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InterviewRadio Classique — L'invité de la matinale (sur Podcast)· 2 octobre 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsTravail & emploiÉducation & recherche

Budget 2027 - Patrick Martin : « Le gouvernement improvise alors qu'on a besoin de visibilité et de stabilité »

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Au-delà de cette estimation, quel regard portez-vous sur ce que propose M. Lecornu ?

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Dans ce budget, Patrick Martin, il y a des mauvaises décisions. Quelles sont-elles selon vous ?

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Vous avez une relation assez cordiale avec Sébastien Lecornu. Est-ce qu'il vous a prévenu de ce qu'il allait faire ?

  • 4:04OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'il faut faire ? Dans quelles dépenses il faut tailler ? Vous avez des idées là-dessus ?

  • 5:13OuverteRéponse directe

    Comment recevez-vous son projet de réforme ?

  • 6:19OuverteÉludée

    Est-ce que vous allez leur demander leur recette ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15PrésentateurChiffre
    « vous chiffrez à près de 20 milliards d'euros les prélèvements ou les surtaxes qui vont peser sur les entreprises. »
  • 0:32InvitéFait
    « Mon pronostic, c'est qu'on est même en légère récession dès à présent. »
  • 1:06InvitéFait
    « Le poste le plus lourd, c'est l'augmentation du coût du travail. »
  • 1:09InvitéChiffre
    « au moins 8,5 milliards sur ce qu'on appelle les allègements généraux, les allègements de charges sociales. »
  • 1:15InvitéFait
    « contrairement à ce que disent beaucoup, elles n'ont absolument pas augmenté depuis 2019. »
  • 1:55InvitéFait
    « la surtaxe d'impôts sur les sociétés qui pèse, c'est avéré dorénavant, et c'est évident à vrai dire, sur les investissements et sur l'attractivité de la France. »
  • 2:12InvitéFait
    « elle avait été instaurée pour une seule année, à savoir 2024, elle a été reconduite en 2026, elle le serait en bonne part pour 2027. »
  • 3:57InvitéChiffre
    « On s'est privé de 3 milliards d'économies qu'on vient maintenant faire supporter au coût du travail. »
  • 8:12InvitéChiffre
    « 35% de taux d'emploi des jeunes en France, 51% en Allemagne, 75% aux Pays-Bas, 7 fois moins de jeunes au chômage en Suisse en proportion de la population. »
  • 9:14InvitéChiffre
    « en deux ans, 20% d'apprentis en moins, ce qui est quand même colossal. »
  • 10:26InvitéChiffre
    « il y a 50% des étudiants qui finissent sans avoir de diplôme. »

Temps de parole

  • Invité72 %
  • Présentateur27 %

≈ 6,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

La

0:02
Présentateur

matinale de Radio Classique avec David Abicaire. L'invité de la matinale à 8h16. Bonjour Patrick Martin. Bonjour. Vous êtes président du Medev, vous êtes l'invité de cette matinale. Au lendemain des annonces budgétaires du Premier ministre, vous chiffrez à près de 20 milliards d'euros les prélèvements ou les surtaxes qui vont peser sur les entreprises. Au-delà de cette estimation, quel regard portez-vous sur ce que propose M. Lecornu

0:26
Locuteur

? D

0:27
Invité

'abord,

0:27
Locuteur

il

0:27
Invité

faut partir de la situation exacte de l'économie à ce jour. Elle n'est pas bonne. Il n

0:31
Locuteur

'y a

0:31
Invité

plus de croissance. Mon pronostic, c'est qu'on est même en légère récession dès à présent. Il n

0:36
Locuteur

'y a

0:36
Invité

plus de création d'emplois. Il y

0:37
Locuteur

a

0:37
Invité

même des destructions d'emplois dans le privé. Tout genre de création d'emplois dans le public. Donc c'est ça le point de départ. Les dispositions prévues par le projet de loi de finances prennent en compte la gravité de la situation des finances publiques. Il le faut. Mais proposent en regard des remèdes, si l

0:53
Locuteur

'on

0:53
Invité

peut dire, qui vont en réalité aggraver la situation parce qu'affaiblit encore la production française. Donc potentiellement, l'emploi, l'investissement et la croissance.

