Les représentants de Shein et du BHV auditionnés par le Sénat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Voilà, nous allons pouvoir débuter notre audition. Nous sommes très nombreux dans cette salle. Alors, bien sûr, la commission des affaires économiques, je crois au quasi complet, si ce n'est au complet.
Nous accueillons également avec plaisir notre collègue Sylvie Valentinir qui a donc siège au sein de la commission de l'aménagement du territoire et développement du rap, mais surtout parce que Sylvie a été rapporteur sur le projet de loi Fast Fashion et donc bien évidemment elle était la bienvenue dans notre enceinte et elle sera aussi à même de poser des questions aux deux participants à notre audition. Donc comme nous sommes nombreux, comme les journalistes sont également présents dans cette salle, c'est la raison pour laquelle nous sommes déportés de la salle de la commission des affaires économiques à la salle Clémenceau. Je vous demanderai autant que possible de ne pas être trop bavard et de ne pas être trop bavard entre vous.
Voilà, parce que je sais qu'il y a toujours des petites conversations en aparté. Donc si on peut éviter qu'il y ait un bruit de fond, ça sera mieux pour tout le monde. Donc mes chers collègues, nous accueillons aujourd'hui pour une audition visant à évoquer la récente alliance du BHV avec la marque Chine.
Monsieur Frédéric Merlin, président et cfondateur de la société des grands magasins, propriétaire du BHV et monsieur Quentin Rufa directeur des relations extérieures et porte-parole de Chine en France. après l'audition des acteurs de la filière textile française qui a eu lieu dans notre commission le 10 décembre dernier. L'audition de ce matin prend place dans le cadre de travaux de notre commission sur la thématique de la décommercialisation, c'est-à-dire la transformation structurelle du commerce induite par l'apparition des grandes plateformes en ligne et ses impacts en chaîne.
Fermeture de commerce, vacances croissantes des locaux, accélération de la désindustrialisation, perte d'emploi et de revenus fiscaux pour ne citer que les plus importants. Monsieur Frédéric Merlin, vous avez fondé en 2018 la société des grands magasins SGM avec l'ambition affichée de redonner vie aux centres commerciaux urbains pour lutter contre la désertification des cœurs de ville. En 2024, le chiffre d'affaires de votre société s'est levé à 430 millions d'euros et elle possède aujourd'hui un total de 20 grands magasins et centres commerciaux dont le fond de commerce du BHV maré depuis 2023.
Le BHV, malgré la puissance historique et symbolique de sa marque, a lui aussi souffert du commerce en ligne au cours des dernières années. Aussi, serons-nous intéressés par votre analyse des enjeux et des évolutions souhaitables du modèle des grands magasins et du commerce physique et de centre-ville tant à Paris mais aussi en province. Comment le réinventer pour faire face à l'essort des grandes plateformes ?
Nous sommes également désireux de bien comprendre les raisons qui ont conduit le BHV à accueillir la première boutique physique mondial du géant du textile chinois Chine le 5 novembre dernier. Une association qui a pu surprendre compte tenu du positionnement haut de gamme qui était jusque-là devenu celui du BHV. 2 mois après l'ouverture de la première boutique, êtes-vous en capacité de nous fournir un premier bilan de cette alliance ?
Quelles sont les raisons qui vous ont conduit à repousser l'ouverture de cinq autres boutiques Chines dans d'autres grands magasins en France ? Et comment voyez-vous l'avenir de votre collaboration ? Beaucoup a été écrit sur le sujet.
Il sera précieux pour nous d'avoir vos réponses et votre vision. Monsieur Ruf Shin est une entreprise souvent qualifiée d'ultra fast fashion qui est devenue l'un des sites les plus consulté au monde et dont le succès s'est accéléré depuis le lancement de son application en 2021. Son modèle économique repose sur une production massive et rapide de vêtements à bas coup et un renouvellement constant de ses collections.
Avec ces près de 470000 modèles, cette marque soulève de fortes inquiétudes en matière d'hyperconsommation, de qualité des produits et d'impact environnemental. Chine est également accusé de faire subir des conditions de travail très difficiles à ses ouvriers, de plagier ses concurrents et d'avoir recours à des pratiques commerciales trompeuses. Vos concurrents dénoncent des pratiques déloyales.
Que répondez-vous à ces différentes critiques ? Par ailleurs, Chine paraît éprouveré de réelles difficultés à se conformer aux réglementations françaises et européennes. les demandes répétées d'information de la Commission européenne relativ du digital service act, les sanctions prononcées ces derniers mois par la DGCCRF et l'ACNIL, le recours à des milliers de bots pour défendre Chine sur les réseaux sociaux et s'opposer aux initiatives législatives françaises ainsi que plusieurs scandales liés à la vente de produits illicite ou dangereuses sur sa place de marché interrog Quant à la volonté de l'entreprise à coopérer efficacement avec les autorités publiques, les sorts de Chine suscite également de profondes inquiétudes quant à ses effets sur l'industrie textile française et sur les commerces d'habillement, en particulier en Centre-ville.
Il apparaît avec le développement d'autres acteurs comme l'une des causes du phénomène de décommercialisation dont je parlais au début de mon propos. La complète désintermédiation du commerce est-elle d'ailleurs au cœur de la stratégie mondiale de Chine ? Dans cette perspective, quels sont pour Chine les obje les objectifs de l'alliance avec le BV à Paris puis en province ?
Voici messieurs plusieurs des sujets que notre commission souhaite aborder avec vous qui ne vous ont pas je pense surpris. Avant de vous céder la parole, il me revient de rappeler que cette audition a pour objectif de permettre aux personnes entendues de nous apporter toutes les informations utiles dans le cadre de notre mission parlementaire dans le respect du principe de la séparation avec l'autorité judiciaire, la commission ne s'immissant pas dans des poursuites judiciaires en cours et ne tend pas et ne tenant pas lieu de tribunal. Je rappelle enfin que cette audition est ouverte à la presse très nombreuse, qu'elle fait l'objet d'une captation vidéo et qu'elle est diffusée en direct sur le site du Sénat.
Sans plus tarder, je vous laisse la parole et nous commençons par monsieur Frédéric Merlin. Merci beaucoup madame la présidente. Mesdames et messieurs les sénateurs, je vous remercie de me donner aujourd'hui l'occasion de m'exprimer devant votre commission.
C'est un honneur mais c'est aussi une responsabilité car les sujets dont nous parlons sont sérieux, complexes et je crois qu'il méritent mieux que des raccourcis ou des postures. Je viens devant vous pour défendre un Je ne viens pas devant vous justement pour défendre un partenariat en particulier, mais pour partager une expérience de terrain, celle d'un commerçant présent dans une vingtaine de villes en France comme vous le disiez madame la présidente à Paris en région. Et je suis convaincu que cette audition sera l'occasion de prendre de la hauteur sur les véritables enjeux du commerce de centre-ville au-delà du seul sujet chien.
Je suis provincial. Mon rapport au commerce est d'abord une histoire personnelle. J'ai grandi à Lyon dans une famille d'entrepreneurs et le commerce pour moi n'a jamais été un concept abstrait ni un débat idéologique.
C'était le centre-ville, les vitrines, les magasins et puis les discussions très concrètes avec des commerçants sur les factures, sur les salaires, les saisons qui étaient bonnes ou mauvaises. Et très tôt, j'ai compris que derrière une enseigne, il y a une femme, il y a des hommes, il y a des familles et puis une responsabilité. Je suis resté profondément pragmatique.
Je ne crois pas que l'on sauve une filière en la jugeant. On la sauve en comprenant et puis en l'adaptant à ceux qui la font vivre. Cette lucidité qui est parfois inconfortable guide encore aujourd'hui toutes mes toutes mes décisions.
Le groupe que je dirige, la société des grands magasins, exploite des grands magasins et des centres commerciaux dans des métropoles comme dans des villes moyennes. Nous sommes présents dans des centres-villes historiques, dans des quartiers fragilisés, dans des territoires où le commerce est parfois l'un des derniers lieux de vie et de lien social. Cela nous place très concrètement au cœur du débat sur l'avenir des centre-villes et pas dans une approche théorique mais dans la réalité quotidienne des flux. des usages et puis de l'emploi local.
Le commerce change, les modes de consommation changent, les arbitrages des clients changent. Une chose ne change pas et je le vous verrez, je suis assez constant, je le dirai tout au long de cette audition. Je crois que le client reste roi, le client décide.
Et notre responsabilité en tant que commerçant, c'est de nous adapter à ces évolutions dans le strict respect de la loi. Et je vais être très clair devant vous tous. Nous respectons la loi.
Nous ne la contournons pas et nous n'avons jamais cherché à le faire. Je fais ici notamment référence à mon partenariat avec Chine. Tous les sites que nous avons repris, une vingtaine, étaient déficitaires.
Tous, des entreprises ou des centres commerciaux que beaucoup considéraient comme condamnés qui avaient été abandonnés. On a fait le choix de les racheter, d'y investir et les transformer. Cela suppose des décisions difficiles, parfois clivantes.
Alors oui, je suis clivant. Le BHV qui meurt lentement sans se transformer, ça ne passionne personne. Le BHV qui opère un virage radical sur plusieurs années, ça suscite des réactions.
C'est aussi la preuve que cette marque intéresse, qu'elle est appréciée du grand public. La réalité, c'est que je me bats chaque jour pour ramener du flux, pour préserver des emplois et pour éviter que des piliers du commerce de nos centrville ne s'éteignent. Cette position m'a valu d'être mise à l'écart par certaines fédérations ou associations, parfois brutalement et ces mêmes acteurs reviennent aujourd'hui vers nous pour échanger et travailler ensemble.
Je m'en réjouis. Je me réjouis parce que le sujet est beaucoup trop complexe pour rester enfermé dans des postures. On ne peut pas parler de commerce sans parler de client et puis de réalité économique.
Je viens donc partager une expérience et pas une vérité absolue. Lorsque nous avons repris le BHV, c'était une entreprise déficitaire depuis au moins 20 ans. Des difficultés de paiement auprès de certains fournisseurs ont existé.
Je ne les ni pas. Elles sont la conséquence d'une phase de transition lourde menée en parallèle d'un projet de transformation majeur. Beaucoup de situations ont été réglées.
Tout n'est pas parfait mais on avance avec agilité. Parallèlement et maintenant que nous sommes devenus autonomes, nous avons mis en place depuis quelques semaines un système de paiement quotidien de nos fournisseurs. C'est un dispositif assez unique et j'aimerais pouvoir vous en parler un peu plus tard dans l'univers des grands magasins.
Son objectif est simple, réduire les délis de paiement, sécuriser les PME et rétablir la confiance. Ça permet de façon assez unique assez unique de permettre à de jeunes marques d'être démontré physiquement au cœur d'un grand magasin. Un partenariat immobilier avait été engagé avec la Caisse des dépôts sous l'effet des pressions politiques et médiatiques notamment autour du débat à Chine.
La Caisse dépôt a dû se retirer. Elle a fait le choix de se retirer. C'est un fait.
Et depuis nous travaillons avec un autre acteur pour écrire la suite du projet immobilier qui reste, j'en suis convaincu, la clé de la solidité économique durable du BHV. Concernant Chine, je souhaitais être très clair, il s'agit d'une expérimentation. Ni plus ni moins.
Chine, ce n'est pas une cause, c'est une conséquence des arbitrages économiques des Français. Des millions de consommateurs achètent déjà sur ces plateformes. La vraie question est donc opérationnelle.
Préférons-nous que ces flux existent hors de nos villes, hors de nos règles ou à l'intérieur dans un cadre français fiscalisé, observable, dans des magasins physiques ? Au BHV, il ne s'agit pas de promouvoir un modèle, mais d'observer, mesurer et apprendre. Plus de 2 mois après, nous sommes en capacité de dresser un premier bilan sereinement et qui fonde, vous le verrez, notre décision d'ouvrir très prochainement nos magasins en province.
Il n'appartient pas à un chef d'entreprise de légiférer. Mon rôle est de faire vivre des entreprises qui emploient des milliers de collaborateurs dans le respect de la loi. Le débat médiatique ces derniers mois a, je le crois été parfois excessif alors même que nos magasins continuaient d'accueillir des milliers de consommateurs chaque jour.
Il a aussi relevé combien certaines institutions pouvaient être éloignées des réalités de consommation et des difficultés concrètes des commerçants notamment en région. Ne maîtrisons pas ne méprisons pas le bon sens de bon nombre d'acteurs économiques en région. Dans cet esprit, j'ai décidé d'être à l'initiative d'un think tank dédié à l'avenir du commerce et des centrvilles.
