Covid long et vaccination, crise des sous-marins et présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Philippe Juvin
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Bienvenue dans le 8.30 politique du dimanche avec Jean-Jérôme Bertolus, bonjour. Bonjour Julien. Chef du service politique de France Info, notre invité ce matin, Philippe Juvin, bonjour. Bonjour. Candidat à l'élection présidentielle, maire LR de la Garenne-Colombe et vous êtes aussi le chef du service des urgences de l'hôpital Pompidou. On va commencer par l'aspect sanitaire, Olivier Véran. Le ministre de la Santé explique ce matin dans les colonnes du Parisien que si la situation continue de s'améliorer, il sera possible d'alléger progressivement les restrictions là où le virus circule le moins d'abord, puis partout sur le territoire. Est-ce que vous, vous êtes d'accord ?
Est-ce qu'on peut se passer aujourd'hui ou bientôt du pass sanitaire ?
C'est un pléonasme. Il a dit que si ça va mieux, on pourra effectivement aller mieux. Oui, effectivement, si le virus ne circule plus, on pourra lever les restrictions.
On pourrait dire que le pass sanitaire, c'est un rempart, une reprise épidémique et donc que le garder même quand ça va mieux pourrait avoir du sens ?
Bien sûr, mais comme il n'y a aucune date, tout ça avec la communication, quelle est la vraie situation ? La situation, c'est qu'aujourd'hui, on a une vaccination qui a été relativement bien réussie, puisqu'on a plus de 50 millions de personnes. A mettre au crédit du gouvernement ? Forcément, à mettre au crédit de ceux qui l'ont mis en œuvre, y compris d'ailleurs les maires, je vous rappelle, qui ont été ceux qui ont mis en place les vaccinodromes à l'époque où on nous disait ne les mettaient pas en place. Deuxièmement, il nous manque toutefois, il y a deux trous dans la raquette de la vaccination qu'il faut avoir en tête.
Les gens les plus âgés, plus de 85 ans, qui ne sont pas suffisamment vaccinés, ce qui n'est pas le cas chez nos voisins. Et là, on a un vrai sujet. Et deuxièmement, probablement les jeunes, les 12 à 17 ans, où on n'a encore pas suffisamment de jeunes vaccinés, avec une vaccination dans les écoles qui avait été présentée comme un truc extraordinaire et qui ne marche pas.
Mais justement, au fond, vous dites, c'est de la communication. Est-ce que cette communication, elle a un effet négatif quand on sait qu'effectivement, 3 millions de personnes fragiles restent à vacciner ? C'est le bon moment pour dire aux Français, il faut que vous puissiez respirer.
Mais on voit très bien que depuis le début de la crise, le gouvernement dit, bientôt, ça ira mieux, etc. On se souvient de M. Attal, 3 semaines avant le confinement du mois de mars, disant, bientôt, on va retrouver une vie normale. Donc, il communique. Moi, je m'intéresse aux faits et à la santé des Français. La santé des Français, c'est qu'effectivement, il y a des patients âgés qui ne sont pas vaccinés et des jeunes qui ne sont pas vaccinés. Donc, je propose qu'on trouve des solutions pour aller vacciner, par exemple, chez eux, tous ces patients âgés qui ne sont pas vaccinés.
Il faut vraiment se dire que c'est un point extrêmement important parce qu'il n'est pas normal qu'en France, on ait une couverture insuffisante des patients les plus fragiles.
Mais c'est déjà possible ? Des médecins peuvent aller au domicile de leur patient ? Pourquoi ça ne fonctionne pas ?
Vous avez raison. En théorie, c'est possible. D'ailleurs, la preuve, certains l'ont été. Mais on voit que sur les statistiques, nous sommes très inférieurs aux pays voisins, probablement parce que notre organisation est encore trop centralisée. Et je pense qu'il faut la décentraliser, faire plus appel aux médecins de ville, ce que nous n'avons pas suffisamment fait. Vous savez, la politique, c'est simple. On regarde les faits et on en tire des conséquences. On arrête les grandes déclarations. On voit bien qu'on n'est pas suffisamment vaccinés sur les plus de 85 ans. Point.
