BFM Politique Emission spéciale "Le grand oral des Européennes" du dimanche 2 juin 2024
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
La France aujourd'hui est en train de s'appauvrir en Europe. La première des questions, c'est le pouvoir d'achat des Français.
Nous considérons que nous pouvons civiliser l'économie en mettant en place des normes.
Avec nous, la France protégera ses frontières.
Il faut que la Palestine soit reconnue comme un État sur nous.
Nous ne prenons pas la mesure de ce que nous risquons dans une défaite ukrainienne.
Bonjour, bonjour à tous et bienvenue dans BFM Politique, une émission spéciale à pile une semaine des élections européennes. Le principe est simple, pendant deux heures, les huit principales têtes de liste vont venir ici sur ce plateau, répondre à mes questions pour un grand oral et tenter de vous convaincre de présenter leur vision de l'Europe. Vous voyez le programme s'afficher à la droite de l'écran. J'ajoute qu'en flashant ce QR code chez vous à la maison qui va apparaître comme par magie à droite, vous pourrez également comparer leur programme. Voilà le programme donc de cette émission de ce BFM Pôle spécial européen. On rentre tout de suite dans le vif du sujet.
Premier candidat à passer ce grand oral, il est soutenu par le Parti Socialiste et Place Publique, c'est Raphaël Luxman. Et je l'accueille sur ce plateau, Raphaël Luxman, qui s'apprête donc à prendre place pour passer ce grand oral. Bonjour Raphaël Luxman. Bonjour. Merci beaucoup d'inaugurer ce BFM politique spécial européen. Dans notre sondage du jour, Elab pour la Tribune du Manche et BFM TV, vous êtes à 13%, à trois points de la candidate de la majorité Valérie Ayet. Majorité qui vous a ciblé hier. Toussaint, Glucksmann, Aubry, c'est la nupesse, disent-ils. Bonnet rouge et rouge bonnet a carrément résumé Gabriel Attal.
Il cible votre point de faiblesse, une ambiguïté que vous auriez vis-à-vis de la France Insoumise notamment.
Non, il illustre sa propre fébrilité, vous savez. Au début, ils sont partis sur une stratégie me visant en expliquant « Mais Glucksmann, il vote à 90% les textes avec nous. Et finalement, pourquoi n'est-il pas avec nous ? » Et ça se termine par « C'est l'arbre qui cache la forêt nupesse. Glucksmann, c'est Mélenchon. Un moment, il faut accorder ses violons, vous savez. » Donc je ne peux pas être à la fois « Ouh là là, il est proche de nous et il est un dangereux bolchevik ». La vérité, c'est que j'ai fixé un cap clair, un cap intransigeant et que je ne dévierai pas de ce cap. Et que moi, je ne suis ni Jupiter, ni Robespierre.
Ça vous l'avez dit, mais quand vous parlez de fébrilité, c'est qu'au fond, vous dites quoi ? Ils ont peur que je passe devant la candidate de la majorité ?
Ils ont surtout peur qu'il y ait une opposition qui émerge, une autre voix qui émerge et qui chamboule leur plan. Emmanuel Macron, depuis le début, essaye de montrer aux Françaises et aux Français que c'est soit lui, soit les extrêmes. Et nous, ce que nous montrons avec notre campagne, qui est centrée sur la question de ces élections, sur l'Europe, sur les projets qu'on porte, ce qu'on montre, c'est qu'il y a des millions de Françaises et de Français qui aspirent à autre chose, qui se sentent suffoqués dans ce Macron, Le Pen, Mélenchon, qui veulent une autre voix.
Et cette autre voix, c'est celle que nous sommes en train de construire et ils réagissent de manière extrêmement fébrile parce qu'ils n'aiment pas l'idée qu'il y ait une opposition démocrate qui émerge dans ce pays.
Malgré tout, je voudrais m'arrêter un instant sur l'argument qu'ils utilisent de vous assimiler, au fond, à la NUPES. C'était il y a deux semaines, je vous recevais sur un autre plateau, juste à côté, c'était dans l'émission du soir à 18h. Je vous interrogeais sur, effectivement, les rapports que vous entreteniez avec la NUPES, avec Jean-Luc Mélenchon. Et vous m'aviez dit, l'union, elle est possible, mais sans Jean-Luc Mélenchon. Ce qui avait suscité un certain nombre de réactions, parce que certains expliquaient, très bien Jean-Luc Mélenchon, mais que fait Raphaël Luxman de ceux qui sont autour de lui ? Mathilde Panot, Manuel Bompard, David Guiraud, Thomas Porte.
Est-ce que votre gauche, Raphaël Luxman, peut gouverner avec ce cœur du réacteur de la France insoumise ?
Si vous aviez écouté notre propre entretien... Je crois que je l'ai écouté assez attentivement. Voilà, donc vous pourriez citer la suite. J'ai fixé un cap clair. Ce cap, il a tranché des divergences de fond extrêmement profondes qui traversent la gauche française. Ce cap, c'est l'attachement viscéral à la construction européenne. L'attachement viscéral à la démocratie. L'attachement viscéral à un débat public apaisé. Laissez-moi parce que ça répond à votre question. Un débat public apaisé. refusant l'outrance, refusant les calomnies, refusant les fake news. Oui, mais vous mettez au curseur, Raphaël Luxman. Et donc, ce cap, on n'en déviera pas.
Et tous ceux qui sont l'inverse de ce que je viens de dire... Mais c'est qui tous ? Mais regardez la campagne qu'ils font.
Donc ça veut dire que, par exemple, Manon Rovry, qui va vous succéder dans un instant, impossible à l'avenir de se dire que vous pourriez travailler avec elle.
Mais il y a une élection européenne qui va trancher les lignes. C'est hyper important. Je sais que vous êtes obsédé par les questions de personnes et d'appareils. Je ne suis pas obsédé. Mais les questions qui vont se poser au lendemain de 9 jours, Raphaël Luxman,
c'est notamment les questions autour de l'union de la gauche. Et c'est important, je pense, pour les électeurs de savoir avec qui vous pourriez travailler.
C'est très important, surtout, de savoir qu'on a fixé désormais des règles et un cap, et que moi, je serai le gardien du fait qu'on n'en déroge pas. On n'en dérogera pas. Et moi, je m'adresse ensuite, vous savez, dans nos réunions publiques, il y a des électrices et des électeurs qui ont voté Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles et qui sont pétrifiés par la stratégie du bruit et de la fureur permanente. Donc, ça veut dire que la France insoumise, vous ne travaillerez pas avec nous ? Moi, ce que je dis, c'est qu'on va fixer un cap clair. Les gens qui se reconnaîtront dans ce cap, bien non. Et ce sera en rupture totale avec ce que fait la France insoumise aujourd'hui.
Et moi, je vous le dis aussi, il y a dans nos réunions publiques, des électrices et des électeurs qui ont voté Emmanuel Macron aux présidentielles et qui sont pétrifiés par la réforme des retraites, pétrifiés par le fait de voter la loi immigration avec le Rassemblement national. Et donc là, ce qu'on fait émerger, c'est une nouvelle terre ferme. Une rupture totale avec la France insoumise, c'est ce que vous venez de dire. Nous sommes en train de porter une nouvelle offre politique. Je sais que c'est compliqué quand on raisonne à... Non, je pense que c'est un enjeu de clarté,
mais je vois bien que sur ceux avec qui vous pourriez travailler, il y a peut-être une façon pour vous de ne pas vouloir vous mettre à dos certains électeurs, ce qui est compréhensible.
Mais non, moi je m'adresse aux électrices et aux électeurs. Je ne ferai pas ces accords d'appareil, je ne ferai pas ce casting auquel vous m'invitez. Il y a des élections le 9 juin. Et ce cap-là, il est extrêmement clair. Et je vais vous dire, quand même, s'il y a une personne, non mais soyons clairs, s'il y a une personne qui a assumé les divergences de manière claire et frontale depuis le début, c'est qui ? C'est moi.
Raphaël Gluchman, je voudrais donc m'arrêter sur quelques points de votre programme et de votre positionnement pour l'Europe. Vous avez expliqué tout au long de cette campagne qu'au fond, le clivage qu'essayait d'installer Emmanuel Macron entre les populistes et ceux qui défendent l'Europe n'était pas le vrai clivage. Vous appelez au retour du clivage gauche-droite parce que, dites-vous, c'est celui qui existe au Parlement européen. Le hic, c'est que quand on regarde les positions de vos alliés, les sociodémocrates, ceux avec lesquels vous travaillez au Parlement européen, elles sont sur plusieurs points essentiels, diamétralement opposées au vôtre.
Les sociodémocrates ont voté le pacte asile-migration que vous fustigez. On a notamment entendu le patron du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, en tresser les louanges. Sur les traités de libre-échange, vous les combattez, eux décident de les voter. Est-ce qu'au fond, il n'y a pas une forme de tromperie quant à vos électeurs, quand on voit que précisément ceux avec lesquels vous allez travailler à Strasbourg, eh bien, prennent des décisions qui ne sont pas celles que vous défendez ?
Les deux exemples de divergences profondes. Ah, c'est pas minime, rappel Guzman ?
Les sujets migratoires et les sujets de commerce international ?
Sur le sujet migratoire, je vous signale quand même qu'une grande partie du groupe a voté pour, mais que le groupe était divisé sur ce pacte. Mais la majorité a voté pour. La majorité du groupe a voté pour, mais je n'étais absolument pas isolé. Les délégations allemandes et italiennes ont voté contre la plupart des textes de ce pacte asile-migration. Et une raison simple, le débat entre nous n'a jamais porté sur la qualité du pacte asile-migration. C'était, est-ce qu'il vaut mieux ce compromis-là ou rien du tout ? C'était ça, le débat. Tout le monde sait que ce pacte asile-migration ne résoudra strictement rien. Mais vous dites vouloir peser au Parlement européen.
Si vous avez des alliés qui votent l'inverse de ce que vous défendez, là, il y a un problème de clarté vis-à-vis des électeurs.
Sur 90% des textes, nous votons la même chose. 95% même, si vous voulez. Et moi, je suis au cœur du réacteur, aujourd'hui, pour façonner le programme. Vous savez, si on va poser au premier jour de notre mandat la clause de l'européenne la plus favorisée comme un des points centraux de l'agenda législatif à venir, c'est parce que je l'ai poussé au sein du groupe. Pour les prochains traités de libre-échange, vous vous y opposez, vos alliés, vous allez voir. Vous allez voir, il y a une bascule au sein du groupe social-démocrate.
Et concernant, par exemple, le Mercosur, je peux vous dire qu'une majorité du groupe s'y opposera et que donc on est en train vraiment de remodeler en profondeur la social-démocratie européenne en lui faisant épouser le logiciel de l'écologie politique. C'est une refonte extrêmement profonde. Et moi, je suis au cœur de cette refonte. Et j'ai fait une campagne avec l'ensemble des partis socialistes et sociaux-démocrates européens. Et je suis au cœur de ce groupe et je suis au cœur de la bascule qui doit opérer.
Et moi, je vous le dis, l'offre politique qu'on est en train de créer à l'échelle européenne, ce mariage de la social-démocratie et de l'écologie auquel moi j'ajoute et j'ai fait basculer notre groupe dans ce sens insérieux sur les questions de défense et de sécurité, eh bien, c'est la nouvelle offre politique qui dominera la gauche européenne pendant les décennies à venir, Benjamin Nuel. Et je serai au cœur de son élaboration.
Un mot sur un autre point de votre programme. Vous défendez la taxation des super riches à l'échelle européenne. Question très concrète pour ceux qui nous regardent. L'ensemble de ma famille politique le porte avec moi. Question très concrète pour ceux qui nous regardent. C'est quoi un super riche ? À partir de quel montant de revenus, quel patrimoine vous taxez à l'échelle européenne ces personnes-là ? C'est au-dessus
de plusieurs dizaines de millions d'euros. C'est-à-dire ? Non, mais ça, ça doit être fixé avec la Commission européenne. C'est au-dessus de plusieurs dizaines de millions d'euros. Donc, vous inquiétez pas, le pêcheur de l'île de Ré... Moi, je ne suis pas inquiet, personnellement. Je tiens à vous rassurer quand même. Le pêcheur de l'île de Ré, qui était l'argument principal pour les opposants à l'ISF en France, ne sera absolument pas visé. C'est les multimillionnaires et les milliardaires. Donc, c'est quoi ? 10 millions d'euros ? Non, c'est au-dessus de 20, 30, 40... Mais ça, c'est fixé ensuite dans le débat. Millions d'euros.
Mais vous savez, les multimillionnaires et les milliardaires, aujourd'hui, ils payent 0,5 % d'impôt sur leur fortune réelle. leur taux d'imposition réel. Ils payent moins d'impôts en proportion à leur fortune que les classes moyennes et les classes moyennes supérieures. Et vous savez, c'est un débat qui, aujourd'hui, est en train d'être gagné, M. Duhamel, qui est en train d'être gagné. Le Financial Times, qui n'est quand même pas l'humanité, le Financial Times vient de faire un éditorial pour soutenir notre initiative. Le FMI, qui n'est pas non plus une organisation ultra-gauchiste, dit qu'il est temps de taxer les plus hauts patrimoines en Europe et à l'échelle mondiale.
Et donc, nous sommes en train de gagner ce débat. Une lubie gauchiste. C'est un mécanisme d'autodéfense des démocraties dans une situation de crise. Il faut qu'on avance un petit peu. Et vous savez qu'à l'origine de notre initiative citoyenne là-dessus, il y a des multimillionnaires. Par exemple, l'héritière de BASF qui dit, mais moi, je veux être taxé.
Donc, vous répondez à cet appel. Sur l'Ukraine, Raphaël Glucksmann, après la France, ce sont désormais les États-Unis et l'Allemagne qui autorisent les Ukrainiens à utiliser des armes occidentales pour frapper des cibles militaires sur le territoire russe d'où sont tirés des missiles. Vous avez applaudi. Si je résume au fond depuis le début de cette campagne sur le sujet ukrainien, vous êtes en fait totalement aligné avec le président de la République. Pourquoi un électeur qui hésite et qui, comment dire, accorde énormément d'importance au sujet ukrainien voterait pour vous plutôt que pour Valérie et Emmanuel Macron puisque vous dites
exactement la même chose ? Parce que ça fait 20 ans que je le dis. Donc c'est quoi, une demande de droit d'antériorité ? Non, non. Regardez le dernier débat, d'ailleurs c'était sur BFM, je suppose que vous l'avez regardé. Absolument. Donc quand on pose la question de l'autorisation pour les Ukrainiens à frapper les bases russes qui les attaquent depuis le territoire russe... Elle répond ambiguïté stratégique. Voilà, elle ne répond pas.
Oui, Emmanuel Macron a été l'un des premiers pays à dire qu'il faut pouvoir
les autoriser. Donc de ce point de vue-là... Ensuite, au Parlement européen, moi je suis à l'avant-garde du soutien pour l'Ukraine. À chaque fois, on a des hésitations de Paris ou d'autres capitales européennes d'Emmanuel Macron qui nous font perdre 6 mois, 8 mois, 10 mois dans le soutien à la résistance ukrainienne. Et donc, moi je suis celui qui met le sujet sur la table à chaque fois. Mais vous reconnaissez qu'il n'y a pas de divergence majeure aujourd'hui entre Emmanuel Macron et vous ? Quand Emmanuel Macron après moult hésitations vient sur ma ligne, évidemment que j'applaudis. Évidemment que je dis que je suis d'accord.
Je ne vais pas faire de l'opposition pavlovienne sur un sujet aussi grave. C'est lui qui change de ligne. Vous l'avez influencé ? C'est lui qui change de ligne. Moi, j'ai une ligne qui est constante depuis le 24 février 2022. Mais j'aimerais vous dire une chose. Aujourd'hui, la France n'a pas, donc Emmanuel Macron, n'a pas réorganisé nos lignes de production pour pouvoir livrer la résistance ukrainienne. On est aujourd'hui en France incapable de livrer plus que 5 000 obus par mois à la résistance ukrainienne alors que les Russes en tirent 20 000 par jour. Est-ce que c'est cela un soutien résolu à la résistance ukrainienne ? Non.
Est-ce que le fait de refuser de saisir les 206 milliards d'avoir public russe qui sont gelés dans nos banques au moment où on se parle ? Est-ce que c'est cela un soutien résolu ? Il faut faire pression pour que nos États aillent plus loin et avec une ligne rouge qui est qu'il n'y aura pas de confrontation militaire directe avec la Russie. Et que tout le reste doit être fait. Pourquoi ? Pas par solidarité avec un peuple qui se bat pour sa liberté simplement, mais parce que nous sommes les cibles de Vladimir Poutine. Moi, j'ai présidé la commission spéciale sur les insurances au Parlement européen. C'est moi qui ai mis le dossier sur la table à l'échelle européenne.
Et je sais qu'il y a une guerre hybride qui vise nos démocraties et que nos démocraties doivent se défendre et qu'il peut être inflexible là-dessus.
Je voudrais qu'on retourne à l'échelle nationale un instant. J'aimerais préciser un point avec vous qui fait l'objet d'une controverse pendant cette campagne. C'est votre position sur la retraite à 60 ans. C'était dans le programme de la NUPES en 2022. Vous avez été interrogé sur le sujet et vous avez dit non, non, 60 ans mais pas pour tout le monde. La France insoumise vous a reproché d'avoir au fond trahi l'esprit de la NUPES. C'est quoi votre réforme des retraites idéale
Raphaël Luxman ? 60 ans. Est-ce que vous pensez sincèrement que quelqu'un qui a commencé à 17 ans, qui a travaillé à l'usine toute sa vie doit partir au même âge à la retraite que moi ?
Attendez, moi je vous pose la question sur la réforme des retraites qui est défendue aujourd'hui par la gauche sociale démocrate
puisque ce qui était dans le programme de la NUPES c'était le retour à 60 ans. C'est simplement ce que j'ai dit. On peut avoir une base légale mais aujourd'hui la réforme inique portée par Emmanuel Macron sur laquelle il faut revenir. Vous êtes opposé à la réforme mise en oeuvre par Emmanuel Macron. C'est celui qui a commencé à travailler à 17 ans et qui a travaillé toute sa vie à l'usine contrairement à moi. Alors c'est quoi votre réforme
des retraites idéale celle de la gauche sociale démocrate qu'elle pourrait mettre en oeuvre si elle arrivait au pouvoir ?
C'est une réforme des retraites où la base l'objectif c'est que celui qui a commencé à travailler à 17 ans puisse partir à 60 ans. Et celui qui a commencé à travailler plus tard et le cadre qui a commencé beaucoup plus tard eh bien il partira plus tard.
