Édouard Geffray est l'invité de "Tout est politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Édouard Jeffrey. Bonsoir. Merci d'avoir choisi France Info.
Vous êtes ministre de l'éducation nationale. On va dresser le bilan de la canicule à l'école avec vous si vous le voulez bien après cette semaine hors norme de de chaleur historique même 13800 établissements fermés ou avec aménagement d'horaires. He 3500 fermés 10000 ont aménagé le leurs horaires.
Déjà ces chiffres ne sont-ils pas la preuve que l'école n'était pas prête du tout ? Je crois que l'école n'était pas enfin les bâtiments aurit été publics et privés ne sont pas aujourd'hui suffisamment armé pour faire face à des canitugules comme celles qu'on vient de connaître. Ça vous le reconnaissez mais enfin je crois que n'importe qui peut constater.
On a tous vécu une semaine extrêmement pénible, difficile dans les écoles mais dans les maisons, dans les appartements, partout. La la France entière a eu chaud. L'école n'y a pas échappé.
On avait un mode d'emploi pour faire face, je rappeller quand même aux vagues de chaleur, un plan d'action que j'avais fait travailler pendant tout l'hiver et qui avait été publié le 28 mai. Donc on avait un mode d'emploi. Maintenant vous un mode d'emploi, c'est que vous savez comment réagir.
Ça veut pas dire que votre bâtiment est pour autant isolé contre la chaleur. On a vu les incorrités hein des bâtiments qui étaient absolument pas adaptés avec des verrières. On a entendu les parents d'élèves qui n'en pouvaient plus d'un système D avec des paradoxes, des ambiguïés, des contradictions entre enseignants et cetera.
Déjà pas de regret sur le brevet. Vous avez fait composer, monsieur le ministre, des élèves par 40°gr. Non, pas par 40 puisque c'était le matin, madame.
Donc ça c'est important justement. Faut pas faut faire attention. Ça aurait C'est vrai.
Alors on était pas loin dans certains départements accep non mais ça aurait eu l'après-midi. J'aurais annulé l'épreuve enfin j'aurais reporté l'épreuve. C'était le matin.
L'épreuve s'est passé sans incidents majeurs pour les plus de 800000 élèves qui l'ont passé et c'était aussi important. On a des élèves qui se sont préparées toute l'année à un examen qui est un examen national. Dans la mesure du possible, on s'improvise pas 2 jours avant à reporter un examen national.
Mais les révisions dans des conditions très compliquées. Il y a une forme d'accélérateur aussi d'inégalité dans cette canicule. Certains élèves peuvent aller à la campagne avec piscine, maison.
D'autres sont dans des bouilloirs thermiques et donc je connais pas beaucoup d'égalité statistiquement mais il y a il y a des révision qui se font dans des conditions différentes. Toute la France a eu d'abord toute la France je crois a pti de la chaleur. Euh on a 800000 élèves qui ont composé on a je rappelle aussi 700000 qui ont passé leurs euros grand oral oral de français et seulement 10000 sur 700000 on la reporté en début de semaine.
Et tout ça, ça a été possible et je le dis aussi parce que vous avez des chefs établissement, des professeurs, des personnels qui sont mobilisés pour faire en sorte que ça se passe dans les moins mauvaises conditions ou les meilleures conditions possibles. Bon, vous allez pas demander une petite indulgence au aux examinateurs ? On tient toujours compte des conditions.
On tient toujours compte si ça peut rassurer nos élèves et mais ils le savent très bien leur correcteur à l'oral. Quand vous voyez un élève qui lui-même a chaud et que vousême vous avez chaud, vous en tenez compte évidemment. Et c'est pareil à l'écrit.
Mais c'est aussi important si que à partir du moment où les conditions de sécurité étaient assurées, ce qui était le cas vendredi matin, c'est aussi important que nos élèves puisse une fois encore faire les examens nationaux pour lesquels ils sont préparés et tels qu'ils sont prévues. Il reste une semaine de cours. Tout à fait.
Euh et il y a encore des examens qui commencent demain. Il y a des lycéens qui vont passer leurs euros du bac et et des collégiens qui vont passer l'histoire géo et la science demain et les maths mardi. Ça va se dérouler de meilleure manière.
