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InterviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 11 septembre 2016 162 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesEurope & international

Jean-Luc Mélenchon à On n'est pas couché le 10 septembre 2016 - #ONPC

Source d'origine 10 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 31 %Attaque 24 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:43OuverteRéponse directe

    Vous êtes d'accord avec ça, M. Mélenchon ?

  • 6:40OuverteRéponse directe

    Et vous, allez-y, on va aller.

  • 8:22OuverteRéponse partielle

    Je pense qu'un film, même une comédie, est politique.

  • 8:34RelanceRéponse partielle

    Pourquoi vous méprisez les films populaires ?

  • 9:13OuverteRéponse partielle

    J'aimerais qu'on commence peut-être par votre enfance.

  • 10:15FerméeRéponse partielle

    À quel âge, Patrick ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:42Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Un député européen reçoit une indemnité de 6 000 euros tous les mois. »
  • 7:06Jean-Luc MélenchonFait
    « Ceux qui doivent d'abord s'occuper des autres, c'est ceux qui le peuvent. »
  • 7:12Jean-Luc MélenchonFait
    « Je suis le seul qui a dû voter pour la propre diminution de son salaire. »
  • 10:31Jean-Luc MélenchonFait
    « Émigrer, c'est une souffrance d'abord. »
  • 10:43Jean-Luc MélenchonFait
    « On a eu cette chance d'avoir des parents qui ne nous ont pas élevés dans une nostalgie absolue des regrets, des remords et des pleurs. »
  • 21:17Jean-Luc MélenchonFait
    « J'avais à cœur de faire le travail qui m'avait été confié. C'était de transmettre et d'éveiller. »
  • 22:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Messieurs, vous venez de faire de la critique littéraire. »
  • 22:10Jean-Luc MélenchonFait
    « L'essentiel, c'était d'arracher le préjugé de classe du rapport à la littérature. »
  • 36:13PrésentateurFait
    « Moi, je suis contre les gens qui sont contre. »
  • 36:32PrésentateurFait
    « C'est à cause de ces mêmes personnes qui sont contre que cette année, j'ai dû défendre Karim Benzema. »
  • 1:27:56Locuteur 1Promesse
    « vive la sixième république »
  • 1:27:57Locuteur 1Promesse
    « partager les richesses »
  • 1:28:00Locuteur 1Promesse
    « cessent de se gorger »
  • 1:29:12Locuteur 1Promesse
    « augmenter le SMIC de 1 400 à 1 700 euros »
  • 1:30:07Locuteur 1Promesse
    « propose une invention magique : le référendum révocatoire »
  • 1:33:22Locuteur 2Fait
    « Jean-Luc dans les grandes manifestations a gardé ce souffle »
  • 1:52:10PrésentateurFait
    « il lui faut une grille d'explication du monde »
  • 2:16:52Locuteur 1Chiffre
    « nous sommes maintenant vers les 9 millions de pauvres dans ce pays »
  • 2:17:10Locuteur 1Promesse
    « il faut sortir du nucléaire et il faut le faire »
  • 2:17:33Locuteur 1Promesse
    « je forme le souhait qu'on mette la règle verte : on ne prendra plus jamais davantage à la terre que ce qu'elle peut reconstituer »
  • 2:17:50Locuteur 1Fait
    « je n'accepte pas que continue la politique européenne dans laquelle nous sommes inclus qui va tuer notre pays »
  • 2:18:45Locuteur 1Promesse
    « il nous faut sortir des traités européens »
  • 2:19:15Locuteur 1Promesse
    « je suis partisan du fait qu'on installe comme règle le protectionnisme solidaire »
  • 2:20:45Locuteur 1Promesse
    « il faut sortir du nucléaire et il faut le faire »
  • 2:21:00Locuteur 1Fait
    « je sais que si je présidais le pays il faudrait qu'on fasse vite la démonstration que c'est possible »
  • 2:21:31Locuteur 1Promesse
    « il faut sortir des protéines carnées »
  • 2:24:04Locuteur 1Fait
    « je ne suis pas candidat à la primaire du parti socialiste et je n'ai pas l'intention de l'être »
  • 2:27:10Locuteur 1Fait
    « le congrès de Dijon c'était en 2003 je crois c'est Laurent Fabius qui vous avoue qu'on vous a pris à peu près dix mille voix à l'époque »
  • 2:29:30Locuteur 1Fait
    « je suis anticapitaliste clairement »
  • 2:32:25Locuteur 1Fait
    « c'est très mal je serai puni »
  • 2:32:27Locuteur 1Fait
    « les journalistes sont des contre-pouvoirs »
  • 2:33:37PrésentateurFait
    « la dette française se refinance continuellement »
  • 2:35:18Locuteur 1Chiffre
    « si vous mettez 100 euros vous en récupérez instantanément 18 parce que c'est le taux moyen de la TVA dans ce pays »
  • 2:35:08Locuteur 1Chiffre
    « depuis 82, 10 points »
  • 2:40:39Locuteur 4Chiffre
    « une retraitée qui gagne 87 euros par mois »
  • 2:40:52Locuteur 4Chiffre
    « une école fermée chaque jour depuis dix ans »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Locuteur 16 %
  • Locuteur 45 %
  • Locuteur 64 %
  • Locuteur 23 %
  • Locuteur 32 %
  • Locuteur 102 %

5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans On n'est pas couché, le crime. Une émission qu'on aurait pu rebaptiser à minuit sur lit. Mais non, vous pourrez rester très longtemps ce soir, ce samedi soir avec nous sur France 2. Certes, c'est un On n'est pas couché un peu différent, tout en étant un peu pareil, puisque quand même, vous allez retrouver à mes côtés Vanessa Burgraff et Yann Moix. Tous les trois, nous allons consacrer cette émission justement à trois invités. Trois invités principaux autour desquels beaucoup d'autres invités viendront se greffer.

Mais accueillons d'abord justement ceux que nous avons choisis pour inaugurer cette nouvelle version d'On n'est pas couché, On n'est pas couché en prime. Je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour Virginie Effira, qui vient nous présenter son film Victoria, réalisé par Justine Trier à l'affiche, à ses côtés. Melville Poupot, Vincent Lacoste, le film sort en salle mercredi prochain. Bienvenue Virginie. Accueillons encore Patrick Timsit, qui dès le mois prochain sera en tournée dans toute la France avec son One Man Show. On ne peut pas rire de tout. Et notamment Patrick sera de passage à Paris les 25 et 26 novembre, salle Play L. Merci Patrick.

Et enfin, sur les trois, il fallait quand même un invité politique, car on ne change pas les traditions dans On n'est pas couché. Je vous demande d'accueillir comme invité politique M. Jean-Luc Mélenchon, député européen, candidat déclaré à l'élection présidentielle 2017. M. Mélenchon, il fait déjà la retappe. Il publie le choix de l'insoumission aux éditions du Seuil. Bienvenue au club. Spectacle, humour, cinéma et politique. Vous voulez venir me serrer la main, M. Mélenchon ? Ah oui, on me disait bonjour avant, non ? Ah bonjour. Ah vous faites le chaud tout de suite, donnez le départ vous alors. Allez vous installer à côté de Patrick Timsit.

Et merci à tous les trois en tout cas d'avoir accepté notre invitation pour cette première d'On n'est pas couché. Vous allez nous accompagner tout au long de cette soirée. Virginie Effira, l'ex-Belge. Jean-Luc Mélenchon, l'anti-Bruxelles. Et Patrick Timsit, le Magritte de l'humour. Ainsi, chère Virginie, il faut le dire, si l'amour est mieux à deux, on se souvient de ce titre de film, ce soir, les ébats auront lieu à trois, puisque vous êtes entouré de deux personnalités, qu'a priori, tout oppose.

L'un a vécu, c'est Patrick, une époque formidable, au moment de la crise, alors que l'autre cherche des solutions pour en sortir, en proposant de mettre la pédale douce sur les politiques d'austérité. Vous êtes d'accord avec ça, M. Mélenchon ? Pas mal, pas mal. Au fond, leur seul point commun à Patrick Timsit et à Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'ils maîtrisent l'art d'être des emmerdeurs, mais chacun dans leur domaine, l'un au théâtre, l'autre sur la scène politique. En fait, Timsit et Mélenchon parlent des mêmes choses, le racisme, l'antisémitisme, le chômage, les handicapés, la politique, les hommes, les femmes, la vie, quoi.

Au passage, j'ai une question à vous poser, Patrick, comment expliquez-vous que quand on met un Indien dans la ville, ça fasse un succès, et quand on met un réfugié syrien dans le 16e, ça fait un drame ? Une réponse ? C'est pour ça qu'on fait du cinéma. Sûrement, alors justement. C'est pour ça qu'on écrit les textes. Il ne faut pas confondre le cinéma et la politique, Virginie. Votre film, on le sait, a été particulièrement bien accueilli dans toute la presse. Il sort mercredi prochain, Victoria, depuis Cannes d'ailleurs. Avant l'été, on parle de ce film qu'on attend.

Mais méfiez-vous, Virginie, des politiques, puisque celui qui vous a piqué la vedette cette semaine dans Gala, c'est Jean-Luc Mélenchon. Une alimentation équilibrée, sommeil régulé. Ah bah oui ! Il livre ses secrets de préparation pour son nouveau combat. Même votre film, Virginie, qui est une comédie romantique, a une concurrence terrible dans la presse en ce moment, puisque le couple le plus romantique de la semaine, évidemment, dans tous les magazines, c'est Emmanuel et Brigitte. Et eux aussi sont en train de faire un remake de votre succès, 20 ans d'écart, sans vous demander votre avis en plus. Bref, on le voit.

La frontière est très mince entre cinéma et politique, tant et si bien que si on se laisse faire, un jour, on pourrait bien se retrouver avec ce genre de film au cinéma. Emmanuel Macron dans Bénure. Emmanuel et Brigitte dans L'économie du couple. Jérôme Cahuzac dans SOS Fantôme. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon dans Un Petit Boulot. Denis Bopin dans Rester Vertical. François Hollande dans Insaisissable 2. Évidemment, tous les candidats à la primaire de droite dans C'est quoi cette famille ? Eh oui, les politiques font beaucoup de cinéma, mais à l'inverse de Virginie.

Nous, si on devait organiser des primaires pour désigner la comédienne qui représente le mieux les comédies romantiques, vous gagneriez tous les suffrages haut la main. Si je dis ça, c'est pour énerver Jean-Luc Mélenchon, puisque lui, les primaires, il n'aime pas ça. Il préfère, comme François Cluzet, faire la course en solitaire. Eh oui, il nous dira pourquoi il a choisi d'être en solitaire et qu'il ne passera pas par ses primaires, Jean-Luc Mélenchon, tout à l'heure. En tout cas, il sera seul comme Timsit, seul sur scène, comme Victoria, d'ailleurs, cette avocate, en plein néant sentimental que vous interprétez, donc, dans ce nouveau film.

Seul, mais chacun avec la farouche volonté de plaire au plus grand nombre. C'est pour cette raison aussi que nous vous avons réunis tous les trois, ce soir, dans ce premier prime d'On n'est pas couché. Alors, bienvenue et merci d'avoir accepté notre invitation. Alors, merci d'essuyer les plâtres. Merci. C'est une première. C'est en plus la première fois que l'invité politique va rester du début jusqu'à la fin. C'est la première fois où vous mettez au niveau des autres, vous. Ah oui, exactement. C'est l'égalité sociale. Exactement. Euh... On ne compare pas les pays, hein, s'il vous plaît. Non, mais enfin, c'est normal. Je travaille quand même beaucoup plus que vous, M. Mélenchon. Euh...

Oui, peut-être. Mais alors, ça veut dire que vous ne dormez plus. Mais comment vous gagnez ? Et vous, allez-y, on va aller. Moi, je gagne beaucoup. Voilà. Et vous ? Moi aussi, beaucoup. Beaucoup ? Beaucoup. Un député européen reçoit une indemnité de 6 000 euros tous les mois. Et il a aussi un défraiement de secrétariat, etc. Non, c'est beaucoup. Ça me classe dans les revenus les plus importants. Et du coup, ça me crée un devoir. Parce que, dans mon idée, ceux qui doivent d'abord s'occuper des autres, c'est ceux qui le peuvent. Au demeurant, de vous tous, je suis le seul qui a dû voter pour la propre diminution de son salaire. Et ça n'a pas marché.

Eh bien, on a déposé un amendement pour dire, c'est beaucoup trop, veux-moi. Eh bien, on a été battus, vous le croyez ? Parce que les autres n'étaient pas d'accord. Coup de pot, on a été battus ! Il vous fait peur, Jean-Luc Mélenchon ? Pas du tout, pas du tout, pas du tout. Mais c'est parce que de nous tous, M. Mélenchon... Non, mais moi, je suis très content. C'est parce que de nous tous, vous êtes le seul à avoir voté pour vous. Peut-être. Ici ? Oui. Prenez pas de pari, mon vieux. Vous savez, vous avez dit que vous gagnez plein de sous, mais ça ne vous rend pas plus estimable à mes yeux. Moi, je n'ai jamais pensé ça. Non, mais je vous aime bien quand même. C'est gentil. Malgré vous...

Je ne vous ai pas toujours gagné. Oui, ça, on a en commun. Ça, on l'a en commun, vous et moi. On n'a pas trouvé ça dans notre berceau. Et on ne s'est pas donné que le mal de naître. Et ça ne m'empêche pas de... Mais il y en a, hein ? Et ça ne m'empêche pas de penser que j'aimerais que les autres en gagnent plus, vous voyez, M. Mélenchon. Voilà, je le sais. Et moi, pareil. Voilà. Et je suis même prêt à gagner moins. On attaque tout de suite par la politique, alors. Non, oui, mais c'est parce qu'on commence par le plus important. Ah oui, c'est gentil pour les deux autres. Non, mais... Non, mais... Mais tout le monde, c'est... Mais tout le monde, c'est de la...

Tout le monde, tout le monde a des idées politiques.

8:22
Locuteur 4

Je pense qu'un film, même une comédie, est politique. Ça exprime une vision du monde qui est forcément politique.

8:28
Présentateur

Les bronzés font du ski, par exemple, le message politique, c'est quoi ?

8:31
Locuteur 4

Plus difficile à trouver, mais on pourrait quand même.

8:32
Présentateur

Vous n'avez pas fait un truc qui s'appelle Podium, vous ? Si. Donc, pourquoi vous méprisez les films populaires ? Allez, ça commence fort, hein ? Si on n'est pas en fait, c'est en train. Nous reparlerons dans un instant de votre livre, Jean-Luc Mélenchon, du spectacle de Patrick Timsit, qui est en tournée et qui passera par Paris, salle, play-el, tout prochainement. Évidemment, de la sortie du film Victoria avec Virginie Effira. D'ailleurs, la réalisatrice et Vincent Lacoste nous rejoindront tout à l'heure puisqu'il y aura des tas d'autres invités qui viendront sur ce plateau.

Des choix que vous avez faits, on vous a interrogés les uns et les autres pour savoir qui vous aimeriez nous présenter. On va avoir quelques surprises ce soir et c'est tant mieux. Mais j'aimerais qu'on commence peut-être par votre enfance, aux uns et aux autres, à tous les trois. Et du fait aussi que vous ne soyez pas né en France, d'ailleurs, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Patrick Timsit, ni Virginie Effira. Alors, vous, c'est un peu un cas différent, évidemment. On ne peut pas dire que... Quand on voit la photo, on voit bien que je ne suis pas né en France. Eh oui ! Ce n'est pas faute de vouloir s'intégrer. Vous avez alors... Une volonté. Une volonté.

Vous avez un vrai point commun, tous les deux, évidemment, Jean-Luc Mélenchon. On a été habillés par notre maman. Vous connaissez ce point commun, Patrick, avec Jean-Luc Mélenchon ? Allez-y. On est né en Algérie. Absolument. Alors, lui, il n'est pas né en Algérie.

9:51
Locuteur 3

Il est né en Maroc.

9:51
Présentateur

Ma famille est d'Algérie. Sa famille est d'Algérie. Sa famille est née... Voilà. Frise du Nord. On peut le considérer comme pied noir, mais il est né au Maroc, à Tangier, Jean-Luc Mélenchon. C'est la première partie de votre livre, vous nous le racontez. Vous êtes né en Belgique, évidemment, Virginie et Fira. C'est un côté. Le déracinement est un peu moins...

10:10
Locuteur 4

C'est sûr, c'est moins exotique.

10:11
Présentateur

Sauf que Jean-Luc Mélenchon et Patrick Tinsit, eux, ont quitté leur pays de naissance très, très tôt. À quel âge, Patrick ? Moi, j'avais deux ans. Deux ans. Et vous, Jean-Luc Mélenchon ? J'allais avoir 11 ans. Et vous êtes arrivé... Vous êtes passé par Marseille, évidemment, mais vous êtes arrivé en Normandie. C'est ce que vous racontez dans ce livre. Je sais qu'émigrer, c'est une souffrance d'abord. D'abord, c'est une souffrance. Parce qu'on quitte ses paysages, ses odeurs, ses amis, c'est... Tout ce qui fait votre vie, vous vous arrachez et emmenez dans un autre monde. La grande chance que j'ai eue, j'ai eu une immense chance, avec ma sœur aussi.

On a eu cette chance d'avoir des parents qui ne nous ont pas élevés dans une nostalgie absolue des regrets, des remords et des pleurs. Je n'ai jamais connu ces pleurs. Je n'ai jamais connu cette ambiance parce que mes parents nous ont épargnés de ça. C'est-à-dire que vraiment, j'ai été élevé avec les musulmans. J'ai été élevé place de la République. Mais il y avait des Algériens qui venaient continuer de payer ce qu'ils devaient à mon père. Donc on n'a même pas eu le côté j'ai tout perdu, une main devant, une main derrière. On n'avait rien perdu, on n'avait rien. Donc comme ça, ça a été lancé. Moi, vraiment, il n'avait pas grand-chose. Et surtout, on avait cette joie.

Ils nous ont communiqué cette joie du pays dans lequel on arrivait. Ils nous ont épargné de ça. Vous pouvez nous les commenter, Patrick, ces petits films. D'ailleurs, qu'on filmait à l'époque ? On vous voit là avec vos parents. Logiquement, c'était mon père qui filmait, mais comme il est à l'image...

11:38
Locuteur 3

C'est pour ça que je vous pose la question. Je ne peux pas, je ne sais pas. Ça, c'est vous ? Oui, ça, c'est moi, ça.

11:44
Présentateur

Alors, ça se passe où, ça ?

11:44
Locuteur 3

J'étais très près de ma mère, toujours. Regardez, je n'étais jamais loin de ma mère. Et ça se passe où ? Alors là, je ne peux pas vous dire. Je ne peux pas vous dire. Je ne sais pas. Est-ce que c'était Dieppe ?

11:53
Présentateur

Est-ce que ça pouvait être aussi l'Italie ? Ça, c'est ma petite sœur, ça, non ? C'est moi, ça ? Non, ça, ce n'est pas vous, non. Ça, c'est ma petite sœur. C'est quelqu'un que vous ne connaissez pas. Déjà dans les chaussures... Ma petite sœur, c'est une tête absolue aujourd'hui. Ah oui ? Elle était attachée parlementaire chez Taubira. Chez Mme Taubira. Et chez aussi Marie-Georges Buffet. Aussi, elle était au... Ah oui ? Oui, et aujourd'hui, elle est magistrate, quand même. Il fait la gueule. Je ne sais pas. Je lui parle de ma petite sœur, il le prend mal. Il dit tout mal. Tout mal. C'est le mot Taubira qui l'a pris mal. Eh, mais c'est moi. Madame Taubira, eh... C'est contre ma figure.

Dites donc, vous commentez les images ? Ça, c'est mon oncle Édouard. Mon oncle Édouard et ma tante... Je reviens vers vous dans une seconde. Regardez, c'est magnifique, je ne sais pas... C'était moi, ça ? Oui, c'est vous. Je croyais que c'était la langue de ma tante.

12:42
Locuteur 10

Je ne sais pas, mais c'est pas mis.

12:43
Présentateur

J'aimerais... Ah oui, oui, oui, je me reconnais. Avec la pupette, oui. Ça, c'est moi encore. J'aimerais qu'on passe à Virginie et lui demander comment c'était son enfance en Belgique. Que faisiez vos parents, Virginie ?

12:53
Locuteur 4

Non, mon père, il est hématologue-oncologue. Ah, le sang.

12:56
Présentateur

Maladie du sang. Oui, très bien.

12:57
Locuteur 4

Et ma mère, elle a eu plusieurs métiers. Elle s'est renouvelée beaucoup.

13:00
Présentateur

J'ai lue restauratrice, c'est ça ?

13:01
Locuteur 4

Oui, elle avait eu un restaurant. Donc ça, c'est moi, oui.

13:04
Présentateur

Parents divorcés ? Parents divorcés, oui, mais qui ont... Jean-Luc Mélenchon aussi, d'ailleurs, je crois. C'est banal, hein ? Oui, ça devient banal, c'est vrai. D'ailleurs, Virginie, vous êtes née l'année où Jean-Luc Mélenchon est rentré au Parti Socialiste, en 1977. Ah ah ! Ça crée des liens. Grande année. Pas vos parents, pas mes parents. 60 ans de mariage, ils sont encore là. Ils viennent de les fêter. Alors, c'est chouette. 60 ans de mariage. Qu'est-ce que vous leur avez offert pour leurs 60 ans de mariage ? Je leur ai épargné ma présence. C'est le plus beau cadeau que je trouvais là. Je n'étais pas là. Très vite, vous avez su que vous vouliez être actrice, faire ce métier ?

13:39
Locuteur 4

Oui, enfin, ça fait plaisir. Vous y rire ensemble, par exemple ? Alors non, comme je fais beaucoup de comédie et tout ça, et qu'on dit que je suis un peu drôle, mais moi, je n'ai pas tellement cette conviction-là. Je crois que j'ai demandé un jour à ma mère si j'étais drôle petite. Elle a pris un petit temps de réponse. Elle m'a dit non, pas du tout. Voilà. Ah ben, c'est ma maman. C'est ma maman. C'est rigolo. Voilà.