Et donc c'est quoi ? C'est une réforme par points ? Est-ce qu'on garde l'âge légal à 64 ans ?
Non, on ne garde pas l'âge légal à 64 ans puisque je viens de vous expliquer que ça pénalise celui qui commence à travailler beaucoup plus tôt. Donc moi c'est la base légale c'est 60 ans mais pour les cadres et ceux qui commencent à travailler plus tard eh bien eux ils partent plus tard. C'est simple, c'est hyper simple, c'est hyper clair et simplement ça a été l'objet d'une polémique politicienne puisque je ne revenais pas sur la base de 60 ans. Je ne revenais pas sur la base de 60 ans j'expliquais juste que ce n'était pas universel mais ce n'est même pas universel dans le programme de la NUPES non plus.
Mais pour être très précis pour ceux qui auront commencé à travailler plus tard il y aura des gens qui ne pourront déclencher leur droit à la retraite qu'à partir de 64 ans voire 65 ans.
Je vous explique quelque chose de très simple. Moi et quelqu'un qui a commencé à travailler à l'usine à 17 ans ce n'est pas la même chose Benjamin Nuel. Et par ailleurs je vous dis aussi que ce n'est pas à l'échelle européenne et pas cette élection que sera décidé le retour. Ce qui est sûr c'est qu'on a un accord fondamental pour dire que la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron est profondément inique et que la manière dont il a traité un mouvement social aussi digne aussi puissant est profondément antidémocratique. Et que c'est une blessure qui existe encore dans notre pays que les gens ne sont pas des poissons rouges et que à mon avis Emmanuel Macron paiera cette réforme-là.
Il nous reste quelques minutes de la faible question politique. La première, elle concerne un socialiste, un ancien président qui visiblement a envie de parler en ce moment. François Hollande qui va d'ailleurs tenir un meeting cette semaine. Il va voter pour vous. C'est un atout, c'est un boulet pour votre campagne
François Hollande. Mais moi j'ai un cap clair et tous les gens qui soutiennent ce cap sont des atouts. Oui mais vous n'arrêtez pas
de dire moi c'est la gauche de Delors et de Badinter. Je ne vous entends jamais dire moi c'est la gauche de François Hollande.
Mais parce qu'on a des référents qui sont Delors et Badinter qui en plus ça ne nous aura pas échappé ont disparu au début de la campagne. Mais par exemple vous allez tenir un meeting avec Martineau ? Figure tutélaire. Oui. Mère de Lille. Le dernier meeting à Lille d'ailleurs je vous invite vous mais surtout les gens qui nous regardent à venir à Lille le vendredi
avec François Hollande ?
Non, je ne ferai pas de meeting avec François Hollande. C'est fait comme ça. Mais moi ce que je vous dis c'est que mon cap est clair. Mais ça vous gêne ? C'est une social-démocratie. Mais non ça ne me gêne pas. Le soutien de François Hollande il vous gêne ? Certains disent il prend du temps de parole c'est une forme d'irritant à gauche. J'ai compris. Moi je m'appelle Raphaël Glucksmann. J'espère que vous vous en souviendrez. Dans ce point de vue là je pense que c'est bon. Je m'appelle Raphaël Glucksmann. Je n'ai pas été ministre je n'ai pas été président je n'ai pas été premier ministre. J'ai un cap extrêmement clair.
C'est quelque chose de positif pour la gauche Raphaël Glucksmann ou il faut l'oublier ? Ce bilan il est il y a des choses positives il y a des choses négatives et surtout ce qu'il faut c'est inventer un cap clair. Moi je ne propose pas la réédition du passé. Je ne propose qu'une seule chose. Une social-démocratie qui est refondée dans la révolution écologique et qui propose une nouvelle offre politique. Et moi ce que je veux c'est qu'on parle d'Europe dans cette élection. Je sais que chez vous c'est extrêmement compliqué. Non, non, pas du tout. On va consacrer deux heures aux sujets européens.
Une toute dernière question. À quel moment viennent les sujets européens ? Je ne sais pas si vous connaissez la devise de Guillaume d'Orange « Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer ». Je vous ai déjà posé la question une dizaine de fois sur vos ambitions futures. Où est-ce que vous serez ?
Heureusement que j'ai suivi cette devise-là au début de la campagne quand on en donnait à 8 et qu'on a réussi à créer cette dîner.
J'essaie de la reformuler différemment. C'est la dernière question. Il nous reste quelques secondes. Où est-ce que vous serez
en mai 2027 ? Alors là, j'en sais strictement rien. Est-ce que vous serez
bien au chaud à Strasbourg ou à tenir des meetings
pour que la gauche… Bien au chaud à Strasbourg, c'est ambitieux. Ça dépend quel mois de l'année. Non, mais moi ce que je serai, c'est que je participerai à la reconstruction sur ce cap clair que j'ai énoncé. Mais vous savez, moi j'ai cité des exemples. J'ai cité dans le meeting qu'on a fait à Paris. J'ai cité Blum pour son refus de la violence. J'ai cité Mendès pour son culte de l'intégrité et de la sincérité. Eh bien, Blum et Mendès, ce sont les boussoles qui nous guident. Ce qu'il faut désormais, c'est réinventer une gauche qui soit au clair avec elle-même et dans son attachement viscéral à l'Europe, à l'Europe que vous aimez.
J'en suis sûr, même si vous en parlez fort peu dans les entretiens que vous menez.
C'est terminé. Juste une question rituelle. C'est Manon Aubry dans un instant qui va vous succéder à cette place. Une qualité et un défaut de Manon Aubry ? En un mot.
Combative. Pour la qualité et pour le défaut ? Eh bien, quelle campagne. Sur la campagne en général. Non, je veux dire, il y a vraiment des règles dans le débat public et je suis navré.
Merci beaucoup, Raphaël Luceman, d'avoir participé à ce grand oral. Attendez, une seconde. On va rejoindre tout de suite Manon Aubry qui va venir sur ce plateau. Et vous pouvez partir. Merci beaucoup, Raphaël Glucksmann. Bonjour, Manon Aubry. Bonjour. Il n'y a même pas eu de poignée de main.
On était pressé. Mais raturez-vous, je le saluerai au Parlement européen.
Ce n'est pas les deux gauches irréconciliables qu'on a vu ?
Je n'ai jamais théorisé les deux gauches irréconciliables. Par contre, je théorise la gauche dans la clarté et la gauche dans le combat puisque c'est une qualité que m'a prêté Raphaël Glucksmann. Donc, vous avez une gauche de combat face à vous qui défend fermement la retraite à 60 ans ce que j'ai bien vu que c'était un peu compliqué.
On y reviendra dans un instant. Manon Aubry, je voudrais commencer avec l'actualité au Proche-Orient. Question que vous avez placée au cœur de votre campagne. Le président américain Joe Biden a présenté une initiative reprenant une proposition israélienne pour un cessez-le-feu en plusieurs phases. Une initiative qui a été soutenue par Emmanuel Macron. Est-ce que vous aussi à la France Insoumise, vous soutenez cette initiative présentée par le président ? Oui,
toutes les initiatives qui vont favoriser la fin des horreurs et du massacre dans la bande de Gaza sont bonnes à prendre. Toutes les initiatives qui permettront aux Palestiniens de retrouver ce droit simple à vivre en toute dignité dans un territoire qui est le leur, à ne plus avoir des camps de réfugiés qui sont pris pour cible, des hommes et des femmes brûlés à vif, des enfants décapités. Il faut prendre tout ce qu'il y a à prendre. Mais je regrette que les initiatives diplomatiques aient mis autant de temps et Emmanuel Macron le premier. Je veux dire, il tergiverse encore juste sur la reconnaissance de l'État de Palestine en disant que ce n'est pas le bon moment.
Mais ce sera quand le bon moment ? Quand il n'y aura plus d'État, quand il n'y aura plus de population palestinienne, quand ils auront tous été décimés par ces années de nettoyage ethnique, vous voyez, je pense qu'il faut du sérieux, de la raison et la France et l'Union Européenne auraient dû prendre depuis le début des sanctions à l'égard du gouvernement de Benjamin Netanyahou pour s'assurer d'utiliser tous les leviers pour ramener la paix au Proche-Orient comme un embargo sur l'envoi d'armes ou la suspension de l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël.
Question très concrète, Manobri, vous avez applaudi les réquisitions du procureur de la CPI de la Cour pénale internationale qui a requis un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Si la Cour suivait les réquisitions du procureur et que vous étiez au pouvoir, est-ce que ça voudrait dire que vous autoriseriez l'interpellation du Premier ministre israélien s'il était sur le sol français ? Oui. C'est-à-dire que vous êtes au pouvoir pour une raison ou une autre, un avion qui arrive sur le territoire français ou une visite, il est arrêté,
interpellé ? Mais parce que la France est partie prenante du statut de Rome qui a mis en place la Cour pénale internationale. C'est d'ailleurs Jacques Chirac qui l'a signé et qui, je pense, doit se retourner dans sa tombe quand on voit comment la droite remet en cause le droit international et la Cour pénale internationale. Mais bien sûr, ce serait notre responsabilité. Et de la même manière...
Donc, un dirigeant d'un État démocratique serait interpellé...
Oui, mais parce que vous êtes un dirigeant démocratique, ça vous protège et ça vous abstient de massacrer des populations et de violer le droit international. Il n'y a pas de crime de guerre ou de crime contre l'humanité démocratique, Benjamin Duhamel. Quand vous commettez des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité, vous devez en payer les conséquences devant le droit international. Donc, la réponse est très claire, c'est oui.
Tout au long de cette campagne, Manon Brille, les propos prises d'opposition de votre colistière, Rima Hassan, ont suscité le débat, parfois la polémique. Je voudrais vous soumettre un de ces tweets, il y en a eu plusieurs. On va faire l'exégèse de chacun des tweets de chacun de mes candidats. Je crois que c'est important pour, encore une fois, éclairer ceux qui nous regardent et qui sont en train de faire leur choix pour le 9 juin. un tweet publié après les bombardements à Rafa. Israël est une monstruosité sans nom. Est-ce que vous auriez pu écrire la même chose ?
Vous ne pensez pas que prendre pour cible un camp de réfugiés humanitaires, et je le rappelle, à Rafa, où le gouvernement israélien a demandé à la population palestinienne de se réfugier. Vous les avez vues, ces images, Benjamin Duhamel ? Vous ne pensez pas que c'est une monstruosité ? Non seulement j'ai vu ces images,
non seulement on en a parlé sur cette antenne, simplement, il y a une différence entre parler du massacre, du carnage qui est en cours, d'un carnage qui est en cours à Gaza, et l'idée de dire que c'est une généalité, c'est Israël, le pays Israël, qui est une monstruosité. Est-ce que vous pourriez dire la même chose ?
Benjamin Duhamel, je ne fais pas la confusion entre l'État d'Israël et la population palestinienne. C'est ce que fait votre policière, pour le simple fait déjà, Benjamin Duhamel, qu'en Israël, il y a aussi une contestation de la part de la population israélienne, il y a aussi des gens qui descendent dans la rue qui ne sont pas d'accord avec ce que fait ce gouvernement. Est-ce qu'Israël
est une monstruosité ?
Toutes les tentatives de dévier le débat politique que l'on a sur les plateaux télé pour aller faire « Ah, mais attendez, c'est bien vu, ce mot n'est pas le bon... » Non, non, non, c'est moi qui m'excuse, M. Duhamel, parce qu'au bout d'un moment...
Sur ce tweet, Manon Brie, il n'y a pas écrit Benjamin Netanyahou commet des actions monstrueuses, les bombardements sont monstrueux, il y a écrit « Israël est une monstruosité ». Est-ce que vous considérez qu'Israël est une monstruosité ?
Je considère que ce qui est commis dans la bande de Gaza sont des monstruosités. Ces monstruosités...
Et je prends à témoin ceux qui ne regardent que vous ne reprenez pas l'expression telle qu'elle.
Ces monstruosités sont commises par un gouvernement qui doit en payer les conséquences. Mais Benjamin Duhamel, je dois vous dire que j'en ai un peu marre dans cette campagne qu'on tente à chaque fois de faire diversion, à chaque fois pour ne pas parler au cœur du sujet. Non, M. Duhamel, vous ne m'interrogez pas sur les leviers qui existent pour mettre fin à ce massacre. Je viens de vous poser une question sur l'initiative. Mais simplement,
je constate que, visiblement, ce tweet de votre colistère vous met mal à l'aise puisque vous ne reprenez pas l'expression.
Je ne suis pas du tout mal à l'aise. Moi, là où je suis à l'aise, M. Duhamel, c'est que dans cette campagne, on est porté la voie de la paix. Dans cette campagne, on a été bien seuls à demander des sanctions à l'égard du gouvernement de Benjamin Netanyahou. Vous regrettez
d'avoir proposé à Rima Hassan d'être sur la justice ?
Je ne regrette absolument pas. J'en suis très fière. Et je prends un témoin de ceux qui nous regardent. Si vous voulez la paix à Gaza, si vous voulez la cohérence dans le droit international, si vous voulez la fin des massacres dans la bande de Gaza, oui, vous avez la possibilité d'envoyer la première franco-palestinienne au Parlement européen. Et c'est une sacrée fierté, je dois dire.
Juste avant de parler d'Ukraine, vous imaginez une seconde, et d'ailleurs, je demande quelle aurait été votre réaction si quelqu'un sur une liste Renaissance ou du Rassemblement National avait fait un tweet en disant que la Palestine est une monstruosité. comment est-ce que vous aurez réagi ?
Je constate surtout qu'on parle beaucoup de Rima Hassan sur chacun de ses tweets, mais par exemple, on ne parle jamais du fait qu'elle soit comme beaucoup d'entre nous, mais elle, tout singulièrement, elle fasse l'objet de menaces, d'appels au viol.
Ce qui est absolument inacceptable.
Et ça ne suscite mais simplement là, je parle de ses propos. Ça ne suscite aucune réaction. Ça ne suscite aucune réaction. C'est dit, relayé. Non, personne, on n'a pas demandé de réaction à Valérie Ayé, à mes concurrents, en disant est-ce que vous trouvez ça normal qu'une candidate à l'élection européenne pour les positions qu'elle tient ? Mais si quelqu'un disait
la Palestine est une monstruosité, est-ce que ça vous choquerait ?
Mais les crimes du Hamas sont une monstruosité ? Oui,
ce qui n'est pas la même chose que de dire la Palestine.
Je vous ai dit, les crimes d'Israël sont une monstruosité, les crimes du Hamas sont une monstruosité et le droit international est bien fait, ils sont tous les deux poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Vous voyez, nous sommes les défenseurs de la paix dans cette campagne et j'en suis très fière.
Justement la paix. Sur l'Ukraine, vous dites vouloir ouvrir des canaux diplomatiques pour arriver à la paix. Est-ce que pour vous, cette paix serait acceptable si elle impliquait des concessions territoriales, par exemple la Crimée ou le Donbass ?
Mais c'est à l'Ukraine de définir ces conditions d'acceptabilité de la paix. Nous, notre responsabilité en tant que la France et l'Union européenne, c'est de faciliter des canaux diplomatiques pour remettre les différents protagonistes autour de la table. Ce que nous disons sur l'Ukraine, c'est un plan de paix en trois parties. Premièrement, aide financière, sur la partie financière. On est les seuls à proposer l'annulation de la dette. Deuxième niveau, arrêter l'hypocrisie et notamment de soutenir directement la Russie en important du gaz et des encrées russes. Et troisième niveau, oui, activer... Non mais c'est important de comprendre notre plan de paix dans sa globalité.
La question est très précise. Est-ce que cette paix, selon vous, est-ce que vous fixez comme préalable aux négociations le fait que les troupes de Vladimir Poutine se retirent du Donbass et de la Crimée ou est-ce que vous dites au fond, il faudra qu'il y ait des concessions territoriales ?
Je fixe comme préalable aux négociations le fait que l'Ukraine fixe ses positions. Je suis désolée, ce n'est pas à moi de dire aux Ukrainiens vous allez accepter la paix à telle ou telle condition. Par contre, notre responsabilité en tant que gouvernement français ou de l'Union européenne, c'est de faciliter les conditions des canaux diplomatiques. C'est ce qu'a fait l'Allemagne qui propose un sommet sur la paix les 15 et 16 juin et d'ailleurs Vladimir Zelensky a dit le premier qu'il était prêt à y assister. Comme quoi, il y a des outils qui sont possibles.
On pourrait aussi protéger par exemple les centrales nucléaires autour desquelles se déroule cette guerre et qui fait peser une menace sur l'ensemble du continent européen.
Est-ce que pour vous l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014 était légitime ?
Non, elle n'était pas légitime et vous savez ce n'est pas moi
C'était contraire au droit international.
C'était contraire au droit international et d'ailleurs je crois que c'est François Hollande lui-même qui avait invité Vladimir Poutine à la suite de l'annexion de la Crimée. J'observe que vous n'avez pas posé la question à M. Glucksmann juste avant moi. Je fais des choix. J'observe ces choix M. Diamé.
Vous avez écouté l'interview de Raphaël Glucksmann sur la question de la retraite à 60 ans.
Je l'écoutais avec beaucoup d'intérêt. Il n'était pas particulièrement satisfait. Je lui pose la question.
Si l'idée est d'essayer d'expliquer qu'il y a une sorte de deux poids deux mesures dans les questionnements vous verrez à la fin de cette émission que j'essaie d'insister sur lesquels les ambiguïtés.
Mais je n'étais pas au pouvoir au moment de l'annexion de la Crimée. Je n'étais même pas députée européenne mais je vous dis que c'est une violation du droit international.
Vous avez votre leader, pas patron mais en tout cas autorité morale.
C'est le moment où vous ressortez les tweets hors contexte de Jean-Luc Mélenchon en 2014 sur son blog.
La Crimée est perdue pour le temps. Bonne nouvelle au moment de l'annexion de la Crimée par les Russes. Bonne nouvelle.
On va pouvoir faire l'exégèse de tout ce qui s'est passé. Je suis désolée on aura besoin d'un peu plus de 15 minutes d'interview pour refaire toute l'histoire. Moi je vous dis très clairement quelle est ma position. C'est une violation du droit international et j'observe qu'on n'était pas au pouvoir à ce moment-là et ce n'est pas nous qui avons déroulé le tapis rouge à Vladimir Poutine à ce moment-là.
