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InterviewSud Radio — L'invité politique (sur Site radio)· 24 septembre 2026 28 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprises

L'invité politique Sud Radio - Nicolas Forissier, Ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité, est l'invité politique

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Votre travail est de faire en sorte que la France vende plus, que l'on exporte plus. Or, les importations aujourd'hui progressent plus vite que nos exportations.

  • 1:28FerméeRéponse directe

    Donc on peut dire que le coût de l'énergie freine les exportations françaises ?

  • 2:18RelanceRéponse directe

    Temporairement, vous dites, la crise énergétique, est-ce qu'elle peut affecter profondément cette balance commerciale dans le temps ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Que vous disent les entreprises françaises exportatrices, précisément, qu'elles ne peuvent plus absorber le surcoût de l'énergie et du transport ?

  • 3:49OuverteRéponse directe

    Précisément par rapport à nos voisins, comment peut-on être compétitif à l'export avec une énergie qui est plus chère pour nous que pour nos concurrents ? Je parle des concurrents européens.

  • 4:35FerméeRéponse directe

    Par rapport aux pays européens, on est à armes égales d'un point de vue de l'art ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueChiffre
    « nos exportations, ce que nous vendons à l'étranger, progressent en réalité de quasiment 2%. »
  • 0:55Invité politiqueChiffre
    « Sur 6 milliards de dégradations, vous avez 5,2 milliards qui sont liés directement à l'augmentation du prix des hydrocarbures, du gaz naturel, du pétrole, etc. »
  • 1:44Invité politiqueFait
    « les entreprises françaises, elles se battent sur les marchés extérieurs et elles réussissent à progresser. »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « globalement, on est même excédentaire. »
  • 2:27Invité politiqueFait
    « ce qui nous coûte très cher, ce qui, comment dire, est difficile à compenser, c'est le prix d'énergie, puisqu'on ne produit pas de pétrole. »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « la hausse du prix d'énergie vient alourdir les choses, rend les choses beaucoup plus difficiles. »
  • 4:27Invité politiquePromesse
    « tout surplus, y compris d'origine fiscale, qui pourrait être réalisé par rapport aux périodes normales, va être intégralement et déjà intégralement reversé pour aider, par exemple, les grands rouleurs, les infirmières, les aides à domicile, les entreprises. »
  • 5:47Invité politiquePromesse
    « On a doublé l'aide, on a augmenté aussi, je le dis au passage, aux entrepreneurs, les plafonds de déduction fiscale et sociale sur les aides au carburant que les entreprises, au-delà de l'aide de l'État, peuvent aussi verser à leurs salariés quand ils prennent leur voiture pour venir travailler. »
  • 6:07Invité politiqueChiffre
    « Ça représente, au bas mot là, à nouveau 500 millions d'euros qui sont dépensés. »
  • 6:40Invité politiqueFait
    « Elle a plafonné, vous l'avez bien vu, à 2 euros le coût, comment dire, de ses carburants ces dernières années, de façon très civique. »
  • 11:34Invité politiqueChiffre
    « Par exemple, au Panama, on a décroché 90 millions de dollars de contrats de maintenance pour l'entreprise Alstom. »
  • 19:27Invité politiqueFait
    « la France est le champion du monde, pardon, le champion d'Europe en matière d'investissement direct étranger. »
  • 19:51Invité politiqueChiffre
    « on a eu 93 milliards d'euros d'engagement d'investissement d'entreprises du reste du monde qui ont choisi de s'installer en France. »
  • 20:08Invité politiqueChiffre
    « c'est 2 milliards d'euros d'investissement avec des centaines d'emplois supplémentaires. »

Temps de parole

  • Nicolas Forissier75 %
  • Présentateur14 %
  • Invité3 %
  • ?3 %
  • Invité 22 %

≈ 9,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Sud Radio, l'invité politique,

0:03
Locuteur

Jacques

0:06
Présentateur

Cardoze.

0:07
Locuteur

Il

0:07
Présentateur

est 8h30, vous êtes bien sur Sud Radio, l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Nicolas Faurissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. Bonjour Nicolas Faurissier. Bonjour. Votre travail est de faire en sorte que la France vende plus, que l'on exporte plus. Or, les importations aujourd'hui progressent plus vite que nos exportations. Est-ce que c'est à cause de la crise énergétique

0:33
Locuteur

?

0:34
Nicolas Forissier

Les importations progressent plus vite, temporairement, parce qu'en réalité, nos exportations, ce que nous vendons à l'étranger, progressent en réalité de quasiment 2%. Si on enlève la facture énergétique, ce qui a dégradé notre solde finalement, et ce qui a rendu les choses un peu plus compliquées ces derniers temps, c'est évidemment ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz, le renchérissement du prix des hydrocarbures. En gros, sur 6 milliards de dégradations, vous avez 5,2 milliards qui sont liés directement à l'augmentation du prix des hydrocarbures, du gaz naturel, du pétrole, etc.

Mais donc, ça veut dire que structurellement, on progresse en fait, que le commerce extérieur, et plus globalement, ce que la France vend à l'extérieur, c'est-à-dire et les biens et les services, tout ça progresse bien, particulièrement les services,

1:17
Locuteur

c

1:17
Nicolas Forissier

'est-à-dire le tourisme, la place financière de Paris, les transports maritimes, etc. Mais c'est vrai qu'on a une dégradation ces derniers mois, premier semestre, à cause de la crise d'Hormuz.

1:28
Présentateur

Donc on peut dire que le coût de l'énergie freine les exportations françaises ?

