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interviewSud Radio (sur YouTube)· 17 décembre 2025 15 min

Aurélien Pradié : "La gestion de la crise agricole est catastrophique !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio l'invité politique [musique] Jean-François Achili et Jean-François Achili, votre invité politique ce matin, c'est Aurélien Pradier, député non inscrit, je le précise, au passage du Lotin. Bonjour Aurélien Pradier, vous êtes un élu d'Occitanie. La coordination rurale, la Confédération paysane appelle à poursuivre la mobilisation contre l'abattage total des troupeaux touchés par la DNC.

Est-ce que vous les soutenez ce matin ? Oui, je les soutiens. Je les soutiens pas par facilité politique ou par populisme, mais je les soutiens parce que parce que j'ai honte de ce qui est devenu mon pays.

J'ai honte de la manière dont cette crise est gérée depuis le début. J'ai honte que on gère avec autant de froideur des sujets absolument essentiels à la fois humainement pour nos producteurs et nos exploitants agricoles, mais aussi parce que il s'agit de la souveraineté alimentaire de notre pays. Et puis j'ai honte du fait que on a vigue à vue depuis des semaines.

Depuis des semaines. Est-ce que je dois vous vous rappeler le premier cas de cette maladie ? Nous l'avons eu en juin.

Qu'est-ce qu'on a foutu depuis juin ? Pardon d'être vulgaire et brutal, mais qu'est-ce qu'on a foutu depuis juin ? Et là, tout le monde se réveille.

Euh y compris nos nos instances d'État, euh la ministre de l'agriculture. Mais depuis juin, on a fait quoi ? Ora pré Annie Jeunev était à votre place là hier matin.

Euh vous la connaissez, vous étiez chez les républicains. Euh vous dites quoi ? Elle n'est pas à la hauteur.

Mais c'est pas parce que j'ai une proximité politique que je me dois de ne pas avoir de lucidité. Vous en pensez quoi de la gestion ? cette crise a été gérée de manière catastrophique.

Voilà, je dis les choses et vous savez dans ce moment politique que nous connaissons, ce qui est le plus grave, c'est que nous nous habituons à des situations insupportables. Ce qui est insupportable c'est que on est envoyé des CRS face à nos paysans pour abattre un cptel, pour abattre un troupeau, pardon, alors que on pouvait parfaitement dialoguer et attendre quelques heures. Ce qui est insupportable, c'est les images auxquelles nous avons assisté.

C'est quoi ? des gendarmes mobiles envoyé en arrière. C'est ça.

Et depuis depuis un hélicoptère de gendarmerie, nous avons envoyé du gaz àryogène. Ce que je veux vous dire, Jean-François Kili, c'est que dans cette période là, nous sommes terriblement en train de nous habituer à la Chion. Nous sommes en train de nous habituer au pire.

Ces images là, si on est très clair, il y a quelques années, elles auraient provoqué la démission du préfet. Elles auraient provoqué sûrement la démission du ministre de l'agriculture parce que c'est insupportable. et on s'habitue à tout ça.

Moi, je refuse de m'habituer à des situations inacceptables. Vous êtes en train de nous demander ce matin, Aurélien Pradier, la démission d'Annie Genevar, mais sûrement pas dans cette période. Il faut qu'elle continue à gérer la crise et puis et puis puis pardon mais c'est pas le sujet, c'est c'est presque secondaire le sort des uns et des autres.

Je vous dis simplement que et c'est difficile à dire et à entendre peut-être mais nous sommes comme les grenouilles en train de nous faire ébouillanter par la montée de la température de l'eau petit à petit dans la casserole et on finit par ne plus voir les choses. Je le redis ces images-là aujourd'hui euh euh on les tolère alors qu'il y a quelques années dans une démocratie normale dans un pays qui respecte ses paysans, on aurait jamais toléré ces images. Sébastien Lecnu reprend le dossier.

Il y a des annonces tout de même. Rien Pradier, les 75800 vaccins, les 100 millions d'euros pour les les petits éleveurs. Vous avez les dermatologues de l'armée qui sont convoqués.

Des choses sont engagées. Vous avez ce comité scientifique annoncé par Annie Genevar hier matin ici même rapidement ditelle. Mais vous avez l'impression que c'était à la hauteur de la situation.

Enfin, pardon, mais on a une crise sanitaire et une crise agricole, une crise morale absolument majeure. La réponse, elle va pas pouvoir être un comité théodule, un bidule, un préfet coordinateur ou je ne sais quoi. Et je sais que mon discours peut paraître un peu dur, mais en fait, je refuse de m'habituer à ce que notre pays soit aussi déclassé.

