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interviewfranceinfo· 7 mai 2026 25 min

Présidentielle , Elisabeth Borne, sortie de son livre... Gabriel Attal est dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonjour Gabriel Atal. Bonjour Agath Lambret. Merci d'être avec nous sur France Info.

Bonjour Paul. Bonjour à tous. Bonjour Paul.

Vous avez été premier ministre et des crises vous en avez connu. Vous revenez sur votre expérience au gouvernement mais aussi sur votre parcours, votre vie personnelle dans votre livre en homme libre aux éditions de l'observatoire. On va en parler mais d'abord la crise actuelle et cette étape supplémentaire pour la France. le porte-avion Charles de Gaul qui se dirige vers le golf pour envoyer le signal selon l'Élysée que la coalition promue paris et Londres est prête et capable de sécuriser le D3 d'ormous.

Gabriel Atal, est-ce qu'on peut continuer à dire que ce n'est pas notre guerre, que nous ne sommes pas en guerre bien sûr puisque c'est la réalité. Je rappelle que cette opération a été décidée par le président Trump et les États-Unis sans même informer la France et les États européens. Maintenant, il est important que la France avec d'autres pays européens prenne des initiatives pour être en mesure de sécuriser le D3 d'Ormous aussi vite que ce sera possible.

Ce qui permettra évidemment de limiter les conséquences qu'on voit aujourd'hui, notamment sur l'économie mondiale. Ça veut dire quoi sécuriser ? Est-ce qu'il faut tenter de libérer ?

Est-ce que le porte-avion Charles de Gaul doit tenter de libérer le D3 d'Ormouse ? Je crois que la coalition qui a été engagée, il y a une cinquantaine d'États autour de la France, autour du Royaume-Uni, prévoit d'être en situation, de sécuriser le détroit d'Ormouse. Encore une fois, dès lors qu'il y aura une avancée dans les négociations qui ont lieu aujourd'hui entre les États-Unis et l'Iran.

Et ça me semble être la bonne position à prendre. Justement, voilà, parce que la France essae de peser diplomatiquement cette mission internationale. Elle est initiée par la France, notamment avec le Royaume-Uni.

Vous avez des désaccords avec le chef de l'État, vous en parlez dans votre livre et on y reviendra. Mais sur ce sujet, dans cette crise, vous reconnaissez que le président, enfin vous estimez que le président a eu la bonne position et le bon ton depuis le début ? Oui.

Et d'une manière générale sur les questions internationales, sur l'engagement européen, sur les combats que nous menons en Europe et plus globalement sur la place de la France dans le monde. Évidemment euh je suis en en soutien de l'action qui est celle du président de la République. Pourtant, il y a il y a quelques jours, quelques semaines, vous disiez euh enfin vous esquissiez une doctrine à l'internationale et vous disiez le droit international ne prime, c'est la force qui règne, il faut donc s'adapter.

Dans cette crise depuis le début, Emmanuel Macron, lui, il appelle au respect du droit international. Oui, mais j'ai aussi euh j'ai aussi entendu le président de la République dire qu'il fallait un retour de la force notamment de l'Europe et que pour être libre, il faut être craint, que pour être craint, il faut être puissant. Je suis parfaitement en ligne avec à la fois cette lecture et je pense qu'il faut en tirer évidemment des conséquences au niveau français et au niveau européen pour être capable de peser davantage.

La réalité, c'est vrai qu'aujourd'hui vous avez des puissances qui bafoulent le droit international sans qu'il puisse y avoir la moindre conséquence ou sans même qu'il y ait une forme d'incitation forte à respecter le droit international et ceux et celles qui passent leur temps à dénoncer les violations du droit international de manière je trouve un peu stérile sans s'interroger sur la capacité que nous devons avoir à faire respecter nos valeurs à nouveau, je pense à la fin finissent par affaiblir ces mêmes valeurs et le droit international respecter le droit international nous aussi. J'ai toujours appelé à respecter le droit international bien sûr, mais la question encore une fois n'est pas de savoir s'il faut ou pas le respecter. Le fait est qu'aujourd' il n'est pas respecté par un certain nombre d'États, notamment un certain nombre de puissances.

