Nicolas Dupont-Aignan invité des Grandes Gueules (22 mai 2020)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16FerméeRéponse directe
Savoir s'il était responsable des morts et de ce qui s'était passé, Nicolas Dupont-Aignan. Oui ou non ?
- 1:47ComplaisanteRéponse partielle
Bien sûr, mais il n'y avait pas de masque et pas de test, Nicolas Dupont-Aignan.
- 2:40RelanceÉludée
La doctrine depuis a changé. On teste, on teste et on isole.
- 4:35OuverteRéponse directe
Ça passera par des commissions d'enquête parlementaires ?
- 5:05OuverteRéponse directe
Raoult, il dit aussi qu'il n'y aura pas de surmortalité quand on fera le calcul en fin d'année.
- 6:11RelanceRéponse directe
Est-ce que vous n'avez pas l'impression, au bout d'un moment, que des gens comme vous, et des tas d'autres politiques, de gauche, de droite, à force de systématiquement récupérer tout ce qui s'est passé en disant...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« D'abord, aucun homme politique est au-dessus des lois. »
- 0:26Invité politiqueFait
« le gouvernement est pleinement responsable, pas du Covid bien sûr, mais de l'incapacité qu'il a eue à réagir, d'avoir pris systématiquement les mauvaises décisions au mauvais moment et d'avoir un bilan catastrophique. »
- 1:04Invité politiqueFait
« Il fallait fermer les frontières. Tous les pays qui ont fermé les frontières s'en sont sortis. »
- 1:54Invité politiqueFait
« Le Premier ministre et le ministre de la Santé nous ont menti droit dans les yeux. »
- 2:00Invité politiqueFait
« La commande n'était pas passée. On continuait à détruire des masques. »
- 2:28Invité politiqueFait
« Dès qu'il y a un cas de Covid dans une maison de retraite, on ne teste plus. »
- 3:25Invité politiqueChiffre
« On en avait 5 000. On est monté à 7 000, 8 000 par des... »
- 3:37Invité politiqueFait
« J'ai entendu le Premier ministre nous dire « On va redescendre à 5 000 lits de réanimation. » »
- 4:00Invité politiqueFait
« Gouvernement Sarkozy, gouvernement Hollande, gouvernement Macron. Tout était fait pour supprimer les lits de réanimation. »
- 4:13Invité politiqueChiffre
« on dépense parallèlement 15 milliards d'euros pour 2 millions de fausses cartes vitales. »
- 4:24Invité politiquePromesse
« j'ai un plan de doublement d'élit de réanimation, ça coûte 2 milliards et demi par an, il faut le faire. »
- 5:16InvitéChiffre
« dans les EHPAD en France, il y a 421 personnes qui meurent chaque jour en EHPAD en France. 1750 Français. »
- 8:10Invité politiqueChiffre
« Quand vous avez dans la région Grand Est et à Paris, 800 morts par million d'habitants, parce qu'on a été incapables de prendre les bonnes mesures, et que vous avez 5 fois moins à Marseille... »
- 15:20Invité politiquePromesse
« est-ce que vous pouvez vous engager à ce que toutes les personnes qui iront au bureau de vote le 28 juin aient un masque ? »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan63 %
- Invité11 %
- ?10 %
- Invité 26 %
- Auditeur5 %
- Présentateur5 %
≈ 45,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et nous sommes avec Nicolas Dupont-Aignan, président de Boula France, député de la République. Bonjour. Bonjour. Aujourd'hui, on a eu une grande discussion avec l'IGG sur ces 63 plaintes qui aujourd'hui sont comptabilisées par le procureur Molins. Plaintes contre le gouvernement à propos de cette crise du Covid. Savoir s'il était responsable des morts et de ce qui s'était passé, Nicolas Dupont-Aignan. Oui ou non ?
D'abord, aucun homme politique est au-dessus des lois.
Et
le gouvernement est pleinement responsable, pas du Covid bien sûr, mais de l'incapacité qu'il a eue à réagir, d'avoir pris systématiquement les mauvaises décisions au mauvais moment et d'avoir un bilan catastrophique. Je ne
sais
pas si on réalise qu'on est à plus de 400 morts par million d'habitants
quand
des pays comme la Slovaquie, la Pologne, je ne parle pas de l'Allemagne, sont à 20 fois moins
et
parfois 50 fois moins. Je pense à Israël, je pense à des pays du sud-est asiatique. Parce que, en vérité, dès le début, et ce n
'est
pas faute de l'avoir dit, vous pouvez retrouver une demi-vidéo du 27 janvier.
