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interviewyoutube.com· 23 novembre 2025

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, invitée d'En Toute Franchise|LCI

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bienvenue en effet sur en toute franchise tous les dimanches matins avec le Parisien. Bonjour Améline Monchalin. Bonjour.

Merci d'être avec nous madame la ministre des comptes publics omniprésente sur les bancs de l'Assemblée nationale pour ferrailler au nom du gouvernement sur la question évidemment budgétaire. Tout le monde reconnaît que vous avez fait le job comme on dit en bon français mais ça n'a pas suffi. Vous n'avez pas empêché le rejet massif de la partie recette à l'unanimité moins une voix.

C'est historique, c'est du jamais vu. C'est une triste pantomime dit par exemple Bruno Retaillot qui attaque fort sur le budget. Ce matin dans Parisien on va y revenir et surtout on va vous demander et maintenant que va-t-il se passer ?

Ce sont les questions qui vont vous être posées par Harlet Chabo. Bonjour Harlet. Bonjour.

Bonjour madame éditorialiste bien sûr LCI Marcelo Vesfred. Bienvenue. Marcelo chef adjoint du service politique du Parisien.

Et tout à l'heure Frédéric Delpêche va nous rejoindre. Il vous posera ces questions du tac au tac. Mais d'abord trois interrogations aussi qui seront tout autant qui seront autant de têtes de chapitre.

On va prendre le temps de les développer. Mais vous me répondez dans un premier temps par oui ou par madame la ministre. La partie recette, je vais bien de le dire, a été rejetée à la quasi unanimité du jamais vu.

Croyez-vous encore au compromis ? Oui ou non ? Oui.

Oui. Oui. Trois fois même.

Est-ce que Ber a retrouvé les milliards perdus des recettes de TVA cette année ? On les on les a pas on n pas retrouvé voyez dans mon bureau des milliards mais on a un déficit tenu donc j'y reviendrai. Donc vous les avez pas retrouvé pour l'instant.

Non. Allez-vous revenir sur le nouveau calcul de la taxe foncière l'an prochain ? On rencontre les élus mardis, ça n'est pas arbitré.

Peut-être on rencontre les élus mardis parce que c'est on y reviendra, c'est un impôt qui est pour les collectivités. C'est pas un impôt pour le gouvernement ni pour l'état. Le Oui.

Non a a moyennement marché mais vous allez jouer le jeu maintenant des questions euh de dans toute franchise. Euh dès donc ce budget de l'État, il va partir au Sénat. Euh la partie recette a été rejetée. 125 he de débat au préalable pour arriver à ce résultat. pour rien.

Ça n'a servi à rien. Alors, pas du tout, pas du tout. Moi, je pense que il y a au fond deux manières de voir ce qui s'est passé dans la nuit de samedi à dimanche.

Soit c'est une étape, un moment euh qui est difficile dans la construction tout aussi difficile d'un compromis qui est nécessaire au pays. Et donc vous savez, on est en première lecture, ça va au Sénat, ça va revenir. On a eu un vote positif sur les recettes de la sécurité sociale et donc vous voyez bien que c'est possible.

Ça c'est la première manière de voir les choses. C'est celle que je pousse. C'est celle qui fera que je retournerai passer le nombre d'heures nécessaires au Sénat.

C'est celle qui fera que je reviendrai à l'Assemblée passer le nombre d'heures nécessaires pour que nous puissions donner un budget au français. Il y a une deuxième lecture qui est possible qui est de dire bah finalement ce qu'on a vécu dans la nuit de samedi à dimanche c'est le début d'un affaiblissement de la France. C'est le moment où les forces politiques, certaines par euh cynisme, certaines par désinvolture, euh certaines parfois aussi un peu par euh l'assitude, voir fénéantise, se laisse aller et se laisse aller à ne pas prendre de responsabilité dans la construction du compromis.

Et si c'est ça, et je vous le dis avec beaucoup de gravité, c'est l'affaiblissement de notre pays et c'est le début d'une crise financière et économique qui sera très grave, que le gouvernement devra évidemment gérer au mieux, mais qui surtout montre que certains ont décidé dans cet hémicycle peut-être et il faut qu'on arrive à déjouer leur projet, de parier plutôt sur l'affaiblissement et mettre de côté l'intérêt des Français, l'intérêt de l'économie, de chercher de nouvelles élections qui ceux qui créent à tout bout de champ pour nous dire qu'il faut des dissolutions, ont oublié quelque chose. Mais vous parlez de Marine Le Pen. Si vous avez une dissolution aujourd'hui, imaginez que ça ne marche pas dans 3 semaines.

Alors puisqu'on y est, vous parlez du Rassemblement national. Marine Le Pen hier a encore fait un tweet en appelant d'ailleurs à votre démission démission du gouvernement pour la dissolution. Oui, mais c'est là où il faut qu'on dise bien en français ce qui se passe.

Vous avez des groupes politiques qui considèrent que le problème c'est que les Français ils ont mal voté. Ils ont mal voté en juin 2024. Ils ont pas donné la bonne assemblée aux français.

Ben vous savez quoi ? Il faut que les Français revotent. Ça c'est la vision de Marine Le Pen.

Puis vous avez euh les insouis qui pensent aussi que euh les Français, ils ont mal voté en en juin en mai 2022. Ils ont mal voté à la présidentielle. Il faudrait qu'on change de président.

Ça c'est des insoumis. Mais juste qu'on soit bien clair, c'est quoi le l'urgence là ? C'est que notre pays est un budget le 1er janvier 2026.

Et pour qu'il ait un budget le 1er janvier 2026, il y a bien une chose qu'on doit pas faire, c'est d'appeler à la démission de l'assemblée ou à la dissolution aujourd'hui parce que Marine Le Pen, il y a une dissolution qui s'annonce, les élections, elles auront lieu mi-janvier. fin janvier et on fera quoi du budget ? On dira quoi au Français ?

Ah bah désolé, écoutez, on a mis voilà nos intérêts politicards, nos nos visions à nous, on va se refaire une élection et on sait pas ce qui va en sortir. Mais ce qui est sûr, c'est que le budget c'est plus un sujet. Quel est l'objectif des partis ?

C'est donner un budget ou pas ? Mais vous vous accusez, pardon, les partis mais les oppositions se tournent vers vous en disant que vous n'avez pas fait les compromis nécessaires. Boris Valallot qui bon qui est président du groupe socialiste à l'Assemblée dit le ne contez pas.

On attendait effectivement euh des taxations fortes qui permettent d'éviter un certain nombre de de dispositions que sociale que vous avez mis sur sur le tapis dans votre projet et dit le comptiz pas. Donc c'est vous qui ne bougez pas. Oui, moi je sais que j'ai passé 125 heures avec les députés et il y a eu des moments pour moi de très grand espoir et des moments euh je veux dire de de très grand pas de désolation mais au fond de l'immense tristesse face au cynisme et je vais revenir euh de moments où Eren Rassemblée nationale et insoumis votent ensemble des choses qui sont votées uniquement pour empêcher qu'à la fin ceux qui veulent un compromis puissent voter le texte.

