JULIEN ODOUL est face à STÉPHANE LE FOLL dans BFM GRAND SOIR !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 47 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02FerméeÉludée
Ce serait un coût pour le budget de l'État ?
- 2:18OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça suffit ? Est-ce que de toute façon, on pourrait faire plus, faire mieux ?
- 3:23OuverteRéponse partielle
La baisse des taxes est-elle injuste ?
- 5:18FerméeRéponse directe
Sur le budget de l'État, M. Le Foll, ça représente combien ?
- 5:25FerméeRéponse directe
Et quel est le poids de la dette aujourd'hui ?
- 8:06RelanceRéponse partielle
Il y a un argument gouvernemental : baisser les taxes serait injuste. Qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21PrésentateurChiffre
« Je rappelle que dans notre pays, pour l'année 2026, on a 17 millions de nos compatriotes qui sont en précarité mobile. »
- 0:34PrésentateurChiffre
« Ils n'étaient que 13 millions en 2022. »
- 1:29PrésentateurFait
« En Espagne, aujourd'hui, au moment où on se parle, le diesel, il est à 1,70€. L'essence, elle est à 1,80€ à Iroune, à la frontière, à quelques kilomètres de la frontière française. »
- 3:30InvitéChiffre
« 10-12 milliards, c'est quelque chose. »
- 5:54InvitéChiffre
« On avait 100% sur le PIB, sur la dette et même en dessous à 98. »
- 7:53PrésentateurChiffre
« Sur un plein, et cet exemple, c'est très important, sur un plein de 40 litres, avec la mesure de Marine Le Pen, Jordan Bardella, c'est 14 euros d'économiser. »
- 10:25InvitéChiffre
« On a 7 Français sur 10 qui ont besoin de leur voiture pour aller bosser. »
- 12:50InvitéFait
« Ce sont les personnes qui parcourent au moins 15 kilomètres entre leur domicile et leur lieu de travail. »
- 18:13InvitéChiffre
« 2000 milliards d'euros de dette quand vous êtes parti ? »
- 23:59InvitéFait
« Quand ils vont faire leur plein, c'est 2,40 euros, ils ne sont pas idiots, ils ont compris que là-dedans c'était la fiscalité. »
- 26:34InvitéChiffre
« on a perdu 4 centimes sur le sans-plomb, 5 centimes sur le gasoil »
- 29:54InvitéPromesse
« on demande une baisse de 50 centimes »
- 30:05InvitéChiffre
« les 7 milliards de subventions aux énergies renouvelables intermittentes annuelles »
- 34:31PrésentateurPromesse
« on va pousser pour qu'il y ait cette baisse de taxes et notamment de 20% à 5,5% sur toutes les énergies »
- 39:10InvitéChiffre
« la baisse de la consommation de gasoil depuis janvier c'est moins 7,5% »
Temps de parole
- Invité31 %
- Invité 220 %
- Présentateur17 %
- ?11 %
- Invité 39 %
- Invité 45 %
- Invité 53 %
- Invité 62 %
≈ 36 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Si on baissait les taxes,
ce
serait un investissement dans l'économie. Ce serait un coût pour le budget de l'État ? Non,
c
'est un investissement. Je n'ai pas une virgule à retirer au propos qui vient d'être dit. Puisque le gouvernement qui palabre inutilement, qui refuse de se rendre à l'évidence, qui aujourd'hui continue à ponctionner de l'argent et continue d'immobiliser des Français. Je rappelle que dans notre pays, pour l'année 2026, on a 17 millions de nos compatriotes qui sont en précarité mobile. 17 millions de nos compatriotes qui refusent à se déplacer, qui ne le peuvent pas pour des raisons économiques. C'est énorme. Ils n'étaient que 13 millions en 2022. Vous voyez que ce gouffre s'est creusé, et notamment dans la ruralité. Les conséquences, elles sont effroyables, et on perd de l'argent.
C'est terrible d'un point de vue social, mais on perd de l'argent. Quand vous avez des secteurs entiers qui s'arrêtent, quand vous avez des salariés qui s'arrêtent de travailler parce que mettre du carburant dans leur réservoir devient beaucoup trop cher, beaucoup trop contraignant, et donc ils décident de se priver de leur emploi, pour avoir des aides et pour tenir, c'est une économie qui s'arrête. Et M. Macron veut paralyser la France.
Et
dans le même temps... Il veut paralyser ? Mais oui, quand on refuse... Il
a l'intérêt à paralyser
la France.
