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interviewSud Radio (sur YouTube)· 14 mai 2026 44 min

Robert Ménard :"Ma fille vote Mélenchon"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Midih 14h Sud Radio, la France [musique] dans tous ces États le face-à face. Mais vous êtes bien sur Sud Radio en ce jeudi 14 mai, jour de l'Ascension 2026, il est 13h05. J'ai l'honneur, la joie, le plaisir, la fierté de recevoir quelqu'un qui compte beaucoup pour moi qui s'appelle Robert Ménard.

Je le place, je sais pas s'il va être d'accord, je le place parmi les trois trubliants de la République qui ont commis un défaut très grave. Ce sont des personnages du compte d'Andersen. Ils ont vu que le roi était nu.

Il s'appelle É Zimour, Michel Onfré et Robert Ménard. Voilà, c'est des emmerdeurs. Il pense pas comme tout le monde et ils disent des choses qu'on ose pas dire.

Ils le disent, on peut être d'accord ou pas d'accord, on peut les vénérer ou les détester. Ils disent, ils mettent le doigt dans la plée comme Saint-Thomas. Euh et ils disent des choses que tout le monde n'ose pas dire.

Du coup, évidemment, ils ont ils ont des problèmes. Et là, Robert Ménard est là aujourd'hui avec nous pour la lettre qu'il a écrit [raclement de gorge] à sa fille, lettre à Clara. Alors, j'ai consulté des lettres d'amour de grands auteurs, lettres de Gérard de Nerval à Gicolan, d'Anaï Snin, de Guillaume Apolliner, à Lou, Victor Hugois Juliette Droué.

J'ai cherché les mots qu'il y a. C'est pas une lettre d'amour, c'est une lettre d'amour d'un père à sa fille. D'abord, l'amour père fille, l'amour mère, fils, on sait que c'est évident et fils mère, je vous en parle pas.

On a été vie l'amour et je le sais, je vis la situation, je parle en connaissance en connaissance de cause. L'amour d'un père à sa fille, c'est quelque chose de sacré. Et cette lettre consacre cette lettre à Clara consacre les difficultés, les déchures de notre époque.

C'est un traité sociologique, c'est un traité politique, il y a un peu de philosophie, il y a il y a beaucoup d'amour. Euh Robert Bénard, vous qui [grognement] êtes confronté en tant que maire de Bé, en tant qu'élu de la République qui est dans le débat public, pourquoi vous avez voulu préciser ? On s'est tous engueulé avec nos enfants et surtout aujourd'hui où les enfants ont droit de tout dire.

Moi à l'époque à la Clara, j'aurais pris une claque et et la mienne qui fait la même chose. Voilà, mais j'ai failli lui mettre une fessée. Bon et là, vous envoyez ce document, ce message ce message politique très fort.

Pourquoi vous avez voulu rendre public cette cette divergence et dire il faut en parler euh à l'écoute de tous les Français, tous les Français ? d'abord parce que je crois que je suis pas le seul à vivre ça. Enfin, chaque fois que je discute avec des gens, pas chaque fois mais souvent les les parents et les enfants ont rencontré ça ensuite parce que c'est tout bête, tout idiot, mais j'arrivais plus à à à lui parler sereinement, vous savez.

Alors peut-être que je suis du midi donc je m'emballe, je m'engueule. Je peux dire des mots qui dépassent exactement ce que je pense. Au président de la République, vous lui trouver quel fois donner des noms d'oiseaux comme ça, ça se passe très bien parce qu'on sent que ça sort du cœur.

Ouais mais ma fille, elle le prend, elle le prenait mal et tout. Elles sont elles sont très très strictes. Sur tout un tas de sujets mais pas que des sujets politiques, des sujets vous savez qu'ils en vous engagent plus.

Elle est féministe mais au-delà de toute raison 24 ans. Elle elle est féministe au-delà de toute raison. Je veux dire moi j'ai une femme qui est qui est journaliste, qui est qui était député et tout.

Je lu dis écoute ma puce, enfin à la maison, je suis pas un affre macho et je suis un monsieur d'un certain âge. Je sais pas l'âge de ma femme, je suis bien plus vieux. Je lui dis mais enfin papa, il est pas le monstre que tu es en train de de décrire dans ses habitudes.

Et puis ça prend un tour terrible parce que comme plein de parents enfin je sais pas comment vous, moi je je suis ma fille et nos garçons ne vivent plus avec nous. Ils sont chaque fois ils sont chacun leur vie. Oui, mais sauf que quand on se voit à la maison euh Emmanuel me dit alors Emmanuel c'est ma femme, elle me dit alors tu parles pas de ça, de ça, de ça, de ça, de ça et chaque année, la liste salon des interdits ne cesse de s'accroître pour rigoler, mais tu peux plus aborder.

Puis dès que ça dérape parce que quand même en plus on fait Emmanuel fait de la politique, je fais de la politique, enfin c'est difficile de parler un peu de ne pas parler de politique pendant une semaine. Et donc moi ça me blessait parce que je sais je sais on s'envoie des SMS je t'aime elle me l'écrit "Je t'aime moi je t'aime mon papa, ma chérie." Enfin elle aime pas que je dise ma petite chérie parce qu'à 24 ans, elle pense [rires] que qu'elle est quasiment adulte.

Mais enfin c'est tout. Et donc il y a ça et puis je me suis aperçu que cette absence de dialogue entre [grognement] de un père et une mère qui s'aime cet absence dialogue, il est exactement ce qu'on vit dans ce pays. Alors attendez, on s'aime pas forcément mais attendez, vous avez vu moi il y a des gens avec qui je n'arrive plus à débattre parce que je n'ai pas envie de match de boxe.

Je n'ai pas envie. Tuas oui tu peux tu peux avoir envie de gagner mais c'est pas ça que j'ai envie. J'ai envie de de pouvoir voir ce que quand même malgré tout on a en commun.

On il va y avoir une élection présidentielle. Il faut quand même qu'on trouve une façon de vivre. Or, les désaccords avec ma fille, ça liste les problèmes qu'on que ce pays-là euh sur le féminisme sur Alors, le pire c'est Israël et Gaza.

Alors là, il vaut mieux même pas commencer à en discuter. C'est clant hein, on va dire ça. C'est très très cliant.

Israël et Gaz l'écologie, je t'en parle pas. les animaux. En plus, à baiser, il y a la corrida, je sais pas si vous voyez ce que ça peut ce que ça peut donner euh sur tous les sujets, l'homosexualité, le plutôt le mariage pour tous, enfin je peux vous prendre une liste de sujets, la fin de vie.

