"Neither LFI nor RN" - with Xavier Bertrand
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Comment vivez-vous le débat budgétaire à l'Assemblée ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Qui sont les extrêmes qui bloquent le budget selon vous ?
- 1:23OuverteRéponse directe
La constitution est-elle adaptée à la crise actuelle ?
- 2:03OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas faire de référendum en France ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Faut-il revenir au septennat et un seul mandat présidentiel ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Quelles sont les limites de votre rôle de président de région ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Locuteur 2Fait
« On a quand même de la chance que à l'époque général de Gaulle, Michel Debré quand ils ont fait la constitution, c'est pas une constitution en carton patte hein. »
- 5:14Locuteur 2Fait
« C'est une droite très républicaine. C'est une droite sociale, c'est une droite qui est pas dure avec les plus fragiles. »
- 6:34Locuteur 2Fait
« Pour l'instant, l'extrême qui menace le plus les républicains, c'est l'extrême droite. C'est le Rassemblement national. »
- 11:57Locuteur 2Fait
« Je suis contre ça et c'est pour ça que je je demande pas maintenant, j'exige qu'on ait cette clarification si elle arrive pas. »
- 12:36Locuteur 2Fait
« J'ai appelé à voter parfois pour un socialiste, pour un communiste quand ils étaient opposés au rassemblement national. »
- 13:57Locuteur 2Fait
« Moi, je sais exactement ce que je veux faire en terme d'immigration et sans les outrances des autres hein. »
- 15:13Locuteur 2Promesse
« Je suis pour qu'on ait une politique migratoire qui soit à la fois empreinte de justice, de dignité, mais aussi de fermeté. »
- 17:13Locuteur 2Fait
« La vocation de la droite gauliste, celle qui a été dirigée par Jacques Chirac, c'est pas de monter sur le porte-bagage de l'extrême droite, hein. »
- 30:48Locuteur 2Fait
« La culture est pas une variable d'ajustement. Je ne baisse pas les crédits de la culture. »
- 34:30Locuteur 2Fait
« Je dis ni elle est fille ni Eren mais toute personne qui vient me voir si elle a des problèmes, je me moque de savoir son étiquette politique. »
- 36:27Locuteur 2Promesse
« Je pense qu'il faut clairement renouer avec cette promesse républicaine parce que c'est ce qui donne aussi de l'espoir. »
- 37:51Locuteur 2Fait
« On a besoin d'avoir un pact générationnel. Faut qu'on arrête de dire nos jeunes sont importants et il y a pas véritablement de choix qui sont faits en direction des jeunes. »
- 42:20Locuteur 2Promesse
« Je revois complètement le système des bourses parce qu'aujourd'hui dès que vous bossez, vous ne touchez rien ou quasiment rien. »
- 43:40Locuteur 2Fait
« Le 1 € chez le médecin, c'est moi qui l'ai mis en place à l'époque. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Il y a beaucoup de ceux qui sont dans ma famille politique qui se disent aussi un truc, bah le RN va gagner. regarder les sondages, il faut être avec les vainqueurs. La vocation de la droite gauliste, telle qui a été dirigée par Jacques Chirac, c'est pas de monter sur le portebage de l'extrême droite, hein. Xavier Bertrand, avant de discuter avec vous de la droite, parce que c'est mon obsession en ce moment, je voudrais un peu avoir vos votre sentiment sur l'actualité politique ces dernières semaines, le débat budgétaire à l'Assemblée. Comment est-ce que vous le vivez ? Est-ce que c'est un bel exercice de démocratie 1493 ? Est-ce que c'est une folie fiscale ? Comment vous le voyez vous ce débat budgétaire ? C'est un peu le bal des fous quand même. Dans quel sens ?
Le bal des fous qui est mené par les deux extrêmes. Très clairement. Quel extrême ? Bah le le sujet aujourd'hui, c'est qu'il cherchent pas à faire voter un budget les deux extrêmes, LFI et le RN. H ils cherchent à ce que ce soit très clairement un budget qui passe pas, un gouvernement qui tombe, une dissolution et le départ de Macron. Faut être très clair, il y a que ça qui les intéresse. Trouver une solution, essayer de trouver budget pour réduire les déficits en faisant preuve de justice. C'est pas le registre. C'est pas le registre. Donc là là du coup je pense quand même que à un moment donné on va essayer d'avoir à nouveau la tête sur les épaules. C'est n va le faire. Et puis on a aussi une grande chance quand même, c'est qu'on ait un pays. Alors ça remonte à loi Adelle,
vous pointez un peu du doigt le côté boomer et tout ça, je vais aller beaucoup plus loin. On a quand même de la chance que à l'époque général de Gaulle, Michel Debré quand ils ont fait la constitution, c'est pas une constitution en carton patte hein. Donc c'est-à-dire que même si à un moment donné ça part dans tous les sens, on est capable d'avoir un budget à la fin de l'année. Et ça c'est pas tous les pays qui ont cette possibilité là. Elle est questionnable cette constitution à l'exercice ces dérives présidentialistes, l'autoritarisme, l'absence de majorité absolue à l'assemblée qui change un peu la donne. Pour vous, elle est encore elle est encore jeune et fraîche la la constitution. Moi je pense que le problème c'est pas la constitution, c'est la pratique des institutions.
Moi je crois au référendum. Ouais. Depuis longtemps, je pense qu'il faut donner la parole aux gens, donner la parole au peuple. Sauf que si on va jusqu'au bout du raisonnement, le problème c'est que vous savez pourquoi on fait pas de référendum en France ? Non. Pourquoi ? Depuis 2005, il y a eu un un traumatisme quand même. Non, c'est c'est pas ça. C'est que on a fait à mon sens une grave erreur quand on est passé du Septena au Quinquena en l'an 2000. Ouais. Les les 5 ans, on s'est dit c'est génial, on va pouvoir choisir plus souvent notre président. Et bien, sauf qu'on est rentré dans un système à l'américaine. Celui ou celle qui rentre à l'Élysée a qu'une envie, c'est de faire deux mandats. Et dès le départ, c'est l'obsession de la réélection. Tout est fait quand même à l'ône de cette
obsession de la réélection. Et donc du coup, demander l'isançais, ah non, à peur. Si jamais il disait non, je vais être désavoué et ça va compliquer ma réélection. Moi moi je crois aujourd'hui d'ailleurs qu'il faudrait revenir au Septena un temps beaucoup plus long et à titre personnel, je suis convaincu qu'il faut se mettre dans la tête de ne faire qu'un seul mandat. Septena unique. Ouais, tout à fait. Enfin, moi en tout cas c'est ce que je crois c'est c'est que vous savez quand on a de l'énergie en politique, soit vous la mettez pour faire des choses, soit vous la mettez pour rester en place. Bah vaut mieux chercher à faire des choses. Mais pourquoi ça se vaut pas quand on est président de région, monsieur Bertrand ? parce que vous avez fait plusieurs mandats.
