bardella. Le racisme et l'antisémitisme ne dérangent pas le RN, pouvait-on-t-il lire ? Action revendiquée par l'Union des étudiants juifs de France. Violemment sorti de la salle, ils annoncent déposé plainte. Et puis, qui pourrait être lauréat 2026 du Ballon d'Or France Football ?
La 70e cérémonie c'est ce soir en présence confirmée de Kylian Mbappé et d'Ousmane Nembele en lice entre autres aux côtés de Harry Kane ou encore il y a la mine Yamal. La météo de la grisaille ce matin sur le quart nord-ouest et dans le sud-ouest quelques éclaircies sur le sud-est des pluies à prévoir en Aquitaine, Bretagne et Normandie. Des averses sur la moitié nord. Les températures vont de 9 degrés à Aurillac jusqu'à 19 degrés à Perpignan. RMC, il est... RMC, tout de suite, vous écoutez le face-à-face avec Apolline de Malherbe qui reçoit Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
Face
-à-face.
Apolline de Malherbe.
Il
est 8h29 et vous êtes bien sûr à RMC et BFM TV. Bonjour Laurent Nunez. Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le ministre de l'Intérieur bien sûr. Enchaînement de violences, scènes de chaos puis d'extrêmes tensions, tueries de trappes, sommes-nous solides ? C'est la question au fond que l'on se pose ce matin, à la fois en tant que société, en tant qu'État. L'État est-il d'ailleurs capable de protéger ses citoyens ? On va revenir évidemment sur toutes ces questions avec vous. Avant de revenir sur Trappes, d'abord un mot sur les manifestations qui se sont succédées.
Après le week-end précédent, le chaos, le fiasco, peut-on même dire, ce week-end, les manifestations, vous les qualifieriez de quoi ? La journée de samedi, maîtrisée, calme, avez-vous repris le contrôle ?
Non, la journée a été maîtrisée évidemment puisqu'il n'y a pas eu d'incident grave malgré la volonté d'en découdre de militants de la mouvance ultra-gauche et que ça me roche radicale, mais qui ont opéré selon un schéma assez classique,
c
'est-à-dire qu'ils se sont greffés au sein des cortèges et ont tenté de commettre énormément d'exactions avec beaucoup de violence, principalement contre les forces de sécurité intérieure puisque celles-ci ont réussi à les empêcher à partir en cortège sauvage ou à aller dégrader des commerces ou essayer d'aller dans les centres-villes jusqu'à les manifestations de samedi. Aucune ne se tenait dans les centres-villes. Les préfets, en lien avec les organisateurs, avaient réussi à obtenir des parcours qui étaient plus isolés, plus éloignés des centres-villes. C'est le cas notamment à Orléans, c'est le cas à Paris, bien sûr.
Donc évidemment, les groupes à risque ont essayé de s'y rendre et les forces de l'ordre ont fait un travail admirable et les ont empêchées. Donc oui, la situation a été maîtrisée. Il n'empêche qu'on a constaté un très haut niveau de violence contre les forces de sécurité intérieure, le même que le 17, mais ils ont pu répondre parce que...
Parce qu
'ils étaient plus nombreux, parce qu'ils avaient anticipé ?
Il y a trois raisons essentielles. D'abord, parce que la mouvance a pu être cantonnée au sein des cortèges et ne s'est pas éclatée comme elle l
'a
fait le 17 octobre et qui avait provoqué le fait que les dispositifs policiers avaient été dispersés. C'était beaucoup plus difficile à contrôler, à maîtriser. Il y a trois raisons. On a fait beaucoup plus de contrôles de flux sur les personnes qui se rendaient sur les manifestations. Parfois, dans la profondeur, c'est contrôle de flux, ça veut dire une réquisition du procureur. On fouille les gens et on peut saisir du
matériel
des
armes par destination. Vous
en avez trouvé
beaucoup ? Bien sûr, énormément ont été saisies. Vous
parlez
de... Je ne
sais
pas,
de couteaux,
de barres de fer. Des
boules de pétanque, des billes en verre, des frondes, voilà, diverses armes. Et bien sûr, les mortiers. Donc, on a interpellé 1435 personnes sur l'ensemble
du
territoire national. 1435, c'est le chiffre à jour d'hier soir. Et il y en a plus de 100, c'était pour détention d'armes par destination. Donc déjà, des contrôles de flux.