Mais ça c'est pas les spécialistes par le RN et que vous comptiez pour avoir un budget. Non, mais je vais je vais je vais revenir. Vous avez des moments où voilà les députés ont travaillé parfois en dépassant des blocages parfois qui ont 10 ou 20 ans sur le logement, sur l'agriculture, sur la protection, l'innovation, sur comment on fait la transition écologique qui soit pas l'écologie dite punitive mais qui en plus encourage, voyez, les filières industrielles françaises.

On a parlé des pompes à chaleur, ça peut paraître complètement anecdotique. N'empêche qu'on a trouvé des choses hyper intéressantes qui seraient intéressantes et pour les Français et pour l'économie et pour les PME. Bon, dans ces moments-là, vous dites voilà, il y a de l'espoir et puis vous avez des moments où je reviens au Rassemblée national, Jordan Bardella, on le sait, un livre fait la tournée des théâtres, des plateaux de télé pour expliquer que il est devenu le meilleur ami des des chefs d'entreprise et d'économie.

C'est ce qu'il dit. Moi, je regarde ce que les députés de son parti votent. Bon, à un moment donné, vous avez une conjonction d'intérêt entre RN et les fill pour voter 36 milliards 36 milliards d'impôts qui je l'ai dit, Roland l'escur l'avait dit, c'était lui qui était au banc à ce moment-là, on l'a redit plusieurs fois ces milliards d'impôts un, ils n'existent pas.

Ils sont contraires au droits constitutionnels, ils sont contraires au droits européens, ils mettraient à mal notre économie. Mais pourquoi au fond ces extrêmes là à un moment donné votent ça ensemble ? Parce qu'ils savent que c'est un piège.

Ils savent qu'en faisant ça, c'est là où j'appelle ça du cynisme, des arnaqueurs. C'est incompréhensible pour les français. Comment des gens qui disent qu'ils aiment l'économie, qui veulent protéger nos entreprises se retrouvent à votre uniquement pour piéger les forces qui veulent un compromis.

Moi ce que je vois vous dites le Parti socialiste et le bloc central ont été piégé. C'est à cause du RN et LFI. On arrive à ce texte.

Mais le Parti socialiste vous dit pas ça ? Mala dit vous vous n'avez pas fait le job en terme de compromis. Il il le dit l'intransigence du gouvernement est coupable et et et donc amène à cet échec.

Qu'est-ce que vous lui répondez à lui ? Je lui dis et on se le dit, vous savez, moi je travaille avec tous ceux qui veulent qu'on trouve un compromis et j'ai entendu la dernière phrase de Boris Vallot voyez, il devait être 1h30 du matin dans la nuit samedi à dimanche, c'est nous continuerons à nous battre pour le compromis. ce que je dis au français et et je veux pas être voyez moi dans le désespoir, c'est pas mon rôle, je veux pas non plus être dans la naïveté mais sur le budget de la sécurité sociale, nous avons trouvé des compromis qui ont permis qu'un texte soit voté dans un parlement qui n'a pas de majorité absolue et aille au sénat.

Et je voudrais juste revenir là-dessus en un mot. En un mot aujourd'hui, moi je vois qu'il y a une majorité qui est double. D'abord, il y a une majorité de Français qui veut que nous trouvions un budget et ça c'est fort.

C'est fort parce qu'on a une démocratie. Donc les élus sont élus par les Français et une majorité de Français massives massives, vous regardez tous les sondages disent qu'il se mettent d'accord qu'il nous donnent un budget. Ils veulent pas l'instabilité, ça veut pas dire qu'ils veulent budget.

Mais d'abord c'est un point de départ très fort. C'est un point de départ très fort. Et la deuxième chose que je peux vous dire c'est que dans vous regardez l'hémicycle, dans cet hémicycle, il y a une majorité de députés qui disent "Nous voulons un compromis, nous voulons être les acteurs du compromis, nous voulons être les acteurs de la stabilité." Elle existe sa majorité.

Sa pourquoi vous savez mais vous savez non mais pourquoi elle existe ? Juste un amour. Pourquoi elle existe cette majorité ?

Parce que nous n'avons pas été censurés. À partir du moment où le gouvernement est là et n'a pas été censuré, c'est que une majorité de députés a considéré que notre rôle, nous gouvernement avec eux députés 1493, c'était que nous arrivions à construire ce comp. On est en première lecture.

Alors, alors c'est quoi ? C'est un jeu c'est non, on est en première lecture ou et la première lecture c'est à la fois 500 amendements qui ont été votés. Dans les 500 amendements, je peux vous dire qu'il y a à peu près la moitié qui à mon avis sont des bons éléments de compromis.

Il y en a une demiè moitié qu' va falloir qu'on travaille au Sénat et qu'on travaille dans la deuxième lecture ensuite ça veut dire que le texte qui va que qui va être transmis au Sénat, le projet d'origine du du gouvernement avec les amendements qui ont été votés à l'Assemblée. Je rencontre Jean-François Husson demain et avec le rapporteur général évidemment du Sénat, nous allons et c'est son choix et c'est sa liberté aussi et les groupes politiques du Sénat vont regarder ces amendements votés et comme d'habitude, ça se fait d'habitude mais là les Français découvrent comment ça se fait. Les sénateurs disent "Bah tiens, ça c'est intéressant et ben on l'emmène avec nous au Sénat.

On le met au vote et euh et c'est souvent d'ailleurs que vous parlez du important juste c'est important. Donc ça n'est pas la copie initiale du gouvernement qui va transmise au sénat. Si si, c'est la copie initiale du gouvernement qui transmise au Sénat.

Mais ensuite, le gouvernement et les sénateurs peuvent proposer des amendements qui reprennent les choses qui ont été votées à l'assemblée. C'est pour ça qu'on peut pas dire que les 125 heur, voyez que j'ai passé dans cet hémicycle et je crois à faire honneur à la démocratie, à faire honneur à ce que un pays qui quand il élit des députés, des députés ensuite ils doivent voter. Ils servent pas à rien.

Ils savent pas juste à faire des campagnes, à distribuer des tractes. Heureusement, on pourrait dire que ça vous arrange finalement la copie initiale qui est transmise au Sénat, elle est purgée de tout ce que vous estimez inapplicable. Vous en avez parlé. irréaliste.

Ce qui est certain, c'est que oui, je pense que le Sénat bien éclairé par les avis et du gouvernement et des anal juridique ne va pas reprendre et bien les amendements qui évidemment ne s'appliquent pas. Mais et la suspension des réformes des retraites, elle sera dans ce texte la suspension des réformes des retraites, elle est dans le projet de la sécurité sociale. Elle a été mise dans le texte initial du gouvernement par la lettre rectificative.

Comme le texte a été voté pour la partie recette et transmis avec tous les amendements votés à l'Assemblée au Sénat, évidemment le texte retraite, il est aujourd'hui en débat au Sénat et il restera dans le texte jusqu'à la fin et jusqu'au vote. Et c'est pour ça que je dis que la suspension des retraites existera s'il y a un vote. Alors justement et on y revient.

En fait, il n'y a pas d'alternative ni au compromis parlementaire ni au votes. Alors, il y a un ancien de vos collègues du gouvernement qui s'exprime ce matin dans les colonnes du du Parisien, c'est Bruno Retaillot, donc maintenant redevenu sénateur et qui dit "Cette copie nous va pas." C'est ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale.