Bon, j'en suis qu'au 2uxè he deè donc donc deux ça fait plusieurs. Ouais mais là attendez ouais je crois oui ça fait Ouais ça fait plusieurs parce que le sujet est très simple c'est quand même pas tout à fait le même enjeu. J'ai pas toutes les compétences et c'est d'ailleurs aussi les limites de l'exercice de la région. La région vous savez c'est trois grandes compétences. Il y a l'économie, l'emploi, la formation. Il y a le financement des lycées, des bâtiments, le personnel d'entretien, de restauration et les transports où la vérité c'est que j'ai surtout le droit de faire un chèque à la SNCF, de raller quand le service est pas génial, j'ai les transports scolaires. C'est ça les compétences de la région. Donc c'est pas exactement le même engagement. Vous avez
pas géré les crises internationales, vous avez pas tout ce qui concerne la sécurité, le rapport au travail. Hélas. Bon, donc clairement moi sur un mandat présidentiel, je pense qu'il faut se sortir de la tête l'idée je vais faire de mandats et je vais chercher à être réélu. Faut chercher à faire les choses. C'est c'est vraiment ma conviction. Et voyez, si vous faites ça, notamment des référendums sur beaucoup plus de sujets, je pense que il y aurait plus de respiration dans le pays, j'en suis convaincu. Et puis on a aussi le référendum, ça fait d'initiative citoyenne où les Français peuvent d'eux-mêmes dire on voudrait se prononcer sur un sujet comme ça. Mais alors là, la vérité c'est simple, c'est qu'on a mis la barre tellement haut qu'il pourra jamais y
avoir. Et donc moi, je souhaite un qu'on élargis le champ du référendum et que d'autre part le référendum d'initiative citoyenne la barre soit beaucoup plus basse que à peu près 4 millions et demi 4 5 millions. Ça sera jamais atteignable. Et si on fait ça, je pense que ces institutions, elles sont capables de montrer qu'elles sont fortes, mais on donnerait davantage la parole aux gens. Je voulais vous demander euh euh votre positionnement euh politique. Je vous ai connu chez à l'UMP, chez les Républicains. Vous en êtes partis, vous avez créé Nous France, vous êtes revenu pour la primaire euh en 2021. Euh c'est ma famille, j'y suis toujours. Voilà. Donc aujourd'hui, vous y êtes toujours, vous êtes toujours chez les républicains. D'accord. Faites partie des instances dirigeantes. Hm
ouais, je dois faire partie du comité stratégique. Ouais. Oui, c'est ça. Bureau politique, mais bureau politique, ouais, je suis tout seul avec 100 personnes, quoi. C'est quoi c'est quoi votre droite à vous Xavier Bertrand ? C'est une droite, c'est une droite très républicaine. C'est une droite sociale, c'est une droite qui est pas dure avec les plus fragiles. OK. Voilà. Très clairement, c'est comme ça que je suis depuis longtemps. Peut-être parce que il y a mon histoire personnelle, vous parliez du livre tout à l'heure, euh je je le je le raconte dans cet ouvrage, c'est que l'histoire de ma famille, c'est l'histoire des classes moyennes. Donc je suis comme ça. J'ai été en plus élu à 50 ans et je pense que là où on est élu, là où on côtoie les gens, ça façonne quand même
beaucoup quelqu'un. Et et je suis intimement convaincu que quand on est élu, vous êtes élu pour les gens qui vont bien et pour les gens qui vont pas bien. Vous êtes élu pour les gens qui sont au cœur par exemple de l'île dans ma région et ceux qui sont dans la ruralité. Vous êtes élu pour tout le monde. Et c'est ça qui fait que je suis pour une droite où je veux pas qu'on oppose les riches aux pauvres. Je veux pas qu'on oppose justement les uns les autres. Je veux pas que qui que ce soit soit inquiété en raison de son prénom, de sa religion ou de son origine. La loi s'applique pour tous mais chacun doit être respecté. C'est ça ma droite et je dis très clairement, c'est une droite qui dit non aux deux extrêmes. Très clairement et définitivement. Pour l'instant, l'extrême qui menace le
plus les républicains, c'est l'extrême droite. C'est le Rassemblement national qui gratte des partarts de marché, si je puis dire, avec une fusion des électorats sur des thématiques qui sont celles du Rassemblement national. Euh pas que des électorats d'ailleurs. Pas que des électorats ? Non non mais justement j'allais y venir. J'allais venir que des électeurs. Vous avez raison. Le parti aussi. Quel regard vous portez sur Bruno Rotaillot qui est à la tête de votre parti ? Et ben moi je lui demande de clarifier sa position. Moi je dis régulièrement ni les filles ni ren il y en a beaucoup chez moi dans ma famille politique qui disent ils ont pas de mal à dire ni elle est filles ni elle est filles h je voudrais les entendre dire ni elle les filles ni ren et je vais vous dire
pourquoi je suis à ce point mobilisé contre les extrêmes je fais de la politique pour essayer que ça aille mieux dans la vie des gens et que ma région aujourd'hui demain mon pays aille mieux je cherche des solutions au problème et je pense en plus qu'un élu il doit doit chercher à rassembler, à unir et pas à diviser. Or, les deux extrêmes ont une autre logique. C'est quand ça va mal pour les Français que ça va bien pour eux. C'est pas la logique qui est la mienne. Et ne cherchez pas notamment des solutions de leur part. Ils sont juste là pour dire ça va mal, ça fait mal mais rien d'autre. des programmes quand mme il cherch aussi des solutions. Ce sont pas vos solutions en occurrence celle de l'extrême droite pas du tout la mienne mais ils ont un
programme un projet Ah ouais bah oui ils ont pas de probl truc ça s'appelle en commun par exemple nous Front populaire ils avaient un programme relativement détaillé bah excusez-moi mais quand vous prenez le Front National c'est quoi le programme ? C'est-à-dire que on sortirait on sortirait tous les immigrés donc il y a plus du tout de problème. Ça tient pas la route. Ça tient pas la route, vous le savez bien. [rires] C'est des c'est des programmes à de balles tout ça. C'est des programmes à de balles. Il y a rien qui tient la route. Et quand vous avez notamment quelqu'un comme Philippe Agon qui est pas tout à fait n'importe qui, économiste, prix Nobel d'économie et qui dit que leur programme tient pas la route un quart de seconde, ça les met dans tous leurs états parce qu'ils
vivent juste. Voilà. C'est aussi simple que ça. Et personne ne dit ça cependant de l'avenir en commun, de de l'avenir en commun. Personne ne dit ça de l'avenir en commun. Il y a peu d'économistes qui ditent l'avenir en commun n'est pas financé parce que il est financé. Et et ce qui est intéressant, c'est quand même que là vous vous créez cette cette opposition entre deux extrêmes à laquelle moi je n'adhère pas du tout. Mais bon, je crois, j'avais un peu compris. Euh mais ce qui est intéressant, c'est que les partis de gauche que vous semblez exclure, non, un parti et les filles et pas le parti communiste par exemple. Mais donc ce qui est intéressant, c'est que le reste de la gauche n'exclut pas LFI que on a fait des campagnes ensemble récemment. On a un programme commun et
donc c'est intéressant que vous vous excluiez euh de ce cadre LFI alors que la gauche elle-même finalement ne le fait pas. Vo ils prennent sacrément leur distance quand même. Demander à Fabien Roussell, secrétaire national du Parti communiste qui pense de monsieur Mélenchon. On voit souvent Fabien Roussell en vidéo en vacances. Il part pas en vacances avec Mélenchon. Non mais face à je crois pas que ce soir en vacances avec Bruno Taillot vous. [rires] Alors je suis plutôt je suis plutôt corse que vender. Voilà je suis désolé je suis plutôt corse que vend ou les Haut de France plutôt que vend. Émilien euh dans votre lit, vous expliquez donc les raisons qui vous ont fait quitter LR en 2017, notamment le fait que le parti
est un peu ben c'est ce que Versiqué en quittant le parti en 2019, donc le verrouillage du parti par l'appareil évoqué et notamment le fait que le renvoqué n'ait pas été capable d'appeler clairement à voter contre Marine Le Pen, donc pour Emmanuel Macron tout comme le parti a été un peu bah pas tout à fait les termes. Néormement, vous êtes resté sous Sioti, sous Retaillo. Ce sont deux personnes qui n'ont pas été plus qu'ambigu sur cette question là, notamment y compris vis-à-vis de Zemour dans le cas d'un second tour. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? Bah, c'est tout simplement que je me bats aussi à l'intérieur pour éviter cette dérive. Je sais très clairement je l'époque à l'époque quand il y a quand quand je
