Henri Guaino, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy est l'invité de Pascale de la Tour du Pin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:01OuverteÉludée
Est-ce que vous avez été surpris par la teneur du rapport sur l'entrisme des Frères musulmans ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que tous les sujets sont abordés dans le rapport ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Comment on arrive à cadrer la puissance des Frères musulmans sur les réseaux sociaux ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Vous dites que la proposition de Gabriel Attal va trop loin. Pourquoi ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Quelle politique de civilisation proposez-vous ?
- 19:01OuverteRéponse partielle
Comment faire pour mettre en œuvre l'assimilation aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 16:00Henri GuainoFait
« On a renoncé à l'assimilation. Bon, donc il faut bâtir une politique d'assimilation sur une politique de civilisation. »
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Europ soir weekend 19h 21h Pascal de la tour du pain il est 19h17 on est en direct sur Europain je suis très heureuse de vous retrouver ce soir avec Jul Torres avec Véronique Jaquier nous attendons Henry Geno essayiste ancien conseiller de Nicolas Sarkozi qui ne devrait pas tarder à arriver dans ce studio. D'autant plus que il y a beaucoup de choses à dire sur Oui, c'est madame Dalg les embouteillages du donner des excuses à monsieur Geno dans dans Paris et je suis certain je suis certaine d'ailleurs en l'occurrence que certains auditeurs d'Européens qui sont au volant de leur voiture pensent la même chose au moment où nous nous parlons. On va peut-être commencer avec ce ce rapport ce rapport sur la présence des frères musulmans au sein de la société française.
C'est passionnant et Guena et Henry Guena nous nous rejoindra en temps voulu. D'abord rapport qui pointe le rôle jouer cette volonté d'entrisme un peu partout que ce soit l'école, dans le sport, sur les réseaux sociaux. D'abord, j'ai envie de dire est-ce que vous avez été surpris par la teneur du rapport ?
Est-ce que c'était une surprise ? Pas du tout. Véronique Jaquier.
Ah non, pas du tout, pas du tout. C'est pas une surprise dans la mesure où on voit bien quand même que il y a un entrisme comme vous venez de le dire dans le sport que nous nous posons la ch la la question du du voile comme un porte étandard depuis des années. Alors il y a ceux qui sont pour il y a ceux qui sont contre, il y a les naïfs, il y a les pas naïfs. qu'il y a la question d'une de la structuration d'une contreciété et qu'on le constate là encore tous les jours et qu'il faudrait être naïf pour ne pas le voir et que ça a été quand même aussi un sujet de la dernière présidentielle notamment porté par Éric Zemour, il faut dire les choses hein quand il appelait à ouvrir les yeux sur cet entrisme porté par les frères musulmans, par cet entrisme islamiste.
Donc non pour moi ce n'est absolument pas une surprise. Et puis et puis souvenez-vous aussi en 2017 d'ailleurs François Fillon qui avait écrit un ouvrage vaincre le totalitarisme islamiste et qui était le seul à à l'époque à porter cette dimension là et son livre d'ailleurs c'était très très bien vendu et à droite c'était le seul qui à ce moment-là avait porté cette dimension là. Alors on parlait pas de frères musulmans mais quand même le sujet commençait à poindre et on voit que maintenant on est en plein dedans.
Après la question c'est est-ce qu'il est pas trop tard pour agir ? Est-ce que tous les sujets sont abordés dans le rapport ? Moi, il me semble qu'il y a un sujet qui n'est pas abordé, c'est celui de l'entrisme sur le terrain électoral.
C'està dire que 2026 va être un sacré test quant à des listes communautaires pourquoi pas noyauté par les frères musulmans. Je sais que Bruno Rotau, le ministre de l'intérieur, est très attentif à cette question. Voilà, c'est une question parmi d'autres qui n'est pas forcément soulevée dans le rapport.
Bon, Jules aurait 139 lieux de culte musulmans liés au au aux frères musulmans dont 7 % des 2800 lieux de culte musulman. Alors, les chiffres quand on quand on les édicte de la sorte, on n' pas la le sentiment euh que c'est important, mais dans les faits, les frères musulmans sont extrêmement puissants. Ils ont déjà commencé leur leur œuvre au sein de la société.