Un espace de de réflexion ouvert pour travailler sur des solutions concrètes. Très prochainement, un site internet dédié recueillera des contributions d'experts, de figures institutionnelles fortes, d'élus locaux, d'économistes, d'urbanistes avec l'objectif de dresser un premier diagnostic d'intérêt général. Le point de départ n'est pas Chine ni le BHV. mais l'affaiblissement structurel du commerce de centre-ville.
Nos grands magasins et nos centres commerciaux de centre-ville sont positionnés comme des infrastructures de centralité urbaine au même titre qu'une gare, qu'un hôpital ou qu'une école. Nous chargerons un universitaire de rédiger un rapport structurant de ces propositions concrètes et je serai honoré de le mettre à la disposition de cette assemblée. Voilà, je suis un commerçant français, provincial, de culture, de formation.
Je veux continuer à entreprendre, à investir, à prendre des risques et contribuer à une réflexion collective utile, lucide et responsable. Et je suis bien entendu prêt à répondre à toutes vos questions aujourd'hui. Merci, monsieur Rufa, c'est à vous de vous exprimer.
Attendez, on va essayer de la Madame la présidente, mesdames et messieurs les sénateurs, je vous remercie de me donner la parole aujourd'hui. C'est un honneur mais aussi une responsabilité de pouvoir m'exprimer devant vous dans le cadre de vos travaux sur la décommercialisation. Un sujet structurant pour l'avenir de nos territoires et du commerce en France.
Cette table ronde s'inscrit dans un moment de transformation profonde des usages de consommation, des modèles économiques et des attentes sociales. Ces évolutions ne sont ni simples et le Sénat les observe et les analyse depuis de nombreuses années. Il me paraît donc important de rappeler un point de contexte.
La décommercialisation des centres-villes est un phénomène ancien largement antérieur à l'arrivée de Chine en 2018. Elle s'inscrit dans une trajectoire longue marquée par plusieurs ruptures successives. Le développement des hypermarchés et des zones commerciales en périphérie dès les années 1970, la délocalisation massive de l'industrie textile à partir des années 2000, puis l'adoption progressive du e-commerce par les consommateurs français.
C'est dans ce paysage déjà profondément transformé que Chine s'est développé. Notre offre notre offre ne s'est pas conduite en rupture avec ses évolutions, mais en réponse à une demande bien réelle. celle d'une mode abordable, accessible, notamment dans des territoires où l'offre commerciale physique est parfois réduite voire inexistante.
Pour comprendre notre place dans cet écosystème, il faut d'abord expliquer notre modèle. Chine emploie aujourd'hui une vingtaine de collaborateurs en France, mais notre empreinte économique dépasse largement cette présence directe. Elle s'exprime à travers nos partenairirees, notre chaîne logistique et les écosystèmes que nous contribuons à structurer.
Notre modèle repose sur un principe simple mais exigeant : produire uniquement ce qui est demandé. Concrètement, chaque nouvelle référence est lancée en très petite série entre 100 et 200 pièces. Nous analysons ensuite en temps réel les réactions des consommateurs et ajustons la production en conséquence.
Cette logique nous permet notamment de proposer chaque référence du triple XS au triple XL sans multiplier les volumes ni créer de stock inutile. Elle poursuit un objectif clair, limiter la surproduction, les stocks et les invendus qui restent les principaux fléau business environnementaux business et environnementaux de l'industrie textile. Les résultats sont concrets.
Nos taux d'un vendus sont à un chiffre très en dessous des standards du secteur qui se situent généralement entre 20 et 40 %. Il ne s'agit pas de produire davantage mais de produire plus justement en s'adaptant au plus près à la réalité de la demande. Chine ce n'est pas une injonction à consommer davantage.
C'est une offre de choix qui laisse au consommateurs la liberté de décider quand, comment et à quel prix ils s'habillent en fonction de leurs moyens et de leurs besoins. Nous proposons et ce sont nos clients qui choisissent. Enfin, Chine est à la fois une marque avec ses propres références et une marketplace ouverte à des vendeurs tiers.
Cette double activité structure notre présence sur le territoire national. Ce modèle prend tout son sens dans un pays comme la France. La France est un marché clé pour Chine à la fois culturellement parce que la mode y occupe une place importante et économiquement parce que la question du pouvoir d'achat y est central.
Selon une étude d'Oxford Economics, en 2023, les activités de Chine ont soutenu 2900 emplois en France et contribué à plus de 640 millions d'euros du PIB français. Nous avons noué des partenariats durables avec deux acteurs majeurs de la logistique nationale CMA CGM et le groupe La Poste. Cette contribution continue de croître à mesure que notre activité se développe.
Je souhaite être très clair sur un point. Chine respecte toutes les lois, réglementations et obligations fiscales applicables dans tous les marchés où nous opérons. Par exemple, sur les trois dernières années, nous avons payé plusieurs centaines de millions d'euros de TVA en France.
Les affirmations contraires sont factuellement infondées. Au-delà de ces contributions économique, nous investissons aussi dans la création française. Depuis 5 ans, la France est un pays clé du programme Chinix qui accompagne des designers et des artistes dans la création et la diffusion de leur première création.
Ce programme représente 100 millions d'euros d'investissement à l'échelle mondiale. Plus de 5300 créateurs ont été soutenus dont plus d'une centaine en France depuis 2021. La France a également été l'un des premiers pays à accueillir China Accélérator destiné à accompagner des marques établies comme des créateur émergents en accélérant leur croissance digitale avec un accompagnement dédié et international en les distribuant dans les 160 pays dans lequels nous opérons.
En septembre 2025, Pimkiy est la première marque française à rejoindre ce programme tout en conservant pleinement son identité française, son réseau de magasin et sa propriété intellectuelle avec un objectif de plus de 30 % de chiffres d'affaires en ligne d'ici 3 ans. Tout en poursuivant son développement physique. Quant à elle, Mathilde Lom est la première créatrice française indépendante à rejoindre cet accélérateur.
C'est ce qui lui a permis de lancer sa toute première marque Overblush en moins de 5 mois. Ces exemples illustrent une conviction forte. Une complémentarité est possible entre un acteur du e-commerce comme Chine et les marques ou créateur français.
À cette échelle, peu d'acteurs ont structuré des dispositifs comparables. Mais au-delà des modèles économiques et des investissements, il faut revenir à l'essentiel. Celles et ceux qui utilisent notre plateforme au quotidien et qui se font trop souvent culpabiliser.
Entre le 1er janvier et le 30 juin 2025. Chine a enregistré plus de 25 millions d'utilisateurs actifs en France. Ils sont majoritairement âgés de 18 à 35 ans et près de 95 % vivent en dehors de Paris, Lyon et Marseille.
Notre marque est particulièrement présente et appréciée dans des départements que vous connaissez bien mesdames et messieurs les sénateurs, notamment dans l'un, la Somme, l'oise, le doux, les hautes Pyrénées, le Var ou encore les Rosu. Cette diversité des profils se traduit aussi par une attente très forte en matière d'inclusivité. Proposer des vêtements du Triple XL au Triple XL, ce n'est pas un argument marketing, c'est répondre à la réalité des corps et des morphologies de nos clients.
Pour beaucoup de nos consommateurs, notamment en région, accéder à une offre de mode inclusive reste difficile. Nous répondons à cette attente concrète. Contrairement à certaines idées reçues, abordable ne signifie pas de mauvaise qualité.
Une étude de circularité que nous mettrons à votre disposition montre que nos vêtements sont portés en moyenne une trentaine de fois, soit un niveau comparable à celui du marché. Il faut aussi regarder lucidement lucidement la réalité du pouvoir d'achat. Selon une étude ifop, 6 français sur 10 disposent de moins de 200 € par an pour l'achat de vêtements neuf.
Beaucoup n'ont ni les moyens de surconsommer ni ceux de jeter. Chine s'inscrit dans cette réalité sociale. Nos clients, nous les considérons.
Nous ne les pardon nos clients, nous ne les considérons pas comme des profils abstraits. Nous allons à leur rencontre physiquement dans les territoires. Depuis 2020, nous déployons en France des boutiques éphémères en région avec un objectif simple : créer du lien et générer du flux en centre-ville.
À Dijon, dans votre territoire, madame la sénatrice Loisier, notre boutique éphémère installée en juin 2025 a accueilli 26000 visiteurs en 10 jours avec un taux de satisfaction de 86,7 %, une clientèle majoritairement jeune, une forte demande pour la mode inclusive, notamment les grandes tailles et un impact concret sur le commerce local. Près de 30 % des visiteurs ont réalisé d'autres achats à proximité. Les commerçants qui nous ont d'abord regardé avec défiance se sont pour certains ensuite félicités d'avoir réalisé leur chiffre du mois en 10 jours grâce à un fl visiteur plus important qu'à l'accoup de fumée.
Cette logique d'ancrage locale est essentielle pour nous. Avec le BHV, nous avons voulu expérimenter ce que certains opposent encore trop souvent, le commerce en ligne et le commerce physique, alors qu'une complémentarité réelle peut exister. Ce partenariat avec le groupe SGM vise à démontrer comment la force et la popularité d'une marque digitale comme la nôtre peuvent contribuer à stimuler la fréquentation et l'attractivité des commerces physiques plutôt que de s'y substituer.
Il refit une conviction forte. L'avenir du commerce en France ne reposera pas sur un choix somme nul entre numérique et présence locale, mais une meilleure intégration des deux. Il faut savoir être multicanal.
Cette expérimentation dont nous vous partagerons la réalité du bilan avec Frédéric Merlin nous permet d'explorer de nouvelles formes d'hybridation du de notre entre notre modèle de production à la demande leader du secteur et le commerce hors ligne. Elle conjugue la commodité et la valeur attendue par nos clients, l'expérience physique et humaine du magasin, l'ambition du groupe SGM de faire des centres commerciaux de véritable lieux de vie et la capacité de Chine d'anticiper finement la demande locale grâce au numérique. Les grands magasins traversent, comme l'ensemble du commerce urbain, des mutations profondes, renouvellement des publics, hybridation des usages, recherche d'expérience autant que de flux.
Notre objectif partagé avec Frédéric Merlin est clair. Attirer une clientèle plus jeune, plus connectée, plus internationale. Les premiers résultats à Paris sont encourageants.
Environ 30 % des clients chines ont réalisé des achats auprès d'autres marques présentes au BHV, générant ainsi un effet d'entraînement positif. Mesdames et messieurs les sénateurs, Chine est une entreprise consciente de ses responsabilités économiques, sociales, environnementales et territoriales. Les attentes, les pratiques et les usages de consommation des Français évoluent plus rapidement que les pratiques du secteur et de l'industrie.
Cela impose des transformations profondes du commerce en France. Nous en sommes pleinement conscients. Nous ne prétendons ni détenir les tout ni détenir les réponses, ni avancer seul.
Nous souhaitons contribuer à la réflexion collective au côté des pouvoirs publics, des acteurs économiques, des territoires et bien sûr de nos consommateurs avec humilité, avec constance et avec la volonté de progresser. Je suis naturellement à votre disposition pour répondre à vos questions. Je vous remercie.
Merci messieurs pour ces premières interventions et nous donc passé à une série de questions. Nous avons l'habitude de prendre des questions trois par trois et de vous permettre d'y répondre dans cette série de de de trois questions par commissaire. Donc on commence avec Yannique Jadu.
Merci madame la présidente. Merci messieurs. Vous l'avez dit, il y a beaucoup de jugement sur le BHV aujourd'hui et sur Chine.
Le mien est clair. Je pense que aujourd'hui vous êtes une alliance mortifère pour l'industrie textile européenne, pour les enseignes et pour les commerces de proximité. C'est basé sur des faits et je pense que le modèle que vous portez, nous le combattons.
Euh abandonner les salariés ici pour les exploiter de l'autre côté de la planète, c'est jamais une bonne idée en fait. Quelques questions si vous me permettez. Euh est-ce que vous pouvez nous dire euh puisque euh des enquêtes euh ont été faites euh situations de colis euh parfois avec des chiffres de 80 % de non conformité.
C'est ce qui est sorti des études réalisées. Donc est-ce que vous pouvez nous indiquer comment dans la réalité vous assurez ces contrôles ? Quelle est la part de contrôle ?
Est-ce que vous pouvez nous fournir euh des tests de conformité à Rich par exemple sur la question chimique qui est un enjeu essentiel sur la santé et l'environnement sur les normes CLP ? Est-ce que vous pouvez nous donner au fond ces tests de conformité ? Quelle part de vos productions sont testées sur ce qui arrive sur le marché français et européen ?