C'est Olivier Fort qui qui décide et le gouvernement Sébastien Lecnu qui exécute, dit-il. Vous voyez bien que là, il y a un rejet qui est extrêmement fort de la part d' d'un de vos anciens collègues. Mais alors d'abord effectivement Brudon Retaillot était on était dans le même gouvernement et on était dans un même gouvernement qui a commencé et qui a surtout continué à être un gouvernement parce qu'on a trouvé un compromis et on a trouvé un compromis à l'époque avec qui ?

Avec le parti socialiste et on l'a rendu comment ? par une commission mixe paritaire où les sénateurs ont beaucoup aidé d'ailleurs ont beaucoup aidé à ce que le compromis trop avec les socialistes soit voyez ensuite présenté et devienne le budget du pays. Ça a été un très bon collègue et donc je vais pas voilà me lancer dans un changé de ton là je vais pas me lancer dans un règlement de compte.

La différence c'est que voyez lui il est sorti du gouvernement je comprends qu'il est aujourd'hui évidemment président de son parti et qu'il a des ambitions pour 2027. Moi je suis resté au gouvernement. La mission qui est la mienne, c'est de donner un budget à ce pays et donc d'être force de compromis.

Et donc on n pas envoyé les mêmes calendriers et évidemment les mêmes approches d'une d'un moment politique qui est celui qui est devant nous. La question pour moi c'est est-ce que les ambitions 2027 sont tellement visibles et déjà tellement dans le débat qu'elles empêchent de trouver un compromis pour 202. Il y a une question quand même, il y a quelque chose sur lequel insiste Sébastien Lecnu pardon Bruno sur lequel pouvez répondre.

Oui. Sur sur la suspension de la réforme des retraites. Il dit que Sébastien Lecnu s'était engagé à ne pas prendre cette mesure de suspension de la réforme des retraites, à ne pas la proposer.

Il parle même de pur cynisme de la part du premier ministre. Alors franchement, il est vraiment sorti du gouvernement. Je dirais même de de toute sympathie à l'égard de du Premier ministre et de vous.

C'est quoi cette ministre de je crois que le premier ministre, moi-même et beaucoup d'autres avons dit "Nous ne faisons pas cette suspension par conviction, on l'a fait par nécessité, pas par purcinisme." Deux nécessités, un c'est de se dire ce texte sur les retraites, premier ministre l'a dit à la télévision, il y a une blessure démocratique qui fait que ce texte, il est pas reconnu comme légitime. On est quand même un pays qui dépense 400 milliards d'euros pour ses retraites d'argent public.

Si sur 400 milliards d'euros d'argent public, vous n'avez pas de légitimité reconnue comme démocratique, vous avez un problème. Et ce qui a été proposé par le premier ministre, c'est pas qu'on abroge cette réforme, c'est qu'on se donne 1 an de suspension pendant 1 an. On ne change pas les paramètres pour que soit d'ici à la présidentielle les partenaires sociaux proposent une nouvelle réforme, soit ce soit l'occasion pour l'ensemble des parti de proposer un nouveau système qui quand un nouveau président et nouvelle majorité seront à l'œuvre en 2027 pourront la mettre en œuvre avant le 1er janvier 2028.

Moi ce que je dis c'est que je suis très fier d'appartenir à une famille politique qui n'a jamais fait de dénifi démographique. Et je vous le voyais encore Gabriel Atal qui est mon chef de parti justement fait des propositions en disant on n'est pas dans le déni. On dit pas que parce qu'on suspend la réforme des retraites.

Vous savez quoi ? Le vieillissement est suspendu. Les gens vont continuer à être un an plus âgé chaque année.

Et nous voyons bien que nous sommes un pays qui malheureusement n'a aujourd'hui pas la bonne croissance économique, n'a pas assez de d'actifs, n'a pas assez de prospérité crié. pour et bien financer ses retraites. Donc le défi, il est double, il est démographique et il est économique.

Et donc il y a pas de cynisme. Le cynisme aurait consisté à quoi ? à faire comme si on avait raison tout seul, que le pays on ne voyait pas son blocage, qu'on avait l'impression que cette réforme elle était passée, acceptée et légitime.

Et vous savez ce qu'on aurait eu ? Non là, vous voyez votre intérêt, vous savez ce qu'on aurait eu, madame Martinchou, c'est pas mon intérêt. Bah, on aurait eu une censure là, on sera en train de faire des élections législatives.

Le budget dont on parle pour 2026 et ben je peux vous dire qu'il serait pas débattu, il serait pas en train d'être amendé. On serait pas en train de se demander si on était la première lecture, la deuxième lecture, le Sénat ou l'assemblée. Et donc, on aurait mis quoi ?

Notre pays dans une immense difficulté. Et moi à un moment donné la stabilité, on voit pas tout à fait encore la sortie mais la stabilité c'est quoi ? C'est de rappeler à chacun nos responsabilités collectives.

La stabilité si ça veut dire voyez parce qu'on va aussi vous allez sûrement parler de la loi spéciale est devenue le nouveau le nouveau le nouveau miracle qui va tout régler 5 personnes et apprendre ses responsabilités. Vous savez la loi spéciale ce que c'est ? C'est l'outil en dernier ressort pour éviter que le pays fasse défaut.

Mais la loi spéciale c'est le service minimum. C'est pas d'économie, pas d'investissement. c'est on se met dans une position où on s'affaiblit nous-même.

Et moi je ne veux pas me résoudre à ce que maintenant vous voyez même Bruno Rotaillot, Édouard Philippe ou et et beaucoup d'autres leaders politiques disent au fond il vaudrait mieux de loi spéciale, ce serait moi pire. Mais vous imaginez ce que ça veut dire pour le pays ? L'image qu'on donne pas responsable de dire ça et voyez l'image qu'on donne aux français, l'image qu'on donne au reste du monde.

On est aujourd'hui le 20 novembre et on est déjà en train de se dire écoutez on a plus de 40 jours devant nous pour trouver un budget mais non nous on préférait se dire qu'il vaut mieux ne rien faire. Mais madame de Manch, c'est ceux qui mettent leurs ambitions électorales de 2027 avant l'intérêt des Français qui disent ça. Ah oui ?

Pourquoi ? Parce que la loi spéciale, c'est quoi ? C'est on acte dès maintenant qu'on n'est pas capable de se mettre d'accord.

On acte dès maintenant qu'on veut pas faire de compromis. On acte pour les Français qu'on fera service minimum. On laisse le pays dégringoler.

On laisse la crise financière et économique arriver. Et après on dit "Oh là là ! En 2027, il faut bien un sauveur, c'est moi.

Moi, je ne me résout pas que dans mon pays, à l'heure où on se parle, les ambitions de 2027 Philippe et cetera, il joue contre le gouvernement, il parient sur l'échec en fait. Il parent sur le ils sont sur 2027 et pas sur l'intérêt général aujourd'hui. Oui.

Et surtout la loi spéciale, c'est un outil qui est un outil pour éviter le défaut. Le défaut, c'est quoi ? qu'on peut plus payer ses créanciers, qu'on peut plus payer ses fonctionnaires, qu'on peut plus payer ses politiques sociales.

Donc heureusement qu'on a effectivement un parachute de dernier ressort qui s'appelle la loi spéciale. Mais vous imaginez bien que si moi devant vous, je vous dis écoutez, j'ai bien trouvé une solution, les députés arrivent pas à se mettre d'accord, on a qu'à faire une loi spéciale. Mais c'est quoi une loi spéciale ?