1:02
Présentateur

Dans ce budget, Patrick Martin, il y

1:03
Locuteur

a

1:03
Présentateur

des mauvaises décisions. Quelles sont-elles selon vous

1:05
Locuteur

?

1:06
Invité

Le poste le plus lourd, c'est l'augmentation du coût du travail.

1:09
Locuteur

Au

1:10
Invité

moins 8,5

1:11
Locuteur

milliards

1:11
Invité

sur ce qu'on appelle les allègements généraux, les allègements de charges sociales. Donc je rappelle qu'en proportion du produit intérieur brut, contrairement à ce que disent beaucoup, elles n'ont absolument pas augmenté depuis 2019. Il y

1:22
Locuteur

a

1:22
Invité

un effet base. On a créé des emplois, on a augmenté les salaires. Si pour réduire les aides,

1:26
Locuteur

il

1:26
Invité

faut baisser les emplois et baisser les salaires, qu'on nous le dise. Donc c'est absurde. Et puis par ailleurs,

1:32
Locuteur

il

1:32
Invité

y

1:32
Locuteur

a

1:32
Invité

des transferts, de nouveaux transferts, qui vont impacter le coût du travail sur les complémentaires santé, donc sur les entreprises et les salariés. Au même moment où l'emploi se dégrade, où à bon droit les salariés demandent des augmentations de salaire au regard de l'inflation, de l'augmentation du coût de la vie, on vient renier les marges de manœuvre des entreprises. C'est ça le plus cruel, je dirais. Il

1:52
Locuteur

y

1:52
Invité

a un reniement sur la surtaxe d'impôts sur les sociétés qui pèse, c'est avéré dorénavant, et c'est évident à vrai dire, sur les investissements et sur l'attractivité de la France. Alors il y aurait, je reste très prudent quant à la suite des événements, un petit coup de rabot sur cette surtaxe d'impôts sur les sociétés qui, je le rappelle, avait été instaurée pour une seule année, à savoir 2024,

2:13
Locuteur

elle

2:13
Invité

a été reconduite en 2026, elle le serait en bonne part pour 2027. Enfin, tout ça ne va pas dans le bon sens. On prend bien en compte, comment dire, l'instabilité du paysage parlementaire avec lequel le Premier ministre doit composer. Mais si d'entrée de jeu, ce projet de loi de finances et ce projet de loi de finances de la Sécurité sociale donnent ces tendances-là, je crains le pire pour le texte en sortie du Parlement.

2:39
Présentateur

Vous avez une relation assez cordiale avec Sébastien Lecornu. Est-ce qu'il vous a prévenu de ce qu'il allait faire ?

2:44
Locuteur

Est-ce

2:44
Présentateur

qu'il vous a consulté dans les jours, voire les heures qui ont

2:47
Locuteur

précédé

2:48
Invité

ces annonces ? Alors, on a eu des signaux contradictoires. Je rappelle que le Premier ministre avait envoyé il y a quelques jours une lettre aux entrepreneurs qui était assez rassurante.

2:55
Locuteur

Et

2:55
Invité

puis depuis lors, dans le cadre de nos échanges avec le Premier ministre, avec Bercy, on a eu des signaux assez orthogonaux, assez contradictoires par rapport à ce courrier, plutôt donc encourageant. Et puis on a vu au fil des jours...