Bah oui, de meilleur on voit bien que les la température est quand même beaucoup baissée ce weekend. On est maintenant sur des températures qui sont certes chaudes pour la saison, mais enfin qui sont pas pour le coup inédites et donc on retrouve un mode de fonctionnement qui n'est pas confortable, c'est clair, mais qui est beaucoup plus ordinaire. Et donc effectivement dès demain matin, nos élèves vont composer et donc je leur souhaite bonne chance d'ailleurs.
Et la primaire, elle est obligée d'aller à l'école, elle redevient obligatoire la semaine prochaine ou les écoles ? Non, les écoles rouvrent des lundis quasiment partout. Il y a quelques écoles qui on a on a pour l'instant 11 écoles qui sont identifiées comme fermé de main pour des raisons d'ailleurs qui sont pas liées directement à la chaleur mais qui sont liés soit à d'autres problèmes soit des panes électriques, soit aux orages.
Bon 11 écoles sur les 45000 qui compte le territoire nationale et donc normalement demain matin les les élèves ont vocation effectivement à regagner les bancs de l'école. Vous savez qu'il y aura des déperditions, hein, il y aura forcément un peu de déperdition et c'est aussi c'est la dernière semaine de cours, c'est une semaine qui est importante. C'est une semaine aussi où les élèves disent au revoir leur professeur et puis où ils peuvent leur dire aussi merci pour tout ce qu'ils ont appris pendant l'année.
Donc c'est pas une semaine neutre ni pour l'institution ni pour les élèves. Alors on l'a assez dit ces conditions on va les connaître désormais à répétition peut-être même d'ici au 15 juillet mais en tout cas dans les calendriers scolaires dans les dans les années qui viennent. Ce sera peut-être même si ça se trouve un des étés les plus frais qu'on aura connu à l'avenir.
Est-ce que comment est-ce que vous comptez désormais adapter l'école à ces nouvelles conditions ? Est-ce que par exemple il est temps de réfléchir sur le calendrier scolaire, de l'adapter et puis évidemment adapter les bâtiments eux-mêmes. Alors il y a il y a il y a trois enjeux.
Il y a un premier enjeu qui est d'abord celui du calendrier des examens puisque c'est quand même là que l'enjeu est maximal pour nos élèves. Et donc moi je l'ai très clairement dit, plus aucun examen n'aura lieu l'après-midi à compter de la prochaine session. Donc en 2027 les élèves qui passent le bac et le brevet ne passeront que le matin que ce soit les euros ou les écrits plutôt dans la les syndicats vous demandent pas d'examen avec un seuil de température.
Alors moi je je suis pas favorable. pas d'examen au-delà de 30°gr dans les classes. Honnêtement, si tout le monde se dit que à 30°gr c'est le seul à partir duquel on ne travaille plus, ça va objectivement devenir compliqué.
Donc c'est non. Et donc je crois pas qu'il fa de seuil catégorique de 30°gr ou de 32 dans une salle. En revanche, donc premier enjeu, c'est quand même le calendr le calendrier des examens.
H ça on est en train d' travailler et donc à la rentrée écrit et oral le matin écrit et euros le matin et je publierai ce calendrier à la rentrée pour que tout le monde sache dès le début à quoi s'en tenir. Ensuite on a un enjeu d'adaptation en tout cas de de d'équipement plutôt immédiat pour faire en sorte que y compris si à la rentrée on devait encore avoir la température élevée un certain nombre de salles de classe dans chaque école et établissement puisse être équipé. Vous savez qu'il y a un plan avec EDF de 80 millions d'euros qui a été déclenché par Sébastien Lecnu et qui va permettre dans l'été aux écoles et qui le souhaitent d'avoir un soutien financier pour s'équiper.
C'est à peu près jusqu'à 100000 climatiseurs qui vont pouvoir être installés. 400 € remboursés pour chaque chef d'établissement qui en fait la demande climatiseur par machine. Donc dans la limite de 10 dans la limite de 10 climatiseurs ou appareil mobile de manière donc jusqu jusqu'à combien d'établissements l'ont déjà fait ?
Vous avez un chiffre ? Ah bah ça ouvre le la plateforme ouvre lundi. Donc dès demain matin, je vais envoyer un message à tous les directeurs d'école et à tous les chefs d'établissement pour qu'ils puissent acquérir le matériel, obtenir le remboursement.
Donc ça c'est le très urgent. Donc ça c'est le très urgent. Et puis après il y a la question du bâtis scolaire.