Vous savez tous ces sujets qui sont au fond plus importants que la politique stricte sensu. Je m'en fous si elle votait euh euh ou qu'elle vote qu'on nit pas exactement les mêmes votes, c'est vraiment évidemment ça n'a exactement aucune importance parce que quand même elle finit quand même par voter pour sa mère et sa et son père quand même. Elle vote pour moi.

Évidemment aux élections. Je plaisante mais ça me ferait quelque chose si elle faisait mais non c'est que c'est sur des choses qui sont essentielles. D'ailleurs, elle pourrait papa je vote pas pour toi mais je contribue à à ce dialogue, à cette confrontation.

Euh on n pas on n plus aux guerres de religion où on s'était massacré au thème de l'Évangile, c'est-à-dire une religion d'amour, la plus grande guerre civile peut-être de l'histoire occidentale. Sous l'affaire d'fus, on se on se foutait sur la gueule à table dans les familles. Le pays a été coupé en deux.

On est aujourd'hui, je me souviens du livre de Jean-François Cann dans les années 60 la guerre civile. On y est, on y est. Et vous Robert Menard, vous nous prédisez plus que ça.

Si on ne fait rien, ça sera plus que la guerre civile. Et là, vous avez une guerre idéologique à l'intérieur de la famille et vous prouvez vous par cette lettre que l'on peut être en désaccord. Il peut y avoir une confrontation des anguelades.

Malgré tout, les sentiments humains restent plus forts que le clivage idéologique. Euh, c'est pas toujours comme ça. Vous savez qu'il y a des endroits où le clivage idéologique passe d'abord et on puis on te renit, on te rejette parce que tu es devenu un salot.

Effectivement et là quand vous quand vous dans clar, il y a des passages qui sont qui sont bouleversants. J'ai envie de vous dire euh l'homme de gauche c'est vous parce que le rebelle, l'anticonformiste, celui qui dit non, celui qui résiste tout le temps. Alors ensuite, on va dire c'est pour de bon pour bonuses raisons.

Celui qui vraiment se met en confrontation avec l'ordre établi et qui refuse les d c'est vous. Je dis que vous êtes plus à gauche qu'elle. Est-ce que vous comme ça ?

Je lui dis "Ma chérie, tu sais, j'ai toujours quand j'avais euh 20 ans et avant, j'ai je trouvais que le monde était dégueulasse. Je pense qu'il l'est toujours. Je pense comme toi que moi je me contente pas.

Alors, je suis dans une ville, une ville pauvre. Euh je sais ce que c'est le malheur des gens et je vais pas me résigner à ça. C'est pour ça que je lui ai je lui renvoie jamais dans le texte, vous savez, des copains qui me disent "Mais tu as qu'à lui dire qu'elle changera." Non non, je veux pas la révolte.

J'ai pas envie qu'elle change là-dessus parce que d'abord parce qu'elle a raison sur sa tombe de po et parce qu'elle me fait changer. Personne ne m'a fait aussi changer. Oui, la mairie le fait d'être mère.

Mais elle parce que j'écoute ce qu'elle me dit parce que je me dis quand même ma fille et puis les gens qui sont pas d'accord avec vous et tout ça avec moi ils ont des des raisonnements, ils sont intelligents. J'essaie de d'écouter alors évidemment je l'écoute avec une attention particulière parce que parce que c'est elle. Mais j'aimerais que me dire est-ce qu'il y a des points précis où justement sans vous faire changer d'avis, elle vous a interpellé ou ébranlé ou vous aviez Alors, je parle, je sais que vous êtes un homme qui n'a pas de certitude.

Vous n'avec des convictions et vous êtes capable de changer d'avis et vous l'avez dit en public. Oui, j'ai voté un tel, je me suis trompé. Oui, j'ai cru en un Intel que ce soit Marine Pen Risemour et maintenant je suis un homme libre.

Quand je me suis engagé pour eux parce que c'était sincèrement, c'était sincère, aujourd'hui ça n'est plus. Est-ce que dans les dans l'échange avec Clara, il y a quelques points ? pour la rassurer.

Je dis si elle nous écoute ou papa a tenu compte de alors papa a tenu compte de ce que de ce que tu lui as dit. Oui. Par exemple euh je raconte on a fait toutes les manifes du mariage pour tous ensemble.

Alors elle était dans sa poussette mais elle a beaucoup manifesté dans sa poussette. [raclement de gorge] C'est peut-être ce qu'elle vous reproche d'avoir manipulé à l'époque. [rires] Elle était là et tout et moi j'ai en plus familialement on a aucune raison d'avoir des problèmes avec l'homosexualité.

On en a aucune. Mais moi euh avec Emmanuel, on est catholique et on pense que il y a des problèmes de filiation. C'est pas pareil.

C'est pas J'ai jamais pensé qu'un couple homosexuel euh aimait moins euh ses ses enfants ou les enfants qui qui sont avec eux. le oui leurs enfants qu'un couple que vous ou que moi puisque vous je sais qui vous êtes et donc on aime nos enfants, ça fait Mais moi j'ai toujours dit quand je suis devenue mère un peu lâchement c'est pour ça qu'elle a raison la chose écoutez moi je ne vais pas marier les couples homosexuels mais à la mairie on les marie il y a des adjoints qui qui les marient et Clara m'a beaucoup reproché ce qu'elles estim une espèce d'hypocrisie où elle a raison. Et c'est vrai que je me suis aperçu il y a peut-être 1 an arrive, je reçois un courrier de deux dames qui veulent se marier, qui sont toutes les deux gendarmes et qui me font une lettre adorable et qui disent des choses gentilles sur moi.

Et lâchement pour dire la vérité, je dis je peux pas les marier pour une autre raison, c'est qu'ils habitent pas à baiser. Oui tu peux pas résider il faut résider on peut avoir une lettre de complaisance ça fait le font pas et donc je leur fais répondre que je peux pas les marier pour c vous auriez accepté qu'un de vos adjoints les maris oui mais là c'est je l'aurais fait moi-même d'accord pour la première fois parce que je me suis rappelé de de Clara je me suis dit mais enfin je vais pas être hypocrite je vais pas demander à mes adjoints de les marier et moi de pas voir les qu'est-ce que c'est ce n'alliez pas vous dérober Mais vous avez envie vous de vous dérober dans la vie. Tu fais faire les choses que tu veux pas faire à ton voisin de Pier.