C'est un pays qui ne décide pas, c'est un pays qui n'investit pas, c'est un pays qui ne fait pas d'économie, c'est un pays qui n'aura pas les moyens de de réarmerçon mais l'année dernière ça a duré 6 semaines. C'est pas duré un an, c'est pas un budget, une loi spéciale, voyez bien, c'est un outil vraiment très temporaire. Certains se demandent si le gouvernement a pas un plan caché, alors vous allez me dire ce que vous en pensez, qui consiste à faire cette loi spéciale et ensuite faire un projet de loi de finance rectificative. on sera dans les municipales, personne va être n'aura l'esprit à renverser le gouvernement et cetera et à ce moment-là de faire passer ce budget.

Est-ce que il y a pas quand même un petit peu cette perspective dans dans vos scénarios ? Moi j'aime beaucoup, vous savez, il y a eu plusieurs crises dans notre pays. D'abord, il y a eu crise du Covid, tout le monde s'était inventé spécialiste du Covid, après on a eu la crise de l'énergie.

Tout le monde était devenu spécialiste d'énergie. Donc là, j'ai découvert que maintenant tout le monde est spécialiste de la procédure parlementaire. Mais ceux qui disent qu'ils sont spécialisés à procéd parlaire sont manifestement très créatifs.

Pour avoir un projet de loi rectificatif, ben il faut que vous ayez un projet de loi de budget voté. Si vous voulez rectifier quelque chose, faut que vous ayez déjà voté quelque chose. Donc ce que je je lis moi dans la presse, ça me fait ça me fait sourire ou ça me désole un peu.

Tout ça c'est quoi ? C'est une classe politique qui essaie de trouver par quel moyen elle n'aurait pas à prendre ses responsabilités, par quel moyen elle n'aurait pas à voter, par quel moyen elle n'aurait pas à acter un compromis, par quel moyen elle pourrait au fond dire au gouvernement "Débrouillez-vous tout seul, nous on reste là où on est et vous allez trouver par miracle une manière de réduire le déficit." Ça n'existe pas.

Je vous dis même le rapporteur général du budget, monsieur Juvin, dit maintenant il faudrait au 493 pour qu'on en sorte. Donc vous voyez, retour au 493. Alors, loi spéciale 493, vous dites tous irresponsables.

Non, je je vais reprendre les choses dans l'ordre. Si Sébastien Lecornu, nouvellement nommé quand il a formé son gouvernement auquel j'appartiens, avait dit voilà pour le budget, on va faire un 493. Je peux vous dire que ça, je serai pas là, ça c'est pas sujet.

On aurait pas eu de budget déposé, on aurait pas eu de débat parlementaire qui aurait commencé parce que juste le gouvernement aurait été censuré immédiatement. Hm. Donc le l'absence de 493 était devenue le préalable juste à au fait qu'il y ait un budget déposé et un débat parlementaire.

Aujourd'hui, on en est où ? Aujourd'hui, on est dans une situation où au fond les forces politiques sont devant un choix. Soit comme sur le budget de la sécurité sociale en première lecture, nous mettons autour de la table comme on l'a fait et on décide ce qui doit être dedans, pas dedans et comment pour que il y ait une majorité et ça avance et j'ai bon espoir et on va continuer à travailler pour que il puisse y avoir un vote favorable à ce budget de la sécurité sociale.

Vous permettez juste une petite question puis après vous reprenez la suspension de la réforme des retraites Oui. Elle elle va être annulée par le Sénat. Oui, le sénat veut revenir dessus comment mais comment vous faites après ensuite mais ensuite ça s'appelle la 2e lecture et comme le texte est dans le texte du gouvernement en 2è lecture le gouvernement peut réintroduire sa propre proposition initiale et donc l'assemblée a le dernier mot dans notre pays et donc par le jeu des navettes et des compromis successifs.

Oui, on a le temps jusqu'à peu près mi-décembre, nous pouvons et nous sommes organisés collectivement pour donner un budget la sécurité sociale. La sécurité sociale c'est la moitié que ça ait un effet d'entraînement en fait vote l'effet de la sécure. La sécu c'est pas mineur madame Martichou.

Non, je la sécurité sociale, c'est la moitié de la dépense publique. Donc déjà, vous voyez, si on arrive à avoir un vote sur la moitié de la dépense publique, on aura déjà bien fait avancer le pays parce que cette moitié de dépense publique, c'est les retraites, c'est la santé, c'est le chômage, c'est la politique d'autonomie, c'est la politique familiale. Ça c'est ce qu'on veut faire sur la sécurité sociale.

Et donc les forces politiques soit elles appliquent la même méthode pour l'autre moitié des dépenses publiques qui sont les dépenses de l'État et des collectivités et je ne vois pas pourquoi on y arriverait pas et je mets toute mon énergie comme vous voyez de manière extrêmement sincère pour que nous trouvions ce compromis. Soit et bien ce compromis est vu comme impossible et ce que je vous dis et qui serait pour moi la désolation c'est que ça acterait d'un affaiblissement de la France, ça acterait le début d'une crise financière économique et ça acterait que les politiques plutôt que de résoudre la crise politique pas de 49 et bien se laisse aller se laisse aller au fond à l'affaiblissement et à au moins 10 ans et en considérant que finalement 2027 purgera les choses et que 2026 ne compte pas. Moi vous savez les Français ils vont se réveiller le 1er janvier 2026 on sera en 2026 et on a bien besoin de s'occuper 43 pas de 493 jamais.

Le premier ministre a dit pas de 493 par de pourquoi il dit ça pas parce qu'on est suicidaire ou kamikaze mais parce qu'on dit nous sommes dans un pays qui n'a pas de majorité absolue. L'alternative à la majorité absolue c'est une majorité qui se construit sur un texte s'appelle un compromis. Il n'y a pas d'alternative et je le dis vraiment avec beaucoup de force.

Il n'y a pas d'alternative pour trouver un budget, un compromis parlementaire et un vote. Il y a des alternatives pour effectivement ne pas faire défaut. Ça s'appelle la loi spéciale.

Ça ne peut durer que quelques semaines. On l'a vu en 2025 au début de l'année. Vous vous souvenez juste de 2 secondes les agriculteurs, les entrepreneurs, on avait tout le pays qui se demandait ce qui allait se passer.

Ça nous a coûté 12 milliards d'euros. Ça a dégradé nos finances publiques. Ça a dégradé l'image de la France.

Je ne souhaite pas qu'on y retourne, voyez, en se disant finalement c'est une promenade de santé, on l'a déjà fait. On va recommencer. Marcelo, avant de d'essayer de comprendre comment se compromis hein, est-ce que vous ne rêvez pas un peu madame Monchalin ?

Pour l'instant, on voit pas du tout euh comment on peut y arriver des mesures très précises qui vont être soyons concret façonné par le sénat. Les sénateurs réfléchissent à la possibilité de raboter les aides fiscales sur les emplois à domicile. C'est très ça concerne beaucoup de monde.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Sachant qu'à un moment, on a senti que il y a quelques semaines, Bercy était intéressé par par l'idée. Alors moi, depuis le début de l'année 2025, je me suis mis au service des parlementaires.