Le bâtis scolaire on a une petite difficulté, c'est que il est très dispersé. On a 60000 établissements scolaires en France he école, collège, lycée. Il appartient aux collectivités locales, il appartient pas à l'État.
Aussi important de le rappeler parce que aujourd'hui cette semaine pourquoi l'État n'a pas climatisé bâtiment scolair parce que je suis pas propriétaire. On a vu les querelles he entre collectivités faut pas se renvoyer sauf que oui vous disent oui d'accord mais l'ét ne donne pas suffisamment d'argent parce que depuis qu'il y a plus la taxe d'habitation il est vrai que pour les côtés local il est difficile de trouver les financements. Non, mais je crois que surtout que là si vous voulez, il faut pas enfin moi je suis pas dans une logique à dire on revoit la balle au voisins.
On est face à un problème collectif qui va nécessiter des investissements extrêmement forts collectivement et donc il faut qu'on s'organise à la fois pour simplifier les procédures parce qu'une collectivité qui met 6 mois, 9 mois, 1 an pour mettre en place son marché et cetera et cetera, c'est long. Et puis pour obtenir les financements qui vont à la clé. On va y travailler.
Sébastien Lecorn, premier ministre a déjà annoncé des la semaine dernière. On va continuer. Mais voyez, c'est trois temps mais sur sur l'objectif, monsieur le ministre, au-delà de savoir qui doit le faire et avec quel budget, est-ce qu'il faut climatiser toutes les écoles de France ?
C'est ce que propose Marine Le Pen. Mais moi, je si vous voulez moi je ne suis pas toutiste. Vous avez des gens qui pendant des années nous ont dit que la climatisation la climatisation c'était horrible et qu'il fallait surtout pas climatiser et qui maintenant nous disent bah c'est possible que ce soit nécessaire.
Côté des écologistes, vous avez le RN qui ont dit "Ah moi avec moi tout sera climatisé. Je crois qu'il faut juste rester raisonnable. Il faut climatiser là où c'est nécessaire.
Isoler et rénover. Ça en revanche partout. C'est qu'il faut qu'on a bement que soit isolé en combien de temps ?
Et avoir des espaces de fraîcheur à peu près à peu près dans tous les bâtiments publics à terme. Le programme de rénovation des bâtiments, des établissements scolaires, c'est le c'est le gros morceau. Vous avez un objectif voilà qui serait qui serait vérifiable, qui serait crédible.
Alors moi je suis très prudentif parce que j'aime pas mentir aux gens. Je trouve qu'on a une ventre de vérité. Donc il faut qu'on travaille objectivement sur une capacité à faire collective y compris en terme d'entreprise mobilisable parce que je pourrais vous dire 40000 écoles dans 2 ans.
Enfin si j'ai pas entrepris qui vont en face c'est pas la peine. Donc on va y travailler et notamment avec le mise de logement et la mise d'environnement pour voir ce qui est faisable. Moi ce que je crois c'est que en tout cas en terme d'équipement ce qui est faisable c'est d'équiper très très vite à peu près tout le monde à type de transition. le le temps de rénover.
Mais rénover ça va prendre plusieurs années. On est sur un horizon qui a un horizon qui est forcément plus rennuel. Ça va peut-être prendre 5 ans, 6 ans parce que quand vous avez autant d'implantations dans dans un état aussi différent que celui de nos écoles aujourd'hui sur tout le territoire, ça va forcément prendre du temps.
Mais est-ce que vous comprenez cette grogne des enseignants qui montent et qui disent "Les conditions de travail sont aujourd'hui inacceptables pour les enseignants comme pour les élèves et donc droit de grève." Alors d'abord les moi je comprends de manière générale la fatigue de tout le monde parce que la semaine qu'on vient de passer je crois nous a tous fatigué. Bon et que c'est pas effectivement des conditions pour apprendre et pour enseigner.
Ça c'est une première chose. Donc oui, je comprends très bien. Deux, c'est pour ça que je pense qu'il faut qu'on ait des mesures d'équipement très rapide pour une fois encore soulager si je puis dire le temps de rénover, soulager la pression quand les températures.
Que dites-vous à ceux qui voudraient faire la grève si ça se reproduit dans 15 jours ? Écoutez moi ce que alors d'abord dans 15 jours les écoles seront fermées mais il y a deux il y a deux systèmes différents si vous voulez. Il y a ce qu'on appelle le droit de retrait c'est qu'and votre sécurité est mise en cause tout fonctionnaire comme tout d'ailleurs salariés a un droit de retrait.