J'étais élu municipal et mon premier mariage c'était un couple d'amis hôteliers qui était qui vivait ensemble de garçons. Je leur ai dit je m'attendais pas, je l'ai fait quand même de bon cœur mais c'est vrai que c'était c'était surprenant. Je suis avec Robert Ménard en direct sur sur Sud Radio pour parler de sa lettre à Clara, à sa fille.

Comment peut-on être si proche et en apparence si loin ? Je dis que c'est une lettre d'amour. En tout cas, c'est un témoignage sur notre société, j'allais dire notre civilisation.

Comment une déchirure idéologique peut malgré tout être dépassée par les sentiments filiaux, l'amour d'un père à une fille. Vous nous appelez au 0826 300 300 parce que vous-même vous pouvez être confronté à cette situation, pas forcément avec vos enfants, avec des parents, avec une sœur, avec un père, avec une mère, avec des voisins, avec des amis que vous aimez, vous êtes engueulés, quelque fois même vous êtes fâché et et si vous lisez lettres à Clara, vous verrez qu'il y aura toujours espoir sur bibocher. Le principal, c'est d'avoir du cœur, de la bonne foi, de la sincérité et le courage de le dire.

À tout de suite. Vous appelez Emmanuel Galasso 0826 300. Il nous passera et tel que je connais Robert Bénard, il se fera un plaisir de vous répondre avec courage et pertinence.

À tout de suite sur Sud Radio. Midi 14h, la France midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces états. Pericoléas, vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h19 et vous êtes d'autant mieux sur Sud de Radio que je reçois Robert Ménard.

C'est pas donné à tout le monde, on le voit souvent. Mais quand il vient, c'est pas pour blablater, c'est pas pour dire n'importe quoi, c'est parce qu'il a des choses précises à dire qui souvent dérange. Je le mets je le mets au titre des trois truillons de la République.

ERC Zemour, Michel Enfré, Robert Ménard. Trois personnages qui n'ont rien à voir ni sur le fond ni sur la forme mais qui ont le malheur de dire que le roi est nu à un système qui pense que le roi est habillé. On lui voit même les fesses au roi quelquefois.

Et Robert Ménard, il met le doigt sur la fesse. Il dit "Voyez, le monsieur, il a pas sa robe, il est à poil et ça ça ne plaît pas." Lettre à Clara, c'est d'abord c'est un je vais pas tomber dans la flatterie, on a passé l'âge Robert et moi, on a on a presque le mémoire.

Euh c'est de la belle écriture, c'est de la belle littérature, c'est celle du cœur. Euh et papa papa dit à sa fille "On peut s'engueuler mais on somme quand même." Et Robert Ménard le décrypte avec des mots d'une précision, d'une sagesse.

C'est un un document politique, sociologique et culturel très fort. Je l'ai divisé en deux temps, Robert Ménard. J'ai vu un aspect révolutionnaire parce que c'est révolutionnaire comme projet et puis il y a aussi sur le plan quelque chose de de bouleversant.

Je dirais sur le plan révolutionnaire. Pourquoi ? Il y a en commun la peur du déclin, la recherche d'un sens à la vie, l'envie de protéger les autres, le besoin de justice et surtout le le désir de rester lié malgré les désaccords.

Ça c'est quand même révolutionnaire aujourd'hui. On est toujours dans la confrontation, dans le rejet. C'est incroyable que vous l'ayez résumé comme ça parce que en vous écoutant là, c'est exactement ce que je pense mais j'aurais pas su le dire aussi bien que vous venez de le faire parce que c'est exactement ce que je pense et surtout c'est exactement ce que ce dont de notre pays a besoin.

Exactement de ça. Je dans ce livre vous cherchez pas à gagner vous cherchez à [raclement de gorge] convaincre ou à maintenir le contact. Il faut vous sa moi j'ai longtemps pensé qu'il fallait mettre tout par-dessus bord.

Je pense qu'il a besoin juste d'être réparé. Réparé. Remettre le dialogue au centre.

C'est ce que je lis dans vos livres. Le dialogue au centre. Les gens sur leurs pattes et pas sur leur tête.

Faire tout ça. Et au fond, ce que vous venez de résumer, c'est exactement l'enjeu y compris là, je quitte le terrain du livre de la politique. On a besoin de ça pour dans un an.

Et on a ce pays, pas vous, moi ce pays a a a besoin de ça. On a besoin de d'être capable d'écouter l'autre. On a besoin de bon sens.

On a besoin On a besoin de quelqu'un qui aime les gens. Aime les gens. Le secret, moi je pense qu'on peut dire plein de choses aux gens.

On peut dire y compris des choses difficiles aux gens. On peut compr y compris leur dire il y a des efforts à faire, il faut les répartir au mieux. Plus pour les gens comme nous qui avons pas trop de soucis et moins d'efforts pour ceux qui ont moins de de moyens.

Mais il faut les aimer. Il faut qu'ils sentent dans nos mots, dans notre façon d'être, dans notre façon de les regarder, leur dire "On vous aime, on vous comprend, on n'est pas d'accord avec tout, on vous dit pas des choses, on peut vous dire des choses difficiles, mais on vous aime." C'est ça qu'il faut réussir à dire.

Je vous soupçonne, Robert Ménard. J'ai un ami député qui s'appelle Richard Ramos qui me dit "La politique sans amour, on peut gagner des postes, ça n'aboutit à rien." Et il me dit "Tu vois la différence entre Mitteran et De Gaul ? de Gaul avec sa froideur, sa hauteur, il aimait les Français.

Sincèrement, Mitteran se disait le candidat du peuple, il aimait pas les gens. Moi, je vous vois agir depuis le temps que vous êtes engagé en politique. Je parle pas du rôle de de médecin engagé dans les combats internationaux.

Faut aimer l'être humain quand on fait quand quand on fait ce que vous avez fait au départ. Je vous vois et j'ai des certains de vos administrés qui me parlent de vous, des gens qui votent pas pour vous, qui vous aiment pas politiquement et qui me disent "Il aime les gens, il vient vers nous sans a priori le cœur ouvert." Je pense à ces deux CRS qui vous saluent le soir de fête, vous les reconnaissez pas.

Il vous dit "Mais on est les CRS". Voilà, vous parlez avec vous parlez avec le cœur. Est-ce que c'est pas un défaut aujourd'hui finalement ?

Enfin, socialement, c'est formidable. Mais est-ce que c'est pas quelque chose qui Ah, sur le terrain de la politique, peut-être qu'il faut perdre preuve d'un espèce de cynise. Vous savez, de disait qu'il était florentin et comme c'était une qualité, il était bien, il était il le faisait bien.