Ce sujet du crédit d'impôt service à la personne, c'est un sujet sur lequel les parlementaires comme sur toutes les niches fiscales d'ailleurs, ils travaillent, essayent de trouver la bonne manière de déployer notre argent public parce que niche fiscale, c'est une dépense. C'est de l'argent qu'on choisit de dédier à tel ou tel dispositif. à l'assemblée, le compromis qui avait été voté, c'était que au maximum on puisse retirer de ces impôts 10000 € par an contre 12000 jusqu'à maintenant.

Ça c'est ce qui avait été trouvé comme compromis sans changer les règles pour les personnes âgées, pour les familles, pour les différents types euh de services qu'on peut avoir à domicile. Ça c'est ce qui a été trouvé à l'Assemblée. Je serai devant les sénateurs, je leur dirai que pour moi il y a une ligne rouge, c'est qu'on ne change pas les règles pour les personnes en situation de handicap, pour les personnes âgées indépendantes et pour les familles gardes d'enfants.

Ça c'est ce que le gouvernement dit. Ce serait paramétré, ce serait ciblé. Non, moi je dis il ne faut pas toucher sur ces trois secteurs là parce que ça marche, c'est utile, c'est dans la vie quotidienne des Français et ça a beaucoup d'efficacité prouvée.

Ensuite, il y a des débats parlementaires. Là aussi, c'est un bon exemple et à l'Assemblée, ça nous a occupé pendant à peu près 6 heures de débat et à un moment donné, bah l'assemblée s'est dit bah voilà ce qu'on pourrait faire pour qu'à la fois on soit plus conscient des dons sans toucher à ce qui est utile et vraiment voilà bien efficace et bien c'est de baisser le plafond de 12000 à 10000. On verra au Sénat et à la fin, de toute façon, il faudra que la copie soit euh voyez euh convergente entre Assemblée et Sénat.

Donc, il y en a encore pour quelques semaines de débat. Alors, autre proposition qui a été votée en commission, me semble-t-il, par la le les centristes et la droite, augmenter le temps de travail sur l'année, globalement, ce serait l'idée travailler une heure de plus par mois pour remplir les caisses. Est-ce que c'est une bonne idée ?

Alors là aussi, c'est une idée qui a été dans le débat pendant plusieurs mois. Elle a des avantages mais elle a aussi des grands inconvénients. C'est que les gens qui font des heures supplémentaires et bien ne seraient pas payé en plus puisque ça deviendrait une heure de travail normal.

Donc moi aussi là-dessus, je vais essayer de comprendre l'intention des sénateurs. Il me semble que c'est pas un élément qui fait compromis aujourd'hui et surtout si je le dis autrement, c'est pas une demande des entreprises. Les entreprises aujourd'hui nous disent pas ce qu'il nous faut c'est que vous nous augmentiez le temps de travail légal.

Les entreprises, elles nous disent plutôt baissez-nous les prix de l'électricité, baissez-nous les impôts de production et n'inventez pas des taxes qui soient euh nuisible à notre compétitivité, notamment face à la Chine qui, on le sait, fait beaucoup de concurrence. Donc à ce stade, il me semble pas que ça soit une mesure qui fasse compromis. Et moi, je voudrais surtout bien expliquer à tous que ça a un effet de pouvoir d'achat qui serait négatif pour les 40 % de salariés qui font des heures supplémentaires.

Je sais pas si aujourd'hui, voyez, ça c'est la meilleure idée dans le paysage politique, économique et financier des ménages qu'on peut encourager. Alors, le texte est donc au Sénat. Le Sénat va considérablement modifier, c'est en tout cas c'est son intention la la la les ils reviendront pas sans doute sur beaucoup d'amendements de de l'Assemblée nationale ou plutôt ils les garderont pas.

Comment un compromis est possible en en commission mixte paritaire qui devrait intervenir vers le 15 décembre ? On comprend pas bien. Vous avez dit des consensus sont possibles lesquels ?

Mais bien sûr. Enfin moi si je suis devant vous aujourd'hui, c'est parce que je suis pas là pour juste m'asseoir à ma chaise de ministre et me dire que je vais être là le plus longtemps possible. Je suis là parce que je crois et je crois vraiment que quand une majorité de Français une majorité de Français veut la stabilité, que quand une majorité de Français veut que nous ayons un budget, et bien je crois que dans une démocratie, les hommes et femmes qu'ils ont élus et que je vois dans l'hémicycle tant à l'Assemblée qu'au Sénat sont aujourd'hui capables et demandeurs et volontaires et veulent être eux-mêmes les acteurs de ce compromis.

Pas parce que je suis naïve, mais parce que les hommes et les femmes que je vois devant moi, quand ils n'appartiennent ni au Rassemblement national ni à la France insoumise, je peux vous dire que dans le travail que nous menons, il y a une vraie volonté de ne pas tomber dans dissolution, chaos, élection ou je ne sais quoi. Mais je on va y revenir. Donc comment c'est possible ?

Vous savez, moi j'ai été nommé le 23 décembre 2024. À l'époque, il y a pas de budget. Michel Barnier venait d'être décensuré.

François Baou venait d'être nommé et on m'a demandé d'être ministre des comptes publics. 100 % des gens que j'ai vu m'ont dit "Mais pourquoi tu t'embarques là-dedans ? Ça va durer 15 jours.

Bon bah, on a trouvé un compromis à l'époque. On l'a pas trouvé par magie. Les acteurs politiques étaient les mêmes, les majorités étaient les mêmes.

Vous avez trouvé un compromis pardon après une crise, un budget qui a pas été voté. Vous savez un nouveau premier ministre. Il s'est passé trois choses.

Un, une demande très forte des Français dire écoutez, arrêtez, mettez-vous d'accord. C'était une demande très forte et je pense qu'aujourd'hui elle est tout aussi forte. de le Sénat qui a à l'époque et je veux vraiment ici remercier publiquement Gérard Larchet qui en tant que président du Sénat comme on dit 2e personnage de l'État a mis tout son poids personnel et politique pour que le Sénat soit l'endroit où ce compromis que les Français demandaient puisse voyez se mettre en œuvre se matérialiser et trois un moment où le Parti socialiste et les forces politiques dit du socle commun du centre ont réussi sur un certain nombre de sujets à se dire que personne n'aurait raison tout seul et qu'au fond on aurait raison ensemble.

C'est trois éléments là, ces trois facteurs là, je ne vois pas aujourd'hui pourquoi on ne resterait pas capable de le refaire. Oui, on l'a pas fait il y a 50 ans, on l'a fait il y a 6 mois. Il y a 6 mois.

Donc s'il y a 6 mois, on a su donner un budget à la France pour 2025, je vois pas pourquoi aujourd'hui on peut pas en donner un pour 2026. La réponse vient et on citait tout à l'heure Bruno Rotaillot qui a rejoint le Sénat. On voit aussi ce que dit Gérard Larchet.

Lui aussi, ils disent que finalement vous avez fait tellement de compromis avec le Parti socialiste, encore une fois c'est le PS qui décide. Eux sont totalement opposés effectivement aux taxes. Si ont été votés à l'Assemblée, ils diront non.