Mais concrètement, ce qui est vrai, c'est qu'il y a une vingtaine de départements aujourd'hui en France métropolitaine où le taux d'incidence est inférieur ou égal à 50 pour 100 000. Est-ce que dans ces territoires, on ne pourrait pas d'ores et déjà aujourd'hui lever les restrictions sanitaires ?
Il y a eu deux stratégies depuis le début de la crise. Il y a eu la stratégie française, mais aussi européenne, qui a consisté à laisser le virus circuler. Et puis quand ça allait mal, on confinait, etc. Il y a une autre stratégie qui a été utilisée par d'autres pays, qui a beaucoup mieux fonctionné, qui était la stratégie du zéro Covid. On ne laisse pas du tout le virus circuler. Dès qu'il apparaît dans un immeuble, on confine l'immeuble pendant trois jours. On remonte les chaînes de contamination. C'est la stratégie zéro Covid. Le Canada, dans certaines provinces en particulier, l'a fait.
Moi, je crois que c'est cette stratégie qu'il faut faire et ne pas s'amuser à laisser le virus circuler.
Pas d'allègement dans les médias. C'est encore trop tôt. En ce qui concerne le Covid, il y a eu beaucoup d'examens, beaucoup d'interventions qui ont été reportées, considérées comme ces examens non-urgents, ces interventions non-urgentes par les hôpitaux. Est-ce que, encore une fois, vous êtes le patron du service des urgences de l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, est-ce que les hôpitaux, maintenant, reprennent progressivement ce type d'intervention ?
Oui, mais très insuffisamment. En fait, on va avoir à terme deux problèmes majeurs liés au Covid qui n'est plus le Covid. Premièrement, une très grande désorganisation du système. Il y a dans les hôpitaux 20 à 30% des lits qui sont fermés, actuellement fermés, parce que nous manquons de personnel. Le personnel est fatigué, est usé. Ça n'a pas été pris en compte. Je suis très inquiet de cette situation, parce qu'en particulier, ça empêche d'aller chercher tous ces gens qui n'ont pas été soignés de maladies du cancer, de maladies du cœur, depuis un an et demi.
Il y a une statistique, un papier sorti par des Français, donc enfin on a des statistiques françaises, qui laissent entendre que si on n'a pas une action politique organisée, dans les dix prochaines années, on aura plusieurs milliers, 5 à 6 000 morts supplémentaires de cancer du côlon et de cancer du sein, parce que les gens n'ont pas été dépistés ou traités suffisamment tôt. Donc il faut absolument renforcer notre système hospitalier rapidement, rouvrir les lits qui sont fermés, parce qu'aujourd'hui, effectivement, on ne soigne pas tout le monde.
Et il y a une deuxième chose, pardon, je sais que vous vouliez en parler, la deuxième conséquence à terme du Covid, c'est la question du Covid long.
10% du cas selon la Haute Autorité de Santé ?
Ça dépend des âges. Chez les enfants, on va dire, jusqu'à 17 ans, on est aux alentours de 6%. Et chez les gens un peu plus âgés, comme nous, on va dire, on doit être aux alentours de 15%.
Des symptômes au moins 3 mois après la contamination ?
Exactement. Au moins 3 mois après, vous avez des symptômes, parfois une fatigue, parfois une difficulté à vous concentrer, en tout cas, dans la moitié des cas, une impossibilité de reprendre une activité normale. Le Covid long, les Anglais disent que c'est pour eux la prochaine menace épidémique. Ils ont peur d'une épidémie de Covid long. C'est un sujet absolument fondamental qu'on ne prend pas en compte en France. Moi, ministre de la Santé, je prendrai des mesures pour créer partout en France des consultations de dépistage et de prise en charge du Covid long. Ces patients sont dans la nature et ce n'est pas une possibilité acceptable.