Il ou Est-ce que c'est vraiment une qualité ? Est-ce que la France au bout de 14 ans de Mitteran, elle est mieux que quand il prend la quand il la prend en 81 ? Je mettrai pas ma main à couper, mais moi je m'en fous un peu.

Euh je moi je fais de la politique parce que c'est ma ville. parce que j'ai envie qu'elle se porte mieux. Je crois qu'elle se porte mieux que quand je suis arrivé à la mairie.

Et j'ai envie de faire de la politique au niveau national. Ce que je fais en me disant juste voilà, on va essayer de de faire en sorte que les gens soient un peu moins malheureux. Alors est-ce est-ce que ça ça te ça t'empêche de de réellement d'avoir des respuités, de prendre des postes comme on dit ?

Mais je m'en contrebalance, c'est pas exactement mon premier souci. Et puis je suis trop vieux, j'ai 73 ans. Vous aimez qu' vous imaginez qu'à 73 ans voilà, j'ai j'ai pas j'ai plus envie de ça.

Je cours plus avec après ça. Vous vous cassez le cliché de la guerre des générations malgré tout. Alors que c'est une guerre, vous cassez le cliché euh vous mélangez le personnel et le politique.

Ça c'est c'est la preuve qu'on mélanger. Et vous assumez le désaccord sans chercher la conversion. Vous cherchez à lui expliquer ce que vous êtes, ce que vous aimez.

Vous ne cherchez pas à la faire à la faire changer d'avis. Vous voulez lui dire que vous respectez ce qu'elle pense et vous lui demandez de respecter ce que vous êtes sans vous désaimer pour autant. Et qui est pas de malentendu, on peut pas s'entendre.

Vous savez là euh dans ce studio, devant vous et devant moi, c'est blanc là. la table est blanche si on n'est pas si on n'est pas d'accord pour dire elle est blanche et à partir de ça on peut dire elle a pas une jolie forme elle a une belle forme elle est douce elle est pas douce mais au moins qu'on ait des bases communes et au fond ce livre c'est pour lui dire tu tu as le droit de de voter pour pour qui tu veux et et c'est très loin de ce que je pense. Mais mais surtout ma puce ne te laisse pas en brigader.

Tu es mieux, je crois que je lui dit à un moment donné, tu es mieux que les gens que tu soutiens parce que la description qu'ils font y compris de ton père, c'est pas vrai. Je ne suis ni homophobe, ni raciste, ni antisémite et tout. Je je ne veux pas que tu penses ça de moi.

Je crois qu'elle le pense pas. Et il faut qu'on arrive à se parler comme ça. Regardez, on narrive même pas à se parler.

Moi, je suis plutôt à droite. Je suis pas vraiment à l'extrême gauche. Ça nous a pas échappé person.

Et encore, je voudrais savoir euh on peut être à droite idéologiquement et avoir le cœur à gauche. Parce que tellement de gens de gens qui ont la tête à droite et le cœur et la tête à gauche et le cœur à droite et qui sont souvent les disiez ça parce que hier je discuté avec un de mes amis, il me dit arrête de dire que tu es de droite parce que je sais pas si ça veut dire quelque chose parce que vous savez moi quand quand j'ai quitté reporter sans frontière tous les gens m'ont dit et j'étais pas et j'étais pas à gauche tous les gens m'ont dit ah mais tu de droite et moi tous mes copains join et je leur ai dit mais attends parce que pour s'occuper des droits de l'homme il faut être de gauche Parce que dans la tête de mes copains, si je m'occupais de droits d'homme et de liberté, c'est que tu forcément à gauche. J'ai dit non, j'ai ça a rien à voir avec la droite et la gauche.

C'est juste que moi j'ai pas envie qu'un mec il aille en prison parce qu'il pense pas comme moi, c'est tout. Robert Ménard, l'électorat français, le peuple français qui votait pour le Parti socialiste et le parti communiste, on sait pour qui il vote aujourd'hui. Donc tout ça tout ça n'est pas vrai.

Le livre est humainement bouleversant. Voyons si nous êtes d'accord. Je sens une petite crainte quand même dans le texte.

Il y a une paire de perdre le lien. Euh le livre est traversé par cette inquiétude que je fais en en quatre points. Ne plus parler la même langue, ne plus rire des mêmes choses, ne plus avoir les mêmes repères et voir grandir quelqu'un qu'on aime dans une époque qu'on reconnaît mal.

Est-ce queil y a ces quatre éléments dans Exactement mais je devrais venir pour faire de la psychanalyse avec vous. Mais c'est mais il y en a dedans. Ah mais là oui mais non mais vous c'est pas la canen hein si je rassure c'est c'est totalement freudière par contre. [rires] Mais oui bien sûr que j'ai envie qu'on donne le même sens au mot.

Vous rendez compte si les mots ne veulent plus dire la même chose si on n pas une langue en commun. Si on n pas et une langue c'est des sentiments, c'est une culture, c'est une histoire. Si on n' pas ça.

Moi moi ce que je crains le plus, on a plusieurs enfants avec Emmanuel, ce que je crains le plus, vous savez, c'est comment aujourd'hui chacun s'enferme dans un dans une espèce de de bulle où tu ne lis, tu ne tu ne vas sur internet, tu ne vois que des choses qui te renvoient ce que tu penses. Mais moi, je fais attention à ça parce que c'est je je le dis pas que pour les autres. Moi, évidemment, c'est plus confortable. tu lis un certain nombre de gens avec qui je choisis souvent dans mes lectures des gens avec qui je suis d'accord et j'ai tort de le faire parce qu'il faut aussi se confronter à à des gens qui pensent pas comme nous et c'est ce que j'essaie d'expliquer la dégradation du débat et du climat politique est en train de détruire les convictions pour les remplacer par des certitudes.

C'est ça qui conduit à à la guerre civile. Vous soulignez quoi ? La fragilité des liens familiaux.

Ça vous le reconnaissez. La difficulté de dialoguer dans une société divisée. C'est ce livre est le reflet de ce que nous vivons.

C'est un miroir et surtout la douleur d'où sa mère de voir son enfant devenir quelqu'un de libre. Et oui, vous l'assumez quand même mais peut-être que vous l'auriez aimé autrement. Elle est ce que vous en avez fait.

Elle est votre fierté cette gamine. Quand elle vous engueule et quand vous engueulez, c'est bien la fille de Robert Bénard. Ouais mais c'est pas une quiche, c'est pas une cruche.