Manon Auré, rapidement je voudrais qu'on parle d'immigration. Vous êtes opposé au pacte asile-immigration et vendredi matin encore au micro de Dapoline de Malherbe vous avez insisté sur votre volonté de régulariser les travailleurs sans papier. Vous l'avez dit très clairement. Question annexe, ceux qui ne travaillent pas c'est-à-dire des clandestins, des étrangers en situation illégale qui ne travaillent pas. Qu'est-ce que vous faites d'eux ? Est-ce que vous dites oui il faut assumer de les renvoyer chez eux dans leur pays d'origine ou est-ce qu'au contraire vous dites c'est régularisation massive non seulement pour ceux qui travaillent mais aussi pour ceux qui ne travaillent pas ?
Juste monsieur Duhamel j'observe puisqu'on est arrivé à la fin de cette interview que vous ne m'avez posé que des questions internationales et aucune question sur le premier sujet de préoccupation des Françaises et des Français. Le premier sujet que l'on porte dans nos meetings qu'est la question de la vie chère et puisque
Je crois Manon Aubry que ceux qui regardent l'émission pourront constater que vous avez accordé une place de choix à la question du prochain orient c'est aussi pour cela
que vous n'avez pas assisté beaucoup à mes meetings puisque vous n'avez pas vu d'autres sujets mais je crois que vous êtes partenaire d'un institut de sondage qui s'appelle Elab et j'ai vu le sondage assez intéressant qui est sorti hier qui dit les trois premières propositions publicitées par les Français et les Français il y a le blocage des prix des produits de première nécessité
Vous ne voulez pas répondre à ma question
Si j'arrive l'inscription du droit à l'IVG et la taxation des super profits ça tombe bien c'est des sujets que je porte
Et quand on interroge les Français sur les sujets de préoccupation et j'observe il y a le pouvoir d'achat et l'immigration
J'observe Monsieur Duhamel que vous avez fait le choix à la gauche que je représente au programme de la NUPES que je porte de ne pas me poser une seule question sur les sujets sociaux qui est la première préoccupation
Je choisis les questions que je vous pose et donc Je vous réponds
Je choisis mes priorités politiques Monsieur Duhamel
Je choisis mes questions Vous choisissez vos réponses Qu'est-ce que vous faites des étrangers en situation illégale qui ne travaillent pas
Si vous n'aviez pas attendu le dernier dimanche des élections européennes pour m'inviter contrairement à toutes les autres têtes de liste que vous avez invitées
Je crois que vous avez été présente sur BFM TV Jean-Luc Mélenchon Je l'ai refus deux fois Vous auriez eu l'occasion
d'avoir une présentation dans les détails J'en reviens à la question de Mégat parce qu'aucun sujet je ne fuis pas la question Oui il faut régulariser massivement les travailleurs sans papier Et ceux qui ne travaillent pas J'observe que l'extrême droite qui a fait campagne sur le sujet notamment en Italie Giorgia Meloni a régularisé 450 000 travailleurs sans papier Vous pourrez poser la question à Jordan Bardella S'agissant Et à Marion Maréchal Mais Jordan Bardella veut aussi une coalition des extrêmes droits Ceux qui ne sont pas des travailleurs sans papier La question qui nous est posée c'est Où est-ce que vous les raccompagnez ?
Je prends le cas concret d'un Syrien qui n'a pas eu ses papiers Vous le rendez à qui ? À Daesh ? Vous le renvoyez où ? Prenons plutôt l'exemple
De quelqu'un qui vient d'un pays sûr et qui n'est pas éligible à l'asile ?
Déjà, ça vous enlève En pratique, vous avez 90% des OQTF donc des obligations de quitter le territoire qui ne sont pas applicables Donc il faut un peu de réaliser Un certain qui ne travaille pas et qui n'est pas éligible à l'asile Qu'est-ce que vous faites ? Mais ça ne concerne quasiment personne en fait Benjamin Duhamel
Vous êtes sûr ?
Oui, je suis sûre Parce qu'en pratique vous voyez ce truc de mais combien on va en raccompagner ?
D'ailleurs, on voit cette forme de concours l'épine sur les plateaux télé de celui qui raccompagnera le plus d'étrangers pour en faire une chaire à canon électoral Moi, je suis en désaccord avec ça Et dernier sujet sur les questions migratoires Si vous prenez le sujet au sérieux alors il faut agir sur les causes des migrations pour que les gens ne montent pas sur un radeau de survie au péril de leur vie Ça veut dire la fin des accords de libre-échange des accords commerciaux inégaux Et au Parlement européen je préside le seul groupe qui n'a jamais donné aucune voix aux accords de libre-échange Un autre sujet important je pense de cette campagne
C'est vrai alors que d'autres groupes sont traversés par des contradictions C'est d'ailleurs ce que j'ai souligné avec Raphaël Luxman qui était là juste avant vous
Il y a 95% de son groupe qui vote les accords de libre-échange et je le regrette parce que s'opposer aux accords de libre-échange c'est le meilleur moyen de protéger l'industrie et l'agriculture
Manon Aubry Pour terminer question traditionnelle Une qualité et un défaut quant à la personne qui va vous succéder dans un instant et que j'aperçois à l'entrée de ce studio Jordan Bardella la tête de liste Rassemblement National Une qualité et un défaut
Un défaut sexiste et qui combat les droits des femmes puisqu'il s'est opposé systématiquement En un mot Systématiquement au droit à l'IVG
Et la qualité ?
Une qualité Vous savez moi je fais du water polo il doit bien aimer la piscine vu le peu de fois qu'il est venu au Parlement européen puisqu'il a déposé en 5 ans de mandat 76 amendements quand j'en ai déposé 4800 donc voilà Un beau député fantôme qui doit aimer la piscine
Je ne sais pas si c'est vraiment une qualité mais ceux qui nous regardent nous auront Merci beaucoup
Moi j'adore la natation Sans doute lui aussi
Merci Manon Aubry Et donc tout de suite c'est Jordan Bardella Attendez Manon Aubry Voilà On attend juste
Bonne natation
Merci Voilà Bonjour Et donc je dis les coulisses Manon Aubry qui vient de dire bonne natation Toujours en très grande élégance Madame Aubry et la France insoumise Bonjour Jordan Bardella Bonjour Monsieur Duhamel Merci de votre invitation Merci de participer à ce BFM politique spécial élection européenne Dans notre sondage du jour vous êtes très largement en tête 32,5% et pourtant la candidate de la majorité martèle que rien n'est joué quant à Gabriel Attal il demande aux Français s'ils veulent vraiment je cite qu'en 45 ans entre 1979 et 2024 le visage de la France passe de celui de Simone Veil à celui de Marine Le Pen Dans l'entre-deux-tours de la campagne présentielle en 2022 ces assauts de la majorité avaient été efficaces est-ce que là vous craignez que ce soit la même chose et donc que vous baissiez dans les sondages et qu'à la fin le score soit plus décevant que ce qu'il n'est aujourd'hui ?
Non ce qui est décevant c'est le niveau c'est le niveau des arguments je veux dire on est dans un débat démocratique on peut se confronter on peut confronter les deux visions qu'on a de l'Europe sans tomber dans des espèces de caricatures ou systématiquement dans des instrumentalisations de périodes qui parfois ont pu être douloureuses je m'étonne de voir que depuis le début de cette campagne des élections européennes Emmanuel Macron et sa candidate font campagne en instrumentalisant le drame de l'Ukraine et le conflit en Ukraine la France insoumise et la gauche font campagne eux en instrumentalisant le conflit israélo-palestinien et évidemment en faisant de l'électoralisme sur la question de la Palestine et plus largement du Hamas moi je fais campagne sur le quotidien des Français sur le destin de la France et moi j'ai des propositions concrètes et je n'ai pas peur du débat donc oui c'est le niveau des caricatures et on va les détailler dans un instant vos propositions rentrons dans les sujets européens tout au long de cette campagne vous avez été ciblé par vos opposants pour votre manque d'implication au Parlement européen je rappelle qu'en 5 ans vous avez déposé 21 amendements contre 3460 pour Mano Aubry mises de sang pour François-Xavier Bellamy je ne vais pas tant vous demander de vous justifier vous l'avez déjà fait est-ce que simplement vous vous engagez dans le prochain mandat à être un peu plus travailleur un peu moins dilettant non mais monsieur Duhamel j'ai un taux de présence de 94% au Parlement européen donc on va peut-être attendez on va aller au bout mais on a décortiqué les chiffres vous savez très bien que sur le taux de présence et notamment quand il y a des votes en plénière c'est une toute petite partie du travail de député donc moi je vais décortiquer aussi on peut passer si vous voulez l'émission dessus mais j'ai l'un des meilleurs taux de présence en plénière de tous les eurodéputés français et vous prenez l'indicateur qui arrange c'est-à-dire celui du peu d'amendements parce que je suis dans une commission celle des pétitions où on peut déposer peu d'amendements que vous avez choisi par définition mais j'ai sur les questions orales sur les questions écrites sur les interventions orales en plénière des taux qui sont un peu meilleurs que ceux de la moyenne des eurodéputés français mais si un français qui nous regarde est capable de citer un amendement de Manon Aubry qui a passé cinq ans à déplacer des virgules ou de monsieur Bellamy très bien mais moi je pense que les français en tout cas moi je ne suis pas capable de vous citer un seul amendement de ces gens-là qui ont changé la vie des français en mieux donc je vais vous dire depuis cinq ans monsieur Duhamel j'ai rempli le rôle que m'ont donné les français et que m'a donné la démocratie française j'ai été un opposant résolu et déterminé à la politique du Green Deal qui a mis des milliers d'agriculteurs dans les rues du pays qui a été soutenu par les macronistes soutenu par la gauche soutenu par les écologistes j'ai combattu il y a quelques semaines au Parlement européen le pacte migratoire qui prévoit mais je travaille monsieur Duhamel demandez-vous plutôt pourquoi est-ce qu'aujourd'hui nous sommes donnés très largement en tête de ces élections européennes c'est peut-être que contrairement aux observateurs et à mes opposants politiques les français voient peut-être une utilité à ce que je sois dans la vie publique et en tout cas moi j'ai été leur avocat je serai leur avocat et ceux qui ont des comptes à rendre en fait ce sont ceux qui sont au pouvoir mais croyez-moi je travaille pour arriver au pouvoir et j'espère qu'un jour j'aurai des comptes à rendre au peuple français donc ça veut dire que si votre plan se déroule comme vous le souhaitez vous ne serez pas député européen jusqu'au bout c'est-à-dire si nous gagnons les élections en 2027 vous dites aussi à vos électeurs j'abandonnerai mon mandat non mais je me bats pour gagner évidemment si en 2027 nous gagnons les élections et que je suis amené à exercer des responsabilités au niveau national évidemment que le cumul étant impossible je quitterai mon mandat de parlementaire mais je pense que nous pouvons avoir aujourd'hui la délégation la plus importante du Parlement européen et moi dans cette dernière ligne droite je veux dire aux français que rien n'est gagné il faut voter Justement Jordan Bardella au Parlement européen vous siégerez au sein du groupe ID est-ce que vous savez qui est le général Vanacci ?
Enfin on siège au sein du groupe ID et ça pourrait changer mais les groupes oui parce que personne ne peut préjuger de l'état des groupes à l'issue des élections européennes je repose ma question est-ce que vous savez qui est le général Vanacci ?
non dites-moi le général Vanacci est candidat aux européennes en Italie pour la Ligue le parti de votre allié ami Matteo Salvini je vous lis quelques-unes de ses saïds dans un livre qu'il a publié homosexuels vous n'êtes pas normaux faites-vous une raison fermez les guillemets voilà on voit cette phrase il parle aussi concernant une joueuse de volée italienne noire de traits ouvrez les guillemets qui ne représentent pas l'italianité dernier exemple en date ces derniers jours le général Vanacci qui a fait référence à une brigade de l'armée musolinienne est-ce que vous êtes à l'aise à l'idée de siéger à côté de ce monsieur au Parlement européen ?
je vous apprécie beaucoup monsieur Duhamel non mais là je crois que la question est là je vous apprécie beaucoup on a une semaine des élections européennes où va se jouer le quotidien des français donc je ne suis pas venu sur votre plateau et je vous remercie encore une fois de l'invitation pour aller parler de députés italiens candidats dans des partis italiens donc vous voyez j'ai beaucoup d'amitié pour l'Italie parce que c'est mon pays d'origine mais je ne suis pas l'avocat donc ça vous pose pas de problème de siéger à côté de quelqu'un comme ça ?
je ne suis pas l'avocat de partis politiques italiens je crois que le parti que vous mentionnez notamment la Ligue qui siège dans notre groupe est aujourd'hui au pouvoir dont le président de ce parti est le numéro 2 du gouvernement italien donc je vous mets à l'aise je suis l'avocat de mes idées je suis l'avocat de mon propre parti c'est déjà un travail important de défendre nos idées donc je ne suis pas l'avocat de ce monsieur que je ne connais même pas et de partis politiques italiens qui siègent au Parlement européen ça fait la lune des journaux italiens elle est étonnante votre réponse parce que si j'ai bien suivi l'actualité il y a quelques jours vous avez annoncé une rupture avec l'AFD le parti d'extrême droite allemand précisément et notamment parce que sa tête de liste avait dit les SS n'étaient pas forcément tous des criminels parce qu'il y a une multiplication de provocations et j'ai dit qu'à l'issue des élections européennes il y aurait évidemment une recomposition des forces au sein de ce Parlement et que je ne souhaitais pas travailler avec ce mouvement politique mais donc là pour l'AFD rupture mais par contre un parti qui présente sur sa liste et qui sera vraisemblablement élu quelqu'un qui dit homosexuel vous n'êtes pas normaux mais d'abord je n'ai pas connaissance des propos que vous mentionnez d'une part il y a eu des articles partout et je invite ceux qui nous regardent non mais invitez mais je pense qu'il serait peut-être plus utile qu'on utilise ce temps à parler de ce qu'attendent les français mais on peut passer si vous voulez un quart d'heure dessus moi ça ne me dérange pas je veux juste vous dire une chose vous perçois une forme de malaise non mais je ne suis pas du tout mal à l'aise je vous rassure moi en revanche je vais vous mettre à l'aise si vous faites ce travail avec moi d'aller chercher des gens qui siègent au Parlement européen à côté du Rassemblement national qui ont des positions qui ne sont pas les miennes manifestement et qui ne sont pas les propos que moi je tiens et je pense que vous me connaissez depuis suffisamment longtemps pour savoir que les positions que vous mentionnez ne sont pas mes positions peut-être vous pouvez le faire peut-être que ces propos sont rédiculteurs et que vous n'aimeriez pas si j'ai un côté de ce monsieur je n'ai pas connaissance de ces propos je ne les partage pas et je les condamne mais si on refait le monde quand vous prendrez connaissance de ces propos non mais j'imagine que vous avez fait ce travail avec tous les gens qui sont succédés peut-être que vous avez demandé je ne sais pas si Mme Meillet est déjà passée sur ce plateau mais peut-être que vous lui avez demandé des comptes sur le parti politique bulgare qui s'appelle Droit et Liberté qui travaille avec Mme Meillet au Parlement européen et qui lui est carrément un parti communautaire qui reçoit directement le soutien et comme orateur M.
Erdogan le président de la Turquie islamiste Erdogan dans ses discours qui est un parti communautaire donc peut-être que vous lui demandez aussi la question mais je trouve ça un peu dommage ça ne vous gêne pas de siéger à côté d'un individu comme ça mais ce monsieur n'est même pas élu mais qu'est-ce que vous en savez vous avez déjà le résultat des élections ? Parce qu'il est très bien placé sur les listes et que vraisemblablement D'accord donc vous me demandez des comptes sur quelqu'un qui n'est pas élu avec qui je ne siège pas et que je ne connais pas Vous pensez que c'est sérieux ?
Oui je pense que c'est assez sérieux et d'ailleurs j'ai posé la question à d'autres membres du Rassemblement National qui à minima considéraient que ces propos étaient plus que problématiques Jordan Bardella parlons de votre programme et je voudrais prendre trois mesures de ce programme la première refoulement systématique des bateaux de migrants deuxième proposition priorité nationale dans les marchés publics et troisième proposition baisse de la contribution française à l'Union Européenne sans parler de l'opportunité ou de la pertinence de ces propositions le point commun c'est que ces trois propositions sont contraires au droit européen et sont contraires aux règles qui régissent aujourd'hui l'Union il y a deux scénarios ou bien vous dites aux Français j'appliquerai ces mesures mais en réalité elles ne sont pas applicables ou bien c'est une façon d'essayer de les convaincre tout en sachant très bien que vous ne pourrez pas le faire lequel des deux scénarios ?
Moi je fais le constat aujourd'hui que la France ne défend plus ses intérêts sur la scène européenne et qu'aujourd'hui c'est un sondage qui a été publié par Cluster 17 il n'y a que 3% des Français qui sont satisfaits du fonctionnement de l'Union Européenne donc je souhaite sur un certain nombre de sujets que vous mentionnez notamment les sujets économiques et migratoires changer le fonctionnement de l'Union Européenne on peut peut-être prendre point par point sur la question du refoulement aujourd'hui il y a un principe au sein des institutions européennes qui s'applique dans tous les pays de l'Union c'est le non-refoulement c'est-à-dire que lorsque vous avez aujourd'hui un bateau de migrants qui arrive sur les côtes européennes la loi prévoit que ce bateau soit mis en sécurité accueilli et désormais avec le pacte migratoire qui a été voté par M.