On
a renforcé en volume les effectifs en faisant des rappels sur les congés. J'en remercie les gendarmes et les policiers, évidemment. Et puis ensuite, troisièmement, il y avait un prépositionnement de l'ensemble des effectifs qui étaient mobilisés, qui permettaient de mieux sécuriser, de mieux encadrer ces cortèges. Et puis, quatrièmement, je rajoute un quatrième point, c'est évidemment les mesures de police administrative qui ont été prises. Et encore une fois, j'incite le fait que les manifestations ne se soient pas tenues dans les centres-villes. Je
crois que les organisations syndicales n'ont pas forcément
compris. Enfin, on a eu des discussions, mais globalement, les déclarations ont été respectées. Il faut s'en féliciter parce que personne n'aurait compris qu'il y ait de nouveaux trous à l'ordre public dans des centres-villes qui
avaient été dégradés le 17 octobre. désormais,
pour les semaines qui viennent, on va essayer de se projeter puisque les manifestants disent que ces manifestations sont amenées à durer, que le mouvement est amené à durer. Est-ce qu'on peut imaginer que samedi après samedi,
il
y ait des manifestations et que votre réponse soit la même,
c
'est-à-dire interdire les centres-villes de ces manifestations ?
La réponse, elle se fait au cas par cas.
C
'est les préfets qui apprécient la situation
et
ils se basent sur le fait qu'il y ait eu des troubles à l'ordre public ou qu
'il
y a des risques de troubles à l'ordre public. Très honnêtement, dans les jours qui viennent, la situation ne
va
pas vraiment changer. On
va
continuer des couvre-feux ?
On
va continuer des...
Les
couvre-feux, bien sûr. Les couvre-feux, bien sûr. Ça, ce sont les préfets qui décident en lien avec les maires. On en a un peu plus d'une dizaine, évidemment. Et puis, sur les parcours des manifestations, ce qu'on a vu samedi, le niveau d'engagement de violence contre les forces de sécurité intérieure, la volonté des groupes à risque partout sur le territoire national, le schéma parisien de groupes à risque d'ultra-gauche, extrême-gauche, radicale au sein des cortèges qui essaient de le faire dégénérer, ça s'est produit à Tours,
ça
s
'est
produit à Lyon, à Toulouse, dans de nombreuses villes françaises. Le schéma qui a fait que les préfets ont pu se dire qu'il ne peut pas y avoir de manifestations au centre-ville compte tenu des risques de troubles à
l
'ordre public et des risques de dégradation de commerce, il n
'a
pas été significativement modifié par ce qui s
'est
passé
samedi. Donc il n'y a pas de raison que les préfets les appartiennent au centre-ville. Certes qu'il y ait moins de
pillages ou de tentatives de pillages, mais vous avez vu dans de très nombreuses villes de France des centres-villes qui étaient quasiment déserts, c'est-à-dire que des magasins qui ont fermé, des commerçants qui ont anticipé, qui se sont barricadés, qui n'ont plus confiance dans l'État pour les protéger, qui se sont retrouvés eux-mêmes à devoir faire leur propre police. Parfois aussi parce qu'ils ont entendu les propos du préfet de police de Paris qui laissaient entendre qu'au fond c'était à eux de se débrouiller. Est-ce que l'État aujourd'hui n'est plus en mesure de protéger ses
citoyens
? L'État, un, il s'est passé ce qui s'est passé le 17 octobre et je le regrette. Vraiment, je le regrette. Premier point. Deuxième point, c'est bien l'État qui protège les commerces. Au bout d'un moment, il ne faut pas se tromper de cible. Nous, nous sommes là, les forces de sécurité intérieure sous mon autorité sont là pour protéger nos citoyens, pour protéger les commerces évidemment. Mais attention, ce sont des militants qui
ne
respectent pas le cortège qui ne reste pas avec les organisations syndicales et qui veulent en découdre. Regardez ce qui s'est passé à Paris à la fin du cortège. Regardez ce qui s'est passé dans de nombreuses villes où ils ont essayé de rejoindre les centres-villes par la force pour aller évidemment dégrader des commerces. Ils en ont été empêchés. Donc au bout d'un moment, il ne faut pas se tromper de cible. On a quand même une mouvance qui appelle à l'insurrection, qui appelle à la révolte et qui est là. Et c'est à cause d'elle qu'on déploie ces dispositifs policiers pour les contenir.