Ils sont extrêmement puissants. Ils sont là depuis 70 ans. C'est quand même ça qu'il faut rappeler.
C'est la raison pour laquelle les personnes qui ont travaillé sur ce sujet, c'est aussi le cas de de Véronique n'ont pas été étonné par ce rapport qui est quand même important puisqu'on a désormais un rapport et ça c'est quasiment inédit en Europe. On a un rapport qui dresse de manière très chirurgicale, très incisive l'état aujourd'hui de la menace. Mais il y a eu des livres bien avant cela, il y a eu le livre de Florence Berge Blackler, il y a eu les livres d'Hug Michon. euh de de Bernard Rougier euh des personnes qui ont alerté sur ce sujet-là depuis au moins une vingtaine d'années et pour George Benousan depuis au moins une trentaine d'années.
Donc tout ça on le savait. En revanche euh oui, il y a ces centaines de mosquées, ces milliers de fidèles qui potentiellement et bien sont exposés à ces discours très radicaux. Moi, ce qui m'a beaucoup heurté euh dans euh ce rapport d'abord, c'est l'aspect éducatif euh puisque euh c'est là qu'on crée des frères musulmans en puissance.
Ce sont dans les écoles, dans les écoles parfois euh coraniques. On a beaucoup parlé du lycée à Verouest, du lycée Alkindi à Lyon. C'est aujourd'hui et bien des territoires des écoles qui sont protégées par la République.
Évidemment, elle doit s'en prendre. Le deuxième sujet, je pense que c'est le sujet le plus important et qui parle le plus de l'époque, c'est les fameux imames TikTok, les fameux imames Google. Euh parce que un imam rigoriste qui parle à 400 fidèles dans une mosquée, moi ça me paraît dérisoire par rapport à un imam sur TikTok qui parle à 800000 personnes où il n'est quasiment pas contrôlé notamment par les services de renseignement et qui peut prêcher la haine, dire que on ne peut pas écouter de musique, dire que les jeunes filles de 6 ans à 15 ans et bien doivent porter le voile.
Ça c'est ça qui bien sûr il y a des incitations. Souvenez-vous quand il y a eu l'interdiction de la ba il y a eu un un mouvement sur femmes de jeunes femmes effectivement qui incitent les autres jeunes femmes à apporter le voil bonsoir merci d'être avec nous dans ce dans ce studio et si c'était ancien conseil Nicolas Sarkozi on était en train de dresser le bilan de ce rapport sur la puissance des frères musulmans en France l'entrisme et leur volonté de de s'intégrer dans sur les réseaux sociaux dans les écoles un peu partout d'abord pardon personne n'était surpris autour de ce de ce plateau de du résultat de ce rapport. Euh la question est de savoir les frères musulmans, effectivement, j'aimerais vous poser la question, vous qui avez été ancien conseiller Nicolas Sarkozy qui vous avez qui qui avait été dans les arcanes du pouvoir, est-ce que vous étiez au courant depuis combien de temps que ces frères musulmans étaient en train de prendre l'ascendant en France et pourquoi a-t-on laissé faire ?
Alors, d'abord, ce rapport on nous apprend rien sur le la présence des frères musulmans et même sur le euh sur leur importance dans le dans le tissu euh français. Euh en revanche, il nous montre il nous montre très bien comment il se déploie, comment il se développe. Et de ce point de vue-là, tout ça, on en avait une certaine idée, mais ça nous ça offre de la de la matière solide, voilà, pour pouvoir pour pouvoir en parler.
C'estàdire on on sort du on sort du vague et de et de l'hypothétique pour vous saviez Henry Guo, vous le saviez vous à titre personnel. Ce rapport, il ne vous apprend rien. Non mais alors ce qu'on ce qu'on ce qu'on savait pas c'est enfin ce qu'on ne connaissait pas parce que personne n'avait jamais fait ce travail euh ce sont les les différents les différents réseaux les la façon voilà la cartographie si vous voulez de de cette toile qui petit à petit grandit.