Philippe Juvin, vous avez parlé des lits fermés par manque de personnel. On sait que 3000 soignants ont été suspendus depuis l'entrée en vigueur de l'obligation vaccinale. Est-ce que, dans cette période de tension à l'hôpital, vous regrettez ces suspensions ?
D'abord, il est normal qu'un soignant, ça se vaccine. Un soignant, ça doit protéger. Et c'est vrai que quand vous n'êtes pas vacciné, vous ne protégez pas, vous vous mettez même en danger. Donc, sur le fond, que les gens soient suspendus, je trouve ça normal.
Vous étiez, vous, pour l'obligation vaccinale des soignants ?
Je disais que ça allait être compliqué parce que je ne savais pas comment on allait la mettre en œuvre. D'ailleurs, on ne sait pas la mettre en œuvre. Donc, c'est normal qu'il y ait des suspensions. C'est vrai que ça tombe au très mauvais moment parce qu'aujourd'hui, il nous manque du personnel. Donc, il faut qu'on continue ce travail de persuasion. Je veux aussi dire que 3 000, ça paraît énorme. Mais à l'échelon national, c'est très faible, en fait. Dans mon service, tous les médecins, toutes les infirmières sont vaccinés. Quelques aides-soignants ne le sont pas. 2,7 millions de soignants.
D'un mot, d'un tout petit mot. Par exemple, à l'hôpital Georges-Compidou, on tolère, par exemple, la personne, je ne sais pas, qui sort les poubelles. Finalement, oui, on lui dit, il faut vraiment que tu te fasses vacciner prochainement. Ou alors, la règle est valable et rigoureuse pour tout le monde.
La règle, elle est valable et rigoureuse pour tout le monde. Maintenant, nous essayons d'être intelligents, ce n'est pas interdit, et de demander à ceux qui ne sont pas vaccinés d'avoir des tâches qui ne sont pas au contact avec le patient.
Et vous précisez, 3 000, ça reste un chiffre à relativiser. En effet, 2,7 millions de personnes qui travaillent dans les hôpitaux, dans les maisons de retraite, en clinique, etc. Et les libéraux étaient concernés par cette mesure. 8h40, on se retrouve dans un instant, Philippe Juvin, le temps de dérouler le fil info avec Lisa Guyenne.
L'Australie avait de profondes et sérieuses réserves concernant les sous-marins français. Déclaration ce matin du gouvernement de Canberra, après les attaques de Jean-Yves Le Drian hier soir. Le ministre français parle de trahison après l'annulation du contrat du siècle, qui devait rapporter plusieurs milliards d'euros à la France. Olivier Véran évoque ce week-end la possibilité d'alléger le pass sanitaire si la situation continue de s'améliorer. Et la pression hospitalière diminue. Deux semaines après la rentrée scolaire, nous n'avons pas observé de rebond épidémique, indique le ministre de la Santé, qui représentera les Verts à la présidentielle.
C'est le premier tour de la primaire écologiste. Les plus de 120 000 votants ont jusqu'à 17 heures pour donner leur voix à l'un des 5 candidats déclarés. La ville de Paris, sans voiture, sans moto et sans scooter. Du moins pour une journée, c'est la 7e édition de Paris Respire. Tous les véhicules motorisés sont interdits dans l'intramurose de 11h à 18h, sous peine d'une amende de 135 euros. Il faut proposer des compétitions qui ont un sens. Le respect des supporters passe par là. Arsène Wenger répond ce matin aux critiques sur son projet de Coupe du Monde de foot tous les deux ans.
