Conférence de presse de Marine Le Pen et annonce du nouveau nom : Rassemblement National ! 🇫🇷
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« Je vous donnerai tout à l'heure les résultats du vote des adhérents. »
- 3:32Invité politiqueFait
« Il y a 50 ans, par un souffle de liberté, envoyer ses chars sur un peuple épris de liberté, c'était le printemps de Prague »
- 3:55Invité politiqueFait
« Cette tentative déplorable a échoué et l'Italie connaît depuis cette nuit un gouvernement conforme au vote des Italiens. »
- 4:38Invité politiqueFait
« Nos anciens maîtres de Bruxelles vont apprendre qu'ils ne peuvent forcer les peuples à accepter le joug que ceux-ci veulent briser. »
- 5:21Invité politiqueFait
« après la défiance démocratique exprimée par l'Autriche puis celle de la Hongrie, sans oublier la sécession politique de la Pologne »
- 5:34Invité politiquePromesse
« Le rendez-vous de mai-juin 2019 peut aboutir à une véritable révolution européenne. »
- 6:22Invité politiqueFait
« Nous ne voulons plus voir notre économie ruinée par la concurrence déloyale sciemment organisée pour nourrir la logique libre-échangiste mondiale à nos dépens. »
- 6:28Invité politiqueFait
« Nous ne voulons plus voir nos salariés concurrencés par du travail détaché à bas coût. »
- 7:03Invité politiqueChiffre
« C'est là la trentième opération de cette nature depuis trois ans. »
- 8:18Invité politiqueChiffre
« Les sondages montrent que l'addition des voix nous permettrait d'ores et déjà, sans même considérer la puissante dynamique de campagne ainsi instaurée, de sortir en tête de l'élection européenne. »
- 11:11Invité politiquePromesse
« Comme je m'y étais engagé, j'ai soumis au vote de nos adhérents le changement de nom de notre mouvement. »
- 13:41Invité politiqueChiffre
« Nos adhérents ont participé à ce scrutin et qu'à la question « voulez-vous que le Front National prenne le nom de Rassemblement National ? » La réponse a été oui. »
- 13:59Invité politiqueChiffre
« 20,81 compagnes d'adhésion pour rallier à nous tous ceux qui veulent être de l'avant. »
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dans cette belle ville de Lyon, au cœur de notre pays, pour un moment important et même historique de la vie de notre mouvement. Je voudrais vous exprimer ma gratitude pour votre constance, votre esprit de résistance et votre détermination. Elle n'a jamais fait défaut, mais je sais que ses qualités, ses grandes qualités sont rares et qu'elles nous seront nécessaires dans l'ultime étape qui nous conduit au sommet, au moment où nous sommes les derniers maîtres de la montagne.
Je suis fier de vous, de vos équipes et du mouvement que chaque jour nous construisons ensemble dans l'adversité, que chaque jour nous nous efforçons de rendre plus efficaces et auquel chaque jour nous demandons de se dépasser. L'œuvre de refondation que nous avons entreprise dès le lendemain des législatives et que nous avons menée ensemble pendant ces derniers mois se poursuit plus que jamais. Vous vous en apercevez tous les jours dans les fédérations comme un échelon central, avec une réorganisation profonde qui touche le mouvement dans son ensemble.
Cette grande rénovation des cendres, elle connaît ici à Lyon une nouvelle étape et pas des moindres puisqu'il s'agit du changement de dénomination de notre mouvement. Je vous donnerai tout à l'heure les résultats du vote des adhérents. Vous verrez à quel point ils sont à la hauteur de ce que nous pouvons attendre et combien nos adhérents nous accompagnent dans notre tâche par leur indéfectible soutien. C'est un moment émouvant évidemment que nous allons vivre puisqu'il ferme un chapitre de l'histoire de notre mouvement national, ce chapitre qui s'était ouvert il y a un peu plus de 45 ans. Mais c'est pour mieux en ouvrir un autre qui, je le crois, ne sera pas moins glorieux.
Cet événement croit avec la victoire que je sais inéluctable dans la joie. Cette grande ambition, je vous l'ai dit, ne relève pas de l'ambition personnelle mais elle procède de l'ardente nécessité de faire notre devoir de français, de l'ardente volonté d'engager le redressement du pays, de remettre la France que l'histoire appela la grande nation à son rang, c'est-à-dire parmi les tout premiers. A l'aube du nouveau siècle politique qui vient bouleverser un monde ancien qui disparaît sous nos yeux, le moment que nous vivons marque le point de départ d'une nouvelle aventure.