13:59
Présentateur

Vous étiez très belle, hein ? Et vous êtes toujours très belle, évidemment.

14:01
Locuteur 4

Ma mère n'est pas mal non plus, je tiens à le signaler.

14:04
Présentateur

Très jolie petite fille. Vanessa Beurgras, vous avez déjà vu Patrick Timsit sur scène ?

14:07
Locuteur 1

Oui, dans le one-man show stand-up, j'ai adoré. J'ai adoré. J'ai beaucoup, beaucoup ri. Alors, tout le monde y passe. On aura l'occasion d'en reparler, hein ? Les juifs, le couple, les handicapés. Bon, les musulmans, là, vous n'êtes pas allés trop fort. Là, on s'est dit, Patrick, il a les chocottes. Donc, il n'y va pas à fond sur les musulmans.

14:24
Présentateur

C'est une question d'inspiration, mais ils ont leur part, hein, quand même.

14:26
Locuteur 1

Oui, ils ne sont pas très, très présents, surtout dans le dernier spectacle. Mais ce que j'aime bien aussi chez vous, c'est que vous êtes votre premier fan sur scène. J'ai trouvé ça, justement, incroyable. C'est que vous riez à vos propres vannes avant de la sortir. Alors, je ne sais pas si c'est une posture scénique. Ah, non, mais je vous assure, regardez-vous.

14:45
Présentateur

Je suis souriant, je suis souriant.

14:46
Locuteur 1

Ah, non, vous n'êtes pas souriant, vous vous marrez avant de sortir la vanne. Ah, mais c'est juste incroyable.

14:50
Présentateur

Ah, oui, on voit que ma foi, vous trouvez ça plutôt pas mal, quoi. Oui, je suis content de vous. Mais il a raison de trouver ça plutôt pas mal. Oui, oui, mais... Attendez, c'est banal, il pense plus vite qu'il parle. Oui, c'est ça. C'est normal qu'il se marre avant, il la connaît avant. Ça m'arrive tout le temps, c'est pas moi qui vais dire le contraire, Jean-Luc. Je crois que c'est une façon peut-être d'amener la vanne. On ne peut pas rire de tout. C'est le titre du spectacle actuel de Patrick Timsit. Il a triomphé déjà à Paris avec en tournée. Il reprend une tournée à travers la France. Et il sera à nouveau à Pleyel les 25 et 26 novembre prochains.

On ne peut pas rire de tout très bien, mais peut-on rire des Roms ? La réponse est oui, parce qu'ils ne peuvent pas t'attaquer en justice. Ton portée plainte, il faut rentrer dans un commissariat. Et encore rentrer, ils peuvent. C'est ça. Ben, je la finis pas, alors. Peut-être des handicapés, mais ça coûte cher. En procès, oui. Les nains, c'est moitié prix. Non, mais je me suis toujours posé la question, moi. Comment ça se fait qu'ils sont si grands, les toilettes handicapées ? Non, mais j'ai le droit de me poser la question, je veux dire. Non, mais c'est vrai, ils ont besoin d'autant de place, les handicapés aux toilettes. Qu'est-ce qu'ils font, les handicapés aux toilettes ?

Ils prennent de l'élan, hein ? Non, mais j'ai le droit de poser la question, quand même. Écoutez, 6 mètres carrés. C'est quand même un petit peu une vie de rêve, non ? Tu vis chez tes parents jusqu'à 50 ans. Tu travailles pas, tu t'habilles comme tu veux en survêt toute la journée. Tu peux lécher les boutons de l'ascenseur, personne ne te dit rien. Écoutez, comme on le fait, est-ce que c'est pas une façon de les encourager à ne pas guérir ? On parlait avec Eric Zemmour, il était moins choqué que vous, hein ? Il m'a dit, ça n'est pas. Ça fait rire tout le monde. Vous êtes content de reprendre la route, Patrick, avec ce spectacle ? Ouais, ouais, ouais, ouais, je suis content.

C'est un spectacle vraiment...

17:32
Locuteur 3

Déjà, j'ai su que j'avais la meilleure vanne, l'auto-satisfaction.

17:37
Présentateur

Mais la meilleure vanne, quand je rentre sur scène avec ce spectacle et que je dis bonsoir. Bonsoir, ça va, personne n'est choqué, j'ai pas été trop loin. Et là, quand les gens vous connaissent et ils savent que ça va rentrer dedans, on peut le dire, tout le spectacle, je sais que phrase après phrase, je suis avec des partenaires, des complices. On va revenir sur une partie, non pas de votre enfance, mais de vos débuts. Vos débuts, vous, en tant qu'invité à la télévision, Patrick Timsit, parce que c'est vrai qu'à une certaine époque, vous en avez fait beaucoup.

Et il y a un animateur qui vous a pas mal aidé, d'ailleurs, à vos débuts, parce qu'il vous accueillait régulièrement, il va nous rejoindre tout de suite. Et vous, on va revenir, Jean-Luc Mélenchon, sur votre période en tant que professeur. Et c'est un de vos élèves du Jura, car ça se passait dans le Jura, qui va venir maintenant sur ce plateau. Accueillons Christophe de Chavannes, qu'on ne présente plus, producteur d'Achetendre la tournée des idoles. Il a vu démarrer, Patrick Timsit à la télévision. Il partage tous les souvenirs de Patrick. Et à ses côtés, je vous présente M. Pierre Coton, un ancien élève du lycée national technique de Mouchard. C'était dans le Jura. Et M.

Coton, vous avez eu comme professeur de français, Jean-Luc Mélenchon, c'était au milieu des années 70.

18:54
Locuteur 3

Non, c'était l'année scolaire 75-76.

18:57
Présentateur

Oui, c'est ce que je dis. Déjà artiste ! Au milieu des années 70, 75-76. Il prend la défense, il prend la défense, il est à fond. Il a dit 76, c'est pas le milieu. Il a raison. Je n'ai pas défendu les propos. Allez-y, c'est bon. Il était professeur de français. Quel genre de collège c'était ? C'était un essai technique. On formait des techniciens et techniciens supérieurs du métier du bois.

19:29
Locuteur 1

Ah !

19:30
Présentateur

À Mouchard. Dans le Jura, les métiers du bois. Sauf que lui n'était pas un professeur technique, M. Mélenchon. C'était un professeur de français, de littérature ? Oui, poésie, philo. Vous avez combien d'écart ? Vous dites ça pour moi, alors ? Non, pas du tout. Mais si, vous le dites pour moi. Vous faites beaucoup plus jeune. Ah, merci.

19:47
Locuteur 10

On la gaffe ! On la gaffe ! Enfin, Christophe !

19:54
Présentateur

Je comprends pas. J'étais un jeune prof. Vous étiez un jeune prof. J'avais 25, 10 ans. Tout jeune et beau et tout ça. Ses élèves avaient une trentaine d'années. Non, ses amis avaient 18, 19 ans. Parce que dans l'enseignement technique, les moyennes d'âge sont un peu plus élevées que dans le reste de l'enseignement. Et ses garçons avaient fait le CAP et devaient rattraper en un an le niveau de la classe de première. Il vous a donné envie de lire, Jean-Luc Mélenchon ? Ah oui. Oui, oui, oui. Il nous a fait découvrir la poésie, tout ce qu'il passionnait. Franchement, il avait la passion de ça. Et il était calme ou révolté déjà ? Ah non, il n'était pas révolté. Il bougeait beaucoup en classe.

Il n'était jamais derrière son bureau. Je vous le dis sincèrement. Toujours en mouvement. Il était agité, mais pas révolté. Ah non, non, non. Je ne vais pas se souvenir qu'il était révolté. Non, non, pas du tout. Au contraire. Vous dites même, ça me surprend quand je le vois s'énerver à la télévision. Non, je n'ai jamais dit ça. Oh non. Ça, c'était milieu des années 70. Là, vous êtes en train de faire... Vous êtes en train de... On ressent l'éducation mélange.

21:00
Locuteur 10

Pas du tout.

21:02
Locuteur 6

Renvoyez vos notes.

21:05
Présentateur

Non, mais j'étais leur prof. J'étais à peine plus âgé qu'eux. Et j'avais à cœur de faire le travail qui m'avait été confié. C'était de transmettre et d'éveiller. C'est magique, la relation que vous avez à des jeunes gens. Ils avaient 18, 19 ans. Et ils arrivaient d'une classe où ils avaient suivi un enseignement, si vous voulez, pour lesquels la littérature, ce n'était pas leur sujet. Par exemple, M. Marx, vous, mieux qu'un autre, vous allez comprendre ça. Je leur demande... Bon, messieurs, imaginez une musique. Il n'y avait que des garçons, moi. Imaginez une musique. Et chacun d'entre eux, qui était bien entré, imagine la musique. Et je passe Léo Ferret.

Si vous aviez vu, c'est un enchantement. Vous aviez 30 garçons qui n'avaient jamais eu de contact avec la littérature et tout ça. Et qui étaient dans un rapport esthétique au texte et à la musique. Et alors, certains hurlaient en disant « Ah, quelle horreur ! C'est une bêtise totale ! » D'autres disaient « Ah, c'est merveilleux ! » Je dis « Messieurs, vous venez de faire de la critique littéraire. » C'est ça. Pourquoi ? Parce que l'essentiel, c'était d'arracher le préjugé de classe du rapport à la littérature. C'est-à-dire qu'on leur avait, en quelque sorte, on leur avait enseigné, mis dans le crâne, que ce n'était pas pour eux. Mais non !

Et moi, je me disais, ils ont 18 ans, Banco, ils aiment, ils pleurent, ils souffrent. C'est de ça dont on va parler. Imaginez-vous, je vois dans vos yeux, vous imaginez-moi à plat, c'était un pur moment de mort. Tout le monde rêverait d'avoir un prof comme ça. C'est ce que j'allais dire. Alors, on y reviendra. On y reviendra avec vous, M. Coton. Patrick Timsit, lui aussi, quand il a démarré à la télévision, s'avait provoqué. Et Christophe De Chavannes en sait quelque chose. J'aimerais, Christophe, après, ces quelques images que vous nous racontiez, comment ça se passait. On va voir que ce n'était pas toujours simple de recevoir Patrick Timsit à ses débuts.

Qu'est-ce qui est bleu et qui vit au fond de l'eau ? Allez-y. Ah non, bah oui, non. Non, c'est horrible. Ah oui, c'est horrible. On ne la dit pas, alors. C'est celle-là ? Le petit Grégory dans son sac poubelle. Non, il ne faut pas la dire. Non, c'est dégueulasse. C'est dégueulasse. On ne va pas la faire. Ce n'est pas moi. Ce n'est pas moi. Je me désolidarise complètement. Vous pouvez la raison, vous aussi. Au revoir. Voilà, au revoir. Merci. Super. Bon, je ne choisis pas une femme pour ses gros seins, bien sûr, ou pour une grosse poitrine. Mais c'est vrai que quand elle a une grosse poitrine, je ne regarde que ça. Ça me paralyse.

Je ne pourrais pas faire 7 sur 7, si vous voulez, parce que je n'écouterais même pas ce qu'elle dit.

23:19
Locuteur 3

Sophie Marceau nous en a appris beaucoup à 7 sur 7. Ah bon ? Oui, elle est sentie concernée. Ah bah, maîtrise d'actualité, Sophie Marceau. Qu'est-ce qu'elle a dit ? Les cheveux, ça pousse. Dormir, ça repose. Le savon dans les yeux, ça pique. Elle est au courant de tout. Elle a un avis sur tout.

23:38
Présentateur

Monsieur Timsit. Oui ? Vous avez dit que l'important dans le sexe, c'est la taille. Oui. Bon, est-ce que vous pensez que c'est votre cas, réellement ? Non, c'était une boutade, ça m'a fait rire sur le moment, mais enfin, je suis très favorisé de ce côté-là, donc j'en rigole aisément. Bon, vous pensez, vous pensez comme Christophe, qu'en fait, c'est pas important d'avoir... Et encore, j'ai maigri de la bite, j'ai perdu 5 kilos, moi. Ah d'accord. Essayez-vous, Patrick.

24:00
Locuteur 1

Il a l'air très embarrassé.

24:01
Présentateur

Je ne saurais trop vous conseiller le petit massage.

24:06
Locuteur 1

Christophe.

24:08
Présentateur

C'est sur le bavant. Monsieur, ne pensez pas systématiquement au sexe. C'est quand même incroyable.

24:18
Locuteur 3

Excellent. Ça met en forme pour les vacances. Avec deux glaçons, voilà. Vous allez voir, ça me fait rire bêtement. Oui, fermez les yeux. Regardez, voilà, voilà. Fermez les yeux, bien. Appuyez encore, appuyez encore. Restez comme ça. Vous voyez, là, il a juste le goût. Ce qui me fait rire bêtement, c'est que j'en ai mis à chaque fois qu'il vient de la maison, il voit ce truc-là. Et il met sa zézette à l'intérieur pour la gré. Fils génital, l'anus et la bouche.

25:05
Présentateur

Petro-Chien. C'est inadmissible et formidable. Ça vous a aidé ? Ça m'a propulsé parce qu'en fait, c'est Christophe de Chavannes qui, le premier, m'a invité en télé alors que personne ne me connaissait. Mais quand même, il vous faisait peur ou il faisait rire ? Ah non, moi, il m'excitait. J'ai bien vu. Vous avez une relation proche. J'ai bien vu. Toujours. Non, non, mais c'est vrai, c'était excitant pour moi d'avoir un quelqu'un de... Voilà. Petro-Chieny, par exemple, sur ma vie, ça n'était pas du tout ni répété. Ça n'a jamais été. Ni envisagé. Ça n'a jamais été. Non, voilà. Évidemment, au moment où ça arrive, c'est une enclume qui tombe sur les épaules parce qu'on est en direct.

Alors aujourd'hui, on est... On pense au courrier des téléspectateurs. On pense surtout à la famille de Petro-Chieny. Oui, aussi. Mais moi, je le connaissais. Petro-Chieny ne s'est jamais considéré une seule fraction de son groupe comme un normal. Il a été élevé par ses parents comme quelqu'un de tout à fait normal. Si tant est qu'on puisse définir la normalité comme ça. Et il a toujours été bien dans sa peau. Il sortait avec les plus belles femmes du monde. Et c'est un génie du jazz. Il n'a jamais été malheureux. Petro-Chieny, c'est là son génie. Il n'a jamais laissé quiconque autoriser la possibilité de dire qu'il était malheureux à sa place. Exactement.

Et de toute façon, je ne le plaignais pas puisque je l'intégrais dans le spectacle. Je disais, si on commence à épargner les handicapés, alors on va... On va quoi ? Moi, quand les gens me disent... Je dis, est-ce qu'on peut rire des handicapés ? Il y en a qui me disent non. Alors, je regarde les handicapés. Je dis, qu'est-ce qu'on fait ? On les sort, on les éjecte, qu'est-ce qu'on appelle la sécurité ? Il faut les intégrer. Non, non, je vais m'occuper d'eux et je vais te les tailler sévères, tu vois. Et ils sont les premiers, ce sont les premiers à demander.

26:51
Locuteur 5

C'est marrant parce que vous avez un sort de tropisme avec les gens abîmés, difformes, quasimodo au cinéma, etc. Et comme si vous-même, vous vous considériez comme partie de leur famille.

27:01
Présentateur

Parce que quand on voit vos interviews, vous avez du mal à trouver votre place sur Terre. Vous faites une maison dans le Gard, vous habitez dans le Gard. La première chose que vous faites, c'est de mettre des issues de secours partout. Et vous n'avez vous-même pas trouvé votre place dans la société. Vous êtes un anxieux, un hypochondriaque, un flippé.

27:15
Locuteur 5

Je ne sais pas si c'est vos origines qui vous retracent une histoire peut-être juive où il y a eu la persécution. Mais vous vous jugez vous-même comme un persécuté de l'existence.

27:23
Présentateur

Et c'est pour ça que quand vous vous moquez des petits ou des cabossés, vous vous incluez dedans. Et c'est pour ça que ça marche, en fait. Mais, alors là, je n'ai rien à rajouter parce que c'est absolument ça. C'est toujours le regard de l'autre. Je me suis toujours attaqué à ça. Pour finir l'histoire même de Petrucciani, pour vraiment, pour raconter, parce que ça a été au moins filmé, c'était ça. Et un jour, Denisot m'avait dit, le garde du corps de Petrucciani veut te casser la gueule. Qu'est-ce que tu as à répondre au garde du corps de Petrucciani ? Et j'avais répondu, si le garde du corps de Petrucciani me casse la gueule, je casse la gueule à Petrucciani. C'est aussi injuste, quoi.

Qu'est-ce que c'est que ce grand con ? Eh bien, mon Verde, il veut péter la gueule, champion de sport. Il veut péter la gueule. Et Petrucciani, le soir même, on était à la Trémoye, à l'hôtel de la Trémoye, en train de boire des coups. Comment je peux vous défendre, moi ? Écoutez, vous n'enfoncez pas dans des histoires pareilles. Regardez. En gros, Jean-Luc. Vous n'avez pas vu le pire encore. Voici un best-of, justement, des différents spectacles de Patrick Timsey depuis ses débuts jusqu'à aujourd'hui.

28:28
Locuteur 7

Bon, voyons, Denis, est-ce que ça...

28:30
Présentateur

Non, non, non, là, c'est bien moi qui joue ce soir. Il est fait chier. Et il ne faut surtout pas sauter les deux premières étapes. En amour, est-ce qu'il vaut mieux être fidèle ? Elle te dit, choisis un vœu. Être fidèle, mais vivre pépère. Ou être un f... Jamais. Franchement, qu'est-ce que tu choisis ? Je vous ai manqué ? Oui. Moi, dans la mienne, il y avait marqué Coquet Studio, très ensoleillé dans l'immeuble bourgeois. Oui, attention, traduction. Coquet, ça veut dire petit. Le mien est très, très, très coquet. Il faut se méfier des diminutifs, hein. Comme Coquet, comme Studette. Studette, c'est un petit studio. Alors, c'est très angoissant d'attendre un bébé pour un homme.

On a exactement les mêmes symptômes, les envies, tout ça, c'est pareil. Tout de suite, on a des envies. Moi, la première envie que j'ai eue, c'est de me barrer. D'ailleurs, qu'est-ce que ça va être ? Garçon, fille, les gens me demandent toujours qu'est-ce qui te ferait le plus plaisir. Moi, ce qui me ferait le plus plaisir, c'est un labrador. J'ai essayé d'un truc sympa, c'est les vacances. Sur le catalogue, il y avait marqué au CUMAC. Beau pays, pas cher le billet. Mais quand t'arrives là-bas... Il y a de plus en plus de cons chaque année. Mais cette année, j'ai l'impression que les cons de l'année prochaine sont déjà là. C'est une femme qui fait la gueule.

Dès le matin au café, elle fait la gueule. Je rentre à 6h du matin, elle fait la gueule. Oui, mais moi non plus ! Elle fait la gueule, elle serre les... Dis donc, qu'est-ce que ce serait si elle mangeait à table avec nous ? L'accouchement incroyable ! L'impudeur de cette femme pendant son accouchement. J'ai vu toute l'évolution. Si je venais de la scène, je pense que je rêverais de la faire comme lui. Et j'irais bien sûr là où il sera, oui. Je vais vous demander d'accueillir maintenant quelqu'un qui viendra régulièrement dans On n'est pas couché. Il était apparu pour la première fois chez nous pendant le festival de Cannes en mai-juin dernier.

Et il faut qu'il passe absolument maintenant sur ce plateau. Parce qu'après, il va être sur scène. Je vous demande d'accueillir Farid dans On n'est pas couché.

33:11
Locuteur 10

C'est moi qui fait un peu chaud ici.

33:25
Présentateur

Ah oui, il fait très chaud. Il fait chaud, hein ? Il faut dire que... Un petit peu. Vous n'étiez pas obligé de venir en manteau. Oui, mais je fais ce que je veux. Bonsoir, Laurent Ruquier. Bonsoir, Farid. Bonsoir, mesdames. Les autres. Je vous avoue que j'ai un peu hésité à venir cette fois-ci, Laurent Ruquier. Parce qu'on m'a dit qu'il y avait des petits changements dans l'émission. Et je me suis dit, ça y est, on va courir derrière l'audience. Je vais finir avec des nouilles dans le caleçon. On va danser sur du Patrick Sébastien. On va prendre une blonde qui raconte n'importe quoi pour faire de l'audimat. Bonsoir, Vanessa. Mais en fait, pas du tout. Pas du tout. En fait, pas du tout.

C'est juste qu'il va y avoir des petits changements. Par exemple, l'émission va être un petit peu plus courte. Elle ne va durer que 8 heures, je crois, à peu près. Alors, ça peut vous paraître très long. Mais pour Yann Moix, ça correspond à trois questions. Et il faut un petit peu penser aux camarades. Finalement, je suis venu. J'ai longuement hésité. En fait, j'avais le choix entre France 2 avec Laurent Ruquier et une autre émission sur Europe 1 avec un animateur dont je ne peux pas dire le nom. Mais ça finit par Morandini. Et finalement, j'ai choisi France 2 parce que je travaille beaucoup mieux habillé. Et ça, c'est Laurent Ruquier qui le dit.

34:24
Locuteur 10

Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.

34:30
Présentateur

Non. C'est moi, c'est pas vous. Dans ce scandale, d'ailleurs, on a beaucoup parlé de Morandini, Morandini. Et moi, je pense qu'on n'a pas assez parlé des comédiens. Parce que si tu es comédien et que tu penses percer dans le milieu en te masturbant devant Morandini, change de métier. Mais très vite. C'est le très vite. Finalement, je suis rentré de vacances. Et j'ai vu qu'en candidat à la présidentielle, il y avait Sarkozy, Hollande, Marine Le Pen, Juppé. C'est fou. Je pensais revenir en France. En fait, je suis revenu en 2012. Même dans Plus Belle la Vie, le casting, il change. Il faut changer un petit peu, les gars.

35:03
Locuteur 5

C'est pas faux.

35:07
Présentateur

Mais le champion de toute catégorie des déclarations, c'est Éric Zemmour, évidemment. Il y a quelques jours, il a dit que la France doit se désislamiser. Les musulmans ne sont pas compatibles avec la République.