Bon et ensuite la droit de grève les deux sont légitimes. La semaine dernière des organisations syndicales avaient appelé à une grève là où c'était nécessaire. Il y a quelques personnes qui se sont déclarées en grève pour les examens.
Il y en a sep pour les territoires national qui l'ont faite. C'était leur droit le plus strict. Donc je respecte ça.
Je pense que l'urgence c'est surtout d'apporter des réponses. Et du côté du gouvernement si vous voulez nous notre rôle c'est de d'agir sans nous agiter. Il y a plein de gens qui commentent nous on va essayer de faire en sorte que tout le monde puisse travailler dans les meilleures conditions et on va évidemment travailler ça avec lesation syndicales qui ont un nombre de droit qui ont des idées aussi et que je respecte profondément.
Vous avez des garanties budgétaires. On est en train de discuter un budget important, le dernier du quinquena du décenat des d'Emmanuel Macron, sur l'éducation nationale, sanctuarisation hausse après ce qui s'est passé sur la canicule. Pour alors d'abord le budget national ne contient aucune dépense sur le bâtiment puisque tous les fonds sont des fonds qui dépendent en fait du ministère de l'écologie.
Donc pardon mais je disais pas justement cela dit le fond vert qui aide à cela, il a été plutôt diminué. Alors, vous avez vous avez le fond vert, vous avez les crédités du renov 3 milliards d'euros de près à taux préférentiel de collectivité territoriale et vous avez ce qui a été annoncé par le premier ministre en fin de semaine dernière 80 millions d'euros côté EDF 100 150 millions je crois en tout avec les crédits qui sont mis du côté de la banque des territoires et de la Banque postale aussi. Donc il y a différents canaux si vous voulez financiers.
Ouis mais l'enveloppe est passée de 2 milliards à 800 millions pour le fond vert hein. Donc il a été largement raboté ce fond-là qui justement doit rénover les bâtiments scolaires pour le fond vert. Et j'ajoute pardon mais une fois encore le problème c'est qu'on a différents canaux qui qui permettent de financer les mêmes choses.
Il y a le fond vert, il y a du renov il y a les fonds de la de la banque des territoires qui l'argent sera au rendez-vous. Bah je crois pouvoir dire que oui. J'ai pas trop de doute là-dessus. min est très clair et par ailleurs, il y a un contexte de finansifier les fonds pour pouvoir obtenir le résultat que nous souhaitons.
Je voudrais qu'on on évoque un fait d'hiver. Le jeune Louis 17 ans, lych à mort il y a une semaine. Il y a eu un rassemblement qui qui s'est tenu à sa mémoire aujourd'hui.
Vous avez peut-être lu les mots du ministre de l'intérieur Laurent Nunis qui parle d'exploitation de l'extrême droite dans cette affaire. dans le parisien ce matin. Malgré ce qu'affirment certains, il n'y a pas de caractère raciste avéré dans dans ce crime selon le procureur de la République.
Vous êtes d'accord avec lui ? Euh cette atroce lynchage, ce guetapan a été exploité par certains politiques ? Il y a moi, si vous voulez, enfin la partie, j'allais dire judiciaire et donc à la fois les motifs et l'exploitation qui peuvent être fait par les uns et par les autres de est-ce que le motif est raciste par racist et cetera.
Euh pardon, mais je pense que les seuls qui peuvent dire la vérité, c'est les juges. Le procureur ici, a priori ne retir aucun motif racial et donc ceux qui l'exploite euh l'exploitator. Moi ce qui me préoccupe le plus en tant que mise d'éducation nationale, c'est que un jeune a pu être lyché par d'autres jeunes et et enfin je on a une famille derrière qui est qui est qui est par construction brisée parce que des jeunes ont eu l'idée de lych à mort un autre jeune.
Ça doit quand même nous interroger collectivement. Et ils ont filmé la scène et la scène a été diffusée sur les réseaux sociaux. Et qu'est-ce que ça dit justement de cette vi et de cette violence dans cette jeunesse et des moyens éventuels pour la combattre ?
Je crois que ça dit quelque chose qui est très important, pardon du terme un peu technique mais c'est une forme de déréalisation de la violence. C'estd que ces jeunes passent tellement de temps sur des écrans de 30 cm² à voir des vidéos ultra violentes qui passent comme ça au milieu de plein d'autres choses que finalement la violence n'est plus ne leur paraît plus réelle. C'estàd qu'il y a il y a il y a il y a plus de gradation si vous voulez entre l'insulte, le coût, la violence et l'ultraviolence.
