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Podcast / conversationBACKSEAT· 13 juin 2026 43 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asile

Que peut la France face aux guerres dans le monde ? - avec Jean-Noël Barrot

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 43 %Attaque 37 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:08OuverteRéponse directe

    C'est quoi la lecture que vous avez du moment qu'on est en train de vivre entre l'Iran et les Etats-Unis ?

  • 1:12OuverteRéponse partielle

    On est tous pendus au dernier tweet ou à la dernière déclaration du président américain ?

  • 3:28OuverteRéponse directe

    Vous dites que la France est l'un des rares pays au monde à parler à toutes les parties au conflit, pour les presser à trouver un accord de cessez-le-feu.

  • 3:39RelanceRéponse partielle

    Ça fait presque 40 fois que Donald Trump nous annonce l'imminence d'un cessez-le-feu. Ça n'a pas l'air de marcher très fort, Jean-Noël Barrot.

  • 4:56OuverteRéponse directe

    Par rapport au détroit d'Hormuz, justement, il était question à un moment donné d'une espèce de taxe qui serait collectée par l'Iran sur tous les barils qui transitent. Est-ce que c'est toujours d'actualité ?

  • 6:03FerméeÉludée

    Vous êtes un commentateur de l'actualité internationale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Invité politiqueFait
    « Il y a une négociation en cours autour d'un accord pour, en gros, mettre fin aux hostilités, ouvrir le détroit d'Hormuz et commencer à négocier sur le plus dur. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire, d'un côté, le programme nucléaire iranien, de l'autre, les levées de sanctions pour l'Iran, etc. »
  • 2:14Invité politiqueFait
    « Et nous, tout ce qu'on fait, parce qu'on est un des rares pays à parler aux deux côtés, si je puis dire, c'est de presser les Etats-Unis comme l'Iran à conclure cet accord. »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « en Iran, aux Etats-Unis, bien sûr, mais y compris en Europe, où on prend les conséquences de plein fouet sur l'économie, sur le prix à la pompe, etc. »
  • 4:10Invité politiqueFait
    « Parce que l'accord sur le nucléaire, ça va être des seuils stricts fixés à l'Iran. »
  • 4:23Invité politiqueFait
    « Et de l'autre, l'Iran va demander des levées de sanctions, et notamment les sanctions des Nations Unies. »
  • 4:31Invité politiqueFait
    « Et pour obtenir ces levées de sanctions, il faudra que la France, qui est membre des Nations Unies, et membre permanent même, donne son feu vert. »
  • 9:43Invité politiqueFait
    « On a dit qu'on va faire l'énergie nucléaire, et donc on va être beaucoup moins dépendant des hydrocarbures, et donc aujourd'hui, on est moins dépendant que beaucoup d'autres pays européens de ce qui se passe dans le Golfe. »
  • 10:20Invité politiqueFait
    « Cette dissuasion, on a décidé de la... Enfin, le président de la République, qui, comme chacun s'en souvient, est celui qui décide de l'emploi de l'arme nucléaire, en tenant compte de l'atteinte portée aux intérêts vitaux de la nation. »
  • 10:33Invité politiqueFait
    « C'est la doctrine française. »
  • 10:35Invité politiqueFait
    « Et la doctrine française, contrairement aux États-Unis et la Russie notamment, c'est ce qu'on appelle la stricte suffisance. »
  • 10:49Invité politiqueFait
    « On a suffisamment pour occasionner des dommages inacceptables. »
  • 11:48Invité politiqueFait
    « la France est en avance sur tous les autres puisqu'on a mis fin aux essais nucléaires, on a mis fin à la composante terrestre. »
  • 29:53Invité politiqueFait
    « on s'est doté très en avance d'ailleurs en 2021 d'un service qui rassemble des compétences diverses et de différents ministères qui s'appelle Viginum »
  • 30:36PrésentateurFait
    « la France insoumise a été visée par Israël semble-t-il »
  • 30:40Invité politiqueFait
    « été visée par une tentative d'ingérence numérique parmi d'autres tentatives qu'il y a eu menée par une entreprise enregistrée en Israël »
  • 36:31Invité politiqueFait
    « l'aide au développement c'est à la fois une responsabilité morale qu'un pays comme la France a vis-à-vis de pays qui sont moins avancés »
  • 36:52Invité politiqueChiffre
    « deux tiers à peu près à dire il faut qu'on ait une politique généreuse vis-à-vis des pays du sud »
  • 37:42Invité politiqueChiffre
    « la surface consacrée à la culture de la coca a été multipliée par 3 ces 10 dernières années »
  • 38:50Invité politiqueFait
    « il a beaucoup augmenté mais ensuite il a baissé depuis 2023 »
  • 41:10Invité politiqueFait
    « la répartition des pouvoirs dans notre pays et la place un peu étouffante et infantilisante qu'occupe l'état et la technocratie »
  • 41:46Invité politiqueFait
    « le sacrifice de la jeunesse dans notre pays et ça je ne l'entends pas encore aborder, traiter »
  • 42:07Invité politiqueFait
    « on arrive avec des boulets au pied de la dette financière, de la dette écologique, de la dette technologique »

Temps de parole

  • Jean-Noël Barrot60 %
  • Intervenant10 %
  • Présentateur9 %
  • Intervenant 28 %
  • ?7 %
  • Invité4 %

≈ 38,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

On

0:04
Présentateur

a créé une cagnotte Ulule dédiée, spécifiquement destinée à financer des émissions pour la fin de la saison. En fonction de ce qu'on récoltera, on fera une, deux, trois, quatre émissions. Tout est envisageable, ça dépendra de votre soutien. C'est grâce à vous qu'on fait backseat, je vous le rappelle. Et là, on a besoin de vous. Jean-Noël Barraud, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, ça tombe vachement bien que vous soyez là parce que voici un peu un résumé de la journée qu'on vient de vivre. Ça

0:30
Intervenant

bloque sur toi,

0:30
Locuteur

c

0:30
Intervenant

'est

0:30
Présentateur

très

0:31
Locuteur

général. Ça va

0:31
Présentateur

arriver, ça arrive fort. Apparemment, on va le passer plus tard. Non, ça avait de la gueule, ça avait de la gueule. Parce que ce qui s'est passé,

0:38
Locuteur

c

0:38
Présentateur

'est que Donald Trump avait annoncé vouloir frapper très fort l'Iran ce soir. Finalement, il

0:43
Locuteur

y

0:43
Présentateur

a quelques heures, il a annoncé l'annulation de ses frappes. Et encore une fois, on ne les compte même plus, il a évoqué la possibilité de la signature d'un accord avec l'Iran. Et tout ça dans un contexte d'escalade des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis. Téhéran a annoncé la fermeture totale du détroit d'Hormuz ce matin. Retour à la case départ, Jean-Noël Barraud.

1:02
Jean-Noël Barrot

Oui, ce n

1:03
Locuteur

'est

1:03
Jean-Noël Barrot

pas la première journée comme celle-là qu'on a vécue ces derniers mois.

1:08
Présentateur

Et donc, c'est quoi la lecture que vous avez du moment qu'on est en train de vivre entre l'Iran et les Etats-Unis ? On est tous pendus au dernier tweet ou à la dernière déclaration du président américain ?

1:18
Jean-Noël Barrot

Il y a une négociation en cours autour d'un accord pour, en gros, mettre fin aux hostilités, ouvrir le détroit d'Hormuz

1:27
Locuteur

et

1:27
Jean-Noël Barrot

commencer à négocier sur le plus dur. C'est-à-dire, d'un côté, le programme nucléaire iranien, de l'autre, les levées de sanctions pour l'Iran, etc. Et ça fait maintenant des semaines que l'Iran et les Etats-Unis

1:40
Locuteur

font

1:42
Jean-Noël Barrot

des modifications à ce texte qui tient en 14 points.

1:46
Locuteur

Et

1:47
Jean-Noël Barrot

on a ces allers-retours qui s'accompagnent de menaces, de frappes pour pousser l'autre. Et pas que des

1:52
Présentateur

menaces, des

1:53
Locuteur

frappes

1:53
Jean-Noël Barrot

ont eu lieu. Des frappes aussi, oui. Mais pas le retour à la guerre plein pot comme on l'a connue après le 28 février.

2:00
Intervenant

Des frappes de cesser le feu, quoi.

2:02
Jean-Noël Barrot

Ouais, une négociation musclée, on peut dire.

2:04
Intervenant

Ouais.

2:07
Locuteur

Et nous,

2:09
Présentateur

dans tout ça,

2:09
Locuteur

on n'est pas de l'OTAN, on est alliés des

2:10
Jean-Noël Barrot

Etats-Unis, on a une puissance nucléaire.

2:11
Locuteur

Qu'est-ce qu'on fait ? Nous,

2:12
Jean-Noël Barrot

ce n

2:12
Locuteur

'est

2:12
Jean-Noël Barrot

pas notre guerre. Et nous, tout ce qu'on fait, parce qu'on est un des rares pays à parler aux deux côtés, si je puis dire, c'est de presser les Etats-Unis comme l'Iran à conclure cet accord, à mettre fin

2:23
Locuteur

à

2:24
Jean-Noël Barrot

une situation qui est insoutenable, qui ne fait que des perdants, en Iran, aux Etats-Unis, bien sûr, mais y compris en Europe, où on prend les conséquences de plein fouet sur l'économie, sur le prix à la pompe, etc. Ensuite, on prépare la suite. La suite, c'est quoi

2:41
Locuteur

?