1:31
Nicolas Forissier

Le coût de l'énergie dégrade un travail qui, par ailleurs, était très positif et qui rétablissait structurellement notre... Peu à peu, je ne

1:41
Locuteur

dis

1:41
Nicolas Forissier

pas que tout va être réglé du jour au lendemain, mais honnêtement, les entreprises françaises, elles se battent sur les marchés extérieurs et elles réussissent à progresser. Et quand vous prenez, encore une fois, les biens et les services, c'est-à-dire, en gros, le parfum, le blé, les machines, etc., et puis qu'on vend, et puis, d'autre part, le tourisme, les services financiers, etc., globalement, on est même excédentaire. Donc on a beaucoup redressé ces dernières années, en particulier depuis deux ans, mais c'est vrai que la guerre dans le détroit d'Hormuz, qui se passe sur le plan géopolitique, vient dégrader temporairement, j'espère, notre commerce.

2:18
Présentateur

Temporairement, vous dites, la crise énergétique, est-ce qu'elle peut affecter profondément cette balance commerciale dans le temps

2:23
Locuteur

?

2:24
Nicolas Forissier

Ah ben c'est certain. De toute façon, on sait depuis le début que ce qui nous coûte très cher, ce qui, comment dire, est difficile à compenser, c'est le prix d'énergie, puisqu'on ne produit pas de pétrole. Donc ça veut dire qu'il faut que, parallèlement, ce que le Premier ministre a dit très clairement et a mis en oeuvre ces derniers temps, il faut qu'on trouve le moyen de se dégager de cette dépendance aux hydrocarbures, plus que jamais. Il y a évidemment des raisons qui sont liées à l'évolution écologique de notre politique, à l'évolution durable de la conduite du pays, mais c'est aussi très important sur le plan économique et financier. Que vous disent les entreprises

2:56
Présentateur

françaises exportatrices, précisément, qu'elles ne peuvent plus absorber le surcoût de l'énergie et du transport ?

3:01
Locuteur

Les

3:02
Nicolas Forissier

entreprises exportatrices, elles ont de toute façon, globalement, dans une compétition mondiale qui est extrêmement difficile, un problème de compétitivité. Donc elles sont à la recherche en permanence de gains sur leur coût de revient pour être plus compétitives face aux Espagnols, aux Allemands, aux Italiens, mais surtout, évidemment, face aux Chinois ou à d'autres grands pays qui nous sont concurrents. Après, ça, c'est classique, c'est normal. Ce qui est vrai, c'est que la hausse du prix d'énergie vient alourdir les choses, rend les choses beaucoup plus difficiles. C'est vrai pour les entreprises exportatrices, comme pour les entreprises non-exportatrices.

Prends le BTP, par exemple, c'est évidemment très important. Les agriculteurs, les pêcheurs, c'est pour ça que le gouvernement a mis en place beaucoup d'aides très ciblées sur ces entreprises, parce

3:45
Locuteur

qu

3:45
Nicolas Forissier

'il faut préserver avant tout la croissance, nos entreprises et l'emploi. –

3:49
Présentateur

Précisément par rapport à nos voisins, Nicolas Faurissier, comment peut-on être compétitif à l'export avec une énergie qui est plus chère pour nous que pour nos concurrents ? Je parle des concurrents européens.

3:58
Locuteur

–

3:59
Nicolas Forissier

Elle est plus chère, tout ça est très relatif, en réalité. Elle n

4:02
Locuteur

'est

4:02
Nicolas Forissier

pas plus chère que dans les pays voisins. Vous avez des différences de taxes que l'État et le gouvernement se sont engagés à faire. Très clairement, c'est qu'il n'y ait aucune marge supplémentaire au profit de l'État qui soit faite par la mécanique de l'augmentation du prix du pétrole. Et donc tout surplus, y compris d'origine fiscale, qui pourrait être réalisé par rapport aux périodes normales, va être intégralement et déjà intégralement reversé pour aider, par exemple, les grands rouleurs, les infirmières, les aides à domicile, les

4:35
Locuteur

entreprises. – Donc

4:35
Nicolas Forissier

par

4:35
Locuteur

rapport

4:35
Présentateur

aux pays européens, on est à armes égales d'un point de vue de l'art

4:40
Locuteur

?

4:40
Présentateur

– On

4:40
Locuteur

est

4:40
Nicolas Forissier

à armes égales. Après, certains pays font ce que nous avons fait il y a quelques années, c'est-à-dire une baisse générale, mais ça coûte extrêmement cher. Et en fait, ce n

4:49
Locuteur

'est

4:49
Nicolas Forissier

pas productif du tout. Nous, on a déjà fait

4:52
Locuteur

cette baisse générale. – Une baisse générale de quoi ? – C'est-à-dire

4:53
Nicolas Forissier

que vous baissez les taxes ou vous gelez les prix en compensant par ailleurs, ça veut dire que vous dépensez des milliards d'euros qui partent un peu dans le sable. Évidemment, ça sert aux

5:04
Locuteur

gens qui en ont

5:05
Nicolas Forissier

vraiment besoin. –

5:06
Locuteur

Ça, ce n'est pas obligatoire. – Non,

5:06
Nicolas Forissier

nous, on a choisi de cibler les aides, précisément en tirant la leçon de ce qui s'est produit il y a trois ans, il y

5:12
Locuteur

a

5:12
Nicolas Forissier

deux ans, lors des précédentes crises, où on voit que quand on dépense de façon générale sans cibler, eh bien, on a une bonne partie de cet argent qui, jamais que nos impôts, qui disparaît dans le sable. Là, on cible sur les gens qui sont les gros rouleurs, les gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, y compris en tenant compte des revenus familiaux. On fait en sorte que les infirmières, les aides à domicile, les travailleurs du BTP, les agriculteurs, les pêcheurs, etc., puissent être aînés, parce qu'eux, ils en ont vraiment besoin pour pouvoir travailler. – Alors…