La question c'est comment est-ce qu'on fait prévaloir à nouveau nos valeurs et le droit international, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Et oui, j'ai une forme de réalisme, de lucidité à le dire depuis de nombreux mois maintenant, si ce n'est plus. Et je pense que c'est ça la vraie réflexion qu'on doit avoir.

Vous avez utilisé le mot conséquence. À propos de conséquence, cette guerre en a sur le pouvoir d'achat défensé. Vous savez que les prix du carburant ont flambé.

Si vous étiez encore à Matignon, qu'auriez-vous peut-être fait différemment de Sébastien Lecnu ? Dans une crise, dans toute crise, il faut à la fois une stratégie sur le long terme et une adaptation sur le court terme. Et c'est le cas ou pas ?

Sur le long terme, il y a des mesures qui ont été annoncées qui viennent s'ajouter à des mesures qui avaient été engagées par les précédents gouvernements pour l'électrification de nos usages. On sait qu'à la fin, c'est ça la clé. Évidemment, on ne veut plus une situation où le pouvoir d'achat des Français, l'économie française dépense ce qui se passe dans le golf.

On est encore trop dépendant aujourd'hui des énergies fossiles, d'où cette situation. Mais évidemment ça va prendre du temps et aujourd'hui les Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, ils sont nombreux qui font leur plein pour aller bosser ou pour utiliser leur voiture, bah ils voient les conséquences immédiates, ils peuvent pas tous tout d'un coup changer de véhicule. Il y a un côté un peu hors sol à afficher ça en premier objectif.

Et donc il faut de la pas du tout. Je dis il y aurait un côté hors sol. Oui, il y a même quand j'en parle là, si on commence par la question de l'électrification, je me mets à la place des Français qui sont dans leur véhicules qui nous écoutent, ils sont bien gentils mais enfin moi mon plein d'essence, il me coûte beaucoup plus cher.

Ils disent il faut électrifier les usages. pas ça qui va me permettre de faire le gouvernement qui propose un plan d'électrification mais il y a aussi des aides pour 3 millions de je vous dis c'est pour ça que je vous dis si vous me laissez aller au bout il faut le plan de long terme et ça il c'est c'est ça c'est l'électrification et ensuite il faut de l'adaptation sur le court terme et là le gouvernement a annoncé une aide temporaire ciblée pour des personnes qui utilisent leurs véhicules pour aller travailler notamment vous me dites qu'est-ce que j'aurais fait différemment bon moi je je j'avais proposé une autre solution technique entre entre guillemets mais qui n'est pas que technique parce que je me méfie toujours d'abord les chèqus euh je pense que les chèqus qui les aident c'est le cas c'est un chèque de 50 € pour les gr aujourd'hui. Et ensuite je me méfie aussi des effets de seuil.

Moi je rencontre tous les jours des Français qui me disent je suis toujours au-dessus des seuils pour être aidé. Moi aussi je galèreous moi aussi au-dessus. Je suis toujours au-dessus supé pour être aidé.

Je galère c'est pas facile. Et pourtant quand il y a des aides qui sont mises en place moi je suis toujours au-dessus du seuil. Je reçois jamais l'aide.

Là en l'occurrence je crois que c'est 17000 €. parents de revenu fiscal de de référence, vous avez des gens beaucoup de gens qui sont mis de côté, qui sont laissés sur le côté. Alors qu'est-ce que vous sur le côté ?

Et par exemple, moi je pense que ceux qu'il faut aider en priorité, c'est évidemment les personnes qui travaillent qui ont besoin de leur véhicules pour travailler. Je donne un exemple. Une infirmière libérale en zone rurale, elle a besoin de sa voiture pour faire sa tournée.

Elle a besoin de remplir sa son plein d'essence régulièrement pour pouvoir faire sa tourner. Quel que soit son revenu, vous dites c'est à partir du moment où elle utilise soit son revenu, je c'est rarement des métiers, c'est rarement des métiers où vous gagnez des fortunes, ce qui est d'ailleurs un autre sujet, mais en tout cas pas d' voilà, c'est pour ça que moi par exemple et c'est ce que j'avais porté quand j'étais ministre à à Bersier au moment de la crise inflationniste liée à la à la guerre en Ukraine. Agir sur le barême des indemnités kilométriques me semble me semblait me semble être une bonne une bonne piste.