Cette aventure, c'est celle des peuples européens qui partout se réveillent contre une vieille oligarchie euro-fédéraliste qui les écrase sous son arrogante tyrannie. La tyrannie des asséchantes directives comme celle des orgueilleux commissaires et plus largement la tyrannie du totalitarisme marchand. Il y a 50 ans, par un souffle de liberté, envoyer ses chars sur un peuple épris de liberté, c'était le printemps de Prague, avec ce que les technocrates totalitaires soviétiques ont appelé la normalisation.
50 ans après, un autre empire totalitaire et technocratique tout aussi vacillant, a voulu ignorer la volonté démocratiquement exprimée du peuple italien par une piteuse tentative de coup d'État. Cette tentative déplorable a échoué et l'Italie connaît depuis cette nuit un gouvernement conforme au vote des Italiens. Pour nos amis de la Ligue, la chance de cet événement avec notre réunion d'aujourd'hui, un clin d'œil du destin, un signal que les Grecs appelaient le Kyrix. Nos anciens maîtres de Bruxelles vont apprendre qu'ils ne peuvent forcer les peuples à accepter le joug que ceux-ci veulent briser.
Voir ainsi, qu'adapter à Bruxelles, la volonté du peuple, en l'occurrence du peuple italien, est en soi un énorme motif de satisfaction et d'espérance. C'est également une joie et une fierté toutes particulières de savoir que notre partenaire et ami Matteo Salvini va exercer les fonctions de ministre de l'Intérieur et que la Ligue va compter 7 mois d'encouragement chaleureux et fraternel.
Après le Brexit, qui fut un vote de rupture brutale à l'égard du système européen, après la défiance démocratique exprimée par l'Autriche puis celle de la Hongrie, sans oublier la sécession politique de la Pologne, l'Union Européenne apparaît plus que jamais comme un navire en perdition, un navire qui fait eau de toutes parts et que la houle amène vers les récifs des élections européennes. Le rendez-vous de mai-juin 2019 peut aboutir à une véritable révolution européenne. Pour la première fois depuis l'instauration du suffrage universel aux élections européennes, il est possible de changer l'Europe, nous libérerons la France.
L'Union Européenne soit minoritaire au printemps prochain et c'est tout le système et derrière tous les systèmes politiques qui sont infondés dans chaque pays qui s'affaisseront. Ce sera une révolution politique de grande ampleur. Cette révolution européenne est de notre part. Nous ne voulons plus voir notre économie ruinée par la concurrence déloyale sciemment organisée pour nourrir la logique libre-échangiste mondiale à nos dépens. Nous ne voulons plus voir nos salariés concurrencés par du travail détaché à bas coût. Nous ne voulons plus voir notre contrôle au risque de leur santé.
Nous ne voulons plus voir notre continent, nos pays, nos villes, nos villages et nos rues submergés par un déferlement migratoire que la Commission encourage et maintenant offre avec notre argent. On en a eu l'illustration ces jours derniers avec la dispersion tranquille de milliers de migrants de Paris dans toute l'île de France. C'est là la trentième opération de cette nature depuis trois ans. Ce n'est plus tolérable. Jamais dans l'histoire. On a vu un peuple financer sa propre submersion, son propre appauvrissement. Et je vous le dis, la situation est très sérieuse. On le devine d'ailleurs dans la lucidité et la sincérité bien tardive de certains de ses propos.
même le ministre de l'Intérieur sans en avoir conscience. Mais il ne fait rien. Et bien la situation commande d'agir et de gagner. C'est pourquoi nous voulons que se joignent à nous tous les mouvements et personnalités qui partagent avec nous cette volonté de construire une autre Europe. De la construire vite avec l'énergie de ceux qui ont leur pays au cœur. Qui croient que cette Europe doit se fonder sur la libre coopération des nations. qui croient que la voix de l'Europe et de nos peuples n'est pas dans la dilution dans un grand magma mondialiste. Qui croient que ce n'est pas au marché financier d'imposer au peuple de bien voter.
A cette fin, j'ai adressé à notre ami Nicolas Dupont-Aignan une pro qui servira de base à une liste regroupant les nationaux et les souverainistes sous la même bannière et qui soit susceptible d'accueillir tous ceux d'où qu'ils viennent, de l'ancienne droite, de l'ancienne gauche ou d'ailleurs. Les sondages montrent que l'addition des voix nous permettrait d'ores et déjà, sans même considérer la puissante dynamique de campagne ainsi instaurée, de sortir en tête de l'élection européenne. Cette main fraternelle que nous tendons à Debout la France, comme à tous les autres mouvements, on perd le français.
Là, des politiques politiciennes, des petits esprits de chapelle ou des considérations subalternes d'appareils. La logique de liste ouverte à de multiples personnalités facilite cette fédération des énergies. Personne ne comprendrait que nous n'utilisions pas dès lors que l'intérêt national est en jeu. La Commission européenne, qui ne voit les Européens que comme des esclaves ou quand ils ne sont pas docilement asservis comme des ennemis, connaît en même temps un autre échec.