Deuxème question, est-ce que vous pouvez nous donner la part des colis qui arrivent et qui bénéficient de l'exemption des droits de douane et comment vous analysez, comment vous évaluez les mesures que l'Union européenne et la France prennent sur la taxation des droits de douane, vos filières, vos fournisseurs. Il semble que du côté de Chine, vous ayez quand même énormément de difficultés à nous fournir des informations sur vos fournisseurs, notamment sur le coton chinois. Est-ce que vous avez des ateliers et ce que vous fournissez avec du coton qui viennent qui viennent de du Tinchang notamment où on sait à quel point le travail forcé desigours et selon certaines institutions internationales relèvent du génocide.
Enfin, une question sur vos taux de marge. Quand on regarde euh euh votre tête de pont européenne, euh Infinite Style E-commerce, quand on regarde les comptes qu'on arrive à à obtenir sur 2023, on comprend pas vos taux de marge en fait. Euh vous avez un chiffre d'affaires en Europe de 7,7 milliards d'euros en 2023.
J'imagine que depuis il a encore explosé. Et pourtant, vous avez un chiffre d'affaires de 7,7 milliards et pourtant vous avez un taux de marge de 314 millions. Ça étonne.
Et puis quand on regarde un peu ce rapport, on s'aperçoit qu'en fait il y a 6,5 milliards de charges qui sont directement transférées à votre société singapourienne. Donc certes, peut-être vous dit que vous payez la TVA, il y a des questions quand même assez fortes sur les déclarations, mais au fond quelle est la réalité du taux de marche de vos activités en Europe et en France ? Merci Amel Gacker.
Merci madame la présidente. Tout d'abord, un grand merci à vous de votre présence et merci et moi je le je le je j'interprète en tout cas votre présence comme cela, c'est que vous mettez quand même sur la table des sujets ici qui nous tiennent à cœur qui sont l'avenir de nos centre-ville et puis vous osez voilà proposer une expérimentation que nous peut-être aujourd'hui sur laquelle par contre nous ne sommes peut-être pas tous d'accord mais qui mérite d'être regardé de près et c'est la raison je pense de la présence nombreuse aussi des médias. Moi par contre deux questions sur le sujet.
Monsieur Merlin, en fait, vous avez quand même bâti toute votre réputation sur euh la redynamisation en fait hein des centres commerciaux notamment dans les régions. comment après finalement les premiers retours plutôt négatifs quand on au regard en tout cas des départs de certaines marques du BHB, comment aujourd'hui vous pouvez défendre le modèle que vous que vous proposez en terme d'expérimentation et puis surtout si c'était à refaire avec le peu de recul que vous avez aujourd'hui, est-ce que vous referiez exactement la même chose ? Ça c'est la première question.
Et puis la deuxième euh c'est plutôt sur les sur les valeurs, comment aujourd'hui défendre la revitalisation de nos centres-villes ou en tout cas un modèle différent à expérimenter tout en installant des modèles qui reposent sur en fait la délocalisation massive de notre production. Ce qui aujourd'hui est tout ce que nous ne recherchons pas justement et ce que nous cherchons à faire c'est justement relocaliser et reproduire chez nous en France ou en tout cas en Europe. Merci.
Merci Amel. On finit cette série de questions avec Fabien Guay. Merci madame la président.
Bonjour à tous les deux. Merci de vos propos introductif. J'ai bien sûr un avis comme chacune et chacun ici, mais je ne perds pas de vue pour être un enfant des quartiers populaires et un élu de la Saint-Sy que un certain nombre de gens qui n'ont peu ou pas les moyens, qui sont en situation de précarité voire de pauvreté se retrouvent contraint contraint je le dis devoir acheter sur des plateformes dont chaîn TMU ou d'autres des habits dit pour être un peu à la mode, faire comme les autres, pouvoir se s'habiller, habiller leur enfant euh avec 2 ou 3 € euh c'est ça le réel.
Et donc, j'essaie toujours de garder dans ma critique au sens littéral du terme qu'un certain nombre de nos concitoyens et concitoyennes sont aujourd'hui contraints et que je ne veux pas dans mon propos les stigmatiser. Et d'ailleurs, je pense que nous avons une réflexion commune, c'est que nous devons toujours garder ça à l'esprit que si comme dans l'alimentation ou d'autres d'ailleurs, le meilleur pour toutes et tous, il faut aussi et d'abord donner les moyens à chacune et chacun de pouvoir se nourrir de façon la plus saine possible ou de s'habiller de la façon la plus correcte possible et y compris avec des habits produits en France ou au sein de l'Union européenne. Une fois que j'ai dit ça, pardon de le dire, je vais très rapide de question.
Chine, j'entends, vous avez une assurance et vous venez dire ici, nous respectons toutes les règles. Oui. Ou à la marge ?
Parce que pour compléter la question de mon collègue euh Jade, si effectivement vous vous payez une partie de la TVA, parce que vous l'avez dit, vous êtes aussi marketplace et donc revendeur dont vous collectez la TVA pour d'autres que euh nous attendons les documents et je pense que vous devriez jouer la transparence que vous reversez bien la TVA que vous que vous collectez pour les revendeurs, ce qui nous le savons, pas que pour vous, est assez aléatoire pour les grandes plateformes mondialisées. La deuxième question, c'est que vous réalisez beaucoup de chiffres d'affaires de chiffres d'affaires en France comme ailleurs et que vous vous soustrayer en réalité à l'impôt. Et c'est un réel et d'ailleurs bon 20 salariés aujourd'hui, on peut pas dire que ça participe grandement au PIB.
Enfin, sur les conditions de travail des travailleurs et des travailleuses de l'autre côté de la planète, elle m'importe autant que celles et ceux françaises qui sont présents ici. D'ailleurs, j'ai été en Chine et il a été impossible, impossible, je le dis bien, de rencontrer des travailleurs et des travailleuses qui travaillent dans vos usines et interdit d'y rentrer. Sachant que nous savons que le salaire moyen en Chine comme au Bangladesh est de 100 € pour 12h par jour et 6 jours travailler voire 7.
Donc il y a quand même une question éthique et politique. Enfin et j'en viens monsieur Merlin moi je pense que vous êtes à la confluence de la financiarisation des actifs, de la mondialisation des plateformes et d'un affaiblissement de nos écosystèmes des centre-villes. Alors dans le business et quand on veut éclater le secteur comme vous essayez le faire.
Bon bah l'histoire juge dans 5 ou 10 ans. Soit vous serez un génie et tout le monde dira "Ah, il a eu raison avant tout le monde" ou "outon dira "Ah, c'était une comète et finalement il s'est planté." Bon, moi j'en sais rien.
Comme on n'est pas dans 10 ans, nous verrons bien. Mais les difficultés, elles sont là. Vous l'avez dit et c'est pas contraint que la CDC a quitté, c'est un choix politique qu'elle a fait dans euh la guerre commerciale, la guerre manufacturière que nous posent les Chinois.
D'ailleurs, il faudrait au minimum qu'on se mette d'accord entre européens puisque même la taxe ultra fast fashion que nous avons adopté 2 ou 3 € pour les petits colis comme en fait la Pologne va construire un grand gare, vous allez acheminer tous les colis en Pologne puis les racheminés en France. Donc finalement ça ne servira à rien. Donc déjà il faudrait que nous-mêmes nous menions un combat politique au sein de l'Union européenne.
C'est une une vraie question. Mais vous avez donc perdu ces 300 millions, donc vous pouvez pas racheter les murs aujourd'hui. Donc où vous en êtes sur cette question ?
Et puis la deuxième, c'est que nous le savons, mais madame la présidente l'a suggéré comme elle sait si bien le faire. Je rentre pas dans les affaires judiciaires, mais un certain nombre en tout cas de de de petits commerçants, d'artisans disent des impayés. D'ailleurs, vous avez fait le choix en 2026 de passer au paiement quotidien.
Donc qu'est-ce que cela veut dire ? comment vous allez agir pour notamment payer un certain nombre d'impayés donc d'ailleurs à messe et puis enfin aujourd'hui vous êtes prévalu les 15 premiers jours de 300000 visiteurs 50000 ventes, un panier moyen de 43 € mais le réel c'est que j'en reviens aux gens parce que c'est toujours les citoyens et citoyennes qui viennent et qui achètent sur leur téléphone ou sur de à deux ou 3 € mais les produits que vous vendez sont entre 14 et 25 €. Donc ceux qui viennent sont déçus et se disent finalement et repart et aujourd'hui toutes les enquêtes euh journalistes le montrent.
RTL a été hier dans votre magasin. Le magasin en plus d'avoir fait fuir duor Guerlin et les autres et donc d'être passé d'un bazar de luxe en réalité à aujourd'hui quelque chose une promotion en tout cas de l'Ultraf Fashion. Vous avez perdu sur un pont et vous êtes pas en train d'en regagner un autre.
Donc est-ce que en réalité vous êtes pas en train de perdre votre paris et est-ce que vous avez l'idée que si ça continue à ne pas fonctionner de rechanger le système ? Voilà, je vous remercie. Et bien voilà, on est dans le vif du sujet et donc je vous propose de répondre à cette première série de questions.
Je ne sais pas qui veut commencer. Monsieur Rufa, vous commencez. Allez, merci euh madame et messieurs les sénateurs pour vos questions.
Je vais commencer par le les questions viennent pour me concernant de monsieur Jade et de monsieur Guay concernant les les chiffres que vous avez avancés sur la la nonconformité des produits. Il y a effectivement un nombre de chiffres incalculables qui sont diffusés, que ce soit par le gouvernement, que ce soit par la DGRF, que ce soit par la presse. La réalité des faits, c'est que durant l'opération menée par les douanes qui a été largement documentée par la presse, seulement une centaine de produits sont restés haqués.
Le reste ont été livrés chez les clients. N'ayant pas été notifié ni par la DGCCRF, ni par les douanes de la réalité euh et du nombre de ces contrôles, je ne suis pas en mesure de commenter ces chiffres. La seule chose que je peux vous dire aujourd'hui, c'est qu'une centaine de produits ont été mis de côté pour des contrôles plus poussés. sur la réalité des contrôles sur des contrôles internes à Chine.
Je rappelle que en tant que très grande plateforme en ligne donc Velope, nos obligations concernent l'évaluation et l'atténuation des risques. Ça a été rappelé hier par madame Sarah Lacoche en commission au Parlement, donc le celle qui qui dirige la DGCCRF. Nous effectuons régulièrement des contrôles aléatoires qui peuvent le cas échéant entraîner des sanctions contre les vendeurs tiers.
Ces contrôles sont soutenus par des auditeurs indépendants, notamment Bureau Véritas ou Intertech que vous devez connaître. Par exemple, concernant les vêtements que nous vendons et autres produits de confection Chine. Des inspections aléatoires ont lieu chaque mois.
Cela peut inclure des tests de résistance, de tissu, de durabilité, de couleur, de de boulochage et de sécurité chimique. En 2024, nous avons rapporté que plus de 700000 inspections avaient été effectuées sur des articles de vêtements afin d'évaluer la conformité aux normes applicables. Pour les produits d'habillement sous la marque Chine.
Je je j'utilise le temps que vous me m'offrez aujourd'hui pour vraiment rentrer dans le détail des contrôles. Ça va peut-être vous paraître un peu révarbatif, mais utilisons ce temps pour que je puisse en toute transparence vous expliquer comment nous contrôlons les choses. Pour les produits d'habillement sur la marque Chine, nous avons mis en œuvre un protocole un protocole de sécurité qui est multifacette pour surveiller la conformité des produits de Marc Chine et et et s'assurer qu'elle réponde aux lois et aux réglementations applicables dans les pays dans lequels nous opérons. avant de travailler avec un fournisseur puisque je rappelle que les usines ce ne sont pas nos usines mais ce sont des fournisseurs.
Avant de travailler avec un fournisseur, il doit accepter formellement notre code de conduite des fournisseurs et les exigences de sécurité des produits. La conformité des fournisseurs est ensuite vérifiée par des obdits réguliers basés sur le risque. Et pour nos propres Chines, pour nos propres produits pardon, nous réalisons des tests de sécurité à grande échelle basé sur les risques tout au long du cycle de production dans des dans des laboratoires indépendants et accrédités. et nous retirons tout produit, ne respectons pas les normes de sécurité.
Monsieur le sénateur Jadeau, je n'ai aucun problème après cette audition euh à vous partager certains de euh de nos contrôles de de résultats de nos contrôles produits pour que vous compreniez comment ça fonctionne. Il y a ensuite le sujet marketplace. Je le rappelle encore une fois, nous sommes une très grande plateforme en ligne.