3:07
Locuteur

Vous

3:07
Invité

avez le sentiment d'avoir été trahi ? Non, je n'en suis pas là. Mais on sent qu'il y

3:13
Locuteur

a

3:13
Invité

de la part du gouvernement, au regard de l'augmentation de la dette, et surtout des taux d'intérêt, au regard d'une crispation encore plus forte du paysage politique, une forme d'improvisation. Il y a des taxes nouvelles qui sont apparues au fil des jours, par exemple sur les produits sucrés, par exemple sur le transport maritime, par exemple sur les gestionnaires d'infrastructures, autoroutières et aéroportuaires. Tout ça donne l'impression quand même d'une certaine fébrilité, alors qu'on a au contraire besoin de visibilité et de stabilité. À un moment donné, il faut que, malgré la difficulté politique des temps, des décisions courageuses soient prises.

Évidemment, il ne fallait pas revenir sur la réforme des retraites. C'est les retraités qui vont le payer d'ailleurs cette année. Évidemment qu'il fallait aller au bout de la réforme de l'assurance chômage telle qu'elle était prévue. On s'est privé de 3 milliards d'économies qu'on vient maintenant faire supporter au coût du travail. C'est un peu de l'improvisation.

4:04
Présentateur

Qu'est-ce qu'il faut faire ? Dans quelles dépenses il faut tailler ? Vous avez des idées là-dessus ?

4:09
Invité

Alors, les dépenses de l'État, à proprement parler, pas forcément. Et singulièrement, heureusement, il y a consensus sur l'effort de défense. Non, ce sont les dépenses des collectivités locales qui sont arc-boutées sur leur pactole. Les derniers chiffres démontrent que, pour la plupart d'entre elles, elles ont des finances non pas opulentes, mais assez saines.

4:31
Locuteur

Quand

4:31
Présentateur

elles vous disent qu'on a des transferts sociaux, des compétences non financées,

4:35
Locuteur

et des dotations de

4:36
Présentateur

l'État qui sont en réduction, vous ne les croyez pas ? Non,

4:38
Invité

c'est pour partie vraie des départements et encore. Et puis, évidemment, la sphère sociale. La sphère sociale, et qu

4:44
Locuteur

'il

4:44
Invité

n

4:44
Locuteur

'y ait

4:44
Invité

pas de confusion. Il ne s'agit pas de réduire des postes de soignants ou d'enseignants, même si ce n'est pas dans la sphère sociale. Et c'est toute l'administration de l'administration, c'est une évidence. On doit tirer parti d'une démographie qui permet de baisser les effectifs dans la fonction publique. On doit tirer parti de l'intelligence artificielle. Patatra, qu'est-ce qu'on voit dans les budgets 2027 ?

5:07
Locuteur

Une

5:08
Invité

augmentation du nombre de fonctionnaires.

5:10
Locuteur

C

5:10
Invité

'est n'importe quoi.

5:12
Présentateur

Patrick Martin, président du Medef, invité de la matinale de Radio Classique, vous venez d'évoquer la réforme des retraites qui n'a pas eu lieu. Edouard Philippe a proposé mardi la retraite à 65 ans pour 2 Français sur 3, 45 années de cotisation et un soupçon de capitalisation. Comment recevez-vous son projet de réforme ?

5:32
Locuteur

Est

5:32
Présentateur

-ce que là, vous négociez ce que vous aviez refusé de faire quand on vous a proposé un conclave et une négociation ultra rapide il y a 2 ans ? Non,

5:39
Invité

on n'avait pas refusé de négocier. On a buté in fine sur des modalités financières avec en particulier la CFDT qui, de notre point de vue en tout cas, n'étaient pas cohérentes en ce sens qu'elles disaient vouloir atteindre l'équilibre des régimes. Il le faut pour les retraites eux-mêmes. Mais d'un autre côté, elles voulaient qu

5:54
Locuteur

'il y ait

5:54
Invité

de plus en plus de gens qui partent avant l'âge légal, ce qui, arithmétiquement, interdisait...

5:58
Locuteur

Sur

5:58
Invité

les propositions d'Edouard Philippe ? Alors, il y a un certain nombre de propositions qui apparaissent. Il est temps qu'elles apparaissent. Celles d'Edouard Philippe nous paraissent recevables, d'autres également. Mais le message derrière tout ça, c'est qu'il faut arrêter de raconter n'importe quoi aux Français. Il va falloir travailler plus à tous les âges, les seniors, mais également les jeunes.