Sur pas. Elle a du cran cette gamine. Elle tient tête à Robert Ménard.

C'est pas n'importe qui. Et puis elle tient tête, hein. Ah oui oui, ça oui mais en même temps, tu as pas envie que qu'elle t'échappe ?

Quand je lui dis je lui je lui écris, je dis "Ma petite je crois que ça d comence avec ces mots-là ma petite chérie." Elle me dit "Mais je suis pas petite, j'ai 24 ans, qu'est-ce que tu arrêtes ?" Mais je sais pas comment vous êtes-vous, mais moi j'ai pas on n pas envie que nos enfants pas nous échappent, grandissent au fond.

On est content qu'ils grandissent et en même temps, on rêve de continuer à les prendre dans nos bras. Euh c'est plus difficile de la prendre dans mes bras et de la caliner que quand elle avait 6 ou 7 ans. Et et et ça me manque aussi.

Je sais pas comment vous. Elle vous répond publiquement, elle est revenue. Ce livre est un instrument de réconciliation.

Il témoigne de votre souffrance et séparation. Il y a eu un divorce et maintenant il y a remariage. C'est extraordinaire.

Elle est pas auc elle par contre. Vous pouvez la marier. Vous restez avec nous.

Vous êtes sur Sud Radio. Vous êtes bien. Il est 13h30.

Je reçois Robert Ménard Netra Clara. un témoignage bouleversant, révolutionnaire euh et d'une sensibilité d'une humanité profonde. Je veux dire, nos nos hommes politiques devraient lire ça.

Je pense qu'à partir de la lecture de ce livre, j'ai une conclusion personnelle ensuite à vous à vous transmettre, il verrait peut-être la France et le monde d'une façon différente. Il est 13h30, vous avez la parole. L'émission est toujours à vous.

Sud Radio est à disposition de ces auditeurs. Ici, c'est le Parlons vrai. Vous nous appelez.

Je suis persuadé comme Robert Ménard et comme moi, vous avez eu quelquefois des divergences, des engueulades, des souffrances, même avec des copains. On s'engueule en politique et malgré tout, on continue à s'aimer. Si vous avez ce genre de témoignage à partager avec nous, appelez-nous euh et Robert Bénard vous dira ce qu'il en pense.

Et pourquoi lui il croit toujours en la réconciliation, il croit plus à la main tendue qu'au point tendu. Voyez la différence entre les gens de gauche et les gens de droite. Il y a le point tendu, il y a la main tendue.

À tout de suite. 0826 300. Emmanuel Galasso est rivé sur son écouteur pour attendre vos appels.

À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, la France dans tous ces états. Périco Leggas TL.

Vous êtes bien sur Sud Radio. Il est 13h34. Je reçois Robert Menard dans une alors c'est pas une conversation à bâton rompu.

C'est c'est j'allais dire c'est à même pas fleur [raclement de gorge] et moucheté, c'est avec des fleurs, c'est avec des bouquets, c'est avec des mots d'amour qu'il envoie à sa fille à à cette chère Clara. grâce à laquelle grâce à Clara on lui doit quelque chose. On découvre un Robert Ménard en qui le s'attendait pas.

Euh vous êtes quelqu'un de gentil alors que souvent on vous voit un petit peu pugasse un petit peu un petit peu mordant. Ah, je suis pas un je suis pas un méchant. Et là, on voit que vous avez un cœur énorme euh un cœur énorme et que vous aimez les gens et cette lettre à Clara nous prouve qu'on peut être un homme politique.

Vous avez été reporteur sur la frontière, donc vous avez porté à travers le monde. Vous avez vu la misère du monde, vous la connaissez par cœur. Pensez que vous êtes quelqu'un de droite, c'était totalement ridicule.

Alors faut bien vous classer sur les chiquers parce qu'on a besoin de repère. On a besoin de mettre les gens dans les cases. Votre vie, vos écritures, vos propos.

Alors, vous êtes peut-être réactionnaire et conservateur, mais comme dit mon épouse Natacha Poloni, je suis réactionnaire de gauche et quelquefois la réaction est plus révolutionnaire que la révolution elle-même qui envoie souvent au goulag la réaction. On va on va revenir à nos à nos à nos moutons. Euh nous avons Marc qui nous appelle de d'où est-ce qu'il nous appelle Marc ?

À vous ta vie, Robert Mard, il nous appelle de Béier. Bon, parce que l'autre jour, j'ai eu une habitante, une bitroise et je dit je je cite Bier. Je dis la ville de Robert Ménard.

Ah mais c'est pas sa ville. Mais il a jamais prétendu que c'était sa ville. Ah parce que je vote pas pour lui mais quand même mais quand même on on l'aime bien quand même.

Marc, bonjour, merci d'être avec nous en ligne. Euh vous demandez vous demandez à Romert Ménard, je vais introduire votre question. Comment vivez-vous la divergence avec votre fille en tant que père et en tant qu'homme politique ?

C'est ça Marc la question que vous posez à Robert ? Oui, c'est tout à fait ça. Enfin, bonjour Périco, bonjour monsieur, bonjour.

Bonjour, bonjour monsieur le maire. Et et euh vous habitez où à Béier Marc ? Vous habitez où à Béier ?

Ah, précisément du côté de la médiathèque. Bon. Ah, très bien.

Vous pouvez nous donner le nom de la rue parce que Ah mais monsieur Ménard m'a déjà donné son téléphone. Donc bon, si vous avez besoin de quelque chose, je suis à sa disposition. Les poubelles sont faites, la rue est propre.

Euh, vous pouvez juste justement, j'ai une tribune pour remercier monsieur le maire qui pour tout ce qu'il fait pour la ville. Moi, je suis bit biférois de d'adoption et je suis très fier maintenant de citer la ville alors que ça a pas été le cas par le passé. Bon, vous êtes un électeur de monsieur Ménard ou pas sûr ?

Au niveau municipal, j'avais déjà eu l'occasion de vous le dire Périco. Oui, oui, je suis je suis électeur de monsieur Ménard au niveau municipal. Tout à fait.

Municipal. et vous introduisez ce que j'avais envie de de lui dire parce que j'ai remercié monsieur le maire et donc qui aime bien châtie bien et donc je vais me permettre deux remarques et une question si vous le permettez. Donc monsieur monsieur le maire euh je en toute humilité moi je doute de votre sincérité au niveau de par rapport au à votre livre pas de votre relation avec votre fille mais du livre parce que bon quand vous avez des véléités politiques national vous l'avez dit d'ailleurs dans l'émission bon il est de bon temps de faire un un livre voilà monsieur le maire parle de ses de ses de ses expériences amoureuses on va dire ça comme ça vous nous parlez de votre fille c'est très Bien, moi je doute de la sincérité.