Voilà, ça euh ça on avait personne n'avait n'avait fait ce travail de de recensement qui d'ailleurs est sans doute pas complet hein parce que il y a euh on peut pas tout voir même avec une enquête aussi aussi fouillée. Puis d'autre part, on a semble-t-il qu'une partie du rapport hein qui a une partie qui reste euh qui reste secrète. Euh alors moi je je trouve que c'est un c'est un bon rapport qui est utile.
En revanche, je trouve que l'exploitation qu'on en a fait euh l'analyse qu'on en a tiré euh je parle pas des auteurs du rapport hein euh par assz en réalité assez désastre assez désastreuse. Alors ça j'ai déjà dit je crois ce que j'avais ce que j'avais à dire publiquement sur ce sujet c'est dément. H la proposition est démente.
Elle est doublement démente. Vous parlez de celle de Gabriel de l'infant. Si si si c'est si c'est ça le débat public français, je pense qu'on est mal mal parti.
Voilà public français. Non mais là enfin on atteint c'est c'est le sommet. Vous avez un un monsieur qui a été premier ministre euh qui patron du du parti, donc bloc central central et qui vient de de la gauche du Parti socialiste.
Bon et qui il y a quelques mois expliqué euh au président du Rassemblement national que c'était scandaleux parce qu'il voulait interdire le voile dans la rue. Bon et qui maintenant vient bien expliquer que c'est une très bonne idée, qu'il faut le faire. Je si on continue à faire de la politique comme ça, on est vraiment on est très très très mal parti.
Je voudrais on va continuer d'en parler, je vous sent très remonter Henrieno. On est obligé de de marquer une toute petite pause. Il y a le journal de le journal permanent dans un tout petit instant sur sur Europ.
Henri Geno est avec nous. On va réécouter aussi les mots d'Éric Zemour. On va les réécouter parce que vous voulez effectivement vous dites stop.
On peut pas aller aussi loin dans les propositions mais c'est intéressant aussi d'entendre votre point de vue. C'est tout de suite ce Europin soir weekend 19h 21h Pascal de la tour du pain. Henry Geno essaiiste et ancien conseiller Nicolas Sarkozi est toujours dans ce studio avec Véronique Jacky avec Jules Torres.
On vous sentait Henri juste avant le le journal permanent très remonté contre les réactions qu'il y a eu après le rendu public de ce rapport sur l'entrisme des frères musulmans et de leur implication l'implication dans la société française euh notamment dans les écoles sur les réseaux sociaux. Vous disiez c allé trop loin. Vous dites c'est allit trop loin.
La proposition de Gabriel, ça va pas. Les réactions ont été disproportionnées. On tout un instant parce qu'elle elle pose un vrai problème la la proposition de Gabriel Atal.
Euh d'abord, il n'est pas question à mon sens euh de rendre invisible la religion dans l'espace public. Voilà, ça c'est on va pas faire au aux musulmans ce qu'on a fait aux juifs à une certaine époque. Vous avez le droit d'aller à la synagogue mais les synagogues, elles doivent pas être dans les rues fréquenté, elle doit avoir des façades qu'on ne voit pas.
Donc il faut invisibiliser la la religion. Il n'y a aucune raison. Ça n'a rien à voir avec la laïcité.
Ça n'a rien à voir non plus avec la question qui moi m'importe le plus, mais on va y revenir, qui est celle de la civilisation. Donc ça c'est ça c'est c'est pas possible. Alors, on peut faire dans des cas extrêmes, mais pour des raisons qui ne sont pas des raisons, à mon sens des raisons religieuses.
Le l'État a pas se préoccuper de savoir si le bout de tissu sur la tête c'est c'est un c'est un sujet religieux ou pas. C'est nous avons un sujet de civilisation. Si vous le traitez sur le plan d'Is religieux sont interdits.
Vous êtes d'accord avec ça Henry Geno ? Non, je suis pas d'accord. Je pense que c'est on l'a fait sur le on a fait on a interdit les des les signes religieux à l'école mais d'abord pas de porter une croix à l'école normalement.
Oui, je trouve ça pas normal, je vais vous dire je pense que on a on a interdit les pour on a interdit les voil et puis les et puis du sur la base des sur le fondement des signes religieux. Donc du coup, on a interdit la petite croix, la médaille de baptême. Alors personne ne va toujours fouiller mais mais en réalité euh dès que ça se voit, ça devrait être sanctionné.