5:46
Locuteur

–

5:46
Nicolas Forissier

Et c'est une aide, je tiens à le préciser,

5:47
Locuteur

c

5:47
Nicolas Forissier

'est une aide qui est assez importante, qui est massive. On a doublé l'aide, on a augmenté aussi, je le dis au passage, aux entrepreneurs, les plafonds de déduction fiscale et sociale sur les aides au carburant que les entreprises, au-delà de l'aide de l'État, peuvent aussi verser à leurs salariés quand ils prennent leur voiture pour venir travailler. Donc, il y

6:05
Locuteur

a

6:05
Nicolas Forissier

quand même beaucoup de mesures qui sont mises en œuvre. Ça représente, au bas mot là, à nouveau 500 millions d'euros qui sont dépensés. Je ne parle pas des aides des entreprises.

6:14
Présentateur

– Nicolas Faurissier, vous êtes ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. Lorsque vous entendez le concert symphonique d'une partie de la gauche antitotale aujourd'hui, est-ce que vous pensez que c'est irresponsable de tenir ce genre de discours contre Total ?

6:27
Nicolas Forissier

– C'est totalement irresponsable. C'est totalement irresponsable. Moi, je connais bien Total. C'est une entreprise qui emploie des centaines de milliers de personnes dans le monde. C'est un des fagnons de l'économie française. C'est une entreprise qui est extrêmement vertueuse. Elle a plafonné, vous l'avez bien vu, à 2 euros le coût, comment dire, de ses carburants ces dernières années, de façon très civique. Honnêtement, elle joue le jeu pour accompagner. C'est une entreprise ultra moderne. Qui porte, encore une fois, énormément de contrats dans le monde. Moi, je soutiens Total. Il faut arrêter de taper sur nos champions. C'est quand même scandaleux. – Et l'idée

7:00
Locuteur

de

7:01
Présentateur

la France insoumise, défendue également par une partie de la gauche, on l'a encore vu hier, de plafonner les prix et donc d'aller chercher, d'une certaine façon, dans la poche de Total. Qu

7:10
Locuteur

'est

7:10
Présentateur

-ce que vous leur

7:11
Nicolas Forissier

répondez ?

7:11
Locuteur

–

7:11
Nicolas Forissier

Mais si on va chercher dans la poche de Total, on va chercher dans la poche des Français. Parce que Total emploie des centaines de milliers de Français dans le monde ou en France et que nous avons besoin de grandes entreprises.

7:20
Locuteur

–

7:20
Nicolas Forissier

D'un autre côté, Total fait des marges très importantes.

7:23
Locuteur

C

7:23
Nicolas Forissier

'est aussi l'un des arguments

7:24
Locuteur

de la LFI. – Oui, mais Total

7:24
Nicolas Forissier

réinvestit, Total paye des impôts en France, contrairement à ce que j'entends parfois. et non, moi je trouve que cette façon de plafonner, de désigner une espèce de jalousie sociale permanente qui est mise en œuvre par une bonne partie de la gauche, en tout cas une partie de la gauche, en particulier la France insoumise, est totalement démagogique, totalement contre-productive. Enfin, il faut arrêter de se tirer des balles dans le pied tous les jours. – Et vous leur dites quoi ? Vous leur dites « foutons la paix à Total

7:49
Locuteur

»

7:49
Nicolas Forissier

? – Je leur dis « Total doit respecter la loi », « Total, on lui demande de faire aussi des gestes importants ». C'est ce qui a été réalisé par Total, notamment en plafonnant les prix à la pompe. Je rappelle encore, moi je le sais, parce que je vois bien comment ça se passe cet été, j'emmène ma petite famille, je vois bien comment ça se passe. Donc il ne

8:08
Locuteur

faut

8:08
Nicolas Forissier

pas croire que les ministres sont coupés de la réalité, on vit comme tout le monde. Donc il faut respecter ça, et il faut faire en sorte que nous puissions porter avec fierté nos entreprises françaises. Après, je ne sache pas que Total ait commis un quelconque excès, et au contraire, ils sont très importants pour l'économie française.

8:30
Locuteur

Je ne suis pas l

8:31
Nicolas Forissier

'avocat de Total, moi, mais je trouve que ces raisonnements qui consistent en permanence à désigner...

8:35
Locuteur

–

8:35
Nicolas Forissier

Ça développe

8:35
Locuteur

un climat

8:36
Nicolas Forissier

anti-entreprise, d'après nous ? – Mais oui ! Enfin, je veux dire que, qu'est-ce qui crée de la richesse ? Avant de distribuer la richesse, tous ces démagogues qui nous expliquent qu'il faut aller prendre de l'argent là, ici, là, il faut d'abord la créer, la richesse. Et qui crée la richesse, ce sont les entreprises. Et les entreprises, après, elles sont dans un cadre réglementaire et fiscal qui, en France, en plus, est quand même très contraignant et qui met une pression très importante. Donc, il faut arrêter de taper sur les entreprises. On a besoin des entreprises, quelle que soit leur taille, pour créer de la richesse. Et après, quand on a créé cette richesse, on peut la distribuer.

Moi, je ne fais pas l'inverse. C'est malheureusement ce que dit une certaine gauche, et ça, je le regrette. – Nicolas

9:10
Présentateur

Faorissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. Vous revenez d'une tournée en Amérique latine et centrale. Là-bas, il faut ouvrir de nouveaux marchés dans ces zones pour contrer, notamment, les droits de douane américains.