Y a-t-il eu des blessés à déplorer du côté des forces de l'ordre ? Y a-t-il eu des manifestants
blessés
? Oui, pour les forces de l'ordre j'ai évidemment le chiffre très précis. On est à 267 blessés. Hier soir, c'était à date. La plupart, heureusement, blessés légers. Et pour les manifestants, les chiffres me remontent toujours plus difficilement. Mais j'avais un chiffre, tout à fait, c'est une estimation de 250 blessés parmi les manifestants. On nous signale quand même trois blessés assez graves. Je crois que c'était à Toulouse, Reims, et à Toulouse, pardon. Reims et Clermont-Ferrand.
Clermont-Ferrand, notamment, on parle d'une personne qui aurait été blessée à la main. Est-ce qu'il pourrait s'agir d'une grenade ?
Oui, on n'a pas de certitude à ma connaissance sur ce cas-là. À Toulouse, c'est peut-être le cas. En tout cas, il y a des enquêtes de l'IGPN, comme à chaque
fois.
Vous avez parlé de l'ultra-gauche. Il y a aussi eu des affrontements entre ultra-gauche et ultra-droite. On parle de Montpellier, Dijon, Nice, Nancy, Rouen, Tours. De quoi s'agit-il ? Face à face, mais aussi face à vous, deux mouvances ultra-gauche, ultra-droite ?
Je vais bien. D'abord, un point sur les trois villes où je vous ai cité où les personnes ont
été
grèvement blessées. C'est dans le cadre d'actions de police compte tenu d'un contexte d'extrême violence. C
'est dans un
contexte d'extrême violence.
Je n'ai pas trop de doutes sur la proportionnalité de l'action policière si jamais elle était à l'origine de ces blessures. Sur ce qui s'est passé, effectivement, nous savions, puisqu'il y avait des appels pour le 24 octobre, précisément, de nombreuses mouvances ultra-droites, pas mal d'identitaires, en fait, de la mouvance identitaire, ce qui est une mouvance ultra-droite, de nationalistes également, qui voulaient descendre dans les centres-villes pour protéger les commerces. Officiellement, évidemment, dans leur discours, enfin, ce n
'est
pas bien officiel, mais enfin, sur les réseaux sociaux, c'est ce qu'ils disaient. Donc, nous savions qu'ils risquaient de venir, effectivement, dans de nombreuses villes. Moi, dès samedi soir, il était porté à ma connaissance que ça avait été le cas à Nice, à Montpellier. On a vu des vidéos, puis les rapports sont remontés, il y
en
a eu dans d'autres villes. Ce sont effectivement des groupes qui sont venus en groupe constitué, principalement en réalité, pour s'en prendre à la mouvance ultra-gauche, comme ils le font habituellement. Et les policiers ont pu constater, effectivement, des affrontements auxquels ils ont mis un terme. Je vais couper court à ces rumeurs. À aucun moment, évidemment, la police ne les a protégés. À aucun moment, ils n'ont travaillé en concertation avec des policiers et des gendarmes. Bien évidemment.
Si vous répondez
à ces rumeurs, c'est parce qu'elles ont été relayées,
pas sous
forme de rumeurs, mais sous forme d'accusations. Manuel Bompard, par exemple, le coordinateur de LFI, qui dit samedi sur Twitter, à Nice, toute manifestation était interdite, sauf, dit-il, pour les fascistes qui ont pu se balader en ville armés de couteaux et de barres de fer pour agresser les passants. Le ministre Nunez et le maire Ciotti les protègent-ils ?
Non, on ne protège personne, certainement pas. En tout cas, on applique les interdictions pour tout le monde. On a empêché les affrontements entre ces groupes. Les policiers et
les
gendarmes avaient une mission, c'était d'éviter les pillages et de mettre un terme aux exactions de la mouvance d'extrême-gauche. Vous savez qu'en police, en gendarmerie, quand on a une mission, c'est compliqué de se détourner de cette mission. Ils ont intervenu à de nombreuses reprises pour disperser, empêcher des affrontements entre l'ultra-gauche et l'ultra-droite. Et M. Thomas Porte, je peux l'informer d'une chose,
c
'est qu'à Nice, notamment...
Député
LFI
?
Député
LFI
?