2:42
Jean-Noël Barrot

Supposons que

2:43
Locuteur

ce

2:43
Jean-Noël Barrot

que vient d'annoncer le président Trump se matérialise, et qu'il y

2:46
Locuteur

a

2:46
Jean-Noël Barrot

effectivement, cette fois-ci, un accord des deux côtés sur ces 14 points, que cessation des hostilités, que réouverture d'Hormuz, et que les négociations commencent.

2:54
Locuteur

D

2:55
Jean-Noël Barrot

'abord, ce n

2:55
Locuteur

'est

2:55
Jean-Noël Barrot

pas parce que Hormuz est réputé ouvert que ça va circuler à la vitesse où ça circulait auparavant. Et donc, anticipant ça,

3:04
Locuteur

on

3:04
Jean-Noël Barrot

a rassemblé plusieurs dizaines de pays, avec lesquels on a dit, dès que

3:10
Locuteur

la

3:11
Jean-Noël Barrot

guerre sera finie,

3:11
Locuteur

nous,

3:12
Jean-Noël Barrot

on vient avec des bâtiments militaires, enfin des bateaux, pour, en gros, faire tout ce qui est nécessaire, un peu de déminage, un peu d'escorte de bateaux, pour que le trafic puisse reprendre le plus rapidement possible. Et ça, on est prêt

3:26
Locuteur

à

3:27
Présentateur

le déployer. Attendez, vous dites que la France est l'un des rares pays au monde à parler à toutes les parties au conflit, pour les presser à trouver un accord de cessez-le-feu. Ça fait presque 40 fois que Donald Trump nous annonce l'imminence d'un cessez-le

3:39
Locuteur

-feu.

3:39
Présentateur

Moi,

3:39
Locuteur

je sais.

3:39
Présentateur

Ça n

3:39
Locuteur

'a

3:39
Présentateur

pas l'air de marcher très fort, Jean

3:40
Locuteur

-Louis Barron. Non, mais

3:41
Jean-Noël Barrot

ce n

3:41
Locuteur

'est

3:41
Jean-Noël Barrot

pas mon problème, parce qu'au fond,

3:43
Locuteur

ce

3:43
Jean-Noël Barrot

n

3:43
Locuteur

'est

3:43
Jean-Noël Barrot

pas mon conflit. Moi, je ne peux pas décider à leur place. Mais ce qu'on peut faire, nous, c'est, un, faire en sorte que, dès que le cessez-le-feu, dès que ça s'arrête, on facilite la reprise du trafic. Et ça, on est les seuls. On a fait ça avec les Britanniques, il y a plusieurs dizaines de pays. On est les seuls à l'avoir fait.

4:00
Locuteur

Et

4:00
Jean-Noël Barrot

la deuxième chose qu'on peut faire, c'est se préparer, puisque d'une manière ou d'une autre, on sera rappelé au moment où sera négocié l'accord sur le nucléaire. Pourquoi

4:09
Locuteur

?

4:10
Jean-Noël Barrot

Parce que l'accord sur le nucléaire,

4:12
Locuteur

ça

4:12
Jean-Noël Barrot

va être des seuils stricts fixés à l'Iran. Tu n

4:16
Locuteur

'as

4:16
Jean-Noël Barrot

pas le droit de détenir plus de telle quantité d'uranium. Tu n

4:20
Locuteur

'as

4:20
Jean-Noël Barrot

pas le droit d'avoir telle ou telle machine, tu n

4:22
Locuteur

'as

4:22
Jean-Noël Barrot

pas le droit, etc. Et de l'autre, l'Iran va demander des levées de sanctions, et notamment les sanctions des Nations Unies. Et pour obtenir ces levées de sanctions, il faudra que la France, qui est membre des Nations Unies, et membre permanent même, donne son feu vert. Je n'oublie pas d'ailleurs, et on ne devrait jamais oublier, que début janvier, des milliers, voire des dizaines de milliers d'Iraniens se sont fait massacrer. Et donc, pendant qu

4:43
Locuteur

'on

4:43
Jean-Noël Barrot

fait tout ça,

4:44
Locuteur

et

4:45
Jean-Noël Barrot

que le travail diplomatique est en cours, il faut aussi qu'on cherche le moyen de permettre aux Iraniens de construire librement leur avenir, ou en tout cas de mettre fin à la répression.

4:56
Intervenant

Par rapport au détroit d'Hormuz, justement,

4:58
Locuteur

il

4:58
Intervenant

était question à un moment donné d'une espèce de taxe qui serait collectée par l'Iran sur tous les barils qui transitent. Est-ce que c'est toujours d'actualité

5:06
Locuteur

? Est

5:08
Intervenant

-ce

5:09
Jean-Noël Barrot

que

5:09
Locuteur

la

5:09
Jean-Noël Barrot

France, typiquement, soutient cette mesure ?

5:11
Locuteur

Non,

5:11
Jean-Noël Barrot

certainement pas. En fait, les détroits

5:13
Locuteur

sont

5:15
Jean-Noël Barrot

considérés comme, en gros, la haute mer.

5:18
Locuteur

C

5:18
Jean-Noël Barrot

'est considéré comme les eaux internationales. Et donc, en principe, personne ne peut mettre aucune entrave, aucun péage, etc. Il existe quelques détroits dans le monde

5:27
Locuteur

qui

5:27
Jean-Noël Barrot

ont des systèmes de péage.

5:29
Locuteur

Mais

5:30
Jean-Noël Barrot

ces systèmes de péage sont anciens et précèdent un accord international qui a été trouvé,

5:34
Locuteur

qui

5:35
Jean-Noël Barrot

s'appelle la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Et cette convention, elle dit, à part ces détroits qui étaient réglés historiquement avec des mécanismes de péage, plus personne ne peut imposer de péage nulle part. Donc, c'est inacceptable. Et évidemment, si ça se faisait à Hormuz, toute personne ou tout pays qui a un détroit se mettrait à réfléchir à le faire lui-même. Et là, on enraillerait, on bloquerait la circulation des bateaux en général dans le monde.

6:01
Locuteur

Et

6:01
Jean-Noël Barrot

donc, en gros, on

6:02
Locuteur

se

6:02
Jean-Noël Barrot

replierait les assurances. Est-ce que Trump

6:04
Intervenant

était plutôt favorable à cette disposition ?

6:06
Jean-Noël Barrot

Oui, mais alors, ils ont changé d'avis. C'est chelou.

6:11
Présentateur

Encore une fois, c'est le côté très erratique des États-Unis qui rend votre parole très peu performante. C'est ça, le problème. Vous

6:20
Locuteur

êtes un

6:20
Présentateur

commentateur de l'actualité internationale

6:22
Locuteur

?

6:22
Jean-Noël Barrot

Non. Ça dépend. Déjà, moi, je ne fais pas les choses tout seul. C'est nous tous, les amis. Donc, si... À

6:29
Locuteur

mon avis, la bonne attitude... Vous êtes vachement

6:30
Présentateur

plus ministre que nous, quand même.

6:31
Jean-Noël Barrot

Bah oui, mais enfin, ministre, vous voyez,

6:34
Locuteur

on

6:34
Jean-Noël Barrot

peut... Oui,

6:35
Locuteur

mais... On y reviendra, justement, à la scole de ministre. Mais

6:37
Jean-Noël Barrot

qu'est-ce que ça nous dit, cette période

6:39
Locuteur

?

6:40
Jean-Noël Barrot

Ce que ça nous dit, c'est qu'on ferait mieux de passer beaucoup moins de temps à essayer de deviner ce que va être le prochain tweet d'un tel ou un autre.

6:47
Locuteur

Mais

6:47
Jean-Noël Barrot

on devrait passer beaucoup plus de temps à dire comment on fait pour éviter que ces désordres qui se passent parfois loin de chez nous... Bon, le Moyen-Orient, ce n

6:57
Locuteur

'est

6:57
Jean-Noël Barrot

pas si loin de chez nous. Comment on fait pour éviter qu'ils nous impactent à l'avenir ? Parce qu'on aimerait tous qu'en fait, une espèce de parenthèse vienne se refermer derrière le Covid, la guerre en Ukraine, la guerre à Gaza, la guerre en Iran, mais elle ne va pas se refermer. Ces crises vont se multiplier. Et donc, on devrait se dire, comment je fais en me débarrassant de mes dépendances aux énergies fossiles, en électrifiant, en développant des technologies souveraines, comment je fais pour n'être jamais contraint à être, en quelque sorte, à payer le prix de conflits qui ne sont

7:31
Invité

pas les miens, que je

7:32
Jean-Noël Barrot

désapprouve.