9:25
Nicolas Forissier

– Contrer les droits de douane américains, ça fait partie d'un ensemble de choses qui, au fond, montrent que le commerce est devenu une arme dans un monde extrêmement violent, avec des conflits géopolitiques. On en parlait tout à l'heure à propos du détroit d'Ormouz, mais aussi ce qui se passe dans le détroit de l'autre côté, sur la mer rouge de Bab el-Mandeb, où on voit bien que cette situation est extrêmement dangereuse. Et puis, vous avez la guerre que M. Poutine a entraînée en Ukraine, avec toutes ses conséquences, y compris économiques. Et puis, vous avez, effectivement, l'utilisation du commerce, notamment ce qu'on appelle les tarifs. C'était M. Trump qui nous a, au

10:01
Locuteur

fond,

10:01
Nicolas Forissier

révéler ça, qui consiste à utiliser le commerce comme une arme. Donc, face à ça, moi, je dis, la France doit s'emparer de la logique et de la stratégie de diversification et de sécurisation de notre commerce. Donc,

10:17
Locuteur

il

10:17
Nicolas Forissier

faut qu'on aille dans le plus de pays possibles

10:20
Locuteur

qui pensent comme

10:20
Nicolas Forissier

nous et qui ont

10:22
Présentateur

noué des accords. Justement, vous avez noué des accords et vous accompagnez l'installation d'entreprises françaises à l'étranger. Vous revenez d'Amérique du Sud avec de bonnes nouvelles

10:31
Nicolas Forissier

? Oui, bien sûr. L'idée, c'est d'aller diversifier. On le fait dans le cas des accords de commerce qui sont signés par l'Union Européenne. On le fait en s'emparant de ces accords de commerce. Quand je vois, comment dire, les débats un peu incroyables, irrationnels sur le Mercosur, sur les accords de commerce en général, je pense qu'il faut que tout le monde prenne conscience qu'ils sont extrêmement importants.

10:51
Locuteur

Je vais y revenir.

10:53
Nicolas Forissier

Je vais répondre à votre question. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut bien voir que ces accords de commerce qui sont signés par l'Union Européenne, la France doit s'en emparer avant les autres. Et c'est ce que j'essaye de faire. Il y

11:03
Locuteur

a

11:03
Nicolas Forissier

eu un accord, par exemple, avec l'Australie au mois de mars dernier. Quinze jours après, j'étais en Australie pour dire aux Australiens « Mais nous, la France, on y croit. » Parce qu'on veut nouer des liens durables avec des pays qui pensent comme nous, trouver des troisièmes voies et ne plus être dépendants soit des Chinois, soit des Américains. Et c'est pour ça que

11:21
Locuteur

je

11:21
Nicolas Forissier

suis allé en Amérique centrale. Et je reviens à votre question initiale. Et en Amérique centrale, qu

11:25
Locuteur

'est

11:25
Nicolas Forissier

-ce que je fais ? Je vais débloquer, avec des entreprises que j'emmène, des contrats dans des pays avec lesquels nous essayons de construire des accords de long terme. Je vais prendre un exemple. Par exemple, au Panama, on a décroché 90 millions de dollars de contrats de maintenance pour l'entreprise Alstom. Ça fait partie de beaucoup d'autres contrats qu'Alstom décroche dans le monde.

11:49
Locuteur

Mais

11:49
Nicolas Forissier

il

11:50
Locuteur

fallait débloquer ce

11:50
Nicolas Forissier

contrat. Derrière, c'est de l'emploi en France. Parce que ça fait vivre Alstom et que vous avez beaucoup d'emplois en France. Autre exemple, en Équateur, l'entreprise Ragni qui fait de

12:03
Locuteur

l

12:03
Nicolas Forissier

'éclairage public, qui

12:04
Locuteur

est

12:04
Nicolas Forissier

une entreprise de l'Est de la France, elle a décroché 77 millions de dollars de contrats. Et je pourrais vous prolonger la liste. Mon boulot, c'est d'aller débloquer les contrats, d'emmener les entreprises sur place, de leur ouvrir des portes, de discuter avec les gouvernements des pays avec lesquels on essaie de construire dans le long terme pour leur dire, écoutez, la France, c'est un pays stable, c'est un pays qui pense comme vous, faites confiance à nos entreprises. Et finalement, ça marche. C'est pour ça que notre commerce extérieur progresse, comme je le disais tout à l'heure.

12:30
Présentateur

Dans cet ordre d'idées, il y a également des accords européens, cette fois-ci avec les Philippines.

12:35
Nicolas Forissier

Oui, vous avez, je l'ai dit, des accords qui sont... Parce que c'est la compétence de la Commission européenne de signer des accords de commerce avec d'autres pays ou avec d'autres zones. C'est l'Union européenne qui a signé avec le Mercosur, c'est-à

12:45
Locuteur

-dire

12:45
Nicolas Forissier

le sud de l'Amérique latine. C'est le cas, effectivement, dans la discussion qui est en cours, par exemple, en ce moment avec les Philippines. Je rappelle qu'on a conclu avec l'Indonésie il y

12:55
Locuteur

a

12:55
Nicolas Forissier

quelques mois, avec l'Inde il y

12:56
Locuteur

a

12:56
Nicolas Forissier

quelques mois, avec le Mexique, on a revu notre ancien accord. Enfin, je pourrais poursuivre la liste. Il y a eu une accélération. Et moi, je dis, il faut se servir de ça pour que la France soit en première ligne dans la mise en œuvre de ces accords de commerce parce que ça nous permet d'avoir des droits de douane qui baissent drastiquement et de rentrer ensuite dans une discussion pour lever toutes les barrières non tarifaires, c'est-à-dire au-delà des droits de douane.

