Audition de l'Association pour le soutien du théâtre privé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pourquoi proposer le transfert des missions de la STP vers le CNM ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Quels sont les obstacles à la fusion STP-CNM selon vous ?
- 2:10RelanceRéponse directe
La commission d'enquête a suggéré une fusion. Pourquoi ne pas la suivre ?
- 3:38OuverteRéponse directe
Le plafond de la taxe est-il justifié ?
- 4:22RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui justifie deux structures indépendantes ?
- 14:07FerméeRéponse partielle
Quels sont les surcoûts liés à la fusion ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Chiffre
« Le budget de la STP s'élève à environ 22 millions d'euros contre 120 millions pour le Centre national de la musique. »
- 0:43Chiffre
« En 2025, l'association a consacré 12,4 millions d'euros au soutien économique de la filière. »
- 23:13Fait
« Nos aides sont pour la plupart remboursables. On verse des avances au moment où le théâtre prend des risques. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Nous souhaitons vous entendre plus particulièrement cet après-midi sur son article 17 qui prévoit le transfert au Centre national de la musique des mission aujourd'hui exercé par l'association pour le soutien du théâtre privé. Ce rapprochement est proposé dans le prolongement de la commission d'enquête que nous avons mené en 2025 dans un objectif de simplification, de rationnalisation, du soutien au spectacle vivant notamment afin de mettre fin à la gestion par deux organismes distinctes d'une même taxe, une taxe affectée, enfin une taxe sur le sur la billetterie selon la nature des spectacles concernés. Donc la STP qui existe depuis 1964 est constituée sous forme associative et financée principalement par une fraction du produit de la taxe sur les spectacles
vivants ainsi que par des concours de l'État et de la ville de Paris. Les enjeux financiers ne sont pas négligeables. Le budget de la STP s'élève à environ 22 millions d'euros contre 120 millions pour le Centre national de la musique. En 2025, l'association a consacré 12,4 millions d'euros au soutien économique de la filière. Votre audition doit donc nous permettre de mieux comprendre votre fonctionnement de manière concrète, la répartition des dépenses et des recettes de l'association, le coût de la collecte de la taxe, celui de vos fonctions support, mais également la nature de vos relations actuelles avec le CNM. Nous souhaitons notamment identifier des
mutualisations et coopérations possibles ainsi que le schéma le plus pertinent pour les mettre en œuvre. Enfin, dans l'hypothèse d'un rapprochement avec le CNM, quelles seraient vos préconisations pour préserver les spécificités du soutien euh au théâtre privé ? Nous fais donc connaître non seulement votre précession à l'article 17 de la proposition de loi, ce qui est un vrai sujet, mais aussi les éventuelles précision que vous souhaiteriez y apporter et vos préconisations sur les modalités de cette nouvelle organisation si le principe d'un transfert de ces missions était retenu. Avant de vous entendre sur ces différents points, je cède la parole à madame le roi Porteur. Oui, merci [raclement de gorge] monsieur le président. et vous avez effectivement
rapide enfin évoqué les questions euh qui nous ont enfin qui ont amené la commission d'enquête puis euh Pauline Martin et Mathieu d'Arnaud a suggéré euh une fusion de la STP et du CNM puisqueeffectivement il y a cette question de cette taxe qui est portée par gros blând les mêmes assujettis qui est affecté après de manière différente suivant la nature des spectacles. Alors, on voit bien le spectacle vivant d'un côté, la musique de l'autre, mais quand on est humoriste, c'est plus difficile. La comédie musicale, c'est plus difficile de savoir si on doit aller plutôt vers le CNM ou plutôt vers la STP. Les propositions qui avaient été faites par la commission d'enquête, elle n'était pas totalement nouvelle dans le
paysage puisqu'il y avait des missions, une mission d'inspection du ministère de la culture qui, il me semble dès 2024 avait déjà proposé cette fusion des deux entités. Euh, elle indiqué qu'il y avait quelques écueils encore à lever. Euh, la STP, c'est ça, il me semble, a fait l'objet de de d'éléments de réforme au cours de l'année 2025 qui sont entrés en effectivité au 1er janvier 2026. Donc, est-ce que aujourd'hui il y a encore des obstacles qui existent à cette fusion de la STP dans le CNM ? Ce qui permettra pour les obligés, enfin les assujettiers en tout cas la taxe une meilleure lisibilité qui devrait aussi permettre
d'avoir bah finalement un effet de levier plus important en matière de de politique publique he puisqueau lieu d'avoir une taxe portée par deux acteurs, il y aurait plus qu'un seul endroit. Euh il vous a pas échappé aussi que à ce jour la le la taxe sur la STP est plafonnée. Donc là encore alors là c'est une autre question mais on peut se demander s'il est justifié qu'une taxe soit plafonnée à partir du moment où elle est collectée normalement dans l'objectif de servir une politique publique. Si on estime que la politique publique se suffit avec 8 millions d'euros, bah on baisse le niveau de la taxe. Enfin ça c'est une réflexion qu'on a assez souvent à la commission à la commission des finances. Enfin voilà un peu les les questions qui qui nous tarent et euh si jamais vous partagez
pas du tout ces approche qui avait été formulé notamment aussi par l'IGAC, qu'est-ce qui justifie aujourd'hui d'avoir deux structures indépendantes ASTP d'un côté, CNM de l'autre ? Voilà, on se donne 5 10 minutes maximum monsieur le président, madame la directrice générale sur ces quelques questions puis enfin c'est à la fois des réponse et aussi des réactions évidemment de de votre côté. C'est à vous. Merci monsieur le président et merci madame le rapporteur. Je vous remercie de nous recevoir ainsi que tous vos collègues sénateurs dans le cadre de cette commission spéciale relative à la proposition de loi repenser l'agencification pour renforcer l'action publique. Euh en introduction de nos échanges, je voudrais vous dire quelques mots de présentation sur notre
association. d'une part et aussi sur notre position et celle des professionnels qui est défavorable à ce rapprochement entre la STP et le CNM. Et à titre plus personnel en préambule, je voulais vous dire que nous sommes une association qui est présidée par un professionnel du spectacle. Je suis avant tout un homme de théâtre et en tant que professionnel, je n'ai pas vocation à préserver ou à protéger une association ou un organisme ou ou un centre national. J'ai pour seule vocation de préserver les intérêts de la filière. Et si j'avais je peux témoigner du fait que sil y avait un quelconque gain à espérer dans le rapprochement CNM, je le défendrai avec force. En en l'occurrence, ce n'est pas le cas. Donc je vais exprimer mon mon opposition dans cette perspective.