À
Nice, notamment, le groupe a été dispersé et on a 11 personnes d'ultra-droite qui ont été interpellées. Et qui sont en garde à
vue
? Et le procureur de Nice s'est saisi de la constitution de ce groupe parce qu'évidemment, il va y avoir des suites. Ils se sont constitués dans ce qu'on appelle un groupe de combat ou à tout le moins un groupe constitué en
vie
de commettre des violences. Donc ça veut dire, un, que ça relève peut-être d'incrimination pénale, c'est pas à moi d'en juger mais je demande à tous les préfets partout que ça s'est produit de saisir la justice. Deux,
effectivement,
comme vous venez de le dire, Rapoline de Malherbe, il y
a
des polices administratives qui s'appliquent, notamment des possibilités de dissoudre ces groupes s'ils se sont vraiment, et ça semble être le cas, constitués en groupe de combat. Et si jamais c'était des groupes dissous, on les poursuivra au pénal pour reconstitution de l'Igdissou.
Laurent Nunez, comment on se projette sur la suite ? Un mouvement qui est appelé à durer, voilà ce que disent un certain nombre de manifestants. Est-ce que samedi après samedi, parlons déjà du samedi prochain, il se trouve que c'est aussi la journée d'Halloween, est-ce que vous redoutez des débordements ? Est-ce que vous allez devoir mettre en place ?
Clairement, mais clairement, oui, clairement, oui, on ne
va
pas dire, vous savez, l'action de police et de gérard mori, c'est pas j'appuie sur un bouton et je fais disparaître des personnes qui appellent à des messages de violence, d'insurrection, qui n'hésitent pas à dire qu'ils lancent la révolte. Non, oui, clairement, oui, et puis la soirée, oui, et puis il
y a
la soirée d'Halloween, traditionnellement, qui est toujours un peu animée, j'ouvre les guillemets, c'est un euphémisme. Oui, on s'attend à
ce
que ce soit à nouveau compliqué, que ce soit de nouveau une grosse journée de mobilisation.
Vous
allez être obligé de mettre un dispositif en place qui sera comparable à celui du dernier
samedi ?
Évidemment, on va déployer un dispositif extrêmement robuste. À nouveau, évidemment, les policiers et les gendarmes vont être mis à contribution, d'abord parce qu'ils vont encore
travailler
et
surtout
parce
qu'ils sont
pris à partie dans des conditions qui s'apparentent assez souvent quand même à des tentatives de meurtre, il faut le dire.
Des tentatives de meurtre ? Les policiers font l'objet de tentatives de meurtre ?
Écoutez, quand vous balancez un mortier à
bout
portant un pavé ou que vous arrivez avec des frondes et des billes, pardon, mais c'est de la violence volontaire qui peut un jour, un jour, j'espère que ça n'arrivera jamais, mais j'espère qu'un jour, la justice pourra suivre sur ce grief-là. Parce que quand vous balancez
un pavé... C'est-à-dire,
vous êtes en train de dire qu'au fond, le qualificatif, si c'était vous qui deviez en décider, vous diriez qu'il s'agit de tentatives de meurtre ?
Je ne dirais pas judiciairement, mais quand vous lancez des pavés... Quand vous êtes sur un toit dimanche et que vous balancez des morceaux de cheminée sur une compagnie de la direction de l'ordre public et de la circulation à la PP, comment vous voulez appeler ça ? Enfin, judiciairement, peut-être que ce ne sera jamais qualifié comme ça, mais moi, comme ministre de l'Intérieur et comme l'ensemble de nos concitoyens, c'est comme ça que je le lis.
Le plateau des Mille Vaches, deux des suspects de l'incendie volontaire de la mairie de Limoges sont issus de ce plateau des Mille Vaches. Est-ce que vous estimez que les 20 dernières années, cette mouvance d'ultra-gauche, anarchiste, anticapitaliste, écologiste, semble-t-il, en tout cas pour les deux principaux suspects, a été minimisée ? Quand on regarde, après l'affaire de Tarnac, après le sabotage de lignes TGV, de lignes EDF, d'Enedis, et qu'il y a eu en réalité assez peu de conséquences judiciaires, en tout cas pas de nature à arrêter leurs actions, est-ce que vous vous dites qu'on a sous-estimé cette mouvance
? Jamais de
l
'avis. Vous ne m'entendrez jamais, je suis ministre de l'Intérieur, j'ai été responsable des services de renseignement dans ma vie passée, jamais vous ne m'entendrez dire qu'on a sous-estimé la menace de l'ultra-gauche. C'est faux. C'est faux. Ces groupuscules dont vous parlez, le site dont vous parlez, je ne peux pas m'étendre sur ces sujets, ils sont évidemment suivis. Sur la zone dont vous parlez, on est plutôt sur des anarchistes voire des anarcho-autonomes. Jamais cette mouvance a été délaissée. D'ailleurs, Tarnac, vous vous souvenez que ça n
'a
pas été retenu finalement comme un dossier terroriste.