On a l'impression d'être devenu un tout petit pays et pendant des décennies lorsqu'il s'agissait de nos agriculteurs, notre pays était capable de mobiliser des moyens gigantesque. Qu'est-ce qu'il faut faire pour être concret ? Moi, j'ai pas la science infuse et je donne pas de leçon.

Ce que je sais simplement, c'est que sur la question de l'abattage total ou partiel, il faut que nous soyons capables d'avoir une religion peut-être un peu moins dure que celle que nous avons aujourd'hui. Moi, je pense qu'il faut qu'on reteste de l'abattage partielle. Je pense qu'il faut qu'on ait une ou deux zones de test pour voir si en effet l'abattage partiel fonctionne ou non fonctionne.

Attendre l'isé scientifique mais tout de suite isoler les bêtes malades et euh mettre en quarantaine les autres. C'est la vérité Jean-François Kili c'est que nous avons des inconnus majeurs sur cette maladie et que même les plus grands experts vétérinaires ne savent pas exactement comment la maladie va évoluer. Donc je pense en effet qu'il faut tester à nouveau l'abattage partiel et puis par ailleurs sur la vaccination c'est la clé la vaccination.

Mais pourquoi est-ce que depuis le début on hésite sur la vaccination ? Pourquoi est-ce qu'on nous explique que si on vaccine trop, on pourra plus exporter alors qu'on peut parfaitement rediscuter avec nos partenaires européens pour continuer à exporter malgré la vaccination ? Tout simplement parce qu'on avait pas les doses.

Et d'ailleurs aujourd'hui encore, il n'y a pas de plansif de vaccination. On a plusieurs millions de bêtes, mais bien sûr que ça rappelle autre chose. Et vous voyez au fond le cœur du sujet c'est ça, c'est qu'on nous refait la même histoire que la gestion que la gestion de la misère au moment du Covid, au moment où on avait pas les moyens de faire, on nous a expliqué un jour qu'il fallait pas, un jour qu'il fallait et au fond ce qu'on est en train de payer, c'est la faillite totale de la parole de l'État, de la parole politique. nos concitoyens n'ont plus confiance parce que ils ont une mémoire et aujourd'hui sur la vaccination, c'est la clé fondamentale.

Nous devons vacciner quelques dizaines de milliers, non pas quelques centaines de milliers. Nous devons vacciner 80 75 % du CHPTEL parce que c'est la seule manière de contenir la maladie. Auen Pradier, vous parlez de la parole politique.

Emmanuel Macron dit "Le compte n'y est pas pour la France au sujet du mercur, l'accord, la signature, c'est samedi là, les décisions, elles arrivent là, d'ici là. Que dites-vous ce matin ? Je dis que gagner du temps ne servira à rien.

C'est non. Le mercour c'est non. Et je vais en deux mots vous dire pourquoi.

D'abord parce que cet accord là est un accord de notre temps et que au moment même où l'on est en train d'affaiblir le cheptel français en matière de viande bovine, vous imaginez qu'on va laisser rentrer des produits dont on sait qu'ils sont fabriqués produits dans des conditions sanitaires que nous n'acceptons pas dans notre vie. Comme Marine Le Pen, elle dit pas de report mais non tout de suite. Je le dis depuis le début et je dis d'ailleurs qu'il y a une autre raison à cela.

Comme pour Mastrich à l'époque, ceux qui ont connu la le traité de Mastrich s'en souviennent. Le traité de Mastrich c'était pas un accord technique et d'ailleurs le sujet technique pardon mais n'est pas le plus important. C'est un accord politique à partir du moment où on signe le Mercosour alors que nos concitoyens y sont défavorables.

Ça veut dire que nous mettons le dernier clou sur le cercueil de notre souveraineté alimentaire. Et c'est la raison pour laquelle il n'y a pas à renégocier le mercour. Il y a à dire non clairement et nettement aujourd'hui.

Pas gagner du temps. Pas gagner du temps parce que ce serait une faute et en plus ce serait une tremprierie à l'égard de nos agriculteurs. Non au mercure vous dites ce matin Aurélien Pradier évoquant le narcotrafic.

Vous publiez une tribune, nous allons l'évoquer dans l'hebdomadaire le point mais tout de suite l'amende forfaitaire pour les consommateurs qui passera de 200 à 500 € annoncé par Emmanuel Macron à Marseille. Vous êtes pour ? Vous êtes contre.

Oui, c'est euh c'est euh une mesure, mais pardon, c'est euh c'est une bricole. Bricole ? Mais bien sûr, c'est une bricole.