Il y a plus de gradation. Ils passent de l'un à certains hein, heureusement pas tous, mais certains passent de l'un à l'autre mais sans aucune euh euh barrière ou sans aucune frontière entre les différents stades. Et ça ça pose des questions d'abord sur les réseaux sociaux.
Vous savez que on est on est nombreux à militer pour qu'il soit interdit au moins de 15 ans et la loi a été votée en ce sens. On attend le retour à la Commission européenne, mais c'est important parce qu'il y a un moment, si vous voulez, on peut pas bibronner les gens à des contenus effrayants sans aucune limite, sans aucune barrière et s'étonner ensuite du fait que on a ses comportements. Et puis ça veut dire aussi que d'un point de vue éducatif, il faut qu'on arrive à reconstruire collectivement un certain nombre de de barrières en sanctionnant dès le départ.
Moi je ma conviction profonde c'est que l'insulte déjà l'insulte n'est pas acceptable si vous voulez peut pas rester impun et ça c'est pour ça que à l'école également je je j'y tiens voilà cette ultraviolence elle passe la porte de l'école on a vu ce qui s'était passé à Sanar sur cette éducatrice qui a été très violemment agressée au au couteaux professeur pardonnez-moi euh qu'est-ce qui a été fait alors il y a plusieurs choses nous ce qu'on ce qu'on a ce qu'on fait aujourd'hui ce on travaille évidemment, c'est d'abord la sécurisation de l'enceinte scolaire. Donc on fait des milliers de contrôles aux abords d'établissement. Enfin, je dis on c'est force de police et de gendarmerie font des milliers de contrôle d'abord d'établissement.
On a retrouvé des centaines d'armes blanches quand même qu'and un symptôme de de jeunes qui se baladaient avec des armes blanches. Donc ça, on continue ça. Ça c'est un traitement que je créfier de symptomatique.
C'est que on essaie d'empêcher euh l'arrivée, si je puis dire, de de l'outil violent. Mais au-delà de ça, on a un travail éducatif et ça qui concerne toute la société, pas que l'école. L'école, elle est aussi l'émanation de la société qui fait qu'il faut que collectivement on retrouve une forme de civilité.
Une civilité dans la relation entre les parents et leurs enfants, entre les enfants entre eux, entre les parents et l'institution. Il faut qu'on retrouve une forme de civilité collective. Mais comment on fait ?
Parce qu'une fois qu'on a dit cela, vous citiziez les parents par exemple. Comment s'adresser, comment traiter cette question des parents ? Alors, d'abord, je je pense que vis-à-vis des jeunes, d'abord, il faut rien laisser passer. pas qu'il faut que la sanction soit élevée, il faut qu'elle soit adaptée au niveau mais il faut rien laisser passer.
La banalisation de l'insulte y compris entre amis, c'est tout simplement anormal. Mais alors qu'est-ce qu'il faut faire ? Sanctionner les parents ?
Non, mais il faut déjà que l'institution scolaire enfin moi c'est ce que je prends en tout cas, mais il faut qu'on qu'on sanctionne un peu systématiquement dans chaque établissement, dans chaque ça ça me passe pas. Et ensuite, il faut très clairement qu'on ait un travail, c'est toute le principe de la coéducation, c'est-à-dire que avec les parents, on travaille sur le fait qu'il y a un nombre de choses qui ne sont pas acceptable. Et il faut aussi que les parents que certains parents, parce que l'immense majorité des parents évidemment travaillent dans le même sens, mais quand des parents sont manifestement défaillants et sont eux-mêmes violents avec l'institution, il faut pouvoir là aussi les sanctionner, les poursuivre.
Moi par exemple, voyez, typiquement je porte plainte où je déclenche et je déclenche la protection fonctionnelle à chaque fois qu'un agent d'éducation nationale est agressé physiquement ou verbalement. D'ailleurs, vous vous allez je crois mettre en place un décret, mais alors là, il s'agit de la violence des parents vis-à-vis des enseignants. Elle existe vraiment cette cette violence ?
Elle est verbale principalement, on imagine, elle est physique aussi. Ah oui, parfois. Bah oui.
Alors, elle est rare ? Alors, d'abord les statistiquement rares. Vous savez, nous on forme ce qu'on appelle une communauté une communauté éducative.