pars notamment quand Laurent Voquier et là c'est pas un problème de verrouillage et autres c'est parce que je le dis c'est à l'occasion justement de ce que je réussis à obtenir avec Bernard Casneu le démantellement de la jungle de Calais où il y a 9000 migrants qui sont exploités par ces criminels que sont les passeurs et ont réussi à trouver des solutions pour eux et les propos qui sont tenus à l'époque c'est les mêmes que ceux du Rassemblement national les mêmes. Et je suis désolé, c'est moi qui trouve cette solution avec Bernard Casneuve, avec la mère de Calais et honnêtement tout ceci était invivable à la fois pour ceux qui étaient dans la jungle mais aussi pour tous ceux qui habitaient autour. Et quand je vois le responsable de mon parti parler comme le RN, je suis
désolé, j'estimais que j'avais plus rien à y faire. Aujourd'hui, je me bats de l'intérieur, je suis pas le seul. H Il y a aussi celle qui est sur votre t-shirt, Valérie PCress. C'est bien Valérie PC sur votre t-shir t-shirt il y avait en cherchant bien [rires] se regarder nous France tout ça c'est ça ça date après primaire peut-être OK Jean-François Copé Michel Tabarot on est sur la même position Michel Tabar jamais oui tout à fait mais jamais avec l'extrême droite jamais avec le Renn et si je peux me permettre vous parliez de Siotti je pense avoir été assez clair quand Sioti en douce barre chez Le Pen en disant c'est un trait qu'il dégage parce que je n'étais pas justement pour les demmesures en disant oui mais il
prend position mais nous on n'est pas non non non il pouvait pas rester président à Bour Cambresse en ce moment qu'est-ce que vous pensez de votre partie qui s avec reconquête pour moi c'est pareil reconquête le RN c'est pareil c'est exactement pareil c'est pour ça que je veux cette clarification parce qu'aujourd'hui on est en train de nous dire ouais mais on va aller sur la primaire non non avant la primaire avec qui on bosse et avec qui on refuse de bosser moi je le dis il y a une élection Pour moi, c'est pas une voix pour les filles, c'est pas une voix pour le rassemblement national. Ils sont assez nombreux d'ailleurs à à me reprocher d'ailleurs. Il mente est un menteur. Il dit régulièrement Bertrand, il a appelé à voter les filles. Non, jamais appelé à voter les
filles. En revanche, je le dis, il m'est arrivé une cantonale, une législative. J'y avais un choix dans une circonscription, dans un canton entre un communisme que je connaissais et le Rassemblement national. Même si aujourd'hui ça me coûte, même si les autres mentent en disant que j'ai appelé à voter pour les filles. Non, j'ai appelé à voter parfois pour un socialiste, pour un communiste quand ils étaient opposés au rassemblement national. Je dis et je l'assume, c'est aussi un problème de de conception de la politique. J'ai un refus j'ai un refus des des extrêmes. Vous prenez tiens, on va prendre l'exemple le communiste en question Sébastien Jumel à Diep. Je le connais depuis des années, je le connaissais, j'étais ministre de la santé. Je vais le voir dans sa ville,
il y avait un problème avec l'hôpital. On commence un petit peu à chauffer dans les discours mais il avait raison. Et donc je je prends une décision de dire on va effectivement faire ce qu'il faut pour l'hôpital. J'apprends à le connaître. Ensuite quand il est député, on n'est pas sur sur les mêmes banc sur les mêmes bords. Il il se bat pour la pêche. Mais vraiment le mec, il se bat, il se bat pour l'industrie. Et au jour où il est candidat, lui face à un RN, bah je suis désolé, le mec je le connais. j'estime que c'est quelqu'un qui euh euh a des combats que j'ai porté avec lui. Bah je vais pas me planquer parce que ça va pas plaire à certains chez moi. Je m'en fous, j'appelle à voter pour lui. Point bar. Pour revenir à l'extrême dont on parlait de reconquête, est-ce que vous croyez
toujours dans la théorie du grand emplacement, monsieur Bertrand ? Non mais attendez ça les propos de Zemour d'ailleurs je l'avais dit c'est certainement aussi au moment de la campagne de 2022 le fait de reprendre les propos de Zemour notamment pour Valérie d'utiliser ces termes je suis intimement convaincu que c'est quelque chose qui qui a marqué moi j'ai beaucoup de mes copains qui dit "Attendez et si vous chez LR vous parlez comme les autres clairement pourquoi on répond vous avez dit ça ne se produira pas parce qu'on va gagner l'élection présidentielle et mettre fin au laxisme migratoire c'est pas une prise de distance avec le concept c'est juste de dire que il ne se produira pas parce que vous ferez le travail. C'est pas la même chose. Non, attendez monsieur et je vais vous
dire un truc. Moi, je sais exactement ce que je veux faire en terme d'immigration et sans les outrances des autres hein. Moi, je suis pas en train de vous dire que tous nos problèmes viennent des immigrés, viennent des étrangers, attendez, non, viennent des musulmans parce que c'est là-dessus, c'est sur la peur de l'islam que joue le Front National. Et il faut le dire dans tous leur sujet, quand ils font leur niche parlementaire l'autre jour sur l'Algérie, c'est toujours le même bouqu émissaire. Ce sont les musulmans. Voilà. l'air à voter pour bah écoutez moi en tout cas j'aurais pas voté. OK. J'aurais pas voté pour deux pour plusieurs raisons. D'une part c'est une motion qui ne changera rien à rien parce que les accords internationaux c'est la responsabilité du président de
la République et pas du Parlement. Deuxièmement c'est encore une fois une niche bouquém émissaire toujours pareil la peur de l'islam et l'amalgame. Il joue là-dessus. Et puis le dernier point, c'est ça facilite la libération de Bem sensale ou ça la complique ? Bien sûr que ça la complique. Donc c'est tout simplement irresponsable. C'est un coup politique. On n'est pas obligé de rentrer là-dedans. Est-ce que et même si je lis très clairement, depuis 2021, j'ai certainement été l'un des tout premiers à dire qu'on ne pouvait pas continuer de la même façon. Alors, on sera certainement pas d'accord et moi, je suis pour qu'on ait une politique migratoire qui soit à la fois empreinte de justice, de dignité, mais aussi de fermeté. Parce qu'il y a personne qui en parle, même vous vous en
parlez pas. Il y a régulièrement des gens qui meurent aujourd'hui dans la Manche. Oui. Oui. Oui. Et personne n'en parle. Savez pourquoi ? Parce qu'il y a pas de corps qui arrive sur la plage. Je le dis dans ce livre, c'est en 2000 2015 ce petit Elane qu'on retrouve sur une plage et là il y a une émotion mondiale et puis après qu'est-ce qui se passe ? Tout le monde oublie, tout le monde passe à autre chose. J'ai régulièrement des morts moi dans la manche. Pourquoi ? Parce que ce sont les britanniques qui continuent à les attirer. Et quand ils sont là-bas les migrants, il y en a pas un qui revient parce que les Britanniques les font bosser et les paye avec un lance-piierre. Cette hypocrisie, il y en a marre. On ne peut pas garder les accords tels qu'ils existent. Là, hier
encore, je crois qu'il y a eu 94 personnes qui ont été secourues en mer. Mais bien évidemment, ça n'intéresse personne. Moi, c'est un sujet sur lequel chose changéresse beaucoup de monde. Il y a personne qui en parle jamais. Non, la presse quotidienne région qui gentil il y a des enfants qui sont morts. Il y a des il y a des mamans qui on qui ont péri justement en mer et clairement sur ces sujets-là, on doit changer les choses avec les anglais. Je vous enverrai les codes de l'humanité, monsieur Bertrand. Vous verrez. [rires] Profitez-en bien, parlez-en régulièrement. Est-ce que Est-ce que les les Est-ce que la droite que vous nous décrivez, cette droite gauliste ferme sur l'absence d'accord possible avec l'extrême droite, est-ce qu'elle a encore sa place chez