Alors sur notre association, faut l'association de soutien pour le théâtre privé, c'est une association qui a été fondée en en 1964 sur l'impulsion d'abord des théâtre privés parisien puisque le théâtre privé n'était que qu'à Paris à l'époque. Aujourd'hui, c'est ouvert. Et dès le début, ces derniers ont accepté le principe d'une contribution qui était volontaire. C'était une taxe parafiscale avec le soutien du ministère de la culture et de la ville de Paris. Effectivement, l'idée était de mutualiser une partie des recettes de billetterie au profit de la filière. Et depuis, nous sommes donc accompagnés par ces deux tutelles et nous avons, je dirais, deux missions principales. Soutenir, garantir et catalyser le dynamisme de la filière théâtrale privée partout en France sur
tous les territoires pour la prise de risque des théâtres et des entreprises de production qui produisent, exploitent ou diffusent du théâtre privé. Et bien sûr, nous collectons pour se faire la taxe fiscale sur la billetterie des spectacles dans notre champ le champ dramatique. Nous sortons actuellement d'une d'une actualité très dense, une actualité récente. Effectivement, suite à à la publication du rapport IGAC en 1900 2024 pardon, nous avons effectué une double réforme très profonde, vraiment très profonde en 2025, réforme totale de la gouvernance au printemps 2025 accompagné bien sûr ces réformes par le par l'État et la ville de Paris. Donc réforme totale de la gouvernance pour normaliser nos instances et renforcer le contrôle de l'État. Et enfin, une réforme totale du régime des
aides qui a été adoptée en décembre 2025 et qui a été mis en œuvre au 1er jevier 2026. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation un peu singulière. Nous déployons la réforme mais nous faisons face à des injonctions paradoxales. Nous avons cette taxe que nous collectons qui est très bien acceptée par les professionnels puisque les professionnels ont besoin de cet outil de soutien à la production et à la diffusion. Nous déployons les la réforme et nos actions au service de la filière de cette taxe qui est très dynamique, c'est plus 55 % depuis 2019. Mais nous avons effectivement cette problématique dont vous parliez, madame le rapporteur, de plafond de la taxe puisque nous écrétons de 15 % puisque notre taxe est plafonnée à 8 millions et demi. Or, nous collectons 10 millions en 2025,
probablement la même chose en 2026 et certainement même peut-être, j'espère la même chose ou davantage en 2027. C'estàd que nous avons un écrêtement de 15 % ce qui fait que les succès des spectacles deviennent un coût pour notre association et même c'est vécu par les professionnels comme un lescrêtement comme un un deuxième impôt extrêmement injuste pour le pour la profession. Deuxième souci financier pour l'association effectivement c'est la baisse parallèlement de la dotation de la ville de Paris qui a réduit son soutien financier de l'ordre de 40 % depuis 2024 et et probablement la même chose en 2025. Donc nous soutenons massivement le théâtre privé. La filière privée. La filière privée, qu'est-ce que c'est ? C'est pas que que des mots. C'est avant tout près de 300 millions
d'euros de billet euh de chiffre d'affaires de billetterie. 291 exactement, c'est 13 millions de spectateurs, 62000 représentations par an et c'est environ 60000 ETP non décalisables, non délocalisables en France. C'est c'est ça que nous soutenons. Alors, pourquoi nous ne sommes pas favorables au transfert de nos activités au sein du CNM ? D'abord, moi je comprends parfaitement l'objectif de l'objectif qui est louable et nous le comprenons. En revanche, euh à minima, nous sommes dans un un contexte extrêmement défavorable. D'abord euh vos procénonisations se basent sur le le constat déjà d'y passé du rapport IGAC. En effet, l'IGAC n'appelait pas à une fusion à STP CNM. L'IGAC appelait à une réforme de la STP. Cette réforme, nous l'avons faite. Nous l'avons faite en
attendant record. Nous l'avons faite accompagner par nos tuteles, l'État, la ville et tous les professionnels et nous l'avons mise en place. Cette réforme, elle est en déploiement et nous ne pourrons pas l'évaluer avant 1 an ou deux. Il faudra les les retours sur sur cette réforme. Donc pour nous, de notre côté ASTP, en terme de de contexte, c'est vraiment le pire moment. Du côté du CNM, je ne voudrais pas parler pour eux, mais la lecture du rapport sénatorial du du mois de juillet, je n'ai pas l'impression que ce soit non plus la bonne période. Ils ont aussi à faire face à des enjeux extrêmement importants, structurant pour leur pour le la consolidation de leur de leur modèle. Je pense pas du tout que ce soit le bon moment de de leur côté. Donc, ce serait une difficulté pour
l'accomplissement de nos deux missions. Enfin, nous avons aussi un problème euh euh contextuel de financement qu'il y aurait donc un cumul des doubles plafonnements des deux entités puisque les deux entités plafonnent. Et ensuite, nous avons nous de notre côté un risque important du retrait potentiel de la ville de Paris qui finance les deux structures mais qui est importante nous en terme de proportion dans notre dans notre écosystème. Effectivement peut-être dans un dans un une fusion, un organisme regroupé, on peut craindre éventuellement un retrait de de la ville de Paris. Ensuite, de notre point de vue, ce transfert n'offre pas du tout la garantie une garantie d'amélioration de l'action publique ni d'économie d'échelle à court terme. Au niveau de
l'action publique, le renforcement de de la tutelle du poids de l'État dans notre gouvernance, c'est fait. C'était même ce que préconisé GAC, nous l'avons fait. Déjà, l'État a beaucoup plus de place qu'auparavant et l'État prend pleinement sa place dans le le le le le le feuilles de route, le dynamisme, la politique de de notre association. Ensuite, au niveau de la simplification de l'action publique, si tous les régimes d'aide de théâtre privé à peine réformés puisqu'on vient de lancer la réforme sont de nouveau remagnés pour s'adapter au chôm de soutien du CNM qui ne sont pas du tout dans notre ADN, nous faut bien imaginer que nous ce sont des systèmes d'aide remboursables. Nous remboursons les aides quand nous sommes bénéficiaires. Le CNM est basé sur un autre dispositif. En terme de
philosophie, c'est totalement différent. Donc ce serait pas du tout simplifié. ce serait même compliqué davantage euh si on si on en on aamé ça aujourd'hui. Ensuite, la seule chose en terme de coût dont nous sommes certains, c'est on parle pas d'économie d'échelle, on parle en branche de coût d'entrée et médias parce qu'effectivement nous nous sommes une association loi 1901 et euh un transfert de nos activités d'une association vers un éplique entrenait des très forts coûts à l'entrée tout de suite. D'abord, il y aurait bien sûr les coûts liés au passage à une comptabilité publique. Ensuite, on aurait bien sûr des coûts très importants du fait de la sécurisation juridique du transfert, plus tous les autres coûts induits à cette cette fusion. Bref, la seule chose
dont on est sûr, c'est qu'on a des coûts très forts tout de suite et les économies d'échelle, on peut pas du tout en être garanti. Enfin, le trème point d'opposition et je dirais le plus important pour nous, c'est que les professionnels qui étaient à l'origine bien sûr de de ce mécanisme, les professionnels n'en veulent pas. Les professionnels ne le souhaitent pas. Faut bien imaginer que si ça peut de du point de vue extérieur paraître une une tentation quelque chose se ressembler, ce sont les filiè musicales et théâtral des écosystèmes vraiment distincts qui nécessitent des des approches très différentes. On ne produit pas de la même façon. C'est pas les mêmes c'est pas les mêmes cycles de vie des spectacles. On a besoin d'être très singulière. ça n'a