Par ailleurs, j'avais eu l'occasion de vous l'écrire. Euh on est très satisfait de votre gestion municipale. D'ailleurs, grâce à ça, votre épouse a été élue au niveau législatif.

Mais quand vous avez commencé à un peu euh tenir des jours un peu ambigu, vous avez vu les les Berois ont sanctionné euh Madame Ménard en ne la réalisant pas et en votant pour le RN, ce qui vous a pas empêché ensuite d'être réélu euh en tant que maire de la ville de Béier. Voilà. Et puis enfin simplement voilà, ma vraie question c'est euh monsieur le maire, moi je j'ai une fille, bon j'ai pas de je suis un citoyen moyen, je fais pas de politique et ma j'ai jamais parlé de politique à ma fille et elle m'a toujours demandé ce que je votais.

Je lui ai jamais dit et elle me tient maintenant des discours qui transpirent ce que je repense, ce que je pense. Alors évidemment, ils sont toujours influencé les enfants, mais je me dis bah quelque part, je lui ai transmis des valeurs en dans lesquelles elle se reconnaît puisque en fait elle me tient les mêmes discours. Et donc je voulais vous demander est-ce que finalement le fait que votre fille vous ait pas suivi, est-ce que ce n'est pas vous considérez pas ça comme un échec de de l'éducation à votre fille ? n'avez pas lu su lui transmettre vos valeurs et vous c'est un échec face au système éducatif parce que moi je suis investi au niveau des parents d'élèves quand je vois le contenu des programmes qui sont très tendancieux les idéologues de l'éducation nationale et voir le wisme parce que c'est un peu les idées que vous avez que que qui évoque votre fille.

Voilà. Est-ce que vous considérez que c'est un échec et que vous auriez pu au profit de votre carrière politique et votre vie personnelle euh et que voilà, est-ce que c'est pas un échec selon vous ? Merci Marc pour votre C'est complet, c'est complexe mais c'est précis.

Citoyen Aménard, vous avez la parole. Oui, je vais essayer de répondre Marc aux différents points. Je crois que je pour je les mêmes valeurs que ma fille au sens où je pense qu'elle est si aussi révoltée que moi ou que je suis aussi révolté qu'elle, comme vous voulez. que il faut faire attention aux autres de la même façon et tout.

Elle le traduit dans son époque avec avec ses choix. Euh donc ça c'est ma première réponse. Bah sur l'ambiguïté, je n'ai aucune ambiguïté.

J'ai à la fois appelé à voter pour Marine Le Pen et j'étais le seul homme politique à le faire en 2014 au 1er au 2e tour. Je parle d'homme politique qui ne se qui ne soit pas au RN. J'ai jamais été au au RN et en même temps j'ai je j'ai toujours dit à Marine Le Pen que sur le terrain économique et social, elle disait pour le moins des anneries.

Euh je pense que c'est ma liberté à la fois de dire de quelqu'un qu'il a raison sur un point, qu'il a tort sur d'autres points. Je n'ai jamais voté pour Emmanuel Macron et en même temps, je pense que sur l'Ukraine par exemple, prenons un exemple, il il a plutôt il a plutôt raison. Je pense que je le paye politiquement, mais je n'appartiens pas à un clan, je n'attiens pas à un réseau, à un club.

Euh, je défense que ce que je pense. Je trouve plus désagréable votre premier mot. Euh ce livre, c'est un livre que c'est un livre juste, je pense, sincère et je l'écris pas parce que j'ai un projet politique.

D'abord, vous me prêtez des attentions dont je ne suis pas sûr. Vous manifestement, vous savez mieux que moi ce que j'ai envie de faire. [rires] Je ne sais pas.

J'ai envie d'aider mon pays à trouver une solution pour 2027. Je sais pas avec qui, comment et tout. Non, je crois que ça ça rien à voir pour tout vous pour tout vous dire.

J'ai j'ai un éditeur, j'ai plusieurs éditeurs chez qui j'ai travaillé et plusieurs m'avaient proposé de faire un livre politique justement habituel ce que ce que en quoi je crois et tout et je n'ai eu et je n'ai aucune envie d'écrire un 12e ou 15e livre politique comme ça. Et non, j'avais envie juste de parler de politique peut-être. Oui, mais avec ma fille parce que c'est quand même elle qui m'importe plus que tout le reste.

Oui, moi je je trouvais que ce livre est une synthèse entre la confession catholique et l'autre critique marxiste. Voilà, c'est une synthèse des deux pour expliquer à son enfant que l'amour d'un père est plus puissant que l'engagement idéologique. Euh sinon qu'il le renforce à ce niveau-là du don de soi, on bascule dans le sacerdoce.

Euh c'est un peu sacerdotal dans l'être à Clara, vous instaurez un sacerdoce paternel. Nous avons nous avons Serge qui nous appelle. Alors, on quitte ce on quitte le bidi de la France, on quitte ce Bolang pour livrer Gargan qui est une très belle ville.

Serge, bonjour. Bonjour. Le le témoignage de Robert Ménard vous bouleverse vous aussi ou non ?

Alors oui, je connais bien la région bistterroise aussi et que je trouve très belle. Euh oui. Alors moi je je serais moins sévère que le précédent auditeur que que Marc.

Moi, je je crois à la sincérité de monsieur Ménard. euh qui a trouvé ce moyen-là pour pouvoir parler à son enfant et euh et je trouve que la transmission malheureusement elle ne s'est pas effectivement bien transmise parce qu'on ne va pas de Robert Ménard àfi. Lfi, c'est pas euh c'est pas c'est pas un c'est un gros un groscule révolutionnaire, c'est pas un parti politique.

Et je trouve que effectivement c'est dommage que monsieur Ménard utilise enfin c'est dommage pour lui he mais c'est c'est pas dommage pour nous de lire son livre mais c'est dommage pour lui de d'utiliser cette cet outil pour pouvoir envoyer un message à son enfant et la question que moi je je lui poserai parce que je crois que ça fait au moins une ou deux semaines qu'on en parle et cetera, est-ce que son enfant lui a envoyé un message ? Est-ce qu'il a lu le livre ? parce que son épouse, elle discute avec sa fille et pour finir mon entretien, c'est que son cas n'est pas isolé et qu'il y a énormément de personnes qui à partir d'un certain âge de leur enfant, bah ils ont beaucoup de mal à avoir des contacts.