Puis
ensuite, l'association de malfaiteurs est tombée également. Cela étant, les services de renseignement travaillent sur cette mouvance. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons. D'abord, parce que c'est une mouvance qui se livre à effectivement beaucoup d'actions de sabotage, dont le projet est quand même de renverser les institutions, de renverser notre République. Et puis, il y a des connexions avec des groupuscules similaires dans des pays où ils sont sur l'action déjà à un niveau terroriste. puisqu'il s'agit de l'Allemagne, de l'Italie, de la Grèce, voire de l'Espagne. Donc,
c
'est une mouvance qui a toujours été suivie. Comme l'ultra-droite, il ne faut pas négliger que nous avons eu ces dix dernières années beaucoup plus de dossiers terroristes d'ultra-droite que d'ultra-gauche. Mais on en a aussi à l'ultra-gauche. Donc, il faut être extrêmement vigilant.
Laurent Nunez trappe l'effroi. Un homme abattu, visé par ce que noir. Cinq blessés graves, dont une petite fille de 12 ans, visée par un acte raciste. A l'évidence, la garde à vue a été levée en raison d'état psychiatrique du suspect. Et l'avocat de la famille, Maître Bouseroux, s'interroge sur cette décision. Il dit cette décision intervenant à la suite d'un examen psychiatrique demandé par le Parquet national antiterroriste ne manque pas de nous étonner. Voilà ce qu'il dit dans un communiqué. Car en pratique, lever une garde à vue pour motifs psychiatriques, c'est extrêmement rare. Il laisse entendre, au fond, que peut-être ce serait pour minimiser cet
acte ? D
'abord, ce n
'est
pas rare. Ça arrive assez souvent, y compris sur des actes de terrorisme islamiste.
D
'ailleurs, souvent, à l'extrême droite, à l'ultroi d'oeil, l'échiquier politique, on nous dit que c'est pour minimiser cet acte. Non. D'abord, ce qui s'est passé à Trappes, c'est très grave. C'est un attentat terroriste raciste. L'auteur a agi pour tuer des personnes qui, à ses yeux, n'avaient pas s'intégrer au sein de la société française parce qu'elles étaient d'origine, simplement d'origine étrangère. C'est très grave ce qui s'est passé pour le vivre ensemble et pour la cohésion de notre pays.
C
'est très grave et moi, je le condamne fermement. J'ai évidemment une pensée pour la victime
décédée
et pour les victimes blessées qui, heureusement,
c'est en train de
devenir.
Heureusement, on
leur a été stabilisé.
Il
y a le drame absolu et très vite, il y a eu la polémique.
Je termine. Le fait
que
l'individu aille en soins psy, peut-être qu'il souffre de troubles psy, mais ça ne change rien à la gravité de l'acte au fait que ce soit un attentat terroriste, raciste. Ça ne change rien, on ne cherche pas à minimiser. C'est normal, ça fait partie des procédures. Quand il est examiné par les enquêteurs, on constate qu'il n'est pas dans son état normal. Il
souffrirait de schizophrénie et il a été testé positif au cannabis et à la cocaïne. Ça n'enlèvera pas le
qualificatif d'attentat terroriste. Que les choses soient claires, ça ne l'enlèvera pas. Ça reste un individu qui est ému par la haine, le racisme, et il a tué pour ça. C'est du terrorisme.
Lorsque vous entendez cet avocat qui dit également que l'État aurait sans doute failli. Je le cite. La famille, la famille notamment de Penga Bossio Wangui qui est donc décédée. La famille demande que soient déterminées avec précision les conditions dans lesquelles cet individu n'a fait l'objet d'aucun signalement préventif alors même que son armement et son profil auraient dû attirer l'attention des services compétents. Voilà ce que dit l'avocat. Elle demande la communication de l'ensemble des éléments relatifs à son suivi ou à l'absence de son suivi et se réserve le droit de rechercher toute responsabilité administrative. Est-ce que l'État a failli ?