L'ex-manager d'Arsenal, directeur du développement du football mondial à la FIFA, le dit dans un entretien exclusif à France Info. Entretien à retrouver sur franceinfo.fr France Info
Philippe Juvin, candidat à l'élection présidentielle, maire LR de la Garenne-Colombe et l'invité de France Info ce matin. Lisa Guyenne le disait, ce contrat du siècle qui a capoté pour la France la vente de 12 sous-marins pour plus de 50 milliards d'euros à l'Australie. Ce sont finalement les Américains qui vont les construire. Grosse colère de la France. Paris qui rappelle ses ambassadeurs à Washington et à Canberra. Une décision expliquée hier soir encore par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. C'est très symbolique.
Il y a eu mensonge, il y a eu duplicité, il y a eu rupture majeure de confiance, il y a eu mépris. Donc ça ne va pas entre nous, ça ne va pas du tout.
La colère de Jean-Yves Le Drian, l'Australie qui répond ce matin par la voix de son ministre de la Défense, qui répète que l'Australie a été franche, honnête et ouverte avec la France dans cette affaire. Qu'est-ce que vous pensez de la réaction française ? Est-ce qu'elle est mesurée, appropriée, ce rappel inédit d'ambassadeurs d'Australie et des Etats-Unis ?
D'abord, cette décision australienne est un véritable trafalgar pour l'industrie française et pour la diplomatie française. En fait, on s'aperçoit que la France n'est pas respectée. Deuxièmement, quand j'entends le ministre chouiner dans son coin en expliquant « Ah, c'est pas sympa, ils ont pas été gentils, etc. », enfin, tout ça est ridicule. Manifestement, les négociations avec l'Australie patinaient depuis des mois. Le Premier ministre australien, semble-t-il, avait informé l'Elysée qu'on n'arrivait pas à négocier avec le ministère français.
Et bien voilà, le résultat d'un amateurisme le plus total, qui fait que plusieurs dizaines de milliards de marchés ont été perdus, c'est la conséquence d'un amateurisme général à la tête du gouvernement.
La faute à Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, la ministre de la Défense.
Mais je ne sais pas qui est en faute, enfin, en tout cas, en France. Vous dites qu'ils ont été des amateurs. Oui, absolument. Non mais il y a un amateurisme global gouvernemental. Est-ce machin, truc ou bidule ? Je ne sais pas. En tout cas, la conséquence, c'est que nous perdons des emplois, c'est que nous perdons en respect de notre pays et nous perdons en influence dans l'Indo-Pacifique. Alors maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, on en tire des conséquences. Les conséquences, c'est quoi ? C'est que la France doit retrouver son autonomie et son indépendance. Quand nous prenons des décisions de ce genre, il faut qu'elles puissent être appuyées et assurées.
Il n'est pas possible d'arriver en disant, on va vous vendre des sous-marins, mais pendant 4 ou 5 ans, des négociations qui n'en finissent pas, avec l'impossibilité de conclure. En fait, cette affaire-là est très révélatrice. On a des hommes politiques au gouvernement, à la tête de l'État, qui commentent. Voilà, le Drian commente en disant, ah, c'est pas sympa ce qui est arrivé. On ne lui demande pas ça. On lui demandait depuis des mois de résoudre des problèmes que les Australiens mettaient face à nous en nous demandant de les régler. On ne les a pas réglés, voilà la conscience.
Est-ce qu'il faut une commission d'enquête ? Est-ce qu'il faut une commission d'enquête ?
Oui, je pense que ce serait effectivement intéressant de savoir réellement pourquoi ça a capoté. Est-ce que vraiment l'Australie nous a surpris du jour au lendemain, comme ça a été dit au début, vous laissez entendre, ou est-ce que c'est la version australienne qui est la vraie et que ça fait en réalité des mois que les Australiens nous disent attention, quelque chose va se passer parce que nous n'arrivons pas à nous mettre d'accord. Moi, je pense que la vérité doit être faite là-dessus parce que ça va montrer des insuffisances à la tête de l'exécutif. Mais ne vous inquiétez pas, il n'y aura pas de... Je les connais, il n'y aura aucune enquête sérieuse sur ce sujet.