Bon euh et or euh le le problème de l'école et des et des enfants, c'est que l'école est un lieu d'émancipation. et qu'à ce titre euh le le le d'abord le le foulard sur la tête est un signe d'asservissement qui n'a pas sa place dans l'école simplement. Mais vous êtes d'accord avec ça ?
Mais je suis parfaitement d'accord. C'est le motif sur lequel je suis pas d'accord. C'est-à-dire que il faut pas mettre la laïcité à toutes les sauces.
Laïcité c'est la neutralité de l'État, la neutralité de la puissance publique, la neutralité des personnels qui servent l'État et de la puissance publique, des agents publics. Mais c'est pas la neutralité de l'usager du service public. Bon et et en plus quand vous prenez vous vous utilisez à tout bout de champ laïcité pour combattre un pour pour pour vous tu sur un terrain qui en réalité est un sujet de civilisation et bien c'estàdire ce qui fait le ciment d'une société dans lequelle s'ancre légitimité des pouvoirs et cetera bon et les rapports entre les gens vous mettez ça veut dire que vous met placez le sujet sur le terrain religieux mais sur le terrain religieux vous heurtez immédiatement à la liberté de conscience donc c'est une impasse.
Voilà c'est une impasse. Et donc la question encore une fois celle d'ailleurs la bourka n'a pas été interdite pour des raisons de laïcité, elle a été interdite pour des raisons d'ordre public. Bon parce qu'on a voulu éviter la la question de la laïité.
Donc la baya non la baya c'était les signes religieux euh comme comme la la les comme les les les foulards. Mais ça c'est c'est une erreur. Et je vais je vais un peu plus loin parce que c'est doublement une erreur.
Non seulement ça vous met sur le terrain de la religion avec l'impasse de que que je viens de citer, mais euh ça vous interdit en réalité de le faire dans les écoles religieuses sous contrat et à forcerie hors contrat. Or, moi je pense que à partir du moment où c'est un problème de civilisation, un problème de de valeur de civilisation, l'émancipation, la l'école c'est un lieu d'émancipation, il faut euh euh refuser euh le le le voile sur la tête, pas la petite croix, la médaille de baptême ou bon, mais euh non seulement dans les écoles publiques, mais dans toutes les écoles, les écoles sous contrat et même les écoles hors contrat. C'est-à-dire que je pense qu'ils font en arriver maintenant à une obligation d'aller d'envoyer les enfants à l'école et puis il faut alors ça plaira pas à tout le monde, il y a on peut faire quelques exceptions mais je sais qu'il y a des gens qui tiennent beaucoup à l'éducation à la maison mais on a un problème de société là qui est devenu d'une gravité extrême.
Donc il faut que il faut que l'école que ce qui mérite le nom d'école et qui doit faire l'objet d'une autorisation et d'un contrôle réponde à un certain nombre de conditions. Bah, il faut qu'on fasse une charte de l'école et école ce qui répond à ces conditions. Quand ça répond pas à ces conditions, on interdit, on ferme.
Voilà et on en parle plus. Et on pourrait même étendre ça à tous ceux qui accueillent des des enfants pour le renseigne. Excusez-moi Henryo, c'est passionnant ce que vous dites, mais ça ça ne concerne qu'un secteur.
Jul Tores, souligner la puissance des frères musulmans sur les réseaux sociaux. Tous les gamins sont connectés aux réseaux sociaux. La puissance, comment on arrive à les cadrer ?
Parce que l'école, c'est vrai, vous avez raison Henry Guo, mais les réseaux sociaux, on fait quoi ? Tous les les gamins ont accès à ces réseaux sociaux. Les réseaux sociaux méritent d'abord qu'on les surveille, qu'on oui mais mais on n pas le moyen, on n pas le levier pour les surveiller.
Si si, on a des leviers pour les surveiller. Voilà, on a des leviers pour les surveiller, on a des leviers pour traquer les gens. Bon, alors après on peut pas tout, non mais après on peut pas tout.