35:18
Locuteur 5

Et la France doit conquérir ses territoires perdus en banlieue, comme à Gaza. En bas de chez moi, j'ai un SDF schizophrène et constamment alcoolisé. Et il tient souvent les mêmes propos qu'Éric Zemmour. Et ça me rassure quelque part.

35:35
Présentateur

Je me dis peut-être qu'Éric Zemmour, c'est un SDF qui a percé. On ne sait pas. On ne peut pas le savoir. C'est vrai que tout le monde, en ce moment, suit un petit peu les FN. Il y a une petite tendance. Et moi, j'aimerais qu'on soit un petit peu direct avec les Français, qu'on fasse un vrai débat. Un vote par SMS, par exemple, pour garder les Arabes et les musulmans, tapez 1. Pour voter Marine Le Pen, tapez 2. Pour remonter dans les sondages, tapez sur le Burkini. Ça ira beaucoup plus vite. Alors moi, le Burkini, je vous le dis tout de suite, je suis contre. Ça ne me va pas du tout. Et oui, ça fait des traces de bronzage horribles. J'ai essayé, c'est abominable.

Évidemment que je ne suis pas contre. Ce n'est même pas que je suis pour. Moi, je suis contre les gens qui sont contre. Parce qu'à cause de ces gens-là qui sont contre, nous, on se retrouve à défendre le Burkini. C'est vrai. C'est exactement ça. C'est tellement ça. Moi, je suis honnête avec vous, je m'en fous du Burkini. C'est moche. Je me retrouve à trouver des arguments pour des gens qui veulent se baigner en duvet. Mais tu fais ce que tu veux. C'est à cause de ces mêmes personnes qui sont contre que cette année, j'ai dû défendre Karim Benzema. J'ai dû défendre la jupe longue alors que j'adore les mini-jupes. J'ai dû défendre Black M de la section d'asso alors que j'adore la musique.

Épargnez-moi. Et ce n'est pas ça, la France. Non. La France, c'est un beau pays. C'est notre pays. Liberté, égalité, fraternité, c'est beau. D'accord ? Et non, des plaies, c'est Robert Ménard. Je suis noir, non catholique. J'écris avec un musulman et un juif. J'ai un meilleur ami qui est breton, donc qui frère est à moitié chinois. Et on a tous la nationalité française. C'est ça aussi la France. C'est ça. Le petit Paris, il est brillant et il reviendra régulièrement. On l'espère. Non, on n'est pas cliché. On l'attendait depuis Cannes. C'était son retour ce soir. Vous aimez bien, Patrick ? Il est super bon. Vous connaissiez ? Je l'avais vu à notre émission. Voilà, exactement.

Quand il est passé à Cannes. Ça vous a intéressé, Jean-Luc Mélenchon ? C'est bien. C'est parfait. C'est ce qu'il fallait dire. Restez tous les deux, M. Pierre Coton et M. Christophe de Chavannes, car je vais vous demander d'accueillir maintenant sur ce plateau deux autres invités qu'on choisit. Et Virginie Effira et Patrick Timcy. Tout d'abord, Olivia Cotte, une comédienne héroïne de la série Vous les femmes sur TVA. Voici Olivia Cotte. Dans cette série, on la voit aux côtés de Judith Siboni. Vous verrez bientôt la cinquième saison de cette série Vous les femmes sur la chaîne TVA.

Et votre invité à vous, Patrick Timcy, c'est Alain Choquette, un magicien québécois qui a connu le succès au Canada et aux Etats-Unis et qui vient chez nous en France à partir du 24 octobre au théâtre de la gaieté Montparnasse avec son one-man show magique. Bienvenue à tous les deux. Merci. On va d'abord laisser parler Virginie Effira. C'est un peu à son tour tout de même.

38:29
Locuteur 4

Non, mais c'est passionnant tout ça, tout autour.

38:32
Présentateur

Qu'elle nous présente une de ses meilleures amies. C'est vraiment rire de la voir là. Elle est morte de rire, elle aussi. Présentez-nous Olivia Cotte.

38:41
Locuteur 4

Alors Olivia Cotte, donc ma grande amie comédienne. Avec quoi je commence ?

38:47
Présentateur

La meilleure prof, pardon, je vous interromps, je crois même qu'elle est la marraine de votre fille.

38:51
Locuteur 4

Oui, mais ma fille a deux marraines, pas de parents.

38:54
Présentateur

Donc elle vous a pris au hasard, alors elle s'en fout.

38:56
Locuteur 4

Non, non, non, non, non, la transmission c'est quelque chose d'important. Cette personne a des valeurs fortes.

39:02
Présentateur

Donc c'est important. Vous allez continuer à nous parler d'elle dans un instant. Pour les téléspectateurs qui ne connaîtraient pas encore vous, les femmes, regardez cet extrait.

39:16
Locuteur 6

Quoi ? Non, mais plus aucun homme nous regarde.

39:19
Locuteur 10

Ça y est, on a basculé, on a passé un cap.

39:22
Présentateur

N'importe quoi. Bah si, je t'assure. Vas-y, va à la poubelle, moi je te dis si tu regardes.

39:26
Locuteur 1

Ok.

39:42
Locuteur 6

Peut-être que je suis plus jeune que toi.

39:44
Locuteur 10

Même te regarde. C'est ça, je fais plus jeune.

40:01
Présentateur

Non, c'est très drôle, bravo. On retrouvera la quatrième saison à partir du 10 octobre sur la chaîne Teva. Mais vous n'avez encore jamais joué ensemble dans un... Non, pas encore. Ça n'est pas arrivé.

40:18
Locuteur 4

Mais l'impositionnement qui me plaît, quoi. C'est quelqu'un qui est esclave de pas grand chose, quoi. Ah, esclave de pas grand chose, comme vous ? Elle est plus que moi.

40:27
Présentateur

Elle est plus libre que vous ? Je ne sais pas. En quoi ?

40:31
Locuteur 4

Je ne sais pas. Moi, je me trouve parfois plus assujettie à... Je ne sais pas, moi. Il faut bien se tenir, justement, à correspondre à l'idée qu'on devrait avoir de vous-même. Je ne sais pas si la phrase était française. Si, c'était bien. Ça va bien. Olivia, non. Elle fait le contre-pied de ça, quoi.

40:49
Présentateur

Patrick, présentez-nous donc, alors, M. Choquette. Alain Choquette, on se croisait, puisqu'on jouait en même temps à la Guété Montparnasse. Alors, on avait l'occasion de se croiser dans les coulisses. Et puis, j'ai vu son spectacle. J'ai trouvé ça formidable. Un grand talent. Et puis, j'ai toujours adoré la magie. C'est vrai. Je faisais des tours de magie chez toi. Formidable. Regardons. Regardons les images. On va voir. La blanche est à gauche. La noire est à droite. Je fais ça.

41:17
Locuteur

Tac.

41:18
Présentateur

Je souffle. Tac. Regardez bien. Ça, c'est blanc, OK ? Je souffle comme ça. Je regarde. Vous soufflez. Rouge, rouge, joli. OK ? Regardez. Je refais comme ça. Tac. Je souffle comme ça. Vert. Soufflez. Oui, joli. Vous lui avez un petit autre tour. Il m'a appris un tour de cartes. Formidable. Si vous avez le jeu de cartes. On a tout apporté. On a tout ce qu'il faut. C'est totalement apporté. Il manque peut-être le jeu de cartes. Alors, je vais le faire apparaître. Patrick, première étape. Je vais le faire apparaître dans ta poche. Oui, merci. Alors, voilà. C'était le duo exceptionnel. Absolument. Tiens. Pensez très fort à une carte. À part sa carte du Parti communiste, M.

Mélenchon, il n'a pas grand-chose dans la poste. Jean-Luc, pensez à une carte. Je ne joue pas au jeu de hasard, moi. Oh, pensez à une carte rouge. C'est vrai ? Mais bien sûr. Bon, alors, je dois penser une carte. Il est bien d'Afrique du Nord. Je le ressens en famille. Je suis en famille. Je prends autant de mes parents, là. Allez, en avant.

42:35
Locuteur 3

Tant pis, ça ne portera pas malheur. N'importe quelle carte.

42:37
Présentateur

Dites-la. N'importe laquelle que je... Vous la pensez. Je la regarde ou pas ? Non, vous la pensez fort. Je vais embrouiller. Ça dans 5 minutes, je ne rappelle plus ce que c'est. Le jeu. Ça y est, j'ai pensé une carte. Dites-la fort. Non, pourquoi ? Je ne veux pas. Non, c'est la mauvaise physique. Il a 6 ans d'âge montage. C'est un gamin. On ne va pas avoir un gamin comme président. On va passer pour qui ?

43:02
Locuteur 10

Vous voyez, à la Maison Blanche. Non, je ne veux pas.

43:06
Présentateur

À la Maison Blanche, asseyez-vous. Non, je ne veux pas. Allez, c'est le président français. Non, je ne veux pas m'asseoir. Et Mme Merkel qui dit, signez-la. Et moi, non, je ne signe pas.

43:14
Locuteur 10

Il est fort.

43:21
Présentateur

Là, il faut enfin que vous en ayez un qui dit, non, je ne veux pas. Au lieu d'en avoir un qui passe son temps à dire, oui, ou je signe. Mais oui, c'est le premier tour de magie politique. Je suis venu, d'accord, mais je n'ai pas dit que j'étais d'accord. Je veux bien la dire. Allez, dites-la. C'est un tour de magie ou un sketch ? On comprend pas. Non, mais surtout que le tour de magie, vous allez voir ce que c'est. Il faut que je la dise alors. La dame de cœur. La dame de cœur. Ah, voilà. La dame de cœur. La dame de cœur. Rappelez, ce n'est pas la dame de cœur. Merci, regardez, je vais vous la trouver. La dame de cœur. Là, voilà. Là, voilà.

43:54
Locuteur 10

Bravo.

43:54
Présentateur

Ah, oui, alors, bon. C'est un bon tour de magie politique. Ah, c'est Garcimor. C'est le retour de Garcimor. Bon, coupé. Tenez, je vais remuer. On mélange d'abord. Je vais remuer, regardez. Je mélange encore. Mais non. Je mélange encore, regardez bien. La choquette est terrifiée. Non, non, non, ça va pas bien. Non, non, non. J'ai merdé ? Non, non, non, t'as tout foutu. J'ai merdé, ça. Oui, oui, beaucoup. Ah, oui, j'ai merdé.

44:20
Locuteur 6

Attendez deux secondes. Vous avez dit... Attendez deux secondes.

44:26
Présentateur

Remélange, remélange. Alors, je remélange. Alors, attention. Alors, regardez, je me mets pas la pression du tout. Regardez, tac. C'est bon, c'est assez. C'est assez bien mélangé.

44:43
Locuteur 4

Vous lui avez donné beaucoup de cours ?

44:44
Présentateur

Pardon ?

44:45
Locuteur 4

Vous lui avez donné beaucoup de cours ?

44:46
Présentateur

Pas du tout. Ah, d'accord. Il n'y rit pas que c'est blague réussi. Il rit de c'est cour raté. Vous allez voir.

44:51
Locuteur 4

Non, non, très sérieusement.

44:52
Présentateur

Je coupe. Oui. D'accord. Voilà. Et là, ce que je vais vous demander, c'est de mettre le paquet du dessus comme ça. Allez-y, Virginie.

45:00
Locuteur 4

Je veux exactement ce que vous venez de faire. C'est ce qu'il m'a demandé de faire. Là, vraiment, c'est un grand suspense. Attention, ma tête de faire. Je ne vous demanderai rien, mais c'est lui qui m'a demandé.

45:07
Présentateur

Voilà. Maintenant, choisissez une carte. On récapitule. Choisissez une carte, celle-là. Celle-là. Celle-là, puisque j'ai coupé, j'ai mélangé. Je choisis, c'est celle-là. Celle-là ? C'est vous qui l'avez choisie. Au hasard, c'est la pure.

45:21
Locuteur 4

Alors, je choisis la première.

45:24
Présentateur

C'est laquelle ? Non, non, non, on ne veut pas savoir. Ah, non, on ne veut pas savoir. On ne veut pas savoir. Je ne veux pas laquelle. Ne zappez pas. Ne zappez pas. Montrez aux gens. Montrez à tout le monde. Montrez à tout le monde. Montrez aux gens. Regarde, là, je regarde. Vers les yeux. OK. Vous plaignez pas, monsieur Mélenchon, parce qu'au moins, ici, ce soir, vous en êtes déjà au deuxième tour. Vous voyez ?

45:44
Locuteur 10

Vous voulez être populaire ?

45:47
Présentateur

On va être populaire. OK.

45:49
Locuteur 3

Mettez la carte. Remettez la carte. Remettez la carte.

45:53
Présentateur

Pour l'instant, ça ressemble plutôt aux primaires de la droite. Vous allez être très étonné. Remuez.

46:04
Locuteur 4

Je remue comme ceci ? Remuez comme vous. Je remue comme ceci.

46:06
Présentateur

Voilà, parfait, très bien. Et là, Jean-Luc, vous allez voir, où est mon couteau ? Ah, ça a déjà été, j'allais y aller. Ça se termine à quelle heure ? Il y a un couteau. Il y a un couteau, n'ayez pas peur. Vous avez choisi ? J'étais calme.

46:19
Locuteur 10

Allez, attends le...

46:20
Présentateur

L'as de pique, nous, ça ! Et là, je ne sais pas comment on va se démerder, mon petit Alain Choquette. Je vais déchirer là. Oh là là. L'as de pique, il est là. Voilà. Bon, ça ne marche pas.

46:52
Locuteur 10

Vous avez plus d'air.

46:53
Présentateur

On va à la deuxième étape. Il y a un autre couteau. Oui. Non, non, ça ne va pas faire. Ça va marcher ? Alors, attends, donne-moi un petit bout de scotch pour le retaper, le couteau. Alors, bon, Virginie, j'ai besoin de vous.

47:04
Locuteur 4

Oui, complètement. Je suis là. Vous n'ayez pas peur. Vous n'êtes pas obligé, vous allez voir. Vous n'êtes pas obligé.

47:09
Présentateur

Si, si, s'il vous plaît, Virginie. Oui, oui. Ne m'abandonnez pas. Non. Regardez bien.

47:14
Locuteur 4

Qu'est-ce qu'il faut faire ?

47:15
Présentateur

Virginie, je vous demande de m'accompagner sur scène.

47:17
Locuteur 4

Ça, je le prends avec ?

47:18
Présentateur

Oui, prenez l'écart. Bon. Évidemment, là, ça ne va pas être... Mettez-vous là, Virginie, je vais vous placer ici. Patrick Sébastien, tiens-toi bien. Je n'ai jamais raté ce tour.

47:34
Locuteur 4

Ah non, parce que vous ne ratez aucun tour. C'est la première fois que je le fais. Mais c'est ça.

47:39
Présentateur

Je vais la protéger avec un bouclier. C'est ce qu'on m'a demandé. Alors, voilà. C'est élégant. Regardez, ça vous va très bien. C'est de la fausse fourrure. Tenez, là. Ne bougez pas. Vous êtes en place.

47:56
Locuteur 10

Oui, complètement. Virginie, à trois, pas avant,

48:00
Présentateur

vous prenez les cartes et vous les jetez bien en l'air. Et quand elles retombent, boum, j'envoie le couteau.

48:05
Locuteur 4

OK, très bien.

48:07
Présentateur

Attention. On n'est pas couchés. Un. C'est le cas de le dire. Un. Deux. Préparez-vous, Virginie. Je comprends mon travail. Tenez bien les cartes.

48:15
Locuteur 10

Oui, oui, oui.

48:51
Présentateur

Finalement, c'était la primaire du PS, quand c'est arrangé d'avance. C'est de l'arnaque. Si vous voulez applaudir M. Choquette, il sera en tournée à travers la France à partir du 21 octobre. Il commence par Toulouse le 21 octobre. Et ça se poursuit jusqu'en mars à Nantes. Christophe De Chavanne, je le signale, produit une tournée H tendre et tête de voie. La tournée H tendre. La tournée, la célèbre tournée qui a connu un énorme succès à travers la France depuis combien de temps ? Pendant 9 ans. Et on la reprend là parce qu'ils ont eu quelques petits soucis. Ça a été abandonné.

Nous la reprenons là cette année avec tout l'entrain qu'il faut pour reprendre une tournée comme celle-là et tous les artistes qui sont sur scène et qui ont une grosse patate. Et on démarre le 4 novembre à Angers. Et après, il y a 30 zéniths à remplir en France. Regardez les artistes qui participent à cette tournée produite par Christophe De Chavanne. H tendre, la tournée des idoles célèbre cette année son dixième anniversaire

49:52
Locuteur 3

avec Sheila

49:53
Locuteur 10

Les Rubens

49:58
Locuteur 3

Au bonheur des dames

50:02
Locuteur 10

Gérard Lenormand Et H tendre, la tournée des idoles

50:22
Locuteur 3

à partir du 4 novembre 2016 en tournée dans toute la France.

50:30
Présentateur

Ça vous rappelle un peu ? On en parlera tout à l'heure. Je suis dans un point avec Star 80. Parce qu'il y a des tas de tournées comme ça, différentes générations. C'est un petit peu avant 80, nous. Vous, c'est un petit peu avant ? Enfin, c'est eux surtout qui sont avant 80. Mais vous y serez, vous, sur scène, largement ? De temps en temps, oui. C'est Cyril Ferrault, je crois. C'est Cyril Ferrault qui va présenter. Il présentera. De temps en temps, je l'accompagnerai ou je serai là pour aller à la rencontre du public. Et c'est un peu pour tous les âges. C'est un spectacle familial, vraiment. Et on retrouve sur Teva, donc très bientôt, la cinquième saison.

C'est bien ça de vous, les femmes, avec Olivia Cotte. Merci à tous les quatre de nous avoir rejoints sur ce plateau. Merci à tous les quatre. Christophe De Chavanne, M. Pierre Coton, Olivia Cotte et Alain Choquette. Merci. Merci, Christophe. C'est tout le temps. C'est tout le temps. C'est tout le temps. C'est tout le temps. Et nous allons parler cinéma, si vous le voulez bien. Avec vous, évidemment. Virginie et Fira. Nous allons parler du film qui sort mercredi prochain, Victoria. Et pour en parler encore mieux, parce que finalement, on n'est jamais aussi bien qu'avec son réalisateur ou sa réalisatrice pour parler d'un film.

On va accueillir la réalisatrice du film, Victoria, Justine Trié, qui a connu, rappelons-le, un joli succès avec son premier long-métrage qui s'appelait La bataille de Solferino. Et plus encore, on va accueillir aussi votre partenaire dans le film, Vincent Lacoste. Le partenaire de Virginie et Fira. Vous l'avez vu dans Les Beaux-Gosses, dans Hippocrates, dans Astérix et Obélix, au service de Sa Majesté. Merci à tous les deux d'être sur ce plateau pour nous parler de Victoria. Alors, le mieux pour parler d'un film, avant d'en parler, c'est de regarder, évidemment, la bande-annonce de Victoria qui sort mercredi prochain.

52:25
Locuteur 6

Je ne me sens pas très concernée par le sexe en ce moment. Tu ne veux pas venir t'allonger, plutôt ?

52:32
Locuteur 4

Bonsoir.

52:34
Locuteur

Bonsoir.

52:34
Locuteur 6

C'est moi, un télé-OBG75.

52:36
Locuteur 4

Sexe, sexe, sexe, je suis écœurée. J'aimerais comprendre là où ça a commencé à meurder chimiquement dans ma vie. Vous voyez quoi ? Pas grand-chose. Pour moi, ça n'a pas grand-chose.

52:45
Locuteur 7

Cette fille est complètement folle. Moi, c'est pareil, je l'ai très très mal.

52:49
Locuteur 4

Monsieur Manet ? C'est un ancien client que j'ai défendu.

52:52
Locuteur 7

Ah ouais, t'es accusée de quoi ? De la stup ?

52:54
Locuteur 4

Il n'y a rien de bon dans ces cartes ? Il n'y a pas une petite éclaircie quelque part ? Elle dit que tu as attrapé un couteau à dessert et que tu lui as planté un coup dans le ventre à son malade.

53:01
Locuteur 6

Mais non ! Elle s'est fait ça toute seule quand je suis revenue dans la salle des fêtes. C'est une malade ! Elle, de son côté, dit que vous lui avez arraché sa culotte violemment.

53:07
Présentateur

Non. Et de toute façon, même si j'avais voulu, je n'aurais pas pu parce qu'elle ne portait pas de culotte.

53:10
Locuteur 4

Monsieur Vela !

53:11
Présentateur

Je dis bien à la sortie de l'école. Je plaisante.

53:13
Locuteur 4

Non mais je te dis que je cherche un baby-sitter.

53:15
Locuteur 7

Tu pourrais être ton jeune homme au père ?

53:17
Locuteur 4

Tu n'as plus d'appart.

53:18
Locuteur 7

Ok, tu sors ce soir ?

53:20
Locuteur 4

Non. J'ai rendez-vous avec un mec dans ma chambre.

53:22
Locuteur 7

Ah, d'accord. Mais je ne juge pas.

53:25
Locuteur 4

Salut ! Salut ! Qu'est-ce que tu fais là, David ?

53:27
Locuteur 7

C'est bon, là. Je passais dans le coin. Je peux voir mes filles, quand même. Tu connais le blog de ton ex ?

53:31
Locuteur 4

Comment est-ce que tu peux révéler des choses que je t'ai confiées sur mes clients ? C'est quand même ironique. On me désigne comme la pluie du barreau alors que je suis en plein dérange sexuelle. Est-ce qu'un témoin aurait pu vous apercevoir ?

53:39
Locuteur 7

Non. Pas de témoin humain mais Jacques. Son chien. J'ai l'impression que tu as touché le fond.

53:45
Locuteur 4

Mais j'ai constaté que dans le fond du fond, il n'y a pas de fond.

53:48
Locuteur 6

Je vais te faire ravaler ton arrogance de petite pute du 7ème. Saloperie de sociopathe de merde de la réalité va t'exploser à la gueule. Tu n'as malheureusement pas le temps de continuer à lire ce replay de poésie. J'en suis plus dans vos délires pervers. Je suis puissée.