Maintenant, je vais vous dire, il y a une aide qui est mise en place par le gouvernement. Évidemment que je soutiens le fait que le gouvernement accompagne une partie des Français dans ce moment. Et il y a des annonces qui sont prévues en début de semaine prochaine.

Vous dites à Sébastien Lecnu, reprends mon idée si vous tutoyez. Non, c'est parce que enfin encore une fois, je pense qu'il faut savoir s'adapter. C'est ce que je vous disais il y a un instant, c'est ce que fait le gouvernement qui a annoncé qu'il fera évoluer ses dispositifs indépendamment d'ailleurs des des personnes individuelles et de leurs voitures.

Vous avez des secteurs économiques qui sont très frappés aussi. Je pense notamment aux pêcheurs, aux agriculteurs, au secteur du BTP et donc c'est important de pouvoir adapter nos dispositifs. Aujourd'hui, les caisses sont vides.

Gabriel Atal, donc le gouvernement n'a pas les moyens d'aider tout le monde. En tout cas, c'est ce qu'il dit. La gauche propose de taxer total dont le bénéfice a bondi au premier trimestre.

Stop au total bashing agacé le premier ministre. Est-ce que vous aussi en tant que premier ministre, vous auriez volé au secours de Total ? D'abord, c'est important de rappeler que Total paye des impôts en France, plusieurs milliards d'euros, qu'ils en payent même un impôt exceptionnel cette année, puisque vous savez qu'il y a une surtaxe d'impôts sur les sociétés qui a été euh euh votée dans le budget.

Mais ils ont aussi fait des profits exception exceptionnels plus 51 % presque 5 milliards de bénéfices exceptionnels. Ensuite, quand vous avez des profits qui sont liés à une situation de crise qui pénalise les Français, là je pense que dans ces situations, il doit y avoir des mesures de solidarité. J'étais euh je vous donne des je vous donne quelques exemples.

Quand j'étais aber au moment de la crise euh de l'inflation en Ukraine, on avait pris une mesure qui touchait qui touchait un certain nombre d'entreprises qui grâce à l'inflation entre guillemets avaient fait des profits et on allait récupérer une partie de ces profits. Autre exemple, là aussi quand j'étais au gouvernement après la crise du Covid, on sait que il y a certains secteurs notamment les laboratoires d'analyse médicale qui ont fait énormément de profits financés par la sécurité sociale avec les textes les tests COVID. On avait pris une mesure pour aller récupérer une partie de ses profits.

Donc il faut regarder les choses froidement. avec Total. Maintenant aujourd'hui, que fait Total ?

Il plafonne les prix à la pompe pour les Français. Donc moi, je préfère mon mon objectif c'est pas que les entreprises payent plus, c'est que les Français payent moins. Et dès lors qu'il y a ces mesures qui sont mises en place de plafonnement et je pense que doivent pouvoir en plus en faire évoluer certaines notamment sur le diesel, je crois que ça a été annoncé pour les weekends du pont de mai, ça me semble être la bonne ligne et je pense que les français qui nous écoutent, ils préfèrent se dire bah quand je vais à la pompe chez Total ou ailleurs il y a un plafonnement et je paye moins cher que ce que je devrais payer sans plafonnement plutôt qu'il se disent mon plein d'essence est plus cher mais total va être taxé.

Je suis pas sûr qu'il verrait tout de suite l'impact dans leur quotidien d'une taxe sur totale. Gabriel Atal, on le disait tout à l'heure, vous publiez en homme libre aux édition de l'observatoire. On va en parler en détail dans un instant après le fil info.

Mais d'abord, est-ce que c'est un passage obligé de raconter sa vie quand on vise l'Élysée ? Beaucoup de Français ont envie de savoir qui sont les hommes derrière les hommes politiques ou les femmes derrière les femmes politiques. Par ailleurs, je pense que c'est important quand vous vous engagez en politique de d'expliquer comment vous vous êtes construit aussi personnellement et comment est-ce que vous avez fait le choix de vous engager politiquement.