Mais vous êtes candidat à l'élection présidentielle, vous êtes aujourd'hui dans l'opposition, donc vous chargez le gouvernement. Mais attendez, attendez. Est-ce que quand même, cette affaire ne montre pas qu'il faut se méfier des alliés américains ? Après le renoncement, on le sait, du bombardement de la Syrie en 2013, c'est la deuxième fois, sans parler de l'Afghanistan, que les Américains, en quelque sorte, font volte-face, ou nous obligent à faire volte-face. Est-ce que ça n'est pas un problème ?
Alors tout d'abord, moi je m'oppose quand il faut s'opposer. Quand le président Hollande avait signé le contrat sur les sous-marins, j'avais applaudi. C'était un contrat et une réussite pour la France. Et j'étais fier de mon pays. Et je l'avais dit. Là, je ne suis pas fier de mon pays, qui se comporte comme un petit garçon, qui en fait n'a pas fait ses devoirs, et on lui dit, ah ben t'as pas fait tes devoirs, finalement je te reprends ta copie. Les conséquences c'est quoi ? C'est qu'en matière internationale, il faut arrêter la naïveté. C'est pas parce qu'on fait de grandes embrassades avec le président Trump, que le président Trump est sympa.
On se souvient, oui je lui ai bien serré la main, vous avez vu, j'ai été fort, tout ça est ridicule, c'est immature. Il n'y a pas d'allié d'une certaine manière. Il y a des rapports de force en matière internationale. Chaque pays défend ses intérêts. D'ailleurs la France avait défendu ses intérêts à l'époque, contre l'Allemagne, contre la Suède, en vendant ses sous-marins. C'est chacun pour soi. Et ce chacun pour soi, on s'aperçoit que la France ne sait plus le mener correctement. Il n'y a pas d'allié, il y a des rapports de force.
Philippe Juvin, vous êtes candidat à l'élection présidentielle, c'est d'ailleurs ici même le 4 juillet dernier que vous étiez déclaré. A l'époque, on ne connaissait pas très bien le mode de désignation du candidat LR. J'ai envie de dire que ce n'est pas beaucoup plus clair aujourd'hui. Il y a un sondage en tout cas qui doit déterminer les équilibres. Est-ce que quoi qu'il arrive, quels que soient les résultats de ce sondage, vous irez jusqu'au bout dans cette primaire ?
Et vous poseriez cette question à Xavier Bertrand ou à Valérie Pécresse ?
A priori, il est donné plus haut dans ses intentions de vote. C'est pour ça que je vous pose la question.
Je la trouve très désobligeante. Vous ne voyez pas que les gens ne vont plus voter ? Qu'il y a 20% de participation ? Que tout le monde se désintéresse de la politique et que le pays est en grand désordre ? Moi, j'apporte quoi ? J'apporte un parcours qui n'est pas le parcours des autres. Les autres ont été ministres. Très bien, il y a 10 ans, il y a 15 ans pour d'autres, il y a 20 ans pour certains. Moi, je n'ai pas été ministre il y a 20 ans. En revanche, je suis médecin. Je gère une ville correctement depuis 20 ans que j'ai désendettée. Je sais diriger des équipes. J'ai été député européen.
Je sais ce qu'est le poids réel de la France dans les institutions et je sais ce qu'il faut changer en Europe. J'ai été militaire volontaire en Afghanistan. J'ai, d'une certaine manière, même si je n'étais pas combattant, j'étais médecin militaire là-bas, risqué ma vie pour mon pays. Donc, tous ces gens qui vous expliquent que pour être autorisé à se présenter à une élection, il faut être passé par l'école nationale d'administration, pour laquelle j'ai beaucoup d'admiration, et la case ministre il y a 30 ans, ou il y a 20 ans, ou il y a 25 ans, moi, ces gens-là, je n'en peux plus. Je suis un homme qui propose, qui fait des propositions. Je ne commande pas comme M.
Le Drian l'a fait tout à l'heure.