les Républicains ? J'en suis convaincu. Ou est-ce que vous avez pas plus votre place chez l'UDI, chez une partie de la Macronie ? Non non non non parce que on va aller on va aller jusqu'au jusqu'au bout. Jusau bout. La première des choses, c'est que il y a beaucoup de ceux qui sont dans ma famille politique qui se disent aussi un truc, bah le RN va gagner. Regardez les sondages, il faut être avec les vainqueurs. C'est ça qui est en train de se passer. Non mais c'est pas très gauliste, he si je fais il y en a qui pensent ça mais attendez mais même les médias mais qui dit qui dit que que que Bardella n'a aucune compétence ? Tout le monde le sait. Il suffit de regarder son CV. Il y a même certains des députés chez lui qui disent si si il a de la compétence, il pourrait être président,
il a eu des jobs d'été. Mais on se fout du monde. Votre problème avec Bardella, c'est un problème de compétence, c'est pas un problème de principe et de Alors vous vous me lisez pas. Si si parce que j'ai toujours dit que ma différence avec l'extrême droite, c'est pas une différence de degré mais de nature. Voilà. Donc c'est c'est exact. C'est pour ça que je vous lance parce que là vous attaquez vous attaquz sur ces compétences. Donc vous Non non, attendez si si vous connaissez mon parcours et je l'explique bien là-dedans, c'est pas un problème. Moi, je fais pas partie de ceux qui vous disent "Non, on peut pas faire avec le RN parce que on est différent sur l'économie et puis quoi encore ? Il y a pas que l'économie, la culture pour eux. Culture ça rime avec censure. Je suis bien placé parce
que dans ma région je les combats jour après jour et notamment à chaque fois qu'il y a des dossiers culturels, ils sont à vouloir sabrer une grande partie de ces dossiers. Je pense qu'il y a la liberté de création qu'on doit respecter. Mais sur la santé, c'est pareil. Quand on à des des moments donné, depuis 10 ans que j'y suis, on avait notamment des politiques de prévention du sida. J'étais ministre de la santé, peut-être que ministre de la santé un jour, ministre de la santé toujours dans ma tête. Mais il votait contre, il votait contre. Donc la différence, elle est pas là. Et puis surtout en politique, vous devez pas chercher à cliver, à trouver des bouqu émissaires. Vous devez chercher à rassembler. Vous voyez que la différence, elle est pas là. Mais on va
revenir sur Bardella et sur les autres. Comme tous les sondages vous disent qui vont gagner la prochaine présidentielle, même si je suis convaincu que ça se passera pas comme ça, il y en a qui sont en train de préparer pour avoir une place. La vocation de la droite gauliste, celle qui a été dirigée par Jacques Chirac, c'est pas de monter sur le porte-bagage de l'extrême droite, hein. On n'est pas en Italie où le parti de monsieur Berlusconi, il a été essayé de négocier de trois places. C'est pas comme ça que je vois les choses. C'est pas comme ça que je vois la politique et même sur ce sujet-là, si je me fais critiquer, je continuerai jusqu'au bout. Et j'explique dans le livre, c'est depuis 98. J'ai j'ai toujours été confronté au Rassemblement national chez
moi parce que je suis une région où il y a aussi beaucoup de colère, beaucoup de misère. Les gens qui ont voté notamment parfois pour le PS, pour le PC ou pour la droite, ils sont sentis trahis. Trahiis. Donc faut comprendre aussi ça. Et du coup les dirigeants eux exploitent cette colère, exploitent cette misère. C'est ça cette trahison dont vous parler sur quels objets comment est-ce que vous expliquez la montée vous du Rassemblement national dans votre territoire ? C'est sur quel type de le fait ? Le fait qu'ils aient sentiment qu'il y a plus d'espoir et puis on va aussi aller plus loin. C'est une conviction très profonde que j'ai et c'est pas parce que c'est mon histoire personnelle ou mon histoire familiale. Quand dans un pays quel qu'il soit et la
France est au première loge aussi, les classes moyennes qui bossent voi qu'avec un travail on n'arrive plus à s'en sortir et qu'elles sont convaincues que leurs enfants vivront moins bien queux. C'est terminé. Ce sont des gens qui sont prêts à à basculer et à ne plus faire confiance à personne. Quand dans un pays vous avez des gens, vous dites "Mes enfants vivront moins bien que moi, c'est impossible à entendre, c'est impossible à concevoir". C'est pour ça que je pense que le projet qu'on doit avoir dans notre pays, il vient bien évidemment à parler à tout le monde, mais le cœur ce sont les classes moyennes. Et je vous dis pas seulement ça pour c'est mon histoire, il faudrait le faire. C'est ce que je fais dans ma région. Vous savez, dans ma région, je
suis je suis pas un magicien. J'ai été élu en 2015 dans des conditions très particulières contre Marine Le Pen avec le désengagement de la gauche. Voilà. C'est-à-dire que je suis un homme de droite dans une région qui est historiquement à gauche et qui était promise à Madame Le Pen. C'était écrit qu'elle allait gagner. OK. Ça s'est pas passé comme ça parce que je réussis à porter le niveau de la droite de 15 à 25 %. Je suis au deuxème tour et là la gauche a une attitude profondément républicaine. Il se retirent sans rien demander, sans négociation et leurs électeurs comme leurs dirigeants disent voter Bertrand. C'est-à-dire qu' il m'aime pas mais il détestent l'idée que Marine Le Pen dirige la R. On l'a toujours fait et ça c'est pour ça je suis désolé, je reviens sur mon mon
propos du début où vous faites des équivalences entre le RN et la LFI, mais il me semble quand même que on n' jamais parlé de cordon sanitaire pour autre chose que pour l'extrême droite fasciste dans ce pays et que cette équivalence, elle est très problématique pour notamment pour des gens de gauche qui s'interrogent profondément sur l'incapacité de la droite à voir les divagations de son propre camp où on je les voit plutôt moi. Oui, mais ce que ce qui m'interroge c'est que alors même que vous les voyez, vous continuez à faire cette équivalence ou alors alors que vous êtes vous-même élu de votre propre de vos propres dirs grâce à nos votes, y compris des votes LFistes. Et ça, je pense que ça n'arriverait pas dans l'autre sens comme l'histoire nous
l'a montré y compris au NFP en juin 2024. Mais bon, ça c'est autre chose. Ça n'est pas une question que j'ai à vous poser. La question que j'ai à vous poser est la suivante : comment est-ce que vous vivez cette défense de cordon sanitaire au sein de LR ? Est-ce que Comment ça se passe ? Est-ce que vous avez du du répondant ? C'est vrai que nous à distance, enfin moi je viens de l'un donc Bourcandress voilà on a on a vraiment l'impression d'un glissement et qui est un glissement je veux dire qui qui est en France mais qui est vous l'avez mentionné en Italie qui est aux États-Unis avec le le l'OPA hostile du maga sur jusqu'à quand ça tient. Voilà et donc la question que je me pose qui est dans voilà nous on sait comment ça se passe chez nous mais comment chez
vous ça se passe cette conversation avec les électeurs avec les cadres ? Vous voyez que ça tient encore ? Comment est-ce que vous avez ces conversations vous ? Bah ces conversations, je les ai publiquement chez vous parce que je les ai aussi dans nos différentes instances. Comité stratégique, bureau politique, je l'ai dit l'autre jour, je veux qu'on clarifie. Pourquoi ? Parce que quand il y a des vice-présidents de LR notamment comme François Xavier Bellami qui vote au Parlement européen une motion de censure de madame Vleyenne poussée par monsieur Bardella qui dit "J'attends des républicains qu'il votent et qu'il votent, pour moi c'est une faute." Le seul du PPE à le faire. les seul les seuls du PPE à le faire à voter cette censure de bien sûr mais il y a pas il y a pas que
ça aussi il y a il y a aussi David Lissard qui s'est exprimé en disant on fait un projet de gouvernement et on voit qui veut venir. Je suis désolé, je suis contre ça et c'est pour ça que je je demande pas maintenant, j'exige qu'on ait cette clarification si elle arrive pas et c'est vrai pour les élections municipales aussi parce qu'il est pas question là-dessus qu'il y ait la moindre ambiguïté. Quand il y a eu l'élection législative dans le Tarnégaron, j'ai entendu pas une voix pour la gauche. Non, moi ce que je veux entendre c'est pas une voix pour le rassemblement national. Alors là où on sera pas d'accord, j'assume. C'est vrai que je fais une différence entre LFI, les communistes et les socialistes. Je le dis, je l'assume parce que on pourrait aller beaucoup plus loin.