53:59
Locuteur

Alors respire.

54:00
Locuteur 3

Je ne vous dérange pas. Je vais y aller. Non, non. C'est parce que tu crois en fait moi je garde les enfants. Il est complètement stupide ou pas ?

54:06
Locuteur 10

Entre nous.

54:14
Locuteur 7

En fait j'ai peur de toi. Tu as sens du drame à normalement développer.

54:20
Présentateur

Mercredi prochain sur vos écrans Victoria. Le deuxième film de Justine Frié ici présente avec Virginie Effira et Vincent Lacoste. Il faut quand même expliquer effectivement que le film tourne autour de vous cher Virginie Effira et ça commence. même si ma mémoire est bonne. J'ai d'ailleurs écrit la phrase parce que je crois que c'est votre première phrase dans le film. Vous êtes face au psy et vous dites il faut que je vous avoue vous dites ça au psy je vois une voyante en plus de vous consulter je dois vous le confesser même le mot exact c'est ça je dois vous le confesser je vois une voyante en plus de vous consulter et vous dites ça à votre psy.

Bref on comprend dès le départ du film qu'elle ne va pas bien cette femme.

54:56
Locuteur 4

Non mais elle n'a pas l'air de le savoir elle pressent en elle-même qu'il y a quelque chose qui ne va pas mais elle ne comprend pas d'où ça vient exactement ce malaise donc il y a une voyante il y a deux psy et puis c'est quelqu'un qui est tout le temps dans une forme de négociation permanente avec les autres parce que la vraie première phrase du film c'est je voudrais comprendre comment ça a commencé à merder chimiquement dans ma vie.

55:21
Présentateur

Exactement.

55:21
Locuteur 4

C'est une très grande angoissée elle prend beaucoup de l'exomile elle est toujours en réaction aux choses je vais y arriver à la suite

55:31
Présentateur

c'est une épreuve de faire la promo devant la réalisatrice peut-être qu'en fait

55:36
Locuteur 4

là je sens le regard non ça ne parle pas de ça enfin que ce que tu dis vient d'unis mais pas du tout

55:40
Présentateur

Elle n'a rien compris au film au regard de la réalisatrice

55:46
Locuteur 1

C'est une femme qui a saturation qui n'en peut plus qui est au bout de sa vie il faut le dire qui n'en peut plus sentimentnellement elle ne le sait pas encore

55:54
Locuteur 4

elle résiste elle est solide elle est debout il faudra beaucoup quand même mais elle va tomber à un moment l'élexo l'alcool la tentative de suicide l'hôpital le non sens de l'existence à un moment de ne pas savoir par quel bout la prendre

56:05
Présentateur

elle est avocate on ne l'a pas dit mais c'est important on l'a compris pénaliste on l'a compris dans la bande annonce mais elle est avocate et d'ailleurs elle rencontre un de ses anciens clients dans un mariage le mariage de ses amis c'est vous cette ex-client qu'elle a sauvée parce que vous étiez dealer j'étais dealer

56:24
Locuteur 7

j'étais dealer de shit et elle m'a sauvée

56:26
Présentateur

elle m'a trouvé des excuses qui ont fait que voilà et comme elle vient de perdre son babysitter et que vous vous cherchez un job peut-être l'amour aussi allez savoir vous vous proposez comme babysitter

56:39
Locuteur 7

exactement voilà moi je suis là je suis monsieur mallet je ne sais plus trop quoi faire de ma vie après avoir arrêté de dealer et donc là je la revois à un mariage

56:48
Présentateur

et donc je lui demandais de me filer un coup de main babysitting après avoir dealé bon ça c'est c'est un maître comme un autre en tout cas bravo pour le scénario la réalisation mais bravo aussi pour le choix des acteurs parce que je dois dire que tous les deux ils sont évidemment formidables bon lui il le sait je suis fan de Vincent Lacoste depuis longtemps j'ai quasiment vu tous ses films Virginie aussi d'ailleurs j'ai même vu le film avec Dujardin je dis ça parce qu'il a été diversement accueilli ce film mais je dois dire qu'une fois qu'on oublie le truc H j'ai vu ça dans l'avion cet été vous voyez ce film et ça a marché sur moi c'est à dire que une fois qu'on avait oublié le trucage Dujardin et vous au fond il n'aurait pas été petit dans ce film l'histoire et la comédie romantique marchaient quand même et on se laissait prendre vous avez cette faculté d'attirer quand même l'empathie c'est pour ça que vous l'avez choisie Virginie Fira

57:37
Locuteur 1

oui parce que le rôle écrit juste c'était quand même extrêmement la fille est quand même dure donc elle pouvait très vite être très antipathique donc Virginie elle a ce truc là où elle arrive quand même

57:45
Locuteur 8

à ramener quelque chose

57:46
Locuteur 3

on la suit et puis en même temps ce qui m'intéressait c'était de montrer quelque chose de Virginie d'une faille quelque chose de de l'abîmer aussi

57:53
Locuteur 1

parce qu'elle a une forme d'armure comme ça et c'était intéressant pour moi d'aller chercher des choses plus sombres aussi

58:00
Présentateur

alors je vais interroger Yann Moix et Vanessa Burgraff évidemment vous êtes d'accord sur le choix du casting Yann d'abord Oui il y a quelque chose d'important qui se passe en ce moment dans le cinéma français et grâce à ce film et grâce au casting c'est pour faire allusion et filer la métaphore avec le tour de magie une redistribution des cartes c'est à dire que des comédiens qu'on voit parfois dans des comédies peuvent faire des films d'auteur donc du coup quand ils se retrouvent dans un film qui est à mi-chemin entre la comédie et le film d'auteur ça brouille un peu les pistes et ça fait du bien on n'est pas dans le gros casting bien gras qui veut faire des entrées on n'est pas dans le film super élitiste on est dans un entre deux qu'on ne voit pas si souvent que ça au cinéma moi je suis un fan absolu de Vincent Lacoste c'est un génie à l'état pur donc je suis très content de le voir en vrai et Virginie Espira est en train de faire une carrière qui n'est pas évidente parce qu'elle est partie quand même d'une présentatrice de télé qui a commencé comme Dorothée et maintenant elle est prisée par les réalisateurs les plus exigeants et ça ça force le respect aussi et comme ils sont intelligents tous les deux ils ont compris que de temps en temps ils pouvaient naviguer en eau trouble et faire ni tout à fait des comédies ni tout à fait des films intellos mais un mélange des genres qui fait respirer le cinéma français c'est un film grand public Vanessa Burgraft

59:00
Locuteur 1

alors moi je vous avais vu dans le goût des merveilles et dans 20 ans d'écart mais là je trouve qu'on a passé encore un cap parce que finalement il y a une densité de votre personnage une épaisseur du personnage parce que vous mêlez à la fois le drame on en parlait tout à l'heure vous êtes à certains moments vraiment au bord de la dépression et puis il y a ces moments de légèreté de comique même dans ce film et tout ça se mêle sur une même séquence et donc ça donne beaucoup de densité beaucoup d'épaisseur à votre personnage et je trouve que voilà d'abord je vous trouve très lumineuse je vous trouve très solaire et j'avais un peu mal pour vous parce que quand on regarde tout au long de votre carrière vous dites finalement j'ai toujours été dans la case de la blonde sexy et rigolote vous vous dénigrez un peu vous même dans beaucoup d'interviews une sorte de complexe d'infériorité et aujourd'hui je trouve que vous y êtes arrivé vous êtes sorti de cette case

59:53
Présentateur

c'est vrai que vous êtes solaire mais lui il est tellement lunaire que le soleil a rendez-vous avec la lune ah c'est joli et du coup c'est vrai que ça fonctionne là il est bourreau ça il sait faire c'est vrai il est lunaire Lacoste on a l'impression que vous ne faites jamais exprès de jouer dans un film et c'est ça qui est extraordinaire c'est que ça ne se voit pas on oublie toujours que vous êtes Vincent Lacoste enfin on s'en souvient ah ben non c'est merde

1:00:14
Locuteur 8

le personnage

1:00:15
Présentateur

je l'en porte toujours sur l'acteur chez vous encore que d'un pareil Justine elle l'a choisi pour un rôle un peu différent oui oui des rôles où on a l'habitude de le voir et puis pardon parce que je ne suis pas en train de vous draguer Vincent Lacoste mais vous devenez finalement de plus en plus crédible dans le rôle du beau gosse alors que vous avez commencé dans le rôle du moche au départ il ne faut pas oublier quand même

1:00:33
Locuteur 7

oui non c'était pas quelqu'un de moche c'était quelqu'un qui avait 14 ans de complexer voilà de complexer comme tout le monde

1:00:40
Présentateur

vous n'avez pas appris à l'époque pour votre beauté au lycée excusez moi de vous le dire

1:00:43
Locuteur 7

non bien sûr non mais même les plus grands

1:00:45
Présentateur

sex-symboles ont eu une adolescence parfois un peu compliquée

1:00:47
Locuteur 10

ça ne parle pas de moi il est génial

1:00:51
Présentateur

non et là c'est vrai que là je joue le rôle d'un personnage très séduisant il y a même une scène un peu chante enfin non je deviens il le deviens parce qu'au début t'es quand même c'est le Vincent qu'on connaît au début oui je suis un peu pourri il y a une transformation et à partir de la scène de chambre alors voilà c'était important d'interroger la réalisatrice cette scène où ils sont nus où ils font l'amour où ils s'aiment c'était important c'était important pour vous qu'elle existe oui parce que

1:01:17
Locuteur 1

c'est vrai que dans le film le film parle beaucoup de sexe et l'idée c'est de ne jamais en montrer donc voilà et là il fallait qu'à un moment donné on voit quelque chose de la chair et dans le scénario il y a marqué ils s'embrassent ils font l'amour

1:01:25
Locuteur 3

donc évidemment on est arrivé sur le plateau le matin et tout le monde pensait qu'ils allaient faire un petit un petit bisou et hop une ellipse et dans le lit et puis non

1:01:35
Présentateur

effectivement on a essayé de faire un peu plus que ça il le savait avant Vincent il y a passé toute la journée comment ?

1:01:40
Locuteur 5

il y a passé toute la journée

1:01:41
Locuteur 4

oui il y a passé toute la journée

1:01:43
Locuteur 5

il y a pas des agréables

1:01:44
Locuteur 4

et ben non non mais c'est vrai que souvent je vois des interviews d'acteurs qui disent vous savez c'est très technique et pas voilà et c'est assez atroce en fait et c'était assez amusant je ne sais pas si tu parles non non c'était très agréable

1:01:55
Présentateur

non non tout à l'heure j'ai dit que vous aviez volé la vedette à Virginie Effira dans Gala cette semaine Jean-Luc Mélenchon on vous l'a beaucoup reproché ce reportage dans Gala mais qui ? qui c'est qui m'a reproché ?

Libération par exemple il y avait un papier dans Libé qui disait ah mais alors nous on ne peut plus lui poser de questions et maintenant il va répondre à des journalistes de Gala ouais mais c'est stupide comme d'habitude parce que d'abord le journal Gala est respectueux des gens qui le rencontrent ils respectent la règle du jeu qu'on s'était fixé pas d'intrusion dans ma vie personnelle ils acceptent ces règles du jeu c'est lu par beaucoup de monde et mon point d'entrée c'est cette histoire de quinoa qui est un petit clin d'oeil pas un peu végétarien j'essaye de m'améliorer vous êtes vous mais qui me permet vous n'êtes pas devenu végétarien encore non et d'ailleurs je ne donne pas de conseils ni de leçons aux autres simplement j'ai expliqué un parcours peut-être ça peut ça rentre en résonance avec des gens qui pensent comme moi et qui se disent et c'est ça le message politique parce que je vais dans Gala pour faire de la politique pas pour faire autre chose le message c'est que nous devrons réduire la part de consommation de protéines carnées parce que c'est une catastrophe pour l'environnement c'est une ruine pour l'économie et surtout ça se paie j'ai dit surtout peut-être que le mot m'a échappé d'une souffrance animale abominable et intolérable dans une société qui met en avant des valeurs de compassion bon les animaux sont des êtres sensibles bon on en consomme c'est pas une raison pour les martyriser et vous voyez comment une préoccupation qui peut être considérée comme d'ordre éthique ou philosophique rencontre une question économique nous ne pouvons pas accepter ce système des fermes des mille vaches des dix mille vaches des cinquante mille lapins des trente mille truies qui est abominable et ce fait se traduit par le fait que la viande que nous mangeons les trois quarts du temps je n'ai pas l'intention de critiquer les éleveurs de bêtes qui produisent de la viande à consommer et c'est pas de celle-là dont on parle je parle de toute cette viande qui résulte qui vient en bout de chaîne de la ferme des mille vaches quand la pauvre bête est épuisée qu'elle a donné tout ce qu'elle a pu alors on la tue on la mange et il y a des quantités inouïes de viande qui se déversent qui ne valent rien

1:04:17
Locuteur 1

est-ce que c'est récent Jean-Luc Mélenchon ce nouveau régime végétarien enfin c'est pas un régime semi-végétarien qui doit c'est récent

1:04:25
Présentateur

non parce que mais est-ce que c'est pas

1:04:27
Locuteur 1

les électeurs écolos aussi que vous là quelques mois de la présidentielle vous leur lancez pas un petit appel aussi

1:04:32
Présentateur

on peut le voir comme ça

1:04:35
Locuteur 1

on peut ouais on peut

1:04:36
Présentateur

ouais mais je comprends que vous êtes journaliste donc ce moment de franchir à vous les choses non mais je comprends ça mais il y a aussi des gens qui ont des convictions il y a des gens qui tout d'un coup entrent dans des convictions nouvelles on découvre que la contribution de l'élevage au gaz à effet de serre est supérieure à celle de tous les modes de transport c'est énorme non c'est incroyable donc ça vaut la peine qu'on s'y arrête on ne pourra pas continuer à vivre comme on vit nous aujourd'hui à 10 milliards que nous serons bientôt avec un mode de production et de consommation pareil donc il faut que les gens qui ont une espèce de responsabilité publique on me regarde on m'écoute je viens quand même dans l'histoire profonde d'une gauche assez traditionnelle à qui il ne fallait pas parler de tout ça c'est important qu'il y ait quelques éclaireurs qui disent regarde je ne donne pas de leçons je ne dis pas faites comme ci faites comme ça si vous ne faites pas comme moi ce n'est pas bien non il faut faire réfléchir et Gala est un endroit où on peut réfléchir on ne peut pas réfléchir à Libération je vous dis ce qu'est mon expérience c'est vrai on ne peut pas réfléchir à Libération on va se faire engueuler par les journalistes qui vont vous prendre en traître vous pouvez passer une photo pourrie un titre dégueulasse et des questions qui n'intéressent que la salle de rédaction vous préférez Voici ou l'Humanité ?

l'Humanité ah quand même je suis rassuré mais vous ne pensez pas que pour gagner une présidentielle il va falloir quand même peut-être un peu vous réconcilier avec les journalistes de Libération ou autre il va falloir passer par là aussi que ça ne rentre pas dans le processus de la campagne non pas du tout je pense qu'il faut d'abord se respecter soi-même je n'aurai plus de respect pour moi je n'aurai plus de respect pour moi si j'acceptais d'aller discuter comme si rien ne s'était passé avec des gens qui ont osé mettre en titre avec des guillemets des phrases une phrase qui n'était pas la mienne en parlant du fait ils ont dit Mélenchon a dit qu'il faut procéder à une purification éthique toute la presse fait ça avec tout le monde les acteurs aussi sont piégés ça dépend en tout cas eux je ne leur ai pas pardonné ils n'ont rien fait pour qu'on puisse se retrouver je peux donner d'autres exemples bon le monde vous avez un premier pas vers vous nous verrons en quoi il consiste maintenant la situation a changé c'est moi qui décide est-ce que vous êtes devenue végétarienne Virginie Spira

1:06:44
Locuteur 4

pas du tout mais la prise de conscience là elle me semble indispensable et juste bien sûr mais mon rapport à la nourriture n'est-ce pas ne ostracise pas grand chose je veux dire enfin je veux dire je prends vous prenez tout

1:06:59
Présentateur

je vous pose la question parce qu'on va accueillir un de vos amis qui lui je crois est de plus en plus végétarien Julien Doré

1:07:06
Locuteur 4

ah oui on parle peu de ça en fait

1:07:09
Présentateur

on en parlera avec lui voici Julien Doré qui va nous rejoindre Julien Doré par là sacré artiste de l'année en 2015 au victoire de la musique son précédent album Love s'est écoulé à près de 500 000 exemplaires ce soir bonsoir Julien ce soir Julien Doré va nous chanter le lac que vous avez sûrement déjà entendu tout l'été et l'album sortira en octobre vous la connaissez la chanson de Julien évidemment bien sûr vous parlez plus de choses artistiques donc manifestement que de végétarisme

1:07:50
Locuteur 4

c'est vrai qu'on parle peu alimentation je viens d'apprendre

1:07:53
Présentateur

je crois même que tu ne m'as jamais vu m'alimenter maintenant que j'y pense

1:07:58
Locuteur 4

nous on boit du thé ensemble et quand je te demande si t'as un truc à manger il n'y a rien

1:08:03
Présentateur

non comment tu m'appelles tu trouves que je suis une vieille dame tout le temps c'est ça c'est vrai

1:08:09
Locuteur 6

parce que nous prenons le thé ensemble parce qu'on se voit

1:08:12
Présentateur

vous êtes la preuve l'un et l'autre puisque au fond vous êtes connue grâce à cette émission la nouvelle star qu'on ne va pas rester là dessus très longtemps mais qu'on peut très vite oublier cette émission pour faire une carrière incroyable Virginie au cinéma et vous dans la chanson parce qu'on a quasi oublié aujourd'hui que vous avez démarré grâce à cette émission vous avez réussi ça après moi c'est pas du tout une volonté d'oubli je suis très heureux en plus de ce moment là parce que je crois que j'ai compris beaucoup de choses d'ailleurs sur moi même et puis sur le fait que je pense que la musique était vraiment essentielle et importante et puis c'est notre rencontre ça va faire 10 ans bientôt la deuxième chose positive c'est ça c'est que l'amitié elle est née à ce moment là ou après

1:08:51
Locuteur 4

non non alors pendant quand j'étais animatrice et tout ça je n'osais pas du tout aller parler d'abord j'avais beaucoup d'admiration pour Julien donc je n'arrivais que à éruquer quelques mots comme c'était bien ce que tu as fait etc il m'intimidait beaucoup et je n'avais pas le côté animatrice qu'aller voir les candidats je ne sais pas ça faisait un peu comme je ne sais pas oui je n'étais pas à l'aise je ne sais pas j'étais timide qu'en fait

1:09:11
Présentateur

moi je me souviens que c'était très apaisant pour nous pourquoi ça te fait rire c'était pas drôle comme début de phrase la suite va l'être beaucoup plus tu avais quelque chose de très solaire et c'était très chouette pour nous on était très je pense qu'on était tous très amoureux de toi je pense qu'il y avait on était heureux quand t'arrivais sur le plateau mais nous on était dans notre chambre d'hôtel toute la semaine on attendait ce moment là alors forcément quand on sortait on était contents tout le monde admire tout le monde j'ai bien compris tu nous avais chanté déjà ensemble

1:09:43
Locuteur 4

oui mon dieu enfin je dis mon dieu pour toi il est très gentil vraiment terriblement gentil il aime les blondes en tout cas oui aussi c'est mes grandes qualités d'interprètes qui l'ont d'avoir séduit vous savez non non mais du coup je me souviens il y a eu une fois sur scène je m'en souviens

1:10:04
Présentateur

très bien

1:10:04
Locuteur 4

oui mon dieu donc c'était c'était un grand truc il y avait beaucoup de gens qui regardaient

1:10:08
Présentateur

c'était au musical

1:10:09
Locuteur 4

un grand festival oui il y avait plusieurs invités

1:10:12
Présentateur

chez Jean-François Copé avec Jean-François Copé avec Jean-François Copé il nous regarde sûrement

1:10:17
Locuteur 7

restez monsieur Mélenchon

1:10:18
Présentateur

restez

1:10:19
Locuteur 4

et alors et alors il y avait plusieurs

1:10:24
Présentateur

en fait j'avais eu la chance de pouvoir inviter plusieurs femmes à chanter avec moi ce soir là en fait normalement c'était un festival qui était réservé aux artistes féminines et il m'avait cette année là il m'avait choisi et il souhaitait

1:10:36
Locuteur 8

que je m'entoure de plein de plein de plein de femmes ce qui était très très agréable à préparer et j'avais proposé à Virginie un duo

1:10:42
Locuteur 4

ouais et on avait chanté Jacqueline Tailleb 7h du mat' qui est une chanson que je t'avais fait découvrir si je me rappelle bien et j'étais très à l'aise un peu trop peut-être du coup j'étais prise de panique et de trac juste avant de monter sur scène du coup il y avait une sorte de bar comme ça avec plein de choses et des gobelets en plastique j'ai pris la vodka j'ai fait ça et j'ai bu et donc du coup après j'étais il y avait quelque chose dans le déhanché un peu trop prononcé peut-être donc j'étais vraiment trop à l'aise mais tu étais très généreux et gentil tu as cueilli ça avec bienveillance