D'abord parce que ça ne dissuadera pas le consommateur, ensuite parce que une bonne part de ceux qui sont sanctionnés par une amende ne la pai pas et que c'est le cœur du sujet. Vous pouvez augmenter l'amende. Ceux qui ne la paient pas ne la paieront toujours pas.

Et puis ensuite, parce que je pense, et c'est l'objet de la tribune que j'ai signé hier, que nous ne mesurons pas la guerre qui est en train de nous mener le narcotrafic. Le sujet il va très au-delà. Vous vous dites bataille existentielle, il faut le président doit être prêt à mener une bataille existentielle contre les narcotraafiquants.

Traduction. Traduction, nous sommes en danger de mort. Traduction.

L'État français est aujourd'hui gangrainé notamment par une partie de corruption dont on ne veut pas parler et qui touche beaucoup de la haute fonction publique. Beaucoup de nos magistrats, certains de nos magistrats, je ne devrais pas dire beaucoup, mais il ne se passe pas une semaine sans que nous ayons une affaire de corruption. Alors, attendez, arrêtons-nous là-dessus.

Je vous laisse vous racler la gorge, hein. Vous avez des choses importantes à nous dire. Aurélien Pradier, vous dites corruption au sein des administrations et de l'appareil de l'État. gangrine corruptive qui ronge nos institutions judiciaires, policières, nos administrations.

Ce sont vos mots. De quoi ? De qui vous parlez-vous exactement ?

Vous avez des informations là-dessus ? Mais il vous suffit de lire la presse toutes les semaines. Et je sais que ce sujet de la corruption, c'est un sujet très difficile parce que il nous renvoie à notre propre échec.

Vous avez l'impression que c'est abordé publiquement. Il y a pas de cas en fait. Mais il y a des cas évidemment.

Vous avez des magistrats, vous avez des haut fonctionnaires et chaque mois vous avez une affaire qui qui éclate. Ce que je veux vous dire par là, je suis pas en train de d'agiter un chiffon rouge. Je suis juste en train de dire que nous devons regarder la réalité en face.

Le chiffre d'affaires, si je puis dire, du narcotrafic pèse plusieurs milliards d'euros. Ces milliards, ils servent notamment à corrompre. Euh et cette corruption là, elle nous pose aujourd'hui des problèmes tout à fait considérables.

Nos forces de l'ordre, nos fonctionnaires font un travail absolument remarquable et évidemment que l'extrême majorité d'entre eux sont d'une rigueur absolue. Mais il y a aussi ici ou là des formes de corruption et nous devons le dire. Pardonnez-moi Préier, c'est très intéressant ce que vous nous dites.

Vous parlez même des élus de la République. Est-ce que vous avez vend vous-même d'exemples précis ? parce que vous savez que c'est susceptible de d'une saisine de d'un article 40 sésigine du procureur he ces histoiresl ces affairesl sont des affaires publiques.

Vous avez aujourd'hui des maires qui ont pour certains d'entre eux été condamnés parce que ils ont trempé dans des affaires de corruption liées au narcotrafic. En fait, ce que je veux vous dire, c'est que nous sommes dans une situation équivalente à ce que l'Italie a pu connaître avec les mafias il y a quelques décennies et que la manière dont l'Italie a pu mener cette bataille était de regarder lucidement la situation du pays, de lancer une grande opération même propre à l'époque qui était très dérangeante parce que elle l'obligeait à ouvrir le capot de la voiture et à voir des choses que nous ne vouluions pas voir. Et je tire la sonnette d'alarme parce que sur la question de la corruption, sur la question identitaire puisque les narcotrafiquants mènent aussi une bataille identitaire d'apologie de la violence face à laquelle nous ne savons pas répondre aujourd'hui.

Et puis a un troisième sujet qui est le trafic d'armes. Le trafic d'armes n'a jamais été aussi important en volume dans notre pas du tout à la hauteur de des défis quand le président dit des choses fortes pas assez à votre goût. Non, ce n'est pas suffisant.

Et c'est pour ça j'ai interpellé directement le président de la République parmi les guerres puisqu'on en parle beaucoup en ce moment ici ou là que nous avons amené, il y a une guerre intérieure qui esse l'amener contre le narcotrafic qui contamine à la fois les esprits qui contamine parce que elle propage cette idée que la violence est un outil de vie au quotidien et qui par le trafic d'armes et par la corruption est en train de saboter ce que sont les fondements de la République et de la nation. Encore un mot, il nous reste peu de temps, Aurélien Pradier, euh 27,8 milliards d'euros de dépenses directes en 2023 euh concernant la santé mentale. Euh vous dites-vous euh que c'est une c'est je sais bien que c'est un des de vos combats que ces ces ces sommes dépensées sont mal dépensées ou font mal engagé aujourd'hui.