Nos obligations concernent l'évaluation et l'atténuation des risques systémiques. La conformité des produits sur la marketplace Chine est gérée par une série d'étapes du qui commencent avant l'adhésion du vendeur et se poursuivent tout au long du cycle de vie des produits mis en vente. Ces procédures comportent trois étapes principales.
Avant l'intégration, nous avons mis en place des mesures pour garantir que les vendeurs qui souhaitent s'inscrire au sein de la plateforme respectent nos politiques et réglementation local. Une fois les vendeurs intégrés, leurs produits sont soumis à des critiques strictes. Leurs produits sont soumis à des des contrôles stricts avant de pouvoir avant d'être mis sur la sur la plateforme.
Enfin, nous avons des contrôles rigoureux et continus après inscription pour surveiller la conformité de ces produits. Chaque étape est conçue pour garantir que les produits respectent des normes de sécurité légal et qualité, quel que soit leur type ou leur catégorie. Je peux ensuite si vous voulez je si on a le on a le temps, je je pourrais rentrer dans le détail très poussé et très précis de ces trois étapes où je je peux vous partager le le les process de de contrôle après le l'audition.
Sur l'exemption des droits de douane, Chine respecte l'ensemble des réglementations en vigueur. Il y a effectivement aujourd'hui une exemption de droite droite sur les produits en dessous de 150 €. Euh je ne suis pas en mesure de commenter ce que le gouvernement et et vous euh mesdames et messieurs les sénateurs ou les députés euh faites euh au sujet de de cette de cette taxe.
Encore une fois, euh notre mission c'est de proposer des produits abordables à nos clients tout en respectant les règles et les réglementations en vigueur dans les pays dans lequels nous opérons. Sur nos fournisseurs, nous avons 10000 fournisseurs en Chine. 95 % de ces fournisseurs en 2024 ont été audités par des cabinets d'audit indépendants dont Bureau Viritas que vous connaissez.
Dans ce code de conduite interne, il y a trois points de zéro tolérance. Le travail d'enfant, le travail forcé et le refus de se soumettre à un audit indépendant. Ces audits ne sont pas préparés et nous nous assurons de la la bonne tenue de du code de conduite interne que les fournisseurs sont obligés de signer s'ils veulent travailler avec nous.
Si un point de zéro tolérance est découvert lors de l'audit, nous ne cachons pas la poussière sous le tapis. Nous annonçons le nombre de fournisseurs avec lesquels nous avons arrêté de travailler dans notre rapport RSE, sur le rapport RSE 2024, ces 12 fournisseurs avec qui nous avons terminé le contrat sur le salaire. Monsieur le sénateur Gay, des études menées par nos auditeurs tiers couvrant plus de 4000 travailleurs dans les usines de nos de nos fournisseurs en Chine montre que les employés des fournisseurs Chines perçoivent généralement des salaires non seulement bien supérieurs au salaires minimum local mais aussi nettement supérieur à ceux des travailleurs d'autres secteurs de l'industrie mondiale de la mode tant en terme absolu après tant en terme absolu qu'après ajustement du pouvoir d'achat local.
Je vous rappelle que 97 % de la production de du textile qui est vendu en France aujourd'hui est produit à l'étranger. 70 % en Chine. Je partage et je vous le dis aujourd'hui la majorité de mes fournisseurs avec des marques de prête à porté français, européennes et internationales que vous connaissez tous.
Il est notre de notre devoir de faire en sorte d'encadrer les conditions de travail de nos fournisseurs en Chine, de faire en sorte que les cadences de travail soient respectées et que le respect de notre code de conduite soit respecté. Ce code de conduite, je vous le partagerai après cette audition. Il est en libre accès sur notre site et vous verrez qu'il est précis et et qu'il répond à beaucoup de vos questions.
Dans ce code de conduite, je vous l'ai dit, pas de travail forcé. Chine n'exploite pas les ouvriers de ses fournisseurs. Merci.
Pardon, excusez-moi. Euh en tant que en tant qu'entreprise privée, euh je je vais faire appel au secret des affaires ici et je ne je ne rentre je ne je ne rentrerai pas dans les détails financiers. Ah moi je peux vous parler de métarge.
Non, d'abord avec distance ce que je voudrais dire c'est que je trouve que pardon madame la présidente mais je rechignais un peu à venir parce que j'avais le sentiment de m'être beaucoup exprimé en fait sur sur ce sujet-là et que la polémique était en train de redescendre. Et je rejoins un peu vos propos monsieur le sénateur. En fait je crois que dans les affaires, ce qu'il faut c'est avoir raison.
Mais avoir raison trop tôt c'est avoir tort finalement. Et et je suis ravi en fait que ce temps d'échange arrive 3 mois après l'annonce de ce partenariat parce qu'on est moins dans la passion, on est moins dans voilà l'émotion et on peut prendre le temps de répondre. Et puis surtout, je suis heureux d'avoir Quentin près de moi parce que à chaque fois que j'ai dû m'exprimer sur la nature de ce partenariat, on venait me chercher en fait sur tous les sujets qui sont les sujets d'éthique, de responsabilité vis-à-vis de Chine et et je crois que Quentin est bien plus au fait de répondre que moi et puis je constate qu'en plus de ça, il y a une dimension pardon he presque religieuse autour de Chine.
Il y a un dogme autour de Chine. C'est-à-dire que on a beau apporter la preuve, on n'y croit toujours pas. Voilà. et et en fait non mais je je je voudrais juste vous dire dans quelle mesure j'ai décidé de faire ce partenariat parce que je considère en fait être un chef d'entreprise éthique, je considère avoir des valeurs dans mon groupe et j'ai constaté que la majorité des fournisseurs des marques pardon qui étaient présentes dans mes magasins ou mes centres commerciaux partageaient les usines de Quentin.
Donc si je décidais en fait d'extraire de dire je ne veux pas travailler avec cette marque, je ne le ferai pas pour des raisons économiques. Je le ferai pour un sujet qui me dépasse, celui de la mondialisation. Et pardon mais du de mes 34 ans, je crois que je suis pas capable en fait de régler ce problème-là à l'échelle à l'échelle mondiale.
Madame la sénatrice et et monsieur le sénateur, je pense que vos questions rejoignent celle du bilan en fait et que l'enjeu c'est peut-être de dresser un bilan de ce qu'est notre partenariat avec Chine après un peu plus de 2 mois d'ouverture. D'abord, je crois que la France, elle aime pas les expériences parce que cette expérience, on aurait pu la faire n'importe où ailleurs. Bah, on a décidé de la faire en France.
Alors, Chine a eu du courage. Chine a eu du courage parce qu'en faisant cette expérience en fait et en venant en France, il savait qu'ils allaient prendre beaucoup de coups. Je crois que ils ont pris des décisions assez drastiques en fermant la marketplace et cetera.
Et je suis pas certain que ce soit un bilan économique réussi pour Chine que d'avoir fait en fait ce partenariat physique avec nous, mais c'est un partenariat qui avait du sens pour servir le commerce physique. On est présent dans une vingtaine de villes en France. Nous ne faisons qu'un seul constat.
Notre choix à nous, c'est de n'être présent qu'en ni centreville. Et finalement, les problématiques de l'hypercentre-ville de Grenoble ou de Mulous, il est pratiquement le même que celui de Paris. C'est-à-dire que les accès à nos magasins, l'accès à nos magasins est devenu très difficile.
Les habitudes de consommation changent. Les habitudes de consommation changent. Et monsieur le sénateur, je pense que vous avez euh euh commis une erreur dans votre propos liinaire en disant dans votre question avant votre question de votre propos en disant en fait que vous compreniez beaucoup de personnes qui étaient contraintes de consommer chez Chine.
La réalité et je le constate tous les jours, c'est qu'il n'y a pas que des personnes contraintes de consommer sur Chine. Non, non, mais vous savez, j'ai dû j'ai dû je pense que dans cette assemblée, certains de vos enfants consomment sur Chine. Je voulais aussi monsieur le j'ai effectivement oublié de vous de vous donner un chiffre qui euh qui ne vient pas de chez nous et le et qui va à l'encontre de la contrainte que vous mentionnez c'est que Chine est la 5e marque de mode préférée des Français et et donc et donc non mais mais c'est l'enjeu du mais ce n'est que l'enjeu du prix.
Ce n'est que l'enjeu du prix. Ce n'est que l'enjeu du prix. Et donc je pense que les habitudes de consommation changent plus généralement.
Il n'y a pas que des personnes contraintes. Il y a des personnes contraintes pour des raisons financières, pour des raisons de taille aussi parce que euh Chine est connu pour ses ses grandes tailles, mais il y a aussi des habitudes de consommation où en fait la jeune génération peut-être surconsomme, a l'habitude en fait de vouloir avoir de la mode et cetera et aujourd'hui consomme sur Chine très régulièrement. Et en tant que commerçant avec 27 millions de clients revendiqués, 27 millions de clients revendiqués, je ne peux pas imaginer qu'il ne puisse pas y avoir de clients transverses entre des marques qui se veulent médium, premium et des clients Chine.
C'est la réalité. Je ne peux faire que constater. Je ne peux faire que constater.
Voilà, ça c'est le premier point. Le deuxième point, c'est que quand nos sites baissent en trafic dans les villes moyennes, c'est toujours la même problématique. Les accès au centre-ville qui sont compliqués, les grandes zones de retail park qui se sont développées en fait autour des centre-villes avec des parkings gratuits quand on veut abolir les voitures en centre-ville des villes moyennes.
C'est c'est la réalité hein. Et donc euh les gens viennent avec leur voiture, se garent, consomment. Où est-ce qu'elles consomment ces ces ces personnes-là dans les grandes zones de Retail Park ?
Bah, elle consomment dans des magasins Mass Market, pardon pour les citer, mais il y a pas dur eton en fait dans les dans les grandes zones de Retail Park à l'extérieur des villes. Et je peux citer des exemples très probants. Je vais prendre la ville de Grenoble.
Quand on prend la ville de Grenoble, il y a plor en fait de centres commerciaux qui ont ouvert en périphérie des villes. Il y a un nouveau centre commercial qui a ouvert avec une enseigne qui s'appelle Primark qui draîne un flux magistral. Je l'ai comme locataire à Mulous, je l'ai installé en centre-ville.
C'est tout le centre-ville en fait qui a réussi pas que grâce à Primark, grâce au travail aussi des commerçants, des élus locaux, mais aussi grâce au flux généré par Primark à revitalisé son centre-ville. Et je crois qu'aujourd're-ville de Mulous, c'est un des plus beaux centre-villees de France. En tout cas, en terme d'attractivité commerciale.
Grenoble, c'est plus compliqué. Les enjeux d'insécurité et cetera, mais surtout toute cette zone, toutes ces nouvelles zones qui draînent qui drainent flux qui draî qui draîent influ à l'extérieur de la ville. Et quelles marques ont décidé de s'installer dans ce nouveau centre commercial et quitter le centre-ville, non pas mon magasin uniquement, mais aussi les boutiques qu'elles avaient euh euh les pas de portes qu'elles avaient dans le centre-ville.
Ce sont toutes ces marques qui sont ces marques premium mais qui vendent, pardon de le dire en fait, de la marchandise trop chère sur un principe de design de mode, mais dont la qualité et l'origine de fabrication est en Chine, au Bangladesh ou je ne sais où. Pardon de les citer, SMCP, Sandro, Claudie-Pierrelot, Mage a fermé ses boutiques en centre-ville de Grenoble pour aller ouvrir Absis qui est un formidable centre commercial qui a été fait à l'extérieur de la ville aux portes de Primark. Pourquoi ?
Parce que quand en fait Sandro vend une robe 500 ou 600 € alors qu'elle coûtait 230 € il y a encore 3 ou 4 ans, elle bénéficie du flux de Primark parce que c'est le même client. Le client, il est transverse. Donc je pense que vous avez raison, il y a des clients en fait qui consomment par nécessité, mais il y en a d'autres qui consomment par envie et par besoin.
Et je veux bien faire preuve d'éthique, de valeur, mais en tant que commerçant avec 2000 salaires à payer tous les mois, je veux en fait que ces clients viennent dans mes magasins plutôt qu'ils ne viennent plus dans mes magasins. Voilà. Et donc en faisant ce partenariat avec Chine, mon objectif est simple, générer du flux de clients dans mes magasins.