Pourquoi est-ce que les combats que vous menez aujourd'hui sont liés à des événements personnels que vous avez pu traverser ? Donc oui et puis par ailleurs et ça vous le savez très bien en tant que journaliste, quand vous n'en parlez pas vous-même en général d'autres en parlent à votre place dans la presse. Donc c'est important aussi évidemment de pouvoir en parler soi-même.

On va rentrer dans le détail de ce livre dans un instant mais pour l'instant il est 8h43 et c'est l'info en une minute avec [musique] Maurine Suia. Vont-ils décrocher une deuxième étoile ? Le PSG se qualifie pour la finale de la Ligue des Champions de football.

Ce sera le 30 mai prochain face à Arsenal. Hier, les Parisiens ont fait match nul contre le Bayern et des violences sont éclatés en marge de l'événement en région parisienne. Le ministre de l'intérieur annonce 127 interpellations [musique] dans l'agglomération, 11 blessés dont un grave et 23 policiers légèrement blessés.

Il est hors de question de lever la moindre sanction tant qu'ormous reste bloqué affirme ce matin le chef de la diplomatie française. La tension est toujours importante dans le D3 mais Donald Trump le président américain affirme que des discussions ont lieu et qu'il est très possible d'arriver à un accord avec l'Iran. Certains passagers malades ont commencé à être évacués par avion.

Les autres vont pouvoir débarquer au Canari en Espagne dans les prochains jours. Des personnes touchées par un antivirus qui se trouve à bord du navire MV on ce n'est pas du lait infantile contaminé qui a provoqué la mort d'un bébé à Anger en décembre dernier. Le parquet a privilégie l'hypothèse d'une asphyxie. [musique] La maman et endormi cette nuit-là dans le même lit que son nourrisson. [musique] France info le 830 France info Agath Landr Paul Larouturou avec Gabriel Atal ancien premier ministre secrétaire général du parti Renaissance vous publiez en homme libre aux éditions de l'observatoire dont on parle tout de suite Paul exactement un livre qui revient notamment sur l'origine de votre rupture politique à tous les deux à savoir la dissolution à l'époque ce soir-là vous entendez une rumeur vous n'arrivez pas à y croire donc vous décidez évidemment en tant que prémistre d'en parler au président de la République pour en avoir le cœur net.

Et là, racontez-nous sa réaction, c'est physique. Qu'est-ce qui se passe ? Bon, d'abord, moi je rencontre beaucoup de Français depuis presque 2 ans que j'ai quitté le gouvernement et combien de fois les Français sur le terrain m'ont dit "Mais on comprend pas la dissolution ?

Comment c'est arrivé ? Comment c'est possible que le président puisse prendre cette décision sans même en informer le premier ministre, voir en lui ca une forme voilà d'envie de savoir ce qui s'était passé ?" Et c'est vrai que je raconte, c'est une des parties de ce livre, un peu ce que les les Français ne voient jamais dans les médias, c'est-à-dire ce qui se passe derrière les portes, dans les coulisses, dans les réunions un peu secrète et comment est-ce que finalement cette dissolution est arrivée ?

Qu'est-ce qui s'est passé avant ? Qu'est-ce qui s'est passé le soir même ? Et qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?

Vous racontez que vous faites tout pour essayer d'avoir l'information et quand vous confrontez le président, quand vous lui dites là, racontez-nous. Bah qui faut lire le livre en fait. vous en parler à la radio.

Donc par une page sur le sujet mais effectivement il y a eu un un un choix de ne pas me le dire alors même que cette décision était prise et c'est ce que je raconte de manière factuelle avec les différentes réunions qui se sont tenues et ce qui s'est passé dans les jours qui ont précédé. Vous écrivez qu'il lève les yeux au ciel et qui vous fait Oui, absolument. C'est ce que je raconte.