1:11:11
Présentateur

mais j'avais pas prévu du tout de confier que tu sentais beaucoup de l'alcool mais en l'occurrence c'était un très joli moment je me rappelle parce que d'abord la chanson était chouette on jouait en live et puis c'était moi j'en ai un très bon souvenir et c'est vrai que là je me demande si votre amitié va survivre à ce nouvel album parce qu'au fond je crois que vous avez déjà eu Catherine Deneuve dans un nouveau clip si ma mémoire est bonne oh oui sur le premier album voilà et là c'est Pamela Anderson qu'on a vu tout l'été dans ce clip du lac pourquoi vous ne pensez jamais à Virginie et Fira pour vos clips on peut avoir pas elle est végétarienne elle oui oui alors le choix de base en fait c'est un peu de votre faute je vous avoue parce que j'étais j'étais en de votre faute à nous oui de votre faute à vous parce que j'étais en slip sur mon canapé pour tout vous dire et j'ai vu l'émission vous l'aviez ah oui elle est venue ici à ma place là et en fait j'ai enfin je sais pas il y a quelque chose c'est très générationnel pour moi l'image que j'avais de Pamela et il y a quelque chose qui s'est renversé ce soir là alors vous c'était alerte à Malibu jusque ce soir oui oui alerte à Malibu et en fait sa présence et le fait qu'elle ait invité le boss de Sea Shepherd Paul Watson je trouvais que enfin elle m'est apparue différemment et je me suis dit tiens c'est marrant comme parfois les parcours de vie peuvent changer et elle est passée de bimbo sur la plage à invité politique ça aide aussi à avoir une transformation elle était l'invité politique ce jour là oui oui elle était invité politique mais je veux dire le choix qu'elle a fait c'était d'amener avec elle Paul Watson vous l'auriez jamais invité sans elle vous avez absolument et je pense que c'est assez important et en fait le déclic donc c'était il faut imaginer mon canapé il faut imaginer mon slip on n'ira pas jusque là et ce qui s'est passé c'est surtout le lendemain quand je l'ai vu à l'Assemblée nationale et j'ai vu une Assemblée nationale très garnie et des interviews très sexistes et extrêmement violentes et je me suis dit quelques mois après quand j'ai commencé à écrire mon clip je me suis souvenu de ces deux moments là et je me suis dit l'icône écorchée dont tu parles dans ta chanson cette présence du féminin dans ta chanson c'est elle c'est cette icône là et dans la chanson je dis si demain tu regrettes le miroir écorché que le lac te reflète promets moi d'oublier et je me suis dit en fait le seul moment où on va te voir chanter dans le clip c'est ce moment où tu prononces cette phrase et puis on va se retrouver Virginie ne boit pas que du thé ce type c'est pas vrai si si je bois non non mais en fait c'était un moment mais vous êtes un peu militant quand même végétarien alors oui enfin c'est surtout avec moi-même mon militantisme c'est à dire j'essaie de faire des choix et de m'y tenir voilà Patrick ?

non j'ai deux choses là que je constate d'abord la cruauté de la femme parce qu'il est fondamentalement amoureux et elle parle d'amitié en permanence alors que vous avez une relation amoureuse non je disais ah non mais moi je suis vous étiez amoureux et tout ça non non je disais à l'époque où il est fou amoureux

1:14:26
Locuteur 3

il est fou amoureux de toi de vous

1:14:30
Présentateur

de vous il est fou à moi de vous donc ça me pardon hein mais ça me touche énormément parce que le nombre de boire des thés avec une femme qui fait passer ça pour de l'amitié je trouve ça très cruel non mais c'est vrai c'est pas bien non mais par la vie pas elle c'est la vie qui est cruelle mais ça ça me rappelle une histoire et c'est formidable parce que c'est comme ça que je m'étais retrouvé avec Lolo Ferrari c'est vrai non mais je pense que Virginie va apprécier le parallèle vous allez voir vous allez voir et c'est vraiment sur le sexisme et sur la violence du regard sur les femmes et je m'étais retrouvé avec Lolo Ferrari parce que je faisais Quasimodo et à un moment je me disais ah il faudrait pour jouer la fée de Quasimodo ça serait bien qu'on ait Lolo et au lieu de dire Lolo Brigida j'ai dit Lolo Ferrari putain Lolo Ferrari tout le monde me dit pourquoi Lolo Ferrari parce que je dis parce que sur l'esthétique c'est terrible la victime tu t'imagines jusqu'où on peut aller pour devenir jusqu'à se retrouver un monstre par l'esthétique et j'étais en train d'essayer des costumes comme ça de Quasimodo j'étais en survête Lolo arrive elle me dit Courrèges j'aime bien citer les marques quand c'est comme ça Courrèges ne veut pas m'habiller Courrèges refuse de m'habiller pourquoi c'est Lolo Ferrari je dis Lolo viens avec moi on traverse la rue on était rue François 1er et je vais arrêter là je vais pas faire plus long et sur les 30 mètres j'ai jamais pu travailler un personnage aussi rapidement que le personnage de Quasimodo justement le regard le mépris des gens j'ai fait ces 30 mètres avec Lolo Ferrari j'ai croisé le regard de ces gens qui s'arrêtent justement comme pour Pamela Anderson à mépriser à réduire ça à une poitrine à un truc et là effectivement on est arrivé chez Courrèges la femme m'a fait non comme ça la directrice comme ça je lui ai dit Lolo choisis ce que tu veux Lolo on achète on vient pas pour demander à être sponsorisé et j'avais fait habillé en Courrèges parce que je trouvais que ça devait aller magnifiquement bien et elle a accepté tout de suite vous Pamela Anderson d'être dans le titre en fait c'était bien joli d'avoir cette idée là mais après il fallait effectivement trouver le contact et grâce à un ami à elle qui vit en France on a pu la contacter je voulais surtout pouvoir exactement lui dire un peu ce que je viens de vous dire mais c'était hyper important pour moi qu'elle comprenne que j'allais la filmer

1:17:01
Locuteur 7

d'une façon très précise je voulais la filmer en tant que femme aujourd'hui et lui raconter mon idée et je lui ai raconté d'ailleurs l'origine de cette idée et votre émission et l'Assemblée Nationale

1:17:14
Présentateur

et elle s'en souvenait parfaitement et elle avait elle n'avait pas forcément oui un très bon souvenir de ce passage à l'Assemblée est-ce que vous rappelez ce qui s'est passé à l'Assemblée ce qu'elle venait y faire oui elle venait comment elle a été traitée en fait elle venait elle venait parler du gavage d'oie

1:17:30
Locuteur 7

et globalement de la cause animale et l'Assemblée était bien plus remplie que d'habitude donc il y avait quelque chose finalement d'assez hystérique

1:17:39
Présentateur

et des choses fusées en permanence pendant qu'elles s'exprimaient assez voilà très très laides en fait des choses très très moches et puis moi je suis tombé sur toutes les interviews des hommes politiques bien sûr et moi je suis tombé sur les interviews de ces hommes là après et ils faisaient des jeux de mots évidemment pas drôles mais ça bon à la nuit c'était prévisible mais extrêmement dur enfin sur le silicone et ils faisaient des rapprochements entre en gros pourquoi elle vient de nous parler de la condition animale alors qu'elle est gavée de silicone et je me suis dit mais c'est quand même fou enfin quand le masculin est associé au pouvoir ça peut très vite être moche c'est ce que vous vouliez savoir dans une première fois oui parce que moi j'ai vu ça j'ai vu ça de loin et comme beaucoup j'étais un peu scotché tout ce qu'ils ont trouvé à faire pour ne pas parler du problème parce que c'était ça qui leur posait qui était la vraie question le vrai enjeu ils ne voulaient pas en parler ils ont trouvé alors on va la traiter comme comme elle-même un animal et c'est un moment qui est vraiment pitoyable on oublie Lolo Ferrari Pamela Anderson ne sera pas là ce soir puisque c'est dans le clip du lac qu'on la voit comme promis Julien Doré je vous invite allez nous chanter ce qui est déjà un succès depuis cet été Julien Doré je vous le précise le temps qu'il aille rejoindre ses musiciens Julien sera en tournée dans tous les zéniths de France à partir du mois de février prochain et notamment il sera aux zéniths de Paris le 10 mai 2017 voici le lac alors que l'album sortira en octobre première chanson extraite de ce nouvel album je sais que Virginie a des amitiés on pourrait dire asexuées en fait c'est-à-dire que vous avez elle de son côté je la crois je pense à Nicolas Baudos Nicolas est un ami commun qui nous regarde sûrement ce soir avec Nicolas c'est à peu près la même oui mais je demanderai à Nicolas s'il est amoureux d'elle elle elle voit une relation d'amitié je la crois mais pourquoi

1:24:56
Locuteur 4

c'est dans un sens vous ne croyez pas dans l'autre

1:24:58
Présentateur

ah ben c'est parce que vous pensez ça c'est parce que vous dites voilà c'est de l'amitié est-ce que vous êtes en train de faire une déclaration d'amour déguisée à Virginie et Fira ça fait du monde tout d'un coup parce que j'ai de la jalousie vous voulez dire je vis mal il faudrait que j'analyse c'est possible merci en tout cas à Vincent Lacoste et à Justine Frié qui sera ce soir à l'occasion de la sortie du J'aimerais Jean-Luc Mélenchon qu'on parle un peu de vous à travers le tribun que vous êtes et d'ailleurs dans votre livre le choix de l'insoumission publié au seuil vous revenez sur le fait que vous avez commencé à apprendre enfin à mieux faire des discours peut-être que vous ne les faisiez avant je lis un passage du livre vous dites c'est au Sénat que j'ai réellement appris à faire des discours car le parlementaire doit être un tribun selon moi et je vivais alors toutes les occasions comme si c'était mon dernier discours j'ai connu des séances chaudes où les gens s'agglutinaient dans les couloirs pour me voir et m'entendre quand même vous ne mouchez pas du cul quand vous dites ça c'est de cette manière dites-vous que j'ai pris de l'assurance au début je lisais des notes sur des feuilles et après j'ai abandonné j'ai lâché les papiers comme vous vous lâchez à vélo quand vous n'avez plus les petites roulettes le bon tribun c'est pas quelqu'un qui vient pour épater les autres il vient pour porter la parole des autres c'est une fonction vous repérez dans les yeux des gens oui c'est bien on continue on va aller dans cette direction et il apprend il donne à penser le tribun ne doit pas abasourdir alors après bon moi je suis de culture classique donc les premiers tribun sont les tribun du peuple il n'y a pas de tribun des riches il y a les tribun du peuple parce que la première grève a eu lieu en 494 avant notre ère c'est pas vrai il y a eu Mirabeau quand même en 1789 c'était vraiment aussi un tribun des riches et un grand et un génie c'était surtout un beau pourri mais il était vendu il était vendu il travaillait pour la reine il est d'accord bon mais c'est un beau pourri oui oui oui mais des tribuns aujourd'hui les riches les importants ils parlent doucement ils sont raisonnables ils parlent à demi-voix parce que leur voix est comme un fouet donc il n'y a pas besoin d'élever la voix et ceux qui parlent pour le grand nombre que voulez-vous on parle fort on règle et puis ça vient de loin le grand Jaurès parler sans trop pardon je vous interromps mais Nicolas Sarkozy est un excellent tribun en quelque sorte vous n'avez pas tort vous n'avez pas tort

1:27:41
Locuteur 1

qu'est-ce que vous répondez Jean-Luc Mélenchon à ceux qui disent que vous êtes un tribun populiste

1:27:44
Présentateur

que je demande aux gens qu'est-ce qu'ils entendent par populiste à part la haine du peuple

1:27:49
Locuteur 1

c'est-à-dire dire au peuple ce qu'il a envie d'entendre et l'aspect démagogique

1:27:52
Présentateur

oui bah écoutez oui je dis des choses au peuple qu'il a envie d'entendre vive la sixième république partager les richesses il est temps que les riches cessent de se gorger la planification écologique sortir des traités européens oui ce sont des choses que les gens ont envie il faut qu'elles ont les disent

1:28:07
Locuteur 1

on va en parler tout à l'heure on va les aborder

1:28:09
Présentateur

ce sujet oui mais madame je vous réponds il y a chez les importants un mépris spontané du peuple c'est-à-dire que ils ont d'ailleurs pris le mot populiste pour injurier plus facilement on ne sait pas juste ce que ça veut dire et on met dans le même sac un populiste comme moi qui suis tantôt classé extrême gauche tantôt ultra républicain et puis on me met dans le même sac que madame le pen qui n'a strictement rien à voir avec moi donc ça leur permet de flétrir d'un seul coup la masse confuse tandis qu'eux sont beaux intelligents d'ailleurs vous voyez comme le système marche bien tout le monde nage dans le bonheur et grâce à eux ça marche non mais c'est vrai quoi il faut leur reconnaître ça ils ont réussi à pourrir la vie à tout le monde et ils trouvent encore le moyen d'insulter ceux qui protestent voilà ça c'est la situation aujourd'hui et cela on les appelle populistes franchement bon je ne peux pas répondre

1:28:56
Locuteur 1

Jean-Luc Mélenchon vous promettez des choses au peuple reste à savoir maintenant le jour où vous serez au pouvoir si vous pourrez concrétiser ces promesses parce qu'il y en a beaucoup des promesses que vous faites au peuple

1:29:04
Présentateur

ah bah si vous faites des promesses

1:29:07
Locuteur 1

quand vous dites par exemple qu'il y aura un remboursement intégral des dépenses de santé c'est une promesse lorsque vous dites que vous allez augmenter le SMIC de 1 400 à 1 700 euros c'est une promesse lorsque vous dites que vous allez allonger qu'on va revenir à la retraite pardonnez-moi à 60 ans à taux plein tout ça ce sont des promesses que vous faites au peuple on en parlera peut-être tout à l'heure vous ne répondez

1:29:27
Présentateur

vous n'allez pas la voir comme ça oh vous êtes encore naïf Vanessa Burgraaf écoutez vous appelez ça des promesses je comprends parce que la vie politique a été saturée de ça mais faites-moi l'amitié ou l'honneur ou l'amabilité de penser que ce que je propose est un ensemble extrêmement cohérent où l'on voit les choses s'emboîter les unes dans les autres et s'explique pourquoi la priorité et la solution est donnée au peuple de toute façon madame je vais vous dire une chose c'est que je vous donne le moyen de me punir si je ne tiens pas mes promesses puisque je propose de changer les institutions

1:29:59
Locuteur 1

de passer mais pas moi Mélenchon de décider

1:30:02
Présentateur

quelles seront les bonnes institutions je propose qu'il y ait une constituante qui décide quelle va être la règle du jeu et surtout je propose une invention magique le référendum révocatoire

1:30:12
Locuteur 1

il existe déjà

1:30:13
Présentateur

il existe aux Etats-Unis

1:30:14
Locuteur 1

il existe aussi au Venezuela et on voit qu'on a beaucoup de difficultés en ce moment de le mettre en place que les autorités vénézuéliennes notamment Nicolas Maduro prennent les quatre fers

1:30:23
Présentateur

c'est la spécialité des émissions de ce type de rappel on ne va pas faire le bilan du Venezuela sinon qu'on peut dire une chose

1:30:30
Locuteur 1

on va en parler comme tout à l'heure oui on peut en parler on ne pourra pas ne pas en parler mais bien sûr mais madame

1:30:33
Présentateur

avant de venir sur l'actualité que vous avez l'air de aussi mal connaître que le reste mais je vais vous dire une chose vous voyez ça j'enlève le jour madame oui oui

1:30:40
Locuteur 1

je veux dire alors là je vous prends tout de suite vous avez ce côté avec les médias je trouve ça assez terrible c'est-à-dire qu'il y a une sorte d'agressivité vis-à-vis des médias les médias ça reste quand même un contre-pouvoir aujourd'hui ah oui ça se voit bah oui

1:30:51
Présentateur

ah oui tous les jours on voit que les médias sont un contre-pouvoir qu'ils n'abusent pas de la situation en dehors de Galard vous venez de dire vous venez de prendre un exemple sur le Venezuela madame le Venezuela ne prouve rien madame le référendum révocatoire a fonctionné une fois au Venezuela s'il ne fonctionne pas une autre fois nous aurons à en connaître mais pour l'instant la procédure est en cours d'autres pays l'ont pratiqué et madame est-ce que vous ne trouvez pas que c'est une bonne idée c'est ça qui est important c'est pas de me dénigrer ou de me renvoyer à la figure le Venezuela est-ce que c'est pas une bonne idée

1:31:20
Locuteur 1

c'est une bonne idée ou pas oui Jean-Luc Mélenchon mais il y a les belles idées oubliez-moi ma personne ne compte pas ma personne

1:31:28
Présentateur

mes maladresses peut-être ce que vous appelez de l'agressivité parce que je combats un système

1:31:32
Locuteur 1

6 français sur 10 d'ailleurs regrette vous avez une image très agressive 6 français sur 10 c'est un sondage au doxa du fin du mois d'août et vous montrez mais non bah non

1:31:42
Présentateur

il y a des mélenchonistes

1:31:43
Locuteur 1

il y a que des mélenchonistes non mais il faut le dire il y a que des mélenchonistes je les vois Alexis Corbière je les vois je les connais les mélenchonistes ici il y a que des mélenchonistes c'est pas contre vous Jean-Luc Mélenchon c'est pas contre vous juste je vous fais que vous posez des questions je veux dire aucune agressivité je le trouve très sympathique franchement je le trouve très sympathique

1:32:00
Présentateur

ah vous êtes gentil jusqu'à il y a 3 mais pas moi je me trouve pas sympathique

1:32:03
Locuteur 1

mais si vous êtes très sympathique mais je suis un peu méfiante quand même j'avais raison mais oui

1:32:08
Présentateur

si j'étais aimable si je ne dénonçais plus les médias et les journalistes qui bourrent le crâne des gens vous ne sauriez plus Jean-Luc Mélenchon mais exactement alors voilà c'est ça qu'il voudrait il vous en reparler Jean-Luc Mélenchon

1:32:20
Locuteur 10

vous en reparler

1:32:22
Présentateur

oui oui vous avez raison l'Europe il n'y a rien au-dessus bon on tire la langue mais c'est pas grave la retraite Jean-Luc Mélenchon monsieur Mélenchon vous savez qu'il y a quelqu'un qui patiente en coulisses qui en plus c'est quelqu'un qui devrait plutôt vous aider dans ce débat ne le dites pas on le verra c'est quand même parce que c'est vous qui avez choisi qu'il soit sur ce plateau vous nous en avez parlé et lui il est heureux de venir je crois aussi parce que je crois qu'il aime vos discours enfin s'il n'a pas changé d'avis il va nous le dire dans un instant je vous demande d'accueillir l'acteur Jacques Weber si nous reconnaissons pardon Jacques je voyais qu'on allait partir sur le Venezuela et que vous n'arriveriez jamais à entrer sur ce plateau vous avez entendu ce qui vient de se passer pas là hélas j'avais un peu le trac derrière mais j'ai entendu l'émission depuis le début et vous parliez de Tribin

1:33:16
Locuteur 2

tout à l'heure ça me rappelait une phrase à propos de Mitterrand qui avait été dite par Serge Julie de Tribin il est devenu compteur et je trouve que autant Jean-Luc dans les grandes manifestations a gardé ce souffle parce qu'on a parlé de comment dirais-je du Tribin sur un plan technique mais dans le Tribin il y a quelque chose du souffle et de l'épique

1:33:39
Présentateur

c'est pour ça que Sarkozy n'est en aucun cas un Tribin d'autre part il répond pour vous

1:33:47
Locuteur 2

mais par contre là depuis le début de cette émission j'ai découvert un compteur

1:33:52
Présentateur

quelqu'un de plus arrondi plus charmant alors c'est malin mais c'est aussi je crois

1:33:57
Locuteur 2

l'expression profonde d'une partie de sa nature en tout cas moi c'est comme ça que je le ressens alors je n'ai absolument pas de la compétence pour débattre sur un plan politique mais il me semble bien que ce qui se passe pour moi tout bêtement très très bêtement c'est quand j'entends Jean-Luc Mélenchon je suis touché et je réfléchis donc ma réflexion est émue active et très souvent j'entends quelque chose de clair lors même que je sais hélas désormais car à un moment j'ai trahi Mélenchon à un moment j'ai soutenu François Hollande et pourquoi j'ai soutenu François Hollande parce que j'avais peur du syndrome Jospin de la dissémination des voix de gauche

1:34:40
Présentateur

alors j'ai fait

1:34:42
Locuteur 2

comme tout le monde j'y ai cru j'y crois plus du tout

1:34:44
Présentateur

et ce que j'entends maintenant c'est des espèces d'électoralisme patenté

1:34:48
Locuteur 2

de mensonges de démagogie de posture dégueulasse sur Wauquiez et compagnie tout ça m'émeut et à partir de là oui j'ai vraiment envie de continuer à écouter Jean-Luc Mélenchon pendant toute la campagne quant à mon vote je verrai à partir de là

1:35:10
Présentateur

on est à peu près sûr qu'il y sera puisqu'il ne passe pas par les primaires et vous allez pouvoir l'écouter pendant un court extrait de meeting et après on reviendra justement sur le contenu de ces meetings et parfois sur les textes qu'il choisit je crois même que vous avez accepté de lire un extrait d'un discours que M.