c'est vraiment rien à voir. Ensuite, on aurait une risque de de perte d'expertise du transfert qui serait très forte euh au niveau du suivi de la filière théâtrale. Et ce serait une perte d'expertise qui ne répondrait pas au au besoins que que nous avons et auquels en plus nous sommes nous professionnels du théâtre extrêmement attachés. Enfin, en cas de rapprochement, il y aura une autre menace bien sûr pour le pour les la filière théâtrale, c'est que la musique live pèse 6,5 fois plus. Donc on pourrait éventuellement effectivement craindre des tensions immédiates à prévoir sur la location des moyens et une difficulté d'équité, d'accès aux aides et de représentation des des différents écosystèmes dans les instances. On aurait conclairement des difficultés de gouvernance immédiat
alors que nous nous sortons d'une réforme de la gouvernance qui a été voté à l'unanimité et soutenue et et accompagné par notre chutel. Donc pour conclure ce propos liminaire et après nous répondrons avec la directrice générale à toutes vos questions, je je voudrais conclure SP et la profession effectivement s'oppose donc formellement à ce rapprochement. D'une part parce que le contexte est défavorable compte tenu de la conjecture traversée par chacun des organismes. Ensuite, il n'offre aucune garantie en matière d'amélioration de l'action publique, encore moins en terme de de gain de terme d'économie d'échelle que nous ne pouvons pas constater. Il y a en revanche des coups d'entrée tout de suite. Et il représente aussi un risque majeur pour la filière théâtrale privée,
celui de voir disparaître son outil de soutien économique alors qu'il vient d'être totalement refondu pour répondre à la fois aux enjeux des entreprises et au souhaits du renforcement du contrôle de la tutelle. Voilà pour mon proposiminaire. Je nous pouvons répondre avec la directrice générale à à l'ensemble de vos questions.
Vincent Deis. Oui, merci monsieur le président. Merci monsieur le président pour ces propos liminaires. Euh j'aimerais bien que vous nous précisiez quand même un petit peu plus les éléments. Vous dites qu'il y a des surcoups. Euh j'avoue que je je les comprends pas très bien. Donc si vous pouviez les les parce que les économies d'échelle, moi je les vois quand même à terme. Vous dites qu'il y a des différences entre les spectacles quoi, les J'ai pas bien compris non plus ces différences là, même si je je vois bien qu'il y a des différences sur scène mais derrière sur sur la façon de de monter les spectacles, de les financer et tout cela. Euh j'avoue que euh voilà, je comprends pas trop euh votre vos arguments quoi. Je les entends
mais euh vous les démontrez pas, vous les affirmez sans vraiment les démontrer. Donc si vous pouviez nous les démontrer un petit peu plus, je serai preneur. Sur euh c'est sur que les questions qu'on peut se poser, enfin on est on n'est pas tous à la commission des affaires culturelles. On on voit bien que il y a des modes de fonctionnement par métier en fait qui qui imposent à dire un regard particulier. D'où l'intérêt des auditions dans cette commission. C'est que euh Vincent comme moi, comme d'autres, on peut avoir une idée de la façon dont ça fonctionne. Euh par contre, en fait, cette idée-là, elle est pas forcément juste. On essaie du coup euh grâce à votre présence de de s'éclairer euh de se voir expliquer comment ça
fonctionne pour avoir un avis aussi un temps soit peu éclairé euh par la suite de façon à sortir de de débats qui parfois peuvent être plus des postures qu'autre choses. Et c'est vrai que le principe euh et on le sait, on l'a vu, il y a des endroits où le principe de d'économie d'échelle par fusion euh c'est absolument contre-productif. Par contre, il y a des endroits où ça marche. Voilà et c'est ça qu'il faut qu'on arrive à vérifier tout simplement. Je passe la parole à Njado et puis après ça on vous laisse euh apporter des réponses. Oui, merci infiniment euh pour votre propos. euh depuis euh la réforme que vous avez engagé euh et qui vous était euh fortement recommandé, euh est-ce que vous avez euh fait euh
une enquête euh sur euh au fond les théâtres privés, quel est leur retour sur cette réforme et sur l'efficacité de votre association ? Est-ce que vous avez des éléments que vous pouvez partager avec nous de ce point de vue-là pour service rendu en fait ? Peut-être est-ce que vous pouvez nous dire combien vous êtes ? Donc vous nous avez dit que vous bénéficiez de 8,4 millions de taxes affecté. Est-ce que vous avez d'autres recettes complémentaires ? Et après, j'avoue que je vous avez exposé toutes les politiques d'es menez. le CNM globalement euh fait les mêmes sous la
même forme, donc a aussi des outils. Donc est-ce qu'il y aurait pas quand même un gain d'échelle avoir que un seul endroit pour pour distribuer des aides ? Euh et aujourd'hui la proposition de loi, elle dit de vous marier avec le CNM, mais peut-être qu'il faut avoir une réflexion à une échelle encore plus large d'autres opérateurs du ministère de la culture qui font de l'aide comme ça ciblée soit aux artistes, soit aux établissements pour là encore avoir un un effet masse beaucoup plus important et voir peut-être je sais pas demain penser à des lieux qui pourraient accueillir et du théâtre et de la danse et voilà. Alors qu'aujourd'hui, les politiques nous semblent, enfin vu de notre point de vue très siloté hein. On a la danse d'un côté, le théâtre de
l'autre, le livre, la musique. Vous avez bien compris, on est vraiment pas tous de la commission de la culture si je sais même pas si quelqu'un de la future. Bon, il y a des Parisiens mais pas plus que ça quoi. Euh, madame la directrice, monsieur le président, madame la rapporteur et mesdames et messieurs les sénateurs, merci de nous donner l'opportunité de répondre à ces questions qui sont effectivement assez importantes. Donc il y a beaucoup d'éléments, voilà sur lesquels vous attendez des réponses. Peut-être très brièvement sur le le notre financement. Donc aujourd'hui effectivement nous percevons 85 de taxes affecté. Euh dans les faits, nous en collectons 100 millions et donc les 100ion5 euh et bien qui voilà de différentiel, nous devons les rendre à
l'état et ça constitue un coût pour l'entreprise parce qu'il faut bien voir que notre système il est proportionné aux besoins et donc à l'activité de notre secteur. La taxe, elle est directement indexée sur l'activité du secteur puisque elle est prélevée sur la billetterie hors taxe à hauteur de 3,5 %. Donc plus il y a d'activités, plus il y a des besoins d'accompagnement. Et donc quand on est limité à 855 dans notre subvention quoi dans dans la l'affectation que l'on peut obtenir de la taxe, ça limite nos moyens et en plus il faut bien avoir l'idée que la taxe a quittée, on doit en reverser une partie de manière automatique au redevable. Donc ce qui fait que sur le 1 que le voilà que l'on dépasse et qu'on reverse à l'État, nous parallèlement et bien on
doit reverser une partie de ce qui a été acquitté au redevable. Donc c'est pour ça que ça crée un coût dans notre budget. Donc par exemple en 2025 quand on dépasse 155 de de la collecte de la taxe, en fait ça nous coûte 2 millions dans notre budget. Donc on est face à cette quadrature du cercle qui est très pénalisante pour euh le déploiement de nos activités. Le reste de nos financements, donc euh nous percevons 3006 par an de la part du ministère de la culture en crédit d'intervention sur les crédits centraux du programme 131 et nous percevons par ailleurs 1873000 de la part de la ville de Paris. Euh comme le disait notre président David Roussell, jusqu'en 2023, nous percevions 3100. C'est vrai que sur les exercices 24, 25 et probablement 26, on va rester 1873000.