C'est c'est ce qui s'est passé et encore une fois, je raconte aussi des échanges qu'on a pu avoir avant, après aussi une fois que cette décision a été prise et où il était pour moi euh question de de sauver les meubles, de permettre évidemment à nos députés d'être réélélu, d'empêcher que la France insoumise ou le Rassemblement national puisse remporter ses élections législatives. Faut se souvenir qu'au lendemain de la dissolution, les sondeurs, les commentateurs, les observateurs pariaillaient tous et annonçaient tous la victoire du Rassemblement national Jordan Bardella à Matignon. et on a fait une campagne euh d'abord courte puisque malheureusement on avait pas beaucoup de temps mais extrêmement intense avec nos candidats et on a réussi à l'empêcher.

Je raconte tout ça dans le livre, je raconte évidemment beaucoup d'autres choses. Oui. On va en reparler mais juste sur sur la dissolution et sur cette personnalité d'Emmanuel Macron quand même.

Vous racontez que le jour J alors que la décision est déjà prise que certains sont informés, vous dites que même certains journalistes se targuent d'être informés avant le premier ministre. Il faut attendre 18h30, donc 2h30 avant l'annonce de la dissolution pour que le secrétaire général de l'Élysée appelle votre directeur de cabinet, l'informe que le président va dissoudre et il lui dit "N'en parle pas à Gabriel." Et votre directeur de cabinet dit "Ben bien sûr que si je vais lui en parler." Enfin oui, enfin parce que d'abord au terme de nos institutions et de la Constitution, c'est le président de la République qui doit consulter le premier ministre sur ce choix.

Mais effectivement, il l'a pas fait. ce qu'on ce qu'on voit dans ce livre, ce que je raconte dans ce livre, c'est que cette décision m'a été annoncée quasiment au même moment qu'au français en fait, quelques minutes avant, 1 heure avant. Euh mais ça a été le cas pour pour beaucoup de monde.

Voilà. Et mais qu'est-ce que ça dit du président ça ? Ça vous savez, je laisse chacun se faire son avis et son opinion.

Mais en livre, on se demande si vous pensez que c'est un cachotier ou carrément un menteur. J'ai fait le choix de ne pas avoir de propos définitifs dans ce livre. En revanche, je raconte tout sur ce sujet-là et en fait chaque lecteur peut se faire son opinion sur sur la question.

La vot encore une fois, c'est auur de se faire leur opinion. Vous vous dites, vous faites le portrait pardon d'un président qui a le mensonge facile parce que vous racontez aussi qui vous demande expressément de pas vous impliquer dans la campagne des européennes. Il vous le dit hein, ne t'implique pas.

Avant de déplorer votre manque d'investissement. Pareil quand vous lui dites "On propose de de débattre avec Jordan Bardella, il vous conseille de refuser de débattre et après il va selon ce que vous comprenez, il prétend que vous vous êtes défilé. C'est c'est quoi ?

C'est de la duplicité. C'est au-delà de au-delà de la dissolution. Je raconte effectivement mon expérience à Matignon et euh mes échanges à l'époque avec le président.

Je raconte aussi ce qui s'est passé dans les différents ministères que j'ai occupé et effectivement il y a une forme probablement d'incompréhension entre nous pour le dire comme ça qui fait que euh sur ces sujets effectivement les choses n'étaient pas très claires. Voilà. Maintenant l'important c'est d'aller de l'avant.

C'est pourquoi vous êtes pourquoi vous êtes aussi dur dans votre livre et aussi gentil à la radio et à la télé. Mais en fait je je suis pas une question de dur, je suis factuel. Je raconte les choses telles qu'elles se sont passé une forme de duplicité.

Je je raconte les choses telles qu'elles se sont passées. C'est-à-dire que je dis les échanges que nous avions, la situation du pays à ce moment-là, les choix que je voulais faire ou ce que je proposais de faire, ce qui m'était répondu en face à l'époque et c'est vrai qu'il y avait une forme de d'incompréhension sur à la fois des choses qui m'étaient dites et en même temps des choses qui étaient dites différemment ailleurs est-ce que ce livre c'est pour acter la rupture pour dire je ne suis pas macroniste ? Non, encore une fois il y a plusieurs objectifs avec ce livre.