Donc on n'est pas sûr et vous n'êtes pas sûr que le Sénat soit aussi coopératif qu'il y a un an. J'ai dit moi-même, je ne vote pas dans l'hémicycle, mais j'ai dit moi-même que les 36 milliards d'impôts inventés par le RNFI, j'étais contre. Donc ça, j'ai pas de doute.

Ces impôts ne vont pas être remis au Sénat. Bien sûr, mais il y a si l'opération de Gérard Larcher, est-ce que vous y croyez encore aujourd'hui ? 1 an.

Ah bon ? Mais il y a des désaccords tellement profonds que des voyez, on peut être en désaccord mais arriver à trouver des compromis. Le budget de la partie recette du projet de loi de sécurité sociale qui était voté voté à l'assemblée alors qu'il n'y a pas de majorité.

Je je le redis parce que peut-être on a on a un peu oublié l'importance de ce moment. Mais pourquoi c'est voté ? parce que chacun sait que ce n'est pas son budget, qu'il y a dans le texte des choses qui ne lui plaisent pas, mais qu'il y a aussi des choses qui sont suffisamment positives pour qu'il puisse dire oui et qu'à la fin, sur tout ce qui compte, c'est est-ce qu'on donne à la sécurité sociale un budget ?

Est-ce qu'on donne au pays un budget ? Est-ce qu'on donne à nos armées des moyens ? Est-ce qu'on donne à nos policiers des moyens ?

Est-ce qu'on donne à nos agriculteurs un des des des caps ? Est-ce qu'on donne à nos industriels de quoi innover ? À la fin, les questions, c'est pas est-ce qu'on donne au gouvernement ou pas le droit de continuer ?

Est-ce qu'on en a d'autres pays aux familles, aux entreprises, aux industriels, aux chercheurs, aux universitaires ? Il y a la coopération du Sénat à votre avis ? Il y a aucun doute les sénateurs.

Moi, j'ai lu ce matin Jean-François Husson, rapporteur général du budget au Sénat, il est je crois dans un la tribune dimanche, vous lisez son interview, il dit un budget nécessaire, des compromis sont nécessaires. Les compromis, c'est pas la compromission, c'est pas renier ce qu'on est. Évidemment, le Sénat, il y a des choses qu'il apportera, qu'il faudra garder dans le compromis.

Il y a des choses qui ont été votées à l'Assemblée, je vous l'ai dit, même si le texte à Infine été rejeté sur les 500 amendements adoptés, personnellement, je pense qu'il y en a une centaine, au moins une centaine, qui sont intéressants et utiles et que le Sénat, je pense sans difficulté et il pourra faire ses changements et ses modifications et ses ajustements. Mais il y a une centaine d'amendements qui honnêtement sont positifs. Oui, si je suis devant vous ce matin, c'est pas pour vous dire c'est ni nous ou le chaos, c'est soit la responsabilité, le ressaisissement, le vote et donc un budget pour les Français, soit une crise financière et économique qui au fond, on le voit bien, est un peu le pari que font certains en considérant que si le pays se laisse glisser, eux, ils apparaîtront sous un meilleur jour pour 2027.

Je ne peux pas me résoudre à ce est-ce que vous vous sentez pas de temps en temps un peu seul euh quand on a parlé tout à l'heure de Bruno Retaillot très dur ce matin par rapport à la à ce qui arrive. Édouard Philippe et ses troupes se sont abstenus sur le volet recette à l'Assemblée nationale sur la loi de finance de de l'État. Est-ce que et même les Renaissances parfois on a vraiment l'impression qu'ils émettent beaucoup de réserves, qui s'abstiennent, qui proposent d'autres choses.

Qui soutient aujourd'hui encore ce gouvernement ? le gouvernement, je ne sais pas ce que nous cherchons à faire. Je sais que la majorité des Français veut qu'il y ait un budget et voyez moi ce qui fait que aujourd'hui je me dis pas je me dans une croisade avec le premier ministre fois que vous nous le dites depuis l'émission comme si c'était votre bouclier le seul bouclier que vous ayez c'est la certitude que les français vont descendre dans la rue pour dire un budget ça n'est pas le cas ils veulent la stabilité mais si on leur demande mesure par mesure s'ils soutiennent ce budget c'est pas sûr Martchou dans une démocratie qu'est-ce qu'il y a de plus fort que les Français dans une démocratie qu'est-ce qu'il y a de plus fort que les gens qui par un bulletin de vote en 2024 ont créé un paysage politique qui est un fait qui nous dit et bien il n'y a pas de majorité absolue.

On fait quoi quand on est on fait comme Marine Le Pen ? On dit bah revotez parce que vous savez le résultat ne me plaît pas. Quand monsieur parce que Français vous soutient, vous répondez au moins les Français nous soutiennent donc vous sentez pas soutenu par mais mais bien sûr que je me sens soutenu complètement mais je me sens soutenu dans l'exercice que nous faisons.

Il est plus socialiste. Je me sens soutenu dans l'exercice que nous faisons. Est-ce qu'à la fin ce budget sera celui de Renaissance ?

Non. Est-ce que ce sera celui que Sébastien Lecornu et tout son gouvernement a proposé ? Non.

Est-ce que ce sera celui d'Olivier Fort et de Boris Valallot ? Non. Ben pour l'instant, il y a des il y a des gens dans votre camp qui disent "C'est plutôt le budget de monsieur euh de monsieur Fort que le vôtre." Bah si c'était le budget de monsieur Fort, vous voyez, il l'aurait voté et donc en fait aujourd'hui c'est le budget au fond de personnes et ça devient ça doit devenir le budget de la nation, ça doit devenir le budget des Français.

Et donc oui, je vous dis, moi je me sens soutenu par d'abord le pays qui veut la stabilité. Je pense que c'est très fort. H et pour le gouvernement que nous sommes, c'est très fort.

Je me sens soutenu par des hommes et des femmes qui ont des boussoles partagées dans l'hémicycle. Vous savez, personne ne veut détruire les entreprises. Après, on peut avoir des discussions sur la bonne fiscalité.

Personne dans cet hmicycle ne se dit la bonne solution c'est qu'on s'isole de l'Europe. Non, c'est qu'on trouve les bonnes modalités. Personne dans cet hmicycle se dit le changement climatique, ça n'existe pas.

C'est qu'on on qu'on trouve les bonnes modalités. Il y a des gens qui le disent mais il y a pas de majorité. vous en trouverez hein.

Il y a pas de majorité pour soutenir ces idées qui seraient délétaire pour majorité pour soutenir la partie recette. Ça c'était très bien mais il y en a eu une sur la partie du la sécurité sociale et j'y reviens. C'est très important.

Ça c'est ce sera votre médaille d'or de l'année quand même pour l'instant parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à un moment donné on sait le faire et donc on peut le faire. Une concession aussi du gouvernement énorme.

Si vous n'en faites pas, il y aura pas de Mais le premier ministre a dit lui-même à un moment donné si on a raison tout seul c'est quoi ? On n'est plus là. Et si on a raison tout seul, les Français d'ailleurs ne veulent plus qu'on ait raison tout seul.

C'est ça qu'on a appris aux législatives, c'est mettez-vous d'accord, faites des compromis, mettez de l'eau dans votre vin, écoutez un peu plus et moi je suis tout à fait là pour vous dire que ce sont des demandes que nous devons entendre. En avance, encore un mot. Combien ça coûte un non budget s'il y a pas s'il y a pas le compromis ?