Ça nous pose d'autres difficultés et on espère un retour également à bonne fortune pour 2027. En tout cas, les les relations sont très bonnes avec la nouvelle équipe et voilà, on espère bien travailler avec la nouvelle mandature. Donc ça c'était sur l'aspect budgétaire. Ensuite, pour répondre à à vos questions très légitimes sur on estime, on pense qu'il n'y aurait pas d'économie d'échelle ou pas de gain potentiel sur la réunion de nos deux établissements, je pense qu'il n'est pas inutile, si vous me le permettez, que l'on parle finalement de ce que c'est que produire un spectacle de théâtre et ce que c'est qu'un produire un spectacle de musique. Je je vais pas faire un cours magistral, j'aurais pas du tout cette prétention, mais c'est pour vous voyez bien la
différence. Un producteur de concert en fait, il produit son artiste, il va louer une salle, il va produire son artiste dans des salles qu'il a loué, des zit, voilà, l'Olympia, d'autres salles partout sur le territoire. Ça va être le producteur qui est redevable de la taxe parce que c'est lui qui est responsable de les billetteries. Et ces coûts, il va les amortir certes à travers la production live, mais il va avoir plein de manières d'amortir ses coûts et ses investissements initiaux. Pourquoi ? parce que dans la musique, il y a une industrie phonographique qui aujourd'hui est totalement intégrée dans le numérique. Ça s'appelle le 360. Et donc il va tirer des revenus également de toute l'exploitation liée aux plateformes de streaming, à ce qu'on appelle la synchronisation. Par
exemple, quand vous entendez une musique dans une publicité et ben ça permet aussi de rémunérer les artistes et cetera et cetera. Donc ce qui fait que le producteur de musique, il sait qu'il va avoir des segments de rémunération beaucoup plus développés que un producteur de théâtre. Maintenant, dans le cas du producteur de théâtre qui en France en plus et c'est une exception culturelle française, je tiens à le dire là devant vous, on a beaucoup beaucoup de théâtres privés qui produisent eux-mêmes les spectacles qu'ils jouent dans leur mur. Quand vous allez par exemple dans le monde anglo-saxon, c'est pas du tout le cas. Ces producteurs de théâtre prennent le risque euh voilà d'investir dans une production de théâtre, mais ils ne vont avoir que leur recette de billetterie
pour amortir ce risque. Ce qui fait que ils vont mettre énormément d'investissements d'emblé avant même de présenter le spectacle et de le commercialiser et ensuite le commercialiser sur une période d'amortissement et sur un cycle d'exploitation le plus long possible qui va être soit dans leur lieu, soit grâce à des tournées partout en France. Bon, donc on est sur un mode d'exploitation qui est très différent. Donc le besoin d'accompagnement de la filière n'est pas le même et au demeurer là pour le coup le responsable de billetterie c'est le théâtre et c'est lui qui paye sa taxe. Donc je me permets une petite précision en fait c'est pas exactement les mêmes assujettis. Des fois oui, mais pas tout le temps parce que nous par voilà par exemple il y a tout un comment dire il y
a tout un pan de producteur de théâtre que le CNM ne connaît pas aujourd'hui. Voilà donc je faisais cette petite incise. Donc on a en fait deux filières qui fonctionnent très différemment dans leur cycle et leur mode de production dans leur cycle d'exploitation. Donc leurs besoins d'accompagnement sont très différents. Un producteur de musique et je suis pas là du tout pour parler à la place du du CNM, voilà, il va avoir certains besoins et ce qui fait que aujourd'hui le CNM, il répond à travers des types d'aides qui sont et je je suis pas de spécialiste du tout de leurs aides, mais il me semble plutôt de ce qu'on appelle l'aide au projet, c'est-à-dire je présente un projet pour faire monter un festival, monter un artiste et cetera et j'ai un une subvention qui est décernée. Voilà, nous
on a un système d'aide qui pour le coup a été forgé par les les théâtres privés en 1964 et qui a été profondément remagné à travers la réforme que l'on est en train de mettre en œuvre, mais qui vise en fait à accompagner les producteurs de spectacles de théâtre privé sur l'intégralité des segments de leur de leur voilà de le de la vie du spectacle. Ce qui fait que en fait ce que l'on nos aides sont pour la plupart remboursables. On verse des avances au moment où le théâtre prend des risques. On verse des avances quand il a besoin d'être soutenu en cours d'exploitation du théâtre. Mais on escompte qu'à l'issue de l'exploitation, ce spectacle
est rencontré son public et qu'il soit bénéficiaire et que par conséquent l'aide nous soit remboursée. Donc excusez-moi mais pourquoi pour la musique c'est pas la même chose ? parce que si c'est amoris sur plus longtemps et que il y a des recettes qui viennent par la suite, je je suis pas du tout là pour répondre euh euh excusez-moi hein pour voilà pour mes collègues du Centre national de la musique. Euh voilà mais en tout cas ce qui est certain, c'est qu'on a deux cycles d'exploitation et des modèles économiques très différenciés et que ça justifie du coup le fait qu'on ait des approches différenciées dans nos systèmes d'aide. Et c'est là que j'en viens à votre questionnement sur pourquoi est-ce qu'on aurait pas de de gain et d'économie d'échelle en se
mariant entre CNM et STP. Nous, notre conviction euh et justement si on avait cette conviction euh et d'ailleurs notre tutelle aussi puisque à l'issue du rapport, elle ne nous a pas demandé de nous fusionner, elle nous a demandé de nous réformer drastiquement. Donc notre conviction, cette réforme, on l'a porté, on s'est réformé drastiquement pour continuer à apporter le service qu'on apporte au secteur du théâtre public en étant face à ce système d'aide remboursable qui du coup nécessite une expertise très poussée parce que ça veut dire que mes équipes, elles vérifient avant d'accepter d'aider un spectacle, d'abord elle vérifie que l'entreprise répond à un certain nombre de critères qui sont assez voilà assez poussés et ensuite elle va vérifier que le