Donc son cas n'est pas n'est pas isolé malheureusement. Avant de prendre Jean-Luc qui appelle de lavor, Robert Ménard, euh pourquoi avoir rendu public ? parce que initialement on devait écrire le livre tous les deux ensemble et elle m'avait dit oui.

Elle avait dit oui à l'éditeur. Donc on a commencé, elle a répondu hein, parce que là euh Serge elle a répondu Clara, elle répond dans le livre dans le livre et donc d'abord et donc elle a pas elle a changé d'avis à un moment donné, je lui ai dit "Alors, ma chérie, est-ce que je t'écris une lettre à toi ?" Euh et elle m'a dit "Oui, fais-le." Elle l'a relue.

Évidemment, j'aurais pas publié une ligne. Elle m'a fait corriger deux ou trois choses. Et la et la divine surprise, enfin n'exagons pas la belle belle belle surprise, c'est que elle je lui avais dit "Mais tu veux pas répondre ?" et tout.

Elle m'avait dit elle m'avait pas répondu. Et finalement quand j'ai reçu l'épreuve, le livre fini, j'ai découvert qu'elle m'avait répondu et comment ? et et Stéphane Vatley euh votre éditeur à qui vous rendez hommage à la fin dans le remerciement euh a convaincu Clara de vous répondre et c'est qui donne sa dimension exceptionnelle.

Je vous sens vous êtes vous êtes ému, Robert. Ben oui, parce que je je qu'est-ce que vous voulez que je rêve de plus que cette jolie réponse ? Non, mais il y a tout dans ce livre, sauf de l'insincérité.

Je je l'affirme, je le je le proclame. Voilà. Ensuite, on peut penser ce que l'on veut, hein.

Voilà, Serge, merci pour votre pour votre témoignage. Euh on fait une on fait une petite pause. Ensuite, on a Jean-Luc qui nous appelle de l'avort dans le Tarn, hein, la belle région du Tarn qui aussi à des à des enfants.

À tout de suite. Midih [musique] 14h, Sud Radio, la France dans tous ces États. Pericolégas.

Vous êtes bien sur Sud Radio. Vous êtes même très bien sur Sud Radio parce que nous recevons Romert Ménard. Hélas pour ce dernier quart d'heure, j'ai l'impression que Robert Bénard va revenir parce que je le torture un petit peu et il aime ça.

Il est un peu il est un peu mao. Non, au contraire. Non, au contraire.

Je je le flatte avec le cœur parce que sa lettre d'amour à sa fille est un document politique et sociologique avec un soupçon de philosophie, une psychanalyse et quand on lit ce quand on lit ce livre, il peut vous arriver toutes les merdes du monde, on se sent qu'on est capable d'y faire face. Bonjour Jean-Luc. Oui, bonjour.

Bon, est-ce qu'il fait beau à l'avord ? Parce que quand je vais à la bord, il fait toujours beau. Est-ce qu'il pleut au moins aujourd'hui ?

Euh Ah, c'est quelle comme on dit chez nous. Bon et ben ça arrose, ça arrose les les plantes. Et puis en plus, bientôt il va y avoir la nouvelle autoroute la formidable qui va aller Toulouse à Castre.

On pourra s'arrêter à l'avir tranquillement. Ouais, en plus. Ouais, ça tombe bien.

Elle est gratuite. Elle est gratuite. Vous vous avez des enfants Jean-Luc ?

Oui, j'ai quatre enfants. D'abord pour me présenter, moi j'habite à aller d'abord mais euh euh parce que mes grands-parents et euh mon épouse sont originaire des monde Oui. Mais je suis d'un bitrois de naiss encore un bitro.

Oui. Bonjour à vous. Donc ma famille, euh mes parents habitent à Lesignan la S.

Ouais. Et ils ont 95 ans et 97 ans. Et moi, j'ai fait toute ma scolarité entre Pénas et Béier.

Et Béier, lycée Jean Moulin des martyres de l'istance. Ça fait ça fait un grand part. Et moi j'ai j'ai fini mes études de lycée à Jean Moulin.

Voilà donc Broir tout allé. Moi j'avais à l'époque j'avais à l'époque j'étais en sport sud à Jean Moulin et j'avais comme prof de gym barrière donc on avait quoi on faisait rugby ou Rudby ? Je peux vous laisser si ça vous dérange vous restez tout d'entre nous pour pour [rires] j'ai eu comme prof de gym ra barrière.

Alors là, c'est un Biterroi qui est allé dans le tarne. Jean-Luc et vous avez un un un tarné célèbre qui était George Frèche qui a été maire de Montpellier, président du conseil régional angléillon qui était depuis Laurent à côté de à côté de l'avort. Donc vous avez enfants dont une fille Oui, une fille.

Comment ça comment elle s'appelle ? Comment elle s'appelle ? Elle s'appelle Amandine.

Amandine. Comment ça se passe avec Amandine ? Et ben écoutez, ça se passe, on va dire Je t'aime moi non plus.

Les relations, pardon. Je t'aime moi non plus. Ouais, c'est ça.

Ouais. En fait, on a de d'hyper bonnes relations mais on n'est jamais d'accord sur rien. Mais sauf que elle me pardonne tout et je lui pardonne tout.

Elle a fait à mon avis des tas de mauvais choix mais euh je veux dire les relations ne sont pas du tout les mêmes avec moi. Donc qu'elle a un petit souci. Jean-Luc [rires] Jean-Luc, c'est c'est idéologique, c'est sociétal, c'est confessionnel.

Vous êtes de gauche, elle est de droite, elle est elle est de gauche, vous êtes de droite ou c'est sur des valeurs, c'est sur la société. C'est sur des valeurs, c'est sociétal. Donc en fait, moi j'étais directeur des euh des relations humaines dans une grande entreprise et je dis bien des relations humaines parce que maintenant on dit ressources humaines, mais c'est pas pour pas la même signification.

Et donc je l'ai embauché dans mon entreprise et on s'opposait sur tout donc sur euh sur euh le travail, sur la qualité du travail, sur les efforts à fournir, sur la ponctualité, sur on est on est d'accord sur rien. On est d'accord sur rien. Bon bah écoutez et pourtant vous vous aimez.

Et oui, parce que elle a beaucoup plus d'affinité avec sa mère par rapport à ses façons de penser. Oui. Sauf que c'est toujours vers moi qu'elle se tourne parce que avec sa maman c'est beaucoup plus conflictuel parce que dès qu'elles discutent et qu'elles ont un point de désaccord, c'est de suite c'est bon, ça s'en un peu puis voilà. tandis que moi je suis un peu plus euh peut-être tolérant ou cool, mais ça l'a manqué hein parce que on a des affrontements des fois sévère mais on est on est on est on revient toujours l'un vers l'autre.