Une lo spéciale, ça coûte combien la loi spéciale en 2025 ? Le fait d'avoir pendant ces 6 semaines pas de budget, de passer le 31 décembre sans budget avec beaucoup de mesures d'économie, ils sont tombés automatiquement. Ils sont tombés.

On a pu on n pas pu les faire. Ça a coûté 12 milliards. 12 milliards d'euros un demi point de PIB.

Donc combien ça coûte d'avoir pas de pas avoir de budget ? Ça coûte déjà une chose majeure, c'est que ça coûte l'incapacité de réduire le déficit. Si vous avez pas de budget, vous pouvez pas réduire le déficit.

C'est pour ça que je vous dis que le glissement le glissement c'est quoi ? C'est de passer de la crise politique que certains manifestements pourraient ne pas avoir intérêt à résoudre à la crise financière économique qui signerait l'affaiblissement de notre pays. Et donc ça voudrait dire quoi un déficit pas réduit ?

Bah c'est un déficit, il est à 5,6 5,8 % 6 %, j'en sais pas. Ce qui est certain qu'aujourd'hui on est à 5,4 %. Est-ce que votre objectif c'est toujours 4,7 % ?

Vous continuez à penser que malgré tout la trajectoire sera tenue ? On a proposé un projet à 4,7 % de déficit. Le premier ministre a dit nous devons absolument être sous 5 % parce que si on n'est pas sous 5 % nous ne sommes pas crédibles.

Je vous rappelle que nous avons le déficit le plus élevé de la zone euro. Avant de parler et moi mon rôle c'est aussi dans les débats de rappeler quand même une réalité économique. Combien ça coûte en milliards ?

De quoi une loi spéciale si on a bah entre, voyez, l'année dernière c'était 12 milliards. Ça dépend combien de temps ça dure, ça dépend les mesures qui tombent, ça dépend s'il y a un budget pour la sécurité sociale ou pas parce qu'il peut y avoir aussi un budget pour la sécurité sociale voté avant Noël et peut-être euh des difficultés à trouver celui de l'État. Donc moi, je fais pas de politique fiction.

Ce que je vous dis juste, c'est s'il y a pas de budget, il y a pas de réf de déficit qui se réduit. S'il y a pas de budget, il y a un pays qui glissera vers la crise financière économique, un pays qui s'affaiblira et un pays qui, on le voit bien, aura mis manifestement les intérêts politiques de certains candidats à la présidentielle avant l'intérêt des Français. Je ne veux pas m'y résoudre et je crois et je le dirai avec un grand sourire, je crois qu'on peut y arriver.

Marcelo, qu'est-ce qui s'est passé sur la TVA à nouveau ? Elle a rapporté moins que prévu. Qu'est-ce qui c'était déjà le cas précédemment ?

Vous avez lancé une un rapport. Quand est-ce qu'on saura ce qui se dans les prochaines semaines ? rapport me sera remis, il sera rendu public.

J'ai vu que Jean-François Husson voulait y être associé. Évidemment, nous le ferons. Vous savez que depuis que j'ai pris mes fonctions, nous avons tous les trimestres publié toutes nos recettes, toutes nos dépenses et ce sujet TVA était déjà discuté en avril puis en juin.

La transparence, c'est pas d'avoir raison et de croire à ces chiffres. La transparence, c'est d'expliquer ce qui se passe. Ce qui se passe sur la TVA, c'est que il y a beaucoup d'épargnes, dont moins de consommation.

Ça, on le sait, on le voit. Après ce qui se passe sur la TVA, c'est que les fameux petits colis qui arrivent de Chine complètement sous-valorisés engendrent une forte baisse de recette de TVA. Ça, il faut qu'on arrive à le chiffrer.

Et puis je dois vous le dire, il y a toujours de la fraude, il y a aussi des gens qui optimisent. C'est pour ça qu'on a d'ailleurs proposé qu'on facture désormais des factures soient électroniques et que nous puissions faire comme sur le prélèvement à la source pour les entreprises la le préremplissage de la déclaration de TVA. Donc voilà, c'est ça, c'est les hypothèses et évidemment je rendrai le rapport public et j'y associerai les parlementaires.

Ma méthode à moi depuis le début de cette fonction, c'est de dire toute la vérité et de prendre des décisions, pas juste de constater, mais d'agir. Et donc, c'est ce qu'on fera sur ce sujet comme sur les autres. Frédéric Delpêche nous a nous a rejoint.

Bonjour Frédéric. Une dernière question très vite mais elle est important. Dernière question de taxe foncière.

Vous étiez au courant de cette révision, j'allais dire de des modifications de salle de bain qui va toucher cette million et demi de foyer. Est-ce que Ber était au courant ou pas ? Et et comment ça va se terminer ?

En trois phrases, de quoi on parle ? La taxe foncière est un impôt qui est perçu par les collectivités et de tout temps depuis 1970, ce système très compliqué qui peut paraître un peu daté est tel que chaque année les élus qui collectent à la fin l'argent de la taxe foncière demandent à l'administration de s'assurer que ce qui est taxé est fait de manière équitable, fiable, ça soit solide et que ça puisse marcher. Comme tous les ans, comme tous les ans, l'administration se met au service des élus pour faire les ajustements nécessaires.

On s'est vu en juin dernier avec les élus. À ce moment-là, on s'est dit ce qui a été fait dans certains départements, on le fait pour toute la France. Nous revoyons les élus mardi.

C'est vous savez une affaire où le gouvernement ne touche pas 1 €. Nous, on est au service des élus et donc on fait en général ce qu'il nous demande, c'estàd les ajustements qui permettent à cet impôt avec tous les défauts qu'il a quand même d'être un impôt équitable. Si les élus nous disent qu'ils veulent faire autrement, on fera autrement.

Mais moi, je veux pas de polémique inutile, je veux qu'on avance. Et ce que je sais quand même juste en un mot, c'est que je préfère quand même que les impôts qui existent marchent bien plutôt qu'on en soit rendu ensuite à avoir des débats que certains considè de folie fiscale où du coup chacun avente son nouvel impôt parce que les impôts qui existent ne marchent plus. La taxe foncière non la taxe foncière on sait tous que ça fait 10 ans que tout le monde tourne autour du sujet pour en réviser le fonctionnement.

Moi je suis prête à accompagner et à lancer cette réforme résolument. Mais il faut le faire avec les élus. Mais non, il faut le faire avec les élus.

C'est un impôt qui est au bénéfice des collectivités. Vendredi soir, vous avez fait rire les députés à la fin du débat puisque vous leur avez dit publiquement, vous avez remercié publiquement Henric Coel alors que vous aviez eu des mots assez dures pour la France insoumise, arnaqueur, illusionniste. Est-ce que ça veut dire que vous pouvez travailler avec la France insoumise ?

Mais d'abord il y a les hommes et leurs idées. Réponse rapide pardon. C'est pour remercier Éric Cocrel comme président de la commission des finances qui a fait bien son travail de président de la commission des finances avec qui j'ai siégé 125 he vous voyez il était assis à 1 m de mois.

Oui, je pense que c'est d'abord euh c'est ce qu'on se doit en démocratie accepter les les désaccords mais travailler euh sans invective et sans violence. Et donc oui, je pense que c'est plutôt bien de le dire comme ça. Deuxème question, on a vu hier le rassemblement anti narcotrafiquant à Marseille.