Et je suis persuadé que ce flux de clients dans mes magasins se transformera ailleurs. Ensuite, je pense qu'il y a beaucoup de d'idées reçues sur ce qu'est la clientèle du BHV à Paris. Le ticket moyen du BHV à Paris, c'est moins de 70 €.
Je crois que c'est 65 €. C'était 65. Non non du BHV, pas du pas de pas de Chine, c'est 65 € et c'était 65 € l'année dernière alors que nous avions toutes ces marques de luxe qui vendait des parfums à 400 €.
Le ticket moyen chez Chine, c'est une quarantaine d'euros. Donc on n'est pas si loin en fait en terme de positionnement. Le BHV ne peut pas devenir un éème grand magasin du luxe à Paris.
Les galeries la Faillette, c'est un épiphénomène mondial. C'est peut-être le plus grand magasin du monde, mais c'est un grand magasin qui fonctionne sur le luxe et les touristes. Le printemps, la Samaritaine qui est un positionnement très luxe, le bon marché, le BHV, il y a pas de place.
Et puis le BHV dans son ADN, ça a toujours été le grand magasin des Parisiens. Ça n'a jamais été le grand magasin des touristes. Or, forcé de constater que la ville change, tout le quartier du Maris change et dans le Marais, on a de plus en plus de clients étrangers, ce n'est pas un client asiatique ou américain qui va venir acheter de la vaisselle et un lit, des clous et des vis.
Et donc, je suis bien obligé d'adapter mon offre en fait à ma à ma à ma clientèle. J'ai pas le choix. Le BG c'est une filiale du groupe Galerie la Fillette.
Il perdait énormément d'argent. Les galeries la faillette ne s'en sont jamais cachées. Et on a décidé ensemble en fait de relever le défi et d'essayer de redresser ce navire amiral.
Perd 15 millions d'euros. On a réussi à gagner 100 millions d'euros la première année. Sera pas le cas cette année hein.
Avec l'annonce en fait du partenariat Chine, plor de marque ont quitté le ont quitté le bateau. Plor de marque. 100 % des marques qui ont quitté le BHV étaient des marques qui n'avaient pas de réalité économique à rester au BHV. 100 %.
Qu'elles a profité du média attention sur le BHV lié à l'arrivée de Chine et cetera. Je l'entends mais il y a quand même un caractère très hypocrite autour de ça parce que ces mêmes marques partagent des usines avec euh Chine. Et c'est la réalité.
C'est la réalité. Voilà. Maintenant que le sujet passionne, à chaque fois qu'on fait un changement en fait au BHV, à chaque fois qu'on décide de passer le rayon homme au premier étage et cetera, ce qui est la vie d'un grand magasin qui plus est qui se transforme, vous avez 14 articles de presse.
Quelque part ça fait de la pub, non ? Mais quelque part ça fait de la pub. Le BHV pendant un mois était sur toutes les télévisions, notamment au Japon et cetera et cetera.
Donc euh je m'en serais bien passé de cette pub là quand même. Quoi que nous fassions maintenant, nous sommes sous le feu des projecteurs. Objectivement, je me victimise pas, j'ai fait ce choix-là.
J'aurais pu aussi essayer de ne pas faire ce partenariat et cetera et cetera. J'ai toujours dit aussi que je tirerai le bilan un mois, 2 mois, 3 mois, 6 mois, 1 an après et que réciproquement si le bilan en fait n'était pas positif, nous arrêterions et nous ferions autre chose. Mais je crois à l'agilité.
C'est-à-dire que si en permanence on reste dans nos carcans à faire ce qu'on a toujours fait, ce qu'on a toujours vu, on va mourir. Mais on va mourir le bilan, contrairement à ce qu'a dit RTL, vous citiziez RTL, nous n'avons jamais jamais depuis l'ouverture de ce pop-up Chine et je pèse mes mots, je suis conscient de la responsabilité qui est la mienne quand je m'exprime en fait dans une assemblée comme celle-ci, eu moins de 5000 visiteurs à l'état chine au 6e étage. C'estd ce sont des visiteurs qui viennent du rez-de-chaussée ou du moins un au métro qui montent jusqu'au 6e étage. 5000 grâce aux cartes de crédit Grâce aux cartes de crédit on sait que le chiffre exact c'est 28 ou 29 %.
Je l'ai oublié pardon. J'ai j'ai moins préparé que que toi Quent à moi. 28 ou 29 % en fait de mes clients sont allés faire un achat ailleurs dans le BHV.
Là où je ne peux pas vous mentir, c'est qu'avec tout ce départ de marque à la meilleure période de l'année, c'est-à-dire au moment des fêtes de fin d'année, le babless quoi. Enfin, c'est on accuse une vraie baisse de chiffre d'affaires. Pour autant, et vous parliez des difficultés euh de délai de paiement, je l'assume, on en a réglé une grande partie, il en reste encore.
On a mis en place un système qui est assez inédit dans l'univers du grand magasin parce que encore une fois, j'essaie d'être disruptif. Le modèle du grand magasin, c'est quoi ? Pour une partie de votre chiffre d'affaires, vous captez le chiffre d'affaires d'un de vos commerçants et vous lui rétrocédez moins votre marge parce que vous avez employé le personnel ou pas.
J'ai essayé de m'inspirer de ce qui fonctionnait. J'ai essayé de m'inspirer des marketplace du net. Qu'est-ce que vend Quentin sur Chine quand il vend espace dans sa marketplace à un commerçant ?
Il vend du trafic, un flux de client magistral. et le commerçant lui n'a qu'à se pluguer, venir, vendre, bénéficier du trafic et puis rétrocéder une marge à Quentin. J'ai décidé de faire exactement la même chose dans un grand magasin et ça c'est innovant.
Et donc j'ai mis en place un système qui tous les jours vient capter 100 % du chiffre d'affair de mon client, va sur un compte séquestre et rétrocède dès le lendemain en fait le chiffre d'affair moins ma au commerçant et ma marge à moi pour avoir occupé l'espace. Ça peut paraître basique, mais imaginez-vous le nombre de petites marques qui encore une fois ne sont présentes que sur internet et qui pourrait être démontré physiquement dans nos grands magasins. Ne sous-estimez pas, mesdames et messieurs les sénateurs, l'importance vitale en fait des grands magasins dans l'écosystème du commerce physique.
Par contre, il faut, je le reconnais, imaginer ce que sera le grand magasin demain parce que le modèle des grands magasins qui est un grand magasin du luxe et cetera, il fonctionne pour certains mais on pourra pas le déployer de partout. Et surtout quand dans mon magasin de Dijon, quand mon magasin de Reince, je veux donner une image très premium, très haut de gamme, je ne corresponds plus à ma clientèle parce que c'est pas vrai. Je n'ai pas ces grandes marques-là, je ne les vends pas, je ne les ai jamais vendu.
Et donc, c'est là où je suis fier de pouvoir incarner cette nouvelle marque BHV qui sera une marque de main beaucoup plus populaire. Ce changement, alors ça va encore faire les chou gras de la presse, hein. Ce changement va mettre beaucoup de temps.
C'est au moins 2 ou 3 ans de transformation. Deux ou 3 ans de transformation. Mais tous les jours, nous captons de nouvelles marques.
On en a une trentaine qui aujourd'hui fonctionne avec ce système de paiement quotidien. Le mois prochain, on en aura une centaine. Et donc, on transforme, on transforme, on transforme.
Sur la réalité des chiffres. A RTL disait 2000 € de chiffre d'affaires au BHV. La réalité c'est que c'est expérimental.
Et donc en 2 mois, pour une première mondiale, on ne peut pas tout bien faire. On peut pas tout bien faire, c'est impossible. En fait, on a eu tellement tellement d'attention médiatique qu'il aurait fallu le jour J avoir la meilleure marchandise, le meilleur positionnement prix, le nombre de clients, savoir le vendre, la bonne collection.
Ce n'est pas possible, c'est impossible. Ce qui est formidable et je le redis, c'est que Chine, cette marque attire un nombre de clients phénoménal, 5000 clients minimum jusqu'à 12000 clients les samedis et ça ne désemplit pas. Ce qui compte quand on est commerçant, c'est du flux, mais c'est transformer ce flux là derrière.
Avec les premières collections, au tout départ, on transformait, je crois, un client sur 10, ce qui est faible parce que nous n'avions pas les bonnes collection. Pourquoi ? Parce qu'on s'était inspiré en fait de ce que Chine vendait dans ce quartier-là.
On l'a mis en vente dans nos rayons. Et la différence entre le e-commerce et le commerce physique, c'est que quand la cliente qui a entre 18 et 35 ans et cetera, celle que Quentin vous a décrit, vient pour trouver ce qu'elle cherche, elle vient accompagner de son père, son petit copain, elle vient avec ses enfants et donc il a fallu en fait adapter la collection. Ça prend du temps parce que Chine fabrique à la demande.
Et donc on a adapté des collections. Quand nous avons mis en rayon les nouvelles collection, je crois que c'était début mi-décembre, on a transformé six fois plus que les premières collections. Et la réalité, c'est qu'aujourd' elles sont épuisées.
Et donc quand on nous dit vous procrastinez sur l'ouverture de vos magasins de province et cetera et cetera, je suis pas contraint en temps ce que je quand quand on nous dit vous procrastiner sur l'ouverture de vos magasins de province, la réalité c'est qu'on veut ouvrair dans les meilleures conditions avec les bonnes collections et pour transformer justement nos clients. Par contre ce qui est assez surprenant c'est que le c'est que la machine s'est retournée. C'estàd qu'en province, à Grenoble, je peux citer des villes à Reince, on a des associations de commerçants qui elles maintenant nous demandent l'ouverture de Chine.
Mais c'est la réalité. On nous demande aujourd'hi dans ces magasins là et nous serons en mesure de le faire très prochainement puisque nous avons su avec les équipes de Chine mettre en place justement une nouvelle façon, une nouvelle méthode pour que nous ayons les meilleures collections, un meilleur positionnement prix et cetera et cetera. Est-ce que j'ai répondu à à l'ensemble de vos questions ?
Je vous en prie. Il y avait juste cette je voulais vous Oui. Vous entendre sur votre vision sur l'impact en fait de cette stratégie de cette expérimentation sur la nécessité de produire à nouveau en France et en Europe.
C'estàd que j'entends moi l'idée de voilà l'idée à court terme de faire du chiffre, de payer des salaires, ça on me rejoint. Mais clairement quelle vision derrière ce qu'on porte comme modèle. Mais madame la sénatrice, j'entends je suis je veux pas je vais pas je vais pas vous refaire mon histoire.
Je suis français. J'ai j'ai démarré avec un pré-étudiant. Je Non mais je je je crois Non mais je je crois je crois je crois comme jamais à la filière française.
Il faut soutenir la filière française. La seule chose, c'est que dans mon magasin BHV, ce qu'on oublie de dire, c'est qu'il y a un nombre de produits qui sont fabriqués en France qui sont juste énormes. Énormes.
On vend des cocottes le creuset, enfin tout. Quand j'ai 28 % de ce flux nouveau qui vient, c'est potentiellement 28 % de clients en plus. Si j'ai 10000 clients par jour, c'est 3000 clients qui vont acheter ailleurs dans le BHV et potentiellement des produits français.
Mais la réalité c'est que comme je le disais chi voilà la bête à abattre parce quein c'est ceux qui enfin non mais réellement c'est ça mais ce sont les mêmes usines. Ce sont c'est un sujet qui réellement dépasse l'enjeu de de mon commerce puisque aujourd'hui on a mis cette lumière sur mon partenariat avec Chine mais je vous assure madame la sénatrice que les marques qui sont toujours là ou qui pour certaines sont parties fabriquent dans les mêmes usines que Chine. Donc ma réponse à votre question, c'est de dire d'abord moi en tant que chef d'entreprise, je ne peux pas revoir ce qu'est la mondialisation.
Ce n'est pas mon travail de légiférer, je l'ai dit dans mon proposiminaire, mais mon travail c'est de dire que dans un magasin, on doit aussi avoir en fait des produits qui sont des produits made in France et je le revendique et je suis fier en fait de vendre des produits made in France au sein du BHV et dans mes autres magasins de province et que le pari que je fais c'est que ces milliers de nouveaux clients et bien a priori pratiquement un sur tro achètera ailleurs dans le magasin et potentiellement consommera français. Je ne pense pas que ce soit en opposant les gens qu'on réussira à à gagner à gagner. Je pense qu'au contraire, c'est en offrant le choix, en disant voilà, tu peux acheter un pull Chine, mais tu peux aussi acheter une chemise made in France de l'autre côté de Corner.