Macron ce texte prévoit la répartition des migrants obligatoires dans les communes dans les villes et dans les villages français sous peine de contraintes financières pour les États membres qui refusent d'accueillir cette solidarité migratoire les macronis parlent de solidarité donc moi je souhaite que l'agence de garde frontière qui s'appelle Frontex ne soit plus en charge de prendre ces migrants et de les raccompagner sur les côtes européennes mais de les mettre en sécurité et de les raccompagner dans les pays de part donc il faut effectivement changer les règles et pour changer les traités il faut changer les traités lorsque je donne un exemple lorsque la commission européenne fait 700 milliards d'euros d'endettement c'est contraire aux traités c'est inscrit dans aucun traité la commission européenne le fait lorsque la France accuse un déficit budgétaire de 5,5% c'est contraire aux traités et ça n'entraîne en rien pour un déconcissement l'Union Européenne c'est intéressant si vous ne changez pas les traités vous risquez si vous appliquez ce principe de refoulement des sanctions et bien écoutez nous attendons ces sanctions je ne crois pas que la commission européenne si vous voulez va se mettre à sanctionner les gens qui permettent le fonctionnement de l'Union Européenne parce que ce qu'on a trop tendance à oublier c'est que la France est le deuxième contributeur net au budget de l'Union Européenne deuxièmement peut-être on peut rentrer dans les points conventionnels deuxièmement sur la priorité nationale moi je dis quoi je pense que l'Union Européenne aujourd'hui s'est bâtie sur un dogme celui du libre-échange total effréné qui a entraîné la concurrence déloyale à l'extérieur à l'égard des grandes puissances mais aussi à l'intérieur moi je souhaite que les entreprises qui produisent sur le sol français qui produisent sur le sol européen avec de l'emploi français et de l'emploi européen puissent avoir une priorité dans la commande publique vous dites c'est contraire au traité ça n'est pas contraire au traité ça se fait déjà c'est l'article 346 du TFUE qui prévoit notamment sur les sujets de défense ça existe déjà sur les sujets de défense avec une spécificité mais vous citez souvent l'exemple des cantines scolaires mais je souhaite que dans les cantines exactement j'accepte le fonctionnement de l'Union Européenne j'accepte la coopération européenne à condition que la France défende ses intérêts et qu'on puisse changer les règles c'est pas une forme de Frexit caché au fond de dire point par point on défend des mesures qui ne sont pas conformes aux droits européens si on déroge aux droits européens il n'y a plus de droits européens il faut changer les règles je vous donne un exemple très simple il faut se mettre d'accord avec les autres pays mais lorsque Mme Ayet et M.
Macron adoptent le rapport Verhofstadt à l'automne dernier prévoient l'élargissement à 37 états prévoit l'Europe fédérale c'est-à-dire la dilution de la France dans une Union Européenne fédérale où la présidente de la Commission Européenne serait quasiment la présidente des Etats-Unis d'Europe lorsqu'il prévoit la suppression du droit de veto il ne porte pas l'ambition de changer les règles de changer les traités moi je suis favorable à une coopération européenne je veux bâtir l'Europe du 21ème siècle mais je veux la bâtir sur des principes très clairs on passe du libre-échange au juste échange on fait du patriotisme économique comme font toutes les grandes puissances qui marchent dans la mondialisation et on passe d'une Europe sans frontières à une Europe qui protège ses frontières et qui nous protège du défi migratoire donc effectivement je souhaite pardonnez-moi pour vous répondre changer un certain nombre de règles et peut-être lorsque vous dites on souhaite baisser la contribution française au budget de l'Union Européenne aujourd'hui la contribution française à l'Union Européenne a explosé il n'y a pas de raison qu'on demande aux Français de faire des efforts et qu'on ne demande pas à l'Union Européenne qui finance le réseau d'eau à Gaza alors que nous avons des millions de nos concitoyens et des milliers de Français dans nos territoires d'outre-mer à Mayotte aux Antilles qui n'ont pas accès à l'eau potable de ne pas pouvoir bénéficier de cet argent et de cette aide publique qui est le fruit du travail de tous les Français et dont les règles sont régies par encore une fois les traités et le droit européen sur l'Ukraine Jordan Bardella est-ce que vous redites ici sur ce plateau que pour que toute négociation soit possible il faut que Vladimir Poutine retire ses troupes d'Ukraine ?
Oui il faut faire entendre à Vladimir Poutine qu'il n'a rien à gagner en Ukraine et moi je me suis toujours tenu à une position d'équilibre dans ce conflit qui est celui à la fois d'un soutien clair et affirmé à l'Ukraine et éviter évidemment une tentative d'escalade avec une puissance qui est une puissance nucléaire et en cela moi je rejette totalement la position du président de la République anxiogène d'envoyer les troupes ou de partager notre arme nucléaire avec nos partenaires européens Donc vous dites bien le préalable c'est il faut que Vladimir Poutine retire ses troupes d'Ukraine Alors pourquoi est-ce que Marine Le Pen je vous attendais le 12 mars à la tribune de l'Assemblée disait la chose suivante ouvrez les guillemets stratégiquement et politiquement il est illusoire de croire que la Russie va retirer ses troupes dans ce qui serait alors pour elle une défaite cinglante ça serait évidemment une défaite pour la Russie c'est incontestable Marine Le Pen ne dit pas qu'il faut que les troupes russes se retirent du territoire elle dit qu'un retrait des troupes russes serait évidemment une défaite c'est la fin de la phrase que vous avez citée pour Vladimir Poutine c'est une évidence mais aujourd'hui il est illusoire donc ça veut dire que ce que vous défendez est illusoire non c'est pas du tout illusoire je pense que c'est la condition préalable à toute négociation de paix si demain nous voulons rétablir les conditions de la paix entre l'Ukraine et la Russie et je pense que c'est la finalité de toutes les tentatives diplomatiques qui sont impulsées dans tous les états européens c'est évidemment un retrait des troupes russes et je pense par ailleurs que l'Ukraine doit pouvoir bénéficier du matériel nécessaire pour tenir le front j'ai cru comprendre que si vous arriviez au pouvoir vous seriez à Matignon et que Marine Le Pen serait présidente vous avez donc une potentielle présidente qui dit il serait illusoire de penser que Vladimir Poutine va retirer ses troupes d'Ukraine et vous vous dites le préalable au moins de renégociation c'est que ses troupes soient retirées oui alors vous mettez d'accord mais quelle est la contradiction ?
la contradiction c'est que Marine Le Pen n'y croit pas et vous vous dites c'est impréalable oui mais on peut si vous voulez avoir un jugement la question c'est pas j'y crois ou j'y crois pas je ne fais pas de la morale c'est un état de fait la morale c'est l'état d'une négociation attendez si vous essayez de trouver je ne sais pas ce que vous essayez de pointer un espèce de désaccord entre Marine et moi le fait que vos positions ont parfois variées sur la question ukrainienne Vladimir Poutine il faut prendre ambiguïté l'agression de l'Ukraine par la Russie et depuis le début de ce conflit nous disons aujourd'hui que la Russie apparaît comme une menace multidimensionnelle que nous devons nous prémunir de tout risque d'escalade avec la Russie parce que la Russie est une puissance nucléaire et moi je viens de dire la question c'est est-ce qu'on y croit ou est-ce qu'on n'y croit pas ça c'est un jugement moral mais si demain on veut négocier la paix il faut évidemment que la Russie retire une partie de ses troupes la question c'est est-ce qu'on y croit Marine Le Pen dit aujourd'hui c'est illusoire et moi je dis demain si on veut négocier la paix la condition c'est évidemment qu'on pose sur la table la demande de retrait des troupes russes donc je ne vois pas la difficulté Avant de vous poser quelques questions politiques rapidement sur votre listre le 9ème est Thierry Mariani ancien ministre de Nicolas Sarkozy j'aurais pu préparer l'interview avant si j'avais mis un bingo en cochant toutes les cases vous êtes parfaitement prévisible je vais vous dire l'honnêteté m'oblige à vous dire qu'en ayant écouté pas mal de vos interviews vous l'êtes aussi parfois on est fait pour s'entendre Thierry Mariani 9ème sur votre liste ancien ministre de Nicolas Sarkozy est-ce que ça pourrait faire un bon ministre des affaires étrangères si vous arrivez au pouvoir ?
Le ministre des affaires étrangères devra dans un gouvernement du Rassemblement National épouser la position du couple exécutif par conséquent ma position et ma sensibilité sur ce dossier n'est pas la sensibilité de Thierry Mariani vous le savez pertinemment donc ça veut dire que vous vous mettez sur votre liste en position éligible quelqu'un qui va donc siéger au Parlement européen voter quelqu'un dont vous savez à l'avance qu'il ne pourrait pas faire partie d'un gouvernement du Rassemblement National aux affaires étrangères enfin vous savez un mouvement politique c'est pas une secte non mais là quand vous dites sensibilité moi je trouve le mot intéressant il s'agit pas d'un détail c'est la position vis-à-vis sans doute de la plus grande crise diplomatique militaire depuis plusieurs vous savez Thierry Mariani a été ministre de Nicolas Sarkozy et il a sur ce conflit et sur ce territoire la position du président Sarkozy et du président dont il a été ministre et si vous voulez moi j'assume avec parfois ça présente aussi des désavantages mais lorsque vous c'est un boulet ou pas non mais lorsque vous faites l'union non c'est pas un boulet non lorsque vous faites l'union c'est un atout alors je peux vous répondre merci lorsque vous faites l'union lorsque vous faites le rassemblement lorsque vous ouvrez votre liste à des gens qui viennent d'autres mouvements politiques il faut aussi accepter que des gens n'aient pas 100% le même avis que vous mais moi je porte l'ambition de rassembler avec mon mouvement politique 50% des français 50% plus une voix pour l'emporter donc il y a forcément des gens qui partagent pas l'intégralité de mes positions vous lui demanderez de faire attention à ses votes ou est-ce que encore une fois vous direz non non sensibilité il vote ce qu'il veut sur l'Ukraine la Russie écoutez vous connaissez ma position sur ce conflit et jusqu'aux dernières nouvelles c'est dans un mouvement politique le président et au sein de notre mouvement aussi la présidente de groupe à l'Assemblée Marine Le Pen qui fixons la ligne politique maintenant vous pouvez pas avoir dans un parti monsieur Duhamel 100% des gens qui pensent la même chose j'imagine que dans la rédaction de BFM TV il n'y a pas 100% des gens qui sont macronistes et il ne vous a pas empêché il ne vous a pas échappé Jordan Bardella un que nous ne sommes pas macronistes et deux que nous ne sommes pas candidats aux élections européennes peut-être que certains journalistes dans les années qui viennent le seront en l'état je crois que nous ne sommes pas candidats vous avez le bénéfice du doute en tout cas ce qui est sûr ce que tout le monde aura compris c'est qu'à mon avis vous n'êtes certainement pas bardelliste mais ça c'est un autre je vois en tout cas cette tendance parfois mais qui est d'ailleurs commune à Manon Aubry quand on pose des questions qui ne plaisent pas tout à fait on part sur des sortes de procès d'intention je ne sais pas ce que ça signifie mais voilà une toute dernière question Jordan Bardella au lendemain du 9 juin si vous faites plus de 30% certains vous imaginent avoir des ambitions présidentielles est-ce que votre tête va tourner est-ce que vous allez prendre la grosse tête ?
je pense que si j'avais dû prendre la grosse tête je l'aurais déjà prise sauf votre respect et je ne me bats pas pour moi je sais que ça peut surprendre quand on fait de la politique mais je ne suis pas rentré en politique par ambition personnelle quand vous rentrez en politique à 16 ans et que vous vous engagez dans une cité HLM de Seine-Saint-Denis pour faire de la politique ce n'est pas par ambition personnelle moi je me suis engagé avec un sentiment d'urgence et ce sentiment d'urgence ne m'a jamais quitté je souhaite que les idées que nous représentons aujourd'hui avec Marine Le Pen arrivent au pouvoir donc non je n'ai pas pris la grosse tête je suis le même je resterai le même et je serai très prudent à ce que le combat que nous menons puisse trouver une issue favorable voilà une question rituelle pour celui qui va vous succéder en direct en l'espèce Léon Desfontaines la tête de liste communiste une qualité et un défaut je rappelle qu'à l'occasion d'un débat précédent vous l'avez appelé monsieur Staline bon ça donne le ton donc une qualité et un défaut pour Léon Desfontaines je trouve qu'il fait je trouve qu'il fait une bonne campagne donc ça c'est pour la qualité pour le défaut la qualité je dirais on a le même âge et je pense qu'on a un défi commun c'est celui de réconcilier les français avec la politique et en cela évidemment de voir des jeunes profils émerger dans tous les mouvements politiques je pense que tout le monde devrait s'en réjouir et un défaut mais je pense qu'il connait déjà ma réponse c'est qu'on est en 2024 et monsieur Desfontaines a encore le mauvais goût d'être communiste et ça ça vous pose problème non mais c'est étrange merci beaucoup Jordan Bardella d'avoir participé à ce BFM politique spéciale élection européenne et tout de suite c'est donc le candidat communiste Léon Desfontaines bonjour Léon Desfontaines bonjour tête de liste du parti communiste dans notre sondage du jour vous êtes à 3% un point au-dessus du parti animaliste sous la barre des 5% qui pourraient donc vous permettre d'avoir des élus au Parlement européen votre candidature c'est quoi ?
c'est du folklore ? c'est une candidature de témoignage ?
non c'est une candidature qui permet de remettre la gauche autour finalement des sujets fondamentaux celle de la défense du travail et des travailleurs et d'ailleurs ce que j'observe sur ce même sondage que vous venez de citer c'est qu'un français sur quatre qui compte aller voter ne sait pas encore pour qui voter et je compte bien faire la différence cette semaine-là et dire que le vote pour la gauche unie pour le monde du travail de la liste que j'ai l'honneur de mener c'est d'abord un vote de conviction permettre de refaire de la question sociale de la défense du pouvoir d'achat la priorité de la gauche mais c'est aussi un vote efficace un vote efficace parce que nous permettre de dépasser les 5% c'est permettre d'ajouter cinq élus en plus pour la gauche et cinq élus en moins pour la droite et l'extrême droite
Léon Desfontaines je voudrais qu'on parle pour commencer d'immigration je vais vous lire la phrase suivante ouvrez les guillemets en raison de la présence en France de près de 4 millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur famille la poursuite de l'immigration pose aujourd'hui de graves problèmes il faut stopper l'immigration officielle et clandestine est-ce que vous savez qui a dit cette phrase et est-ce que vous la partagez ? Oui, Georges Marchais 6 janvier 1981
dans les années 80
Absolument 6 janvier 1981 ancien secrétaire général du parti communiste lointain prédécesseur de votre mentor l'actuel patron du PC Fabien Roussel vous êtes d'accord avec cette phrase de Georges Marchais ?
Non, je ne la partage pas mais ce qu'il dit par contre et le constat qu'il fait je le partage c'est le fait qu'aujourd'hui il y a une mise en compte sur les travailleurs en situation régulière et ceux en situation irrégulière et d'ailleurs c'est pour cela que lors du débat sur la loi immigration en fin d'année dernière nous avions porté l'ambition de réguler l'ensemble des travailleurs sans papier pour éviter justement qu'on ait une main d'oeuvre à bas coût parallèlement à la main d'oeuvre en situation régulière et pour sortir cette mise en concurrence il n'y a qu'un seul moyen c'est la régularisation des travailleurs sans papier et c'est l'ambition que nous nous portons aujourd'hui que nous portons
dans le monde
et que nous portons dans le monde national et celle qu'on continue de porter durant l'ensemble européenne et d'ailleurs vous étiez sur le plateau juste avant Jordan Nella et j'ai eu un débat avec lui qui voulait mettre en place moins d'immigration voire plus d'immigration du tout en France la réalité c'est que il y a ce qu'il dit il y a ce qu'il fait il y a ce qu'il faut et notamment je pense que le plus de faunas du rassemblement national ils ont une main d'oeuvre immigrée une main d'oeuvre étrangère dans son exploitation agricole pour la payer au lance-pierre et donc la réalité c'est que si l'extrême droite elle ne veut pas régulariser les travailleurs sans papier c'est parce qu'elle veut une main d'oeuvre pas chère pour pouvoir l'exploiter davantage moi je dis il faut sortir cette mise en concurrence déloyale donc celle des ceux qui produisent des richesses qui font aujourd'hui la priorité sociale qui cotisent etc et bien ils doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits que les autres et donc bien évidemment je suis favorable à la régularisation des travailleurs sans papier
régularisation des travailleurs sans papier on vous entend Léon Desfontaines mais simplement ce qui était aussi frappant dans cette phrase de Georges Marchais et d'ailleurs dans l'histoire du parti communiste c'est le fait d'assumer de vouloir un minima réguler l'immigration de dire certains n'ont pas vocation à être sur le territoire ça c'est un pan du discours qui est tabou à gauche ou est-ce que vous pouvez l'assumer ?
Moi je l'assume je ne sais pas s'il est tabou à gauche il faudra que vous questionnez peut-être les autres candidats moi ce que je dis sur l'immigration c'est que finalement aujourd'hui on a deux mensonges qui se confrontent il y a d'un côté celles et ceux qui nous disent zéro immigration c'est notamment l'élection de Georgia Meloni l'extrême droite en Italie qui a été élu sur un programme en disant on va mettre en place un blocus maritime plus aucun migrant n'arrivera sur les terres italiennes ou à Lampedusa et résultat des courses elle en vient à régulariser presque 450 000 étrangers parce qu'en fait l'immigration c'est un phénomène social et puis l'autre mensonge c'est celles et ceux qui nous disent finalement qu'un État enfin qu'il y a no border qui pourrait ne pas y avoir de frontières sauf preuve du contraire un État ça a toujours eu des frontières pour les personnes certes mais aussi pour les capitaux et les marchandises et ça par contre la droite et l'extrême droite ont tendance à l'oublier je suis ici à Marseille ville ouverte sur la Méditerranée ville portuaire comment se fait-il aujourd'hui les marchandises de l'autre côté de la Méditerranée seul 1% des conteneurs soit contrôlé et derrière ça vient favoriser les trafics en tout genre donc nous on est pour recréer un véritable service public des douanes et donc nous ne sommes pas opposés aux frontières nous disons qu'on peut plus accueillir mais surtout qu'on doit mieux accueillir les personnes qui fuient la guerre et celles qui peuvent fuir la misère mais bien évidemment ça implique que par contre derrière il y ait une régulation
Léon Desfontaines vous refusez ce qu'on finit par accepter les Etats-Unis l'Allemagne, la France le fait que des armes européennes occidentales puissent être utilisées territoire russe ça veut dire que vous laissez Vladimir Poutine frapper l'Ukraine sans répliquer que vous êtes prêt à laisser la ville de Kharkiv tomber ?