Mais ça veut dire que, quoi qu'il advienne, quoi qu'il arrive, les Républicains doivent laisser la possibilité d'organiser ce débat, que chacun des candidats déclarés aujourd'hui d'envoi à la primaire puisse s'exprimer, débattre les uns avec les autres.
C'est ce qui était en train de se passer. Hier, nous avons eu un débat à l'ourmarin avec les quatre candidats. J'insiste sur un point, c'est que la primaire, elle sert à deux choses. Elle sert à désigner un champion ou une championne. Elle sert aussi à mettre des idées sur la table. Ce sont ces idées que je veux mettre sur la table. J'en ai mis sur l'éducation, il y a une semaine. Je pense que la droite doit redevenir la droite des services publics. Je pense que notre système de santé doit être reconstruit. Il y a ses propositions. C'est la primaire, ça sert à ça.
La primaire, ça veut dire que vous êtes partisan de la primaire. Excusez-moi cette tautologie, mais vous êtes partisan d'une primaire ouverte. Et vous n'êtes pas partisan, puisque c'est l'alternative présentée par Christian Jacob, d'une validation par les militants lors d'un congrès.
Je pense que quand il y a une élection présidentielle, on se présente non pas devant un parti, mais devant les Français. Et il me paraît donc logique que le candidat qui va se présenter devant tous les Français, le général de Gaulle disait, il n'y a pas la droite, la France n'est pas la droite, la France n'est pas la gauche, la France c'est la France, et bien soit désigné d'une manière très large, au-delà de notre parti. C'est pour ça que je suis favorable à cela.
Avec les centristes aussi, avec tous les sympathisants centristes, les membres de Libres...
La France, c'est la France. La droite, quand elle a gagné les élections, elle a toujours gagné les élections avec le centre. Et bien, je pense que ça sera la même chose. Nous allons gagner les élections, nous la droite, avec le centre. Maintenant, la semaine prochaine, les militants choisiront le mode de scrutin, on verra, et je me plierai à leur décision. Non ou pas ? Si vous voulez me faire dire que nous ne sommes pas très en avance, je suis assez d'accord, nous ne sommes pas très en avance.
Philippe Jumont, on va continuer à parler de la primaire, de la droite, de ce qu'il passe aussi à l'extrême droite. C'est juste après le Fil Info, à 9h moins 10, avec Lisa Guyenne.
Les sous-marins français ne répondaient pas aux intérêts stratégiques de l'Australie. La contre-attaque ce matin du gouvernement de Canberra, après le coup de colère de Jean-Yves Le Drian dans l'affaire du contrat du siècle, le ministre français des Affaires étrangères parle de mensonges et de ruptures de confiance après l'annulation de cette vente historique de sous-marins français pour plus de 50 milliards d'euros. Nous voulons que les Français puissent respirer le plus tôt possible. Olivier Véran évoque des allègements à venir face au Covid et ça pourrait inclure le pass sanitaire selon le ministre de la Santé. A ce jour, 70% des Français ont reçu un schéma vaccinal complet.
Pour Noël Mamère, la primaire écologiste est d'ores et déjà une réussite. Les candidats se sont respectés. Invité de France Info ce matin, le candidat des Verts à la présidentielle de 2002 dit se tenir à la disposition du vainqueur pour l'aider à faire campagne. C'est le premier tour ce dimanche de la primaire des Verts. On connaîtra les résultats un peu après 17h. Des CRS sur la pelouse du stade Bollart. Le derby du Nord entre Lens et Lille gâché par des affrontements entre supporters hier soir. Il y a eu 6 blessés légers, 2 interpellations, match remporté 1-0 par Lens. A suivre ce dimanche, encore de la Ligue 1 avec en point d'orgue ce soir la première de Lionel Messi au Parc des Princes.
Paris-Lyon, ce sera à 20h45.