Je vais vous donner un exemple pas directement en lien avec la santé mentale mais qui est un indicateur de la situation de notre pays. Ce sujet c'est la question de la mortalité infantile parce qu'on est en plein budget là, il y a un vote final qui arrive ou pas d'ailleurs. Mais bien sûr, la mortalité infantile, c'est la mortalité des bébés de moins de nom.

Notre pays était un des premiers pays en terme de lutte contre la mortalité infantile pendant des décennies. Nous sommes devenus le 23e pays sur 27. Je parle de la mort des bébés de moins d'un ans.

Pourquoi est-ce que je vous dis tout ça ? de la question de notre souveraineté agricole alimentaire en passant par la lutte contre le narcotrafic jusqu'à la mortalité infantile. Je vous dis ça parce que je ne supporte plus de voir aujourd'hui qu'on ne traite pas les vrais sujets et dans ce que je vous dis il y a plus d'espoir que de désespoir.

Je suis convaincu qu'il faut que cette époque de cinéma se termine pour qu'une autre époque commence et que enfin on s'attelle à rebâtir ce qui est fondamental dans notre pays. et à prendre ce sujet à bras le corps Aurélien Pradier, j'entends votre parole qui est forte he ce matin. Vous ne retournerez pas chez les républicains.

Qu'est-ce que vous dites de la de la gestion de votre ancienne famille LR par Bruno Retaillot ? Vous vous ne seriez pas susceptible de retourner à la maison ? Vous me donnez une seule raison d'avoir envie de participer à tout ce spectacle ?

Franchement comme député non inscrit, c'est pas toujours facile, mais aujourd'hui ça me donne une liberté de parole et je suis convaincu que dans ce moment-là, la meilleure manière de préparer la suite, c'est de pas participer à tout ce tout ce bousin bousin. Vous dites votre bousin il fait du du de la barasme, tout ça, tout ce qui aujourd'hui pas l'impression qu'il reprend en main de la famille. la fin de la 4e République et moi je n'ai aucune affection pour la fin de la 4e République.

Je suis un gauliste. Ce qui m'intéresse c'est de sortir de tout ce spectacle concernant et d'en venir enfin à ce qui a toujours fait l'honneur et la fierté de la politique c'estàdire mener des grandes batailles et relever notre pays. On commence avec des éleveurs.

Nous finissons avec le bou avec qui ? Avec qui quand même c'est la grande question c'est la grande question aujourd'hui. Lnard David Lisnard personne.

Vous voyez que ici ou là il y a des voix originales qui s'élèvent. Ah ben il y en a beaucoup, vous en avez cité, il y en a d'autres qui sont qui sont des personnages indépendants, différents de ce qu'on peut connaître habituellement. Sûrement qu'il faudra à un moment donné que tous ces tous ces pirates qui aujourd'hui ont une parole parfois détonnante à se parler de Ville que nous évoquons régulièrement le matin.

Ça peut être une parole forte ça par exemple. Je vous donnerai pas de nom parce que chacun d'entre nous voit bien aujourd'hui qu'en dehors des des marchandages politiciens, il y a ici ou là des femmes et des hommes qui paraissent un peu bizarre à première vue et qui peut-être à seconde vue s'ils unissent leurs forces peuvent reconstruire ce pays. Mais Villepin oui c'est oui mais je vous dis ni oui ni non c'est pas le sujet il y en a d'autres vous pouvez citer Jean-Louis Borlot vous pouvez citer Robert Ménard et tout ça pour pas pas pour vous dire que il y a une équipe qui va ces gens évidemment ils doivent travailler ensemble c'est ce que vous dites c'est le moment que des femmes et des hommes qui ont quelque chose qui les brûle au fond d'eux qui sont pas juste seulement des marchands de tapis puissent sûrement contribuer à rebâtir un avenir.

Borlot Ménard Villepin Pradier et d'autres. Donc voilà c'est une nouvelle et grande famille. Dans un instant, on va aborder tiens d'ailleurs juste un dernier mot.

Euh est-ce que le maire de Chessie a eu raison de démissionner avec son conseil municipal là pour ne pas marier une personne sous ? Oui, il a eu raison. Il a eu raison parce que lorsqu'on considère que euh les valeurs fondamentales ne sont pas respectées, c'est courageux de prendre ses responsabilités et de démissionner.

Dans un instant, vous réagissez à ce sujet 0826 300 500 balles d'amende pour les consommateurs de drogue. Est-ce que vous trouvez que finalement c'est une bonne idée ? Bien sûr.

Et puis les agriculteurs, est-ce que vous les soutenez toujours mobilisés 0826 300 sur Sud Radio.