Il
fallait fermer les frontières. Tous les pays qui ont fermé les frontières s'en sont sortis. Tous les pays qui ont eu des masques s
'en
sont sortis, tous les pays qui ont testé, tous les pays qui ont appliqué le traitement du professeur Raoult. Voilà, point. Donc, il y a un moment, oui, mais il faut dire tout ce que... Tiens, l'instant, la dame qui me téléphonait avant l'émission, elle est dans un EHPAD, elle me dit au début, on traitait au doliprane,
on
envoyait les gens en réanimation. Depuis, il y
a
beaucoup moins de gens en réanimation parce qu'on les traite à l'azithromécine et à la chloroquine. Donc, il
faut
arrêter... Il y
a beaucoup
moins
de virus.
Je veux dire que... Pourquoi, moi, j'ai été révolté pendant toute cette crise ? C'est parce que j'ai quelqu'un de ma famille qui habite à Hong Kong.
Il
n
'y a
pas eu de confinement, à
part les écoles, qui sont fermées. Bien sûr, mais il n'y avait pas de
masque et pas de test, Nicolas Dupont-Aignan.
Mais
pourquoi il n'y avait pas de masque et pas de test ? Moi, j'ai eu une réunion à Matignon le 27 février. 27 février. Le Premier ministre et le ministre de la Santé nous ont menti droit dans les yeux.
En
nous disant qu'il passait une commande. La commande n'était pas passée. On continuait à détruire des masques. Donc, je veux bien tout. Mais il y
a
un moment, être responsable politique, c'est être responsable. Alors, il n
'est
pas responsable du Covid, bien sûr. Il
est responsable des
morts. Pas de tous les morts, bien sûr. Mais il est responsable de certains dysfonctionnements graves. Je prends un exemple. Quand le ministre de la Santé, vous pouvez retrouver la vidéo, fin février ou début mars, dit «
Dès
qu'il y
a
un cas de Covid dans une maison de retraite,
on
ne teste plus. » Il y
a
eu des consignes de l'ARS. On ne teste plus. Or, c'est tout l'inverse qu'il fallait faire. Il fallait tester, tester. Tout le monde le disait.
C
'est ce
qu'on dit aujourd'hui.
Mais non, on le disait
à l'époque aussi. Reprenez mes vidéos,
reprenez celles de médecins. Non, mais je veux dire,
la doctrine depuis a changé.
On teste, on teste et on isole. Mais il y a eu
10 000 morts dans nos EHPAD. J'ai encore un pompier qui m'a appelé et qui était en larmes, je vous le dis, en larmes. Il est arrivé avec son camion de pompier avec un homme de 75 ans
à
Nancy, à l'hôpital. Il l'a réanimé dans le camion.
Il
arrive devant l'hôpital.
On
lui dit « Ah ben non.
»
Il l'a laissé crever dans le camion. Il n'en dort plus depuis des mois. Donc ce que je veux dire, c'est qu'il
y a
un moment où il faut quand même qu'on regarde ce qui s'est passé. Et je vais vous donner un exemple. Pas pour faire des exemples simplement,
mais
pour essayer pour l'avenir de changer. J'ai une idée fixe depuis plusieurs semaines. C'est qu'on double le nombre de lits de réanimation pour l'avenir.
On
s'est trouvé coincé parce qu'on n'avait pas le nombre de lits de réanimation. On en avait 5 000. On est monté à 7 000, 8 000 par des... J'aimerais qu'au moins on se dise « On a échoué,
on
va en tirer des leçons.