6:16
Présentateur

Patrick Martin, les étudiants sont plus forts que vous. Avant même de rencontrer le Premier ministre et le ministre de l'Éducation nationale, ils obtiennent la suppression des droits d'inscription en prépa et en BTS. Est-ce que vous allez leur demander leur recette

6:29
Locuteur

? On

6:30
Invité

ne recourra évidemment jamais à des violences. Alors, je me garde de généraliser. On a des lycéens et progressivement des étudiants qui ont des comportements très différents. Mais d'évidence, on ne peut pas tolérer les actes de violence contre les personnes, contre les biens. Évidemment, il

6:46
Locuteur

y a

6:46
Invité

une instrumentalisation de ce mouvement qui est extrêmement choquante de la part de formations qui prétendent accéder au pouvoir suprême.

6:54
Locuteur

Ça

6:55
Présentateur

a

6:55
Locuteur

dû

6:55
Présentateur

vous interpeller d'ailleurs, toutes ces images, les revendications des lycéens, la violence, parce que vous avez publié tout récemment « Génération empêchée », un livre que vous dédiez aux jeunes. Vous y parlez de la jeunesse. Les mômes qui ne trouvent pas de stage. Les jeunes diplômés avec CDI qui ne trouvent pas de caution pour se loger. Les formations sans déboucher. Vous proposez un ministère d'État de la jeunesse. C'est dire, si vous dites que symboliquement, prendre en charge l'avenir de nos jeunes est stratégique. Comment vous avez reçu ces premiers jours d'agitation, de colère, de violence des lycéens et des proxys de la France insoumise ?

7:37
Locuteur

Ce

7:37
Invité

n

7:37
Locuteur

'est

7:37
Invité

pas une convergence des luttes. Mais il

7:40
Locuteur

y a

7:40
Invité

un certain nombre de constats dressés par ces lycéens que je partage et qui pointent en définitive une désorganisation ou des dysfonctionnements dans l'éducation nationale. Mais certainement pas au point de brûler des établissements et de bloquer le système. Le fait est qu'alors que la France dépense pour sa jeunesse autant et plus que d'autres pays, elle a en regard des performances en termes de niveau éducatif mais surtout en termes d'accès à l'emploi qui sont très décrochés. Il

8:06
Locuteur

y

8:06
Invité

a un véritable scandale français en termes de taux d'emploi, en termes de taux de chômage, par comparaison avec des pays immédiatement voisins. 35% de taux d'emploi des jeunes en France, 51% en Allemagne, 75% aux Pays-Bas, 7 fois moins de jeunes au chômage en Suisse en proportion de la population. Tout ça devrait nous interpeller, en tout cas m'interpelle, si on règle, si on l'adresse pour commencer, et si on règle ce sujet de la jeunesse, en réalité on règle beaucoup d'énormes problèmes auxquels notre pays est confronté. De tensions de recrutement, de financement de la protection sociale, de santé mentale, peut-être de vote aux extrêmes.

Et donc moi je pense qu'il faudrait prioriser ce sujet de la jeunesse, pas pour éteindre l'incendie qui est en train de se déclencher, c'est beaucoup plus fondamental.

8:47
Présentateur

Vous parlez de crédit budgétaire comparable avec certains de nos voisins européens, ça veut dire qu

8:52
Locuteur

'il

8:52
Présentateur

y a gaspillage, ça veut dire qu'il

8:53
Locuteur

y

8:53
Présentateur

a mauvaise gestion. Comment vous expliquez qu'on n'y arrive pas

8:57
Locuteur

? Parce

8:58
Invité

qu'on est, je vais en faire une généralité, on est victime de schémas, de dispositifs, d'organisations qui sont totalement figés, qui sont sclérosés. L'entreprise et l'enseignement ne se parlent pas assez. On a eu un succès formidable avec l'apprentissage. Dont les crédits ont baissé, considérablement. Oui,