L'attitude d'élu de de LFI, l'attitude de Jean-Luc Mélenchon, c'est une attitude encore une fois qui divise avec des bouquissaire et notamment on soit d'accord ou pas quand on dit que honnêtement les pauvres sont pauvres à cause des riches. Quand on prend les riches comme bouqu émissaire, je suis désolé. [rires] Vous avez vous avez écouté juste avant le segment avec Gabriel Zucman ou pas ? Non mais j'ai parlé de lui l'autre jour. D'accord. Bah il était sur le plateau, il était à votre place juste avant. Il connait pas tout à fait le même discours. Ouais. Oui. Non mais attendez et j'ajoute qu'en 2011 vous disiez qu'il fallait taxer les salaires extravagants. Mais attendez mais j'ai pas changé. Non mais justement c'est c'est les riches les ultra riches.
Ouais mais je vais vous dire moi je suis un pour qu'il y ait la contribution minimum pour effectivement les haut revenus la tranche marginale et je suis également j'ai proposé plutôt que la taxe Zucmane j'ai proposé que la fameuse flat taxe soit augmentée. Pourquoi ? parce que ce sont les revenus distribués. Voilà, je l'ai dit donc vous voyez, j'ai pas changé mais c'est une passoir avec des trous ni sur les salaires extravagants ni sur le reste. La seule chose c'est que j'ai indiqué aussi à l'autre jour, alors je vais peut-être pas faire un tabac ici mais je répète ce que j'ai dit. Monsieur Zucman et il se procure un cabis, il recrute du personnel, il remplit les carnets de commande, il paye ses salariés, il paye ses charges, derrière il se paye et il
met l'argent de côté et ensuite on verra s'il fait toujours la même proposition. C'est comme ça que vous parlez d'un universitaire qui a enseigné à Berkley et cetera. Monsieur Bertrand, c'est pas sérieux. Et à Agion, c'est qui ? Mais c'est aussi quelqu'un de très sérieux. Je dis pas Il dit quoi Philippe Agon ? Il fait non plus mais pas vous dire vous êtes en train de me dire comment on parle des universitaires quand même enfin je fassent leur boulot qui réfléchissent. Non mais j'ai beaucoup de respect pour les entrepreneurs. C'est pas le sujet les chefs d'entreprise c'est un sujet parce que c'est pas les politiques qui créent les emplois c'est pas les universitaires les entrepreneurs qui créent l'emploi. Proposition dans le débat public des patrons du C 40.
Non mais je comprends ce que vous voulez dire mais c'est l'argument me paraît quand même bizarre quand on parle d'intellectuels qui interviennent dans le débat public. On pourrait dire pareil des climatologues. Qu'est-ce qu'ils y connaissent ? Je monté de boîte. Qu'est-ce qu'il nous raconte alors sur le champion climatique ? Voilà. Non je suis désolé vous avez pas à faire un climatoceptique. Donc non je sais mais justement ben justement on est d'accord vous et moi pour écouter les climat quand d'accord avec les propositions de monsieur Zman même si par contre remettre en cause sa compétence et ça ça c'est pas ce que je suis en train de vous dire. Je suis en train de vous dire que quand vous montez une boîte, vous avez pas le même raisonnement parce que
monter une boîte aujourd'hui clairement c'est aussi prendre des risques et heureusement que dans ce pays, on a des entrepreneurs qui ne sont pas tous des gens du CAC 40 ou des gens qui effectivement ont une réussite ou une fortune. C'est ça la réalité. Moi, j'étais entrepreneur, j'étais entrepreneur 12 ans et donc très clairement, je sais pertinemment aujourd'hui qu'il faut qu'on arrête avec ce système où on les montre du doigt. Voilà. 7% des des commerçants artisans testés dans l'ensemble des sondages sur la T ils sont favorables parce qu'ils ont bien compris que c'est pas eux qui été visés les personnes qui échappent à l'impôt par des par systèmes d'optimisation. C'est ce qu'il nous a expliqué tout à l'heure là ce qui joue de l'optimisation il faut pardonnez-moi c'est comme la fraude
fiscale. On parle de fraude sociale je parle aussi de la fraude fiscale. Tous ceux qui effectivement volent notre système il faut effectivement les taper. Voilà c'est exactement ce qu'il propose. Émiléien. Oui, je je suis pas sûr on peut être universitaire et quand même compris penser aux gens y compris entrepreneurs. Éminien est universitaire. Oui, [rires] c'est à lui que vous pensiez à l'instant. Je pensais à lui. Je l'ai défendu, ça me fait plaisir. Mais c'est pas ma question. Chez LR, il y a une ma spécialité il y a une une divergence plus en plus grande entre élus locaux et élus nationaux. notamment parce que au niveau national dans les discours qui sont portés notamment par les dirigeants, ça parle très enfin très majoritairement immigration et sécurité. Bon, ça c'est
on peut c'est un sujet important pour la droite et en terme d'économie, on est de plus en plus libéraux d'indicateurs dessus depuis 20 ans. Les locaux eux ils disent pas que les sujets, vous vous en parlez énormément des questions de décentralisation d'emploi et cetera et par ailleurs, ils sont parfois un peu plus prudents sur les questions économiques et cetera. Est-ce qu'il y a pas un problème de de ce décalage là entre y compris parce qu'il y a beaucoup d'élus LR qui sont partis chez Horizon en se disant ou là là qu'est-ce qu'ils nous font avec les discours beaucoup il y a pas mal de mères quand même qui sont partis chez Philippe. Bon euh est-ce qu'il y a pas un problème de prise en compte des discours qu'on qui tient des yeux locaux qui sont au contact des gens euh dans les remontées
et dans la conception du programme de LR ? Est-ce qu'à un moment donné on parle pas de sujets qui bah de la de ce qu'on entend de la part des gens sur le terrain ne sont pas toujours dans l'esprit des Français quoi ? Oui mais c'est pas seulement une question d'élus locaux. Pourquoi il y a un décalage ? C'est on a pensé à l'époque que le quinquena c'était une super bonne idée. Je vous ai dit ce que j'en pensais et on a pensé que le non cumul des mandats était une super bonne idée. Faut bien comprendre une chose, c'est qu'aujourd'hui les élus locaux ne peuvent plus être au parlement. Moi, je pense que à l'époque, on a fait une erreur. Et pour bien expliquer à tout le monde, avoir à nouveau le cumul, c'est pas cumuler les indemnités. Les indemnités sont plafonnées aujourd'hui et moi je
dis qu'elles doivent rester plafonnées exactement au même. Non mais est-ce que parlement ou d'accord mais comme je sais que c'est un sujet qui existe, je dis un sujet de place aussi et de qui a accès au monde politique et de qui peut se présenter, qui peut représenter la nation et quand il y a un nombre de places limitées et qu'elles sont captées par toujours les mêmes, je rappelle qu'il y a trois ouvriers à l'Assemblée alors que dans mon coin il représentent 30 %. Euh c'est c'est aussi un problème. Donc c'est c'est le le non cumule des mandats, c'est pas juste une question économique, c'est aussi une question mais c'est un préalable qui explique le décalage qu'il y a en je sais pas si les députés dirait qu'ils sont pas très connectés au terrain. Je pense qu'ils
attendez alors là attendez pas connecté au terrain. Je vous présente Julien Div là qui est député chez moi. Sans être local. Voilà. Mais il y a aussi un autre sujet. Il y a un autre prisme pardonnez-moi mais c'est les médias c'est les médias nationaux. Oui, parce que dans les médias nationaux, on vous parle régulièrement de ces sujets-là, des sujets d'immigration de sécurité. Entendons-nous bien, l'ordre de l'autorité, c'est un préalable. Mais un projet de société, ça n'est pas que cela. Hm. Un projet de société, il y a toute une dimension économique et sociale. Et puis on est en France et c'est aussi la conviction qui est la mienne. Les services public ça compte pas pour rien. Hm. L'école, la santé, le logement, la culture, tout ce qui fait des liens entre les Français, ceux qui vont bien