C'estàd que les parents, les professeurs et les élèves, on forme une communauté. Il arrive que certains parents soient très violents vis-à-vis de cette communauté. Ils s'emprennent à d'autres parents, éventuellement, ils s'emprennent aux enfants des autres, ils s'emprennent à l'intuition et pour quel motif ?
Quelle raison ? Pour des raisons. Alors, généralement, c'est les disputes entre enfants qui rejaillissent sur le comportement des parents qui veulent faire justice eux-mêmes ou qui prétendent que l'institution n'a pas su mettre un terme aux disputes et cetera et cetera.
Mais on peut avoir des comportements violents. Et effectivement, moi ça fait plusieurs mois indépendamment de toute actualité que je travaille sur un décret qui a été présenté la semaine dernière au dialogue social et qui prévoit effectivement que lorsqu'un adulte fera peser une menace sur la sécurité, une menace grave sur la sécurité des personnels d'un établissement, et bien l'enfant sera changé d'établissement parce qu'il y a un moment on peut pas s'en prendre dans l'institution euh impunément quand on est par un problème de punir l'enfant plutôt que le parent d'abord en l'éloignant de de ses camarades de son environnement scolaire que Alors il faut savoir que dans le premier degré 30 des incidents graves. On a peu d'incidents graves, mais 30 % d'incidents graves sont le fait de parents. 30 % ouais qui par conséquent font peser une menace sur les autres parents et et dégrade le climat scolaire.
Et ensuite évidemment l'enfant lui il sera il sera évidemment accompagné et pris en charge. Enfin il faut pas inverser l'ordre l'ordre des valeurs si vous voulez. On peut pas avoir des enfin il faut imaginer un professeur ou un directeur ou une directrice d'école qui revient le lundi matin quand il s'est fait agresser verbalement ou bousculer ou molesté voir plus par un parent d'élèves vendredi soir.
C'est juste pas possible. Où en est euh votre projet de liste noire euh après l'affaire Liana ? Euh il y a un projet de loi protection de l'enfance qui permettrait de euh en cas de licenciement euh d'un éducateur ou d'un enseignant euh pour euh pour agression euh sexuelle ou pour signalement et bien d'être inscrit dans un fichier qui serait consultable.
Euh est-ce que ça va se mettre en œuvre rapidement ? Y a-t-il une majorité pour voter ça ? Alors effectivement donc la liste noire d'abord c'est un peu la même logique.
Moi si vous voulez je considère que je suis là pour protéger les enfants et l'institution contre les agressions extérieures, contre les agressions intérieures qui peuvent aussi arriver. Tout ça est statistiquement rare mais on a un devoir de protection absolu. La liste noire, c'est effectivement un dispositif, je crois beaucoup qui est en deux mots, mais c'est important de bien expliquer en de faire en sorte que lorsqu'une personne sera pour faire simple licencié soit de l'institution scolaire, soit d'un organisme périscolaire donc par une municipalité, soit dans le cadre d'un club sportif, donc une personne qui s'occupe de mineur qui aura été licenciée, elle aura euh enfin son nom sera inscrit dans une liste noire qui fait que chacun de ses employeurs pourra au moment de d'un entretien d'embauche consulter cette liste et dire "Monsieur, madame ce n'est pas possible.
Donc c'est un fichier d'interdit d'école pour être clair. Et donc pour ça, il faut la loi. Donc c'est dans la loi protection des enfants qui qui est actuellement donc en cours de de de d'amélioration et qui sera elle sera donc proposée au parlement elle sera la jourale parlementaire au mois de juillet.
Elle sera au mois de juillet tout à fait à l'Assemblée nationale. Elle passera évidemment ensuite au Sénat. Je pense qu'on sur cette disposition, je pense vraiment qu'on aura une majorité parce que c'est une disposition qu'on a déjà vu euh dans une version qui va être amélioré mais mais qu'on a aussi inscrite en parallèle pour que le elle sorte le plus vite possible dans une autre proposition loi sur la protection de l'enfance qui était une proposition de madame Spielbou et donc et sur laquelle a été votée je crois par quasiment tous les bancs.