Non non j'ai toujours été clair moi depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en disant que je me réfère souvent à une phrase de Nelson Mandela qui disait que c'est l'oppresseur qui détermine les armes de l'oppressé il y a un agresseur c'est la Russie il y a un agressé c'est l'Ukraine et donc c'est à l'Ukraine de nous dire ce dont elle a besoin pour se défendre et donc moi j'ai été favorable à la livraison d'armes pour permettre aux Ukrainiens de se défendre avec une ligne rouge en revanche c'est celle de ne pas devenir co-bilgérant et c'est celle de ne pas permettre justement à ce que des civils russes potentiellement puissent être touchés par des missiles ou des dommages collatéraux et donc oui aux livraison d'armes par contre une ligne rouge pas d'envoi de troupes et pas d'envoi d'armes qui pourraient toucher le territoire russe qui pourraient avoir des conséquences néfastes désastreuses y compris pour les civils russes
Oui mais pardon Léon Desfontaines mais là ce dont il est question ce n'est pas de tuer des civils russes c'est d'autoriser les Ukrainiens à frapper les bases en Russie d'où sont tirés des missiles qui pour le coup tuent des civils ukrainiens ça vous dites non non non on ne les autorise pas alors même que c'est ce que demande l'armée ukrainienne
Moi je dis la priorité aujourd'hui non enfin j'y suis opposé je réponds à votre question et je pense que la priorité c'est de permettre aux Ukrainiens de mener des contre-offensives sur le territoire de faire reculer l'armée russe sur l'avancée qu'ils ont aujourd'hui en Ukraine et donc il faut livrer des armes pour leur permettre d'affronter la Russie et les faire reculer pourquoi ?
pour que l'Ukraine justement soit en position de force pour ensuite permettre de négocier en rapport de force et notamment exiger le retrait des troupes russes des territoires occupés depuis l'invasion de l'Ukraine depuis plus de deux ans désormais et donc pour cela il faut leur livrer des armes mais non pas pour bombarder la Russie pour permettre de faire reculer l'armée russe qui avançait sur le territoire ukrainien
Sur l'écologie Léon de Fontaine vous êtes un ardent défenseur du nucléaire vous considérez que la fin de la vente de voiture thermique neuve en 2035 est irréaliste pour un jeune candidat je rappelle que vous avez 28 ans pas très loin donc de ce qu'on appelle la génération climat c'est pas très audacieux comme programme vous préférez le barbecue comme votre mentor Fabien Roussel à la question de l'écologie ?
Au contraire je fais partie de cette génération climat et en effet l'écologie est une des priorités moi de cette campagne électorale et en effet vous l'avez mis en avant on porte une voix assez singulière sur le sujet sur la scène politique nationale nous ce qu'on dit c'est qu'on doit retrouver une écologie populaire et une écologie rationnelle celle qui remet le discours scientifique au coeur de son projet et aujourd'hui si on veut atteindre la neutralité carbone en 2050 ça veut dire diminuer considérablement nos émissions de gaz à effet de serre pour permettre de répondre à l'impératif environnemental on a deux possibilités qui se dressent devant nous la première c'est celle du 100% renouvelable on n'investit que dans les énergies renouvelables et on sort du nucléaire mais ça veut dire qu'on accepte que lorsqu'il n'y a pas suffisamment de vent pas suffisamment de soleil nos trains ne roulent plus nos services publics ne fonctionnent plus et qu'on n'est pas capable de réouvrir de nouvelles usines ou alors on soutient et c'est notre cas un mix énergétique nucléaire renouvelable moi je pense qu'il faut construire de nouveaux réacteurs nucléaires que l'Union Européenne d'ailleurs doit prendre sa part dans le financement de nouveaux réacteurs nucléaires pourquoi ?
parce que je pense que si on veut répondre à l'impératif environnemental il va falloir produire davantage produire notamment des services publics de proximité permettre de développer le fret ferroviaire et notamment pour remplacer des camions par des trains ça veut dire engager des infrastructures des moyens pour les infrastructures ferroviaires tels que le Lyon-Turin que nous soutenons ou le rattachement des ports et docks français aux corridors ferroviaires pour que les portes-conteneurs et bien on puisse directement les mettre sur des trains et pas sur des camions comme c'est le cas actuellement si on veut réindustrialiser le pays on aura besoin de produire plus d'énergie réindustrialiser le pays ça permet de rapprocher la production de la consommation mais pour ça on aura besoin de produire plus d'énergie il faut que celle-ci soit décarbonée pour ça que nous soutenons le nucléaire et le renouvelable qui est finalement la seule issue possible si on ne veut pas faire peser la responsabilité de la transition environnementale sur les travailleurs de ce pays
Au lendemain du 9 juin les grandes manœuvres à gauche vont commencer quelles leçons est-ce que vous tirez de cette campagne des européennes et notamment quant à ceux avec qui vous vous voyez travailler en vue de 2027 par exemple si on prend Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann est-ce que pour vous ça fait partie d'un pôle de gauche en vue de 2027 ?
J'ai 28 ans et ce que je constate c'est que finalement et encore plus dans cette campagne européenne c'est que la gauche depuis 15 ans elle est captive de deux offres politiques l'une libérale celle qui a amené François Hollande au pouvoir et qui a tourné le dos aux travailleurs et qui a continué de mener une politique libérale une politique de droite et l'autre outrancière celle qui est notamment incarnée par Jean-Luc Mélenchon et je dis ces deux offres politiques ont vocation ne permettront pas de prendre le pouvoir en tout cas ne permettront pas d'améliorer le quotidien des travailleurs ou d'arriver au pouvoir et donc moi je souhaite à 28 ans écrire une nouvelle page pour la gauche une gauche authentique une gauche populaire avec l'ensemble des forces de gauche qui se retrouvent dans le discours politique que nous portons de se rassembler sur une seule thématique la question sociale tout à fait mais je pense que des militants moi je tends la main aux militants socialistes aux militants insoumis aux militants de gauche qui se retrouvent dans la nécessité de se rassembler sur la question sociale rassemblons-nous sur la question sociale je pense que c'est l'ambition qu'on devrait tous et tous porter c'est celle que je porte moi j'ai 28 ans je ne me résigne pas à ce que la gauche perde continuellement les élections mais pour ça il faut qu'on se rassemble et donc c'est l'ambition que nous portons dans cette campagne et que nous porterons au lendemain de l'élection européenne
Léon Desfontaines question rituelle une qualité et un défaut pour qualifier la tête de liste écologiste Marie Toussaint qui va vous succéder dans un instant
la qualité c'est qu'elle est courageuse et combative le défaut c'est qu'elle est anti-nucléaire
bon ça a le mérite c'est pas extrêmement surprenant c'est pas extrêmement surprenant mais ça a le mérite de la clarté merci beaucoup Léon Desfontaines en direct donc de Marseille tout à fait merci à vous merci beaucoup et tout de suite on continue ce BFM politique spécial grand oral des élections européennes et c'est Marie Toussaint la tête de liste écologiste qui arrive sur ce plateau
bonjour bonjour bonjour
et voilà Marie Toussaint qui salue le public et qui prend place autour de cette table bonjour Marie Toussaint bonjour merci d'être avec nous dans ce BFM politique spécial c'est peu de dire que vous êtes en difficulté dans cette campagne des européennes reléguée dans les sondages loin derrière le candidat socialiste Raphaël Glucksmann mais aussi derrière Manon Aubry candidate de la France insoumise il y a 5 ans Yannick Jadot celui qui était tête de liste pour les écologistes faisait 13% aujourd'hui la cause écologique fait consensus ou presque c'est quoi c'est un problème de candidate ?
non c'est pas un problème de candidate c'est d'ailleurs je rappelle que Yannick Jadot avait créé la surprise il y a 5 ans et donc j'en appelle à toutes celles et tous ceux qui nous regardent de se mobiliser l'enjeu du 9 juin c'est vraiment la capacité de l'Europe à continuer à agir pour le climat parce qu'on est dans l'ordre de la grande régression environnementale tout le monde mène la guerre à l'écologie en particulier l'extrême droite qui a fait de l'écologie et des écologistes sont pires ennemis donc on a besoin de se remobiliser on a besoin de créer la surprise à nouveau dimanche prochain
alors vous pariez sur le fait de créer la surprise mais on peut quand même commencer à tirer un premier bilan qu'est-ce qui ne marche pas dans cette campagne ? est-ce que c'est parce que vous avez un discours qui n'a pas réussi à parler à tous les publics est-ce que c'est seulement de la faute des autres ? c'est-à-dire ce que j'ai lu parfois dans vos prises de parole de dire qu'au fond il y a une sorte de grand retour de bâton anti-écologie quelle part de responsabilité vous prenez dans les sondages qui aujourd'hui même si vous avez raison ça ne préjuge pas du score d'une semaine ne sont pas bons
mais je ne dis pas que je suis parfaite et je ne dis même pas que les écologistes sont parfaits mais vous voyez bien monsieur Duhamel qu'on n'est pas dans les mêmes conditions qu'il y a cinq ans il y a cinq ans il y avait des mobilisations climat qui réunissaient des millions de personnes à travers le monde on avait des avancées climatiques portées y compris par les grands pollueurs Blackrock, Total avaient pris des engagements pour le climat et aujourd'hui on est dans des circonstances totalement différentes donc je veux bien vous laisser dire que nous ne sommes pas parfaits j'en prends ma part de responsabilité mais la réalité c'est qu'on est effectivement dans une ère de grand recul et vous ne pouvez pas nier le fait que face à la mobilisation des agriculteurs face à la mobilisation des agriculteurs qui dénoncent quoi un modèle économique qui ne leur permet pas de vivre dignement et bien la réponse du gouvernement comme de la majorité politique en Europe ce n'est pas de permettre à ces agriculteurs de vivre dignement de leur travail mais c'est de laisser tomber toutes les ambitions environnementales à l'heure de l'accélération du dérèglement climatique
Je parlais de Raphaël Glucksmann est-ce que ce n'est pas lui au fond aujourd'hui le vote écolo ?
Le vote écolo ?
Donc on voit le niveau où il est dans les sondages Vous savez Raphaël Glucksmann alors c'est Raphaël Glucksmann je l'ai dit c'est le produit sympa qu'on met en tête de vitrine mais regardez sur sa liste sur sa liste on a des gens qui défendent la 69 c'est une autoroute qui est décriée par des milliers de scientifiques pour son impact sur le climat sur la biodiversité sur la justice sociale vous trouverez aussi un défenseur d'une piste de ski en plastique dans une aire naturelle protégée magnifique de Méditerranée Non c'est pas ça que je dis ce que je dis c'est qu'il n'y a pas d'écologiste sans écologiste et je crois qu'au fond celles et ceux qui nous regardent le savent si vous voulez de la cohérence de la clarté de la constance c'est avec les écologistes et nous avons besoin de vous
Marie Toussaint rentrons dans le détail de vos déclarations et de vos propositions une de vos déclarations pendant cette campagne a suscité la polémique c'était chez nos confrères clusters de cancers pédiatriques en France liés à ces produits toxiques qui sont partout produits toxiques vous évoquiez le glyphosate ce qu'on appelle les polons éternels les pifas le journal Libération nos confrères de Libération ont vérifié de façon extrêmement minutieuse vos propos en interrogeant Santé publique France des spécialistes des cancers pédiatriques conclusion d'une de ces expertes à ce jour aucun excès de cas de cancer pédiatrique n'a été relié à une cause environnementale particulière vous qui dites sans cesse vouloir vous appuyer sur la science Marie Toussaint ça c'est quand même problématique sur un sujet aussi grave d'être à minima imprécise sinon carrément de proférer une contre-vérité
alors monsieur Duhamel je vous remercie d'abord de me poser cette question parce que c'est une question centrale je veux et les écologistes veulent faire de la santé la boussole des politiques publiques européennes on a encore eu une étude qui est sortie cette semaine qui fait le lien entre l'épandage de pesticides et l'explosion des maladies de Parkinson c'est une réalité vous l'avez dit il y a 19 même santé publique France a ouvert 20 dossiers de clusters pédiatriques ce que j'ai dit sur cet avis
vous dites c'est des clusters pédiatriques santé publique France ouvre des enquêtes quand il y a une présomption
elle en a ouvert un certain
parlons de santé publique France non mais attendez juste la question elle est extrêmement précise vous avez tous les spécialistes des cancers pédiatriques du lien qu'il peut y avoir entre ces maladies et les produits sanitaires disent on ne peut pas tracer un lien et vous vous arrivez à la télévision et vous dites à cause de ces produits là il y a 19 clusters de cancers pédiatriques est-ce qu'il y a une forme de méa culpa à faire sur le fait d'être allé trop vite d'avoir dit ce genre de choses
mais non monsieur Duhamel
donc vous maintenez en dépit de tout ce que disent les experts
parce que ce que vous avez repris de mes propos n'est pas exactement ce que j'ai prononcé j'ai dit on a aujourd'hui des maladies qui explosent le diabète l'obésité des maladies chroniques des perturbations du système endocrinien des cancers vous savez l'agence européenne pour l'environnement
je vous cite au mot près dans cette émission
vous avez pris la fin de ma phrase je citais toutes ces maladies avant de citer et les alertes sur les clusters pédiatriques maintenant faisons un point
c'était pas les alertes c'était des clusters de cancers pédiatriques
liés à ces produits toxiques Santé publique France a ouvert jusqu'à 20 dossiers un de plus que celui que ceux dont j'étais informé 20 dossiers pour aller regarder ce qui se passe dans un certain nombre de cas ils ont dit mais en fait il n'y a pas de sur-cas d'excès de cancer et donc les dossiers ont été fermés il y a un certain nombre d'autres cas dans lesquels on a constaté ce qu'on appelle un excès de cas tout cancer ou le CMI il n'y a pas eu dans le cadre des recherches de Santé publique France une cause qui a été déterminée comme étant responsable à ce jour
aucun excès de cas de cancer pédiatrique n'a été relié à une cause environnementale particulière
voilà une cause et c'est ça le sujet et c'est ça le sujet moi ce que je demande ce que je demande c'est qu'en connaissance des effets cocktails c'est-à-dire de la superposition des causes parce que ce n'est pas un pesticide ce n'est pas un polluant c'est l'ensemble et bien que nous avons besoin de mener des études sanitaires jusqu'au bout de continuer mais déclarer
comme vous avez pu le faire qu'il y avait un lien entre ces produits sanitaires et des cancers pédiataires
mais il y a un lien en règle générale entre l'utilisation des produits sanitaires et des maladies vous savez il y a une expertise c'est pas la même chose une expertise sanitaire de l'INSERM une expertise collective c'est le plus haut niveau des expertises sanitaires en France par l'INSERM c'est quand même incontournable qui dit il y a une présomption forte entre l'exposition des mamans pendant leur grossesse aux pesticides et les cas de leucémie il se trouve qu'on a des endroits où on a un excès de cas de cancer et bien moi ce que je demande monsieur Duhamel c'est qu'on recherche donc pas de regret sur cette phrase définitive je veux que l'on recherche quelles sont les raisons pour lesquelles les françaises les français tombent malades oui je l'assume et je continuerai à le porter Marie Toussaint
je voudrais qu'on parle d'immigration vous êtes opposé au pacte asile-migration au Parlement européen j'ai lu attentivement votre programme j'ai pas vu grand chose sur la question migratoire il faut dire et en particulier rien sur la lutte contre l'immigration illégale il y a cette mesure qui apparaît noir sur blanc accueillir dignement les personnes en migration est-ce que ça veut dire que dans votre idée il n'y a plus de frontières que même un étranger migrant qui vient d'un pays sûr et qui s'installe en France a vocation à rester sans qu'on puisse envisager la possibilité de le renvoyer dans son pays
mais absolument pas monsieur Duhamel mais absolument pas on ne dit pas qu'on ne veut plus de frontières c'est quand même particulier que de dire ça qu'est-ce qu'on dit je pose la question on dit qu'on a aujourd'hui des milliers de morts dans la Méditerranée dans la Manche à la frontière franco-italienne et que cela est inacceptable et inacceptable a fortiori quand l'Europe s'est construite s'est construite sur le refus de traitements dégradants infligés à d'autres êtres humains sur la défense de la dignité humaine et que oui l'Europe se grandirait à ne pas laisser ces milliers de personnes périr à nos frontières
là on parle effectivement des bateaux en Méditerranée de ceux qui tentent la traversée au péril de leur vie effectivement mais un point très précis je posais d'ailleurs tout à l'heure la question aussi à Manon Aubry dans votre idée un étranger en situation illégale sur le sol européen a fortiori français pas travailleur puisque vous allez me répondre que s'il est travailleur il faut le régulariser qu'est-ce que vous faites ?
Vous anticipez mes réponses bien quoi si quelqu'un est en situation illégale sur le territoire écoutez monsieur Duhamel moi je veux bien qu'on nous pose les questions tout le temps de cette manière là je vais vous poser la question à l'envers comment on fait
jusqu'à preuve du contraire mais comment on fait
je suis d'accord mais comment on fait pour que les personnes qui aient envie de rester chez elles ne soient pas contraintes à l'exil c'est ça la question qu'il faut d'abord se poser oui mais je vous pose quand on a des morts en ce moment même en Inde à cause du dérèglement climatique on a des excès de température on sait qu'il y a le sujet de l'exécution de ce qu'on appelle
les obligations de quitter le territoire français sur la possibilité d'avoir une lutte contre l'immigration illégale plus forte comment est-ce que vous faites pour lutter contre l'immigration illégale ?
Bien l'immigration illégale quand elle est là il y en a certains qui doivent peut-être rentrer chez eux mais moi je vous dis la chose dans le sens inverse je vous dis quand on a des gens qui fuient la misère la persécution et la guerre nous devons nous mettre en capacité de les accueillir c'est la compétence de l'Union Européenne pardon et ceux qui sont en situation illégale et qui ne viennent pas d'un pays en guerre ou d'un pays en danger qui n'est pas la compétence de l'Union Européenne c'est le droit d'asile et aujourd'hui le droit d'asile est bafoué parce que nous ne mettons pas l'Europe en capacité d'accueillir les demandes d'asile de mettre en place des voies sûres et légales vous savez cette semaine j'étais avec des femmes afghanes des femmes afghanes qui nous disent mais vous nous avez laissé tomber face aux talibans aujourd'hui nous nous avons envie de rentrer chez nous sauf que vous soutenez oui mais elles sont encore des centaines à être bloquées au Pakistan et en Iran à attendre de pouvoir rentrer sur le territoire de l'Union Européenne demander l'asile et moi contrairement à M.