Mélenchon a fait lui-même regardez d'abord ça comme il est déplorable comme il est misérable qu'à l'heure où nous rassemblons nos forces pour atteindre cet objectif où nous travaillons avec une telle énergie on vienne nous tirer dans le dos comme sont en train de faire le nouvel insulteur ce médiocre hebdomadaire de la réaction pommadée est partidée et depuis 2600 ans nous sommes du parti de ceux qui se disent contents d'être mélangés d'être le peuple qui compte le plus grand nombre de mariages de toute l'Europe on était à Marseille en avril 2012 si je vous dis la révolution c'est la France sublimée ça vous rappelle quelque chose de meeting en meeting je me suis mis à lire des pages de Victor Hugo et les gens avaient des yeux qui brillaient pas parce qu'ils découvraient Victor Hugo la plupart en avaient entendu parler ou ils l'avaient lu mais parce qu'ils comprenaient ce qu'on était en train de faire qui est de dire nous ne sommes pas des bêtes d'accord nous aimons les belles choses nous aimons les beaux textes etc et à ce moment là voilà j'ai fait et un jour je rencontre Jacques Weber et je lui demande ce qu'il en pense et voilà et la suite Jacques il me fout le trac parce que je l'ai entendu le dire le texte c'est pas mal non c'est un vrai tribut et vous vous pouvez nous le dire alors je pense qu'on peut allez Jacques Weber va nous donner un extrait de ce discours la révolution c'est la France sublimée il s'est trouvé un jour que la France a été dans la fournaise les fournaises de certaines martyres guerrières font pousser des ailes et de ces flammes cette géante est sortie archange aujourd'hui pour toutes la terre de France s'appelle révolution et désormais ce mot révolution sera le nom de la civilisation jusqu'à ce qu'il soit remplacé par le mot harmonie

1:38:00
Locuteur 2

oui tant tous tant que nous sommes

1:38:05
Présentateur

grands et petits puissants et méconnus illustrés et obscurs

1:38:09
Locuteur 2

dans toutes nos oeuvres

1:38:10
Présentateur

bonnes ou mauvaises

1:38:11
Locuteur 2

quelles qu'elles soient poèmes drames romans histoires philosophie à la tribune des assemblées comme devant les foules du théâtre comme dans le recueillement des solitudes oui pour tout oui

1:38:29
Présentateur

toujours

1:38:30
Locuteur 2

oui pour combattre les violences et les impostures oui pour réhabiliter les lapider

1:38:38
Présentateur

et les accabler oui pour conclure logiquement les marchés droit oui pour consoler oui pour secourir pour relever pour encourager pour enseigner oui pour penser en attendant qu'on guérisse oui pour transformer la charité en fraternité la fainéantise en travail l'oisiveté en utilité l'iniquité en justice la populace en peuple la canaille en nation les nations en humanité la guerre en amour le préjugé en examen les frontières en soudure les limites en ouverture les ornières en rail l'instinct du mal en volonté du bien

1:39:27
Locuteur 2

la vie en droit les rois en homme oui pour ôter des religions

1:39:33
Présentateur

toutes les religions l'enfer et des sociétés le bagne oui pour être frère sœur du misérable du serre du fêla du prolétaire du déshérité

1:39:49
Locuteur 2

de l'exploité du trahi du vaincu du vendu de l'enchaîné du sacrifié de la prostituée du forçat de l'ignorant du sauvage de l'esclave du nègre du condamné et du damné oui oui nous sommes

1:40:06
Présentateur

tes fils révolution Jacques Weber mis en un texte de Victor Hugo Jacques a cette puissance de qui est extraordinaire parce que moi j'ai peiné avec toute la fin il faut dire oui ceci oui cela oui oui oui alors moi je faisais monter monter monter puis à un moment donné le souffle est coupé il est tellement beau parce qu'il pose la révolution dans ce qu'elle a de fondamental on va continuer à parler politique Jean-Luc Mélenchon mais à travers le spectacle et à travers le cinéma et le one man show puisque dans la carrière de Patrick Timsit il y a deux moments forts il y a ce qu'il fait sur scène ce qu'il dit sur scène dans le dernier spectacle d'ailleurs il parlait des nantis des exilés fiscaux ce sont des sujets qu'on va pouvoir aborder avec vous mais aussi souvenez-vous d'un film un film important dans la carrière de Patrick Timsit un film qui s'appelait La crise elle a parfois d'ailleurs bon dos La crise mais dans ce film là vous allez voir c'est assez incroyable rappelez-moi la date de la sortie du film de Colin Serrault Patrick Timsit aux alentours de 91, 92 91, 92 c'était donc faites le calcul il y a plus de 20 ans regardez cet extrait de la crise et aussi après un extrait du spectacle de Patrick Timsit et je pense que Jacques Weber et Jean-Luc Mélenchon pourront réagir

1:41:31
Locuteur 3

Et vous Béchaud qu'est-ce que vous en pensez ?

1:41:33
Locuteur 1

Ah ben moi je pense que c'est beaucoup plus facile d'être contre le racisme quand on habite à Neuilly quand on habite à Saint-Denis vous voyez moi par exemple je suis de Saint-Denis et ben je suis raciste et vous par exemple

1:41:44
Locuteur 3

vous habitez cette maison et vous n'êtes pas raciste vous voyez franchement je suis vous vous considérez comme raciste ? ah oui franchement oui

1:41:51
Locuteur 1

moi les étrangers

1:41:51
Locuteur 3

je vis avec alors je ne peux pas

1:41:52
Locuteur 1

les saquer vous voyez ils ne foutent rien ils sont sales ils nous piquent nos bagnoles on leur file des appartements en priorité sur les français ils gagnent plus de fric que nous avec toutes les allocations qu'ils ont dans les écoles nos mômes n'apprennent plus rien parce qu'il y a 70% d'enfants étrangers qui ne parlent pas un mot de français

1:42:05
Présentateur

ils nous font chier avec leur foulard et encore faudrait qu'on paye pour leur construire des mosquées alors vous n'avez qu'à voir

1:42:09
Locuteur 3

mais ce que vous ne comprenez pas c'est que ça n'arrange en rien vos problèmes personnels d'être raciste

1:42:13
Locuteur 1

ah ben oui mais moi ce que je comprends c'est que les trois quarts de la planète ils sont dans la merde alors ils essayent tous de se radiner là où c'est moins la merde c'est à dire chez nous et puis là il faut bien que quelqu'un se pousse pour leur faire de la place et leur file à bouffer

1:42:22
Présentateur

ça c'est sûr je ne vous fais pas dire ah oui mais jusqu'à présent ceux qui se sont poussés pour leur faire de la place c'est les mecs de Saint-Denis c'est pour les mecs de nuit je regarde mes fiches de paix mais j'ai été augmenté de 11 000% en 3 ans bah c'est difficile après d'aller descendre manifester dans la rue t'es un poêle gêné quoi je vais pas vous parler des banlieues j'en viens pas j'y vis pas je vais pas vous parler de Neuilly bah c'est quand même pas la banlieue la plus agitée la seule racaille qui habite là-bas c'est Bedos pour vous dire alors deux extraits évidemment à la fois drôles et incroyables c'était gonflé de la part de Coline Serraud de vous faire dire ce texte qui prend d'ailleurs une résonance aujourd'hui en 2016 encore plus importante comment il s'appelle c'est Michou c'est ça ?

Michou Michou hein le personnage qui colle à Vincent Lindon dans ce film de Coline Serraud la crise qui a été un énorme succès on se souvient aussi de la fameuse scène de Maria Paco extraordinaire ça a été à je l'ai revu hein il y a quelques semaines pour préparer cette émission c'est vraiment un film qui n'a pas vieilli mais c'est incroyable la résonance qu'a ce texte aujourd'hui alors d'abord il faut savoir que Coline Serraud ne laisse jamais passer cet extrait et c'est un peu parce que effectivement j'étais peut-être là pour en parler qu'on peut voir cet extrait il se diffuse beaucoup beaucoup beaucoup en ce moment sur internet on peut le voir il y a des milliers de il faut bien comprendre que ce Michou il est raciste comme un raciste oh on se dit mais oui bien sûr parce que lui il vit avec mais surtout il est élevé par une mauresque et dans le film c'est pour ça qu'on peut pas quand on sort cet extrait on peut dire eh ben tu vois rien n'a changé il a raison et finalement non mais oui le film dit tout l'inverse dit que ce mec là il est là parce qu'il a des pensées populistes comme on pourrait le penser c'est à dire racoleuses des effets comme ça et alors qu'il vit avec et qu'il est toujours en disant et d'ailleurs on lui dit mais les arabes là tu les aimes bien tu viens avec ah oui mais eux ils sont pas pareils parce que là celui bâtiment lui il est épicière ben non mais lui il est pas pareil et lui il est pas pareil on peut dire ça du juif on peut dire ça de l'arabe on peut dire ça de l'homo on peut dire ça de ce qu'on veut et c'est vraiment ce film c'est un bonheur parce qu'effectivement ça parle de l'égoïsme ça parle justement et Vincent Lindon l'incarne magnifiquement bien ce personnage qui voit rien qui perd tout sa femme son emploi sa femme son emploi il pense plus qu'à sa gueule et il voit pas ce mec qui a le bon sens populaire et justement et qui est à côté de lui

1:45:14
Locuteur 5

la débauche d'énergie avec laquelle vous essayez d'expliquer d'ailleurs très bien le personnage prouve que l'époque a vraiment changé qu'on est à cran sur ces sujets parce que il y a 15 ans ou 20 ans quand le film est sorti en 92 vous n'auriez pas eu tout ce luxe de précaution pour introduire le personnage et là parce qu'on a jamais l'époque a vraiment basculé

1:45:28
Présentateur

parce qu'on a jamais présenté l'extrait et que c'est absolument c'est vrai que peut-être que je me sens comme ça un peu c'est pas propre l'époque est devenu oui c'est un peu loin de dire je voudrais pas qu'il soit pris voilà c'est vrai c'est vrai mais on sent bien que vous avez peur qu'il le soit ah là là là oui absolument et ça il y a 25 ans vous n'auriez pas eu peur parce que dans le film quand même le jour où ils ont le RMI ils sabrent le champagne si vous passez cet extrait ça va être contre même non mais ce qui est fou c'est qu'il y a 20 ans ce que vous dites était élémentaire mais aujourd'hui ça ne coule plus de source que le personnage est au second de la Jacques Vébérabeau ça peut être très grave Jacques Vébérabeau là dessus

1:46:03
Locuteur 2

non mais moi je trouve magnifique et ce film et cet extrait et l'explication de Patrick je disais décidément que les comiques enfin ceux-là pas tous disent beaucoup plus de choses que nous

1:46:13
Présentateur

quand on essaie de se dépatrouiller avec nos opinions entre autres le monsieur qui était là aussi était formidable non mais ce que je veux dire c'est qu'il faut aussi faire très très attention parce que moi aussi on m'a dit tellement de fois et à juste titre que j'étais un bobo des beaux quartiers un bobo à l'antique et que me permettaient ceci etc mais parce que je suis je suis dans des beaux quartiers et oui privilégié je n'ai pas le droit de réfléchir j'ai le temps j'ai eu cette chance ce luxe extraordinaire de pouvoir un peu lire un peu étudier donc j'ai le temps de réfléchir j'ai le temps de ne pas être con voilà non mais je veux dire il faut le dire parce que très souvent les gens de la réaction s'emparent prennent prennent de côté prennent dans un petit coin un bout du film ça c'est typiquement les discours et je trouve formidable qu'il existe parce que oui quand on est sur le terrain c'est vachement difficile bien évidemment que c'est très difficile

1:47:05
Locuteur 2

je le sais mais on peut aussi essayer de réfléchir ce que je voulais dire aussi c'est que à force de stigmatiser les horreurs les errances les erreurs de la révolution on oublie peut-être qu'il y a des horreurs des errances dans le monde dans lequel nous vivons

1:47:22
Présentateur

j'entends tellement souvent des gens qui adhèrent vraiment

1:47:26
Locuteur 2

à la pensée de ce qu'on appelle parfois l'extrême gauche

1:47:31
Présentateur

ou le front de gauche

1:47:31
Locuteur 2

mais qui tout de suite derrière disent ah oui mais quand on voit ce que ça fait dans le court terme une catastrophe que ça fout ils ont peur ils se disent après moi le déluge et on dit sur le long terme peut-être mais là moi il faut que je vis voilà tout le monde a peur du bouleversement alors moi je dis d'accord tout le monde a peur

1:47:49
Présentateur

du bouleversement moi j'ai peur du monde là à l'heure actuelle tel qu'il est en ce moment et tel qu'il est là et tel qu'il est là pour rejoindre vraiment parce que je voulais pas couper Jacques Weber mais c'est vrai que tout à l'heure quand il en parlait mais ça rejoignait exactement à quel point c'est agréable d'être ici ce soir si on veut comme ça ça c'est vrai c'est vrai parce que vraiment même quand le débat est là il est positif c'est là où je m'aime je dis à Jean-Luc c'est vrai qu'il y a quelque chose et il faut que je dise quelque chose quand même à Jean-Luc je m'en suis rappelé là j'avais même pas préparé à Jean-Luc Mélenchon de dire il m'a bouleversé quand vous paierez 100% d'impôts

1:48:26
Locuteur 1

mais c'est pas ça j'allais pas parler de ça

1:48:30
Présentateur

mais je ne dis pas je vais voter Jean-Luc Mélenchon je dis je dis Jean-Luc Mélenchon et avancer les choses d'accord c'est ça donc ça c'est un petit cirage de pompe qui mange pas de pain ah pas du tout je vais vous donner un exemple précis regardez on était à la même émission pourquoi Besancenot avec ce petit charme des petits facteurs et cette belle image et cette belle histoire vous étiez séduit oui et alors et son programme il était bon on ne peut être séduit non mais répondez-moi il a un programme il ne vous plaît pas voilà je vous l'ai fait non mais et Besancenot il vous a plu parce que c'est un petit facteur et c'est la réussite d'un petit facteur hyper doué super touchant non mais c'est vrai bah attendez vous étiez tout d'accord avec lui non c'est simplement et là vous me reprochez vous me dites tout de suite son discours alors laissez-moi finir juste là-dessus le discours que j'ai entendu après le premier tour quand il a fait son discours là il n'y avait ni Victor Hugo ni personne il y avait Jean-Luc Mélenchon et qu'il a été clair moi je me souviens j'étais dans une chambre d'hôtel je regardais j'étais à Bruxelles avec une jeune femme à qui je lui ai dit fous-moi la paix on vit un moment historique t'as préféré

1:49:41
Locuteur 6

à plus tard

1:49:55
Présentateur

j'ai voté Hollande non mais moi ce que je reprends non mais vous voyez c'est tout mais dire que Mélenchon est un très bon contrat c'est le plus non Mélenchon Mélenchon le tribun il a du coeur les gens qui ont du coeur et du souffle et qui sont vrais effectivement on a beaucoup plus de mal sur le plateau à déglinguer des gens qui trouvent que la pauvreté mais pourquoi le déglinguer ?

non mais moi ce que je reproche si j'ose dire à Jean-Luc Mélenchon c'est pas son souffle et son coeur c'est ce qu'il dit quand il dit qu'il a aimé l'idéologie française de Marx parce que c'est une clé d'explication globale du monde et moi ce qui me gêne c'est Jean-Luc Mélenchon et Besancenot il dit quoi là-dessus ? vous l'aimez ?

c'est l'esprit de système c'est l'esprit de système et pour moi le système c'est ce qu'il y a de plus asphyxiant quand vous dites que le marxisme qui vous fascine dans le marxisme quand vous êtes 20 ans c'est que ça livre toujours une clé d'interprétation globale du monde et que ça donne une réponse à tout c'est précisément moi ce qui me gêne en fait dans votre façon de voir les choses parce que par ailleurs vous êtes effectivement un être humain parfaitement sympathique et totalement respectable c'est cette clé d'explication globale d'abord moi je ne suis pas gêné d'aucune façon qu'on soit en désaccord avec moi c'est pas ça vous vous exposez des arguments ils ont leur valeur j'ai les miens et puis à la fin les gens jugent on n'est pas là pour être d'accord sur le plateau d'abord on n'est pas là pour se mettre d'accord mais on va exposer alors vous prenez encore vous prenez sous un angle personnel les choses vous êtes un homme de lettres vous écrivez des romans vous avez une forme particulière d'entrée dans le réel qui ne nécessite pas qu'il y ait un système d'explication c'est vous qu'il a proposé l'explication et c'est ça qu'on attend de vous vous suggérez des angles qu'on ne trouvera pas avec nos mécanismes à nous d'explication sociologique vous montrez des êtres humains dans vos romans vous montrez des scènes vous entrebâillez des portes vous êtes aussi une clé d'explication du monde mais pour qui agit politiquement celui qui a pour objectif de mettre en mouvement des millions de gens de transformer la vie il lui faut une grille d'explication du monde vous ne pouvez pas vous amener comme fait Mao Zedong en disant la Chine est une page blanche j'écris un poème ce n'est pas possible vous devez proposer des issues positives qui vont se discuter vous devez être capable d'analyser tout l'effort que je décris dans ce livre ce n'est pas moi qui l'ai écrit c'est un entretien je montre une pensée j'essaye de montrer comment une pensée chemine dans le temps par quelqu'un qui se remet en cause tout le temps je me suis remis en cause trois, quatre, cinq fois et je continuerai à le faire toute ma vie parce que j'aspire à une grille d'analyse qui rende compte de la réalité mais après ce n'est pas la vérité elle n'existe pas c'est une vérité qui peut être opérationnelle voilà tout monsieur Moac vous voterez Mélenchon la prochaine fois vous le savez déjà ou pas ?

oui il y a de fortes chances même au...

non je dis fortes chances parce qu'on ne sait pas ce qui va se passer dans les prochains mois je trouve que il ne faut pas s'amuser à ce genre de pronostic il est évident que j'ai toute ma sympathie toute ma conviction mais en 2012 au premier tour vous aviez voté Hollande et ça avait toujours été ça sauf à ce moment-là avec Hollande parce que je me suis dit on va se retrouver avec Le Pen tout de suite vous allez voter utile voilà sauf vote utile vous voteriez Mélenchon au premier tour mais c'est à dire que pour l'instant le vote utile non mais là il n'est plus question oui oui non mais bon voilà je ne crois plus non mais ils sont tous là à dire pardon je ne crois plus au vote utile je veux dire je ne crois plus à ce genre de calcul dans lequel nous sommes tous tombés beaucoup d'entre nous

1:53:28
Locuteur 2

il y avait telle dissimulation entre Taubira Jean-Luc plein d'autres et on s'est planté quoi donc

1:53:35
Présentateur

merci en tout cas d'avoir accepté de témoigner sur ce plateau merci Jacques Weber et on va enchaîner avec la partie cinéma et la filmographie de nos deux invités merci Jacques au revoir

1:53:54
Locuteur 10

encore

1:53:55
Présentateur

merci beaucoup la carrière cinématographique de Patrick Timsit et celle de Virginie Effira et pour parler de votre parcours cinéma mais aussi un peu théâtre on va accueillir un de vos plus grands complices au cinéma et aussi au théâtre puisqu'on se souvient de l'emmerdeur voici sur notre plateau monsieur Richard Berry qu'on remercie d'avoir patienté ils ont joué ensemble dans Pédale 12 dans Quasimodo del Paris dans l'art délicat de la séduction et évidemment dans l'emmerdeur et au théâtre salut Richard et au théâtre et au cinéma c'est vrai que quand je donne la liste des films où vous étiez en commun à l'affiche ça commence à faire oui mais c'est pas tout de suite que vous êtes devenu ami l'un et l'autre car on peut le dire vous êtes ami ah oui oui oui c'est le parrain de ma fille ah voilà vous voyez là ça compte

1:54:56
Locuteur 3

là oui ça compte vraiment

1:54:59
Présentateur

bah là en l'occurrence oui beaucoup parce que on accorde une grande importance aux parrains d'autant plus que je ne suis plus tout jeune et que je pense qu'à un moment donné il faut quelqu'un de responsable mais c'est peut-être pas le meilleur mais c'est gentil de penser que je vais vivre vieux c'est sur Pédale Douce que votre amitié c'est rien à voir avec le titre mais que votre amitié c'est fédéré c'est fédéré vraiment oui oui oui c'est sur Pédale Douce je pense que c'est là que ça a commencé et puis après ça s'est développé quand il m'a demandé de faire Quasimodo donc son premier film film qu'il a écrit dans lequel il m'a donné co-écrit avec Victor Hugo c'est vrai c'est vrai il faut le rappeler attendez vous savez quand on me disait j'aime pas Quasimodo je dis vous n'aimez pas Victor Hugo revue et corrigée par Jean-François Allain absolument et Bruno Gassat animé de Walt Disney ils ne disent pas que c'est de Victor Hugo tout le monde pense que c'est de Luc Plamondon Notre-Dame de Paris aujourd'hui c'est de Walt Disney c'est une honte je vous propose Richard Berry de revoir ensemble une bonne partie de la carrière cinématographique de Patrick Timsit

1:56:09
Locuteur 6

ma femme est morte j'en sais quelque chose c'est moi qui l'ai tué qu'est-ce qu'il vaut le petit gitant il vaut laver les carreaux de mes lunettes c'est mon fils il s'expliquerait t'as un fils

1:56:35
Locuteur 1

il est bien dans 15h dans 18h on est en place à 18h t'es de retour à la brigade avec lui c'est des photos formidables il y a deux ans au Maroc il n'en a pas réussi une seule elles étaient toutes floues mal cadrées ah oui si elle est floue c'est qu'elle est bonne

1:56:48
Présentateur

ma sincérité mon idéalisme ils m'ont toujours rendu

1:56:53
Locuteur 3

inapte au petit jeu de la séduction

1:56:54
Locuteur 6

excusez moi

1:57:00
Locuteur 3

un petit malentendu qu'est-ce qui t'arrive ?

1:57:02
Présentateur

un petit malentendu ça me ferait mal c'est quoi ce bordel avec mon chèque ? faut que tu le fasses parce que t'es minable t'es mauvais même chez toi c'est moche Elisabeth tu lui as fait une vie merdique alors que si elle était restée avec moi

1:57:13
Locuteur 6

tu sais son intelligence je m'en fous c'est pas la cervelle qu'on suce

1:57:17
Locuteur 3

j'essaye d'évacuer la femme qui est en moi

1:57:19
Locuteur 6

certainement mon corps a envie de vous connaître ça commence à faire

1:57:31
Présentateur

comme dirait l'autre le cinéma vous a réuni le théâtre aussi je crois que vous n'auriez pas fait l'emmerdeur sans Patrick Timsit Richard Berry ah bah oui oui c'était déjà difficile à envisager de reprendre un tel monument du cinéma et du théâtre mais le faire avec Patrick c'était je sais pas c'était réconfortant on vous reverra en tout cas très bientôt au cinéma dans Star 80 je sais pas si vous avez le même goût pour les chanteurs des années 80 Richard

1:57:59
Locuteur 2

oui moi j'aime bien c'est vrai si si moi j'aime bien

1:58:02
Présentateur

oui oui alors ça tombe bien on va revisionner justement la bande-annonce de Star 80 le 1 bientôt il y aura le 2 c'est bien ça Patrick

1:58:10
Locuteur 3

on est en train de le tourner

1:58:11
Présentateur

Star 80 avec Richard Anconina évidemment le 1 c'était ça

1:58:14
Locuteur 3

nous vous avons suivi dans votre palais de la VHS juste avant l'arrivée du DBD dans votre boutique Bebop juste avant l'arrivée du GSM dites moi vous n'avez pas une nouvelle idée pour être bien sûr d'un côté de la plaque encore une fois

1:58:28
Locuteur 8

là on a inventé la machine à remonter le temps les années 80 les années 80 les vrais chanteurs des années 80

1:58:47
Présentateur

on va faire un carton

1:59:09
Locuteur 8

face on va faire un carton

1:59:10
Locuteur 3

tu comptes pas mettre ça ce soir ? c'est Laurent Woulzy qui a fait un vide-grenier on a dit on prend les tubes de l'époque hein pas les costumes

1:59:16
Locuteur 10

mais mec Jean-Luc Lé vous faites

1:59:30
Locuteur 5

vous ne signer rien d'autographe ?