Et c'est ça la force d'un grand magasin et d'un lieu de commerce. Merci beaucoup. On continue avec les questions et avec Marc Sa.
Merci madame la présidente, messieurs. En novembre 2025, des poupées sexuelles à connotation pédopornographique ont été signalé comme étant disponible sur la marketplace de Chine en France, ce qui a conduit et on le sait tous ici à une enquête judiciaire. Vous az déclaré que Shain collaborerait à 100 % avec la justice.
Pourriez-vous décrire en détail les procédures de modération, de filtrage, de vérification d'âge et d'alerte en place sur votre plateforme ? Et depuis quand ces procédures existent-elles ? qui les met en œuvre.
Avez-vous recours à des prestateurs externes pour vérifier tout cela ? Et pouvez-vous produire un rapport d'audit interne ou externe attestant de leur efficacité ? Merci. présidente monsieur vous avez fait un ployer pour défendre Shine.
Bon à titre personnel, il m'a pas vraiment convaincu mais il faut reconnaître que votre modèle fonctionne même s'il cannibalise les enseignes françaises et l'industrie textile. Moi, je voudrais enfin la France et l'Europe essayent de réagir hein avec difficulté pour contrer votre développement. Je voudrais savoir pour vous quels sont les principaux points d'alerte ?
Est-ce que ce sont les droits de douane qui risquent d'être mis en place et augmenter ? Est-ce que c'est votre réputation euh parfois un peu sulfureuse hein euh qui pourrait vous entraver ? d'autres plateformes type Joyby qui se positionnent sur des produits plus premium ou bien ce que vous pensez que vous allez poursuivre votre développement et étendre ce modèle à à tous les produits de consommation.
Et donc Antoinette Gul pour terminer cette série de questions. Antoinette. Madame la présidente, merci.
Euh messieurs les directeurs, nous savons de manière certaine et documentée que la Chine organise la privation de liberté, le travail forcé et le génocide desigours. Êtes-vous en mesure l'un et l'autre de nous prouver qu'aucun produit vendu sur votre plateforme ou maintenant au BHV n'est fabriqué par des esclaves igour ce qui au-delà de la négation des droits humains fondamentaux est aussi une abjecte concurrence desloyales monsieur le sénateur donc le le propos que je j'ai voulu tenir tout à l'heure sur le les process à notre marque être euh suffisamment complet de de lire le propos que j'ai j'ai préparé. Euh je rappelle encore une fois que nous sommes une grande plateforme en ligne.
Nos obligations concernent uniquement l'évaluation des risques et la tuination de ceci. Euh je profite de cet espace pour exprimer une nouvelle fois le fait que que cette affaire de poupées pédoportnographiques qui sont retrouvé sur notre site est une quelque chose qui n'aurait pas dû arriver, qui a été certes retrouvé sur d'autres plateformes, mais il est de notre devoir de contrôler ce genre de chos en tant que grande plateforme en ligne. Nos process marketplace en détail.
Premièrement, lors de l'intégration du vendeur, la plateforme vérifie l'identité et la légitimité de chaque vendeur. Ces derniers doivent fournir des informations détaillé sur l'entreprise, notamment leur localisation, la manière de contacter, de les contacter et d'autres détails sur la traçabilité. Ces informations sont vérifiées par une équipe de gouvernance dédiée qui examine les documents officiels et si nécessaires, demande des informations complémentaires.
Les vendeurs qui ne peuvent pas être vérifiés ne sont pas autorisés à poursuivre. Tous les vendeurs doivent accepter les règles de la plateforme et ceux qui souhaitent vendre dans l'Union européenne doivent confirmer qu'ils respectent les réglementations européennes. Ce processus est complété par une revue par des prestataires de services de paiement agréent l'identité des propriétaires d'entreprise, font correspondre les informations avec les documents publics et examinent si les vendeurs pourraient présenter d'autres risques.
Cette aide vise à instaurer la confiance avant que les vendeurs ne puissent mettre en vente leurs produits. Nous avons mis nous avons ensuite mis en place des mesures pour garantir que les types de produits proposés par nos vendeurs respectent les réglementations locales. Lors de l'introduction de nouveaux types de produits, la plateforme examine les normes légales ou réglementaires applicables.
Ce processus peut impliquer des équipes internes de conformité, des experts juridiques et des laboratoires externes de test de produits qui recherchent et confirment les exigences pour différentes régions. Une fois les règles finalisées, elles sont partagées avec les vendeurs et tous les contrôles nécessaires pour intégrer les processus de mise en vente sont ajoutés. Les produits interdits ou restreints, comme ceux impliquant des matériaux dangereux, sont ajoutés à notre liste de produits interdits.
Les listes de produits sont ensuite soumises à un examen préalable. Les vendeurs choisissent des catégories parmi une sélection standard et soumettent les informations requises comme le nom du produit, la description, l'origine et la région cible. Certaines catégories comme les produits pour enfants ou l'électronique ont des exigences supplémentaires comme la fourniture de certification, des dossiers de fourniture ou une preuve d'expérience en vente.
Les vendeurs doivent également confirmer que leurs produits respectent toutes les règles pertinentes de sécurité, d'environnement et de propriétés intellectuelles avant de les mettre en en ligne. Les outils automatiques scannent les nouvelles annonces avant qu'elles ne soient mises en ligne. Ces outils signalent les problèmes possibles en utilisant des recherches par mots clés. la reconnaissance d'imag et l'analyse de métadonnées, la recherche de signes de produits interdits, de contenu illégaux ou d'erreurs d'équitetage.
Tout ce qui est signalé par le système est ensuite vérifié par l'équipe Chine pour en vérifier l'exactitude et l'annonce ne peut être publiée tant qu'elle n'a pas été terminée par la revue manuelle. Une fois les produits disponibles sur le site, une surveillance continue est effectuée. Les systèmes automatisés continuent de scanner les annonces à l'aide de divers outils techniques.
Des contrôles réguliers et aléatoires permettent de détecter les problèmes pouvant survenir après la mise en vente des produits. Les utilisateurs autorisés, enfin autorités et signaleurs de confiance peuvent également signaler les problèmes directement depuis la page produit et utiliser notre adresse mail dédiée. Aucune plateforme n'est à l'abri qu'un vendeur ne contourne les règles.
Aucune. Ça a été prouvé, ça a été montré. Aucune plateforme aujourd'hui n'est à l'abri qu'un vendeur ne contourne les règles.
Pour revenir sur votre sujet d'audit, comme vous l'avez vu, notre réponse suite à la découverte de ces produits a été rapide. Ça a d'ailleurs été souligné par la DGCRF, ça a été souligné par le tribunal judiciaire. En 24 he, les produits n'étaient plus là.
En 24 hees, nous avions suspendu définitivement la catégorie poupée sexuelle et ceux partout dans le monde. En 24 heures, nous avions suspendu la catégorie pour adultes partout dans le monde. En 24 heures, nous avions élargi la liste noire des mots clés interdits sur notre site.
Et puis quelques jours plus tard, nous avions de nous avons de manière provisoire et proactive suspendu notre marketplace. Pourquoi suspendre cette marketplace ? tout simplement pour vérifier qu'aucun autre vendeur euh ne ne contournait les règles.
C'est un choix qui a été de qui fait qui a été fait de manière volontaire, en totale dissociation avec la volonté de suspension du gouvernement. Et je pense que cette décision montre l'agilité d'une entreprise comme Chine, la responsabilité d'une entreprise comme Chine quand il s'agit de sujets comme ceci. Cet audit, il est encore en cours, monsieur le sénateur.
Ça prend du temps. Nous ne sommes pas seuls. Nous sommes accompagnés par un cabinet d'audit du Big Ford du du top des quatre.
Je je vous laisserai deviner laquelle. et et cette audite sera rendue publique en temps et en heure. Il y aura une prise de parole de notre part sur ce que nous avons mis en place de du résultat des audits et comment nous allons continuer à travailler.
Madame la sénatrice, non c'était sur le pardon c'est vous madame la sénatrice. J'entends beaucoup, que ce soit de la part de certains de vos collègues mais même de de votre bouche à l'instant de dans la presse, on utilise des termes très durs, parfois martials quand il s'agit de Chine. Cannibalisation, contrer, interdire.
Pourquoi pas faire évoluer la manière dont on échange et parler de coopération ? Pourquoi ne pas nous utiliser ? Oui, et je je veux même des preuves.
Vous avez raison, monsieur le sénateur Jado, mais de donnons-nous des preuves d'amour. Donnons-nous des preuves d'amour. Le pourquoi pourquoi ne pas utiliser Chine pour ce qu'il sait faire le meilleur sur le digital et être meilleur sur l'internationalisation ?
On opère dans 160 pays. Les marques mine France ont du mal à s'internationaliser. Utiliser notre plateforme.
Les marques les marques les marques les marques médine France ont du mal les les marques ont du mal à se digitaliser. 10 % du chiffre d'affaires 10 % du chiffre d'affaires des marques de prête à portée française et sur le digital. Avec l'évolution des modes de consommation aujourd'hui post Covid, c'est plus possible de faire ça.
Il faut être multicanal et c'est tout l'enjeu de notre de notre partenariat avec avec Frédéric, c'est de montrer qu'on peut faire dialoguer de monde, qu'on peut nous utiliser, qu'on peut travailler ensemble. C'est c'est aussi simple que ça. Et donc je quand vous me parlez des des points d'alerte, des différents points d'alerte que vous avez mentionné, je fais pas de commentaire politique.
Moi je je travaille aujourd'hui pour mes 25 millions d'utilisateurs uniques qui viennent sur notre site qui ont fait de notre marque la 5e marque préférée des Français. Mais je travaillais aussi pour essayer d'aider l'écosystème. Et l'aide de l'écosystème, ça passe par notre programme Chine X Chine Accélérator dans lequel Pimki que Pimki a intégré.
Ça passe par cette jeune créatrice Mathilde Lom qui sans nous n'aurait pas pu lancer sa marque en 5 mois. Ça passe par travailler avec Frédéric Merlin et SGM pour montrer que Chine peut avoir un impact sur le commerce local. Ça passe par ces pop-up, ces boutiques éphémères qui montrent que Chine apporte du trafic.
C'est pas moi qui le dit, ce sont des chiffres. Euh je suis allé récemment à Grenoble pour aller à la rencontre des associations des de commerçants. Les associations de commerçants attendent notre arrivée à Grenoble.
Il le ils la demandent. Ils ont besoin de ce trafic que serait généré par Chine. Donc plutôt que de me euh de réfléchir à tous ces points d'alerte, je vais plutôt essayer de reconstruire une confiance avec vous tous et vous toutes.
Euh le aujourd'hui, j'ai j'ai trois personnes, trois types de personnes à qui je dois parler. J'ai mes clients qui plébiscitent toujours Chine. J'ai vous les autorités avec qui je dois faire preuve de transparence. la le fait que je sois là aujourd'hui est en est une preuve et je vais continuer dans ces échanges-là et puis aussi avec l'écosystème rassurer l'écosystème.
Nous ne sommes pas là pour détruire l'écosystème. Nous sommes là nous nous existons en tant que marque mais nous pouvons nous nous pouvons être nous pouvons aider les marques de prête à porter en difficulté. Ce que vous voulez me dire c'est que en fait rien ne vous fait peur quoi.
En fait vous êtes sûr de votre modèle ? mon modèle économique aujourd'hui de production à la demande est un modèle qui est innovant, qui est novateur et qui a fait ses preuves. C'est pour ça que je suis abordable aujourd'hui.
C'est pas parce que euh c'est pas à cause des conditions de travail, c'est pas à cause de de la mauvaise qualité, c'est qu'aujourd'hui je produis à la demande à grande échelle. Et donc évidemment, il y a le le la vie économique d'une entreprise est est pleine de de de choses qu'il faut qui sur lequel il faut être vigilant. Mais je aujourd'hui je ne vais pas m'attarder sur et et commenter ce qui peut arriver d'un point de vue politique.
De toute façon, nous respecterons les lois et les réglementations en vigueur. Mais plutôt que de penser à moi, parce que nous sommes quand même ici pour parler de la décommercialisation ou de la revitalisation, plutôt que de penser à moi, j'aimerais apporter des solutions et que vous arrêtiez de nous voir, de nous considérer comme le grand méchant loup, comme l'ogre. Je peux je je vais faire acte de transparence.
Je fais acte de transparence dans la mesure du possible avec vous, mais j'ai envie de vous montrer qu'il y a une voix que personne n'a regardé, une personne n'a osé prendre à part Frédéric. C'est celle de la collaboration entre Chine et un écosystème qui aujourd'hui peut parfois être en difficulté. Attention, toutes les marques ne sont pas en difficulté.