et ceux qui vont pas bien, pour moi, ça a du prix. Je dois être l'un des rares et d'ailleurs je me souviens au moment des élections législatives à parler de culture dans les médias nationaux parce que j'y crois énormément à la culture. C'est rare à droite et pas seul. Ouais, mais c'est rare dans la classe politique quasiment. Je je vais chaque année il y a une gauche qui a quand même tout un discours culturel. [rires] Ouais. Fait il s'avère quand même qu'aux élections législatives à l'époque, je je vais je crois sur France interre, j'en parle, tout le monde dit vous êtes le premier à en parler parce que c'est important et c'est même des sujets sur lesquels je vais vous dire un truc, on devrait pas faire d'arbitrage budgétaire à la noi. Moi dans ma région,
j'ai augmenté les premières années le le budget de la région, je partais pas d'une feuille blanche. Avant moi, ils avaient fait gros boulot. Martin Aubri à Lille fait de de Lille une place forte culturelle et j'ai augmenté le budget des 2 tiers et là c'est hyper difficile. La culture est pas une variable d'ajustement. Je ne baisse pas les crédits de la culture. Il y a une très belle phrase d'un d'un premier ministre qui était anglais, c'était Churchill au moment de la guerre. Il dit "Si on se fait pas des efforts pour la pour la culture, à quoi ça sert de se battre ? Si on se bat pas pour la culture, à quoi ça sert ?" Et et ça, il faut bien comprendre que c'est des sujets dont on parle très peu sur les plateaux, mais c'est la clé parce qu'encore une fois, ça unit les gens entre eux,
les politiques de les services publics, les politiques publiques et puis euh pardonnez-moi, mais encore une fois la culture, le sport également et pas seulement au moment des Jeux Olympiques ou quand on va se passionner pour telle ou telle discipline et tout ce qui unit les gens, purée, il faut se battre pour ça, il faut des moyens pour ça. Faut que l'État euh je je viens de vous dire moi dans ma région riche dans notre région je suis pas riche mais en attendant chez moi, j'ai décidé la culture on n'y touche pas. Voilà c'est enfin on n'y touche pas on ne fait on ne sa pas dans les budgets. Mais votre famille politique sa vie ou il y a d'autres à d'autres alors d'autres d'autres ou à d'autres alors votre famille politique pas sa vie à sabrer dans les budgets y
compris que vous vous comptiez sur le Sénat pour redresser la copie budgétaire. Vous savez comme moi que le Sénat va faire des coupes partout, des coupes massives dans les services publics. Donc alors moi, il y a deux questions. Est-ce que enfin la question c'est est-ce que vous êtes dans le bon parti ? Monsieur monsieur Bertrand, je l'avais déjà posé celle-là. Oui, mais décidément si vous voulez si vous voulez vraiment débattre, si vous voulez donner la parole aux gens, avoir la parole, bien venez faire un tour chez nous France parce que c'est le mouvement que c'est votre partique mouvement, un mouvement politique parce que il y a pas vocation à présenter des candidats aux élections municipales ou autres. C'est la différence et on est vraiment sur le fond. On s'est réuni
l'autre jour à à Saint-Quentin et toute la matinée, pardonnez-moi, il y avait pas de grands experts tout ça. Les gens avaient la parole, ils l'ont prise avec des vrais débats, avec des gens qui étaient pas forcément d'accord sur tout et qui faisaient des propositions et qui débattaient. Alors moi, c'est ce que j'ai connu voilà longtemps dans les partis politiques. J'ai un peu cette nostalgie et c'est ce que je veux retrouver là où les gens ont clairement la parole. Et cette magie-là, elle est encore possible. J'y crois. Mais quand les gens ont la parole, faut s'y en tenir compte. Regardez ce qui est ce que sont devenus les cahiers de doléance. Rien. Ils ont été Ouais, enfin ils ont été aujourd'hui il y a nouveau peut-être grâce à une proposition de loi de de Marie Pochon l'écologiste.
Ouais. Moi je sais que avec Julien Dive encore une fois chez moi, on a repris ce qu'il y avait dans les cahiers d'oléance. Il y a des choses qui sont très claires. C'est pas parce qu'il y a eu le débat, le grand débat avec les maires que ça épuise toutes les idées qu'il y avait avec les cahiers de doléance et notamment des Français qui disent "On veut être entendu." Et vous me parliez tout à l'heure pourquoi je suis pas avec Macron ou autrepuis 8 ans et demi, je suis dans l'opposition président de la République. Pourquoi ? parce que il y a il y a des sujets sur lesquels j'étais en désaccord profond, notamment sur les questions d'autorité et puis c'est aussi la question un sujet un manque d'attention de considération pour beaucoup de Français et c'est ça
qui a éclaté avec la crise des gilets jaunes quand Édouard Philippe était au pouvoir et je pense que voyez je dis ni elle est fille ni Eren mais toute personne qui vient me voir si elle a des problèmes, je me moque de savoir son étiquette politique. Je m'en moque réellement. D'accord. Heureusement [rires] d'un point de vue purement légal, c'est plutôt vieux. Ouais. Non non non. Ouais mais tout le monde fait pas ça. Vous parliez vous parliez tout à l'heure notamment des États-Unis, il y en a qui qui président ou qui dirigent pour ceux qui leur sont favorables. Moi, j'ai plein de défauts, hein. J'en parle un peu dans le livre, mais je suis pas sectaire mais je pense sincèrement qu'il faut absolument avoir en tête cette obsession de chercher à rassembler. On n pas fini, vous m'avez
interrompu. On est parti un peu dans tous les sens tout à l'heure. Pardon, c'est moi qui a dû partir dans tous les sens. Mais je vous ai dit en 2015, je suis élu dans ces circonstances là. Ouais. En 2021, c'est pas la même histoire parce que tout le monde se présente sous ses couleurs. Le RN Marine Le Pen se défile, elle revient pas. OK, elle envoie Sébastien Chenu. Monsieur Macron envoie cinq ministres pour me faire mettre un genou à terre en espérant qu'au deuxème tour, je devrais m'unir avec eux. Je dis que ce sera pas le cas, mais en se disant comme ça, si je suit avec nous, il peut pas se présenter à la présidentielle. OK. La gauche est totalement unie. Et là les observateurs disent c'est le retour de la gauche Bertrand va se faire taper. Il y a pas beaucoup de gens qui
Ah je peux vous sortir les articles ? Il y a aucun problème. Oui mais c'est encore quand on regarde les les rapports de force on peutiner que vous auriez des des bons résultats. Au final. Au final. Au final. Et qu'est-ce qui se passe ? Je fais reculer le Rassemblement national de 16 %. Les gens sont pas devenus amoureux de moi. Je suis pas devenu magicien mais ils se disent "Ce mec se bat pour nous et pour sa région." Ce qui montre bien une chose, c'est que sans aller sur leur terrain et en les combattant, vous pouvez les faire reculer et il y a aucune fatalité justement à ce que clairement il puissent l'emporter. Il y a aucune fatalité à ça. Mais pour parlons-en parlons-en parlons-en de 2027. Parlons de cette élection présidentielle qui approche. Vous avez
vous-même planté le décor en rappelant que les sondages donnent le Rassemblement national gagnant dans beaucoup de scénario différents aujourd'hui à date. D'où ma question, c'est quoi l'étape d'après Xavier Bertrand ? Continuez à me préparer. OK. continue à me préparer. C'est-à-dire aussi même si je vous l'ai dit, je pense qu'il faut clairement renouer avec cette promesse républicaine parce que c'est ce qui donne aussi de l'espoir. Je pense que notre pays, je vous l'ai dit tout à l'heure, il y a il y a besoin à la fois un d'ordre et d'autorité, c'est un préalable. C'est clairement qu'on retrouve espoir au niveau des classes moyennes pour commencer et c'est ces services publics. Et après, il y a deux sujets de gouvernance. Ce pays est formidable, il peut pas