1:59:31
Locuteur 6

mais bien sûr

1:59:32
Présentateur

et c'est quoi ? et voilà il y avait une sacrée dose d'autodérision de la part de ces chanteurs et vedettes des années 80 pour accepter de tourner dans le 1 mais en plus ils acceptent d'être dans le 2 de se tourner même ?

ben de toute façon ils savaient ce qu'on allait tourner dans le 1 faut pas les prendre pour les tout d'un coup la naïveté et tout ça ce qui est fantastique c'est tout le recul c'est ce qu'ils vivent en ce moment c'est quand on dit les années 80 de temps en temps on imagine que ça se passe dans les années 80 faut bien savoir que le 1 c'était formidable le sujet c'était incroyable c'était une success story des gens oubliés avec un tube et ils avaient refait leur vie pour certains ils continuaient même la chanson mais le tube quoi le gros succès quoi le stade de France envisagé pour eux et puis là paf le train repasse une deuxième fois ça vous dit quelque chose vous ces chanteurs là Virginie Effira Léopold Nord et vous par exemple

2:00:28
Locuteur 4

c'est l'amour

2:00:29
Présentateur

Patrick Hernandez

2:00:30
Locuteur 4

Lacan Born to be alive

2:00:33
Présentateur

Peter Esloan ça vous dit quelque chose ?

2:00:35
Locuteur 4

ben oui c'est très très connu

2:00:37
Présentateur

besoin de rien envie de toi bien sûr Jean Schultes confidence pour confidence ah oui c'était chouette ça et Phil Barnet un enfant de toi ils sont là ce soir pour Patrick Timsit ah ils sont là ? oui ils sont là en avant première de la suite The Star 80 ça fait quand même extrêmement plaisir regarde le jour ce

2:01:10
Locuteur 6

les 13, 14 et 15 avril 2017

2:05:08
Présentateur

et votre tournée reprend là tout bientôt Phil Barnet le 4 novembre je voudrais juste avoir un mot pour cette dame là qui s'appelle Sloane duo Peter et Sloane parce que je trouve que dans le numéro 1 celle vraiment qui m'a alors épaté c'est bien on aurait dû même vous engager comme actrice dans d'autres films depuis ce numéro 1 vraiment je vous le dis sincèrement parce que c'est gentil vous êtes d'accord Patrick ?

ah oui mais complètement complètement c'est pas qu'ils ont traité lui elle était meilleure actrice mais il y a quelques scènes là dans le 2 aussi ou qui sont pas tristes mais c'est vrai que j'adore le cinéma mais elle ne refuse jamais une belle scène jamais Jean-Marc Général enfin des gens la première fois j'ai pris le téléphone de Jean-Luc Lahaie je lui disais mais putain j'ai pas fait ce métier pour avoir le téléphone de Jean-Luc Lahaie sur mon répertoire mais réveille-toi Patrick alors en tout cas merci d'être venu nous vous aimez beaucoup le karaoké

2:06:21
Locuteur 4

en Belgique

2:06:24
Présentateur

dès que vous avez un partenaire et que vous tournez en Belgique vous l'emmenez parfois dans les bafons bruxellois boire quelques bières mais peut-être aussi chanter des karaokés je pense par exemple à quelqu'un qui va nous rejoindre et qui va s'installer à côté de Richard Berry maintenant qui s'appelle François-Xavier de Maison François-Xavier de Maison au partenaire de Virginie et Syrah au cinéma ils ont joué ensemble dans la chance de ma vie ça va bien là Jean-Luc Mélenchon se demande où il est tombé là je crois que Jean-Luc Mélenchon est observateur sur cette séquence où on va parler maintenant un peu de la carrière cinéma elle est un peu plus courte la carrière cinéma de Virginie que celle de Patrick Timsit mais quand même il y a quelques films et parmi ces films on va vous retrouver François-Xavier de Maison regardez un peu les quelques films déjà tournés par Virginie et Syrah car maintenant il n'y a plus aucun doute et ça fait quelques films déjà c'est une grande actrice j'avais, j'ai un départ enfin c'est des horaires libres je suis dispo libre

2:08:02
Locuteur 4

je cherchais la clé

2:08:10
Locuteur 3

tu sais

2:08:11
Locuteur 4

et t'as maté mon cul

2:08:13
Locuteur 3

oui

2:08:13
Locuteur 4

t'as maté mon cul

2:08:15
Locuteur 3

oui oui mais tes fesses sont leur vie propre

2:08:17
Locuteur 4

ah bon bah je suis ravi de le savoir ça

2:08:19
Locuteur 3

et oui parce qu'en plus tes fesses mais elles sont hyper douces quoi

2:08:24
Locuteur 4

mais comment tu sais qu'elles sont super douces

2:08:27
Locuteur 3

bah parce que ça se voit

2:08:28
Locuteur 4

ok t'es tout bizarre en fait

2:08:32
Locuteur 10

c'est bien que vous ayez pu venir

2:08:35
Locuteur 7

on sort pas beaucoup je dois dire c'est surtout dommage pour Rebecca qu'il y ait quelqu'un d'être très sociable moi pas trop

2:08:41
Locuteur 4

bah je suis contente qu'elle vous ait traîné ici ce soir

2:08:44
Locuteur 6

regarde Rebecca

2:08:45
Locuteur 7

ça peut être très difficile

2:08:47
Locuteur 4

alors bon appétit moi j'aimerais dire une action de grâce si personne n'est contre non bah bien sûr oui merci bénissez nous seigneur bénissez ce repas et procurez du pain à ceux qui n'en ont pas Amen

2:09:11
Locuteur 5

vous trouvez qu'ils vont pas ensemble alors ?

2:09:17
Locuteur 4

non c'est que on dirait que c'est le type de mec à voir un type et ça ça m'oblige à le cataloguer dans un type d'homme et c'est typiquement ce que j'ai fait c'est de faire alors là je vais bien raconter n'importe quoi

2:09:28
Locuteur 5

non non pas du tout non seulement ce que vous voulez dire c'est que vous n'êtes pas le genre de femme à voir un genre d'homme

2:09:32
Locuteur 4

c'est ça on s'est trompé de mariage si on se dépêche on peut être arrivé avant le dîner je suis libre j'ai mis du temps mais je suis libre t'auras mal au cou j'aurai mal au dos ben on souffrira ensemble tant pis ils s'en foutent

2:10:03
Locuteur 10

c'était un film de Nicolas Cuch

2:10:37
Présentateur

dans lequel vous aviez tourné avec Virginie Effira François-Xavier de Maison et c'est curieux parce que quand j'ai lancé ce sujet ces différents extraits de films et que j'ai dit c'est une grande actrice alors elle s'est sentie gênée tout de suite elle s'auto-dénigre assez souvent non mais la première image c'était ses fesses qui s'éloignaient

2:10:52
Locuteur 4

oui c'était la thématique du film

2:10:54
Présentateur

c'est vrai c'est vrai ça qu'elle s'auto-dénigre un peu trop Virginie Effira je sais pas en tout cas

2:11:01
Locuteur 4

t'es pas mauvais dans ce sport toi t'es pas mauvais dans ce sport

2:11:04
Présentateur

vous êtes pas sûr de vous en fait alors non je crois pas

2:11:07
Locuteur 5

enfin on se remet en question beaucoup je me souviens que sur la chance de ma vie on était vachement exigeants tous les soirs on se pose des questions sur la scène du lendemain bon c'est vrai dans des lieux de Bruxelles c'est vrai parfois interlope mais

2:11:19
Présentateur

et vous avez fait chanter dans les bafons bruxellois oui on a découvert notamment un endroit qui s'appelle le Snap qui est un karaoké

2:11:28
Locuteur 5

voilà où on a massacré à peu près toutes les chansons

2:11:31
Locuteur 4

ce qui est très rigolo dans les lieux à Bruxelles c'est que contrairement à Paris où c'est parfois un peu ghettoisé enfin c'est plus difficile de trouver des endroits qui réunissent des vieux des jeunes qui au niveau social aussi proposent des choses différentes à Bruxelles il y a quelque chose où vraiment purement l'identité est bruxelloise et il y a un mélange qui est peut-être plus direct

2:11:47
Présentateur

mais ce qui est fascinant quand on vous voit tous c'est que c'est génial le milieu d'acteurs Richard Berry a fait le conservatoire vous vous venez de la finance vous Patrick vous venez de l'immobilier vous venez de la télé Jean-Luc Mélenchon vient du Trotsky mais vous êtes tous de fabuleux acteurs et on se dit quand même pas de salauds

2:12:04
Locuteur 5

en tout cas c'est vrai qu'on a beaucoup de chance parce que quand un producteur vient vous voir et en vous disant j'ai un projet de film à te proposer Virginie Efira tombe folle amoureuse de toi bon c'est un bon début et oui donc je dis ah bon je peux lire le scénario éventuellement je vais voir si je suis libre cet hiver mais en tout cas j'en garde un très très bon souvenir on a vraiment sympathisé c'était un bonheur ce tournage

2:12:30
Présentateur

vraiment vous êtes devenus de véritables amis Richard Berry et Patrick Timsit au point de partir en vacances ensemble parfois ?

2:12:35
Locuteur 3

bah on en vient ça peut pas être mieux comme exemple on en vient avec les enfants c'est drôle on se voit vivre

2:12:42
Présentateur

on se voit grandir

2:12:42
Locuteur 5

on était à l'hôtel on vous étiez à l'hôtel

2:12:46
Présentateur

vous partagez tous les frais dans ces cas-là il n'y a pas de problème non c'est le plaisir mais est-ce que ça vous donne envie Virginie et Fira de monter sur scène seule un jour ? est-ce que c'est l'étape suivante ? quand vous voyez Patrick Timsit quand vous voyez François-Xavier de Maison qui continue sa carrière solo sur scène

2:13:03
Locuteur 4

je trouve ça extraordinaire mais voir à leur place non non absolument pas non déjà je ne sais même pas raconter une blague je veux dire que l'idée même de raconter quelque chose qui est au bout au terme du récit ça doit faire rire me panique

2:13:14
Locuteur 8

ah oui

2:13:15
Locuteur 4

donc c'est mal parti donc il faut abandonner l'idée oui ou alors il faudrait vraiment que ce soit pas du tout drôle enfin c'est l'objectif il n'y a pas d'objectif peut-être ça peut être un peu sympa

2:13:23
Présentateur

bon alors ce sera à nouveau du théâtre un jour mais avec des partenaires oui ça oui oui ça oui une fois vous l'avez fait à Paris avec Marouchka Dettmers c'est Pierre Lescure qui vous avait aidé à monter la fesse tout à fait et ça c'est une aventure qui pourrait à nouveau se réaliser

2:13:36
Locuteur 4

ah oui ça c'était joyeux oui mais là quand on monte sur scène je veux dire on a ses propres textes et une volonté oui c'est ça moi je suis oui je ne suis pas hyper à l'aise avec l'idée de devoir faire rire de manière instantanée

2:13:46
Présentateur

qu'est-ce que vous dites Richard Berry ? je disais j'ai une pièce pour elle ah c'est vrai ben voyez voilà quel genre de pièce peut-être la prochaine pièce que je voudrais jouer le rôle principal

2:14:00
Locuteur 4

voilà je repars avec un peu de travail franchement

2:14:02
Présentateur

alors là vraiment on s'en souviendra si vous êtes à l'affiche tous les deux prochainement au théâtre on serait ravis que ce soit grâce à nous ce soir on a bien fait de vous réunir merci encore François je vous en prie c'est un plaisir merci Richard Berry de nous avoir rejoint ce soir et on va continuer à parler politique après avoir évoqué les carrières

2:14:24
Locuteur 5

j'aurais dit que j'étais le seul réveillé avec qui t'attends au revoir monsieur vous vous souvenez on avait fait un déjeuner en face de l'Assemblée pour l'Optimum vous vous souvenez pas ?

2:14:35
Présentateur

ça fait très bien

2:14:35
Locuteur 5

bah ça fait très bien on avait rigolé

2:14:38
Présentateur

c'était super au revoir Jean-Luc Mélenchon on va revenir à votre livre et évidemment on va aborder la partie encore plus politique même si on l'a déjà pas mal abordée mais je vais laisser un peu plus la parole encore ça va peut-être pas forcément vous plaire à Vanessa Burgraff et à Yann Moix moi j'ai une première question importante parce que les téléspectateurs qui vous regardent ce soir aiment le concret et j'essaierai pendant toute la saison qui vient de poser cette même question à tous les politiques que nous recevrons particulièrement quand ils seront comme vous candidats à l'Elysée vous arrivez à l'Elysée admettons imaginons une supposition c'est votre souhait vous êtes élu quelles sont les 10 premières mesures que vous prenez du concret du concret d'abord je commence par je sais pas si je commence mais en tout cas ça sera là le premier jour on convoque une assemblée constituante c'est à dire que le peuple français est appelé à se reconstituer politiquement en définissant quelles sont les règles d'organisation de la vie politique de ce pays on sort de la monarchie présidentielle c'est mon souhait et on entre dans cette nouvelle ère de pouvoir et de révolution citoyenne enfin où il y a un contrôle sur les élus tout à l'heure j'ai évoqué quel il pouvait être avec l'histoire du référendum révocatoire mais il y a bien des choses de cet ordre mais ça d'abord la règle du jeu c'est l'acte fondateur une fois que la constitution est votée elle est adoptée elle s'applique et donc je m'en vais ah vous ne restez pas ah bah non puisqu'on a changé de constitution je ne vous ferai pas le coup de vous dire moi j'ai été élu pour 5 ans je resterai jusqu'au bout après dans l'autre constitution on verra bien ce que je ferai mais en attendant c'est ça la règle donc la première raison qu'il y a de voter pour moi c'est de balayer tout ça et de créer une nouvelle règle du jeu dans laquelle un certain nombre de choses seront permises aux autres interdites ça c'est la première chose la deuxième chose c'est un programme général mais là je suis obligé de résumer par un mot de partage des richesses ce n'est pas possible de continuer comme ça avec les uns qui ont tout et les autres rien et un nombre croissant de gens qui n'ont rien nous sommes maintenant vers les 9 millions de pauvres dans ce pays il y en a 13 millions en Allemagne ce sont des catégories immenses de population un pauvre c'est pas seulement et c'est déjà tragique celui que vous voyez dans la rue c'est aussi le copropriétaire c'est aussi plein de gens qui sont en train de tomber dans la pauvreté donc le partage des richesses avec la priorité qui va être donnée à l'investissement pour faire de la planification écologique c'est à dire voilà moi je considère que c'est le plus grave de notre période et que nous sommes en train de nous agiter pour des choses qui n'en valent pas la peine autant que celle-ci la civilisation humaine est menacée d'être détruite par notre mode de consommation et de production donc dans la constitution je forme le souhait qu'on mette la règle verte on ne prendra plus jamais davantage à la terre que ce qu'elle peut reconstituer en tout cas nous les français qui avons la chance d'avoir les moyens intellectuels matériels et financiers nous le ferons décision suivante maintenant je viens à quelque chose qui va être plus chatouillant je n'accepte pas que continue la politique européenne dans laquelle nous sommes inclus qui va tuer notre pays après l'avoir détruit et qui va surtout tuer toute idée d'Europe parce que les gens vont finir par détester ça ce qui est quand même incroyable alors que depuis un siècle et demi on se bat pour ça par conséquent il nous faut sortir des traités européens ça c'est le point je ne sais pas combien vous avez dit ?

on va dire 5 allez voilà on va dire 5 alors on arrive au 6ème c'est le problème de la paix jusque là la paix était considérée comme un bien acquis et ma foi il y avait des guerres subalternes dans des coins entre sauvages qui s'entrégorgent et on regardait tout ça de haut et avec mépris et maintenant on comprend que la guerre et la menace d'une guerre généralisée est là sous nos yeux et il est donc urgent d'agir pour la paix un des moyens pour agir pour la paix c'est le renforcement du rôle de l'ONU mais c'est aussi le fait que nous sortions de l'alliance militaire dans laquelle nous sommes qui est l'OTAN parce que c'est une machine de guerre au service des nord-américains qui ne nous mène nulle part et en particulier elle nous mène à la guerre je le crains en Europe il faut donc qu'il y ait une autre alliance qui se dessine moi je suis devenu un indépendantiste français je résume de cette manière ce que je suis et je suis pour une alliance alter mondialiste avec d'autres pays nous pouvons le faire dans le monde nous avons des partenaires pour ça je suis partisan du fait qu'on installe comme règle le protectionnisme solidaire c'est à dire que je ne crois pas au libre-échange je pense que c'est la ruine pour tout le monde la catastrophe écologique je crois au contraire au protectionnisme solidaire protectionnisme ça veut dire qu'on va relocaliser le plus de productions possibles et d'abord les productions agricoles que l'on va essayer de diversifier pour qu'elles soient les plus diverses possibles sur les territoires et qu'il faut savoir mettre des barrières barrières normatives par exemple je ne suis pas d'accord pour qu'une marchandise produite par des enfants esclavagisés coûte le même prix qu'une marchandise produite par des travailleurs sous protection sociale des normes sur l'environnement une matière qui a fait des milliers de kilomètres pour aller venir une crevette qu'on a pêché en endroit qu'on emmène à l'autre pour être démontée qu'on ramène dans un pactage non je ne suis pas d'accord ils doivent être taxés est-ce que le protectionnisme solidaire ça peut fonctionner vous autres ils sont partis mais vous les gens de cinéma le savent il y a la TSA qui est une taxe chaque fois que vous allez voir un film vous cotisez pour le film suivant alors on a dit mais ça c'est un système pour permettre aux français de faire des films bah oui en effet la fameuse exception culturelle et résultat qu'est-ce que ça donne c'est qu'en France on consomme du cinéma si j'ose dire davantage qu'ailleurs parce que nous avons des salles payées par ça parce que nous avons une amélioration technique

2:20:33
Locuteur 4

et des films de genre différents qui ne se parlent que dans un circuit commercial

2:20:36
Présentateur

absolument c'est en général donc on voit que ce protectionnisme doit fonctionner si vous voulez une dernière concrète bien concrète il faut sortir du nucléaire et il faut le faire ça prend du temps donc il faut le décider vite on a assez perdu de temps et comme sortir du nucléaire ne se fait pas dans un claquement de doigts il faut en même temps se donner pour objectif 100% d'énergie renouvelable est-ce qu'on sait le faire oui je sais que si je présidais le pays il faudrait qu'on fasse vite la démonstration que c'est possible parce que maintenant les délais sont brefs et l'attention publique est vite consommée il faut donc que dès les deux premières années on ait installé une puissance productive d'énergie alternative qui soit l'équivalent de 2, 3, 4 ou 5 réacteurs et je pense que nous le pouvons aussi bien en parc éolien en mer que par d'autres moyens comme ceux de la géothermie et combien d'autres et puis tiens je vous en donne une dernière il faut sortir des protéines carnées j'y reviens je reviens sur cette question de la souffrance animale mais surtout de l'abomination qu'est-ce que nous sommes en train de faire pas seulement aux animaux mais à la terre il faut le faire vite vous devez comprendre qu'il y a urgence et pour ça il faut une volonté il faut être capable de dire non à un ordre du monde d'en proposer un autre et de donner l'exemple et vous verrez que ce sont par dizaines que des peuples seront intéressés à ce que nous sommes et nous pouvons partager avec eux les bonnes techniques les bons moyens nous pouvons partager pour qu'ils puissent faire aussi bien que ce que nous voulons faire nous-mêmes Vanessa Burgraff

2:22:07
Locuteur 1

on va en parler de vos mesures mais avant ça Jean-Luc Mélenchon dans ce livre il y a la nostalgie de la victoire de l'union de la gauche en 1980 vous êtes d'accord moi la question que je me pose aujourd'hui c'est pourquoi vous ne vous mettez pas autour d'une table avec Arnaud Montebourg Benoît Hamon Gérard Filoche Marie-Noëlle Linnemann et vous ne mettez pas au point un programme de l'union de la gauche pour être sûr d'aller au second tour

2:22:36
Locuteur 7

oui

2:22:37
Locuteur 1

vous leur dites je vous invite il y a la fête de l'humanité là vous dites Arnaud Montebourg je t'invite à ma table Gérard Filoche je t'invite à ma table Benoît Hamon Marie-Noëlle Linnemann vous leur dites ce soir je vous invite à ma table

2:22:50
Présentateur

vous croyez que sur un plateau de télé pour faire le clown je vais me livrer un genre d'exercice

2:22:57
Locuteur 1

c'est pas une question de faire le clown mais est-ce que vous êtes prêt au rassemblement là vous vous esquivez avec une petite blague mais bon avec votre public derrière vous mais est-ce que vous êtes prêt alors je vais vous poser

2:23:09
Présentateur

vous n'aimez pas les gens qui sont là dites leur de partir mais non je vais partir avec eux

2:23:11
Locuteur 1

alors je vais vous poser ah c'est insupportable je vais vous poser alors la question différemment

2:23:17
Présentateur

les gens sont insupportables

2:23:18
Locuteur 1

ben non mais c'est insupportable le fait que vous ayez le public que vous demandiez au public de vous appuyer dans votre démonstration c'est pas très grave c'est comme si moi je mettais des fans de Vanessa Burgraaf derrière moi et qui a publié c'est absurde mais par contre j'aimerais bien que vous répondiez à ma question est-ce que vous êtes prête de vous mettre à table avec Arnaud Montebourg qui a un programme quand même quasi similaire au vôtre

2:23:41
Présentateur

ça y est c'est fini

2:23:43
Locuteur 1

ah ben non je vous pose la question je n'avais toujours pas répondu

2:23:46
Présentateur

mais c'est pas le temps de vous répondre

2:23:46
Locuteur 1

ah ben allez-y pardonnez mais on fait une pause

2:23:48
Présentateur

il ne faut pas penser en noir et blanc il y a la couleur il y a le gris il y a le la vie est très divers oui mais madame il y a une chose qui vous a échappé laissez-moi vous répondre il y a une chose qui vous a échappé semble-t-il monsieur Montebourg madame Nidman monsieur Filoche et les autres sont candidats à une primaire à l'intérieur du parti socialiste je ne suis pas candidat à la primaire du parti socialiste et je n'ai pas l'intention de l'être