Bardella contrairement à l'extrême droite je considère que oui l'Union Européenne doit accueillir ces femmes qui fuient un apartheid de genre
Marie Toussaint vous souhaitez une diplomatie une défense commune à l'échelle européenne dans le cadre d'un modèle fédéral vous l'assumez vous êtes des rares à l'assumer est-ce que ça veut dire que vous voulez partager la défense avec l'Italie de Giorgia Meloni la Hongrie de Victor Orban comment est-ce que ça peut marcher quand on voit les différences existentielles qu'il y a entre les idées que vous portez et ces deux exemples-là que je viens de citer
Justement je pense que face à ces régimes nationalistes il faut que les fédéralistes relèvent la tête il faut que nous reprenions en main notre destin on a besoin
Si vous dites on met en commun la diplomatie et la défense à 27 quand on voit
les divergences qui existent En tout cas on doit construire cette diplomatie et cette défense commune quand on voit la Russie Vladimir Poutine mais aussi la Chine quelque part des Etats-Unis de Donald Trump on a besoin de cette Europe de la diplomatie de la défense qui aujourd'hui nous fait cruellement défaut Regardez tout ce que l'Europe pouvait faire si par exemple elle savait parler d'une seule voix pour demander la paix entre Israël et la Palestine et bien nous pourrions faire des pas de géant et donc oui nous avons besoin d'avancer et plus d'intégration ça veut dire aussi passer à la majorité qualifiée nous l'assumons et nous pensons que le combat politique pour aller vers une Europe du progrès une Europe de la paix une Europe de la défense des droits humains des droits des femmes des droits des personnes LGBT et évidemment une Europe de l'écologie et bien elle doit elle doit se poursuivre et elle passe par le fédéralisme
Marie Toussaint pour terminer la question rituelle bon il y a un peu moins de suspense maintenant que ça fait une heure et quart que l'on fait cette émission mais quand même une qualité et un défaut pour caractériser la personne qui va vous succéder dans un instant Mario Maréchal vous aviez d'ailleurs débattu avec Mario Maréchal avec vous avec moi encore une fois je suis désolé sur un plateau juste à côté donc une qualité et un défaut pour qualifier Mario Maréchal tête de liste reconquête
bah écoutez son défaut c'est qu'elle a un manque quand on parle d'immigration sa qualité ce serait que c'est une battante elle est combative elle défend ses idées des idées nauséabondes ce qui la rendent d'autant plus dangereuse
merci beaucoup Marie Toussaint d'avoir participé à ce BFM politique spécial élection européenne et tout de suite donc Mario Maréchal candidat reconquête
je peux y aller
merci Marie Toussaint vous pouvez donc quitter ce plateau bonjour bonjour je constate et je raconte un petit peu les coulisses et d'ailleurs vous le voyez qu'il y a assez peu de candidats qui se serrent la main c'est une sorte de passage comme ça comme si c'était sur deux autoroutes parallèles alors est-ce que c'est des questions idéologiques est-ce que c'est juste que vous ne pouvez plus vous supporter au bout de trois mois de campagne je sais pas
le compliment de la fin moyen quoi
à vous de juger Mario Maréchal dans notre sondage et là pour la tribune dimanche et BFM TV la cote d'alerte est atteinte pour votre liste 5% c'est à dire juste le score qu'il faut qu'il faut réaliser pour obtenir des élus au Parlement européen pourquoi ça marche pas ?
écoutez il y a des sondages c'est que tous nous donnent des élus et moi c'était cet objectif dans cette campagne puisque vous voulez avoir des ambitions à ma place monsieur Duhamel pour reconquête écoutez avoir des élus c'est passer la barre des 5% dans une élection proportionnelle à un tour et je vous le dis je prends date avec vous et on aura l'occasion d'en reparler peut-être je suis sûre qu'on en aura bien plus que ce qu'annoncent aujourd'hui les sondages maintenant ce qui est vrai c'est qu'il me reste encore quelques jours pour convaincre les indécis peut-être convaincre ceux qui hésitent avec le Rassemblement national et leur dire qu'il est probablement plus utile d'avoir plutôt qu'un 31ème ou 32ème eurodéputé Rassemblement national et bien de tabler sur la présence de reconquête au Parlement européen ce qui sera indispensable y compris pour la présence d'une droite authentique dans la vie politique française dans les années à venir et puis de convaincre aussi les hésitants avec les républicains qui aujourd'hui espèrent peut-être avec les républicains avoir un parti d'opposition et en réalité vont envoyer au Parlement européen et bien un mouvement qui prévoit d'ores et déjà des accords de gouvernement avec Emmanuel Macron une candidature commune avec le prochain macroniste en 2027 on voit les déclarations de Gérard Larcher président du Sénat LR qui vont en ce sens Valérie Pécresse Jean-François Copé voilà il n'y a pas d'ambiguïté en réalité et donc finalement dans cette offre et bien je pense que Reconquête a quelque chose de singulier à apporter
Vous parlez du Rassemblement national Libération a découvert que votre parti Reconquête avait copié des passages entiers du programme du RN en 2019
En aucun cas il parle de deux lignes en réalité il parle de deux lignes d'un constat et même pas de proposition excusez-moi non mais ça n'a rien à voir Marie-Marchal non non non
attendez juste déjà pour que ce soit clair
alors vous êtes très en forme Benjamin Duhamel j'ai vu depuis ce matin mais c'est juste pour que soyez gentils laissez-moi répondre non mais juste parce que pour ceux qui nous regardent je ne vous laisserai pas dire non excusez-moi je ne vous laisserai pas dire qu'il y a eu du copier-coller sur les mesures en aucun cas vous savez dans le programme il y a 92 mesures il y en a 4 fois moins dans le programme du Rassemblement national donc ne remettez pas en cause cela je dis
je rappelle juste les faits ce que dit Libération c'est qu'il y a sur les institutions et sur les accords de libre-échange j'ai comparé excusez-moi des phrases qui sont au beau près les mêmes attendez une seconde entre votre programme de 2024 et celui du Rassemblement national de 2019 monsieur Duhamel vous comprenez que quand on voit ça on se dit que votre valeur ajoutée par rapport au Rassemblement national n'est pas énorme si il y a même la possibilité que dans les constats vous posiez les mêmes parce que vous n'avez pas remarqué
ces dernières semaines qu'il y avait des différences vous n'avez pas remarqué par exemple qu'on était sur les sujets européens qu'on était beaucoup plus engagés par exemple sur la question de la lutte contre la propagande woke vous n'avez pas remarqué qu'on avait un programme économique qui n'avait juste rien à voir dans la réforme de l'Etat dans le sérieux budgétaire dans la lutte contre les gabegis dans la réforme syndicale la lutte contre l'assistanat tout ça c'est quand même oui ça compte quand même un petit peu au moment où il y a une dégradation de la note française qu'on vit dans un enfer fiscal et que la France est surendettée c'est quand même pas rien excusez-moi quand on a un mouvement qui aujourd'hui n'a pas du tout la même position que nous par exemple sur la Nouvelle-Calédonie vous nous l'accorderez et sur les sujets européens même là
à quoi vous servez puisque vous dites à 95% la même chose que le Léan sur les questions européennes
je vais vous dire déjà la grande différence c'est que contrairement à ce que vous semblez penser nous avons 92 mesures donc 4 fois plus que le Rassemblement national nous défendons par exemple un blocus naval en Méditerranée c'est pas une proposition par exemple du Rassemblement national donc c'est une différence on a par exemple la volonté de défendre la démographie française et européenne et pour ce faire on souhaite par exemple que toutes les politiques familiales puissent être déduites du déficit des Etats c'est pas une proposition du Rassemblement national mais je pourrais vous en citer beaucoup mais même au-delà on va dire du fond ce qui est je crois l'une des plus-values de reconquête c'est aussi au-delà de la volonté d'agir la capacité d'agir permettez-moi de dire quand même qu'aujourd'hui nous faisons partie d'un groupe le groupe des conservateurs dont tout indique dans les sondages qu'il est le groupe qui peut battre le groupe d'Emmanuel Macron au Parlement européen devenir la force centrale à droite demain au Parlement européen ce que le Rassemblement national n'est pas en capacité de faire parce qu'ils font partie depuis longtemps déjà d'un groupe qui est isolé et marginalisé sauf que Marine Le Pen
a lancé un appel à votre allié Georgia Meloni en évoquant la possibilité que tout cela se rassemble
en un super groupe déjà permettez-moi une forme de satisfaction c'est-à-dire qu'il y a aujourd'hui un changement de discours à l'égard de Georgia Meloni de la part du Rassemblement national tant mieux si à un moment donné le Rassemblement national se rend compte que bah oui Georgia Meloni et le groupe des conservateurs auquel appartient en conquête est incontournable mais si c'est ça vous perdez votre valeur ajoutée parce que ça veut dire que vous serez mêlés dans le même monde sera incontournable mais moi je n'ai pas la culture ni du parti unique ni du groupe unique je pense qu'il faut assumer nos différences et nos singularités ce qui ne veut pas dire que malgré ces différences on ne doit pas être capable de travailler ensemble je ne vais pas vous surprendre Benjamin Duhamel c'est la coalition des droites c'est quelque chose que je défends depuis très longtemps en France et je le défends demain au Parlement européen donc j'ai aucun problème à vous dire que demain bien sûr pour défendre au mieux les intérêts des Français il faudra travailler avec des forces complémentaires évidemment
Marion Rechal je voudrais qu'on parle de la situation en Ukraine et de la question de la livraison d'armes le 12 mai 2023 c'est-à-dire il y a un peu plus d'un an voilà ce que vous disiez ouvrez les guillemets le rôle de la France c'est d'être un médiateur un acteur du dialogue vers la paix et une solution de sortie en livrant des armes on devient de fait partie prenante de la guerre et donc nous ne sommes plus une puissance d'équilibre si je vous suis il faut arrêter de livrer des armes à l'Ukraine
de toute façon moi je n'ai jamais été pour livrer des armes à l'Ukraine donc voilà je vais on arrête toutes les livraisons d'armes non mais moi j'ai toujours dit que évidemment je soutenais l'Ukraine dans la défense de son intégrité territoriale et dans le respect du droit international j'ai souhaité qu'on puisse soutenir évidemment toutes les initiatives de soutien humanitaire logistique financier mais je considère depuis le début qu'en effet il ne faut pas rentrer dans une participation potentielle d'escalade guerrière et je constate que ce qu'on nous avait dit au début parce que ça a commencé par on livre des armes défensives ensuite on a livré des armes offensives ensuite là on est en train de se dire qu'on va livrer des armes qui peuvent frapper le sol russe on est en train excusez-moi on est en train on est en train d'envisager d'envoyer des troupes au sol ça s'arrête quand ?
en fait ça s'arrête au moment où la Russie va dire c'est bon je considère qu'on est en guerre avec la France donc je riposte et donc j'envoie des missiles sur le sol français moi je fais pas prendre ce risque aux français pas avec une puissance nucléaire
si vous aviez été au pouvoir le 24 février 2022 au moment où la Russie a agressé l'Ukraine
et bien nous aurions fait ce que je suis en train de vous dire
c'est-à-dire pas d'armes donc l'Ukraine aurait perdu la Russie aurait piqué
c'est très facile si vous voulez de faire des commentaires de plateau mais à un moment donné on joue pas si c'est des commentaires de plateau parce qu'on joue pas au Playmobil là on parle d'une potentielle oui oui oui absolument c'est très sérieux je considère je suis désolée de vous dire parce que soutenir l'Ukraine ne veut pas nécessairement dire faire la guerre à sa place parce que faire la guerre à sa place et prendre le risque que la France entre en guerre avec la Russie mais l'Ukraine ne peut pas faire la guerre sans les armes des Occidentaux et je vais vous donner un autre argument qui ne m'apparaît pas moins important au-delà de ça et au-delà du refus de participer à l'escalade guerrière face à une puissance nucléaire parce que là on joue à un jeu à mon avis très très dangereux au-delà de ça chaque fois que l'on envoie des armes en Ukraine on dépossède aussi la France de son matériel de défense alors même qu'aujourd'hui notre armée est à l'os à l'os vous m'entendez on a 200 excusez-moi on a 200 chars il y en a 20 par jour qui sont détruits comment est-ce que l'Ukraine aurait pu tenir sans les armes occidentales moi je vous parle de la France et de la sécurité de la France
vous ne voulez pas répondre à cette question
vous voulez entrer en guerre monsieur Duhamel vous savez qu'aujourd'hui la France
comment est-ce que l'Ukraine aurait pu tenir sans les armes occidentales
monsieur Duhamel ce que je suis en train de vous dire c'est que si on participe d'une escalade aidons l'Ukraine dans la mesure du raisonnable c'est ça que je suis en train de vous dire mais si je suis en train de vous dire ça trouvons l'équilibre l'équilibre c'est mais quel équilibre sans les armes occidentales l'Ukraine perd l'équilibre c'est soutenons l'Ukraine avec un certain nombre de moyens sans participer à l'escalade pourquoi ?
parce qu'aujourd'hui la France a 3 jours de munitions devant elle la France est capable de tenir 100 km de front dans le cadre d'une guerre de haute intensité typiquement celle qui se passe en Ukraine en Ukraine c'est 1000 km de front donc à un moment donné moi je suis désolé de vous dire moi je défends d'abord les intérêts de la France je suis désolé de vous le dire je souhaite que l'Ukraine gagne je souhaite excusez-moi je souhaite que l'Ukraine gagne je souhaite que nous puissions l'aider dans la mesure du possible avec de la formation avec des moyens humanitaires avec de la logistique avec des moyens financiers mais oui je ne vais pas jouer à la guerre il faut expliquer comment on peut gagner une guerre oui oui écoutez vous vous expliquerez demain pourquoi il y a une réposte de missiles russes sur le sol français parce qu'à un moment donné on aura envoyé des troupes et vous irez expliquer pourquoi on est allé envoyer des enfants français mourir je crois qu'on n'en est pas là non moi je vous pose des questions mais je vais vous dire et au-delà d'ailleurs de cette question guerrière se pose aussi la question de l'élargissement et moi je suis opposé à l'Ukraine comme à toute autre d'ailleurs forme d'élargissement
Marion Racha je voudrais qu'on détaille un point de votre programme qui m'a interpellé page 16 vous proposez de supprimer tout financement au wokisme et aux associations militantes LGBT il y a quelques semaines nos confrères de France Info vous avaient interrogé sur cette proposition en vous demandant si une association comme Act Up était concernée vous avez répondu oui ça veut dire qu'une association qui distribue du matériel de prévention contre le sida qui accompagne des personnes porteuses du VIH vous lui pouvez les vivre
vous savez que déjà les associations peuvent aussi vivre de dons aussi de particuliers on n'est pas toujours obligé d'avoir des finances en public et on est face là pas excusez-moi parce que vous les présentez comme une association humanitaire d'une certaine manière ça n'est pas qu'une association humanitaire excusez-moi ce sont des militants politiques des militants politiques qui mènent des combats des combats pour la déconstruction des repères pour la confusion des sexes avec la défense de la théorie du genre pour l'effacement des femmes et des mères avec la défense de la GPA et qui comme beaucoup de ces associations milite aussi pour le changement de sexe chez les mineurs donc on n'est pas face à des associations toutes ces associations bien sûr que si sont sur cette ligne là la plupart du temps et en l'occurrence oui moi je considère qu'aujourd'hui c'est un militantisme politique c'est une propagande et que la commission européenne n'a pas à financer cela
est-ce que le planning familial est concerné par cette mesure ?
le planning familial aujourd'hui mène des actions de santé et je regrette qu'en côté ces actions de santé et bien là aussi il y ait des positions politiques qui soient selon moi déplorables donc je considère que si on veut mais à un moment donné c'est l'argent des français donc l'argent des français il n'est pas là pour financer de la propagande politique qu'ils financent évidemment et qu'ils soutiennent des actions médicales des actions de prévention moi j'ai aucun problème avec ça mais pas mais je vais vous dire la commission d'ailleurs va bien au-delà de ça on pourrait parler également des compromissions avec des associations islamistes mais excusez-moi c'est pas un petit sujet
c'est très précis
quand la commission finance le FEMISO Islamique Relief qui sont aujourd'hui des associations islamistes qui sont proches des frères musulmans qui ont pour projet revendiqué juste la conquête islamique de l'Europe la soumission ou la conversion juste ça et on a une commission européenne qui finance ça si on applique votre programme
est-ce que vous coupez les subventions au planning familial
mais je ne veux pas financer les associations politiques je ne peux pas alors si donc est-ce que le planning familial en fait partie monsieur je lutte contre la légalisation et la banalisation de la GPA voilà je considère que c'est un acte
le planning familial c'est notamment pour accueillir les femmes
qui veulent pouvoir avancer ils défendent la légalisation des mères porto je considère que c'est une abomination ils veulent pousser comme beaucoup de ces associations d'ailleurs pour l'activisme transgenre le changement de sexe l'explication de la théorie du genre chez les mineurs je considère que c'est un drame pour la santé de nos enfants et donc pas de subvention politique on est là excusez-moi mais à un moment donné moi la conception que j'ai de l'Europe c'est une Europe de la civilisation voilà une Europe de la civilisation ça veut dire qu'on défend notre identité notre culture nos valeurs et dans ces valeurs et bien voyez-vous il y a la défense de la dignité de l'homme il y a la défense de la dignité de la femme il y a le refus de la marchandisation du corps le refus de la marchandisation de l'enfant le refus de promotion du hijab ou de la culture étrangère islamique donc oui excusez-moi à la fin moi je vais défendre en effet une Europe qui est d'abord attachée à tout cela
donc on coupe pour Act Up et pour le planning familial
association politique de manière générale je ne peux pas être plus claire que ça excusez-moi
une dernière question ces derniers jours vous avez dit j'aime Marine en évoquant Marine Le Pen les mauvais rapports que vous entretenez avec certains au sein de vos partis de reconquête sont d'autorité publique Eric Zemmour Sarah Knafo
oui enfin son autorité publique vous dites ça comme si c'était un acquis mais enfin c'est des spéculations de journalistes non mais excusez-moi mais à un moment donné
je pose quand même ma question s'il reste peu de temps
d'ailleurs si on pouvait perdre du temps là-dessus c'est important ne parlons pas d'immigration par exemple qui est quand même juste le premier sujet des français pour le vote de ces européennes
je choisis à peu près les questions qui vous intéressent vous pas qui intéressent les français non mais c'est pas grave vous savez
l'Europe est juste submergée par l'immigration on est juste islamisé on a juste encore une tentative d'attentat dans le stade de Saint-Etienne mais ça n'a aucun intérêt parlons de mes dîners avec Éric Zemmour vous avez raison
je ne reviendrai jamais avec Marine Le Pen au Rassemblement National
Monsieur Duhamel si j'avais voulu revenir au Rassemblement National je l'aurais fait depuis longtemps si je ne l'ai pas fait c'est bien qu'aujourd'hui je suis là où je considère devoir être c'est-à-dire
mais dans un parti
je resterai toujours une Le Pen c'est ma famille mais il n'empêche que vous voyez bien qu'aujourd'hui je n'ai pas les mêmes positions sur tous les sujets moi pourquoi je suis revenue en politique pourquoi aujourd'hui je soutiens Éric Zemmour parce que j'ai deux petites filles et que ces deux petites filles elles ne peuvent pas grandir dans la France telle que se dessine aujourd'hui je vous le dis et pour ça il faut construire une offre de droite qui soit une offre de droite adaptée aux défis contemporains et donc oui je considère qu'aujourd'hui la ligne du Rassemblement National n'est pas celle que je défends et donc je veux pouvoir faire vivre cette ligne-là et j'espère convaincre un maximum de Français de nous soutenir
Merci Marie-Marchelle question rituelle pour Valérie Ayet une qualité et un défaut
défaut elle est macroniste
oui d'accord jusque-là c'est assez factuel c'est un défaut
c'est un terrible au défaut
et une qualité
et elle est résiliente
Merci beaucoup Marie-Marchelle et tout de suite donc la tête de liste Renaissance Valérie Ayet attendez une seconde juste pour que vous puissiez
c'est bon
c'est bon
bonjour bonjour bonjour
et toujours pas de poignée de main bonjour bonjour je suis un peu obsessionnel bonjour Valérie Ayet bonjour merci d'être avec nous dans ce BFM politique spéciale européenne nous sommes à pile une semaine du scrutin vous êtes toujours en difficulté dans les sondages loin très loin derrière Jordan Bardella dans notre sondage du jour et là pour la tribune dimanche et BFM TV vous faites la moitié du score de Jordan Bardella qu'est-ce que vous vous dites à une semaine du scrutin c'est bientôt la fin du chemin de croix d'une campagne cauchemardesque
je me dis que rien n'est joué c'était d'ailleurs le slogan de notre meeting d'hier à Aubervilliers c'est le moment où tout commence en fait on est les uns et les autres en campagne depuis des semaines et des mois maintenant c'est le moment où les français commencent véritablement à s'intéresser à l'élection européenne et donc c'est le moment où on martèle encore plus fort aux français que cette élection elle est importante qu'elle est historique on le dit souvent ça peut paraître galvaudé mais c'est la réalité parce que les enjeux et les défis qui sont devant nous ils sont colossaux c'est le défi de la menace sécuritaire le défi de l'intelligence artificielle on va parler de ces défis mais simplement
quand on voit le sondage qu'est-ce qui ne marche pas ? est-ce que c'est un problème de notoriété ? est-ce que c'est parce qu'au fond vous portez sur vos épaules l'antimacronisme le rejet du gouvernement ? on ne peut pas faire comme si de rien n'était quand la majorité présidentielle a un score qui est deux fois moins important que celui du Rassemblement national qu'est-ce qui ne fonctionne pas ?