13:20
Locuteur

Je

13:20
Nicolas Forissier

pense par exemple aux normes qui sont imposées par les pays pour essayer de se protéger, de fermer leur marché. Donc, cette logique-là, il faut s'en emparer de façon très dynamique et c'est ce qui nous permettra de diversifier notre commerce, les débouchés de nos entreprises. Autre

13:33
Présentateur

point intéressant et dont vous avez directement la charge,

13:36
Locuteur

c

13:36
Présentateur

'est la taxe sur les produits chinois. Est-ce qu'il faut aller plus loin aujourd'hui ? On voit en ce moment, en pleine crise du carburant, des Français qui achètent beaucoup de voitures électriques, mais elles sont chinoises. Depuis le 31 octobre, une nouvelle taxe frappe les voitures électriques chinoises importées en Europe. Certains à la Commission européenne disent qu'il faut aller plus loin et taxer des véhicules hybrides. Est-ce que vous y êtes favorable ?

13:59
Nicolas Forissier

Je pense qu'il faut faire très attention. La taxe sur les véhicules électriques, elle avait pour objectif simplement de rétablir un peu d'équité. Parce que nous savions très bien que nos partenaires chinois, ils nous vendaient des produits, et notamment des véhicules électriques, qui étaient très subventionnés. Et donc, il y avait une inéquité qui était créée, comment dire, je dirais même une inégalité entre les producteurs européens et producteurs chinois. Donc, on a remis ça, on a remis l'équilibre en place. Après, il faut faire attention, parce qu'on vend aussi aux Chinois. Donc, il faut monter en puissance progressivement.

Moi, je ne peux pas vous dire aujourd'hui s'il sera décidé de faire la même chose sur les véhicules hybrides, mais tout est à l'étude. Et ce qui est certain, c'est que c'est vraiment la position de la France, celle que je défends

14:44
Locuteur

au Conseil européen. Tout est à l'étude, ça signifie que

14:45
Présentateur

ce n

14:45
Locuteur

'est

14:45
Présentateur

pas impossible

14:46
Locuteur

?

14:46
Nicolas Forissier

Tout est possible dans la mesure où il faut que nos partenaires chinois comprennent qu'à force d'essayer de détruire l'industrie, l'économie européenne, en prenant des positions à coup de subvention publique, ils vont finalement détruire un marché qui est important pour eux. Donc, il faut rétablir une forme d'équilibre. Et il y a... Moi, je ne suis pas pour, comment dire, le recroquevillement, la lutte effrénée contre les concurrents, la fermeture des frontières qui aboutirait, au fond, à détruire notre industrie.

Il faut qu'on soit capable de continuer à conquérir le monde, d'avoir un esprit de conquête, mais il faut aussi qu'on soit beaucoup plus ferme quand les règles du commerce ne sont pas respectées. Et c'est la position de la France, notamment dans l'Union européenne. C'est pour ça que nous poussons beaucoup à des mesures, comme ça a été le cas sur la taxe sur les véhicules électriques, mais il

15:37
Locuteur

y

15:37
Nicolas Forissier

en a beaucoup d'autres, de façon à rétablir l

15:39
Présentateur

'équilibre. On va y revenir, Nicolas Faurissier. Vous restez avec nous. Vous êtes ministre délégué chargé du commerce extérieur et de

15:45
Locuteur

l

15:45
Présentateur

'attractivité. Dans la deuxième partie, un auditeur vous interrogera sur la course à la présidentielle.

15:50
Locuteur

Il

15:50
Présentateur

y aura le hashtag de Benjamin Gleize. Et puis, on parlera dans vos trois minutes pour vous convaincre, pour convaincre de votre politique en matière d'investissement à l'étranger. A tout de suite. Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoze. Nicolas Faurissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité est notre invité ce matin. Monsieur le ministre, deux petites questions d'actualité avant de passer à vos trois minutes pour convaincre. Trump et Zelensky espèrent la fin de la guerre avant l'hiver. Qu'est-ce que vous dites aux entreprises françaises ? Est-ce que vous les poussez à aller en Ukraine, malgré la situation ?

16:24
Nicolas Forissier

Je les ai déjà emmenés en Ukraine. J'ai fait une mission en Ukraine avec les entreprises françaises au mois de février dernier, dans des conditions d'ailleurs qui étaient terribles,

16:31
Locuteur

puisqu

16:31
Nicolas Forissier

'il y avait dans la nuit où je suis arrivé, 500 drones et missiles qui sont tombés sur Kiev. Vous leur dites, il y aura des

16:36
Locuteur

marchés à

16:36
Nicolas Forissier

prendre. Je leur dis, il faut être maintenant aux côtés de nos amis ukrainiens. Ce n

16:39
Locuteur

'est

16:39
Nicolas Forissier

pas quand la guerre sera finie, c'est maintenant, quand c'est difficile.

16:43
Locuteur

C

16:43
Nicolas Forissier

'est ce que la France a toujours fait. Y compris, on en parlait tout à l'heure avec les Chinois, rappelez-vous, du SARS-CoV en 2001, 2002, 2003, dans ces années-là. On était là comme

16:52
Locuteur

tous les autres. Il y a des marchés à prendre là.

16:54
Nicolas Forissier

C'est pareil en Ukraine. Évidemment, il y

16:56
Locuteur

a

16:56
Nicolas Forissier

des marchés à prendre, de la reconstruction, mais ce n

16:59
Locuteur

'est

16:59
Nicolas Forissier

pas des marchés à prendre simplement de façon égoïste. C'est un contrat de développement de long terme qu'on doit construire avec les entreprises ukrainiennes, avec l'État ukrainien. Et donc, vous dites aux entreprises françaises

17:12
Locuteur

n'hésitez pas.

