On a décortiqué la ligne de défense de François Bayrou dans l’affaire Bétharram
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 50 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Est-ce que vous pouvez nous promettre que vous n'étiez pas au courant ?
- 0:43RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que voulez dire promettre que je n'étais pas au courant ?
- 1:24OuverteRéponse partielle
Sa rencontre avec le juge Mirand chargé de l'enquête en 1998 : l'avez-vous rencontrée ?
- 2:07RelanceRéponse partielle
Avez-vous parlé du dossier judiciaire avec le juge Mirand ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Croyez-vous que vous auriez scolarisé vos enfants dans un établissement suspect ?
- 3:33RelanceRéponse partielle
Votre fille affirme que vous avez évoqué la détention du père Caricar avec le juge Mirand : est-ce vrai ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Fait
« C'est vrai que la rumeur il y a 25 ans laissait entendre qu'il y avait eu des claques à l'internat. Mais de risque sexuel, je n'avais jamais entendu parler. »
- 1:24Fait
« Je n'en avais aucune trace et même pour ainsi dire aucune mémoire. »
- 2:07Fait
« Est-ce que nous avons pu parler avec le juge Christian Mirand de cette affaire ? sans doute oui. On a pu parler de l'ambiance, on a pu parler de l'établissement, jamais du dossier. »
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« Est-ce que vous croyez que nous aurions scolarisé nos enfants dans des établissements dont il aurait été soupçonné ou affirmé qu'il se passe des choses de cet ordre ? »
- 3:33Fait
« En tant que père de famille, ça me poignarde le cœur. »
Temps de parole
- ?98 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors, est-ce que vous pouvez nous promettre que vous n'étiez pas au courant ? Qu'est-ce que voulez dire promettre que je n'étais pas au courant ? Voulez que je vous le jure, croix de BR, crois de faire. François Bairou, savait-il, depuis le début de l'affaire Betaram, le premier ministre est accusé d'avoir été au courant des violences infligées aux élèves de l'établissement catholique du Béarne et de n'avoir rien fait. Et depuis le début, François Bairou qui est aussi ancien président du conseil général des Pyrénes Atlantiques et ex-ministre de l'éducation nationale ni évidemment je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit. J'ai dit que je ne savais pas.
Le poste a décortiqué la ligne de défense du Premier ministre dans cette affaire pédocriminelle la plus terrible dans l'histoire de l'éducation en France. D'abord le flou. Depuis les premiers articles de presse sur l'affaire après la constitution du collectif des victimes de Betaram, François Bairou, qui n'est pas encore premier ministre est interrogé sur ce scandale et impose un récit qui fluctue. Des réponses vagues où il est difficile de comprendre ce qu'il a su et ce qu'il n'a pas su. C'est vrai que la rumeur il y a 25 ans laissait entendre qu'il y avait eu des claques à l'internat. Mais de risque sexuel, je n'avais jamais entendu parler.
Seule l'une de mes filles se souvient d'une affaire de claque donnée par un surveillant. Jamais personne ne m'a alerté sur ce sujet, du moins dans mon souvenir. Celui qui se disait d'abord au courant de rien se dit finalement au courant de violences physiques, notamment lors du dépôt d'une plainte en 1996 qui le conduit à demander une inspection. Je n'en avais aucune trace et même pour ainsi dire aucune mémoire. Cette évolution du récit le pousse à certaines contradictions et notamment sur un point en particulier. sa rencontre avec le juge Mirand chargé de l'enquête ouverte en 1998 visant le père Carcar, ex-directeur de l'établissement catholique visé par une plainte pour viol sur mineur.
Dans un premier temps, le premier ministre jure n'avoir jamais rencontré le juge Mirandre. Puis François Bairou explique finalement que les deux hommes sont voisins et se sont donc bien croisés à ce moment-là. Est-ce que nous avons pu parler avec le juge Christian Mirand de cette affaire ? sans doute oui. On a pu parler de l'ambiance, on a pu parler de l'établissement, jamais du dossier. Alors que cette rencontre reste toujours nébuleuse dans la bouche du premier ministre, les autres témoignages affluent et vont dans un même sens. François Bairou a bien rencontré le juge Mirand avec qui il a bien discuté du dossier judiciaire, violant ainsi le secret de l'instruction.
Un gendarme l'affirme ainsi que sa propre fille. Sa fille justement, ainsi que deux autres de ses enfants ont été scolarisés à Betteram. Et c'est là l'argument principal du Premier ministre qu'il répète et répète encore pour prouver son ignorance sur le sujet. Est-ce que vous croyez que nous aurions scolarisé nos enfants dans des établissements dont il aurait été soupçonné ou affirmé qu'il se passe des choses de cet ordre ? Vous imaginez pas que nous aurions mis nos enfants dans une école dans laquelle il y avait ce genre de soupçon. J'aurais jamais de ma vie scolarisé mes enfants dans un établissement comme celui-là s'il y avait eu le moindre doute.
Mais le 23 avril dernier, François Bairou prend une nouvelle casquette, celle de famille de victime lorsque sa fille explique à la presse savoir elle-même était victime de violence physique dans l'établissement sans ne l'avoir jamais dit à son père. En tant que père de famille, ça me poignarde le cœur. C'est aussi à ce moment-là sur le plateau de Médiapart qu'elle assure que François Baou a bien rencontré le juge Mirand en 1998 pour évoquer la mise en détention du père Caricar. Pour François Baou, sa famille n'est peut-être plus tant son bouclier que sa faille.
S'il adopte une position défensive les premiers jours suivant les révélations, à partir du 18 février, François Bairou change de tactique et choisit la contre-attaque. Si je ne savais pas, d'autres savaient. Il maintient toujours qu'il n'était pas au courant des sées sexuels dans l'établissement et de la plainte pour viol visant le père Caricar en 1998 et assure que le procureur général mais aussi trois ministres du gouvernement Jospin savaient. Renvoyer la faute aux autres. Bairrou ne le fait pas qu'une fois. Le 10 avril, le gendarme àantemp remet en cause l'ignorance supposée de François Bairou dans l'affaire du père Caricar et fait cette révélation sous serment à l'Assemblée nationale.
Monsieur Mean m'attendait à la porte de son bureau et il m'a dit "Monsieur Ontant, la présentation est retardée. Le procureur général demande à avoir le dossier. Il y a eu une intervention de monsieur Baïou. Point. ce à quoi le premier ministre répond le lendemain. Je ne sais pas s'il mente bah les juges et les gendarmes, vous savez, ça se trompe comme les autres. Toujours dans cette optique de pointer du doigt d'autres responsables, François Bairou qualifie les attaques le concernant de complot politique et va jusqu'à sant martyre en comparant la polémique à la mécanique de l'affaire Baudis.
Dans cette affaire, le maire de Toulouse, Dominique Bodis avait été mise en cause à Thort dans une affaire de proxénétisme liée au tueur en série Patrice Alleègre en 2003. Qu'il choisisse la défense ou l'attaque, François Baou devra en tout cas dire toute la vérité devant la commission d'enquête à l'Assemblée nationale le 14 mai.
[Applaudissements] [Musique]