7:33
Invité

Comment est

7:34
Locuteur

-ce

7:34
Invité

que vous abordez, en fait, ce futur accord nucléaire avec l'Iran, sachant que celui de Vienne de 2015 était déjà un peu contriguant pour l'Iran ? Enfin, il y

7:41
Locuteur

a

7:41
Invité

des mesures de limite de stock, de contrôle de l'AIE, etc. Que les États-Unis, donc, se sont fichus, puisqu'ils ont décidé que ça ne leur suffisait pas et donc de briser cet accord-là. Donc, comment vous l'abordez ? Question subsidiaire. Est-ce que la France peut aussi bien empêcher la prolifération nucléaire, sachant que le président de

7:58
Locuteur

la

7:58
Invité

République vient d'annoncer, en fait, un déploiement, enfin, une prolongation, enfin, un prolongement, plutôt, du programme nucléaire avec de nouvelles têtes et des accords signés avec d'autres pays

8:06
Locuteur

? Donc,

8:07
Jean-Noël Barrot

sur la première question, effectivement, et je pense que c'est intéressant de le rappeler, même si c'était un peu un autre monde, la seule manière qu'on a trouvée dans l'histoire récente, ou en tout cas depuis 50 ans, est le régime des Molas, pour restreindre leur programme nucléaire, c'est par un accord qui a été trouvé en 2015 où on a mis des seuils stricts à l'Iran en échange d'une levée de sanctions qui avait été mise sur l'Iran. Cet accord a très bien fonctionné parce que pendant les deux premières années, avant que

8:38
Locuteur

Donald

8:39
Jean-Noël Barrot

Trump arrive aux États-Unis au pouvoir et dénonce cet accord considérant que c'était Obama qui l'avait signé et que donc il était nécessairement mauvais,

8:47
Locuteur

pendant

8:48
Jean-Noël Barrot

ces deux ans, on a des informations qui nous montrent que tous les stocks d'uranium, toutes les machines, etc., tout ça, ça a considérablement baissé. Et donc, c'est un peu dans ce même esprit qu'on envisage cette négociation, même si on voit bien que depuis,

9:02
Locuteur

d

9:02
Jean-Noël Barrot

'autres problèmes liés au régime iranien sont venus perturber très largement le Proche-Orient, qui est un peu notre voisinage. Et c'est donc

9:09
Locuteur

les

9:10
Jean-Noël Barrot

missiles et les drones qui menacent beaucoup de pays alentours, et on l

9:14
Locuteur

'a

9:14
Jean-Noël Barrot

vu ces derniers temps. Et c'est aussi le soutien à des groupes terroristes ou à des groupes qui ont déstabilisé les pays de la région. Et c'est tous ces sujets-là qu'on voudrait voir traités, mais évidemment, ça va être très compliqué. Sur l'autre question qui est très importante, nous avons une liberté, une indépendance plus grande que beaucoup d'autres pays qui nous entourent, parce qu'il y a longtemps, 60 ans, on a fait des choix très courageux, qui d'ailleurs nous ont conduit à faire peut-être certains sacrifices que d'autres pays européens n

9:42
Locuteur

'ont

9:42
Jean-Noël Barrot

pas faits. On a dit qu'on va faire l'énergie nucléaire,

9:45
Locuteur

et

9:46
Jean-Noël Barrot

donc on va être beaucoup moins dépendant des hydrocarbures, et donc aujourd'hui, on est moins dépendant que beaucoup d'autres pays européens de ce qui se passe dans le Golfe, et on va faire la dissuasion nucléaire, indépendante de bout en bout. Ça veut dire qu

9:56
Locuteur

'on

9:56
Jean-Noël Barrot

aura besoin de personnes d'autres pour assurer notre sécurité ultime. Et ça, on est très peu à l'avoir fait.

10:02
Locuteur

La

10:02
Jean-Noël Barrot

plupart des pays européens, tous les pays européens, sauf nous et le Royaume-Uni, sont dépendants pour leur sécurité ultime de la dissuasion nucléaire américaine,

10:12
Locuteur

ce

10:13
Jean-Noël Barrot

qui nécessairement a un impact

10:15
Locuteur

sur

10:16
Jean-Noël Barrot

la manière dont ils se positionnent, dont ils font certains choix, dont ils prennent certaines positions. Cette dissuasion, on a décidé de la... Enfin, le président de la République, qui, comme chacun s'en souvient, est celui qui décide de l'emploi de l'arme nucléaire, en tenant compte

10:30
Locuteur

de

10:31
Jean-Noël Barrot

l'atteinte portée aux intérêts vitaux de la nation. C'est la doctrine française. C'est la doctrine française. Et la doctrine française, contrairement aux États-Unis et la Russie notamment, c'est ce qu'on appelle la stricte suffisance. Donc, notre arsenal,

10:42
Locuteur

il

10:42
Jean-Noël Barrot

est conçu pour

10:44
Locuteur

dissuader

10:45
Jean-Noël Barrot

une puissance qui voudrait nous porter atteinte en lui disant « On a suffisamment pour occasionner des dommages inacceptables ». Je dis qu'il y

10:54
Locuteur

a

10:54
Jean-Noël Barrot

une différence parce que les États-Unis et la Russie, ils ont des arsenaux qui sont beaucoup plus importants et qui ont largement de quoi dissuader beaucoup plus d'attaques que ce que nous pouvons faire, nous. On a décidé de la renforcer parce que la menace s

11:07
Locuteur

'est

11:07
Jean-Noël Barrot

levée, mais...

11:09
Locuteur

C'est

11:09
Invité

une responsabilité énorme.

11:11
Jean-Noël Barrot

C'est une responsabilité, mais

11:12
Locuteur

pardon

11:14
Jean-Noël Barrot

d'être un petit peu long sur ce sujet, mais la dissuasion nucléaire, il y a cinq pays qui en disposent.

11:18
Locuteur

La

11:18
Jean-Noël Barrot

Russie, les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et la France. Et l

11:21
Présentateur

'Israël.

11:23
Locuteur

Probablement. Officieusement.

11:25
Jean-Noël Barrot

Ces cinq pays,

11:26
Locuteur

c

11:27
Jean-Noël Barrot

'est ce qu'on appelle les pays dotés.

11:29
Locuteur

On

11:30
Jean-Noël Barrot

les appelle comme ça parce qu'il y

11:31
Locuteur

a

11:31
Jean-Noël Barrot

un traité

11:32
Locuteur

qui

11:32
Jean-Noël Barrot

s'appelle le traité de non-prolifération, qui en gros répartit les pays du monde en deux catégories, les pays dotés et les pays non dotés. Les pays dotés, leur responsabilité, pardon, leur droit, c'est d'avoir un arsenal nucléaire. Leur responsabilité, c'est de se désarmer progressivement. Et de ce point de vue-là, la France est en avance sur tous les autres puisqu'on a mis fin aux essais nucléaires,

11:53
Locuteur

on

11:53
Jean-Noël Barrot

a mis fin à la composante terrestre.

11:55
Locuteur

Ça

11:55
Jean-Noël Barrot

date

11:55
Présentateur

il y a 30 ans.

11:57
Locuteur

C

11:57
Jean-Noël Barrot

'est un peu...

11:58
Présentateur

On a plein de questions à vous poser.

12:00
Jean-Noël Barrot

Et l'autre responsabilité, c'est aussi de partager la technologie du nucléaire civil avec les autres pays. Et c'est cet équilibre-là qui tient en quelque sorte les équilibres nucléaires à l'échelle planétaire.

12:11
Locuteur

Après, il y a

12:11
Présentateur

d'autres pays qui se sont dotés. Vous avez abordé vous-même le conflit en Palestine. Il se trouve qu'il y a un an, l'appel de Paris pour une solution à deux États était lancé par des acteurs de la société civile palestinienne et israélienne. Il y a neuf mois, la France reconnaissait l'État de Palestine à la tribune des Nations Unies. Et aujourd'hui,

12:30
Locuteur

rien

12:31
Présentateur

n'a changé. Netanyahou semble inarrêtable.

12:34
Locuteur

Alors, il

12:35
Jean-Noël Barrot

y a des choses qui

12:36
Locuteur

ont

12:36
Jean-Noël Barrot

changé

12:36
Locuteur

puisque... C

12:38
Jean-Noël Barrot

'est pas flagrant.

12:40
Locuteur

Dans

12:40
Intervenant

les relations diplomatiques, en tout cas, entre la France et Israël,

12:43
Locuteur

ça s'est un petit peu tendu.

12:44
Jean-Noël Barrot

Avant ça, pensons aux Palestiniens

12:45
Locuteur

et

12:46
Jean-Noël Barrot

aux Israéliens, d'ailleurs. La première chose qui a changé, c'est que la guerre à Gaza telle qu'on l'a connue, ultra meurtrière pendant deux ans, s'est arrêtée,

12:54
Locuteur

même

12:55
Jean-Noël Barrot

si le cessez-le-feu est violé régulièrement.