Certaines sortent leur épau de manière assez exceptionnelle. Des marques françaises Decathlon que vous connaissez. Pourquoi ?
Parce qu'ils sont devenus multicanal. un dittex qui est une marque européenne. Pourquoi ?
Parce qu'ils sont multicanal. 30 % de leur chiffre d'affaires est sur le digital. des marques comme euh comme Asphalt, comme surprise qui sont des marques jeunes mais qui marques qui qui fonctionnent aussi parce qu'elles produisent à la demande ou qu'elle produisent à des prix abordables.
Il est plus possible aujourd'hui de produire dans les mêmes usines avec les prix qui sont utilisés par certains et certaines. Enfin, sur les conditions de travail, madame la sénatrice, nous n'exploitons aucun de des ouvriers de nos fournisseurs. Je rappelle que les usines, les 10000 usines, les 10000 fournisseurs ne sont pas nos usines, ce sont nos fournisseurs.
Que ces fournisseurs et ce n'est pas nous qui les auditons. J'attends de vous revoir dans mon champ de vision pour euh nos fournisseurs, ce sont pas nous qui nous les qui les auditons. 95 % d'entre eux en 2024 ont été audités par des cabinets d'audit indépendants. poser.
Je j'aimerais que que que vous leur posiez la question à ces 15 cabinets indépendants. Il y en a il y en a un français qui est bureau viéritas, il y en a des européens, il y en a des internationaux. Je peux je peux vous vous fournir à la fin de de cet échange certains rapports d'audit.
Des rapports d'audit qui sont positifs, des rapports d'audit qui ne le sont pas. J'ai je n'ai je n'ai aucun souci à le faire avec vous, madame la sénatrice. Et c'est je je peux le faire.
Euh donc je voilà c'est donc c'est et encore une fois je ne cache pas la poussière la poussière sous le tapis. Notre rapport RSE il est disponible à toutes et tous et vous verrez qu'en 2024 nous avons terminé le contrat de 12 euh fournisseurs. Merci.
C des questions qui vous concernaient plus directement. Donc on poursuit. Je vais laisser la parole à Sylvie Valentin Leir puisqu'elle est pas sur notre boucle et on reprendra avec Pauline Martin et Anne Chancher.
Sylvie, essayez d'être assez concis s'il vous plaît. Madame la présidente. Merci.
Mes chers collègues, je souhaite d'abord vous remercier pour l'invitation à cette réunion de commission qui me permet de m'exprimer en tant que rapporteur sur la proposition de loi relative à l'impact environnemental de l'industrie textile dite Fast Fashion que nous avons adopté, je le rappelle, au Sénat la quasi unanimité le 10 juin 2025. Lors de son audition en 2024 dans le cadre de l'examen de ce texte, le président de Chine, Donald Tang, avait affirmé que votre entreprise entreprise pardon ne relevait pas de la PH fashion au motif notable notamment qu'un modèle prétendument fondé sur la production à la demande et à la limitation des stocks. Près de 2 ans plus tard, cette affirmation apparaît de plus en plus difficilement soutenable. les volumes considérables de vêtements mis sur le marché par Chine, le rythme inédit de renouvellement des collections, le nombre massif de références proposées chaque jour et une stratégie de prix extrêmement bas dessinent un modèle industriel dont les impacts environnementaux, sociaux et climatiques sont désormais largement documentés.
Dans ces conditions, je vous pose une question claire. Maintenez-vous aujourd'hui que Chin ne relève pas de la face fashion et si tel est le cas, comment justifiez-vous cette position sans vous retrancher derrière des éléments de langage mais à partir d'indicateurs précis, vérifiables, comparable aux autres acteurs du secteur ? Par ailleurs, une commission mixte par terdeun prochainement sur cette proposition de loi qui devra évoluer pour tenir compte des observations formulées par la Commission européenne.
Et je souhaite être très clair. Ces ajustements ne sauraient en aucun cas servir de prétexte à un affaiblissement de l'ambition du texte, mais doivent au contraire en renforcer la sécurité juridique. Quel est aujourd'hui le regard de Chine sur cette proposition de loi ?
Considérez-vous qu'elle pose un problème de principe ou acceptez-vous l'idée que des modèles économiques reposant sur une surproduction massive et une incitation permanente à l'achat doivent être régulés ? Merci. Merci madame la présidente.
Je vais m'adresser à monsieur Merlin en élagant. Vous avez annoncé le lancement d'un singang sur l'avenir des commerces de Centrreville. Alors, si ça reste une inquiétude majeure des élus locaux, est-ce que tout n'a pas été dit, exploité, exploré euh en la matière ?
Je vous rappelle qu'au Sénéd, on est très doué pour avoir des des rapports qui euh calent les portes des placards. Alors, selon l'habitude effectivement très française de mener une réflexion, n'est-ce pas une façon de vous dédoiner car vous me semblez quand même très assuré dans votre démarche. Merci. préciser qu'on a pas seulement des rapports qui calent les portes des placards Pauline mais que la plupart de nos rapports font font date et sont repris et permettent ensuite de travailler plus sur le fond à travers des projets de loi ou des propositions de loi parce que on le voit ici au niveau de la commission des affaires économiques, je crois qu'il y a aucun rapport qui ne peut caler la porte d'un placard et c'est aussi remercier aussi l'ensemble de nos collègues qui font un travail formidable dans ces missions de contrôle.
On passe à Anne Charlarcher. Merci madame la présidente. J'ai une question pour chacun de vous.
Euh première question qui rejoint un peu celles qui ont été posées tout à fait au début et qui concerne la conformité. La conformité notamment dans l'industrie textile, nous traversons une période où et bien il y a malheureusement moins de natalité, où il y a aussi problème de fertilité et ce qui m'intéresse particulièrement, c'est les perturbateurs endocriniens dont la presse a peut-être parlé. Donc, j'aimerais entendre de votre part dans la mesure où vous dites que vous effectuez ces contrôles, qu'ils sont aléatoires malgré tout, mais que les contrôles sont là, s'il s'agit d'une rumeur, d'une réalité ou éventuellement d'une fake news de plus et si il a été constaté que certains textiles étaient porteurs de ce genre de produit de nature à perturbé le bon développement de la jeunesse ?
La deuxième question, elle elle soulève en fait un paradoxe que vous décrivez, monsieur Merlin, sur la difficulté pour le consommateur de consommer en centre-ville. Et en fait les plateformes sur lesquelles vous vendez vos produits, Chine en l'occurrence font que il y a un certain nombre de de livraisons qui se développent en centre-ville et avec des problèmes de stationnement, des problèmes de circulation et qui ont tendance à gangrainer euh à la fois le commerce bien sûr et les centres-villes. Est-ce que vous y réfléchissez de telle sorte que ce soit beaucoup plus fluide et mieux organisé et que cela permettete de continuer à développer le commerce en centre-ville ?
Madame la sénatrice, merci pour votre question. Je ne suis pas Donald Tang, donc je ne parlerai pas pour lui. Je ne suis que Quentin Rufa mais je vais vous donner mon avis.
Nous sommes un modèle de production à la demande. Nous ne produisons que ce que nos clients veulent. C'est un fait, c'est documenté.
Nous avons un taux d'invendu qui est à un chiffre contrairement au reste de l'industrie qui est entre 20 et 40 %. Ça explique tout simplement une grosse partie et en grande partie le prix de des vêtements Chine. En évitant le risque d'invendu, j'enlève le risque de stock. en évitant le risque d'invendu, je je j'enlève le le le du du de l'argent qui peut être qui peut être qui peut être stocké et et c'est ce qui fait le succès de Chine, tout simplement.
Produire à la demande, produire ce que nos clients veulent porter. Ce n'est pas parce que j'ai le choix, c'est pas parce que nos clients ont le choix qu'il surconsomment. C'est tout le le le succès de cette marque Chine, outre le fait de produire à la demande.
C'est la variété de vêtements que nous proposons. Je peux trouver ce dont j'ai envie de porter. Et c'est pas parce que j'ai le choix, je pense qu'il y a un grand nombre de de marques qui qui offrent ce choix.
C'est pas parce que j'ai le choix que je vais surconsommer. En en ayant le choix, j'ai cette possibilité de euh de pouvoir choisir ce que j'ai envie de porter. Je rappelle, il y a un rapport de de l'OP, une étude de l'IFOP qui montre que pour 6 francs C/ 10, le budget moyen dans le budget maximum, pardon, dans l'achat de vêtements 9 est de 200 € par an.
Je ne pense pas qu'avec 200 € par an, nous ayons les moyens de ils ont les moyens de surconsommer. Nous ne faisons pas de collection. Vous avez vous l'utilisez vous j'entends beaucoup ce ce terme.
Nous proposons des références. Pourquoi nous ne faisons pas de collection ? Puisque nous avons un modèle qui est différent de l'industrie traditionnelle.
Nous avons un modèle qui est horizontal et non pas vertical. Quand vous parlez de surproduction, c'est généralement ce modèle traditionnel qui surproduit des références qu'il ne sait pas s'il va vendre. Moi, ce que je produis, je sais que ça va être vendu puisque ça a été commandé.
Et c'est toute la différence entre les modèles. Et donc je je je ne suis personne pour dire qui est fast fashion, ultra fast fashion. Je vous dis jusqu'aujourd'hui mon modèle c'est la production à la demande et que c'est un modèle qui aujourd'hui bénéficie à ses clients pour la simple et bonne raison qui permet aux vêtements d'être plus abordable que d'autres.
Pourtant produit dans les mêmes chez les mêmes fournisseurs. Mais madame la sénatrice, vous avez raison. On a un Chine n'est pas parfait.
On a une vraie en tant que qu'un des leaders du du marché, on doit travailler sans cesse pour s'améliorer et surtout sur l'impact environnemental. J'apprécie que vous ayez utilisé le le vrai terme de cette proposition de loi qui est réduire l'impact environnemental de l'industrie textile et non pas de Chine. L'industrie textile, c'est 10 % des émissions de gaz à effet de serre en 2024.
Chine est le 5e vendeur de vêtements en volume en France. On est en train de faire une loi contre le 5e vendeur de vêtements en volume en France sous prétexte de limiter le le le le l'impact environnemental de l'industrie textile. Cette loi si elle était collective puisque c'est un effort collectif que nous avons faire dans pour pour réduire l'impact environnemental.
Si cette cette loi d'ailleurs je j'ai entendu beaucoup de marques de et de mes confrères qui sont exprimés contre et qui entre le le texte à l'assemblée et le texte enfin qui qui ne sont plus dans cette loi d'ailleurs parce que elles se sont rendu compte que ce n'était pas pour eux. Pourquoi ne faisons pas nous un effort collectif pour réduire cet impact environnemental ? On vous a fait des propositions en ce sens.
On vous a fait des propositions en proposant une feuille de une feuille de route pour une industrie textile durable d'ici 2030 dans lequel les entreprise de textile de prête à porter français prenaient des prendraient des engagements forts sur la réduction de leur impact environnemental, la mise en place d'une plateforme de seconde main, la réduction d'un vendu, l'utilisation de matériaux euh comment en plastique ou recyclé. Euh je vous rappelle que la Oouis c'est c'est c'est déjà c'est déjà un un premier pas et avec en 2030 cette possibilité de sanctionner les entreprises qui n'auraient pas respecté ces engagements et on sanctionne l'entreprise là on sanctionne la marque on ne taxe pas le consommateur et donc ma position sur cette proposition de loi madame la sénatrice reste la même. Nous appelons un effort collectif pour réduire l'impact environnemental de l'industrie textile et nous appelons à une feuille de route commune pour une industrie textile durable et également sur parfois c'est ce que nous avons fait sur notre site une responsabilisation du consommateur puisqueaujourd'hui vous allez sur le site Chine vous verrez que on encourage nos nos consommateurs à donner à réparer et à réutiliser.
Je pense que j'ai voilà vas-y. Ah oui, sur le Non, sur sur le le sujet de des tests. Euh je vais encore une fois devoir rentrer dans le détail de ce que ce qu'on fait en tant que test.
Je pourrais me renseigner plus principalement sur la partie perturbateur endotctrinien, mais sachez que la sécurité des produits quand on a 25 millions de clients en France, c'est la priorité. Euh et donc pour tous les produits d'habillement sous la marque Chine, on a mis en œuvre un programme un protocole de sécurité multifacette pour vérifier cette conformité des produits avant de travailler avec un fournisseur. Donc comme je vous l'ai dit, notre nos usines ne sont pas propriétaires de Chine.