spectacle peut être amorti avant que nous on accepte de s'engager sur ce sur ce dispositif, voilà, pour l'accompagner, pour maximiser, voilà notre notre capacité à accompagner les les équipes. Donc tout ça pour dire que en cas de fusion, pour nous, il serait absolument inconcevable qu'on se mette à accompagner les acteurs de la filière théâtrale privée de la même manière que ce qu'on que ce qu'on accompagne les acteurs de la musique et du CNM. Et donc si on devait se rapprocher du CNM à notre sens, ça serait inconcevable d'envisager de faire de modifier encore une fois nos systèmes d'aide parce qu'on sait que le système de l'aide au projet ne conviendrait absolument pas à notre réalité quoi à la réalité de notre
secteur. Et c'est pour ça que l'on se permet de vous dire que d'après nous, il n'y aurait pas de gains particulier à travers la fusion parce que il faudrait répliquer ce qu'on fait au sein de l'association dans un autre établissement public. Et parallèlement, comme le disait David Roussell, aujourd'hui euh donc on a un fonctionnement associatif avec euh une comptabilité euh gén général et cetera et cetera. Et donc ça ça voudrait dire que euh voilà, il faudrait repasser tous nos tous nos systèmes dans le dans la moulinette de l'établissement public, de la de la comptabilité publique en GBCP, réinstaurer tout l'interface entre les différents applicatifs métiers et
voilà et tous les systèmes d'information et on est voilà, on n'est pas certain que à la à la à la fin, il y ait un gain d'économie ou une économie d'échelle. Et enfin, là, d'un point de vue plus professionnel et je laisserai probablement la parole à à mon président, il faut bien avoir en tête que il y a des questions d'équilibre qui se jouent aussi en terme de gouvernance. Vous me demandiez par exemple si notre notre réforme porte ses fruits. Ce que je peux vous dire, c'est que la réforme de la gouvernance déjà, elle porte ses fruits. Pourquoi ? parce qu'on a toujours une actualité de nos instances qui est très dense. Le CA se réunit très régulièrement et on a un conseil professionnel qui a été créé comme lieu de concertation de la la profession de
la filière. Et ce conseil professionnel, il s'est réuni 14 fois en 2025 pour travailler sur la réforme des aides et il s'est réuni 10 fois en 2026 justement pour poursuivre le suivi de l'application de la réforme des aides. Et il y a encore deux réunions qui sont prévues d'ici la fin de l'année. Donc c'est pas un comité théodule qui se tourne les pousces. c'est vraiment des professionnels qui se mobilisent pour leur filière et pour travailler là-dessus. Et donc, [grognement] c'est vrai que la crainte qu'il y a dans cette espèce de de potentialité de simplification, c'est aussi la manière dont les intérêts de la filière et les besoins de la filière vont être représentés potentiellement au sein d'un futur établissement. Sachant que nous, théâtre privé, on pèse environ 6 x et
demi moins que la taxe prélevée par le CNM uniquement sur la partie spectacle. Je parle même pas des taxes streaming et cetera. Et donc c'est vrai que dans cette proportionnalité, on craint aussi d'être que le résultat ne soit pas forcément ni au bénéfice de la filière, ni au bénéfice du suivi et de la pertinence de l'action publique. Mais tu veux peut-être les effectifs et budget global. Alors sur les effectifs, quand on par exemple sur la taxe, la taxe en fait elle se déclare spectacle par spectacle puisqu'on déclare ses recettes. Donc en fait on a un volume de déclaration qui a qui est à traiter que ce soit d'un côté ou d'un
autre. Donc dans les faits, voilà aujourd'hui nous on traite notre volume de déclaration, le CNM traite son volume de déclaration. Bon, je garantis pas qu'il y ait besoin de deux fois moins de personnes pour traiter un volume de déclaration identique. Ça poserait d'autres problèmes. Voilà, il peut pas y avoir une double déclaration. Alors, chaque spectacle correspond une caisse unique. Alors là, c'est encore un autre sujet. Il y a jamais de double perception de taxe. En revanche, quelquefois il peut arriver que un redevable se pose la question, mais lorsque par exemple un redevable nous adresse une déclaration qui n'est pas de notre champ, on le réaiguille vers le CNM. Donc ça, on voilà, on c'est assez fluide
avec les services du CNM et on a l'habitude, on se parle et donc voilà, normalement personne ne paye sa taxe deux fois bien évidemment. pour rebondir sur ce sur ce sujet dans la pratique le nombre des spectacles qui sont litigieux je dirais sur le dans le sur le domaine de sur le champ d'application de la taxe, c'est vraiment c'est vraiment une infime fraction des des spectacles. Et on a une en place une commission avec le CNM qui se qui s'est réuni l'an dernier qui s'est d'ailleurs passé extrêmement bien. Et pour vous donner un exemple de à quel point c'était facile, c'est que nous avons une médiatrice et que sur le sur la trentaine de dossiers que nous avons étudié, on a fait appel une seule fois à l'arbitrage de cette médiatrice. Donc c'est que naturellement
pour les professionnels, le champ d'application est assez évident. Parfois effectivement, il arrive qu'un professionnel a envie de pousser un peu vers tel ou tel champ parce que les mécanismes d'aide ne sont pas les mêmes. Mais en tout cas, au niveau de l'application des champs, c'est assez pratique. Je voulais juste rajouter deux choses. D'une part, par rapport au montant du plafond et là justement vous vous disiez tout à l'heure madame le reporteur l' justement du plafond. Euh initialement, le législateur avait imaginé un plafond qui était deux fois supérieur au montant de la collecte lambda, standard annuel, puisqu'on avait une collecte qui était aux alentours de 4 et5 millions d'euros et le législateur avait imaginé un plafond initial à 9 millions à tel point que ce plafond
avait même été diminué puis il a été reé légèrement il y a 2 ans. Mais à la base pour que la filière profite bien de de sa taxe, le plafond était le double. Voilà, aujourd'hui on est crête de 15 %. une difficulté euh euh sur le des différences musiques et théâtre, je comprends que ce soit difficile à percevoir peut-être de l'extérieur. Déjà, il faut imaginer que concrètement on ne se connaît pas ou très peu. C'est de mondes distincts. On on on ne on ne produit pas de la même façon. Par exemple, moi un spectacle chez moi dans mon théâtre, il va jouer 300 fois par an. Moi, j'ai pas le streaming, je peux pas mettre des vidéos YouTube, j'ai pas les plateformes Spotify, j'ai pas j'ai je peux pas faire connaître mes artistes autrement que sur scène. Je défends un
