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Podcast / conversationyoutube.com· 21 octobre 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleÉconomie & entreprisesBudget & impôts

"Nos revendications sont claires et nous n’avons toujours pas de réponses" (Syndicat lycéen)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    À force de focaliser l'attention sur les violences, ne risque-t-on pas justement de passer à côté des raisons profondes de cette colère ? Quelles sont les revendications des syndicats ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de ces réunions avec le ministre de l'enseignement supérieur ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous partagez le sentiment de mépris exprimé par les lycéens ?

  • 3:34RelanceRéponse partielle

    Pourquoi continuer à rencontrer le ministre si vous pensez que vous êtes méprisés ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous manque dans le dialogue avec le gouvernement ?

  • 5:39OuverteRéponse partielle

    Le ministre pourrait-il rencontrer les lycéens pour apaiser la situation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:56Fait
    « On a l'impression qu'ils se moquent tous de nous, qu'ils nous méprisent. »
  • 3:34Fait
    « nos 10 revendications sont déclinées en amendement budgétaire par certains groupes parlementaires »
  • 5:39Nathalie Saint-CricqFait
    « le Parcoursup est fait notamment pour sélectionner »
  • 7:38Fait
    « l'exécutif a un pouvoir politique qui lui permettrait de mettre en place ses revendications »
  • 8:13Fait
    « Le bac n'est pas un diplôme qualifiant sur le marché du travail. L'idée, c'est que si on passe le bac, c'est qu'on va faire des études supérieures. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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À force de focaliser l'attention sur les violences, ne risque-t-on pas justement de passer à côté des raisons profondes de cette colère ? C'est une grande question. Justement, quelles sont les revendications des syndicats, des manifestants, des ? Le gouvernement a-t-il apporté des réponses ? En tout cas, ce matin, eh bien, les syndicats ont été reçus par Sébastien Lecornu, mais à la sortie, vous allez le voir, la CGT et la CFDT restent déterminées à se faire entendre. On les écoute. Nous avons interpellé le Premier ministre et son gouvernement sur son projet de budget qui est dangereux pour le pays, dangereux pour les travailleurs et les travailleuses. D'abord, parce que alors que des millions de travailleurs et de travailleuses sont obligés de compter chaque euro chaque jour, sont à

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découvert à partir du 15 du mois, dans son budget, le gouvernement nous fait les poches et va taxer les malades, je l'ai l'ensemble des prestations sociales, faire baisser le revenu des familles, des malades, des retraités, des locataires, et cetera et cetera. C'est non seulement injuste et dangereux socialement, mais c'est dangereux économiquement, c'est un budget de récession. Le rendez-vous de mobilisation, c'est le 5 novembre et d'ici là, il est impératif qu'il y ait des réponses sociales à ces attentes de l'ensemble des travailleurs et des travailleuses qui qui attendent depuis pour bon nombre d'entre eux, depuis de nombreuses années, une reconnaissance et je pense que entre ce qui peut réunir et ce qui

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réunit les organisations de jeunesse et les organisations syndicales, c'est cette aspiration à être considérée et être reconnue et de pouvoir être entendu. Voilà, 5 novembre, nouvelle journée de mobilisation donc annoncée, tandis que les lycéens, je vous le disais, restent eux aussi mobilisés. On va d'ailleurs voir ces images en direct. Je le disais notamment le ministre de l'Enseignement supérieur a réuni plusieurs associations lycéennes. On va les écouter. Voilà, on va on va les écouter d'ici un instant puisque sur le plateau en l'occurrence, on a Filemon Jougla à Marcus, Filemon pardon. Euh, comment vous euh, qu'attendez-vous justement de ces réunions dont on voit effectivement les les images avec ces groupes de travail pour évoquer Parcoursup, je crois si je ne me trompe

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pas qu'il s'agit de la 3e réunion. Et alors cette fois-ci, pardon, avec le ministre de l'enseignement supérieur. Nous jusque-là nous étions reçus uniquement par le ministre de l'éducation nationale. Donc c'est bien aussi qu'il y ait ce pont fait avec l'enseignement supérieur. Nous [raclement de gorge] une de nos 10 revendications qui qui sont issues d'une plateforme unitaire publiée avec les étudiants et les étudiants sont et effectivement l'abrogation de Parcoursup avec surtout la création de dizaines de milliers de places dans l'enseignement supérieur pour garantir à toute bachelière et bachelier un accès en licence et pour tout personne détentrice d'une licence un accès au master. Il y a le président de l'organisation les les lycéens qui s'exprimait tout à l'heure et il