»
Ah ben non. J'ai entendu le Premier ministre nous dire « On va redescendre à 5 000 lits de réanimation. » Mais c'est de la folie furieuse. L'Allemagne a pu redresser le tir. Parce que l'Allemagne a mal commencé comme nous. Il faut être honnête. Mais l'Allemagne a eu le mérite d'avoir un réseau d'hôpitaux de proximité. Avec des lits de réanimation beaucoup plus nombreux. Qu'on a mis 10 ans à supprimer chez nous. Gouvernement Sarkozy, gouvernement Hollande, gouvernement Macron. Tout était fait pour supprimer les lits de réanimation. Et vous savez pourquoi
? Parce
qu'un lit de réanimation, ça entraîne deux aides-soignantes, une infirmière. Et qu'il fallait réduire les effectifs.
Et qu
'on
ne les avait peut-être pas mis au bon endroit non plus.
Et
on dépense parallèlement 15 milliards d'euros
pour
2 millions de fausses cartes vitales. Alors moi j'aurais aimé quand même, peut-être que dans notre pays,
on
lutte contre les fausses cartes vitales, on arrête les dépenses, les gaspillages, et on le met, j'ai un plan de doublement d'élit de réanimation, ça coûte 2 milliards et demi par an, il faut le faire. Voilà c'est tout. C'est pour ça que je voudrais qu'il y ait des leçons. C'est pas pour dire il est coupable.
Et ça passera par des
commissions d'enquête parlementaires ?
Ça
passera
par la Cour de justice de
la
République
?
Ça
passera partout parce que quand vous avez perdu un de vos proches,
parce
qu'un gouvernement a été incapable d'un bout à l'autre et a menti aux Français, il faut comprendre les familles des victimes, elles ont une douleur immense. Mais qu'est
-ce
que vous me disiez sur la commission d'enquête parlementaire, elle est bidon ? La commission d'enquête parlementaire, elle est présidée par M. Ferrand, qui est président de l'Assemblée, il
y
a une majorité de membres d'En Marche, elle est utile, il
y
a un travail qui est utile. Mais c'est pas la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée qui va, je peux vous dire, dire la vérité sur ce qui s'est passé. Alors,
question
Étienne, Libic, Fatima et Gilles William.
Raoult, il dit aussi qu'il n
'y
aura pas de surmortalité quand on fera le calcul en fin d'année.
Il
ne
faut
pas oublier que
dans un EHPAD,
dans les EHPAD en France,
il
y
a
421 personnes qui meurent chaque jour en EHPAD en France. 1750 Français. Donc lui, Raoult a fait le calcul, il a dit que les gens sont morts. C'est vrai, mais ils sont morts, ils seraient morts de toute façon, puisque l'EHPAD c'est l'endroit où on meurt, il ne
faut
pas l'oublier. Il n
'y a
aucun, et ce n
'est
pas vrai de dire que les gens, alors il y
a
peut-être eu des cas, je ne
dis
pas, mais ce n
'est
pas vrai de dire que les gens n'ont pas été pris en compte. Il se trouve qu'on ne fait pas d'acharnement thérapeutique en général dans les EHPAD pour les gens dont on sait qu
'ils
vont mourir. On n'en fait pas. C'est une règle. D'ailleurs, les gens qui sont passés ici, qui avaient un parent qui avait 80 ans, 85 ans, 90 ans, on a tous demandé est-ce que les médecines ne s'acharnent pas sur eux, parce que c'est tout à fait normal. Bon, moi je pense que l'erreur, elle a été tout au début, quand on a laissé le personnel intervenir sans masque dans les EHPAD, et ça parce qu'on n'a pas tenu compte des chiffres et de ce qu'on avait de Chine sur les schémas des personnes touchées. Moi je vous pose juste une question.
Est-ce que vous n'avez pas l'impression, au bout d'un moment, que des gens comme vous, et des tas d'autres politiques, de gauche, de droite, à force de systématiquement récupérer,
attendez, laissez-moi terminer, de récupérer
tout ce qui s'est passé en disant, ceux qui disent si j'avais été là, ça ne serait pas passé comme ça, ceux qui disent on n
'a
pas, que vous n'êtes plus entendable.