spectacle et ce spectacle, j'ai des des coups très importants en montage à la création. Donc, il faut que je je puisse les amortir ou je puisse être soutenu. Et après, j'ai des coûts chaque jour à l'exploitation qui viennent s'ajouter chaque jour d'exploitation. Et j'espère à la fin de l'année sur le la totalité des dates euh marger un tout petit peu sur chaque date sur l'exploitation pour rembourser le montage. Nous sommes très attachés dans le théâtre à nos aides remboursables. Nous ne souhaitons pas nous sommes des des des théâtres privés, des producteurs privés. Nous ne souhaitons pas de base des des subventions, des aides. Nous voulons permettre de produire mieux. Produire mieux, c'est-à-dire plus grand. Plus grand, ça veut dire plus de monde sur le
plateau. Ça veut dire des montages plus ambitieux en terme en terme bien sûr de de budget parfois de fournisseur d'autres. C'est c'est avant tout des interprètes, des techniciens, c'est des gens. Donc typiquement chez moi, je donne souvent mon exemple parce que moi j'ai remboursé beaucoup de mes dossiers ces dernières années. J'ai eu la chance de rencontrer le succès. J'ai remboursé beaucoup de dossiers. J'ai fait des spectacles à six ou sep acteurs que je n'aurais jamais fait. Si jamais je n'avais pas eu ce mécanisme de soutien, j'aurais fait des spectacles à trois acteurs pour garantir. Or là, je n'ai pas eu une aide. Mais la STP m'a dit collectivement, mais mes consœurs et confrères grâce à la taxe mutualisée m'ont dit prends des risques et si jamais tu te casses la gueule, si vous
me permettez l'expression, on sera là pour amortir. C'est à ça qu'on sert. Et et si je rencontre le succès, je rembourse l'intégralité de mes aides et et je m'en réjouis. Ce besoin d'expertise, il est très important. D'ailleurs, je note que l'État l'avait relevé quand le Covid est tombé puisque l'État nous a confié la gestion des aides Covid. C'est bien que l'État a jugé utile de de que notre expertise pour pouvoir décider de qui il fallait aider ou non et dans quelle proportion. Puisque nos aides sont remboursables, il faut aussi pouvoir expertiser euh si nos spectacles sont vraiment bénéficiaires ou non. Les lieux sont différents, les tailles sont différentes. Donc on a besoin de cette expertise là.
Oui, juste le taux d'échec dans le remboursement. Alors quand on parle de remboursement, c'est voilà, c'est ce sont les spectacles qui n'ont pas rencontré le succès. Ce que soulevait le rapport de Ligac en 2024, c'est qu'il y avait un taux de remboursement qui était trop faible et c'était vrai puisqu'il était de l'ordre de 10 %. L'ambition de la réforme des aides, c'est d'arriver à améliorer ce taux de remboursement de manière drastique puisque là on cible un taux de remboursement moyen de 50 % pour les aides attribuées au théâtre producteur. C'est même plus qu'une ambition, c'est un engagement de notre part parce qu'effectivement c'était un des points saillants du rapport GAC effectivement qui était d'ailleurs ce qui est un que moi je trouvais une honte effectivement
on on revendiquait nos aides remboursables et on avait un taux de remboursement assez faible. Donc effectivement, on a modifié, tout a été fait dans la réflée de régime des aides pour porter ces taux de remboursement à 50 % et si nous ne sommes pas à la voyure, et ben nous modifons nos paramètres pour arriver à ça. Euh ce ce taux de remboursement des aides est d'ailleurs supérieur à ma à une réalité parce que pour un entrepreneur classique, moi entre guillemets, je dois produire 10 spectacles pour en avoir deux bénéficiaires et il faut que mes deux spectacles bénéficiaires fassent vivre les huit autres. C'est ça ma réalité d'entrepreneur. Donc nous effectivement, on peut pas euh STP, on peut pas soutenir tout ça. En revanche, effectivement, il faut arriver à un taux
de remboursement de de 50 %. Toujours euh Vincent Dolet. Oui, excusez-moi, je je poursuis un peu mes investigations mais et ma réflexion par rapport je vois toujours pas trop la différence entre les le financement des deux spectacles. C'est que le CNM s'il vous voulez financer avec des avances remboursables, il pourrait le faire. C'est que ce que vous faites pour le théâtre finalement, il pourrait le faire pour la musique. Voilà, il y a il y a des salles dans lesquelles on produit les deux. en produit du théâtre et de la musique. Il y a pas il y a pas que des théâtres euh moi j'en connais hein. Donc euh et alors après j'ai compris que les les la musique
pouvait être amortie sur plus de temps. Donc à mon avis si on allait vers des avances remboursables, ça permettrait peut-être de rembourser mieux s'il y avait ça. Ceci étant, s'il y avait un rapprochement des deux structures, ça ça ne fait pas disparaître le soutien au théâtre privé. Vous pouvez très bien avoir des engagements ou des des choses qui qui permettent de de maintenir le soutien que vous avez aujourd'hui. Je vois pas en quoi ça ça supprimerait. Aujourd'hui, j'ai j'ai compris que vous aviez à peu près 14 millions de recettes entre les taxes l'aide du ministère et puis de la ville de Paris. Ça fait à peu près 14 millions. Sur ces 14 millions, il y a combien d'aides remboursables qui sont données chaque année ? Et il y a combien de remboursements ? Vous dites c'est 10
% mais ça veut dire que pour l'instant on est toujours autour de 10 %. En fait ça le remboursement vous dites on a un objectif de 50 % de remboursement mais ça dépend de la rentabilité des spectacles et et des salles. Si si le spectacle il si tous les spectacles sont juste à l'équilibre et ben vous aurez aucun aucun remboursement. On est d'accord ? Ou je je me trompe ? Vas-y. Vas-y. Alors euh donc nous ce qu'on va regarder c'est effectivement que le spectacle ne soit pas déficitaire. Donc un spectacle qui est à l'équilibre par exemple doit rembourser son aide hein sur l'intégralité de notre budget. L'intégralité de nos crédits d'intervention au sens lâche, c'est
c'est 128 en 2025. Voilà. Euh et euh les aides euh si vous voulez le aujourd'hui comme on vous le on vous le mentionnait, les aides euh s'attachent à des spectacles qui sont exploités, comme le disait le président par exemple quelquefois sur 300 dates. Donc les spectacles que l'on accompagne sont accompagnés sur plusieurs saisons puisque des fois l'exploitation des spectacles dure une à deux voire trois saisons pour certains. Donc ce qui fait que on s'inscrit vraiment dans une logique pluriéannuelle. Donc là en 2026, je suis encore en train d'accompagner des spectacles qui ont été aidés dans l'ancien régime d'aide. Vous avez tout à fait raison et qui voilà dont on sait que les taux de remboursement sont