17:13
Nicolas Forissier

Mais bien sûr. Bien sûr.

17:14
Présentateur

Je l'ai

17:15
Nicolas Forissier

déjà fait.

17:15
Présentateur

Autre sujet d'actualité, le pape, mais aussi Céline Dion. Lorsque l'on évoque le pape et Céline Dion,

17:22
Locuteur

on

17:22
Présentateur

se dit que c'est bon pour l'attractivité française. Est-ce que ça fait partie aussi de vos arguments ?

17:28
Nicolas Forissier

Mais bien sûr. Écoutez, moi je vais dans plein de pays pour essayer de vendre la France et à chaque fois, je me rends compte qu'il y

17:34
Locuteur

a

17:34
Nicolas Forissier

un désir de France dans tous les pays du monde. Et quand nous avons des personnalités aussi éminentes que le pape qui viennent en France, évidemment, on est fiers. Évidemment, il y a des contraintes,

17:45
Locuteur

il

17:45
Nicolas Forissier

faut organiser,

17:46
Locuteur

il

17:46
Nicolas Forissier

y

17:46
Locuteur

a

17:46
Nicolas Forissier

des blocages de certains quartiers de Paris, j'en sais quelque chose. Mais tout ça est très important. Ça dure quelques jours, mais pour l'image de la France,

17:53
Locuteur

c

17:53
Nicolas Forissier

'est essentiel. Que Céline Dion vienne faire son grand retour à Paris, c'est évidemment aussi un moment très fort tant nos compatriotes en particulier, mais dans le monde entier, il y a un amour pour Céline Dion. Donc,

18:06
Locuteur

moi je suis

18:07
Nicolas Forissier

un défenseur de l'image de la France, je voudrais qu'on arrête de se tirer des balles dans le pied tous les matins, de se dire la France ne va pas bien, elle est déclassée, etc. On ne parle que de négatif. Est-ce qu

18:18
Locuteur

'on

18:18
Nicolas Forissier

peut mesurer l'apport financier de la venue du pape

18:21
Locuteur

? Je

18:22
Nicolas Forissier

ne l'ai pas calculé aujourd'hui, mais évidemment, vous avez beaucoup de dépenses qui vont tourner autour, mais franchement, hôtel, restaurant, transport, etc., mais ce n

18:31
Locuteur

'est

18:31
Nicolas Forissier

pas ça qui est important. Le pape,

18:32
Locuteur

c

18:32
Nicolas Forissier

'est quand même autre chose qu'un enjeu financier, c'est une personnalité, c'est le chef de l'église catholique, le chef des catholiques dans le monde, il vient en France, fille aînée de l'église, comme je le rappelle, c'est historique ce que je suis en train de dire, et donc, on est fiers d'accueillir le pape à nouveau, et ce nouveau pape qui est Léon XIV, on est heureux qu'il vienne ici, à Paris. Alors,

18:58
Présentateur

Nicolas Faurissier, c'est l'objet de votre carte blanche, l'attractivité et vos trois minutes pour convaincre, vous avez choisi de parler de l'attractivité de la France, comment peut-on l'améliorer ?

19:08
Nicolas Forissier

Pourquoi j'ai choisi de parler de ça ? C'est parce que, je le disais il

19:12
Locuteur

y

19:12
Nicolas Forissier

a quelques instants, on est dans un débat public où on ne parle que de négatif, où on passe son temps à expliquer que rien ne va plus, que la France, encore une fois, est déclassée, etc. Or, j'observe que ça fait plus de 7 ans maintenant que la France est le champion du monde, pardon, le champion d'Europe en matière d'investissement direct étranger. C'est

19:30
Locuteur

-à-dire

19:30
Nicolas Forissier

que

19:30
Locuteur

c

19:30
Nicolas Forissier

'est la France qui attire le plus d'investissement direct étranger de l'ensemble des pays de l'Union Européenne, c'est-à

19:36
Locuteur

-dire

19:36
Nicolas Forissier

des 27 pays de

19:37
Locuteur

l

19:37
Nicolas Forissier

'Union Européenne. Ben, c'est bien ! Au mois de juin dernier, c'est la procédure Choose France qui a été mise en oeuvre par le président de la République déjà il y a presque 10 ans maintenant, eh bien, on a eu 93 milliards d'euros d'engagement d'investissement d'entreprises du reste du monde qui ont choisi de s'installer en France, de faire des data centers, mais aussi des investissements industriels. J

19:58
Locuteur

'ai

19:58
Nicolas Forissier

eu l

19:58
Locuteur

'occasion au mois de juin d'aller

19:59
Nicolas Forissier

à Chartres, dans ma région de Centre-Val-de-Loire, pour inaugurer l'investissement d'une entreprise qui

20:07
Locuteur

s

20:07
Nicolas Forissier

'appelle Novo Nordis, qui est danoise, c'est 2 milliards d'euros d'investissement avec des centaines d'emplois supplémentaires. On doit être fier de l'attractivité française et du fait que nous soyons champions.

20:16
Présentateur

Nicolas Faurissier, l'un des derniers investissements dont on a beaucoup parlé en France, c'est celui de l'Arabie Saoudite à travers ce parc d'attractions qui pourrait voir le jour en Europe. Est-ce que vous avez des nouvelles à nous donner concernant la licence qui appartiendrait aux Japonais et dont l'Arabie Saoudite ne pourrait pas se servir ?