Non, attendez. Je comprends les interrogations légitimes de la famille, de l'avocat. Je le comprends. Chaque fois qu'il
y
a l'attention terroriste c'est évidemment la première question qu
'on
se pose. Est-ce que l'individu était connu ? Est-ce qu'il était suivi ? Enfin, connu pour radicalisation. Pas connu pour des faits de droit commun. Ces questions sont légitimes. Mais
au
cas d'espèce, il semblerait, je suis très prudent, que cet individu soit passé à l'axe sans qu'il y ait eu de signes annonciateurs qu'il appartenait. Un attentat comme ça, on ne
va
pas se classer ultra-droite. On est sur l'ultra-droite. C'est clair, net, précis. Donc, il n'y avait pas de signe avant-coureur à ma connaissance. Il n'était pas connu des services.
Ce qui arrive
malheureusement dans beaucoup d'attentats terroristes, les derniers attentats terroristes récents, c'est souvent ça. Pourquoi ? Parce que les services font un travail remarquable quelle que soit la thématique de la radicalisation. Islamiste radical, ultra-droite, ultra-gauche font un travail remarquable et connaissent beaucoup d'objectifs. Mais il y en a qui passent à l'acte subitement, soudainement. Est-ce que c'est ce qui s'est passé au cas d'espèce ? En tout cas, toute la réponse sera portée par la justice aux questions que se pose la famille. Et moi, comme ministre de
l
'Intérieur, comme patron des services de renseignement, également qu
'on
fera toute la lumière sur cette affaire pour savoir s'il y avait des signes avant-coureurs ou pas. À ma connaissance, ça n'est pas le cas. Encore une fois, ça n'enlève rien à la gravité de cet acte.
Est-ce qu'il y a sur le territoire un certain nombre, un grand nombre ? A combien est-ce que que vous estimez des profils de ce type aujourd'hui dormant en quelque sorte ?
Ce type de profils sont ceux qui nous inquiètent le plus. Je ne parle là que de la mouvance ultra-droite. Je mets de côté les autres sujets.
La
mouvance ultra-droite, elle est aussi connue les identitaires, les nationalistes, les néo-nazis, ceux qu'on a vu d'ailleurs défiler en groupe de combat samedi dans les
rues
des villes dont j'ai parlé. Ce qui nous inquiète le plus, c'est plutôt ce genre de profil, des individus un peu isolés qui sont nourris d'idéologies racistes, qui s'abreuvent des discours ambiants, de l'ambiance et qui soudainement passent à l'action. C'est ça qui nous inquiète le plus. Et c'est évidemment ce qui est le plus difficile à détecter, bien évidemment.
Est-ce que les réseaux sociaux sont mis à
contribution à la fois pour défiler, mais d'ailleurs peut-être, on s
'est
posé la question samedi en regardant les algorithmes, est-ce qu'ils sont réfrénés en quelque sorte ? Est-ce qu'aujourd'hui vous estimez que les réseaux sociaux doivent être des partenaires ou est-ce qu'ils sont, ou est-ce qu'ils jouent le jeu ou non ?
Alors d'abord, effectivement, ces individus qui souvent sont isolés, alors on verra au cas d'espèce, mais qui s'abreuvent effectivement de réseaux sociaux. Effectivement, beaucoup de la radicalisation peut passer par les réseaux sociaux et évidemment, les plateformes ont des obligations de signalement quand il y
a
des contenus qui sont illégaux, notamment sur la thématique du terrorisme.
Laurent Nunez, il y a une semaine, vous présentiez votre démission à la suite de la journée et du fiasco du 17 octobre. Est-ce qu'aujourd'hui,
vous
vous dites je suis au bon endroit et j'ai les moyens de remettre l'ordre dans ce pays
?
Oui, bien sûr. Sinon, oui, bien sûr. Moi, j'ai accepté d'être ministre de l'Intérieur pour servir mon pays, d'abord. Moi, je ne me projette pas, je n
'ai
pas de projet personnel. Je resterai aussi longtemps qu'on me fera confiance et le président de la République et le Premier ministre à mon poste. J'ai une expérience que je mets à la disposition de mon pays. Moi, je suis là pour servir mon pays et rien d'autre. Je n'ai aucun projet politique personnel et je ne me projette pas au-delà de l
'intérêt général. Et l'intérêt général, c'est la stabilité de notre pays. Est-ce
que l'on va pouvoir tenir six mois jusqu'à l'élection présidentielle
? On tiendra six mois jusqu'à l'élection présidentielle.