malheureusement assez faibles. Bon depuis le 1er janvier 2026, on déploie les nouveaux régimes d'aide. Donc on a un certain nombre de spectacles qui voilà s'inscrivent dans ces nouveaux régimes d'aide qui [grognement] eux vont nous permettre d'avoir un meilleur taux de retour de par rapport aux avances que l'on verse. Mais nous n'en constaterons les effets seulement qu'en 2027 ou 2028 compte tenu de la pluriéannualité des cycles de production et de notre accompagnement. Voilà. Après euh euh sur ce que veut faire le CNM, bien sûr, il est tout à fait libre et je je il ne nous appartient pas de commenter ce que fait le CNM. He encore une fois, on voilà, ça n'est pas notre ça n'est pas du tout notre propos. Euh ce qu'il y a de certain, c'est que euh
le ce qu' ce sur quoi on essaie d'attirer votre attention, c'est qu'il y a une expertise et une spécificité qui a été développée au sein de la STP pour accompagner et suivre la filière du théâtre privé. Effectivement, nous on peut concevoir que le législateur puisse envisager de dire "Voilà, on fait une grande maison des soutiens publics à la culture et donc là-dedans, pouf, on vous transfère à cet endroit-là. Ce qu'on essaie de d'expliciter ici euh c'est vraiment l'idée selon laquelle même si nos aides étaient transférées dans un ensemble plus grand, il faudrait que nos aides restent identiques et par conséquent le fait que nos aides restent identiques, ça n'impliquerait pas nécessairement de de capacité de
mutualisation des services des aides entre eux ni des systèmes entre eux et que par conséquent ça nous semble être un frein important au fameux gains don que l'on peut espérer. Voilà. Et [grognement] comme je vous l'ai expliqué et c'est un vrai sujet pour les professionnels, ça pose des enjeux également de gouvernance et de lien avec son secteur. Voilà. et et je je crois qu'il ne faut pas minorer l'importance de cette dimension-là pour les professionnels. Je vais ajouter quelque chose si si tu me permets. Euh moi je suis pas un expert des politiques publiques. Euh en revanche je je voyage beaucoup dans le monde euh pour voir des des spectacles et je constate que ce que nous avons en France en terme de de théâtre privé de filière privée, c'est unique au monde.
Et si vous me permettez juste entre guillemets entre guillemets pour 16 millions d'euros, on soutient un écosystème privé qui n'a pas son pareil dans le monde. C'est-à-dire que le théâtre privé dans ce dynamisme là n'existe pas. Dans les autres dans les pays anglosaxons, vous avez cinq gros directeurs de salle qui louent à cinq gros producteurs et ils font leur vie. Sinon, c'est du théâtre public. Nous, on a une filière privée qui est indépendante. 60000 représentations en soutien, 60000 emplois non déloc non délocalisable en France. Ça représente à peu près 130000 personnes qui travaillent qui travaillent. Et ça, on le fait avec 16 millions d'euros et en plus on rembourse les aides. Euh c'est c'est unique au monde. Donc moi, je suis pas expert. Ce que je sais c'est que ce
mécanisme là a permis en 60 ans, on peut le critiquer, LIGAC l'a fait à juste titre, on peut le critiquer, mais il a permis d'avoir cette chose qui est unique au monde. Nous avons réformé intégralement pour obtenir pour pour obtenir nos objectifs. Par exemple, on ne pourra plus maintenant soutenir plus de la moitié des cours réels. On plafonnera la moitié des cours réels. On plafontera au déficit constaté. Donc de toute façon, on on a on a des plafonds qui des systèmes de parfeux multiples qui n'existaient pas euh euh auparavant. On a de partout, on a pris en gros, si vous me permettez l'expression, euh euh un peu moins de produits et un peu plus de charge dans dans l'analyse de nos bilans. On a mis des parfeux partout pour dire au producteurs, "Responsabilisez-vous, on vous aidera si
vous prenez des risques, si vous n'en prenez pas, on n'aidera pas." C'est ça qu'on a fait et avec ça, on soutient tout cet écosystème. Est-ce qu'on va aller risquer ? vous allez risquer de fragiliser tout ça alors qu'on a quelque chose qui marche à mon sens. Il y aura peut-être des vous trouvez peut-être des des des voix critique mais en tout cas l'immense majorité de la profession tient et soutient ce système. C'est 16 millions d'euros. Je je j'avoue que j'ai parfois du mal à comprendre les les craintes sur ce système- là. Et comme je vous disais, moi je suis très soucieux des deniers publics et à titre personnel moi soutenir une association, un organisme, c'est pas ma vocation. Moi ce qui ce qui m'intéresse c'est la filière théâtrale privée. Donc je je si j'avais
vraiment la certitude qu'on ferait des économies d'échelle en se rapprochant du CNM, je le défendrai et je le défendrai avec force ici mais auprès de mes collègues et mes collègues n'auraient aucune difficulté à l'entendre. Mais les quelques personnes qui s'occupent de la perception de la taxe par exemple, on a 1000 redevables. Nous on déclare au spectacle à la représentation. Donc il faut il faut il faut bien les traiter ces datesl c'est pas c'est pas les équipes du CNM qui vont pouvoir les absorber. les dates qui vont entraîner des difficultés de perception ou de collecte, il y a besoin d'une expertise. On les connaît, on les connaît tous ces gens-là, ils les connaissent au service de la taxe. Donc, il faudra de toute façon les intégrer au CNM. Donc,
effectivement, quelles économies on va faire ? Quelles économies on pourrait faire dans une fusion ? Moi personnellement, je je ne les vois pas du tout. Ce dont je ce dont je suis sûr, c'est que on est contre, que ça va coûter cher tout de suite et qu'on a aucune garantie de résultat, qu'il y aura une difficulté politique majeure au niveau de la nouvelle gouvernance de cette de cet organisme euh unifié et qu'en plus on a aucune garantie que ça ait dans quoi que ce soit et on a un écosystème qui est riche. Quel sera-t-il demain ? On nen sait rien. Yannique Jadeau. Euh merci. Euh, on a bien compris que c'était effectivement euh deux écosystèmes et finalement deux métiers différents. dans votre réforme pour