20:41
Nicolas Forissier

Mais ça, c'est un problème entre l'Arabie Saoudite et les Japonais propriétaires d'une licence

20:46
Locuteur

dont

20:47
Nicolas Forissier

il a été évoqué qu'elle pourrait servir d'un des éléments de base de ce parc, mais ça n'a jamais été annoncé comme tel par les Saoudiens. Donc, ce qui

20:55
Locuteur

est annoncé par

20:56
Nicolas Forissier

les Saoudiens, c'est un investissement considérable de l'ordre, finalement, à moyen terme, de ce qui s'est fait avec Euro Disney sur d'autres thèmes complémentaires et avec des choix qui seront développés au fur et à mesure. Si les Saoudiens s'engagent dans cet investissement, ce n

21:11
Locuteur

'est

21:11
Nicolas Forissier

pas par hasard. C'est parce qu'ils savent que la France est la porte d'entrée de l'Europe, que c'est le pays qui accueille le plus de touristes au

21:16
Locuteur

monde.

21:16
Nicolas Forissier

Ce parc d'attractions, il se fera ? Mais moi, j'espère, parce que c'est des milliers d'emplois. C'est des milliers d'emplois pour la région parisienne et pour des gens qui ont besoin de boulot. Quand j'entends certaines voix, certaines bonnes consciences dont je vous ai expliqué que ce n

21:28
Locuteur

'est

21:28
Nicolas Forissier

pas bien de faire des parcs à thème, enfin, ils regrettent Euro

21:31
Locuteur

Disney aujourd'hui et les

21:32
Nicolas Forissier

milliers d'emplois que ça représente. Moi, je suis pour qu'on se développe, qu'on soit fiers, que notre pays soit

21:37
Locuteur

dans les années de

21:37
Nicolas Forissier

conquête et qu'on aille chercher aussi des investisseurs.

21:40
Locuteur

Nicolas

21:40
Présentateur

Faorissier, on va écouter une auditrice qui a souhaité vous interroger sur la politique et la course à la présidentielle.

21:46
Invité

Oui, bonjour. Alors, c'est Muriel de Béziers. J'aurais une question à vous poser, M. Nicolas Faorissier. Étant donné que vous étiez chez Les Républicains et que vous avez été exclu du fait que vous faites partie du gouvernement, est-ce que vous avez l'intention de donner votre voix à M. Rotaillot pour les présidentielles ? Voilà, merci de me répondre.

22:10
Nicolas Forissier

Écoutez, d'abord, Muriel, merci de cette question. Je n'ai pas été exclu. J'ai été suspendu comme mes cinq autres collègues ministres LR. Honnêtement, ça n'a aucune importance. Moi, ça fait 30 ans, plus de 30 ans même, que je me bats dans ma famille politique. Je suis un des cofondateurs de l'UMP qui maintenant s'appelle Les Républicains et j'en suis fier. La

22:31
Locuteur

question que vous posez c'est de savoir si vous allez

22:32
Nicolas Forissier

soutenir M. Rotaillot. La question c'est est-ce que nous sommes capables de nous rassembler ? Moi, je soutiendrai celui qui sera au fond le point de rencontre de l'ensemble des candidats de la droite et du centre. On ne peut pas continuer à avoir une espèce d'éparpillement incroyable de concurrence au fond assez stérile parce que derrière les postures on est... C'est

22:54
Locuteur

qui ?

22:55
Nicolas Forissier

C

22:55
Locuteur

'est qui pour vous aujourd'hui ? C'est qui aujourd'hui M. Faurissier pour vous

22:59
Nicolas Forissier

? Au fond, sur le fond de ce qu'il faut pour le pays, tout le monde est assez d'accord. Il y

23:04
Locuteur

a

23:04
Nicolas Forissier

des nuances. Ce qu'il faut maintenant c'est se rassembler sinon on va avoir un deuxième tour entre Mme Le Pen et M. Mélenchon ce que je me refuse personnellement

23:12
Locuteur

à accepter. Vous allez autour de qui M. Faurissier ?

23:14
Nicolas Forissier

Moi je pense qu'il va falloir le faire assez vite. Je pense que dire on attendra Noël le mois de février etc. c'est beaucoup trop tard. Il faut qu'il y

23:22
Locuteur

ait

23:22
Nicolas Forissier

un mouvement de rassemblement.

23:23
Locuteur

Il

23:23
Nicolas Forissier

y

23:23
Locuteur

a

23:23
Nicolas Forissier

des initiatives qui sont prises par les uns ou les autres en ce moment mais avant Noël à mon avis il faut que nous soyons capables de nous rassembler autour d'un candidat. Vous étiez au meeting d'Edouard Philippe ? Oui j'y suis allé parce que je connais très bien Edouard Philippe puisque c

23:40
Locuteur

'est

23:40
Nicolas Forissier

quelqu'un que j'apprécie énormément et parce que je voulais montrer je n

23:44
Locuteur

'ai

23:44
Nicolas Forissier

pas dit qu'aujourd'hui j'avais fait mon choix donc je ne réponds pas à la question de Muriel pour l'instant je n

23:48
Locuteur

'ai

23:48
Nicolas Forissier

pas fait mon choix mais je voulais montrer qu'il était important y compris de la part d'un responsable des Républicains de donner des signes de rassemblement. Vous n'avez pas fait

23:56
Locuteur

votre choix mais celui qui est mieux placé c'est

23:58
Nicolas Forissier

Edouard Philippe et certainement l'un de ceux qui peut peut-être le mieux rassembler aujourd'hui en tout cas c'est ce que disent toutes les études d'opinion. A quel moment vous ferez votre choix

24:05
Locuteur

?