12:57
Intervenant

Et les colonisations continuent, c'est

12:59
Locuteur

Jordanie. J'y

12:59
Jean-Noël Barrot

viens, mais je sais. J'ai pris trois séries de sanctions récemment, donc je suis au courant. Mais on ne peut pas dire aujourd'hui que l'intensité des combats à Gaza est la même qu'avant le cessez-le-feu qui a été trouvé. Ou alors sinon, je veux dire, sinon on aura du mal

13:17
Locuteur

à agir efficacement et à

13:19
Jean-Noël Barrot

penser efficacement. Les otages ont été restitués. Il y a eu un premier démarrage qui est très insuffisant de retour de l'aide humanitaire à Gaza. Mais depuis le 28 février, c'est-à-dire depuis le début de la guerre en Iran, la mise en œuvre de ce plan de paix que tout le travail qu'on a fait autour de la reconnaissance avait préparé, est arrêtée.

13:38
Intervenant

Et depuis le 2 mars, il

13:40
Locuteur

y

13:40
Intervenant

a près de 3 700 morts au Liban. Au Liban. Puisque, bah oui, mais tout de même, c'est toujours Israël dont on parle. Oui. Là, pour le coup, la France a des leviers. La France est alliée du Liban et la France a des leviers, notamment l'accord d'association avec Israël pour faire cesser cette situation.

13:54
Jean-Noël Barrot

Bien sûr. Et l'accord d'association, d'ailleurs, est l'une

13:56
Locuteur

des

13:57
Jean-Noël Barrot

raisons pour lesquelles la guerre à Gaza, comme on l'a connue après le 7 octobre, s'est arrêtée.

14:06
Locuteur

Il faut qu'Israël quitte le Liban, maintenant

14:07
Intervenant

?

14:08
Jean-Noël Barrot

Pardon ? Il faut qu'Israël quitte le sud du Liban ? Bien sûr. Et que le Hezbollah soit désarmé.

14:11
Intervenant

Aujourd'hui, dans le monde, on a appris qu'Israël exportait des biens issus des colonies, que selon l'accord, justement, cet accord, ils avaient le droit de le faire, mais qu'ils ne devaient pas avoir, c'est ce que j'ai lu dans le monde,

14:26
Jean-Noël Barrot

qu'ils

14:26
Locuteur

ne

14:26
Intervenant

devaient pas avoir de taxation. En gros, ils bénéficiaient des tarifs, voilà, des tarifs de l'accord accordé à Israël ne devraient pas être accordés aux exportations qui viennent des colonies illégales, et or, l'Union Européenne importe toujours ces produits-là.

14:41
Jean-Noël Barrot

Et ce n

14:42
Locuteur

'est

14:42
Jean-Noël Barrot

pas normal. C'est pourquoi j'ai demandé à la Commission Européenne, qui a la responsabilité du commerce, d'interdire

14:48
Locuteur

l

14:49
Jean-Noël Barrot

'importation en Europe des produits issus des colonies, on pourra reparler de la colonisation après, comme elle a su le faire,

14:56
Locuteur

des

14:56
Jean-Noël Barrot

produits en provenance de la Crimée, annexés illégalement par la Russie. Parce qu'effectivement, aujourd'hui, il y

15:01
Locuteur

a

15:01
Jean-Noël Barrot

deux choses.

15:02
Locuteur

Il

15:02
Jean-Noël Barrot

y a cet accord d'association, peut-être qu

15:04
Locuteur

'on

15:04
Jean-Noël Barrot

va en reparler,

15:05
Locuteur

qui,

15:05
Jean-Noël Barrot

en gros, donne à l'Union Européenne et à Israël des avantages, droits de douane, etc., à condition de respecter

15:12
Locuteur

un

15:13
Jean-Noël Barrot

certain nombre de choses.

15:14
Locuteur

qui

15:15
Intervenant

ne sont absolument pas respectées, en termes de droits de l

15:17
Locuteur

'homme, etc. Mais

15:18
Jean-Noël Barrot

cet accord d'association, normalement, il n'est évidemment pas ouvert où les produits des colonies ne peuvent pas accéder à ces avantages. Et donc, la difficulté,

15:29
Locuteur

ça

15:30
Jean-Noël Barrot

avait déjà été une difficulté pour les produits venant de la Crimée.

15:33
Locuteur

C

15:33
Jean-Noël Barrot

'est que vous imaginez bien qu'un produit

15:35
Locuteur

en

15:36
Jean-Noël Barrot

Crimée ou en Cisjordanie, dans les territoires occupés ou colonisés, il n'a pas nécessairement une étiquette Crimée ou territoire colonisé. Mais la Commission a su bloquer les produits pour la Crimée, donc elle doit pouvoir le faire pour les colonies. Maintenant, il faut qu'elle se

15:57
Locuteur

bouge.

15:57
Jean-Noël Barrot

Et c'est ce qu

15:58
Locuteur

'on

15:58
Jean-Noël Barrot

lui a demandé de faire avec la suite. Léa

15:59
Locuteur

?

15:59
Intervenant

Pour revenir, justement, à Israël, quand même, parce que c'est intéressant, vous parliez des sanctions que vous venez de prendre récemment. Moi,

16:09
Locuteur

j

16:09
Intervenant

'avais peut-être deux questions. Vous avez parlé de déstabilisation de la région tout à l'heure en visant l'Iran.

16:14
Locuteur

Est

16:15
Intervenant

-ce que vous ne pensez pas qu'aujourd'hui, le principal déstabilisateur de la région est Israël

16:18
Locuteur

? On

16:19
Jean-Noël Barrot

ne veut pas faire de hiérarchie, mais clairement, on a dit à de nombreuses reprises que la politique qui est menée par le gouvernement israélien, alors même que la France, historiquement, a toujours défendu non seulement le droit

16:30
Locuteur

d

16:32
Jean-Noël Barrot

'Israël à la légitime défense, mais a reconnu aussi le droit d'Israël à l'existence et à la sécurité. Mais la politique qui est menée par ce gouvernement hypothèque la sécurité d'Israël.

16:43
Locuteur

La

16:44
Jean-Noël Barrot

politique qui est menée à Gaza, la politique qui est menée en Cisjordanie, la politique qui est menée au Liban. Tout cela, ça crée, je dirais, les conditions pour une plus forte instabilité, une plus forte insécurité, non seulement pour Israël, mais évidemment pour la région.

16:57
Locuteur

Vous avez parlé,

16:58
Intervenant

pardon, j'enchaîne

16:59
Locuteur

parce qu'on a

16:59
Intervenant

peu de temps, mais merci pour la réponse. Vous avez parlé justement des sanctions que vous avez mises en œuvre. Vous êtes, si ma mémoire est bonne, ministre des Affaires étrangères et de l'Europe

17:08
Locuteur

depuis

17:09
Intervenant

septembre 2024. Entre nous,

17:13
Locuteur

de

17:13
Intervenant

manière très sincère, est-ce que vous avez vraiment le sentiment d'avoir tout mis en œuvre pour éviter un génocide à Gaza qui n'a pas été évité et pour éventuellement éviter des dizaines de milliers de morts ? Ma question est simple, c'est pourquoi attendre autant

17:27
Locuteur

de

17:28
Intervenant

temps pour réagir et pourquoi ne pas avoir réagi plus tôt ? Et je vous pose la question de manière plus, comment dire, simpliste en quelque sorte, sans vraiment connaître les moyens qui sont à votre disposition. Avez-vous le sentiment, vous, d'avoir finalement fait votre devoir pour faire en sorte que ce génocide cesse ?

17:45
Locuteur

Je

17:46
Jean-Noël Barrot

pense qu'aucun pays du monde n'a fait autant que la France pour la cause palestinienne depuis deux ans. Et si vous n'êtes pas de

17:51
Locuteur

mon avis...

17:52
Jean-Noël Barrot

C

17:52
Présentateur

'est dire le

17:52
Locuteur

peu

17:53
Intervenant

qui

17:53
Locuteur

fait.

17:53
Intervenant

L

17:53
Locuteur

'Espagne

17:53
Jean-Noël Barrot

a fait quoi pour la cause palestinienne

17:56
Locuteur

? Déjà, ils ont

17:56
Intervenant

reconnu avant, la Suède a reconnu avant, d'autres États ont reconnu avant. L'Espagne a mis un embargo total sur la livraison d'armes à Israël.

18:04
Locuteur

Oui,

18:04
Jean-Noël Barrot

et qui a accueilli la première conférence internationale humanitaire pour Gaza un mois après le 8 octobre, c'est-à-dire le déclenchement de la guerre ? C'est la France.

18:15
Locuteur

Qui

18:15
Jean-Noël Barrot

est le soutien de l'autorité palestinienne, y compris budgétairement et directement ?

18:22
Locuteur

C

18:23
Jean-Noël Barrot

'est la France. Quant à la décision de reconnaissance qu'on a prise, bien sûr, elle aurait pu être prise d'ailleurs par des gouvernements de gauche, par des gouvernements de droite, ça n'a jamais été fait. Et un pays comme la France a une responsabilité particulière. On n'a pas reconnu à blanc ou de manière symbolique. On a fait prendre

18:37
Locuteur

à

18:38
Jean-Noël Barrot

la majorité des pays du monde une déclaration sans laquelle on n'aurait pas déclenché la reconnaissance qui amène non seulement ces pays à condamner le Hamas

18:50
Locuteur

et

18:51
Jean-Noël Barrot

notamment les pays arabes et à exprimer leur intention à terme

18:58
Locuteur

de

18:58
Jean-Noël Barrot

s'intégrer dans une région où tout le monde trouve sa place

19:00
Locuteur

mais

19:01
Jean-Noël Barrot

amène tous les pays du monde y compris ceux qui n'ont pas encore reconnu à dire que c'est la solution à deux États que les Palestiniens ont un droit à l'autodétermination.