mieux sélectionner les spectacles, ça se fait parallèlement à une politique publique qui réduit une partie de ces subventions, à des collectivités qui réduisent leurs subventions au théâtre public. Est-ce que au fond ce qui se passe du côté du théâtre public comme du côté du théâtre privé n'est pas aussi d'une certaine façon au-delà de de on est tous attachés à ce que chaque eur publicque soit efficace. Mais est-ce que ça réduit pas la créativité, la création ? parce que
ça n'aubère pas le développement d'une culture plus populaire et un peu moins patrimoniale. Alors, je suis pas sûr d'avoir compris le sens de votre question. parce que vous êtes moment où vous allez choisir des spectacles qui a priori vont être plus rentables. Donc c'est des théâtres, c'est des équipes, c'est des troupes, c'est sont des comédiens ou des comédiennes dont le nom attire plus facilement le spectateur ou la spectatrice. Bon, le théâtre public aussi ses financements assez restreints. Donc à un moment donné ce qui sortent des politiques publiques que ce soit à travers vous ou à travers le théâtre
public, c'est au fond ceux qui sont moins reconnus, qui garantissent moins la venue des spectatrices, des spectateurs, qui peuvent être dans des lieux où il est difficile de faire du théâtre. Bon, on est tous euh bon, on voit bien, y compris dans un certain nombre de salles euh de la petite couronne parisienne, on y rencontre plus de Parisiens que de spectateurs des villes où ces théâtre sont. Donc, est-ce qu'on participe pas au fond d'une d'une montée en en en comment dirais-je ? En réduction de la création ? Alors, on s'est peut-être euh mal exprimé, je te je te laisse après, on s'est peut-être mal exprimé. Euh nous ne sélectionnons pas les spectacles, c'est-à-dire qu'il
n'y a pas de sélection de spectacle. Il n'y a aucun critère artistique déjà chez nous, c'est très important. On ne reconnaît pas on ne reconnaît pas l'artistique si vous me permettez cette comparaison avec la laicité. Euh on ne reconnaît pas l'artistique et nous aidons tous les spectacles qui rentrent dans les critères. Les critères, ils sont très simples. C'est est-ce que euh il y a des emplois en CDI ? Est-ce que la la structure est professionnelle ? Est-ce que le spectacle est amortissable ? Amortissable, ça veut pas dire il y a une vedette ou pas de vedette. Amortissable, c'est est-ce que l'économie du réel, le le le business plan, si vous me permettez, de la vie du spectacle, est-ce qu'il est amortissable ? Oui ou non ? S'il est potentiellement sans le sans le soutien de la STP, nous
les dons pour pouvoir justement au contraire garantir les prises de risque. Je vais vous donner mon exemple. Euh euh dans le théâtre privé, il y a des sujets qu'on qu'on sait plus difficiles que d'autres à aborder. Justement parce qu'on a le soutien de la collectivité en cas au cas où on ne rencontrerait pas le public, on se permet au contraire d'aborder tous les sujets. Moi, j'ai produit des spectacles, des thématiques que peut-être je n'aurais pas produit si je n'avais pas eu le soutien de la collectivité d'un produit financier. Mais on a mais ils n'ont pas soutenu telle ou telle thématique, ils ont soutenu un un un projet sur des critères uniquement économiques, des des des chiffres si vous permettez dans un tableur Excel. Et est-ce qu'on respecte
les critères ? Les critères, ce sont des critères objectifs et ce sont des critères principalement d'emploi, de structuration et de de de dynamisme de de de la filière. Mais il y a il y a pas de sélection. On ne choisit pas euh euh tel spectacle par rapport à un autre, tel acteur qui nous semble bable et un autre. Non non, on soutient tous les spectacles à partir du moment où ils sont dans une économie privée réelle. Si en revanche c'est une économie privée qui n'est pas réelle, c'est-à-dire qui ne serait pas amortissable, ça ressort du du champ de la DGCA, du domaine de la création. Et dans ce cas-là, c'est à la DGCA, le ministère de la culture de décider quelle structure ils vont ils vont soutenir ou non. Si celle-ci n'est pas rentable, si nous nous avons une
structure euh potentiellement viable, euh nous l'aidons à produire plus avec davantage de de risque. Pour euh compléter rapidement, David Roussell, il a un théâtre de 298 places. Donc il faut bien avoir en tête que le théâtre privé, on a des on a les grandes salles euh faire de lance. Tout de suite, on pense à des très grandes salles, mais la réalité des théâtres privés à Paris et en région, ce sont des salles de moins de 300 places. Donc, ce sont des salles qui contribuent directement aussi à l'émergence de nouveaux auteurs, à accueillir de nouvelles équipes. Et c'est pour ça qu'on parle de prise de risque et que notre rôle, c'est vraiment d'accompagner ces acteurs-là euh qui euh essayent de voilà de trouver de nouveaux artistes, de nouveaux auteurs, de
nouvelles autrices. Et notre propos, c'est de dire que nous on fait pas directement du soutien à la création. C'est pas notre mission, ça c'est la mission de la politique publique. Nous, notre mission c'est de faire du soutien à l'économie culturelle avec l'idée que plus on va favoriser l'éclosion de proposition voilà de spectacle et donc plus on va aider des entreprises de production de spectacle que ce soit des théâtres ou des entrepreneurs de spectacle et bien plus on va contribuer à la diversité de l'œuvre culturelle et plus ça va du coup bénéficier à la fois au secteur mais aussi à nos concitoyens parce que qui dit pluralité de l'offre dit et bien voilà capacité à s'enrichir à réfléchir et à faire œuvre de démocratie également. Donc c'est notre
c'est notre mission également. Bien, vous voulez rajouter quelque chose ? On arrive au terme de rendez-vous. Une question, alors je vais la reposer différemment. Est-ce que je pourrais connaître le coût de gestion à l'euristribué ? Alors, on va vous le calculer mais je ne peux pas vous le livrer là. C'est c'est voilà. Mais on va le on va le calculer, je le note. Bon, tous les éléments que vous pourrez apporter euh à notre réflexion par écrit seront évidemment les bienvenus. Euh bah écoutez, monsieur le président, madame, on vous remercie pour le le temps que vous avez consacré à cette audition et à nos travaux. On va poursuivre notre après-midi sur une dernière audition et on vous laisse repartir
tranquillement. Merci beaucoup.
Pierre Barros