24:07
Nicolas Forissier

Personnellement je le ferai avant Noël

24:10
Locuteur

mais je

24:11
Nicolas Forissier

souhaite que ce soit le cas de tout le monde pour qu

24:14
Locuteur

'on

24:14
Nicolas Forissier

se rassemble ce qui compte maintenant c'est d'avoir

24:16
Locuteur

un candidat qui aille à la

24:17
Nicolas Forissier

rencontre des français et qui leur dise il y a une alternative au populisme au pluriel c'est-à-dire celui de l'extrême droite ou celui de l'extrême gauche à la démagogie à la facilité aux mensonges pour un certain nombre de propositions

24:29
Locuteur

notamment de M. Mélenchon.

24:30
Présentateur

Les candidats de la droite et du centre ils sont là les trois candidats ils sont là ils ne vont pas changer l'ordre va a priori ne pas changer je

24:35
Nicolas Forissier

pense que nous allons avoir un phénomène assez naturel il y

24:39
Locuteur

a

24:39
Nicolas Forissier

de plus en plus de voix encore une fois parlementaires mais aussi dans l'opinion les élus locaux qui disent maintenant il faut se rassembler

24:45
Locuteur

alors

24:45
Présentateur

on va passer à l'actualité des réseaux sociaux avec vous Benjamin Gleize et notamment les vacances luxueuses de Mathieu Pigasse

24:52
Invité

oui qui s'étale dans la presse c'est un peu l'une des polémiques de la semaine vous l'avez vu sans doute alors pour ceux qui ne le connaissent pas rapidement Mathieu Pigasse c'est un banquier d'affaires de gauche un homme de médias qui revendique de mener la bataille culturelle contre l'extrême droite notamment par le biais de Radio Nova ou encore des Inrocs qu'il possède mais voilà alors contradiction ou pas la semaine dernière le canard enchaîné révèle qu'il a passé des vacances fastueuses sur une île des Caraïbes l'île Moustique 19 nuits facturées 434 000 euros et puis quelques jours plus tard avant-hier c'est Marianne qui dévoile cette fois-ci des chiffres concernant les vacances de sa compagne un séjour passé dans un hôtel américain à plus de 11 000 dollars la nuit entre temps Mathieu Pigasse s'était expliqué sur France Inter on l'écoute être de gauche c'est pas faire vœu de pauvreté on n'est pas de gauche en fonction de son compte en banque je continue ou de ce que l'on possède on est de gauche en fonction et c'est là où je veux venir de ses valeurs de ses engagements de

25:42
Locuteur

ses convictions

25:43
Invité

à nouveau ma vie elle a on m'a reproché on dit oui il dit il prend le métro mais oui vous savez à Paris je prends le vélo je me déplace en métro c'est pas un certificat de pauvreté c'est pas une vie normale je peux cher Benjamin Duhamel avoir une vie normale et partir en vacances c

25:59
Locuteur

'est

25:59
Invité

pas pour le jeu il n'existe pas jusqu'à preuve du contraire de police des vacances il n

26:03
Locuteur

'y

26:03
Invité

a pas au ministère de

26:04
Locuteur

l

26:04
Invité

'intérieur un bureau des vacances où vous déposez vous vos vacances avec qui vous partez quand vous partez et où vous partez bon Nicolas Faurissier est

26:11
Locuteur

-ce

26:11
Invité

qu'on peut être de gauche et multimillionnaire et j'aimerais vous poser la question si tout simplement est-ce qu'on peut être multimillionnaire et comprendre les préoccupations des français aujourd'hui

26:22
Nicolas Forissier

vous savez c'est une question d'attitude personnelle

26:27
Locuteur

c'est

26:28
Nicolas Forissier

une question

26:29
Locuteur

on

26:29
Nicolas Forissier

va dire très très personnelle vous avez des gens qui sont très riches et qui comprennent parfaitement la vie de tout le monde et qui l'ont vécu d'ailleurs avant peut-être qu

26:37
Locuteur

'ils

26:37
Nicolas Forissier

sont devenus riches un jour parce qu'ils ont réussi

26:39
Locuteur

moi

26:40
Nicolas Forissier

je ne

26:40
Locuteur

veux

26:40
Nicolas Forissier

pas rentrer dans ce genre de considération au fond tout ce débat c'est à l'image de ce qui fait

26:47
Locuteur

de

26:47
Nicolas Forissier

ce qui est l'outil principal d'une certaine gauche voire d'une extrême gauche même monsieur Pigasse c'est-à-dire la jalousie sociale on passe son temps à regarder ce que font les uns les autres combien ils gagnent où ils passent leurs vacances etc au lieu de se concentrer sur l'essentiel qu'est-ce qu'on fait tous ensemble pour essayer d'améliorer la vie de tout le monde donc il y a un acharnement

27:07
Locuteur

aujourd'hui

27:07
Nicolas Forissier

contre Mathieu

27:08
Locuteur

Pigasse je trouve que ce débat est

27:09
Nicolas Forissier

malsain je vous le dis comme je le pense on a un débat qui est négatif on passe son temps à critiquer tout le monde on passe son temps à regarder ce qui se passe dans le jardin du voisin une espèce de jalousie qui est humaine mais qui a été exploité en termes politiques depuis des années par une certaine gauche y compris par le parti socialiste et qui a créé un espèce d'état d'esprit assez désagréable je trouve dans ce pays je voudrais qu'on retrouve une démarche plus positive plus soyons ensemble le monde est extrêmement concurrentiel le monde est extrêmement brutal et nous on continue à avoir ce genre de débat mais non il faut regarder ce qui se passe chez nos voisins dans les autres pays du monde et faire équipe de France pour aller gagner y compris des parts de marché

27:48
Présentateur

merci monsieur le ministre Nicolas Faurissier était notre invité ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité on se retrouve dans un instant pour la vérité en face et auparavant il y a le journal bien sûr merci merci