Mais ça ça ne concerne pas seulement le problème qu' dont on parle aujourd'hui. Ça concerne toute l'éducation de nos enfants. Euh voilà, qui peuvent être manipulés par un tas de gens, ça va du complotisme au fanatisme religieux, politique et cetera.
Donc ça, on a un vrai problème avec les réseaux sociaux, mais le principal outil qu'on a pour essayer de combattre cela au-delà de la surveillance et des sanctions contre les gens qui qui attisent la haine et la violence sur les réseaux sociaux, il y a l'école, c'està-dire que plus il y a des féditaires des réseaux sociaux, plus il faut d'écoles et plus il faut d'écoles qui enseignent et qui éduquent. Voilà. Et là notre école elle est elle est en ruine.
Et justement pour faire le prolongement de ça, ce qui est intéressant c'est queon aura beau sanctionner euh pour lutter efficacement contre l'islamisme et les frères musulmans, il faut un projet. Il faut un projet, il faut une culture. On a un président qui nous avait dit il y a pas de culture française.
Comment vous récupérez ces gens-là qui possiblement peuvent aller vers la radicalité, vers des idéologies qui sont contraires aux valeurs françaises alors que on ne leur propose rien ? Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle aussi il se dirige vers des projets qui pour le coup ont vraiment des idées qui ont un vrai projet. Vous avez parfaitement raison et c'est bien pour ça que moi je me bats pour que on mette au cœur de de la politique la question de la civilisation.
Voilà c'est c'est il n'y a pas de société qui ne soit soudée par un ciment de civilisation. Bon et donc ça conditionne tout le reste. Bon or nous et ça conditionne en particulier notre capacité d'assimilation.
Je dis bien assimilation et pas intégration. Euh, on a renoncé à cette à aborder cette question, on l'a rejeté d'un revers de la main en disant c'est de l'extrême droit. Enfin, tout ça est absurde.
Euh et et on a renoncé à l'assimilation. Bon, donc il faut bâtir une politique d'assimilation sur une politique de civilisation et il faut changer les pour ça aussi les fond non seulement les fondements de notre éducation, de notre école et cetera, mais les fondements de notre droit. Donc moi, je milite pour pour que euh on élargisse la notion d'ordre public et qu'on passe de l'ordre public matériel à l'ordre public immatériel qui qui se dessine dans certaines jurisprudence.
Alors, on l'a vu avec les le lancer de nain, on a dit bah c'est contraire à la dignité humaine. On vient de le voir, on vient de le voir avec madame Le Pen qui est qui a été qui était considéré par le juge comme une menace contre un ordre public immatériel qui était jusque-là inconnu qui est l'ordre public démocratique. Mais alors, il faut pas laisser ça à la créativité des juges comme ça sans sans sans sans le cadrer.
Il faut que on ait maintenant un vrai débat et qu'il en sorte vraiment une idée de l'ordre public immatériel qui soit assumée et qui soit encadré, qui soit endigué, qui permettent de de de combattre tout ce qui va finir par nous empêcher de de vivre ensemble. Voyez, c'est autre chose que la lutte contre le terrorisme, elle existe et il y a il y a des moyens mais ça c'est c'est ce problème là qui est le pire. C'està-dire c'est pas parce que ça ça concerne pas la lutte contre le terrorisme que c'est moins dangereux.
C'est très dangereux. C'est très dangereux parce que si vous mettez euh deux civilisations euh concurrentes sur le même territoire, vous aboutissez à la guerre des civilisations et les gens finissent par s'entretuer. Voilà.
Mais ce qui nous menace, c'est bien la cohésion nationale, c'est-à-dire l'affrontement entre une société française qui a encore des quand même des des lambau de civilisation commune et de civilité. De civilité. Voyez par exemple la civilité, la la politesse de la civilité.
Ça paraît dérisoire mais pas du tout. Chaque société a sa forme de politesse qui permet de régler un tas de problèmes de relation entre les gens. Bon et bien dans la civilité française par exemple, on se découvre quand on entre quand on entre chez quelqu'un ou quand on entre dans une salle de classe, que ce soit une casquette, que ce soit une kipa, que ce soit euh un un turban, que ce soit un un foulard, il y a pas besoin d'aller chercher il y a pas besoin d'aller chercher plus loin.