Attendez,
oui je comprends ce que vous voulez dire. Ça devient insupportable,
c
'est-à-dire on se dit, quoi qu'ait fait Macron, et s'il avait fait l'inverse de ce qu'il avait fait, de toute façon vous lui rentriez
dans le lard. Je vais vous dire très sincèrement,
vraiment j'aurais préféré qu'on n
'ait
pas ça. Alors ça vous ne
pouvez
pas dire ça. Vous savez, parce que j'avais justement un parent à Hong Kong, j'étais au courant de ce qui se passait là-bas, et j'étais sidéré. J'étais sidéré. Vous ne pouvez pas dire ça, en tout cas pas pour moi. Vous savez, quand vous voyez des gens mourir, parce que les mesures n'ont pas été prises, et ce n
'est
pas vrai ce que vous dites, pardonnez-moi, je suis le premier d'accord, bien sûr qu
'il
n
'y a
pas d'acharnement thérapeutique, quand il y
a
une personne de 95 ans en EHPAD, ou 90 ans, qui a plein de comorbidités, on ne
va
pas le mettre en réanimation excessivement. Mais, tout le monde sait,
et
c'est la presse allemande qui l'a dit, c
'est
la presse allemande, et c
'est
le chef des urgences de Mulhouse, tout le monde sait que parce qu'on n'avait pas le nombre de lits de réanimation, on a laissé crever des gens dans les EHPAD, à 75 ans, 80 ans, qui auraient pu en sortir. Et vous avez, et tous les réanimateurs vous le diront, vous avez des personnes au début de la crise, qui avaient 80 ans, 85 ans, qui ont été sauvées. Donc, moi, je n'accepte pas
que
parce qu'on n'a pas le droit de rien dire, en fait, on met le couvercle sur la marmite, on fait la politique de l'autruche, et puis ça recommence, et puis après, on nous dira, il ne
faut
pas revenir sur le passé, ce n
'est
pas bien. Moi, je veux simplement
qu
'en mémoire des morts, qui ne sont morts pour rien dans cette affaire, et bien, au moins...
C'est pas
de la récup morbide, ça. C'est pas de la récup, quand vous avez...
C'est même le professeur Raoul qui le
dit hier dans une vidéo. Quand vous avez dans la région Grand Est et à Paris, 800 morts par million d'habitants, parce qu'on a été incapables de prendre les bonnes mesures, et que vous avez 5 fois moins à Marseille, il
y a bien un moment où il faut quand même dire les choses. Il n'y a rien à voir, il y a 5 fois moins à Nice, il y a 5 fois moins à
Bordeaux,
Marseille
est la ville la plus fichée de l'État à le français.
Excusez-moi, ce que dit très bien Raoult, et je ne suis pas le défenseur de Raoult, je pense qu'il a tort sur la seconde vague, donc, mais ce que dit très bien Raoult, c'est que quand on a dépisté très largement, comme il l'a fait, alors que le mot d'ordre du gouvernement, c'était on ne dépiste pas, et quand on suit, et
bien
oui,
mais
bien sûr, excusez-moi, laissez-moi, et quand, si vous pouvez finir, il n'y a pas eu un mort de moins de 61 ans, dans les services de Raoult, parce qu'il les a traités, il
y en a eu beaucoup
en France,
ce n'est pas vrai, reprenez les chiffres, reprenez les chiffres, je l'ai étudié de voir, reprenez les chiffres, Gilles-William-Gone-Ladel, Fatima
-Hydbounoua,
Gilles-William- Ce que je
veux, juste un point, ce que je veux, c'est qu'on tire les leçons, pour qu'on ne reproduise pas deux fois les mêmes erreurs, et qu'on regarde un peu ce qui se fait à l'étranger, quand on regarde
Israël,
quand on regarde le Maroc, quand on regarde la Pologne, quand on regarde l'Allemagne, et bien nous, on est la risée du monde, avec les dépenses les plus élevées d'assurance maladie,
il n'y a
pas eu de cluster, alors
vas-y, Gilles-William, et pour répondre aussi en même temps à Étienne, Nicolas Dupont-Aignan est quand même dans son boulot d'opposition,
quand
vous avez des gens comme Ciotti, comme Dupont-Aignan, ou comme Marine Le Pen, qui ont dit dès le départ, qu'il fallait fermer les frontières, et qu'on compare ensuite les chiffres, on voit bien que pour des raisons idéologiques, tu as eu plein de gens qui ont préféré avoir tort avec M. Macron, qu'avoir raison avec ces gens-là, il n'y a aucun doute là-dessus, mais moi je pose cette question, Nicolas Dupont-Aignan, en responsabilité, c'est ça mon doute, je n'ai pas de certitude, j'ai un doute, vous êtes en responsabilité, est-ce que vous pensez de bonne politique,