D'abord, je vais raconter comment est-ce que pourquoi est-ce que je me suis engagé en politique effectivement vous êtes macroniste, est-ce que vous définissez encore comme moi je me suis jamais défini par rapport à des personnes. Je me définis par rapport à des valeurs pour à une époque Emmanuel Macron, ça vous dérangeait pas qu'on dise que vous savez moi je j'ai toujours assumé cet engagement que j'ai eu au côté du président de la République. Toujours assumé et j'assume évidemment ce qui a été réussi, les échecs, j'assume tout.

Maintenant, moi je me suis défini toujours par rapport à des valeurs. Je suis pour la liberté d'entreprendre, je suis pro européen. Je suis intransigent sur les questions de sécurité, d'autorité. et je suis progressiste sur les questions sociales et climatiques.

Vo quelle est votre différence avec le président ? Est-ce que vous avez une phrase pour convaincre un électeur qui se dit ce matin en écoutant France info, en fait Atal c'est juste Macron en plus jeune. Vous savez, moi je je encore une fois faut pas se définir par rapport à des personnes.

On a des différences avec le président. Je viens de citer par exemple les valeurs et euh les la ligne politique qui est la mienne. Je pense que sur les questions par exemple régaliennes, c'est-à-dire les questions de sécurité, d'autorité, de justice, de laïcité, j'ai toujours montré que ces questions-là étaient pour moi aussi importantes que les questions économiques et que le reste euh des enjeux qu'on a.

Ça c'est vrai que vous avez insisté sur ce sujet le régien d'ailleurs dans votre livre vous envoyez des clins d'œil à la droite et à la gauche mais justement sur la ligne il y a des choses qui sont un peu plus flou. Vous racontez par exemple dans ce livre que vous avez suggéré à Emmanuel Macron d'organiser un référendum sur l'immigration au moment où la défaite aux européennes ne faisait plus de doute. Donc comme solution vous disiez on va consulter les Français sur sur l'immigration.

Pourtant quand les Républicains ont voulu organiser un tel référendum, vous vous avez dit que c'était pas constitutionnel et vous avez tauffé pour le faire savoir. Alors est-ce qu'il y a deux Gabriel Atal ? celui qui se raconte dans le livre comme il l'entend et celui à l'exercice du pouvoir qui décide autrement.

Moi ce que je crois c'est qu'on doit mieux partager le pouvoir en France notamment avec les Français et je suis favorable à ce qui est davantage de référendum. Et effectivement, ce que je raconte dans le livre, c'est que j'ai proposé au président de la République qu'on puisse annoncer en amont qu'il y aurait désormais à la fin de chaque année une série de référendum pour interroger les Français, qu'on en annoncerait les thèmes à l'avance mais que pour ce qui est de la question posée aux Français, des projets qu'on leur soumettrait, on les travaillerait avec les partenaires sociaux et avec les forces politiques, ce qui est assez différent de ce qu'avait annoncé les Républicains. évidemment les travailler pour que ça réponde à une attente des Français de se positionner sur un sujet qui les concerne et ensuite pour que ce soit faisable y compris vis-à-vis de notre de notre constitution.

Tout ça dans un plan encore une fois organisé sur plusieurs années avec différents thèmes. Je proposais qu'il y a un référendum sur l'immigration mais aussi sur les institutions, sur l'éducation pour que les Français puissent se positionner. Et je crois d'une manière générale, c'est aussi une des réflexions que j'ai dans ce livre, on doit mieux partager le pouvoir en France évidemment avec les Français via les référendums, mais aussi avec les collectivités territoriales, avec les partenaires sociaux.

Monsieur l'ancien premier ministre, il y a une autre ancienne premier ministre Ellisabeth Born qui était jusqu'à présent membre de la direction de votre parti de Renaissance et qui a claqué la portière sur France Interre avec ce message pour vous. Je ne me retrouve pas complètement dans la ligne. J'ai décidé de démissionner du Conseil national de Renaissance, de me mettre en retrait du bureau exécutif.

Enfin, je vais pas ouvrir voyez des critiques sur Gabriel Atal. Je suis convaincu que on peut protéger notre pays dans le respect du droit international que c'est pas une faiblesse. Elle n'est pas d'accord avec votre ligne politique.