France Info
Hier, à Nice, le polémiste Éric Zemmour qui tenait une sorte de meeting signature, on va dire, qui fait campagne pour la présidentielle, mais sans le dire, a expliqué, je le cite, que l'islam est le plus grand danger. Je ne me cache pas derrière mon petit doigt, il faut tout faire pour rester en vie. Est-ce que vous êtes d'accord, Philippe Jumain ?
J'adore ces commentaires. Pardon, je le répète, mais il y en a un seul dans tous ceux qui participent à cette élection qui a montré son engagement personnel. Moi, il y a 12 ans, j'étais médecin militaire dans le bataillon français engagé contre les talibans. Alors voilà, si vous voulez des preuves que je crois qu'un islamisme fondamental est dangereux, vous l'avez avec moi. Mais lui, il parle de l'islam. Oui, lui, il parle. Moi, j'ai agi. Je pense qu'Éric Zemmour, quand il dit l'islam tout court, se trompe.
Il y a des Français musulmans qui, comme vous et moi, travaillent, veulent le meilleur pour leurs enfants et veulent et aiment la France pareillement et considèrent d'une certaine manière que notre roman national, nos ancêtres les Gaulois, ce sont leurs ancêtres. Eh bien, ces gens-là, ces Français-là, ce sont mes frères français. Attention, quand vous mettez la pointe sur l'islam, de bien comprendre de quoi on parle. Je crois, moi, que la France, ce n'est pas une religion, ce n'est pas une couleur de peau, c'est un principe. Veut-on, oui ou non, s'intégrer dans une communauté nationale, des us et des coutumes, des traditions ?
Si c'est ça être français, alors, tous ceux qui répondent à ces critères, qu'ils soient musulmans ou pas, sont français. Maintenant, seul, et Zemmour a raison de pointer cette affaire-là, ceux qui sont des séparatistes, qui veulent la mort de notre modèle de civilisation, ceux-là doivent être combattus. Et si Éric Zemmour
était au deuxième tour de la présidentielle face à Emmanuel Macron ? Non, non, ne faites pas cette tête-là, Philippe Jouvin. La question a été posée à Éric Ciotti. Lui, vote Éric Zemmour face à Emmanuel Macron. Vous votez qui, vous ? Vous savez, ça fait quatre ans
que vous nous faites le coup. Ah, mais... Non, non, pardonnez-moi, je vous réponds. C'est quand même une question politique importante, savoir un petit peu où est-ce qu'on se situe. Mais je vais vous répondre. Mais quatre ans qu'on nous fait le coup en disant et si Emmanuel Macron est au second tour avec Marine Le Pen ? Alors maintenant, on voit qu'on a la version amendée. On a Emmanuel Macron et Éric Zemmour. Eh bien, je vais vous dire, je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi. Parce qu'Éric Zemmour, il fracture en disant à des Français musulmans intégrés, vous ne serez jamais Français. Emmanuel Macron, il nous emmène tous les jours un peu plus dans le mur. Donc, ni Zemmour, ni Macron.
Attendez, vous connaissez le programme d'Éric Zemmour ? Vous savez ce qu'il va proposer sur la santé, sur l'économie ? Je ne sais pas. On a face à nous deux individus, deux personnalités qui ont sans doute des qualités absolument considérables, M. Macron et M. Zemmour, dont on nous dit qu'ils seront au second tour. Pardon, mais moi, je vais faire en sorte d'être au second tour.
Alors, sans parler directement d'Éric Zemmour, mais les thématiques qui vont s'imposer dans cette campagne présidentielle, notamment à droite, on a l'impression qu'aujourd'hui, ça se limite un peu à la sécurité, à l'immigration. Est-ce que vous le regrettez ? On a l'impression que vous, vous essayez d'aller un peu plus loin, vous voulez nous parler de santé ?