19:11
Locuteur

Pour

19:11
Intervenant

reposer la question peut-être de manière plus directe, vous, Jean-Noël Barraud, ministre des Affaires étrangères

19:16
Locuteur

et

19:16
Intervenant

de l'Europe, dans la position dans laquelle vous êtes depuis 2024, septembre 2024, vous avez le sentiment d'avoir fait tout ce que vous pouviez pour

19:24
Locuteur

éviter

19:25
Intervenant

des dizaines de milliers de morts à Gaza.

19:26
Locuteur

D

19:26
Jean-Noël Barrot

'avoir fait de mon mieux avec les moyens dont je disposais et je le répète, aucun pays du monde ou alors citez-moi un exemple mais ne me donnez pas l'exemple de pays qui isolément ont pris une décision de reconnaissance, aucun pays du monde n'a fait autant pour la cause palestinienne que la France depuis le

19:40
Locuteur

7

19:40
Présentateur

octobre. Israël a expulsé la journaliste française Alice Froussard, décision justifiée par votre homologue israélien qui accuse cette journaliste de soutenir le Hamas. Il assume aussi agir suite aux sanctions de la France contre les ministres d'extrême droite et les colons. Qu

19:54
Locuteur

'est

19:54
Présentateur

-ce que vous allez faire

19:55
Locuteur

? On

19:56
Jean-Noël Barrot

lui a porté assistance. C'est une décision qu'on regrette. On reconnaît la liberté de la presse partout et tout le temps et d'ailleurs on appelle, on continue d'appeler pour le lever du blocus médiatique à Gaza qui empêche les journalistes d'y aller. Elle n'allait pas à Gaza.

20:12
Locuteur

Elle

20:12
Jean-Noël Barrot

lui aurait

20:12
Locuteur

pu accéder.

20:12
Jean-Noël Barrot

Non,

20:12
Locuteur

étant, c'est Jordanien le président spécialiste

20:14
Présentateur

à Ramallah.

20:14
Jean-Noël Barrot

Exactement.

20:15
Intervenant

Mais il y a un journaliste qui est sorti de prison il y a quelque temps qui s'appelle Ali Samoudi qui a raconté les conditions de détention à Gaza. On parle de près de 300 journalistes qui sont morts ces dernières années à Gaza et il y en a peut-être une centaine qui sont aussi détenus alors détenus arbitrairement et il a raconté ses conditions de détention donc il a été relâché après avoir perdu 60 kilos il a 59 ans il est ressorti il

20:40
Locuteur

y

20:40
Intervenant

a quelque temps il raconte voilà les toilettes consistent en un trou dans le sol les douches sont communes sans rideau une fois par semaine souvent à l'eau froide on leur distribue du shampoing pour les chiens du shampoing pour chiens et à la fin de la douche les gardiens lancent des grenades assourdissantes des lacrymos ou tirent des balles en caoutchouc il a lui-même vu un de ses co-détenus mourir lors d'une de ses séances de douche et je sais pas ça en termes de droit de l'homme comment on maintient des relations diplomatiques derrière avec Israël quand on sait ce que peut faire Israël Israël qui s'est ensauvagé enfin le génocide à Gaza n

21:11
Locuteur

'est

21:11
Intervenant

qu'un des aspects de l'ensauvagement de la société israélienne

21:15
Locuteur

c

21:15
Intervenant

'est des alliés

21:16
Locuteur

? la

21:16
Jean-Noël Barrot

condamnation des agissements du gouvernement israélien lorsqu'il viole le droit international le droit international humanitaire ou les droits de

21:24
Locuteur

l

21:24
Jean-Noël Barrot

'homme elle est systématique mais

21:27
Locuteur

je

21:27
Jean-Noël Barrot

veux dire elle est systématique

21:28
Locuteur

elle

21:29
Jean-Noël Barrot

est systématique partout où ces violations surviennent j'espère

21:33
Locuteur

étant

21:34
Jean-Noël Barrot

donné l'intensité de la conversation qu'on a ce soir sur la Palestine qu'on va aussi parler du Soudan

21:39
Locuteur

et

21:39
Jean-Noël Barrot

de la région des Grands

21:40
Locuteur

Lacs parce

21:41
Jean-Noël Barrot

que le désastre humanitaire

21:44
Locuteur

c'est au Soudan et dans les Grands Lacs

21:45
Jean-Noël Barrot

aujourd'hui qui se joue et c'est partout qu'il faut dénoncer les violations du droit international est

21:50
Locuteur

-ce

21:50
Présentateur

que la France va soutenir la remise en cause de l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël ?

21:54
Jean-Noël Barrot

nous l'envisageons sérieusement c

21:56
Locuteur

'est pas un

21:57
Présentateur

oui ferme mais il

21:58
Locuteur

n'y a pas d'urgence c'est une option

22:00
Jean-Noël Barrot

la décision c'est une décision qui est européenne

22:03
Locuteur

oui

22:03
Présentateur

mais la position de la France moi je vous demande justement la vôtre de position

22:06
Locuteur

ce

22:06
Jean-Noël Barrot

que nous souhaitons c'est que le gouvernement israélien change radicalement sa politique notamment en Cisjordanie sans

22:13
Intervenant

quoi vous voyez bien qu'ils sont en roue libre depuis des années en fait et que tout le monde les laisse faire je veux dire à quel moment vous êtes en train de vous dire là on est en 2026 il y

22:21
Locuteur

a

22:21
Intervenant

des dizaines

22:22
Locuteur

de milliers d'une

22:23
Intervenant

invasion du sud on

22:24
Locuteur

a

22:24
Jean-Noël Barrot

déjà soutenu la mobilisation si je puis dire de cette suspension de l'accord d'association je vous l'ai dit l'été dernier ensuite je le redis et

22:34
Intervenant

donc ça veut dire que vous n'avez aucun moyen d'action en fait c'est ça que vous êtes en train de nous dire que finalement vous êtes un peu démuni face à Israël

22:39
Jean-Noël Barrot

ou alors j'ai l'impression que vous ne m'avez pas écouté l'année dernière c'est pas

22:43
Intervenant

que je ne

22:43
Locuteur

vous

22:43
Intervenant

ai pas écouté c

22:44
Locuteur

'est juste que je constate que c'est

22:45
Intervenant

un état qui est un état voyou qui est en roue libre qui est en violation du droit international depuis des années et peut-être que c

22:51
Locuteur

'est

22:51
Intervenant

ça en fait on est dans l'incapacité d'agir

22:53
Locuteur

l

22:54
Jean-Noël Barrot

'année dernière grâce à la à la à la grande manœuvre diplomatique qu'on a menée avec l'Arabie Saoudite notamment on a réussi à faire prendre par l'écrasante majorité des pays du monde une déclaration qui défend la solution à deux états et qui a servi de base au plan de paix et c'est pour ça que la guerre à Gaza dans la violence qu'on lui a connue pendant deux ans s'est arrêtée dire qu'on n'a pas de moyens ou qu'on n'a pas de levier c'est évidemment très exagéré dire qu'on peut tout résoudre dans un claquement de doigts ça l'est tout autant puisque s'agissant de ce levier là l'accord d'association mais ça n'est pas du tout le seul on est dépendant d'un accord européen il y

23:35
Locuteur

a

23:35
Jean-Noël Barrot

d'autres choses qu'on peut faire et c'est ce qu'on fait demain à Paris où

23:38
Locuteur

on accueille une conférence

23:39
Présentateur

organisée sur la solution

23:41
Locuteur

à deux états

23:42
Jean-Noël Barrot

on accueille des centaines d'Israéliens et de Palestiniens qui sur place ne se voient pas

23:47
Locuteur

ne

23:48
Jean-Noël Barrot

se parlent pas parce qu'il est quasi impossible pour un Israélien d'aller en Palestine et réciproquement pour un Palestinien d'aller en Israël

23:54
Locuteur

c

23:55
Jean-Noël Barrot

'est donc à Paris qu'ils vont se rencontrer

23:57
Locuteur

et

23:57
Jean-Noël Barrot

ils vont remettre leurs recommandations leur appel à la mise en oeuvre du plan de paix et de la solution à deux états

24:02
Locuteur

à

24:03
Jean-Noël Barrot

une quinzaine

24:04
Locuteur

de

24:04
Jean-Noël Barrot

représentants de gouvernements du monde pour donner du souffle à cette perspective-là

24:10
Locuteur

Est

24:10
Intervenant

-ce que les Etats-Unis sont représentés ?