de
nous lancer maintenant
dans
des procédures judiciaires, donc de judiciariser à mort, si j'ose dire, ce qui ne va pas entraîner à terme, et on le voit déjà pour beaucoup de choses, une
sidération, une tétanisation du
personnel politique qui va trembler, est-ce que vous pensez, au-delà de la justice, qu'il n'y a pas un risque ? Il y a un
risque,
je suis d'accord, et moi j'aurais tellement aimé, qu'on ait pu, comment dire, avoir un dialogue, j'ai assisté à cinq réunions à Matignon, cinq réunions, on n'a jamais eu de réponse précise,
je
prends un exemple, quand il y a un problème, je pense que le gouvernement aurait beaucoup gagné,
à
dire la vérité au début, en disant, voilà, j'ai un problème là-dessus, on a eu des difficultés, on a fait des conneries, mais on va les rattraper, et on va faire ça, plutôt que de l'ouvoyer en permanence, ce qui fait que la parole publique a été totalement décrédibilisée, et la judiciarisation dont vous parlez, c'est la conséquence de l'absence de contrepoids politique, et de l'absence de...
Il y a les urnes quand même. Il y a les urnes, les urnes,
la juridiciation, moi je ne
suis
pas, vous le savez bien, je ne
suis
pas un fan de la juridiciation, mais vous ne pouvez pas empêcher des familles qui ont vu des vrais dysfonctionnements, objectifs, qui ont été couverts par le gouvernement, le gouvernement n'est pas responsable de tous les dysfonctionnements, mais au moins qu'il tape du poing sur la table quand il en voit, au lieu de les justifier, enfin, le président de la République lui-même, qui sur votre chaîne, le président de la République, sur votre chaîne, qui ose dire, il y a trois jours, il n
'y a
jamais eu de rupture de masse, mais on est dans un déni de réalité qui fait peur, moi ça me fait peur, que le plus haut responsable de l'État ne comprenne pas qu'à un moment,
les
Français attendent
de la
confiance,
on ne s'en sortira pas sans confiance. Mais ça fait peur. Question de
Fatima. Alors la
juridiciation,
elle vient parce qu
'il
n
'y a
pas eu les coupes sur
lui.
D'accord. Attends, une question Fatima.
Ma question est dans le prolongement de la question de Gilles William, toujours sur la judiciarisation. On
ne peut pas changer de domaine.
Dans cet entre-deux, là on est dans une forme d'entre-deux,
il
y
a
des décisions à prendre, et le gouvernement essaye d'associer l'opposition à ces décisions pour se protéger aussi, pour diluer les responsabilités. Dans cette décision, il y a le maintien ou non du second tour, et quand aura-t-il lieu ?
28 juin.
Voilà. J'aimerais
avoir
votre position sur ce point-là. Et l'autre question, nous parlions aussi toujours dans la gestion de l'entre-deux, parce que vous avez parlé de la deuxième vague possible, et vous avez exprimé votre désaccord sur ce point-là. Donc vous redoutez,
en tout
cas, vous n'excluez pas la possibilité d'une seconde vague.
Les municipales, c'est une ânerie, de les faire le 28 juin.
Et ma deuxième question, c'est l'ouverture des parcs également. Donc ces
deux questions-là, dans
la gestion
de l'entre-deux.
Alors, d'abord, les parcs, je ne comprends pas pourquoi ils sont fermés, parce que la question, et c'est ce qui se passe, et c'est pourquoi c'est intéressant d'aller voir ailleurs ce qui se passe, enfin d'aller voir
par
vidéo, parce qu'en fait, on s'aperçoit que l'Allemagne a beaucoup moins confiné que la France, que Hong Kong ne confine que
les écoles,
mais qu'en revanche, vous pouvez aller dans un parc si vous avez un masque, si vous êtes très serré, si vous êtes seul, vous n'avez pas besoin de masque. En fait, on a infantilisé les Français depuis deux mois, au lieu de leur apprendre ce qui se fait dans d'autres pays qui permet chacun de maîtriser les choses. Et c'est pourquoi la fermeture des parcs à Paris n'a aucun sens, parce que les gens sont agglutinés sur les trottoirs autour des parcs, au lieu de, en revanche, être tous agglutinés sans masque au jour d'aujourd'hui, c'est peut-être dommage, il faut que les gens, s'ils ont envie d'être allongés sur l'herbe, seuls, ils n'ont pas
besoin de masques.