Elle dit en creux que vous la jouez un peu solo. Comment vous le vivez ? Moi, vous savez, j'ai beaucoup de respect pour Ellisabeth Borne qui a été une première ministre courageuse.

J'ai d'ailleurs, avant d'être moi-même premier ministre, été euh ministre plusieurs fois dans ces gouvernements. Donc, ne comptez pas sur moi euh pour dire du mal ou pour critiquer. Elle a fait le choix il y a de nombreux mois maintenant de se mettre en retrait des instances du parti, de la vie quotidienne du parti.

Elle fait le choix aujourd'hui de créer sa propre structure. C'est son droit. Circuler.

Il y a rien à voir. C'est ce que vous dites aujourd'hui parce que il y a des anciens ministres. Le Parisien a révélé que Éric Dupont Moretti, Elisabeth Busin, Nicole Boubé ont décidé de le suivre dans son dans son aventure.

Vous savez, c'est pour tout le monde [raclement de gorge] n'adhère pas à votre projet et pour la plupart d'entre eux, ils ne sont pas membres de Renaissance. C'est des personnes qui ont été ministres il y a un certain temps, qui n'étaient pas engagé dans le le parti Renaissance et qui ont fait ce choix-là. Mais encore une fois, on est en démocratie.

Chacun fait ses choix. Moi, j'ai pas à les commenter. L'important, c'est de travailler dans la mission qui est la mienne.

Je suis à la tête de ce parti Renaissance. Je travaille avec nos adhérents depuis maintenant plus d'un an. notamment sur euh le le projet politique qu'on propose aux Français.

On est un parti qui est jeune mais qui ces dernières années objectivement avait pas fait beaucoup de travail sur les idées et c'est la priorité que j'ai fixée il y a 1 an. On a fait une série de conventions thématiques. On a présenté des propositions sur les questions de sécurité, d'autorité, de climat, d'économie, de retraite.

D'ailleurs, je le dis pour ceux qui nous écoutent, tout est disponible sur notre site partie-renaissance.fr. Il y a des centaines de propositions qu'on a formulé.

On va continuer à le faire. C'est ça qui m'importe. Puisqu'on est dans les anciens premier ministres du président de la République Emmanuel Macron.

Je vous sors la carte. Édouard Philippe. Est-il vrai que vous avez passé un pacte avec lui et que seul l'un d'entre vous sera candidat au premier tour de l'élection présidentielle ?

D'abord, on se parle souvent avec Édouard Philippe. Heureusement d'ailleurs, on a gouverné ensemble le pays dans la même majorité entre 2017 et 2024. Ensuite, je crois qu'on a tous les deux à cœur d'empêcher un second tour qui serait terrible pour les Français entre la France insoumise et le Rassemblement national.

Donc ça veut dire oui et qu'on a ensuite une conviction en partage, c'est qu'il faut une vraie campagne et que dans une vraie campagne, bah vous avez plusieurs candidats parfois même sur un espace politique qui est proche qui présente un projet qui cherche à convaincre les Français et que si jamais au début de l'année 2027 il y a un risque avéré de deuxème tour entre LFI et le RN, il faudra à ce moment-là seulement en cas de risque avéré de second tour LFI RN. Comment vous faites avant une présidentielle alors que les sondages sont pas fiables ? Absolument personne ne peut prédire le résultat du premier tour pour être certain que le duel ce sera à l'FI RN.

Si vous êtes quelques points Gabriel Atal et Édouard Philippe derrière Jean-Luc Mélenchon, vous faites comment ? Encore une fois, vous savez, vous voyez des dynamiques, vous voyez des dynamiques qui arrivent avant l'élection présidentielle, mais ce qui rend un rassemble, ce qui rendra un rassemblement impérieux, c'est si effectivement il y a un risque de deuxème tour entre LI et le RN. Moi, je ne veux pas ça pour la France.

Je pense que ce serait catastrophique pour le pays, pour son économie, pour euh voilà, y compris le climat dans le pays. Vous savez, c'est beaucoup de violence des deux côtés et donc il faut l'empêcher. C'est pour ça que j'ai proposé qu'il y ait un un un comité liaison, une instance qui réunisse des représentants d'Edouard Philippe, euh des représentants de mon parti.