continuer de diriger comme il est. Tout est décidé à Paris. Et si vous ne remettez pas aujourd'hui clairement plus de décision, plus de pouvoir, plus de responsabilité, plus de liberté dans nos territoires, ce pays ne pourra jamais renouer clairement avec une dynamique. Et après, il y a un dernier point, je pas en train de vous dresser le projet, mais ce sur quoi je bosse. On a besoin d'avoir un pact générationnel. Faut qu'on arrête de dire nos jeunes sont importants et il y a pas véritablement de choix qui sont faits en direction des jeunes. Il faut mettre le paquet sur la jeunesse parce qu'on va s'apercevoir que les Français sont pas égoïstes et que plutôt que de montrer du doigt les boomers, va falloir se rendre compte que les même les retraités sont prêts à se mobiliser
s'ils ont le sentiment qu'une politique sera efficace pour les jeunes. C'est ce que j'essaie de faire dans la région et je pense que c'est vraiment le sujet des années qui viennent pour un pays comme l'autre. Quelle méthodologie de désignation du candidat ? Est-ce que vous êtes favorable à une primaire ? Plusieurs choses ont été mises sur le tapis ces derniers temps à droite. Prima jusqu'à Sarah Knafo, primaire plus fermé et cetera. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ouais, ça ressemblerait à un truc ça d'Edouard Philippe de Darmanin jusqu'à Knafo là. Moi je trouve ça absurde mais je suis pas particulièrement. Ouais, on est d'accord. [rires] Ouais, on est d'accord. Oui, on est d'accord. On est d'accord. Très bien. Formidable. Je sais pas si on est d'accord sur plein
de trucs mais là on est d'accord. Ah sur ce truc là, on est d'accord. Oui. Oui. Complètement. Bon, plusieurs choses. Bon, c'est pas parce que j'ai brillamment remporté la primaire de 2021, on le sait bien, non, je plaisantais hein, [rires] je je plaisantais que ma position a changé. Je pense que une élection présidentielle, c'est une rencontre, un candidat, une candidate et les Français. Et la véritable primaire, c'est l'élection présidentielle clairement. Et puis je vais vous dire aussi un truc, on est tous à se passionner sur qui pourrait être candidat et on va se calmer et boire frais. Vous allez voir dans quelques mois exactement le paysage aura beaucoup changé. On est à un an et demi. Tiens, c'était Guillaume Tabar dans dans le Figaro, j'ai vu le tweet là-dessus
qui disait "Voilà un an, un an et demi avant euh de Gaul était pas du tout en ballotage, Giscar était réélu, il y avait aucun problème. On savait même pas que Macron existait comme candidat à la présidentielle et on a su ce qui se passait. Mais on est toujours à vouloir faire le film. Pardon ? Ouais. Ouais. Mais on a toujours et et Jospin était élu en 2002. Était élu en 2002 et Baladur alors là, il y a même pas besoin de se présenter contre Chirac en 95. C'était effectivement les les doigts dans le nez. On veut toujours faire le film 1 an ou un an et demi avant. Et je reste persuadé que les Français vont beaucoup regarder ce que les gens ont dans le ventre et dans la tête. J'en suis intimement convaincu. Aujourd'hui, ce qu'il faut bien voir, c'est que c'est une situation très particulière.
C'est un président qui ne sera plus candidat. C'est arrivé en 17, en 2017. C'est arrivé en 2007, c'est arrivé également en 95 et c'est arrivé également, si je ne me trompe pas, vous me dites si je me trompe, en 60 en 69 et en 74. Et en 74 parce que George Pompilou est décédé. Ça n'arrive pas si souvent que ça. Ça veut dire que tout est terriblement Oui, c'est un reset. Tout est terriblement Ouais, c'est un peu c'est un peu ça. J'ai j'ai j'ai une question pour vous. Je l'ai vu dans le chat, elle est intéressante. Euh euh quel regard vous portez sur la figure de Dominique de Villepin qui revient euh et qui semble lui aussi incarner quelque chose qui peut être proche de vous, une droite plus sociale, gaulisme, chirakisme ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce
que c'est pas lui le meilleur ? Qu'estce qu'il propose ça ? J'en sais rien. Il fait des très très beaux discours je vous ai mis sur la table des propositions. [rires] Voilà, on l'a pas encore reçu dans cette émission mais euh vous vous avez pas mis sur la table des propositions. Vous nous avez mis sur la table des orientations. Mais moi j'entends pas de proposition de politique publique quand même. Ben vous voulez que j'en fasse sur des sur des domaines qui vont certainement pas nous rassembler. En matière d'immigration, moi je suis pour que effectivement on ait des quotas. Je le dis depuis des années. C'est-à-dire que l'on dise exactement qui on peut accueillir, de quelle façon. Vous savez, les pays comme le Canada et l'Australie sont pas des régimes dictatoriaux mais dans lesquels très
clairement on a une immigration que l'on sait accueillir dans de bonnes conditions. C'est une vision utilitariste de l'immigration. Faut qu'elle soit utile. Je je fais un peu de provoque mais j'ai fait exprès d'aborder ce sujet. Ah ça marche he je sais vous il me faut pas grand chose vous savez. Je sais mais après au final vous pourriez me trouver sympa donc je fais gaffe à ce que vous soyez pas tenté. Je voudrais pas vous compromettre tout ça. Non mais à part l'immigration donc on a bien compris que la droite c'était votre sujet. Est-ce est-ce qu' d'autres B je remarque quand même que je vous pose la question des mesures et vous commencez direct sur l'immigration parce que je vous l'ai dit tout à l'heure ça m'interroge le reste. Non, il y a un préalable à tout. Il y a
un préalable à tout compris. L'ordre et l'autorité. L'ordre et l'autorité. OK. Je pourrais vous parler également des payes minimum auquels je crois profondément. Et ensuite on va venir sur le cœur de mon projet. D'accord. Le cœur de mon projet, il est très clairement sur les classes moyennes et notamment sur une nouvelle politique en faveur des classes moyennes sur leur revenu. Et je vais vous prendre un un exemple. Qu'est-ce que vous mettez dans les classes moyenne ? Juste pour être pour la définition. Si j'étais un tecto, je vous dirais que c'est une catégorie sociologique qui gagne entre temps et temps. Oui, tout ça. Moi, je veux juste vous dire ce que pour moi les classes moyennes, vous êtes trop riche pour être aidé. Oui. Et vous êtes pas assez riche pour vous
en sortir par vous-même. Et donc je vais vous donner une mesure très concrète. Vous avez des enfants qui font des études. H OK, je revois complètement le système des bourses parce qu'aujourd'hui dès que vous bossez, vous ne touchez rien ou quasiment rien. Et donc clairement le fait que vos enfants ne puissent pas faire d'études aujourd'hui, c'est un drame pour les familles. Il y a des familles qui ne partent plus en vacances qui se saignent pour que leurs enfants partent. Je revois complètement le système des bourses et j'arrête d'exclure les gens qui bossent. Et pardonnez-moi, c'est ce que je fais aussi dans ma région. La location de rentrée scolaire dans la région des Haut-Fance, elle est versée à tout le monde, à tout le monde, sans exception quels que soient les revenus. Je je
permets aux jeunes de pouvoir passer leur permis en étant financé par la région parce que bien souvent notamment quand vous habitez au milieu rural le permis de conduire est devenu un impôt et derrière faut vous acheter une voiture. Je finance nous finançons 90 % du prix du permis. D'accord. C'est des mesures très concrètes. Alors, je veux pas vous faire le le catalogue de tout, mais pour bien vous montrer qu'il s'agit pas d'être dans l'incantation, mais clairement que c'est avec des propositions précises qu'on peut aussi améliorer la vie et redonner de l'espoir. Je peux continuer sur la santé ? Ah mais je nous on ne demande que ça des politi je parce qu'en fait c'est difficile de juger sur des idées, des discours. J'ai Mais peut-être que je reviendrai alors pour vous expliquer.