Ce qui permettra donc très rapidement de pouvoir sortir cette liste et de protéger nos enfants contre toute forme de prédation ou et surtout de prédateur. Elle suffira cette loi ou bien est-ce qu'il y a pas plutôt la loi la proposition de loi dite intégrale hein qui est présentée enfin qui est signée en tout cas par plus de 110 députés transpartisanes très appuyés euh par madame Brun Piés de l'Assemblée nationale mais on a l'impression que le gouvernement est moins pressé n'est pas aussi intéressé par cette loi. Est-ce que selon vous il faut vraiment que ce projetl il vienne à l'Assemblée qui soit étudié dès la rentrée prochaine ?
Alors, on n'est pas moins pressé puisque on a encore passé 2h30 ou 3h la semaine dernière avec les députés pour travailler dessus et les sénateurs. Donc, il y a pas de il y a pas de débat là-dessus. simplement c'est c'est une loi qui est assez abondante aujourd'hui qui est en cours d'examen au conseil d'état pour clarifier juridiquement et notamment pour clarifier ce qui relève de ce qu'on appelle le poids réglementaire c'est de gouvernement et ce qui relève de la loi tout simplement parce que le poids réglementaire ça peut aller plus vite.
Donc tout ce qui peut être fait plus vite, on fait plus vite, tout ce qui dépend de la loi, ce sera examiné et effectivement dans un délai assez resserré puisque l'idée c'est que l'on d'état statut dans les prochaines semaines et derrière on enclenche pas la pro parlementaire. On verra s'il y a une majorité pour cette interdiction d'école. Vous avez le sentiment que ça passera sur le fich.
Écoutez, moi enfin je pense quand même que je enfin tout le monde je crois est d'accord pour dire quand une personne a été licenciée en raison de son comportement avec les mineurs, elle peut pas remettre les pieds dans les murs de l'école. Vraiment tout le monde c'est pas politicien, c'est pas voyez, enfin c'est c'est nos enfants quoi. Voilà.
Comment sont les contrôles notamment de l'enseignement privé sous contrat catholique après l'affaire Betaram ? Les Français sont quand même saisis par la multiplication de ces scandales, le périscolaire à Paris, l'affaire Liana qui a été un choc pour toute la nation et et le rapport BRAM, vous citiziez Violette Spielbou, la députée qui a enquêté à l'Assemblée. Des contrôles ont été faits, combien ?
Quel est le bilan ? Alors, d'abord euh effectivement, on on est quand même confronté en France à une violence sexuelle sur mineur qui n'est pas anecdotique. En moyenne, c'est quand vous avez 5 à 7 % des enfants victimes de violence euh sexuelle à 85 % en salle familiale, ça veut dire que vous en avez un ou deux par classe quand même hein.
Ouais. Vous r ce chiffre que tout le monde reprend de trois élèves par classe dans une classe de 30 élèves. Ouais, c'est ça.
Mais c'est c'est énorme. Mais c'est Non, mais c'est pour ça que je me permets de de le dire. C'est absolument considérable à 85 % dans le cercle familial.
Donc on et c'est et donc c'est pas c'est pas seulement à tel endroit ou à tel endroit où chez les uns ou chez les autres à tel point en France une espèce de non pas de permissivité mais de non dit de de je c'est très compliqué à analyser historiquement c'est probablement pas qu'en France aujourd'h parole solber ça c'est bon signne il y a eu des travaux de différentes commissions vous savez la sias puis la civis qui ont justement permis de mettre mettre à jour cette situation enfin on est quand même sur une situation qui est ah bah extrêmement grave et très transversal en fait hein donc c'est pas propre à un milieu, c'est pas propre à des institutions, c'est un peu partout et donc sur l'enseignement catholique et les et les contrôles et ça il faut le combattre avec énergie. Alors pour l'enseignement catholique et contrôle effectivement on a fait 1000 contrôles l'année dernière, il y a 1400 contrôles qui sont en cours ou programmés cette année. Donc on tient la cadence qu'on s'est fixé.
Ces 1400 contrôles ont donné lieu à 6 articles 40. Donc, il y a eu six signalements à la justice liés à des comportements d'enseignants ou de personnel de ces de ces établissements. Donc, sur les quelques maintenant 1500 contrôles qui ont été d'ors et déjà effectués.
Euh et donc il se déroule de manière maintenant assez assez comment dire classique et et maîtrisé. On va s'arrêter là. Merci pour ce tour d'horizon.
Voilà, la violence qui rattrape aussi l'école au-delà de l'épisode de calcul. Merci monsieur le ministre Édouard Gfre. Merci.
Édouard Geffray