Mais on passe, on leur dit, mettez des masques.
S'ils sont à
15,
à
s'embrasser, on leur
dit,
d
'où
l
'absurdité
de faire les municipales alors le 28
juin ? Alors,
moi,
ma
position
est très claire.
Mais il faut que les
municipalités
travaillent, il faut qu'il y ait un second tour, il faut débloquer
les chantiers,
les budgets, il faut que ça avance. Un responsable politique, quel est l'objectif
?
C'est de prévoir quand même le pire, et donc d'essayer de prendre des mesures de protection. Moi, je pense que le 28 juin, c'est trop tôt, d'abord parce que les Français n'ont pas été votés au premier tour, parce qu'ils sentaient au fond d
'eux
-mêmes que c'était une connerie,
et
donc ils n'iront pas voter davantage, notamment les personnes âgées qui n'ont pas les masques FFP2 pour les protéger et donc on va avoir un problème de participation. Deuxième point, on n'a pas les résultats du déconfinement. Et d'ailleurs, le président du conseil scientifique qui était à la réunion de Matignon vendredi soir nous a dit je ne peux pas vous dire quoi faire puisqu'en vérité je n'aurai les éléments que 15 jours avant. C
'est pas
lui de le dire,
c'est au politique de prendre des décisions.
Les éléments scientifiques, est-ce que... Mais on a besoin avant de convoquer, de savoir si le déconfinement va s'accentuer parce que les choses vont bien. Mais oui ! Mais on l'aura dans 8 jours. Comment voulez-vous demander aux responsables politiques de prendre une décision sans les éléments ? Et troisième point, moi je pense qu'à l'automne c'était très bien de faire les élections avec le temps parce qu'une élection ce n
'est
pas simplement un vote, c'est une campagne. Et il est normal de laisser une respiration et de rassurer les gens. Donc pour moi, 28 juin c'est débile, il faut le faire à la rentrée tranquillement, réussir le déconfinement, avoir les masques. J'ai demandé au Premier Ministre par exemple, je lui ai dit est-ce que vous pouvez vous engager à ce que toutes les personnes qui iront au bureau de vote le 28 juin aient un masque ?
On aura tous un
masque. Il ne m'a pas répondu non ! Mais ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas vrai ! J'étais chez le dentiste, excusez-moi, le dentiste hier me dit, il a reçu une note de l'ARS,
pas de masque FFP2 depuis 15 jours. Les médecins n'ont toujours pas de masque FFP2 depuis une semaine. Excusez-moi ! Les masques, non je suis désolé,
c'est la réalité. Je vous envoie la mode de l'ARS. Prenez
le métro le matin,
tout le monde a le masque, tout le monde
a des masques. Écoutez, franchement,
je ne
comprends pas que les politiques aient tant la trouille, surtout les politiques d'extrême, que ce soit l'extrême droite ou l'extrême gauche, vous êtes dans une trouille colossale. Mais si, une trouille colossale.
Mais c'est une question de cohérence, monsieur. Mais le
28 juin !
Mais c'est une question de cohérence.
Un responsable politique, il est cohérent. Vous pouvez convoquer le 28 si vous pouvez donner un masque aux gens qui vont voter. On
peut le prendre nous
aussi. Vous pouvez donner un masque FFP2 aux assesseurs. Or, les médecins, les dentistes, cette semaine, à Paris, en Ile-de-France, n'ont plus reçu de masque FFP2. C'est la réalité. Merci.
Alors,
moi, je veux bien tout, je veux de la cohérence. Est-ce que les Français n'attendent pas d'abord qu'on réussisse le déconfinement, qu'on teste, que les choses se passent bien et voter ? Est-ce que franchement, voter fin septembre,
c
'est un drame ?
Merci Nicolas Dupont-Aignan de passer par le grand oral des Gége.
Nicolas Dupont-Aignan