Mais on vous réinvitera. On vous réinvitera. Vous êtes sûr hein ? Non mais sans déconner, à partir si vous êtes candidat à l'élection présidentielle, ça nous intéressera de vous réinterviewer dans une Attendez, je reviens juste sur un exemple sur sur la santé là. Les mesures là sur sur la santé, pardonnez-moi, c'est c'est quand même des comptables qui ont prévu ces mesureslà. Après, ça s'explique, hein. De quoi ? Le doublement des franchises médicales. Il y a il y a eu alors je vais être très clair avec vous parce que vous le savez peut-être pas, mais le 1 € chez le médecin, c'est moi qui l'ai mis en place à l'époque. Je me souviens. Ouais. B étiez déjà ? Vous étiez déjà ? D'accord. C'est moi qui l'ai mis en place. Mais le 1 € c'était de la responsabilisation plus que des mesures
de rendement comme c'est le cas aujourd'hui. Il y a notamment un institut s'appelle l'Institut santé, professeur Bizar qui a fait des propositions clairement qui ne cassant rien le système, qui ne tapent pas les gens aux porte-monnaie et qui permettent à la fois d'avoir 10 milliards d'euros de dépenses en moins. Et il réinjecte 3 milliards d'euros dans le système notamment pour la prévention parce que ça aussi c'est un sujet auquel je crois beaucoup. Vous voyez euh c'est moi qui ai mis en place à l'époque la formule MT dent. Oui. Vous êtes des enfants ou si vous avez petits frères et sœurs ou des neveux qui qui bénéficie de ça, c'est de la prévention. On n'a pas été assez loin en matière de prévention. Euh l'ostéodencytométrie qui permet de mesurer les risques d'ostéoporose,
pareil, je l'ai mis en place alors que les experts me disaient "Mais ça va coûter cher, ça sert à rien. Je crois énormément à la prévention. Il faut qu'on investisse dans la prévention. Et je vous donne un exemple, la médecine scolaire, les infirmières scolaires, faut réinvestir massivement pour en avoir. Ça l' embaucher des fonctionnaires. Ouais. Ah alors là ça nous fait plaisir. Non mais parce que il y a des endroits où on a besoin. Moi encore une fois j'ai pas partout j'ai l'impression je suis pas un nostalgique. Je suis pas un nostalgique mais cette époque où on passait des visites justement à l'école aujourd'hui c'est terriblement compliqué et donc sur ces sujets-là vous ne pouvez pas même quand on parle de on sait pourquoi c'est compliqué ? C'est parce qu'il n'y a plus d'infirmière
scolaire parce que je vous rappelle le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux c'était Paul à gauche hein. C'était vous ? C'était vous ? Ouais. Euh et donc euh moi je suis fille de prof et de cheminot. J'ai vu ce que c'était hein les coupes dans les services publics, les classes qui passent de 27 à 30. Ça a pas concerné la SNCF hein à 33. Ça a pas concerné les entreprises publiques. Les les le Non mais alors parlons du reste parce que je veux dire c'est le non remplacement d'un fonctionnaire sur de chose. Et puis après il y a le la déresponsabilisation totale de l'État sur le transport ce qui en est une autre. Euh mais je vous ai pas du tout parlé entendu parler d'écologie. Attendez. Bah je peux finir attendez. Non non non non parce que vous me cherchez sur un sujet, je veux juste
vous répondrez-y. OK. Le non remplacement d'un sur deux, le seul problème qu'il y avait, c'est qu'on donnait le sentiment que ça s'appliquait pour tous de la même façon. Moi, je ne fais pas de la politique avec une règle à calcul. Dans ma région, je ne remplace pas tous les fonctionnaires qui partent à la retraite et je regarde quel est l'impact sur le service public. Je m'explique. J'ai la gestion des cantines. Quand j'ai deux cuisiniers qui font un repas pour 500 élèves ou 700 élèves. Il y en a un qui par la retraite, je suis obligé de le remplacer et j'ai envie de le remplacer. Pourquoi ? Parce que si c'est pas le cas, très clairement, on va avoir des fils d'attente de dingue pour tout simplement prendre son repas. En revanche, j'ai des agents qui sont en train de faire les dossiers de
subvention avec l'intelligence artificielle. Plutôt que de regarder s'il y a 15 cases à bien remplir, on va gagner un temps fou. Et ça va permettre à certains agents de ne plus faire ça, mais d'avoir des tâches où ils seront en contact avec le public. C'est-à-dire que moi, je suis pour une politique où on sait faire preuve de surmesure. Je reste intimement persuadé qu'on peut avoir moins d'agents publics, même si les services publics doivent continuer à trouver leur place, mais ils sont pas forcément assurés par des agents publics. L'important, c'est qu'on garde ces services publics. La santé, je crois que vous êtes concentré puis vous cherchez le moment où vous allez pas être d'accord avec moi. Non, j'ai déjà vous inquiétez pas. [rires] Mais je l'avais vu, je l'avais vu. Je
vous écoute, je vous je suis concentré sur ce que vous me dites. Je sais pas si on a fait exprès de nous mettre l'un à côté d'autre, mais je vois bien que vous résistez là. Vous résiste vraiment c'est juste parce qu'elle est arrivé en dernière. Bon d'accord. C'est que par exemple la santé et ben on doit marcher sur deux jambes. Il y a une jambe publique et il y a une jambe libérale. Xavier Bertrand, je crois ou deux je crois au deux. On vous réinvitera écologie. Venez voir, venez faire un tour dans ma région sur notamment on a réussi à marier l'économie et l'écologie, la décarbonation sur justement les les chemins verts sur la replantation des sur la biodiversité, on fait des choses, je pense, importantes dans la région et contrairement à ce qu'on pense, tous les
mecs de droite sont pas des hommes des cavernes dans la matière. Euh, on arrive à la fin de nos discussions. On réconciliera pas ce soir les la droite et la gauche, mais on a été ravi de vous recevoir. Je not invitation, je note qu'on se retrouvera tous dans la résistance de toute façon à [rires] la fin et on ira on ira se cacher, on ira se cacher dans les greners. C'est résisté à l'état d'esprit ambiant, mais je suis intimement convaincu, tiens, pardonnez-moi cette facilité, que rien n'est jamais écrit et que la victoire des extrêmes n'est certainement pas écrite. Ça c'est très très beau. Bertrand aux édition Robert Lafond. Un tonner d'applaudissement pour Xavier Bertrand. Merci.
Xavier Bertrand