Bien entendu. D'abord, l'immigration et l'insécurité, c'est un sujet majeur. Ce désordre est immense. Rien n'est possible en France de réforme si on ne le règle pas. Donc moi, quand on nous dit qu'il y a une difficulté, qu'il y a une immigration illégale intolérable, j'applaudis les deux mains et je serai là pour en règle. C'est un préalable pour vous ? L'immigration, c'est la mère de toutes les questions ? Non, Il y a un livre qui est très bien écrit qui s'appelle Le Code pénal, on l'applique.
En quoi le Code pénal peut permettre de régler ce problème de manifestation selon vous ?
Parce que la difficulté, voyez-vous, c'est qu'aujourd'hui, les peines ne sont jamais appliquées ou peu appliquées. Les policiers enquêtent, les juges condamnent, mais derrière, les peines ne sont pas exécutées.
Ce ne sont pas les manifestations de problème, ce sont les débordements à la fin des cortèges.
Mais bien entendu, c'est les violences. Maintenant, vous avez raison, l'immigration et l'insécurité, ce n'est pas tout. Moi, je crois en la question de l'éducation. Aujourd'hui, on a un système éducatif qui tombe. J'ai fait une proposition la semaine dernière pour que tous les élèves qui entrent en sixième maîtrisent la lecture, l'écriture. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Et puis, il y a la question parmi d'autres de la santé. Moi, je crois à la nécessité de créer un très grand ministère de la santé, de l'industrie de santé et de la vie saine. La santé, pourquoi ? Parce qu'il y a l'hôpital et puis il y a cette difficulté à trouver un médecin. On a tous des difficultés à trouver un médecin.
C'est devenu fou.
Les déserts médicaux.
L'industrie de santé, on voit que nous n'avons pas créé de vaccins. Les Allemands ont créé un vaccin. La question de l'industrie de santé est fondamentale. Et enfin, la santé, c'est aussi une vie saine avec l'environnement et une qualité de l'alimentation. Eh bien, tout ça, moi, je devais le mettre sur la table.
Alors, à droite, il y a quand même un petit... Il y a pas mal de candidats. Vous en êtes un. Mais aussi, aux marges de la droite, je ne sais plus très bien ce que c'est que les marges de la droite. Mais en tout cas, il y a Édouard Philippe, l'ancien Premier ministre, qui aujourd'hui, ou plus exactement le week-end du 8 octobre, va créer son parti. Un parti qui va être ouvert à tous les Français. Vous pourriez y adhérer ? Je ne sais pas. Je n'ai pas lu les statuts.
Si ce parti est une manœuvre pour soutenir le président de la République, et peut-être est-ce cela, eh bien, dans ces cas-là, nous dénoncerons cette manœuvre.
Édouard Philippe, qui a déjà, on le précise, dit qu'il soutiendrait Emmanuel Macron. Eh bien, voilà. Donc, la copie est écrite.
Mais si ça n'est pas une manœuvre, Édouard Philippe, il est toujours parmi vos amis de droite, ou vous le situez où ? D'abord, sachez, monsieur, que je n'ai aucun ennemi en politique. Je n'ai que des adversaires, éventuellement, que je combats sur des bases d'idées, mais je n'ai pas d'ennemis. Édouard Philippe est un homme de qualité, simplement, pardon, il a été le Premier ministre d'un président de la République qui a appauvri la France et qui l'a mis en désordre. Pour moi, ce n'est pas un critère de qualité.
En deux mots, quand même, entre Édouard Philippe, Éric Zemmour, Marine Le Pen, sans parler, effectivement, du groupe AJ, etc., la droite a encore une place en France ?
Comment pouvez-vous se poser cette question ? Nous venons de gagner les élections régionales, les élections départementales, les élections municipales. En fait, la droite a un avenir. Il suffit qu'elle le veuille.
Et vous essayez de l'incarner, cet avenir, Philippe Juvin, candidat à l'élection présidentielle, maire LR de la Garenne-Colombe et chef du service des urgences de l'hôpital Pompidou. Demain, à votre place, le secrétaire national d'Europe Écologie Les Verts, Julien Bayou, quelques heures après les résultats du premier tour de la primaire écologiste.