9:16
Locuteur

alors

9:16
Invité

pas cette année, parce que le MEDEF s'est battu, d'autres aussi, pour que ça ne soit pas le cas. Mais enfin, on a dorsé déjà, en deux ans, 20% d'apprentis en moins, ce qui est quand même colossal. On a une réforme des lycées professionnels qui devrait être une évidence pour tous et qui n'aboutit pas. Donc moi, ce que j'appelle de mes voeux, c'est une espèce de big bang et qu'on fasse en France ce qui se passe partout ailleurs. C'est-à-dire que l'entreprise et le monde de l'enseignement travaillent mieux ensemble, ne serait-ce que pour orienter les jeunes vers des formations, puis vers des métiers qui correspondent aux besoins de l'économie. Et c'est pour les jeunes, d'abord.

9:52
Présentateur

Vous savez que si on met des barrières à l'entrée à l'université dans des filières dont on sait absolument qu'elles vous envoient directement au chômage, on a aussi les étudiants des universités dans la rue.

10:04
Locuteur

Je

10:05
Invité

n'en suis pas convaincu. Et moi, je ne suis pas... Enfin, je suis même certain que les 20% de diplômés de l'enseignement supérieur qui sont actuellement sans emploi, sans formation, et qui ne sont plus dans l'enseignement, soient des gens heureux. Ce sont des gens, et je le saurais à leur place, aigris et frustrés parce qu'on les a égarés vers des formations qui ne débouchent de rien. Quand on voit qu'il

10:26
Locuteur

y a

10:26
Invité

50% des étudiants qui finissent sans avoir de diplôme, ça coûte une fortune à leur famille, à eux-mêmes, à la nation. Je pense qu'il faut être pragmatique et à nouveau, il faut regarder ce qui se passe ailleurs sans psychodrame. De grâce, dans notre pays, si on pouvait aborder des sujets aussi lourds que les retraites, la formation et l'enseignement avec un peu de rationalité, de respect mutuel et un objectif partagé de réussite, ça serait pas mal.

10:50
Présentateur

Un dernier mot, Patrick Martin. Vous avez réuni les candidats à la présidentielle à la fin du mois d'août devant les patrons. C'était la rencontre des entreprises de France. 21 000 personnes réunies sur deux jours à Roland-Garros. Ça fait le plus gros meeting politico-économique de cette campagne présidentielle pour l'instant. Mais à mon avis, ils auront du mal à faire mieux. Est-ce que vous allez continuer à peser dans la campagne ? Est-ce que l'entreprise est le premier parti de France ?

11:16
Locuteur

Oui,

11:17
Invité

c'est le premier parti de France de par le nombre d'entrepreneurs, mais surtout parce qu'on porte dans notre environnement personnel, mais surtout dans notre environnement professionnel, ne serait-ce que 12 millions de salariés au MEDEF. Alors, je ne prétends pas que le MEDEF représente ces 12 millions de salariés. Il se trouve quand même que la cote de confiance dans l'entreprise n'a jamais été aussi élevée dans notre pays. Donc, on est légitime à parler.

Et puis surtout, moi, je veux, et on a commencé à le faire à l'occasion de cette REF qui, effectivement, était un grand succès, je veux qu'on parle de croissance, je veux qu'on parle d'emploi, je veux qu'on parle de progrès et d'innovation. Si vous suivez ce que vous faites, évidemment, le débat politique actuel, on ne parle même plus d'emploi. C'est complètement dingue.

11:55
Présentateur

Patrick Martin, président du MEDEF au micro de Radio Classique, qu'il vient de publier Génération empêchée aux éditions de La Découverte. Patrick Martin, merci infiniment. A bientôt. A suivre le rappel des titres à la revue de presse d'Hervé Gatégnaud. Et nos esprits libres du vendredi, Jean-Marie Colombani, Géraldine Vossner, Radio Classique,

12:12
Locuteur

8h20.