On tiendra. Vous n'avez aucun doute.
Bien sûr, on tiendra. Après, évidemment, vous voyez ce qui s'est passé à Trappes, vous voyez ce qui se passe et ce qui est encore une fois très grave qui dit
beaucoup
de
choses de notre
société. Ce qui se passe dans la rue, quand maintenant, l'expression, elle se traduit finalement par... On n'imagine pas l'expression et la revendication d'une opinion autrement que par la violence. Quand vous voyez que nous sommes obligés, il faut aussi mettre ça sur la table. Quand vous voyez que nous sommes obligés de protéger massivement le Congrès du Rassemblement National parce qu'il y a des gens qui vont manifester contre au risque d'agréger. Je ne critique pas. Tout le monde peut manifester. Orléans, notre même mission, c'était de garantir la liberté de réunion politique et la liberté de manifester. Mais en condition qu'il n
'y ait
pas de troubles à l'heure publique. Orléans, heureusement, elle n'est pas passée à l'action parce qu'elle en a été empêchée par le dispositif policier mis en place.
Il y avait partie de la mouvance
d'outre-gauche, d'extrême-gauche radicale, etc. Donc, quand vous mettez tout ça bout à bout, oui, ce sera compliqué. Il faut de l'apaisement, il faut du cohésion, il faut de
vivre
ensemble. Une société cocotte-minute, certains estiment effectivement qu'il y a la question de la durée, qui a aussi la question de l'agenda et du calendrier électoral. Je sais que ce n'est pas votre prérogative, mais celle du président de
la
République. Mais est-ce qu'en termes de maintien de l'ordre, le fait que le deuxième tour tombe le lendemain d'une journée à très forte mobilisation de manifestation, est-ce que vous estimez que malgré tout, c'est un risque
?
La date a été fixée, a été donnée après un conseil des ministres en début juillet, je crois. Donc, c'est le décret de convocation des électeurs
qui fixera... Mais c'était avant qu
'on se
retrouve dans cette situation. Convocation
des électeurs qui fixera définitivement la date. Ce que je veux dire, d'ici aux élections et même tout simplement à très court terme dans les semaines qui viennent, oui, il
y a
une situation qui est extrêmement tendue et il faut que... Moi, mon travail, c'est de maintenir l'ordre public dans la rue, de le faire. Il y
a
eu évidemment le gros plantage du 17 octobre que j'assume totalement. D
'ailleurs,
c'est pour ça que j'ai présenté ma démission.
Je ne me suis
jamais planqué dans ma vie comme fonctionnaire et comme ministre, encore moins. Maintenant, je pense qu'il faut que nous, on apporte des solutions de maintien de l'ordre mais il faut aussi que dans notre pays, un certain nombre de groupes politiques, de syndicats, il y a la revendication et les légitimes mais attention aussi au vivre ensemble, à la cohésion et à la mesure qu'il faut avoir dans la façon dont on exprime les demandes. Attention.
Merci Laurent Nunez d'avoir répondu à mes questions ce matin. Ministre de l'Intérieur sur RMC et BFM TV.
Dans
un instant, Les Grandes Gueules sur RMC avec Olivier Truchot. Olivier, quel est le programme ?
Bonjour à Pauline. Les Grandes Gueules qui se préparent à débattre pendant trois heures de l'actualité. On va revenir bien sûr sur l'attentat raciste à Trappes avec des manifestations prévues aujourd'hui pour dénoncer la banalisation de la haine raciste. Alors justement, est-ce que cette haine raciste se banalise selon vous ? On en parle avec les GG, avec vous bien sûr au 32-16. Deux invités face au GG. Tout d'abord, Copélia Moreau, c'est l'une des figures du mouvement lycéen et étudiant. C'est une journée décisive pour le gouvernement qui annonce des réponses concrètes à la crise ICN. Alors on verra ce qu'il en est cet après-midi. Qu'attend Copélia Moreau du gouvernement ?
Elle nous le dira tout à l'heure face au GG. Et puis, un candidat à l'élection présidentielle en difficulté, c'est Bruno Retailleau face au GG avec Marine Le Pen surpuissante et David Lissnard qui le doute dans les sondages. Est-ce qu'il va devoir jeter l'éponge ? Bruno Retailleau, la question lui sera posée
?