2:24:13
Locuteur 1

pourquoi vous ne tentez pas de le convaincre en vue de pour gagner et arriver au second tour de ne pas aller à la primaire de vous asseoir autour d'une table et de mettre au point un programme commun

2:24:24
Présentateur

pourquoi ?

comme vous avez raison comme vous manquez à la gauche pour l'inspirer j'ai passé ma vie à faire ça vous avez suivi les deux dernières années vous avez vu quand j'ai proposé de faire ce que j'appelais l'opposition de gauche quand j'ai proposé qu'on vote ensemble pour faire tomber le gouvernement et en proposer un autre qu'est-ce qu'ils m'ont répondu ils sont passés où qu'est-ce qu'ils faisaient donc ce sont des interventions personnelles attendez une seconde quand on sort de tout ça ayant fait toutes ces expériences ils pouvaient dire bon Mélenchon c'est un râleur on n'est pas d'accord ces idées nous intéressent mais bon ils auraient pu dire mais finalement il avait raison sur un point si nous ne sommes pas nous-mêmes comment allons-nous convaincre les français parce qu'il y a un paramètre qu'il ne faudrait pas oublier c'est que c'est les français qui votent

2:25:04
Locuteur 1

vous n'irez sans doute pas au second tour pour avoir une chance

2:25:07
Présentateur

d'aller au deuxième tour il n'y a qu'un seul moyen pour un démocrate convaincre une majorité et je m'efforce de convaincre et je pense que faire des combines des accords avec des gens qui disent un jour une chose et le lendemain un autre n'est pas le moyen de convaincre les français moi mon programme je la suis alors attendez il y a quelque chose qui m'intéresse quand même c'est qu'on comprenne et je crois connaître une partie de la réponse parce qu'elle figure aussi dans votre livre c'est que vous n'avez pas du tout confiance de toute façon dans le système des primaires vous m'avez même confié récemment puisqu'on s'est rencontré pour préparer cette émission on ne va pas cacher les choses pour cette émission exceptionnellement comme c'est un prime je rencontrerai les politiques pour qu'on discute ensemble des sujets que nous allons aborder vous m'avez confié je me permets de le répéter je vous en prie mais il dit de toute façon je n'irai pas à une primaire parce que les primaires quel que soit le pays où elles se passent elles sont toujours truquées oui vous m'avez dit ça ça m'a alors j'étais assis mon porte-parole Alexis Corbière a fait un très bon recueil ce bouquin que voici ici petite séquence publicité le piège des primaires le piège des primaires donc on sait comment ça fonctionne et c'est un tabi social la primaire des républicains elle ne sert à rien selon vous on sait que c'est Nicolas Sarkozy qui va gagner personnellement je pense que celui qui dirige le parti contrôle en mettant des guillemets sur le mot la majorité des candidats à l'élection législative à le président de l'union des maires a de fortes chances de gagner l'élection parce que il y a un peu de professionnalisme dans tout ça donc je ne crois pas au système des primaires qui plus est ce que nous avons observé dans tous les pays où ça s'est appliqué notamment chez nos voisins italiens c'est que la primaire démarre sur des bonnes intentions idéologiques et se transforme très vite en un PMU c'est à dire qu'on ne choisit pas on ne dit pas qu'est-ce qu'il dit lui qu'est-ce qu'il dit lui il va bien finir par s'entendre on nous propose là nous on va bien finir par se mettre d'accord mais lequel a le plus de chance de l'emporter et les sondages vous répondent toujours de la même manière en s'ajustant sur le moins dix ans celui qui fait le moins problème le moins d'histoire donc s'il y a des primaires à gauche elles seront truquées aussi comme l'a été manifestement c'est vous qui le dites le congrès de Dijon c'était en 2003 je crois c'est Laurent Fabius qui vous avoue qu'on vous a pris à peu près dix mille voix à l'époque bon ils ont une certaine propension à tricher ça c'est clair mais la triche si vous voulez je ne veux pas mettre en cause l'honnêteté des personnes ce n'est pas mon sujet là oui mais là c'est un congrès socialiste oui en effet ça triche beaucoup enfin ça trichait maintenant même ça ils n'en ont pas par exemple Ségolène Royal avait gagné contre Martine Aubry après la présidentielle vous vous rendrez compte le nombre d'ennemis Laurent Raison vous dites quand même la triche est un mode permanent du fonctionnement du parti socialiste dans le livre la triche est un mode permanent du fonctionnement du parti socialiste je le pense et je l'argumente bon c'est dans le livre et dans un ensemble d'explications moi je voudrais revenir sur un mot j'ai l'impression que vous avez une peur c'est de passer pour quelqu'un d'extrême gauche et vous dites dans votre livre j'ai fait 4 millions de voix donc en 2012 à l'époque les socialistes ont essayé de m'installer dans l'extrême gauche alors qu'ils savent très bien que je ne suis pas d'extrême gauche or quand on lit votre livre vous parlez quand même beaucoup de la révolution ou de la révolution à faire à venir l'époque du front de gauche c'était quand même essentiellement des voix qui venaient du parti communiste français une scission du NPA qui vous avait apporté des voix plus le parti de gauche et en novembre 2008 à propos du parti de gauche vous avez quand même dit nous sommes les libertaires les anarchistes les communistes les socialistes alors pourquoi dans ces circonstances avoir peur de passer pour quelqu'un d'extrême gauche où est le mal ?

bon d'abord il n'y a pas de mal à ça deuxièmement j'ai rarement peur en tout cas en politique sinon pour le reste comme tout le monde ce n'est pas honnête de faire croire que je suis à sa place je ne veux pas leur voler leur place je veux dire voler le combat qu'ils mènent qui est très dur qui n'est pas le mien mais l'extrême gauche en France on sait que c'est lutte ouvrière c'est le NPA et quelques autres formations de cette nature mais vous n'allez quand même pas classer le parti communiste français à l'extrême gauche non ?

ce n'est pas l'extrême gauche je ne suis pas pour la république des soviets je suis pour la république liberté, égalité, fraternité laïque bon tout ça c'est pas leur mot d'ordre je suis pour une révolution citoyenne vous diront nous sommes pour une je ne sais pas quelle révolution peut-être prolétarienne pour la séparation du MEDEF et de l'état comme vous dites oui c'est bien non ?

la séparation du MEDEF et de l'état bon alors évidemment il y a un segment commun avec l'extrême gauche c'est vrai que je suis anticapitaliste clairement je considère que le capitalisme en plus celui que nous avons sous les yeux parce qu'il a changé dans l'histoire va détruire la civilisation humaine donc je suis anticapitaliste et quand je suis républicain pour moi il n'y a pas de différence entre être républicain jusqu'au bout et anticapitaliste Vanessa Burgraff

2:29:47
Locuteur 1

Jean-Luc Mélenchon vous dites dans votre livre aujourd'hui c'est ça être de gauche il y a les blablas il y a les chiffres il ne parle jamais de la vie moi j'ai envie de vous retourner les choses de dire que vous parlez beaucoup de la vie vous, vous parlez de l'humain de remettre le partage des richesses au centre du jeu mais vous ne parlez pas de chiffres Jean-Luc Mélenchon et tout à l'heure Laurent Ruquier vous posez la question de 10 mesures que vous vous appliqueriez demain si vous arriviez à la présidence de la République j'en ai évoqué tout à l'heure c'est l'augmentation donc du SMIC de 1 400 à 1 700 euros c'est la retraite à 60 ans à taux plein c'est le remboursement intégral des dépenses de santé c'est beaucoup beaucoup beaucoup de dépenses dans votre programme est-ce que vous pouvez nous donner un chiffre parce que j'imagine vous l'avez calculé votre programme de dépenses ça va coûter combien tout ça est-ce que vous avez le chiffre

2:30:33
Présentateur

parce que c'est important

2:30:34
Locuteur 1

quand on est au sommet de l'état quand même d'avoir des chiffres bien sûr

2:30:37
Présentateur

le moment du chiffrage va venir ne vous inquiétez pas tous les ans nous présentons un contre budget

2:30:44
Locuteur 1

on a déjà une dette qui est de l'ordre de 2100 000 milliards d'euros donc on laisse filer la dette on s'endette

2:30:50
Présentateur

ça c'est une question concrète réponse la dette mais c'est pas une question concrète ah si la dette si désolé c'est une vraie question mais attendez madame non mais il y a le plaisir de la conversation grand plaisir franchement grand plaisir et un patient de la réponse oui oui oui mais vous inquiétez pas j'en ai vu d'autres moi je voudrais vous demander à vous madame donc je crois deviner bon pas à vous je demande à quand est-ce que vous chiffrez le prix du malheur quand est-ce que vous faites le total de ce que ça coûte les gens qui vont pas se soigner de la terre que vous dégueulassez les gens que vous empoisonnez c'est ça votre système

2:31:25
Locuteur 1

voilà ça c'est je suis désolée c'est ce qui me gêne en fait bon parce que vous vous en sortez toujours avec des belles phrases avec des envolées lyriques mais les chiffres madame ça c'est une envolée lyrique mais sortez dans la rue vous allez voir où aller mon envolée lyrique non c'est facile oui c'est facile c'est vous qu'être facile non je suis pas d'accord quand on est au sommet de l'état on fait des calculs on fait des cours vous allez m'apprendre comment on fait des calculs j'ai pas été mini j'ai pas été président d'un conseil général agressivité agressivité agressivité agressivité

2:31:53
Présentateur

ça c'est dans le catéchisme

2:31:55
Locuteur 1

non non non

2:31:56
Présentateur

et vous vous êtes quoi vous là vous êtes pas agressive

2:31:58
Locuteur 1

vous êtes agressivité ah mais pas du tout je garde pas le sourire je garde pas le sourire ah c'est ça garder le sourire et pas être agressif vous répondez pas sur la question de la dette pardonnez-moi de revenir encore

2:32:07
Présentateur

alors oui nous allons prendre votre question morceau par morceau mais j'ai d'abord introduit mes thèmes parce que je suis pas là pour vous faire plaisir je suis là pour essayer de convaincre des gens mais madame vous devez comprendre ça c'est fini la rigolade ou c'est vous qui fixez les cadres

2:32:20
Locuteur 1

ça vous attaquez encore aux journalistes

2:32:21
Présentateur

oui

2:32:22
Locuteur 1

c'est très mal ça les journalistes je le rappelle c'est très mal je serai puni les journalistes sont des contre-pouvoirs dans une société je trouve ça très inquiétant que vous vous attaquez à la presse je trouve ça très inquiétant Jean-Luc Mélenchon

2:32:32
Présentateur

d'accord

2:32:32
Locuteur 1

mais oui pardonnez-moi mais ça fait partie des contre-pouvoirs vous arrêtez pas de me demander

2:32:36
Présentateur

de vous pardonner toutes sortes de choses mais n'ayez pas peur d'avoir une opinion

2:32:39
Locuteur 1

mais non

2:32:39
Présentateur

mais ne vous déguisez pas en journaliste quand vous professez une opinion

2:32:42
Locuteur 1

vous non je ne professe pas une opinion allez la dette la dette je n'aurai jamais ma réponse sur la dette tu aurais un sketch

2:32:49
Présentateur

mais tu n'auras pas de chiffre je n'aurai pas de chiffre

2:32:51
Locuteur 1

allez

2:32:51
Présentateur

non mais si

2:32:52
Locuteur 1

non je n'aurai pas de chiffre

2:32:53
Présentateur

mais au moins n'importe quel chiffre mais n'importe quoi mais dites-moi non non non n'importe quoi allez non non pas n'importe quoi comme le tour de magie de Patrick allez

2:33:00
Locuteur 1

allez on n'en parle plus de la dette

2:33:02
Présentateur

il faut produire une richesse d'accord et ensuite on la répartit suivant la manière de la répartir on l'affecte à des investissements qui eux-mêmes vont créer de la richesse qui vont donc créer de la taxe qui vont donc créer du revenu et deuxièmement il y a une partie de ces revenus qu'on peut affecter au remboursement de la dette et troisièmement il y a une autre opération qui consiste à évaluer la légitimité de la dette et quatrièmement il y a le fait de pouvoir se refinancer car vous le savez comme moi bien sûr la dette française se refinance continuellement vous savez quelle est la durée moyenne d'un titre de dette en France c'est 7 ans et 31 jours ce qui signifie que si on rapporte le total de la dette qui est aujourd'hui de 2000 milliards à sa durée de remboursement nous ne sommes pas à 100% du PIB d'une année nous sommes à 12% du total de la période considérée c'est à dire rien autrement dit la dette n'est inquiétante que suivant la façon avec laquelle vous calculez pour se refinancer là encore il y a plusieurs moyens vous voyez on peut entrer dans la technique je suis sûr que ça vous passionne oui mais vous en sortez comme ça non non non on y reste maintenant dans la technique on y va

2:34:06
Locuteur 1

mais est-ce qu'on laisse filer la dette ? moi c'est ça la question est-ce qu'on laisse filer la dette ? est-ce que les dépenses vont être tellement compteuses qu'on laisse filer la dette ?

2:34:13
Présentateur

écoutez finalement je vois que vous êtes angoissé donc je vais vous répondre non on va vous la faire rembourser mais madame vous avez une autre solution ? quelle autre solution ? moi j'en propose je dis on va investir on va distribuer ça va relancer l'emploi la consommation les gens vont vivre ils vont vivre tout simplement ils vont se soigner bref on va vivre vous me dites vous ne voulez pas laisser filer la dette ? donc c'est vous qui allez payer ?

non non non vous allez payer parce qu'il y a une accumulation de la richesse qui s'est faite dans ce pays il n'y a jamais eu autant de millionnaires et de milliardaires et des millionnaires d'ailleurs il y en a 14 au gouvernement de millionnaires ah non plus que 13 parce que Macron est parti bon il y a donc 13 millionnaires au gouvernement de l'argent ce pays en est rempli d'accord ?

mais le partage est très inégal savez-vous qu'il est passé des poches du travail au capital depuis l'année 1982 je reconnais que c'est peut-être pas la bonne année de repère et qu'on pourrait glisser à d'autres moments mais si je prends depuis 82 10 points c'est-à-dire quelque chose comme presque 195 milliards par an qui sont passés des poches du travail à celle du capital si vous mettez 100 euros vous en récupérez instantanément 18 parce que c'est le taux moyen de la TVA dans ce pays donc arrêtez de faire peur aux gens je vais vous prendre vous je vais vous dire madame vous avez peut-être acheté une voiture ou vous avez peut-être acheté votre maison qui sait vous avez une dette n'est-ce pas ?

ben j'espère pour vous que vous en avez une parce qu'il vaut mieux avoir des dettes et bien si je rapportais votre dette totale à votre année de revenu mais on appelle le SAMU parce que vous tomberez de morte et bien c'est ce qu'on fait avec la France qui est un pays qui produit des milliards tous les ans et on lui rapporte le total de sa dette à une année de production c'est absurde et surtout c'est criminel parce qu'on onde ça on diminue les services publics on soigne moins les gens on les éduque moins et donc ça va toujours plus mal et vous avez les docteurs Folamour qui reviennent et qui disent allez encore un peu on accepte la réponse on va accueillir sur ce plateau 4 de vos complices c'est pas le bon mot complices de vos partenaires en tout cas dans l'aventure présidentielle pour montrer que vous n'êtes pas un homme seul justement des camarades nous avons ensemble décidé qu'autour de vous pour terminer cette émission il y aurait Mathilde Panot qui a initié et coordonné l'opération Caravane Insoumise Manuel Bompard le directeur de votre campagne Charlotte Grand la coordinatrice du projet de la France Insoumise au plat attention et monsieur Philippe Juravert secrétaire national du parti de gauche en charge des entreprises et luttes sociales c'est monsieur Mélenchon qui vous a choisi pour montrer qu'au fond il était entouré parce qu'il n'y avait que 4 places mais alors on pourrait en mettre plein vous me dire au moins 200 à travailler sur la campagne actuellement il y a tout le public ce soir

2:36:56
Locuteur 8

oui c'est ça

2:36:56
Présentateur

mais c'est pas moi qui ai choisi le public c'est lui là non bah c'est moi qui ai choisi Laurent Ruquier donnez moi acte de ça j'imagine que vous avez demandé moi on m'a dit je peux inviter Derrière vous Brigitte Lyonnais Daniel Obono Christian Orbriguez Lim Vanhock Daniel Simonnet Sophia Chikirou Alexis Corbière Lela Chébi voilà c'est tout moi on a l'impression d'Elvis Presté qui présente ses musiciens je vous demandais à chacun une ou deux phrases pour m'expliquer pourquoi vous suivez Jean-Luc Mélenchon dans cette aventure présidentielle qui commence écoutez

2:37:35
Locuteur 2

juste je voudrais rebondir par rapport à ce que tu as dit tout à l'heure Jean-Luc et par une petite anecdote personnelle quelque chose qui m'est arrivé

2:37:43
Présentateur

Jean-Luc

2:37:43
Locuteur 2

il m'appelle il me dit écoute voilà il y a une commission qui se tient à Bruxelles ce sont des syndicalistes d'Air France qui doivent parler devant des députés européens qui viennent de Grèce et d'ailleurs et donc ce serait bien que tu y ailles et malheureusement arrive ce qui doit arriver en appel à la tribune Jean-Luc Mélenchon et là à un moment donné il faut prendre une décision donc je me lève et je dis ben c'est moi et il y a eu un silence dans la salle j'ai vu les députés à côté de moi taper sur leur micro anglais allemand pour essayer de savoir s'ils avaient eu la bonne traduction en disant bon son on n'a pas pris de monnaie qu'est-ce qu'il nous vaut le grand blague là il nous parle de quoi qu'est-ce qu'il veut bon j'ai été donc à la tribune avec cette délégation de syndicalistes Air France qui se sont exprimés évidemment on a eu une écoute du coup particulière et ce que ces syndicalistes d'Air France ont pu communiquer aux autres syndicalistes mais députés européens aussi sur le monde qu'ils connaissaient bien de l'aviation en termes syndicalistes et politiques a fait une démonstration toute simple que des syndicalistes et des ouvriers sont capables aussi de s'approprier cette parole politique et d'un seul coup ils ont eu un succès pas possible c'est-à-dire qu'il y a des députés européens qui sont venus les voir en leur disant écoutez on aimerait bien travailler avec vous c'est ce que permet Jean-Luc dans les expériences qu'on a c'est de pouvoir donner aux petites gens aussi la parole et leur dire aussi qu'ils ont cette possibilité d'intégrer des hémicycles qui sont réservés à une élite

2:39:09
Présentateur

Merci pour ce témoignage Charlotte Girard On est un collectif et on a l'ambition d'impliquer le maximum de gens dans cette affaire c'est-à-dire que l'idée c'est pas du tout de suivre un chef c'est d'abord de faire porter une parole et cette parole-là elle est multiple elle est diverse elle est élaborée collectivement et c'est lui qui va la porter parce qu'il faut bien qu'il y en ait un qui s'y colle Manuel Bompard directeur de campagne

2:39:38
Locuteur 5

Je trouve que Jean-Luc Mélenchon fait appel à notre raison il n'essaye pas

2:39:42
Locuteur 3

de construire ou de constituer un club de supporters il essaye de faire avancer les gens de les convaincre de construire un peuple mobilisé conscient instruit et voilà cette dimension-là elle me séduit et puis une deuxième dimension qui est cette dimension de permettre à chacun d'agir dans cette démarche vous savez on a un site internet jlm2017.fr

2:40:04
Présentateur

où chacun s'inscrit contribue et chacun devient acteur de la campagne il n'est pas seulement spectateur Mathilde Fanot

2:40:11
Locuteur 4

Oui non moi je suis surtout là parce que moi je suis militante associative depuis 9 ans et parce qu'aujourd'hui quand on parlait du prix du malheur tout à l'heure et des chiffres en ce moment sur comment est-ce que

2:40:23
Présentateur

le système fonctionne on voit aujourd'hui que c'est absolument plus possible quand on est dans les quartiers populaires notamment dans lequel moi-même j'ai beaucoup travaillé on a fait une caravane là cet été qui a été dans les quartiers populaires aussi la vie des gens aujourd'hui n'est plus possible quand vous voyez une retraitée qui gagne 87 euros par mois quand vous voyez que depuis le bilan Sarkozy puis Hollande c'est qu'il y a un chômeur en plus toutes les deux minutes depuis deux ans il y a 12 personnes par heure qui sont tombées dans la pauvreté depuis dix ans une école fermée chaque jour depuis dix ans à un moment il faut dire ça suffit quoi ça suffit et le projet de société qu'on porte tous ensemble qui est porté par Jean-Luc Mélenchon le porte-parole mais du coup qui est porté dans un collectif on a plus de 1200 groupes d'appui qui sont sur tout le territoire c'est de dire il y a une autre société qui est possible et à un moment il faut arrêter ça

2:41:11
Locuteur 4

on fait du gâchis humain on considère que les pauvres ne sont plus des citoyens

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Présentateur

capables de penser enfin c'est une absurdité complète c'est horrible on va remercier vos quatre partenaires aussi pour la campagne la bonne manière de les remercier c'est de me donner des sous parce que la campagne ça se fait avec des sous j'ai besoin de signatures et de sous Victoria sort mercredi prochain dans toutes les salles de cinéma un film de Justine Crier avec aussi Melville Coupeau et Vincent Lacoste Patrick Timsit repart en tournée à travers la France revient à Paris de soir Salle Cléel en novembre le livre de Jean-Luc Mélenchon c'est aux éditions du Seuil le choix de la soumission merci à Vanessa du graphe à Yann Moix et je vous laisse en compagnie de la retransmission c'est important des jeux paralympiques depuis Rio de Janeiro ce qu'on a laissé en seconde partie de soirée la place aux jeux paralympiques voilà aussi pourquoi ce soir nous étions en prime avec on n'est pas couché merci encore à nos trois invités d'avoir essuyé les plâtres bye bye bonne nuit