24:12
Jean-Noël Barrot

Non

24:13
Intervenant

Parce qu'ils se gargarisent quand même d'avoir finalement c'est grâce à eux le cessez-le-feu c'est ce que nous a dit Trump

24:19
Jean-Noël Barrot

C'est un plan que le président Trump a signé, oui

24:23
Locuteur

Salut,

24:24
Invité

je suis Bertil de la suite.coop partenaire de cette émission Backseat Savez-vous que sur 10 euros dépensés par les Etats européens dans le numérique c'est 8 euros qui finissent dans les poches de géants comme Google ou Microsoft Au total c'est 264 milliards d'euros d'argent public qui vont vers des entreprises américaines chaque année Or, on le sait les multinationales du web collectent et utilisent nos données Alors face à l'instabilité politique actuelle et l'escalade de l'intelligence artificielle nos libertés sont réellement en danger La surveillance de masse n'est plus une fiction En France un mouvement est en train de se créer pour organiser la sortie massive des GAFAM Parce qu'on ne peut plus laisser notre avenir numérique se décider sans nous et qu'il est temps d'agir ensemble pour écrire la suite Faites partie de la solution en rejoignant la suite.coop et en devenant sociétaire

25:09
Locuteur

Sur

25:09
Présentateur

le dossier ukrainien maintenant Volodymyr Zelensky a adressé une lettre à Poutine en lui proposant une rencontre en tête à tête Ce que Poutine a refusé C'est quoi les conditions posées par la France et les Européens pour engager des négociations avec la Russie

25:23
Locuteur

? Bon

25:25
Jean-Noël Barrot

la première des conditions c'est que ce soit

25:28
Locuteur

coordonné

25:30
Jean-Noël Barrot

que ça soit entendu avec les Ukrainiens et on a entendu récemment les Ukrainiens dire tiens ça serait pas mal puisque là encore les négociations sont bloquées ça serait pas mal qu'on

25:41
Locuteur

puisse

25:44
Jean-Noël Barrot

que les Européens puissent s'impliquer un peu plus

25:46
Locuteur

voilà On

25:48
Présentateur

peut pas faire plus

25:48
Locuteur

? Faire

25:49
Jean-Noël Barrot

plus comment

25:49
Locuteur

?

25:50
Présentateur

J'en sais rien Pour ? Soutenir les Ukrainiens Mais

25:53
Jean-Noël Barrot

les Ukrainiens d'abord vous avez vu qu'ils sont Là

25:58
Présentateur

aussi on dépend de Trump semble-t-il j'ai l'impression qu'ils se

26:01
Locuteur

réintéressent au dossier d

26:02
Présentateur

'ailleurs

26:02
Locuteur

Bah

26:03
Jean-Noël Barrot

non maintenant pour le

26:04
Locuteur

coup

26:05
Jean-Noël Barrot

bon d'abord c'est un peu notre notre voisinage très immédiat puisque c'est un pays frontalier de l'Union Européenne

26:11
Locuteur

et

26:12
Jean-Noël Barrot

en l'occurrence on a beaucoup soutenu la résistance ukrainienne

26:17
Locuteur

et

26:17
Jean-Noël Barrot

force est de constater qu'elle tient la Russie en échec puisque sur le front en avril et en mai elle a repris du terrain dans la guerre des drones elle est en train de l'emporter progressivement même si bon les attaques de la Russie en Ukraine sont particulièrement meurtrières

26:36
Locuteur

et

26:36
Jean-Noël Barrot

on voit bien qu'en Russie le doute s'installe sur

26:39
Locuteur

Ah

26:39
Présentateur

bon ? On voit ça à quoi ?

26:40
Jean-Noël Barrot

Bah on le voit dans la posture les déclarations les échos qui reviennent de la Russie

26:50
Locuteur

Est

26:50
Présentateur

-ce que la Russie a été mise à genoux par les sanctions

26:51
Locuteur

?

26:53
Jean-Noël Barrot

Je pense

26:53
Locuteur

que les sanctions Est-ce que vous avez l'impression qu

26:54
Présentateur

'on en a de l'extérieur ?

26:54
Jean-Noël Barrot

Si Je pense que les sanctions ont quand même joué assez significativement

27:00
Locuteur

évidemment

27:00
Jean-Noël Barrot

l'élément de première ronde c'est le courage des Ukrainiens

27:03
Locuteur

et

27:04
Jean-Noël Barrot

bon

27:04
Locuteur

En

27:05
Intervenant

France le doute s'installe aussi sur le soutien à l'Ukraine notamment parce que on avait fait fermer enfin RT France à la suite des sanctions à fermer et aujourd'hui on se retrouve avec Zénia Fedorova l'ancienne patronne d'RT France directement payée, sponsorisée par Bolloré sur sa télé qui même se permet de parler avec une de vos ministres je crois que

27:26
Locuteur

c

27:26
Intervenant

'était Annie Gennevard qui s'était rendue à un grand dîner mais il y

27:30
Locuteur

a

27:30
Intervenant

eu des sanctions il y

27:31
Locuteur

a

27:31
Intervenant

eu des enfin je veux dire est-ce qu'il

27:33
Locuteur

y a

27:33
Intervenant

une piste de comment on fait en sorte qu'une propagandiste du Kremlin qui vient sponsoriser par un milliardaire et qui en plus est au contact de nos ministres soit mise enfin soit un petit peu comment dirais-je mise de côté

27:46
Locuteur

?

27:48
Jean-Noël Barrot

Bon c'est clairement une propagandiste bon c'est un terme un peu vague mais c'est c'est ce qu'elle fait au quotidien après chacun est libre de sa ligne éditoriale moi je ne

27:59
Locuteur

vais

27:59
Jean-Noël Barrot

pas venir dicter à tel ou tel c'est pas mon rôle puis surtout c'est pas ma conception de la liberté d'expression mais chacun est libre de sa ligne éditoriale clairement il y a des médias qui ont décidé de l'inviter de l'installer et ce faisant en gros de servir la soupe de Poutine il y a une

28:18
Intervenant

Bolloré sert la soupe de Poutine

28:20
Locuteur

quand

28:21
Jean-Noël Barrot

il invite madame Fédérova de fait dans ses colonnes elle

28:24
Locuteur

est salariée

28:25
Invité

en CDI même dans son d'enseignement

28:26
Jean-Noël Barrot

et donc il y a l'ARCOM l'agence de régulation l'autorité de régulation

28:32
Locuteur

des

28:33
Jean-Noël Barrot

médias qui est saisie et je pense que c'est l'ARCOM qui avec son indépendance va nous dire ce qu'il convient de faire

28:41
Locuteur

Emilia

28:42
Invité

la question c'est du coup que peut dans le micro que peut aussi le quai d'Orsay dans la surveillance d'éventuelles ingérences étrangères dont on sait qu'elles ont été suspectées y compris durant ces dernières municipales de la part de divers pays pour s'assurer que et on sait que des partis ont eu des liens avec des puissances étrangères hostiles lors de la dernière présidentielle avec des financements y compris que peu évidemment on va pas commencer à s'ingérer dans toutes les élections mais que peu le cas d'Orsay en matière en

29:12
Locuteur

matière

29:12
Invité

de surveillance de prévention des ingérences étrangères dans une année présidentielle qui va s'annoncer quand même particulièrement tendue et sous surveillance des autres pays

29:23
Locuteur

on

29:23
Jean-Noël Barrot

va pas faire effectivement la police politique sinon c'est

29:26
Locuteur

accepté

29:27
Jean-Noël Barrot

en quelque sorte de ne plus être une démocratie et il faut bien définir les choses une ingérence ou une tentative d'ingérence c'est une approche un peu délibérée coordonnée pour perturber le débat public ou l'intégrité du scrutin on s'est doté très en avance d'ailleurs en 2021 d'un service qui rassemble des compétences diverses et de différents ministères qui s'appelle Viginum et dont la spécialité c'est de caractériser si oui ou non il y

29:57
Locuteur

a

29:57
Jean-Noël Barrot

eu tentative d'ingérence numérique étrangère et pour ça ils vont évidemment pas aller regarder si un message est positif ou négatif pour un tel ou un tel ils vont aller regarder le comportement pour voir si effectivement il y a une stratégie délibérée coordonnée pour diffuser des messages faux en les amplifiant de manière artificielle et donc c'est ce service

30:21
Locuteur

qui

30:21
Jean-Noël Barrot

à l'occasion des dernières élections municipales a en gros animé un groupe un comité auquel étaient associés tous les partis politiques pour les informer en direct des suspicions qu'ils pouvaient avoir sur les ingérences numériques

30:34
Présentateur

et en l'occurrence qui a mis à jour le fait que la France insoumise a été visée par Israël semble-t-il

30:38
Locuteur

a

30:39
Jean-Noël Barrot

été visée par une tentative d'ingérence numérique parmi d'autres tentatives qu'il

30:43
Locuteur

y a

30:43
Jean-Noël Barrot

eu menée par une entreprise enregistrée en Israël sans qu'à ce stade on puisse affirmer avec certitude

30:51
Locuteur

qui

30:52
Jean-Noël Barrot

est le commanditaire de cette attaque et donc première des choses qu'on a faites quand le rapport est sorti c'est-à-dire cette semaine il a été publié aujourd'hui on avait eu lecture la veille ou l'avant-veille c'est d'appeler l'ambassade israélienne à Paris pour dire on aimerait que les autos le