Il faut mais il faut se mettre d'accord sur la les fondements de civilisation dans de la civilisation dans laquelle nous vivons et qui qui légitime nos institutions, notre droit. Véronique, une question à vous poser en justement. Mais quelle politique de civilisation, Henri Geno ?
À quoi doit-elle ressembler cette politique de civilisation ? Comment vous définissez encore notre civilisation ? Avec quel héritage judéo-chrétien est-ce qu'on doit affirmer l'identité chrétienne ?
Parce que pardonnez-moi, mais l'entrisme des frères des des frères musulmans pour moi, c'est quand même une forme de guerre sainte qui est faite à l'Occident. On peut pas on peut pas on peut pas rester aveugle face à cette dimension des choses. Je enfin moi je refuse d'entrer dans sur le sur le terrain de la religion parce que ça oblige les pouvoirs publics ou la psychilisation contre une autre civilisation.
Une civilisation est porteuse de religion. C'est pas la civilation qui est porteuse, c'est la religion qui est porteuse de civilisation qui a été la matrice de de toutes les de toutes les civilisations. Mais je vous donne un exemple.
Moi souvent venu me dire bah la laïcité voilà ça c'est un principe mais pourquoi dans le pourquoi dans le calendrier il y a des jours fériers pour les fêtes religieuses et puis catholiques et puis il y en a pas pour les il y en a pas pour les musulmans ou pour ou pour les hindousou pour et bien il y en a pas pourquoi parce que les fêtes religieuses qui sont dans le calendrier comme jour férier par exemple n'y sont pas comme des fêtes religieuses elles y sont comme des faits de civilisation voilà c'est devenu des faits de civilisation et c'est à ça qu'il faut nous attacher et parce que ce sont des faits de civilisation et que le le le autres religions n'en sont pas sont n'ont pas accouché de fait de civilisation. En tout cas, en France, c'est pas la même chose. Voilà.
Alors, ça veut pas dire qu'il faut pas trouver des des accommodements intelligents. Ça veut dire que on l'a toujours fait toujours fait dans les années 60, dans les années 70, il y avait des circulaires pour dire "Bah, vous vererez à ne pas faire des examens tel jour, bon ou telle autre chose". et tout ça se passait très bien.
Maintenant, il y a une revendication qui est une revendication qui vient percuter nos valeur de civilisation. Voilà, dans laquelle les religions doivent pouvoir vivre ensemble sur le fondement de la liberté de conscience mais dans laquelle nous avons le droit de nous interroger sur les pratiques sociales qu'elles peuvent engendrer sans s'occuper sans s'occuper des textes religieux de de savoir si le prophète a dit qu'il fallait porter un foulard ou pas. Je on va y revenir en Higeno.
Il y a plein d'autres sujets passionnants à aborder avec vous. Je suis contraint de le faire donc c'est annonce antenne. Excusez-moi monsieur Geno, c'est important.
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Europein soir weekend 19h 21h sur Europe. Europ soir weekend 19h 21h Pascal de la tour du il est 19h45. Henry Geno est toujours dans ce suo et nous continuons nous continuons d'échanger sur la simulation.
C'est extrêmement important. La question que vous posez Henry Geno c'est comment faire alors ? Oui l'école mais ça c'est pour la suite parce que ce sont des enfants qui seront l'avenir de de la France mais aujourd'hui la similation comment peut peut-on la la mettre en œuvre ? ma dans 10 ans il voz bien et vous voyez bien que les les les frères musulmans, puisque c'est c'est deux que l'on parle qu'il y a pas que font ça, ils prennent en charge la vie des gens et que les évidemment la formation, l'éducation, l'instruction sont un un pilier de leur action.
Enfin, c'est très central dans leur action parce que c'est là que ça se joue parce que l'enfant, il peut être soit un élément de de de diffusion d'acord avec vous l'idéologie de l'idéologie islamiste. Soit ils peuvent être les les les véhicules d'une d'une transformation de la de la de la culture, c'est capital. Mais que faire ?
Je voudrais quand même pardon Henry juste revenir à la première question par des enfants oui, vous avez raison mais revenir à la première question. Comment as a-t-on laissé les frères musulmans s'installer comme ça en France depuis des dizaines d'années en fermant les yeux ? Mais comme on a fermé les yeux sur beaucoup de choses.