d'abord moi je vous le dis je vois les sondages évidemment je les regarde je ne vais pas vous dire l'inverse mais la réalité c'est que un, ce que je fais sur le terrain les retours que j'ai sur le terrain ils ne sont pas, à mon sens ils ne reflètent pas ce que je vois dans les sondages et ensuite évidemment que le contexte politique il est difficile on est en responsabilité le président de la République est en responsabilité depuis sept ans mais moi le message que je porte aux Français c'est on peut avoir des accords avoir été en colère pour des positions qui ont été prises par tel ou tel gouvernement depuis 2017 mais la réalité c'est quoi ?
c'est qu'on est dans une élection importante et l'enjeu qui se joue c'est notre avenir l'avenir de la France dans le monde et l'avenir de la France en Europe et ces élections-là il ne faut pas se tromper d'élection moi et je pense que c'est ma spécificité aussi dans cette campagne je suis focalisée sur les élections européennes du 9 juin je ne suis pas dans la perspective de 2027 je ne suis pas dans une primaire de la gauche pour savoir lequel d'entre eux représentera la gauche en 2027 la présidente de l'Assemblée nationale il y a le bon privé
manifestement nous n'arrivons pas aujourd'hui à répondre pleinement aux attentes des Français il faudra qu'on s'interroge collectivement on ne pourra pas faire
moi je vous dis l'inverse et je vous dis d'ailleurs en 2019 il y avait des sondages les résultats ont été largement différents des sondages il y a eu une différence majeure la réalité c'est que les votes ils vont se cristalliser sur les derniers jours on le sait les Français vont se positionner sur les derniers jours et ce que je dis aux Français c'est que indépendamment de ce qu'on pense de ce qui a été mis en oeuvre au niveau national et par ailleurs quand on regarde les chiffres les chiffres économiques ils sont là c'est le retour de l'emploi c'est la réindustrialisation c'est aussi l'engagement européen très fort du président de la République vous savez quand moi je suis au Parlement européen hors campagne électorale je le précise parce que j'ai des collègues pro-européens qui siègent dans les groupes de la droite européenne et des sociodémocrates européens et qui me disent ils parlent quand ton président parce qu'Emmanuel Macron est vu comme le leader en Europe celui qui fait bouger les lignes et qui est le vrai pro-européen sur le terrain
vous pensez que c'est un atout d'avoir Emmanuel Macron avec soi pas un boulet ?
évidemment que c'est un atout évidemment Emmanuel Macron il a remis l'Europe dans le débat public national quand vous allez voir les partis de gouvernement en France ils ont toujours été divisés sur la question européenne toujours nous avec la majorité présidentielle on a un engagement européen qui est très fort et on a du résultat pendant 5 ans on a bossé regardez avec les autres évidemment on a enchaîné des successions de crise avec mes adversaires on n'aurait pas eu le plan de relance qui a permis de souver des centaines de milliers d'emplois
en France juste parler du contexte et vous évoquer les réformes qui sont mises en oeuvre par le gouvernement une des dernières en date c'est celle de l'assurance chômage sans doute le tour de vis le plus sévère de ces dernières années qui va toucher les jeunes ceux qui sont en CDD ceux qui sont en intérim c'est-à-dire au fond les plus précaires est-ce que vous pouvez vraiment vous étonner qu'un certain nombre de macronistes de gauche soient séduits par Raphaël Glucksmann quand il y a ce type de réforme qui est annoncée franchement quand on voit ça on se dit il ne vous aide pas le gouvernement
alors depuis le premier jour avec Emmanuel Macron de nos priorités politiques et cette réforme elle s'inscrit dans ce cadre-là ça c'est une réalité et je pense qu'elle est nécessaire faire payer les chômeurs
pour faire des économies
elle est nécessaire l'idée c'est véritablement de remettre d'accélérer le retour au travail et de permettre aux uns et aux autres de retrouver un emploi dans les meilleures conditions en réduisant la durée d'indemnisation mais quoi qu'il en soit on conservera un système qui est le plus favorable partout en Europe donc l'enjeu c'est comment on accompagne les personnes c'est comment on accompagne les personnes pour le retour à l'emploi en tout état de cause moi ce que je vous dis puisque vous citez entre guillemets les macronistes de gauche je leur dis l'engagement européen nous sommes les vrais européens je leur dis que nous nous avons été constants depuis le début tant sur la politique nationale que sur la politique européenne et je leur dis que moi Raphaël Bluxman sur la politique nationale
vous avez été constant quand il y a Rachida Dati au gouvernement Catherine Vautrin Gérald Darmanin Bruno Le Maire certains pourraient se dire au fond mais attendez
constant dans quoi ? le débat constant dans le dépassement et constant dans l'idée qu'on doit réformer la France aujourd'hui les résultats économiques ils sont là on a un chômage qui est au plus bas depuis des années on a le retour des emplois on a la réindustrialisation avec des emplois à la clé et d'ailleurs sur le tournant de l'industrie verte c'est 20 000 emplois par exemple dans le nord de la France donc c'est aussi l'occasion de dire qui a été dégradé
par Standard & Poor's
mais alors moi j'entends les oppositions surenchérir sur cette question notamment la droite mais pardon mais est-ce qu'on peut prendre un peu de recul depuis 2017 effectivement la dette de la France alors un préciser d'abord que ça va pas changer la France reste et restera un partenaire crédible en Europe et sur les marchés deux ça va pas changer le quotidien des français trois si on prend un peu de recul la dette a augmenté de 12 points en 7 ans depuis 2017 la droite nous donne des leçons à longueur de journée aujourd'hui sur Sarkozy la dette a augmenté de 18 points
oui ça c'est pas très bien fini pour lui donc je suis pas sûr que ce soit un exemple simplement
un il faut prendre un peu de recul et deux pourquoi la dette elle a augmenté on a vécu des crises successives on a vécu la crise sanitaire on a vécu la crise énergétique on a mis en place un plan de relance de 100 milliards d'euros qui a permis d'éviter la fermeture de TPE PME qui a permis de mettre en place le chômage partiel avec l'aide de l'Union Européenne on a mis en place le bouclier tarifaire pour limiter la hausse des factures d'électricité des français donc on a été là au rendez-vous pour protéger les français bien plus qu'ailleurs en Europe et par ailleurs on a mis des moyens supplémentaires sur la table renforcement des moyens de police des moyens de justice et on n'a pas augmenté les impôts on les a même baissés et si on prend encore un peu plus de recul et j'aimerais qu'on avance des problématiques européennes je vous parle des problématiques européennes j'y viens qu'est-ce qu'il faut aujourd'hui c'est évidemment réduire les dépenses de fonctionnement là où elles peuvent l'être et c'est investir investir massivement au niveau français au niveau européen aujourd'hui les Etats-Unis on s'inquiète de la dette française mais les Etats-Unis ils s'endettent massivement pour financer ce qu'ils ont appelé leur IRA américain c'est un plan d'investissement massif pour subventionner l'investissement On va en parler
dans un instant Valérie juste une petite question avant de poser une question sur le CETA le traité de libre-échange entre le Canada et l'Union Européenne vous citiez il y a un instant Nicolas Sarkozy je lis dans les colonnes du Parisien ce matin que vous avez sollicité un rendez-vous avec l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy qui n'a pas voulu vous donner
J'ai sollicité au début de ma campagne des rendez-vous avec des personnalités qui avaient eu un engagement européen et voilà
Et donc ? Vous l'avez demandé ?
Je l'ai demandé je n'ai pas eu de retour j'en prends acte
Et pourquoi il ne veut pas vous voir Nicolas Sarkozy ?
J'en sais rien moi vous lui demandez je ne vais pas parler à sa place
Mais ça vous a déçu vous auriez aimé qu'il vous donne des conseils ?
Ce n'était pas des conseils c'est qu'en fait je pense que alors moi je suis mobilisée au Parlement européen depuis 5 ans mais en entrant dans cette campagne évidemment c'est intéressant C'est bizarre parce qu'on se dit
pour ceux qui nous regardent Nicolas Sarkozy il a de bonnes relations avec Emmanuel Macron d'ailleurs il dit encore des choses assez sympathiques à son égard dans le Figaro c'est quand même étrange qu'il n'ait pas voulu vous recevoir
Je ne vais pas commenter les décisions et les non-décisions de Nicolas Sarkozy je reconnais que comme d'autres personnalités j'ai sollicité un rendez-vous ça ne s'est pas fait posez-lui la question
Mais vous espérez quand même pouvoir continuer à le rencontrer
En tout cas j'espère continuer à convaincre les Français je suis mobilisée pour les 8 prochains jours pour convaincre les Français que le projet que je porte il est celui qui les servira le mieux
Valérie Cette semaine l'Assemblée nationale a voté une résolution demandant au gouvernement de lui soumettre le CETA traité de libre-échange entre l'Union Européenne et le Canada je rappelle que vous soutenez ce traité de libre-échange le Sénat s'est opposé à sa ratification si les députés le rejettent aussi quand il sera soumis au vote des députés est-ce qu'il faudra mettre fin à ce traité ou est-ce qu'il pourra s'appliquer quand même puisque je précise qu'en termes de droit si le gouvernement ne signifie pas à la commission le vote il peut quand même s'appliquer aujourd'hui il s'applique partiellement
Alors moi je souhaite qu'il y ait un débat à l'Assemblée nationale sur cette question-là et je souhaite surtout qu'on sorte des postures sur la question des accords de commerce en général et du CETA en particulier on l'a vu au Sénat ça a été l'alliance de la carpe et du lapin quelques mois quelques semaines avant les élections européennes je vois bien et on voit bien le jeu des oppositions et des uns et des autres la réalité c'est que nous sur les accords de commerce on a une position qui n'est pas dogmatique il faut la regarder au cas par cas
pardonnez-moi parce que j'entends votre position et on la connaît sur le CETA la question elle est très précise si les députés rejettent le CETA après que les sénateurs ont rejeté le CETA est-ce qu'il pourra quand même s'appliquer ou est-ce qu'il faudra ayant rejeté le CETA il ne pourra plus s'appliquer
ce sera la responsabilité du gouvernement français de le notifier de le signaler moi je suis députée européenne je crois savoir que vous êtes la liste
de la majorité que hier Gabriel Attal a pris la parole à votre meeting donc qu'est-ce que vous souhaitez-vous en tant que chef de file de la délégation au Parlement européen et tête de liste est-ce qu'il faut
moi qu'est-ce que je souhaite d'abord je le redis ce sera la décision du gouvernement je suis députée européenne moi-même donc évidemment je souhaite que je souhaite que les positions des parlementaires soient entendues donc il faudra abandonner le CETA
si les députés s'opposent à la ratification du traité
moi je souhaite qu'il y ait un débat apaisé et sorti des postures à l'Assemblée nationale je souhaite que chacun sorte des positions dogmatiques sur cette question-là c'est ça la priorité dans l'intérêt des français le CETA il est bon il est bon pour notre économie mais est-ce qu'il est bon au point de contourner
le vote des parlementaires français
je vous le dis un je suis respectueuse des votes des parlementaires moi-même je suis parlementaire deux je souhaite qu'il y ait un débat apaisé sorti des postures sur cette question-là on s'en reparle peut-être après les élections européennes parce qu'au Sénat on avait bien vu les postures alliance de la carpe et du lapin notamment des républicains qui ont eux-mêmes à l'époque signé sous Sarkozy l'accord du CETA et qui maintenant sont vent debout contre cet accord regardons après les élections européennes et voyons s'il y a encore autant de postures parce que fondamentalement sur le fond cet accord il est bon pour nos producteurs pour notre économie et là encore je pense que sur ces questions-là en particulier il faut être pragmatique il y a des bons accords il y en a des mauvais les mauvais accords on a dit non c'est l'accord notamment avec le Mercosur les pays d'Amérique latine et les bons on en a besoin pour notre économie
le débat sur la reconnaissance d'un État palestinien a pris beaucoup de place dans cette campagne la gauche le défend votre numéro 2 de liste aussi l'ancien journaliste Bernard Guetta l'ancien ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian également Emmanuel Macron il y a une question de timing Emmanuel Macron y réfléchit mais il ne veut pas dit-il agir sous le coup de l'émotion ce sera quoi le bon moment pour reconnaître l'État palestinien Valérie ?
Le bon moment pour reconnaître l'État palestinien d'abord évidemment que la solution à deux États c'est celle vers laquelle on doit tous converger c'est la position historique de la France et c'est la seule qui permettra de protéger les Israéliens de protéger les Palestiniens et d'assurer la sécurité dans la région les conditions nécessaires c'est d'avoir une autorité palestinienne un interlocuteur palestinien crédible je ne vois pas demain ce ne sera pas ma responsabilité je ne suis que députée européenne mais demain négocier avec le Hamas cette organisation terroriste armée qui a commis des attaques innommables
qui a son expérience de ministre de la Défense sous François Hollande ministre des Affaires étrangères d'Emmanuel Macron dit au contraire il faut le faire maintenant parce que ce sera un signal fort qui est envoyé c'est quelqu'un qui connaît ces interlocuteurs que vous citez et qui a cette expérience pourquoi lui dit il faut le faire maintenant ?
Moi ce que je dis il n'y a pas une feuille de papier à cigarette sur la position qui est la création d'un état palestinien on a un ministre des Affaires étrangères qui est mobilisé qui a déjà fait plusieurs fois le tour de la région et qui est à la manœuvre et pour demain avancer sur cette solution à deux états je le laisse en responsabilité c'est la diplomatie française c'est la diplomatie française qui est en responsabilité aujourd'hui qui doit trouver le chemin avec les Israéliens avec une autorité palestinienne réformée crédible pour avancer sur cette question là
et donc Jean-Yves Le Drian encore une fois
Jean-Yves Le Drian c'est le président de mon comité de soutien il a été un grand ministre des Affaires étrangères évidemment qui sait de quoi il parle aujourd'hui c'est Stéphane Séjourné qui est en responsabilité et qui a les derniers éléments les dernières informations en tout état de cause ce qu'il faut retenir c'est que chacun est concentré sur la priorité qui doit être le cessez-le-feu immédiat il y a des dernières annonces qui semblent aller dans le bon sens donc il faut pouvoir y travailler cessez-le-feu immédiat libération des otages et création des conditions pour créer cet état palestinien
Valérie je voudrais revenir sur une phrase que vous avez prononcée dans cette campagne qui a suscité le débat jusque dans votre majorité ouvrez les guillemets je n'essentialise pas les gens je ne fais pas de lien comme le fait le Rassemblement National entre l'immigration et la délinquance voilà ce que vous disiez le 12 mai dernier est-ce que vous le rediriez exactement tel quel ?
bien sûr
donc il n'y a pas de lien entre l'immigration et la délinquance
alors c'est pas ce que j'ai dit
je ne fais pas le lien comme le fait le Rassemblement National entre l'immigration et la délinquance
alors je crois même que cette citation elle n'est pas complète parce que je l'ai dit dans une phrase globale qu'est-ce que j'ai dit c'est un effectivement il y a des faits de délinquance chez des migrants ça existe ça existe par contre je ne systématise pas et je n'essentialise pas je ne considère pas qu'un migrant un étranger parce qu'il est migrant ou parce qu'il est étranger c'est nécessairement un délinquant ou un terroriste en puissance
donc dire qu'il y a un lien entre immigration et délinquance c'est essentialiser les étrangers on voit bien les interventions
avec moi de l'extrême droite de Marion Maréchal à Jordan Bardella ils ont tous les deux la même approche un migrant c'est nécessairement un délinquant ou un terroriste en puissance pardon mais c'est pas du tout mon approche est-ce que dire la phrase
il peut y avoir un lien entre immigration et délinquance est-ce que ça essentialise mais ça c'est la mienne non
je viens de la dire non mais je viens de la dire il peut y avoir un lien ça existe
je ne fais pas de lien comme le fait l'ensemble national entre immigration et délinquance je viens de vous dire
que ça existe qu'il y ait des migrants qui soient délinquants donc il y a un lien
ou il n'y a pas de lien alors ?