31:13
Locuteur

premier

31:14
Présentateur

ministre Sébastien Lecornu a évoqué des perspectives de menaces lourdes d'ingérence étrangère sur nos présidentielles l'année prochaine c'est autrement plus important que des élections municipales qu'est

31:23
Locuteur

-ce

31:23
Présentateur

qu

31:23
Locuteur

'on

31:23
Présentateur

fait en téléphone à des ambassades

31:24
Locuteur

non

31:24
Jean-Noël Barrot

alors en l'occurrence

31:26
Locuteur

ça

31:27
Jean-Noël Barrot

c'est un point je suis ces sujets depuis un moment maintenant les ingérences numériques ou les tentatives d'ingérence numérique elles sont en général elles se soldent par des échecs c'est-à-dire que

31:40
Locuteur

on

31:40
Jean-Noël Barrot

en entend un peu parler quand on suit ces questions-là tiens il

31:44
Locuteur

y

31:44
Jean-Noël Barrot

a la Russie qui a fait je ne

31:45
Locuteur

sais

31:45
Jean-Noël Barrot

pas quoi etc mais souvent quand on compte le nombre d'impressions sur les réseaux sociaux ou les vues etc c'est très petit et en

31:55
Locuteur

l'occurrence c'est des

31:55
Invité

bots qui n'ont pas forcément un grand suivi enfin beaucoup de followers voilà

31:59
Jean-Noël Barrot

c'est pas beaucoup de followers et tout et donc moi à chaque fois que je vois un truc comme ça je me dis oh là là ça va surtout en période d'élection en fait ce que démontrent ces rapports assez sérieux c'est que même très sérieux c'est qu'au fond ça a un impact limité est-ce que ça veut dire pour autant qu'il faut relâcher la garde évidemment que non et donc aujourd'hui justement Sébastien Lecornu Premier ministre a réuni tous les présidents de partis en leur disant voilà comment on va faire pour que chacun soit informé et qu'on puisse prendre les mesures à ça après je le dis l'entreprise en question enregistrée en Israël ensuite elle a disparu elle s'est dissoute et donc vous n'avez plus la trace pour identifier le commanditaire ce qui est effectivement un peu pénible

32:42
Intervenant

les Etats-Unis aussi vont avoir essayé à mon avis de peser sur notre élection présidentielle parce qu'ils aimeraient bien une France un peu plus alignée sur l'arc réactionnaire j'ai envie de dire américain Magali Lafourcade la juge a signalé qu'elle avait été visitée par deux américains qui étaient venus lui demander ce qu'elle pouvait faire pour Marine Le Pen etc donc ça on le voit ça c'est de l'ingérence

33:08
Jean-Noël Barrot

Honnêtement je n

33:09
Locuteur

'ai

33:09
Jean-Noël Barrot

pas les éléments

33:10
Locuteur

elle

33:11
Intervenant

en a été publiquement

33:13
Jean-Noël Barrot

alors

33:13
Intervenant

c'est quoi sinon de l'ingérence parce que là c'est pas mal déjà ou quand Elon Musk par exemple

33:18
Locuteur

vient

33:18
Intervenant

prendre position aussi

33:19
Locuteur

alors

33:20
Jean-Noël Barrot

quand Elon Musk ou un maga d'extrême droite réactionnaire dit des horreurs sur la France un on ne considère pas que c'est une ingérence parce qu'à nouveau l'ingérence ça suppose une sorte de préméditation de préparation d'action délibérée etc mais on réagit et on riposte et ça c'est nouveau parce que jusqu'à présent quand on se faisait quand on se prenait une claque sur la joue gauche c

33:44
Locuteur

'est le French response dont vous avez parlé on a créé un

33:46
Jean-Noël Barrot

compte et

33:48
Intervenant

quand Joshua Zarka vient dire sur le plateau de complément d'enquête que lui il veut tout sauf Mélenchon

33:53
Locuteur

donc

33:53
Intervenant

l'ambassadeur d'Israël

33:54
Jean-Noël Barrot

il donne son avis

33:55
Intervenant

un ambassadeur

33:56
Locuteur

il y a une différence un ambassadeur ne devrait

33:58
Jean-Noël Barrot

pas

33:59
Locuteur

dire ça mais c'est pas une ingérence

34:00
Jean-Noël Barrot

une ingérence

34:01
Locuteur

c

34:02
Jean-Noël Barrot

'est quand vous avez un plan en gros pour manipuler l'opinion publique ou déstabiliser c

34:07
Présentateur

'est pas juste donner son

34:08
Intervenant

opinion

34:20
Jean-Noël Barrot

c'est ça

34:21
Locuteur

que

34:21
Jean-Noël Barrot

vous dites mais en plus il se desserre lui-même parce qu

34:24
Locuteur

'un

34:25
Jean-Noël Barrot

ambassadeur c'est censé et parfois ça surprend un peu mais c'est censé parler à tout le monde et être en capacité d'aller recueillir de l'information ou de passer des messages à tout le monde évidemment quand quand il tient des propos comme ça il se coupe de toute une partie d'interlocuteurs

34:38
Intervenant

potentiels

34:39
Présentateur

Léa

34:39
Locuteur

?

34:41
Intervenant

Vous rencontriez cet après-midi si je ne dis pas de bêtises Christophe Lecourtier qui est le nouveau DG de l'AFD

34:46
Locuteur

C'est

34:47
Présentateur

quoi l'AFD ?

34:48
Intervenant

L'Agence Française de Développement qui est ancien DG de Business France et aussi ambassadeur au Maroc Il y a de ça un peu plus d'un an il y a eu une offensive assez violente de la part de Sarah Knafow et d'extrême droite sur cette agence

35:04
Locuteur

et

35:04
Intervenant

avec notamment des accusations de faire les poches aux Français pour filer de la thune

35:11
Locuteur

il

35:12
Intervenant

se trouve que il semblerait

35:16
Locuteur

et

35:17
Intervenant

ça a été vérifié à la fois dans certains services du ministère des Affaires étrangères mais aussi notamment sur la partie société civile coopération etc et aussi à l'AFD qu'il y

35:25
Locuteur

a

35:25
Intervenant

eu il y

35:26
Locuteur

a

35:26
Intervenant

un sentiment d'infléchissement de la position de la France par rapport à ça

35:29
Locuteur

et

35:30
Intervenant

il y a vraisemblablement une note interne qui circule depuis quelques jours au sein de l'AFD qui parle notamment de la nécessité de faire valoir les investissements de la France via l'AFD et qu'on rentrerait dans une logique vachement plus mercantile que ce qu'a connu l'AFD auparavant au détriment de la solidarité typiquement les enjeux de gouvernance ne seraient plus dans les priorités de l'AFD je voulais avoir un peu votre réaction là-dessus d'autant que c'est un signal quand même à mon sens qu'il faut entendre et peut-être un peu alarmant dans le sens où ça emboîte le pas au fait que l'aide publique au développement est en train d'être délité de manière un peu avec évidemment Musk USID qui a été complètement démantelé etc voilà est-ce que c'est vraiment le bon positionnement le bon narratif apporté de la part d'une agence comme l'AFD que de dire bah oui finalement on assume de faire un peu plus de business

36:23
Jean-Noël Barrot

l'aide au développement c'est à la fois une responsabilité morale qu'un pays comme la France a vis-à-vis de pays qui sont moins avancés mais c'est aussi un levier diplomatique c'est les deux choses en même temps et malgré les gesticulations de madame Knafo et ses accusations inqualifiables contre l'aide au développement il y a chez les français un attachement à l'aide au développement quand on les sonde ils sont deux tiers à peu près à dire il faut qu'on ait une politique généreuse vis-à-vis des pays du sud

36:57
Locuteur

mais

36:58
Jean-Noël Barrot

ils veulent aussi que et ils comprennent aussi que cette aide au développement c'est un levier pour défendre les intérêts de la France je donne un exemple si vous voulez lutter contre le narcotrafic

37:07
Locuteur

si

37:08
Jean-Noël Barrot

vous voulez éviter que l'Ebola se propage

37:10
Locuteur

même

37:11
Jean-Noël Barrot

si vous avez une position plutôt disons fermée sur l'immigration tous ces sujets là vous pouvez y bosser au plan national mais vous n'avez aucune chance d'avoir de vrais résultats si vous ne le traitez pas avec les pays d'origine de ce que vous pouvez considérer comme des problèmes et quand vous traitez avec ces pays d'origine par exemple sur le narcotrafic l'essentiel 100% de la feuille de coca est cultivée où

37:36
Locuteur

? en

37:37
Jean-Noël Barrot

Colombie en Bolivie et au Pérou et la surface consacrée à la culture de la coca a été multipliée par 3 ces 10 dernières années donc vous pouvez faire tout ce que vous voulez au niveau national et c'est important

37:48
Locuteur

mais

37:49
Jean-Noël Barrot

si vous ne jugulez pas la hausse de la production de la feuille de coca vous aurez une offre qui continuera d'affluer donc à quoi sert l'aide au développement ?