Comment on a fermé les yeux sur les trafics de droit ? Comment on a fermé pourquoi ? Parce qu'on voulait soit-disant maintenir la paix civile.
C'est voilà, on le savait, on était bien d'accord, on le savait. Moi, j'ai entendu des gens pendant des années expliquer que bon, les petits trafiquants tout ça, bah il fallait les laisser un peu tranquille parce que si on si on les empêchait de trafiquer, ils allaient aller chercher de l'argent ailleurs, ce serait encore plus violent. Et donc on fermit les yeux tout justice euh justice police voilà avec des avec des élus locaux fermé les yeux voilà tout le monde pour avoir pour avoir la paix surtout il y a le problème c'est que ça ne débouge pas sur la paix en réalité c'est une paix factice c'est une paix d'apparence qui va déboucher un jour ou l'autre sur une vraie conflit et sur un mensong si je peux me permettre moi je suis comme vous assimilationnist mais est-ce qu'est-ce qu'on dit aux musulmans qu'on a fait venir depuis 40 ans L'immigration est un sujet majeur là-dedans.
On a dit aux musulmans de venir en France, que la France était un Eldorado, qu'il pouvaient venir comme comme il ils sont. Et au final, 40 ans plus tard, on se rend compte que bah l'intégration ne fonctionne pas, que l'assimilation serait peut-être plus importante. Et là, on parle pas juste des jeunes, on parle de la 2e, 3e, 4e génération.
Qu'est-ce qu'on dit à ces musulmans-là qu'on finalement qu'on a jeté pendant 40 ans dans les bras de l'extrême gauche et de Jean-Luc Mélenchon et qui aujourd'hui aux européennes votent à 62 % pour la France insoumise ? Ils auraient des raisons de détester la République et la France. Oui.
Alors premièrement le problème c'est pas les premières même deuxième génération qui se sont très bien enfin moi j'ai vécu enfant avec des des dans le midi avec des des gens qui venaient d'Afrique du Nord et qui étaient et qui qui non seulement s'intégrer mais mais s'assimil et avait une volonté assimilatrice. Ce qui nous arrive aujourd'hui c'est et qui est le plus grave c'est que des enfants de 3e 4e génération se désassimilent. C'est-à-dire, il y a un phénomène de désassimilation puisqu'on a renoncé nous-mêmes à assimiler.
Peut-être parce queon avait plus il plus s'assimiler à quoi que ce soit puisqu'on avait tout on avait renoncé à tout mais en tout cas on a renoncé délibérément et ça c'était une politique c'était une politique de la République hein. C'était une politique de la France depuis toujours. Voilà l'assimilation.
Moi je me souviens de gens qui nous expliquaient on a lâché l'affaire lâché l'affaire. Non, mais c'est un choix, c'est un choix idéologique, c'est un choix politique. Bon, encore une fois, je demande pas aux gens d'oublier leur histoire, leur famille, même pas leur prénom puisque on a décidé un jour que l'officier d'état civil ne pouvait plus trier des prénoms, hein.
Mais il y a longtemps. Non, mais c'est vrai raison, il y avait des obligations il y a combien de temps ? Ça c'était pour tout, c'était pour tout le monde.
Bon, après, on a on a saé très bien. Je vais pas demander à quelqu'un de de à une mère de pas pouvoir donner le prénom de sa mère à à sa fille, quoi. C'est pire.
Bon, donc le problème est pas là. Le problème c'est la prise en partage de de de d'éléments de civilisation commun qui permettent de vivre ensemble, prendre en partage quelque chose de plus. Voilà.
Et ça, on y a en renoncé. Vous savez, c'est au nom de la diversité de l'inclusion. Voilà, l'inclusion voz c'est le mot qu'on a trouvé à la place d'assimilation.
Donc l'école n'est plus assimilatrice, elle est inclusive. mais inclusive. Ça veut dire qu'on met dans un même sac un tas de choses différentes qu'on laisse différent qu'on qu'on qu'on valorise comme différente.