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disait "On a l'impression qu'ils se moquent tous de nous, qu'ils nous méprisent." Est-ce que vous partagez ce ? Alors c'est vrai que c'est tout à fait le sentiment que nous partageons et que l'ensemble des lycéens et des lycéennes partagent. Et pour quelle ? Pour quelle ? Parce que si vous voulez, les problématiques qu'on dénonce et elles elles ne sont pas apparues à cette rentrée. Elles elles existent depuis un certain nombre d'années et ça fait longtemps que les lycéens et les lycéennes mais aussi tout toutes les organisations intermédiaires les dénoncent, que ce soit les syndicats d'enseignants ou les organisations lycéennes. Et pourquoi vous continuez d'aller rencontrer le ministre à ce moment-là si vous pensez que vous êtes ? Ça sert à ? Écoutez euh, on préfère on préfère

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toujours avoir un espoir encore encore qu'il soit faible de résolution par l'exécutif. Toujours est-il que nos 10 revendications sont déclinées en amendement budgétaire par certains groupes parlementaires et donc il appartient aux députés de d'inscrire nos revendications dans la loi. Éléonore justement, les raisons de la colère, on le voit, sont assez nombreuses et j'allais dire aussi très diversifiées. Absolument, mais on les connaît euh par cœur en fait, hein. C'est la manière dont ils travaillent, c'est l'absence de professeurs, ce sont les emplois du temps à rallonge, euh ce sont bien sûr Parcoursup, la possibilité ou l'impossibilité justement d'accéder à l'enseignement euh supérieur et d'ailleurs euh la rencontre cet après-midi avec le ministre Philippe Baptiste, c'est pour discuter

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exclusivement euh de Parcoursup, de la possibilité eh ben de travailler à quand on a le bac. Euh il y a trois groupes de travail qui sont instaurés par ce ministre. D'abord, l'amont de la plateforme, c'est-à-dire comment est-ce qu'on fait avec Parcoursup, s'orienter en aval de la plateforme, c'est-à-dire plus de places euh dans l'enseignement supérieur et puis au milieu, c'est savoir euh effectivement euh la lisibilité, les algorithmes qui comprennent pas et qui font que ça reste opaque quand on est reçu ou quand on n'est pas reçu. On on parlait notamment de de de ce ministre de l'enseignement supérieur qui euh vous reçoit donc en ce moment même et dont on voit les les images en direct. On sait également que vous avez été euh vous avez rencontré le ministre

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euh donc de l'éducation nationale. Ce qui vous manque peut-être, en tout cas ce qu'on a le sentiment, euh c'est cette demande de rencontrer le Premier ministre également et c'est peut-être là aussi où euh quand on parlait tout à l'heure de de mépr- de mépris, c'est ce sentiment-là que vous ? Écoutez, nous n'avons toujours pas reçu d'invitation euh pour Matignon. Hier, les organisations professionnelles étaient reçues à nous. On attend on attend cela. Euh voilà, nos revendications, elles sont claires et elles sont anciennes et on a toujours pas de réponse si ce n'est une réponse sécuritaire et et répressive. Nathalie Saint-Cricq, justement, vous nous avez rejoint sur ce plateau. Bonsoir. Cette réponse politique, on le voit bien, à la fois est et on voit ces

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images également euh donc du ministre de l'enseignement qui s'exprime euh et qui s'est exprimé donc euh à l'Assemblée nationale mais aussi au Sénat puisque nous sommes aux questions euh au au gouvernement aujourd'hui. Il pourrait rencontrer en tout cas, ça fait partie des des possibilités. Tout est possible si ça peut apaiser mais sur le fond, il risque je reprends le dossier de Parcoursup et il ne risque pas. Il peut y avoir une plus grande transparence, c'est-à-dire ils peuvent effectivement répondre à certaines questions mais le vrai problème qu'il y a derrière, c'est que le le Parcoursup est fait notamment pour sélectionner. C'est la Je veux dire c'est on peut tourner en rond en disant que c'est pour aider les élèves et qu'on n'a pas pour l'instant d'alternative. Donc