Combien vous avez pu saisir d'avoir ? Vous vous étiez vous disiez que c'était une de vos batailles. Combien vous avez pu saisir d'avoir jusqu'à présent ?

Alors 600 millions d'euros l'an dernier grâce au travail de l'ONAF, l'Office national anti-fraude. Je peux vous dire que depuis quelques semaines, grâce au travail notamment très rapproché sur ce qu'on appelle les sociétés éphémères qui sont des lessiveuses, des blanchisseuses d'argent, on a près de 100 millions d'euros qui ont été saisis avec des actions partagées entre les services sur lesquels j'ai autorité. Euh donc tracf, euh les services bien sûr des impôts, les services des douanes, ça c'est juste la partie vraiment liée aux sociétés éphémères et au et au blanchiment d'argent.

Après le travail de mon ministère et surtout des douigners que je veux remercier, c'est qu'on a saisi déjà plus de cocaïne dans notre pays euh jusqu'au entre janvier et août que pendant toute l'année 2024. Donc on a une mobilisation extrêmement forte face à un trafic, mais vous avez tout à fait raison. Le trafic, il faut le combattre en saisissant la drogue, mais il faut surtout le combattre en tapant au portefeuille les trafiquants parce que c'est par l'argent qu'on saisit en centaines de millions d'euros qu'on arrivera évidemment sans faillir dans notre engagement à stopper ce fléo.

Frédéric, faut-il interdire Shine ? Il y a 80 parlementaires qui le réclament aujourd'hui. Déjà un, il faut interdire la vente sur Shine de choses qui ne sont pas légales.

C'est le cas. Vous savez qu'ils ont arrêté de vendre s'il vous plaît tous les produits non textiles, tous les la marketplace l'interdiction complète. S'il vend des produits qui sont acceptables et qui respectent les normes, on peut pas.

Maintenant, on a fait interdire la vente de tout ce qui n'est pas aux normes et surtout ce qu'il faut, c'est arrêter leur concurrence déloyale. C'est la taxe qui a été votée euh qui est une taxe antidumping, qui est une taxe pour avoir les moyens de contrôler. et que des produits dangereux n'arrivent pas dans les familles et les foyers français.

Alors, dernière question, on vous avait beaucoup vu en 2017, vous êtes arrivé député. Est-ce que vous êtes toujours macroniste aujourd'hui ? Est-ce que vous définissez toujours comme étant un soutien du chef de l'État ?

Ben d'abord, je dois remercier le chef d'État. Oui, je suis une fidèle euh du président dans un élément en particulier qui est le dépassement. Vous voyez, je vous ai parlé de compromis depuis maintenant près d'une heure, mais ce que avait proposé le président de la République au départ, c'était considéré qu'on avait jamais raison tout seul.

Vous êtes un peu une des dernières parce que on a le sentiment qu'il est lâché par beaucoup de de ceux qui étaient avec lui en 2017. Je crois pas qu'onit pas les premiers, les derniers. Vous savez, il y a Sébastien Lecnu et d'autres.

On était là en 2017, on est continué d'être là. Beaucoup de députés d'ailleurs dans lescle étaient là en 2017 et sont toujours là. Et moi, je vous dis qu'il y a une des choses qui restera, c'est que et qui restera pour longtemps parce qu'on voit bien que la majorité absolue de 2027 rêvée par certains ne sera pas si facile que ça à retrouver. c'est que le dépassement, l'idée que au fond dans un pays, on a besoin de faire des compromis, de regarder les idées d'où qu'elles viennent quand elles sont bonnes pour le pays, ça j'y crois toujours.

Et d'ailleurs, c'est voyez un moteur très fort des 125 heures de débat que j'ai pu avoir avec les députés. Il reste quelques instants, deux questions rapides, réponse brève s'il vous plaît. Madame de Monchalin.

Le chef d'étatmajor général Mandon, a dit que dans quelques années, dans 3 4 ans, on pouvait se retrouver face à un affrontement sérieux avec la Russie et qu'il fallait qu'on se prépare à éventuellement des sacrifices y compris humains. C'est une phrase qui vous qui a beaucoup choqué. Est-ce que c'est votre cas ?

Vous savez aujourd'hui déjà et on l'oublie peut-être trop souvent, notre pays enterre des jeunes, femmes et hommes qui vont se battre sur tous les terrains du monde pour protéger nos intérêts et euh notre pays. Donc des enfants qui meurent pour nous, il y en a eu pendant les guerres, on les célèbre et on s'en souvient le 8 mai, le 11 novembre, mais moi j'ai assisté et participé à beaucoup de cérémonies aux invalides. Vous avez le cercueil de jeunes soldats, vous avez leur famille et donc oui, nous perdons déjà des enfants dans de très nombreux conflits.

Et ce qu'a dit le chef d'étatmajor des armées, je pense qu'il faut que nous entendions, c'est que ça, on le vit, parfois, on l'oublie. Et ce qu'on doit aussi avoir en tête, c'est que nous vivons dans un monde de plus en plus hostile. Se tiennent à Genève aujourd'hui des négociations très importantes, pas que pour les Ukrainiens, mais pour nous Français.

Est-ce qu'à un moment donné nous avons encore la maîtrise de notre espace européen ? Est-ce que nous sommes en capacité de nous protéger, de nous défendre ? On n'est pas là pour faire la guerre, on est là pour éviter le conflit.

Et comme l'a dit euh le président de la République, pour être craint, il faut être fort. Et pour être fort, il faut être uni. Et donc ce qu'a dit le chef d'étatmajor des armées, c'est qu'au fond, nous avons besoin d'unité, de force morale et de ne pas oublier que déjà aujourd'hui nos armées sont en situation de conflit et que déjà aujourd'hui nous enterrons des jeunes femmes et hommes dont je veux ici saluer l'engagement et évidemment le service qu'il rendent à la nation.

La question est simple, il faut être fort. Pour être fort, il faut avoir un budget. Alors, il y a la loi de programmation militaire, il y a le supplément, si j'ose dire, souhaité par le président de la République.

Ce budget est sanctuarisé. Cette augmentation sera de toute façon respectée. 30 secondes pour répondre.

Le budget sera respecté s'il y a un budget. La première chose qui se passera s'il y a une loi spéciale, la première chose c'est que je n'aurai pas les moyens constitutionnels en tant que ministre du budget d'augmenter le moyen des armées. Je n'aurais pas non plus les moyens constitutionnels d'augmenter le budget du ministère de l'intérieur comme c'est prévu ou le budget du ministère de la justice comme c'est prévu.

Donc ça vous voyez ça fait qu'à un moment donné nos enjeux politiques internes viennent au fond confronter les enjeux de notre sécurité les enjeux du monde extérieur. C'est pour ça que je vous dis qu'à un moment donné, si on ne résout pas la crise politique aujourd'hui, c'est l'affaiblissement de la France qu'on laissera devenir et je ne veux pas m'y résoudre et je pense qu'on peut y arriver. Le message est passé.

Merci Amélie Manchalin d'avoir été l'invité dans toute franchise. Merci Arlette, Marcelo, Frédéric.

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, invitée d'En Toute Franchise|LCI — Amélie de Montchalin · Pourquijevote