C'est quel crotte citait un jour le la sa visite à son ancienne école primaire et il dit c'est extraordinaire. dans l'entrée, il y a longtemps dans dans un de ces livres, il disait "Bah à l'entrée, je regarde, il y a un grand panneau et puis il y a il y a des noms d'enfants avec des flèches." Le grand panneau a c'était un planis avec des flèches, je viens de Il disait "Mais ce culte des origines moi quand je suis arrivé et bon pas était pas français, il était pas catholique, il était" et il disait "On m'a jamais on m'a jamais posé la question de mes origines.
On me demandait pas on valorisait pas mes origines et on ne me les demandait pas. On me demandait une chose, c'était de travailler et de respecter les règles." Voilà.
Et ben ça, on est quand même capable de de le faire à condition de le vouloir très fortement. Deux choses deux choses. L'école a été quand même sacrément déconstruite et on a quand même bon nombre de professeurs qui adhèrent à une idéologie victimaire et repentante.
Donc comment reconstruire quand même une école de ce nom, une école de la République. Et puis la deuxième chose, est-ce que vous pensez pas que le temps est venu que les musulmans de France aussi se mobilisent pour dénoncer cet entisme des frères musulmans parce qu'ils en sont aussi les premières victimes ? Oui, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
Mais si vous si vous leur opposez la l'interdiction de foulard dans la rue pour les filles, les petites filles de moins de 15 ans, si vous voulez, ça va pas, vous allez les jeter dans les bras dans les bras des frères musulmans et de tous. Voilà, il y a deux choses. Il y a un problème socioculturel, c'est que les frères musulmans partout où ils ont ils ont agi et le rapport le dit ainsi d'ailleurs, il dit ils ont répondu à des besoins.
C'est-à-dire que bah ils fournissent tout, la la protection sociale, le la la l'enseignement, les accompagnes, enfin on l'a vu en Égypte, c'était c'était c'était terrifiant. C'est-à-dire que après Nasser euh euh il y avait c'était un pays laïque d'ailleurs comme la Tunisie, comme comme euh comme les la la Turquie de d'Atatque et cetera. Et c'est là où ils ont enfin c'est là qu'ils ont ils ont voulu réislamiser et ils ont ils ont fait ils ont ils se sont insérés dans la société comment ?
En prenant en charge les problèmes des gens. Bon, donc il faut aussi que que la République elle prenne en charge les problèmes des gens républicaines. Mais mais Henrio, la République surtout française, elle accompagne les gens plus que plus que beaucoup d'autres.
Mais non, en fait en en fait pas du tout. On est très content d'avoir alors c'est très bien d'avoir un tissu associatif très dense parce que sans ça les détails pourraient pas y arriver mais mais dans cet tissu associatif on peut quand même faire le tri. a gont le but le but n pas tellement de les aider, c'est de les ramener au sein d'une communauté soudé entre elles et souder entre elles contre contre le reste de la communauté nationale.
Voilà donc c'est c'est tout ça mais tout ça voyez ça se fait pas dans la dans l'hystérie, ça se fait pas dans l'émotion ça se fait en y réfléchissant sérieusement réfléchissant à l'état de la société à ce que nous sommes parce que nous ne savons plus finalement ce que nous sommes, ni ce que nous voulons. Voilà. et et là on a on a on face à ce débat on assiste vraiment à la à la aux conséquences de de la non réponse à ces questions là.
Nous ne pouvons plus répondre à ces questions et alors du coup ça part dans tous les sens. On confond la lutte contre le terrorisme islamique avec l'action de de de d'association ou d'organisations comme les frères musulmans. Mais c'est c'est tout ça est absurd.
C'est une grande confusion et ça finit par on va interdire le voile dans la rue pour les jeunes filles de 15 ans bien sûr puis on va les arracher à leurs parents. On a qu'arracher les enfants à leurs parents dès la naissance comme ça les déchoirs de la don des idées à vous allez lui donner des idées. C'est que du coup on a que des réponses comme on fait des réponses vers de la communication politique des réponses de radicalité caricaturale qui qui ne va faire que que creuser la situation.
Merci infiniment Origeno d'être venu ce soir dans le studio d'Europin. Il est 19h53. 19h 21h Europ
Nicolas Sarkozy