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l'idée de savoir si comme vous le dites et on en a déjà parlé il y a quelques jours, un bac, une place en licence, une place en licence, une place en master. Ça veut dire que en gros, on considère que tout bachelier a droit à une place à l'université. Or si on accepte ça ou si on choisit ça, c'est un choix qui est important et qui est ça veut dire que les universités peuvent pas prendre les élèves qu'ils veulent, ça veut dire qu'on sélectionne pas les élèves. Mais attendez, je dis pas que c'est bien ou pas bien. Je dis que ça sous-tend une philosophie et que c'est en début de mandat de quelqu'un qui aurait été élu et qui pourrait dire "Bah moi je décide que il n'y a les universités n'ont pas à choisir, qu'on ne sélectionne pas de cette façon-là, qu'on offre une

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possibilité, qu'on laisse dans toutes les filières la possibilité de D'ailleurs de plus, je je dis juste que c'est pas uniquement les algorithmes de Parcoursup, c'est toute la problématique qui est sous-tendue et que ça c'est un choix de société. Et on voit qu'en général quand on essaie d'introduire de la sélection, alors je vais pas remonter au déluge à la loi de Vaquet mais que c'est quelque chose qui est très mal accepté et que c'est un problème, c'est presque un gros mot la sélection depuis 30 ans. Donc là, le gouvernement peut vous écouter, peut vous proposer des choses mais je ne suis pas persuadé que ça ira beaucoup plus loin. Écoutez, je pense qu'il faut aussi déconnecter le choix politique de l'exécutif, c'est-à-dire que l'exécutif a un pouvoir politique qui lui

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permettrait de mettre en place ses revendications. Le [grognement] fait est qu'il ne veut pas les mettre en place et qu'aujourd'hui, c'est la base, c'est la jeunesse, les étudiants et les étudiants, les lycéennes et les lycéens qui veulent cette réforme et qui veulent ce choix de société qui est oui, tout bachelier doit avoir un accès à l'enseignement supérieur et d'ailleurs c'était le cas avant. Donc euh oui, le problème, c'est qu'on n'est pas de garantie d'accès. Il y a des dizaines de personnes, des dizaines de milliers de personnes qui veulent c'est pas hasard. C'est que c'est quelque chose qui était volontaire. Oui. C'est-à-dire que parce que c'est quand même la réforme Blanquer l'objet. Lui, ce qu'il voulait faire, c'était les les voies technologiques et quand vous êtes

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parents et que vous avez le choix en fin de 3e, si vous allez dans un lycée général, c'est parce que votre enfant veut faire des études après. Le bac n'est pas un diplôme qualifiant sur le marché du travail. L'idée, c'est que si on passe le bac, c'est qu'on va faire des études supérieures. La [raclement de gorge] loterie que les que les lycéens effectivement sélectionnent, mais ce n'était pas le contrat de départ pour les lycéens. Et ce qui se passe, c'est que ceux dont on sait comment ça sentir qu'ils arrivent iront pas jusqu'au bac. Qu'est-ce qui se passe en ? Comme ils ont 16 ans et que l'école n'est plus obligatoire, on essaie de les mettre de côté et on a tous ces étudiants, enfin ces qui sont ni étudiants, ni en formation, ni en emploi. Et qu'accessoirement ça se trouve en

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échec au bout d'un an et deux ans et qui sont ni suffisamment formés pour trouver du travail Et Et c'est tout ça qu'il faut revoir. Donc effectivement, c'est un Mais mais je je je Il faut quand même dire que je ne dis pas que ça ne peut pas être revu ou que ça ne doit pas. Je dis simplement que dans toute cette crise et c'est pour ça qu'elle est très difficile à résoudre, c'est qu'on est avec un gouvernement en fin de vie. Exactement, on est d'accord là-dessus. Ouais, mais là-dessus, je peux répondre à cette question parce que il est juste. Mais moi en tant que gilet jaune, je peux vous dire qu'à l'époque, on nous a dit qu'on voulait dialoguer. On a vu ce qu'a été l'état du dialogue et du grand débat. En fait, on a eu on vit la fin du macronisme qui n'a jamais voulu écouter personne.

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Et voilà ce que vous voulez qui est qui est qui était sûr de lui-même et qui a produit le désastre qu'on a où il y a plus rien qui marche. Et effectivement, là on a commencé contre Parcoursup. Excusez-moi, je vous je vous interromps.