Avant de travailler avec ce fournisseur, il doit accepter formellement notre code de conduite et les exigences de sécurité des produits. Cela inclut respect des lois locales, le maintien des conditions de travail sûr et le respect de nos normes en matière de santé, sécurité et protection de l'environnement. Les fournisseurs ne pouvant pas répondre de ces exigences sont mis de côté.
La conformité des fournisseurs est ensuite vérifiée par des audits réguliers basés sur le risque. Tout nouveau fournisseur est évalué avant son intégration. Et pour nos propres produits, pour les produits Chines, on a un cycle de test à grande échelle.
On s'assure que nos produits ne puissent pas euh être euh euh enfin non conforme. Il y a des tests aléatoires, je vous l'ai dit, plus de 700000 tests et inspections qui ont été effectués de manière aléatoire en 2024 et et ces tests parent passent surtout sur la sécurité chimique. Donc oui, c'est un sujet qui est particulièrement pregnant au sein du groupe puisque cette sécurité des produits est aujourd'hui une priorité pour nos clients.
Pour répondre à votre question madame la sénatrice, moi je me permettrai pas de juger de savoir si vos rapports servent à caler des des portes ou pas. Oui, [rires] je laisse. Ouais.
Et encore et encore une fois, je je l'ai dit tout à l'heure, je trouve que cet exercice est particulièrement intéressant parce qu'on prend le temps. Il vous a pas échappé que j'ai été entendu à l'Assemblée nationale et et j'ai eu 18 fois la même question et 30 secondes pour répondre à chaque fois. Donc c'est un travail intéressant.
Non, la volonté qui la mienne, c'est je ne cherche pas à me dédoiner. Me dédoiner de quoi ? Voilà, moi j'ai j'ai je ne cherche pas me dédonner.
Comme je vous l'ai dit, j'ai été exclu de bon nombre d'associations, fédération et la frustration qui était la mienne, c'est que je payais ces associations mais on trouvait jamais de solution. C'est dire que critiquer, opposer, c'est facile mais quand on offre aucune solution et quand quelqu'un chez l'entreprise essaie de faire, on l'exclut sans même essayer de comprendre et de savoir pourquoi il l'a fait, je trouve que ça pas beaucoup de sens. Je je me permettrai pas cette réflexion.
En plus de ça, je trouve que tout ce tapage médiatique a mis en lumière un nombre de voix, un nombre d'idées en local qui n'ont pas le courage de s'exprimer ou qui n'ont pas eu la possibilité en fait de le faire auparavant. Et je vous assure qu'en région, vous n'imaginez pas vous n'imaginez pas ce que nos commerçants peuvent avoir comme ressources pour continuer à exister. Vous n'imaginez pas.
C'est phénoménal. C'est phénoménal. Et moi, mon objectif c'est de faire un livrable très concret avec des solutions très concrètes.
Et je fais le parallèle avec votre question. La question de la livraison est fondamentale. Fondamentale avec les difficultés d'accès au centre-ville.
On parle du BHV à Paris. Vous repartez pas avec votre gripin. Enfin, vous repartez pas avec votre machine à laver ou votre lit.
C'est impossible. ou le métro, mais il faut pour autant inventer des nouveaux modèles et et je fais le parallèle avec Chine parce qu'on peut ouvrir aussi la boîte de Pandor pardon de mais mais Chine son concept à la demande, il est révolutionnaire parce que n'imaginez pas ne sous-estimez pas le poids dans le bilan d'un commerçant de ses stocks et des invendus, c'est énorme. Qui plus est je veux dire faites le bilan des soldes aujourd'hui parce que les soldes ça sert à vendre ses invendus, ça ne fonctionne plus.
Donc il faut avoir de nouvelles idées, il faut être innovant. Voilà. Et donc c'est vraiment tout ça l'enjeu en fait de think tong que je veux monter et je veux le faire de façon très pragmatique.
Et puis et puis parce que je suis fait de ce bois-là, j'ai envie de montrer qu'une entreprise privée qui est présent dans 20 villes, un chef d'entreprise, il peut en un espace très court 2 mois, 3 mois vous fournir un livrable très concret et qui soit réalisable très vite. On a été entendu, j'ai essayé de mettre à profit mon expérience notamment pendant la période du Covid. Je crois qu'il y a plein d'idées à mettre sur la table.
Il faut réformer le bail commercial, le décret de 53 est dépassé. Il y a énormément de choses à faire mais on prend le problème à l'envers. C'estàdire qu'on cherche à interdire quelque chose qui fonctionne avant d'essayer d'en tirer profit.
Ce que disait Quentin tout à l'heure est assez juste. Il y a énormément de marques qui ne sont pas digitalisées aujourd'hui qui pourraient aller sur la plateforme Chine et qui pourraient vendre dans combien ? 150 pays 160 160 pays c'est énorme.
C'est énorme. Et ça ça sert la filière française. Mais avec le jugement qui est fait sur notre partenariat, Quentin était sur le point d'enseigner quelques-unes et je peux vous assurer que beaucoup réfléchissent parce qu'on stigmatise aujourd'hui en fait.
Mais mais prenons de la hauteur, c'est 25 millions de clients, c'est peut-être un adulte sur deux, c'est énorme. Voilà. Alors, on a trois dernières questions, concision et ensuite on vous donnera les mots de la conclusion.
Alors, c'est Éveline Rena Garabédian. Merci madame présidente. Monsieur le directeur, moi ne se contente pas d'agir comme un acteur commercial, mais il déploie également une stratégie pour son influence politique en France.
Euh vous ne déclarez euh à la haute autorité pour la transparence de la vie publique que deux salariés euh pour les activités de lobbing. Ce montant apparaît largement sous-estimé au regard du coût réel euh des équipes qui sont mobilisées, de la rémunération des intervenants que tout le monde connaît et surtout de la multiplication de vos de vos actions d'influence de ces dernières années. les démarches auprès des services de l'État pour peser sur certaines décisions réglementaires, des rendez-vous à haut niveau au sein de l'exécutif, des mobilisations de personnalités politiques expérimentées et une intensification et une sollicitation de rencontrre avec des parlementaires.
Est-ce que aujourd'hui, vous avez peut-être pas le chiffre, mais vous pouvez peut-être le communiquer, quel est le montant réel du coût humain, financier et politique que Shin consacre à son influence en France ? Merci de votre réponse. Merci madame la présidente.
Messieurs Alors, monsieur Merlin, vous avez déclaré que le dossier Chine est la parfaite déconnexion de l'appareil politique et de ce qu'est la réalité de la volonté des Français. N'est-ce pas un raccourci trop facile ? Enfin, c'est vraiment ma question.
Enfin, mi-décembre, les États européens se sont mis d'accord pour créer une taxe sur les petits colis importés dans l'Union européenne. Comment la plateforme Chine se positionne-t-elle par rapport à cette taxe ? Sera-t-elle répercutée sur le consommateur ?
A-t-elle un impact sur votre business model ? Après un pic lors de l'ouverture dû à un effet de curiosité, les fréquentations des rayons Chine du BHV seraient en forte baisse bien loin de l'engouement des premiers jours, sans compter la perte de partenaires historiques à forte marge. Une précision intéressante, les ouvertures de magasins Chine en région ont été reportées.
À l'heure où les pouvoirs publics affichent une régulation de la phase fashion, le BHV n'a-t-il pas pris un risque réputationnel et réglementaire en s'associant à Chine sans garantie de bénéfices durable ? Et pour terminer, monsieur Rufard, le problème de Chine Chine. Merci madame la présidente.
Merci messieurs. Donc vous nous avez bien exposé votre stratégie économique. Moi je voudrais juste rebondir sur ce que vous disiez monsieur Merlin.
Il y a pas de bête à abattre. Il y a de la part du législateur euh le fait que nous assumons nos responsabilités qui sont euh de vérifier qu'il n'y a pas de contournement de la loi, qu'il y a bien le respect d'un dispositif. Vous avez aussi un devoir de vigilance.
Euh vous êtes soumis à une une fiscalité. Voilà. Et donc moi question serait de savoir de revenir sur le sujet de de la REP.
C'est un sujet qui me tient à cœur. Je voudrais savoir si l'ensemble des articles Chines ou d'autres articles importés euh qui sont vendus dans vos magasin sont bien couverts par une déclaration rep textile auprès de l'éco-organisme Refashion. Euh est-ce que l'importateur en titre c'est vous ?
C'est Chine ou c'est enfin quel est le la le le metteur en en marché et si donc l'ensemble des articles qui sont vendus sont bien étiquetés. et et font bien mention de cette participation à la REP. Merci madame la satrice, merci pour votre question.
Quand on représente 25 millions de clients, il n'y a pas de honte à faire de la représentation d'intérêt. Notre déclaration, notre déclaration est publique et a été validée en ce sens. Euh quand je vous avez parlé de rendez-vous au niveau de l'exécutif, je suis arrivé le 2 décembre 2024 chez Chid.
Nous sommes le 21 janvier. Oui, j'ai envoyé des courriers à certains ministres et certaines ministres pour essayer de les rencontrer. Je n'ai jamais été reçu sur je c'est une réalité sur votre affirmation, votre slogan qui est très marketing, très foui, je je je je ne ferai aucun je ne ferai aucun commentaire sur ce sur ce slogan, mais juste de vous dire que la Chine aujourd'hui est un leader sur le marché textile. ce sont les meilleurs et que c'est pour ça qu'aujourd'hui 70 % de la production textile qui est de enfin du textile vendu en France est faite en Chine et que nous nous sommes fiers de travailler avec ces ces fournisseurs qui sont capables et qui ont su intégrer ce modèle de production à la demande et qui nous accompagne aujourd'hui dans ce qui fait le succès de Chine. mot de la fin à monsieur Fréd.
Non, euh monsieur le sénateur, je je pense que j'ai dit ces mots en réaction [rires] à une audition qui avait été mouvementée où comme je le disais, j'avais eu plusieurs fois les les mêmes questions. Non, ben je pense que la preuve on est aujourd'hui, le raccourci était sans doute un peu facile. Voilà, à 34 ans, on sait pas tout et on peut dire des choses de façon un peu rapide de temps en temps.
Euh, j'ai parlé tout à l'heure de la fréquentation du magasin. J'ai expliqué que tous les jours au minimum nous avions eu 5000 clients. J'ai expliqué que la transformation en revanche avait été plutôt aléatoire, bonne au départ.
Elle s'est affaiblie ensuite à cause des collections. On a apporté une nouvelle collection, elle a explosé et les collections s'épuisent aujourd'hui. Et donc c'est pour ça, pour répondre à votre question qu'on a décidé de décaler dans le temps l'ouverture des boutiques pour être certain d'avoir la bonne recette, les bonnes collections et en fait que ce soit un succès. mais de mois pour une expérimentation mondiale, quand Chine en fait n'était pas prêt à vendre des produits physiques et que nous avons dû construire des boutiques et cetera, forcément c'est très court et donc il faudra sans doute laisser du temps, ne serait-ce même que pour faire un bilan plus complet.
Et puis la question enfin cette réponse rejoint aussi votre question madame la sénatrice. Ça a été beaucoup d'organisations pour être au rendez-vous de l'étiquetage notamment. Absolument 100 %.
Nous avons pardon de le dire, nous avons absolument tout eu des contrôles des colis par la douane dans le magasin à la réception chez notre prestataire euh des contrôles des GCCRF absolument tout. Et les produits sont conformes, répondent 100 % à la réglementation et à l'étiquetage et je peux en faire l'assurance devant cette assemblée aujourd'hui. Ce qu'on a à la règle.
Excuse-moi mais vous vous cotisez vous participez aux écoorganismes refassion vous ou ou Shine ? Ouais, nous sommes le plus gros contributeur. D'accord.
Shine. Oui. Mais en tant qu'importateur, je le suis aussi.
Enfin et bien écoutez, merci merci en tout cas d'avoir répondu présent à notre invitation. C'est vrai que on souhaitait vraiment vous avoir tous les deux en même temps et je crois que c'est aussi tout l'intérêt de l'audition qui a été conduite aujourd'hui. Il appartient maintenant à l'ensemble des commissaires et bien de de se faire une idée qui soit confortée ou qu'il puisse être revue au regard des des arguments que vous avez développé avec nous.
Mais en tout cas vous l'avez fait avec précision, avec détail et de cela on vous en est reconnaissant et on vous souhaite une bonne fin de journée. Merci à vous. Ne partez pas, on a la PPL George patient examiner.
Merci. Merci à vous
Dominique Estrosi-sassone