37:58
Locuteur

et

37:58
Jean-Noël Barrot

bien là on finance par exemple

37:59
Locuteur

on

38:00
Jean-Noël Barrot

aide à financer il n

38:01
Locuteur

'y a

38:01
Jean-Noël Barrot

pas que nous mais des cultures de substitution donc on va aller au Pérou et on va aider les paysans péruviens à passer de la feuille de coca à la graine de café ainsi

38:11
Intervenant

pour la pédagogie effectivement sur la question ah non

38:12
Locuteur

mais c'est important mais bien sûr

38:14
Intervenant

c'est fondamental je

38:15
Locuteur

rappelle que l'AFD

38:16
Présentateur

a été partenaire de Baxit au cours de la saison

38:17
Locuteur

par

38:18
Intervenant

ailleurs est-ce que du coup c'est vraiment cet infléchissement qui est

38:21
Locuteur

ensuite il y a un

38:21
Intervenant

infléchissement donc

38:22
Locuteur

il y a une menace est-ce que vous confirmez en fait ? il y

38:23
Jean-Noël Barrot

a une menace politique qui est celle portée par Sacnafo et l'argument que j'essayais de donner là est une sorte d'argument de contre-attaque vis-à-vis de ce qu'elle développe elle c'est-à-dire l'aide de développement c'est de la dilapidation d'argent après il y

38:37
Locuteur

a

38:37
Jean-Noël Barrot

une autre contrainte c'est une contrainte budgétaire

38:41
Locuteur

on

38:41
Jean-Noël Barrot

n'a pas assez d'argent dans l'aide de développement ? on n'a pas assez d'argent tout court de partout et c'est pourquoi Emmanuel

38:47
Locuteur

Macron s'était

38:47
Présentateur

engagé à augmenter l'aide de développement en 2017 ah

38:49
Locuteur

mais

38:49
Présentateur

il

38:50
Locuteur

a

38:50
Jean-Noël Barrot

beaucoup augmenté mais ensuite il a baissé depuis 2023 enfin on a baissé l'aide de développement a baissé depuis 2023 parce que après Covid après la guerre en Ukraine les contraintes se sont resserrées et donc effectivement on a une approche

39:02
Locuteur

qui

39:03
Jean-Noël Barrot

d'ailleurs est attendue par certains de nos partenaires mais

39:05
Locuteur

pas

39:06
Jean-Noël Barrot

les évidemment les pays les plus pauvres et les moins avancés ont besoin d'une solidarité

39:11
Locuteur

la nomination de l

39:12
Intervenant

'ancien déjet de Business France à la tête de l'AFD c'est quand même un symbole

39:16
Locuteur

non

39:16
Jean-Noël Barrot

pas du tout c'est un ambassadeur très respecté qui connait bien ses sujets parce qu'au Maroc

39:20
Locuteur

c'est quand même une

39:20
Intervenant

tendance une

39:21
Locuteur

fibre

39:22
Intervenant

un peu business il

39:23
Locuteur

était

39:23
Intervenant

chez Business France ou alors c'est le mauvais nom c'est Business France qui était déjà un peu

39:28
Présentateur

cool développement tout ça on arrive à la fin de notre entretien on voulait quand même vous demander on

39:36
Locuteur

peut

39:36
Intervenant

continuer si vous voulez

39:37
Locuteur

on

39:37
Présentateur

a

39:39
Locuteur

une

39:39
Présentateur

élection présidentielle mine de rien l'année prochaine je voulais vous demander la

39:43
Locuteur

fête

39:43
Jean-Noël Barrot

de la démocratie

39:44
Présentateur

ouais on va en parler non on va pas en

39:45
Locuteur

parler mais oui

39:45
Présentateur

vous

39:45
Locuteur

êtes candidats vous

39:48
Présentateur

êtes tous invités c'est le 20 octobre je me doute le siège de

39:53
Locuteur

le

39:54
Présentateur

siège de la France au conseil de sécurité des Nations Unies vous préférez qu'il soit occupé par Gabriel Attal ou par Edouard

39:59
Locuteur

Philippe ah

40:00
Jean-Noël Barrot

bah je suis pas là moi

40:03
Locuteur

il va falloir voter il va falloir voter ah mais c'est dans

40:06
Jean-Noël Barrot

longtemps d'abord et puis vous

40:07
Locuteur

souvenez

40:07
Présentateur

qui ?

40:08
Jean-Noël Barrot

personne pour

40:09
Locuteur

l'instant en plus François

40:09
Présentateur

Bayrou a annoncé aujourd'hui qu

40:10
Locuteur

'il

40:10
Présentateur

était pas candidat donc du coup vous avez pas de joker

40:12
Locuteur

c

40:12
Invité

'est pas vrai est-ce que François Bayrou secrétaire général de l'ONU est possible

40:16
Locuteur

?

40:18
Invité

alors c'est le tour c'est le tour de l'Amérique latine cette fois

40:21
Présentateur

ah peut-être qu

40:22
Locuteur

'ils

40:22
Présentateur

peuvent choisir

40:23
Locuteur

c'est un nationaliste c'est une belle mission

40:25
Présentateur

donc j'ai compris que j'aurais pas de réponse à ce stade vous soutenez personne

40:28
Locuteur

mais attendez on est où là

40:30
Présentateur

?

40:30
Locuteur

vous

40:30
Présentateur

êtes ministre

40:30
Locuteur

de la République mais

40:32
Jean-Noël Barrot

avant d'être ministre je suis militant et bah

40:34
Présentateur

justement le

40:34
Locuteur

militant il

40:35
Présentateur

vote quoi ?

40:35
Locuteur

il

40:35
Présentateur

veut quoi ?

40:35
Locuteur

il

40:35
Présentateur

soutient

40:36
Locuteur

quoi ? mais le

40:36
Jean-Noël Barrot

militant il milite et donc il exige que certains sujets soient

40:41
Locuteur

mis

40:42
Jean-Noël Barrot

dans le débat qu

40:43
Locuteur

'ils

40:43
Jean-Noël Barrot

soient

40:43
Locuteur

traités

40:44
Jean-Noël Barrot

et c'est pas le cas aujourd'hui moi j'ai des questions que je

40:46
Locuteur

veux

40:47
Présentateur

voir traités quel sujet ? c'est lesquels alors ?

40:48
Locuteur

c

40:48
Présentateur

'est quoi vos priorités à vous ? pour trancher entre les

40:50
Locuteur

deux

40:50
Présentateur

de

40:50
Locuteur

quoi

40:50
Présentateur

on parle pas assez ?

40:51
Locuteur

de

40:52
Jean-Noël Barrot

quoi on parle pas assez

40:52
Locuteur

? allez

40:53
Intervenant

mais dites-le vous êtes candidat

40:58
Locuteur

je

40:58
Jean-Noël Barrot

suis ravi d'être avec vous ce soir les sujets que moi je voudrais voir aborder qui sont hors affaires internationales c'est un la répartition des pouvoirs dans notre pays et la place un peu étouffante et infantilisante qu'occupe l'état et la technocratie la folie un peu bureaucratique et centralisatrice qui décourage

41:21
Locuteur

les gens vous voulez libérer les énergies vous voulez

41:24
Intervenant

libérer les énergies

41:24
Locuteur

vous

41:24
Intervenant

voulez libérer les énergies non

41:26
Jean-Noël Barrot

je veux donner je veux qu'on donne à chacun

41:28
Locuteur

les

41:28
Jean-Noël Barrot

moyens de diriger sa vie et je ressens avec les gens avec lesquels je travaille au quotidien de celui qui rentre dans le ministère dans un poste de catégorie C jusqu'à mon niveau je ressens partout un sentiment d'entrave le deuxième sujet c'est le sacrifice de la jeunesse dans notre pays et ça je ne l'entends pas encore aborder, traiter aujourd'hui on a un modèle qu'on est très heureux d

41:55
Locuteur

'avoir d

41:56
Jean-Noël Barrot

'avoir conçu et d'avoir préservé au fil des années mais qui est en train d'asphyxier la jeunesse quand on arrive dans la vie aujourd'hui en France mais dans d'autres pays c'est vrai aussi mais en France en particulier on arrive avec des boulets au pied de la dette financière de la dette écologique de la dette technologique et

42:11
Locuteur

bon

42:11
Jean-Noël Barrot

c'est difficile de voir l'avenir avec Antigua

42:15
Présentateur

en cas de second tour Mélenchon-Bardella vous votez quoi ?

42:19
Jean-Noël Barrot

aucune alliance avec aucun des deux extrêmes en aucune circonstance je ne parle pas d'alliance je parle de bulletin de vote c'est tout

42:24
Locuteur

c

42:25
Jean-Noël Barrot

'est la même chose

42:26
Locuteur

merci beaucoup Jean-Noël Barraud les deux ne sont pas la même chose

42:29
Jean-Noël Barrot

ce sont deux malheurs suffisamment graves pour le pays que même si on ne met pas nécessairement un signe égal entre les deux on refuse toute forme de compromission

42:37
Locuteur

on

42:37
Présentateur

va la refaire merci beaucoup Jean-Noël Barraud d'être venu sur le plateau de Backseat merci d'être venu répondre à nos questions