il n'y a pas de lien systématique tout simplement c'est aussi simple que cela là où l'extrême droite de Jordan Bardella de Marine Le Pen de Marion Maréchal font un lien systématique et essentialisent les migrants moi je trouve que c'est insupportable il y a des migrants et puis par ailleurs ils font des amalgames parce qu'il y a les migrants irréguliers et c'est de la migration illégale qu'il faut renvoyer et c'est le sens du pacte asile-migration les lois qu'on a votées au Parlement européen il y a quelques semaines qui vont enfin répondre à la problématique de l'immigration illégale sur la salle à l'avoir votée par ailleurs sur cette question-là il y a l'immigration au titre du droit d'asile aussi
vous me tendez une perche sur la question de l'immigration puisque je vous l'avais d'ailleurs posée c'était une de vos premières interviews je vous ai demandé est-ce qu'il y a trop d'immigration en France aujourd'hui ?
alors du coup je vais vous répondre effectivement c'était une de mes premières interviews avec vous
et vous m'aviez répondu d'ailleurs bon il faut les chefs d'entreprise j'avais pas bien beaucoup de vous dire
et bien je vais vous expliquer si vous m'aviez pas compris à l'époque si j'avais pas été suffisamment clair il y a trois types d'immigration et Jean-Anne Bardella Marine Le Pen Marion Maréchal notamment font délibérément l'amalgame entre les différents types d'immigration il y a l'immigration économique plus ou moins c'est notamment ce qui a été évoqué ce qui a été voté dans le cadre de la loi d'immigration au niveau national l'année dernière laissez-moi terminer s'il vous plaît on y reviendra après avec les régularisations pour les travailleurs sans papier dans les métiers en tension moi là-dessus je propose l'ouverture de titres donc ils font plus d'immigration économique je propose l'ouverture à l'échelle européenne de 100 000 titres pour les métiers en tension et pour aussi attirer des talents des talents mais il faut le réguler évidemment il faut une négociation premier élément deuxième élément le droit d'asile le droit d'asile c'est l'honneur de la France et c'est l'honneur de l'Europe d'accueillir les femmes afghanes notamment et troisième élément et le premier c'est l'immigration illégale et par définition il y en a trop puisqu'elle est irrégulière et illégale et je le redis au Parlement européen on a voté des lois sur l'immigration c'est important de le dire parce que non seulement je suis la seule à l'avoir votée tous les autres sont les tenants du statu quo mais je voudrais aussi dire que ce texte ils ont été négociés avec la droite européenne et les sociodémocrates européens et aujourd'hui messieurs Bellamy et Glucksmann vous disent que ce sont de mauvais textes ils se sont mis en marge de leur propre groupe alors que nous on a retroussé les manches pour enfin avoir une solution transition toute trouvée
c'est François-Xavier Bellamy qui va vous succéder dans un instant question rituelle une qualité et un défaut pour le caractériser
c'est long une qualité et les travailleurs et un défaut politique pour moi conservateur notamment sur les valeurs
merci Valérie et donc tout de suite la tête de l'hysté républicain François-Xavier Bellamy attendez une seconde
ah pardon ah pardon jingle
ça reste vous pouvez y aller pardon et François-Xavier Bellamy on dirait une pièce de fédo mais en fait tout va bien
au revoir salut François-Xavier
salut Valérie ça va et toi ?
merci
bonjour à tous tutoiement et serrage de main il a fallu attendre la fin de cette émission pour qu'il y ait une telle interaction entre vous François-Xavier Bellamy la candidate de la majorité certains tireront peut-être des conséquences politiques
oh bah non non c'est très malheureux parce que la vérité c'est que je crois qu'on peut être opposé politiquement et avec Valérie Haï on est très opposé politiquement et pourtant se respecter se parler ça s'appelle la démocratie en fait
bonjour donc bonjour François-Xavier Bellamy dans notre sondage et là pour BFM TV la tribune vous êtes en difficulté 6,5% c'est-à-dire en dessous du score que vous faisiez en 2019 on vous a vu tout au long de cette campagne faire ce qu'on appelle des coups devant Sciences Po après le débat entre Gabriel Attal et Jordan Bardella certains disent que vous êtes un peu sorti du costume de bon élève visiblement ça ne suffit pas quand on regarde les sondages
bon les sondages sont les sondages les français jugeront le seul sondage important c'est l'élection qui a lieu dans une semaine moi je vais partout en France et sur le terrain je vois à quel point aujourd'hui les français sont en train de s'engager dans cette élection européenne et aujourd'hui ma conviction c'est que nous sommes la seule liste capable de les représenter demain au Parlement européen dans la droite européenne dans la famille politique à laquelle nous appartenons qui va devenir la première force politique en Europe c'est ça le vrai enjeu de cette élection moi je ne doute pas un instant que les français vont comprendre la question qu'il aurait posé le sujet n'est pas la répétition d'un éternel deuxième tour entre monsieur Macron et madame Le Pen le sujet c'est celui de qui va défendre les français demain au Parlement européen
François-Xavier Bellamy l'ancien président Nicolas Sarkozy a dit dans les colonnes du Figaro avoir beaucoup de sympathie à votre égard bon point moins bon point et il ne révèle pas son vote je ne suis pas sûr que ça penche en votre faveur ouvrez les guillemets le rétrécissement de notre famille donc la droite est un contresens politique autant qu'historique est-ce que vous espérez quand même avoir son vote à Nicolas Sarkozy
moi je respecte le fait que le président de la république un ancien président de la république ne souhaite pas s'engager dans la politique c'est une autorité morale à droite vous savez on a un désaccord de fond avec Nicolas Sarkozy qui depuis des années pense que nous devrions nous allier avec Emmanuel Macron donc voilà encore une fois je respecte la diversité des opinions ce que je crois aujourd'hui fondamental c'est que nous arrivions à reconstruire la droite qui demain constituera l'alternance pour le pays et l'espérance dont la France a tellement besoin et je crois que aujourd'hui le défi c'est pour nous d'écrire cette nouvelle page nous n'avons pas à être d'une certaine manière en permanence dans la répétition de ce travail effectué au cours des années passées je ne suis pas là non plus pour distribuer les mauvais points ou pour faire un droit d'inventaire perpétuel ce qui compte pour moi c'est d'écrire l'avenir de la droite française parce que cet avenir c'est l'avenir de la France l'avenir sans Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy il a de toute façon quitté la politique électorale et encore une fois je respecte parfaitement le choix qu'il fait de ne pas s'engager dans ces téléphones européens
je vous pose la même question car Raphaël Glucksmann en tout début d'émission vous avez passé votre campagne à expliquer et vous le dites il y a un instant qu'il faut sortir du clivage qui essaye d'instaurer la majorité présidentielle à savoir l'idée que ce serait un face-à-face entre les populistes et ceux qui défendent l'Europe vous mettez en avant le clivage gauche-droite qui existe au Parlement européen sauf que quand on regarde les votes de votre parti à l'échelle européenne le parti populaire européen ils soutiennent le pacte asile-immigration que vous contestez une partie une partie de notre formation politique une partie importante sur les traités de libre-échange vous les fustigez eux les soutiennent mais comme les socialistes européens absolument mais c'est pour ça que je vous dis que j'ai posé la même question à Raphaël Glucksmann avec la même contradiction est-ce qu'au fond vous ne trompez pas vos électeurs en disant je porte un certain nombre d'idées qui quand je siège au Parlement européen ne sont pas celles du groupe avec qui je siège
mais les idées que je porte dans cette campagne sont celles que j'ai défendues pendant 5 ans au Parlement européen
mais qu'est-ce que c'est
que l'Europe Benjamin Duhamel ? je crois qu'il faut que tout le monde le comprenne l'Europe c'est le miracle d'une réconciliation entre des pays qui se sont fait la guerre pendant des siècles et cette réconciliation fait que nous sommes devenus des pays amis mais comme entre tous les amis il arrive de s'engueuler on n'est pas d'accord sur tout et on a des divergences et ce qui compte ceux qui gagnent sont ceux qui se battent ceux qui gagnent
sont ceux qui gagnent
non mais pas seulement c'est aussi l'influence c'est aussi la présence c'est la détermination c'est le courage c'est le fait d'être là matin, midi et soir et la nuit quand il le faut pour faire entendre la voix des français et le grand drame au Parlement européen c'est que vous avez les deux formations politiques qui sont arrivées en tête à la dernière élection européenne les macronistes sont arrivés deuxième et leur obsession c'est pour montrer qu'ils sont européens d'oublier qu'ils sont français quand j'ai défendu par exemple des amendements que j'ai déposés pour protéger l'énergie nucléaire qui était attaquée par la commission européenne et qui était exclue des politiques européennes quand j'ai déposé un amendement pour que le nucléaire français puisse bénéficier des 210 milliards d'euros du fonds Repower You les députés macronistes ont voté contre mes amendements pourquoi ?
ils me l'ont expliqué après en disant mais défendre le nucléaire c'est un peu trop français
sur le nucléaire très bien mais par exemple
je termine juste mon raisonnement défendre le nucléaire c'est un peu trop français mais moi je suis au Parlement européen pour défendre les français et pour faire entendre la voix des français et de l'autre côté vous avez le Rassemblement National qui, il ne faut pas l'oublier quand même, a gagné la dernière élection européenne ils sont arrivés premiers les français leur ont fait confiance et pendant 5 ans ils ont été aux abonnés absents avec les 8 députés de ma formation politique au sein du PPE nous avons mené le combat tous les jours pour faire entendre la voix des français et oui c'est vrai nous avons parfois des désaccords avec des pays européens forts, importants avec lesquels il faut engager les bras de fer nécessaires quand le chancelier allemand est venu au Parlement européen j'ai eu l'occasion de lui dire en face les yeux dans les yeux les divergences qui existent aujourd'hui entre notre pays et l'Allemagne sur la question de migratoire en particulier nous avons des désaccords et je crois que le sujet de cette élection européenne c'est d'envoyer demain au Parlement européen le plus de députés de combat parce que c'est bien de dire des choses pendant les campagnes c'est mieux de faire en sorte qu'elles soient entendues pendant 5 ans
sur l'Ukraine après la France l'Allemagne et les Etats-Unis ont autorisé les Ukrainiens à utiliser des armes occidentales pour frapper des bases militaires en Russie d'où sont tirées des missiles est-ce que vous soutenez cette idée ? Est-ce qu'il faut autoriser les Ukrainiens à utiliser ces armes occidentales même s'il s'agit de frapper des bases militaires en Russie ?
Vous savez aujourd'hui je crois que notre premier devoir c'est de garantir que nous apportons aux Ukrainiens le soutien matériel dont ils ont besoin et la France de ce point de vue-là est malheureusement très en retard Mais ce n'est pas la question que je vous pose Oui mais c'est quand même ma réponse Oui mais ce n'est pas la question que je vous pose
Est-ce qu'il faut autoriser les Ukrainiens à utiliser des armes occidentales pour frapper des bases militaires
en Russie ? Vous savez très bien d'où vient votre question c'est-à-dire que le Président de la République qui passe son temps parce qu'il n'est pas à la hauteur sur l'aide concrète que nous devons aux Ukrainiens aujourd'hui le Président de la République passe son temps à lancer des débats dans l'actualité Il y a eu le sujet de l'envoi
C'est une demande des Ukrainiens qui disent le patron de l'OTAN l'a dit les Allemands les Etats-Unis ont suivi les Ukrainiens demandaient à pouvoir utiliser des armes occidentales pour frapper des bases militaires en Russie Est-ce qu'il faut les autoriser à le faire ?
La première demande des Ukrainiens c'est qu'on leur livre les armes les matériels les munitions Vous ne voulez pas répondre à cette question ?
Moi je suis plutôt défavorable à cette idée mais je vous dis ma première réponse c'est que notre devoir c'est d'apporter concrètement aux Ukrainiens Pourquoi défavorable de pouvoir frapper des bases militaires Parce que je crois que le premier sujet pour nous c'est de garantir que l'Ukraine aient les moyens de se défendre et se défendre ça veut dire aujourd'hui j'étais avec le général Gomar qui est le numéro 3 de Notis qui est l'ancien patron des forces spéciales françaises visiter une usine d'armement il y a quelques semaines qui fabrique des véhicules blindés c'est des véhicules qui sauvent des vies en Ukraine tous les jours sur le terrain et aujourd'hui les gens qui font tourner cette usine nous disaient on aimerait bien passer au 2-8 au 3-8 on aimerait bien travailler plus on aimerait bien produire plus mais on n'a pas reçu les commandes l'Etat ne nous a pas demandé de produire
Mais vous dites non au fait de pouvoir frapper ces bases en Russie alors même que c'est ce que demandent aussi les Ukrainiens pour la bonne et simple raison qu'il faut pouvoir intercepter des missiles qui par exemple peuvent tomber sur la ville de Kharkiv ça le soutien aux Ukrainiens oui mais jusqu'à ce
Mais cette interception elle ne suppose pas d'avoir des armes qui frappent le sol russe en tous les cas le premier sujet on peut avoir des désaccords là-dessus mais le premier vrai grand sujet c'est est-ce que nous sommes
les Républicains a publié ce tweet en référence à un article de Valeurs Actuelles qui évoquait la liste de biens restitués par la France demandée par l'Algérie tweet où est écrit il faut tout reprendre c'est ce qu'on voit sur le visuel criminel délinquant au QTF obligation de quitter le territoire français avec ce hashtag comme on dit 123 qui fait référence au slogan 123 viva l'Algérie avec un petit avion juste à côté vous qui êtes prof de philosophie niveau est tombé bien là non ?
Moi ce qui m'étonne c'est que ce soit ça qui vous étonne j'aurais certainement pas fait le même message c'est pas forcément le style de message politique auquel je crois mais ce qui me choque vraiment moi c'est pas un tweet c'est la politique de l'Algérie j'étais il y a quelques jours visiter un centre de rétention administrative à Vincennes tout près de Paris les policiers qui y travaillent disent aujourd'hui qu'il est très difficile de reconduire en Algérie des gens qui sont rentrés illégalement sur le sol français qui ont commis en France des crimes et des délits et que l'Algérie refuse de reprendre alors que ce sont ses propres ressortissants et ça c'est des milliers de cas chaque année dit le ministre de l'Intérieur moi ce qui me choque c'est pas un tweet ce qui me choque c'est ça
il a pas été retiré d'ailleurs non mais encore une fois
c'est pas j'aurais certainement pas exprimé les choses de cette manière-là j'avais vu ce qu'a dit
Xavier Bertrand sur ce tweet c'est pas exactement un gauchiste il a condamné ce tweet qu'il qualifie je cite d'indigne
non mais je le redis
on peut en parler autant que vous voulez je crois pas que ce soit ce qui intéresse au delà de l'aspect effectivement la question c'est votre différence avec le Rassemblement National si le Rassemblement National avait fait ce tweet on aurait peut-être entendu certains chez vous républicains dire regardez cette façon de pointer du doigt un pays des ressortissants algériens quand on voit ce tweet on se pose la question de la différence qu'il peut y avoir entre la droite et le Rassemblement National
pardon Benjamin Duhamel mais qu'est-ce qui fait monter le Rassemblement National sinon le fait qu'on refuse de dire les choses je les aurais pas dit comme ça encore une fois je le redis mais la vérité c'est que ce qui me choque je le répète c'est pas une communication comme celle-là ce qui me choque c'est que l'Algérie ait ajouté un couplet à son hymne national qui menace directement la France ce qui me choque c'est que vous ayez aujourd'hui un régime algérien qui alimente la haine de la France y compris sur notre sol et ce qui me choque pour finir Benjamin Duhamel c'est qu'on est aujourd'hui un président de la République qui a joué à ce jeu-là en expliquant que la France avait été coupable de crimes contre l'humanité en Algérie
déclaration qui date de 2017
sur laquelle il était revenu dans la foulée d'ailleurs pardon mais c'est quand même une déclaration qui reste pour moi un des moments où je me suis dit que le macronisme était et ne pouvait être qu'une impasse politique parce que je le dis et vous me parliez de la philosophie j'ai été prof de philo j'ai enseigné dans des quartiers où vous avez une majorité de jeunes qui sont d'origine immigrée et bien quand un responsable politique de premier plan emploie des mots comme cela c'est pas seulement l'histoire qui l'insulte c'est aussi l'avenir parce que si on veut réussir le travail d'assimilation qui est aujourd'hui nécessaire pour reconstruire l'unité de nos pays si on veut faire en sorte que tous les jeunes français qui grandissent en France se sentent pleinement français on n'a pas le droit de laisser l'Algérie et de jouer avec l'Algérie à ce jeu de la fracture mémorielle qui aujourd'hui est en train de mettre en danger l'unité nationale que nous avons besoin de reconstruire par tous les moyens possibles Pour terminer
il nous reste peu de temps ces derniers jours la possibilité d'un accord entre la droite et le gouvernement a ressurgi le président du Sénat Gérard Larcher étant même cité du scrutin européen il a répondu de façon assez elliptique ouvrez les guillemets il faudra bien qu'on apporte une réponse est-ce que ça veut dire qu'en votant Bellamy on vote peut-être pour le parti du futur premier ministre d'Emmanuel Macron ? Vous plaisantez ou quoi ? Je ne plaisante pas mais quand je vois la façon dont Gérard Larcher ne balaie pas tout cela d'un revers de main
ça veut dire quoi ? Il faudra bien qu'on apporte une réponse oui la France traverse une crise démocratique et moi je partage ce que disait Gérard Larcher qu'effectivement aujourd'hui nous vivons une crise politique profonde mais la vérité c'est que cette crise politique ne se résoudra pas par une coalition entre la droite et Emmanuel Macron Jamais Jamais Jamais Benjamin Duhamel 13h59 2 juin on ressortira les bandes si ça fait combien de temps qu'Emmanuel Macron a été élu ?
2017 ça fait donc 7 ans ça fait 7 ans que les gens qui sont aujourd'hui au sein de cette famille politique auraient pu basculer certains l'ont fait d'ailleurs ils sont partis ceux qui ont choisi l'opportunisme ils ont été du côté du pouvoir ceux qui sont restés au contraire sont ceux qui sont constants fidèles loyaux et qui savent que le devoir de cette famille politique c'est de rester dans l'opposition à Emmanuel Macron pour pouvoir reconstruire demain un débat démocratique qui soit digne de ce nom et rendre à la France l'espérance dont elle a besoin
Merci beaucoup François-Xavier Bellamy d'avoir été le dernier à passer ce grand oral et bravo parce que ça a été quand même rude d'enchaîner tous les candidats J'espère en tout cas que cela aura pu éclairer ceux qui vont voter le 9 jan je signale encore une fois ce comparateur de programme il suffit de flasher le QR code qui apparaît à la droite de l'écran merci beaucoup tout le monde
Manon Aubry