On l'a tous les deux accepté cette idée-là qui se réunissent, qui discutent, qui échangent. Bien ce matin, le moins bien placé dans les sondages se retirera s'il y a un risque rassemblement national LFI. Ça c'est précisément ce qui est discuté dans ce comité de liaison qu'on a mis en place.

Pas tranché. travaille sur le calendrier, il travaille sur les conditions dans lesquelles ce rassemblement serait absolument nécessaire et il travaille effectivement sur ce qui se passerait dans ce cas-là. Est-ce que c'est les sondages ?

Est-ce que c'est une primaire ? Tout ça est en train d'être travaillé. Vous n'êtes pas complètement fermé à la primaire.

Alors David Lisner qui était à votre place hier, un homme de droite, il disait s'il y a une primaire, faudra demander à Gabriel Atal s'il participe à la primaire de la droite ou la primaire de la gauche. Bah moi, j'assume effectivement de travailler et de vouloir travailler avec des personnes issues de la gauche républicaine et des personnes issues de la droite républicaine. Je pense que les défis qu'on a face à nous sur la révolution de l'intelligence artificielle, sur le dérèglement climatique, sur le retour de la guerre en Europe et sur la guerre commerciale avec les droits de douane justifie évidemment qu'on travaille avec des personnes qui viennent d'horizon politique différent.

C'est la rupture et la continuité avec le macronisme. Moi, j'ai toujours assumé le dépassement politique. Je crois au dépassement politique.

En revanche, je pense que le en même temps, notamment sur les question de sécurité, de justice, d'immigration, de laïcité, d'autorité, je pense que en même temps sur les questions régaliennes, ça ne marche pas et qu'il faut plus de clarté, de fermeté sur ce sujet. Je crois que je l'ai toujours incarné dans les différentes fonctions qui étaient les miennes. En même temps, marche pas.

Ceux qui nous écoutent à l'Élysé vont accepter. Je suis obligé de vous inter à l'éducation nationale sur la ba et sur la laïcité. Vous savez que c'est l'heure de la question qui ce matin la question qui contrôle les réseaux sociaux.

Il y a un député renaissance dont le nom est Paul Midi qui a déposé une proposition de loi pour obliger TikTok X Facebook et Instagram à respecter les mêmes règles de temps de parole des personnalités politiques pendant les périodes électorales que nous les médias audiovisuels. Alors je précise que vous n'avez pas repris ce texte ni par votre groupe ni par le gouvernement mais qu'est-ce que vous pensez sur le fond de cette initiative ? D'abord, c'est un très bon député euh Paul Midi, qui est spécialiste des questions numériques d'innovation et y compris de euh de réseaux sociaux et il fait émerger un vrai débat, une vraie question.

Vous en tant que radio, les télévisions, euh il y a une euh une règle, une loi qui vous oblige à respecter des temps de parole. C'est-à-dire que vous pouvez pas diffuser un seul euh parti euh toute la journée sur euh vos antennes, vous devez avoir un pluralisme. Et ce qu'il dit à travers ce texte, le débat qui fait émerger, c'est qu'effectivement les réseaux sociaux qui diffusent aussi euh des contenus, eux n'ont aucune euh obligation euh et n'ont euh aucun respect à avoir du pluralisme.

C'est vrai, c'est un bon débat mais c'est inapplicable. Gabriel Atel, écoutez, il va défendre son texte. On va voir comment est-ce qu'il le défend.

On va Mais en tout cas, je pense que c'est c'est un débat important à avoir. Voilà. Et et c'est c'est vrai qu'on est dans une société désormais où c'est pas vous faire injure que de dire ça, une grande partie des Français s'informe désormais à travers les réseaux sociaux, même si dans les réseaux de France info d'ailleurs mais exactement même s'ils sont encore nombreux à écouter la radio et à regarder les réseaux de France info, mais voilà, ça fait émerger un vrai sujet qui est un sujet démocratique.

Merci, on a débordé au coloriage comme [rires] dirait certains à votre propos dans les offs. Merci Gabriel, merci Paul. [musique]