L'atlantisme, qui lui servait de guide, on ne peut pas dire de laisse, se heurte à la réalité d'une Amérique aux décisions ouvertement unilatérales, menaçante et parfois erratique, mais résolument déterminée à défendre ses intérêts. On peut, comme tous les autres, lui en vouloir, nous aussi, enfin, de défendre les nôtres, nos intérêts. L'Union européenne est progressivement broyée dans les mâchoires de l'étau des réalités. On n'a jamais raison contre les réalités. Les empires qui ont cru pouvoir ont péri. Les qui s'ouvrent devant nous sont immenses au moment où nous nous engageons une grande mutation stratégique, technique et politique.
Nous savons que les victoires ne s'acquièrent pas par l'effet du hasard, mais qu'elles se construisent avec l'intelligence, le cœur et l'énergie. De tout cela, je crois, nous ne m'en comptons pas. Poursuivons sur la route que nous indique notre devoir. Le marxiste Kotski disait que les révolutions, on ne les fait pas, elles se font. Même si nous savons que la révolution politique, pacifique et démocratique qui nous conduit au pouvoir a démarré, donnons-lui un coup de main. Ce sera plus sûr. Nous serons au rendez-vous que l'histoire nous a donné. Les moyens que nous ne nous reposons pas sur nos lauriers.
Nous cherchons en toutes circonstances, mes amis, à être plus audibles, plus performants, plus convaincants. Il y a trois mois, lors de notre grand congrès de la refondation de Lille, nous avons eu une très large majorité adopté une modification des statuts qui nous permet en toute légalité, sans subir la malicieuse censure de juges indisposés par trop de démocratie au Front National, de consulter nos adhérents. Comme je m'y étais engagé, j'ai soumis au vote de nos adhérents le changement de nom de notre mouvement. Ce changement ne relève pas d'un effet de mode, puisque nous changeons de nom une fois tous les 45 ans. La vérité, c'est que le monde change, et nous aussi.
Chacun aura remarqué, il souffle sur le monde et sur l'Europe un vent nouveau, un vent qui, après une parenthèse tourmentée de libre-échange débridé, amène le retour des peuples, qui est un retour de la raison. Par une remarquable faculté d'adaptation, et peut-être par l'instinct de survie en France, le système est obligé de muter pour survivre. Alors il l'a fait, avec un certain talent, en faisant émerger En Marche, qui est la coalition des forces du monde ancien, dont le seul programme est de durer, de tenir, de subsister. Le clivage se clarifie et commande le rassemblement des forces. Ce rassemblement, après tout, est un motif suffisant.
Mais parce que dans la tourmente que vit notre pays, la demande d'unité nationale correspond à une aspiration propre de tous les Français. Le rassemblement des Français, quelle que soit leur origine, leur race ou leur religion, c'est le cœur de notre engagement. Le nom rassemblement national que je vous ai proposé ne correspond pas à ce nouveau talent. Mais ils sont aussi comme un cri de ralliement de tous ces Français qui ne veulent pas se résilier aux gouttes à gouttes du déclin, qui ne veulent pas résilier de leur propre déclassement, de leur propre effacement. Ce nom, les adhérents du Front National l'ont découvert lors du discours de clôture du Congrès.
Cette annonce en direct, c'était un pari osé, il faut l'admettre. Je pouvais le prendre connaissant l'intelligence et la maturité politique de nos adhérents. Je ne crois pas exagérer en disant que le bastion de près d'une minute qu'ont réservé les militants à cette annonce, c'était le signe d'une adhésion à ce nouveau nom. J'en ai été, croyez-le, infiniment ému. Pour celui qui fait la part entre la nostalgie, bien sûr compréhensible, et les nécessités du combat qui est le nôtre, ce nom s'impose de toute évidence. Il s'impose tellement qu'il s'est largement imposé dans le cœur et dans l'esprit des adhérents.
Nos adhérents ont participé à ce scrutin et qu'à la question « voulez-vous que le Front National prenne le nom de Rassemblement National ? » La réponse a été oui. 20,81 compagnes d'adhésion pour rallier à nous tous ceux qui veulent être de l'avant. Aussi à cette conquête du pouvoir que nous engageons en France et en Europe. On choisit de représenter notre flamme stylisée dans un cercle, mais un cercle ouvert. Le Front National est de manière visuelle l'image de la fidélité à l'affirmation de notre projet, de notre objectif.
Je vous remercie tous et à travers vous, tous nos militants adhérents et soutiens, qui par leur confiance et leur action permettent d'ouvrir cette nouvelle ère pour le mouvement national. Mes amis, en avant pour de nouvelles conquêtes, hommage au Front National ! Vive le Rassemblement National ! Vive la France !
Marine Le Pen