Et bien euh Jean-Luc, vous allez pour 15 € lire l'ordonnance du docteur Ménard [rires] qui va vous donner la solution du bonheur. Robert témoignage parmi parmi d'autres. Écoutez, je me retrouve dans dans bien de vous.

Je crois Jean-Luc aussi qu'on est plus faible que nos femmes. Moi Clara quand elle a quand elle veut obtenir quelque chose, je vous garantis qu'elle sait à quelle porte taper c'est la mienne parce que parce que je parce que Emmanuel donc ma mon épouse est capable plus facilement de dire non et d'être plus raisonnable que moi. Moi de temps en temps, je me dis j'aurais dû dire non [raclement de gorge] à un certain nombre de choses et c'est Emmanuel qui a raison.

Mais on a on est tellement d'une faiblesse avec nos filles et tout. que enfin bref, on les aime tant, elles le savent et de temps en temps elles en profitent. Voilà. [rires] Et je suis d'accord avec tout ce que vous venez de dire.

Tout ce que vous venez de dire. Merci. Merci Jean-Luc pour votre témoignage.

Robert Bénard, un enfant en général c'est issu des liens du mariage. Vous croyez dans les liens du mariage symboliquement, sentimentalement, religieusement, si on a une quelle que soit la confession. Donc vous refusez de marier des gens qui ne s'aiment pas, qui sont là juste pour avoir des documents d'état civil.

Et ça et ça peut vous coûter cher. Mais ça va me coûter cher parce que oui, écoutez-moi, samedi dernier, je mariais des gens et comme j'ai failli être prêtre, j'ai une tendance à transformer le mariage d'espèces d'obélie où où je prends le temps de parler aux gens et je leur raconte l'importance. Tu te maries, c'est une belle preuve d'amour et vous êtes profondément laïque.

Attention, vous croyez profondément vous êtes un militant de la laïcité et pourtant et pourtant vous refusez de marier des gens. Attendez, il ne s'aiment pas qu' veulent juste avoir des papiers. Qu'est-ce que vous auriez fait à ma place ? quelquun qui est en situation illégale, qui est condamné par la par la justice à je crois c'était 8 mois de prison pour pour avoir pour des des violences des des vols avec violence en réunion donc pas un sain.

En plus il fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire. Ça veut dire que si la République avait fait son boulot, il aurait pas pu se trouver face à vous. Attendez, j'ai appelé le le ministre, le préfet, le sous-préfet, tout le monde disant "Mais attendez, vous allez quand même pas m'obliger à le marier parce que vous êtes pas foutu de faire votre boulot." C'est pas moi qui ai délivré une obligation de quitter le territoire.

Vous n'avez fait qu'appliquer, j'allais dire, l'esprit de la République. Alors ensuite, il a une obligation de quitter le territoire. Vous le fait, vous le cherchez.

Vous avez qu'à venir le prendre à la était là ce matin face à Jacques Cardos. Il il expliquait que vous êtes au pénal, le maire de Chessie était au civil. Ils ont dû payer l'amende de 35000 €.

Ils vont la payer parce que sans ça, il y avait une asstrain de 500 € par jour de dépassement. Vous vous êtes au pénal, vous risquez 75000 € 2 ans de prison et l'inéibilité. Si vous tombez sur un magistrat qui décide de vous emmerder, vous êtes plus maire de Béier parce que vous avez appliqué la loi de la République, les valeurs de la République.

Attendez, j'ai été élu il y a 2 mois. Dans 3 mois, je ne pourrais je pourrais ne plus être maire de la ville qui est ma ville à qui je consacre tout mon temps. Il y a pas un bitroi qui le comprendrait, même les gens qui votent pas pour moi.

Enfin, c'est c'est un geste de bon sens. Quelqu'un qui ne respecte pas Noë, qui est en situation illégale dans ce pays. J'ai pas le marié.

Mais quand j'ai posé cette question là au chef de l'État puisqueil m' j'ai été invité pour pour l'interroger et tout, il a dit lui c'est son mot, c'est pas le mien. Il est chef de l'État quand même, vous en pensez ce que vous voulez. Sauf qu'il est chef de l'État.

Il dit c'est UBS, mais si c'est UBES, vous changez les règles du jeu. Mais ça va se faire. Mais est-ce que ça se fera à temp ?

Mais bien sûr que non. Grâce à vous, ça Non, mais grâce à vous, ça va se faire. Alors ça, ça va.

Oui, mais pas là. Attendez, moi j'ai pas envie le 30 septembre d'être condamné. Je suis pas un voleur de poule.

Je n'ai rien fait de mal. Je n'ai mis en cause personne. Je fais juste un acte qui qui a un acte de conscience.

Non, l'État me disent que cette personne doit ne doit pas être en France. Donc je le marie pas plus que de vous à moi. Le jour où tu le maries avant qu'il quitte la France, tu peux aller plus loin sûr.

Et d'ailleurs cet OCTF là, il a été renvoyé, il n'est plus il est plus en France et en plus en septembre, on sera au début de la campagne électorale. Robert Ménard, je vais vous faire une déclaration solennelle. Ce livre les trara comment peut-on être si proche et en apparant si loin aux édictions Telémac ?

Lesma qui était le fils de lis qui lui était évidemment proche de son père. Je vous annonce que c'est l'épilogue de mes 68. Vous clôturez le débat de 68 ans après.

Ça se finit avec ce témoignage. Vous avez réconcilié les générations qui croyaient ne pas s'aimer. Le plus important c'est qu'elles aiment parce qu'on aime on aime tous la France.

Merci d'avoir été là. Je je ne reprends pas la phrase d'Anora Mori, les gars du pape en juillet 1209 à Bésier. Tuez-les tous Dieu reconnaîtra les siens. ne tu personne et nous ne reconnaîtrons tous ceux qui sont les hommes de bonne volonté et les femmes de bonne volonté pour s'aimer. [musique] C'est le témoignage de la lettre à Clara.

Merci d'avoir été avec moi aujourd'hui et je vous laisse demain. Ça sera l'immense André Berkov qui prend la suite de la France tous ses États et on se retrouve lundi pour débattre de cette actualité qui nous tourmente qui nous chagrine quelquefois nous rassure comme aujourd'hui avec l'être Clara. Merci.

Oh.