Mais
bien sûr que oui, quand on refuse obstinément d'employer le seul levier qu'il a en sa possession, le seul levier, c'est la baisse des taxes. Alors on ne
lui
demande peut-être pas d'aller tout de suite vers la proposition de Marine Le Pen de baisser la TVA à 5,5, mais au moins s'ils pouvaient prendre l'exemple espagnol de baisser à 10% comme ils l'ont fait il y a quelques mois. Parce qu'en Espagne, aujourd'hui, au moment où on se parle, le diesel, il est à 1,70€. L'essence, elle est à 1,80€ à Iroune, à la frontière, à quelques kilomètres
de la frontière française. Un représentant du
Rassemblement National qui prend pour exemple un pays
qui est dirigé par des socialistes. Ah mais je prends pour exemple Yves Tréa, Yves Tréa, Yves Tréa. Non, non, mais ça veut dire que... Mais attendez, donc c'est pas
une critique. Ah, merci. Non,
non, mais c'est intéressant de voir que... J'ai pas l'habitude de... Il y a une certaine ouverture d'esprit quand même. Oui, j'allais
dire pour
une fois,
je peux prendre l'exemple allemand, je peux prendre l'exemple polonais,
je
peux prendre l
'exemple italien. Bien sûr, mais vous arrivez sur les taxes, vous avez raison.
On est
un pays
qui
est
hypertaxé.
Ce
qui est intéressant, c'est que l'Espagne a conservé son taux de croissance là où la France a une croissance qui s
'est faite.
Alors attendez, Stéphane Lefol, qu'est
-ce
que vous dites vous ? Est-ce que ça suffit ? Est-ce que de toute façon, on pourrait faire plus, faire mieux ?
Je pense que si vous m'avez
invité avec tout ce que je viens d'entendre, c'est que je vais pouvoir avoir une opinion qui est différente. Je noterais d'ailleurs qu'aux États-Unis aujourd'hui, il
n
'y
a
pas de taxes. Qu'est-ce qui va se passer ? Et qu'est-ce qui se passe ? Parce que le prix du pétrole, il reste élevé. C'est que le galon est à 3 dollars et qu'aujourd'hui, Trump risque, et je l'espère d'ailleurs, de prendre une sévère défaite. Il y a beaucoup plus que ça même le galon.
Oui, peut-être plus
que ça. Donc sans taxes, il y
a
quand même le prix du
pétrole.
Il a battu son record, le
galon vient de battre son record. Donc laisser penser,
c'est la seule question des taxes, ça serait laisser penser qu'il n
'y
aurait rien de sous-jacent derrière tout ça. Deuxième point, la question de l'inflation, ce n
'est
pas bien sur l'essence, mais c'est tout le reste.
Vous
allez voir, avec les canicules qu'on a eues, sur la question agricole, sur la question d'alimentation, sur la question, et j'en reviens au CEE, qu'il faudrait supprimer... Certificat d'économie d'énergie. Voilà, les certificats d'économie d'énergie pour investir dans l'isolation des bâtiments. Qui va directement où ? Dans ceux à qui on isole les bâtiments, c'est des charges de chauffage en moins. Donc c'est du pouvoir d'achat. Donc c'est facile de prendre un sujet et de dire, regardez, il suffirait deux, sans prendre la globalité des problématiques, qui sont beaucoup plus larges. C'est tout le débat d'aujourd'hui. Et c'est toute la politique...
Mais donc vous vous dites, on ne peut pas baisser les
taxes ?
Si vous baissez les charges et les taxes plutôt sur l'essence, que ça soit 10-12 milliards pour la proposition du RN, ou je ne sais pas combien, selon ce que vous baissez, c'est autant de recettes pour l'État en moins, à un moment où... Qu'est-ce que demandent les agriculteurs ? Des aides. Des aides. Qu'est
-ce
que disent les artisans ? J'entendais M. Tréard tout à l'heure sur la question des certificats d'économie et
d
'énergie pour développer l'activité. On
en a besoin.
On en a besoin. Donc c'est facile de dire, je prends un sujet, je retire, et ça va relancer la consommation. Ça ne relancera pas la
consommation. Vous vous trompez là.
Non, mais il y a quand même une chose,
c'est
qu'on est dans un pays qui est surtaxé, surimposé, qui est un des pays d'Europe et même du monde, où il y a le plus, et par définition, le plus imposé, où il y a le plus de prélèvements fiscaux. Je ne dis pas que vous avez tort. Ce que vous venez de dire est tout à fait juste. C'est-à-dire que c'est un contexte international qui fait qu'il y
a
une hausse du prix du parole et le premier responsable, c'est M. Donald Trump, c'est clair. Mais néanmoins, ça met l'accent sur quelque chose qui est quand même assez singulier à la France, c'est que là où tous nos voisins ont quand même encore un prix de l'essence, pas tous, hein, le Danemark s'est très très élevé. Oui,
oui.
Mais on a encore... Le Danemark est à 2,58€ pour le gasoil. Les salaires
sont plus élevés. C'est vrai. Mais
nous, on est avec une taxation de 60% qui est indécente, je dirais. C'est tout à fait indécente. Et j'ajouterais à ça, vous avez raison, il faut que l'économie marche. Mais si déjà les agriculteurs, si déjà les artisans avaient une essence un peu moins élevée, eh bien on serait en mesure de moins les aider par ailleurs. Il y a des efforts faits par le gouvernement
là-dessus.
Je n
'ai
pas fait les calculs. Mais enfin quand même, vous voyez bien que l'impact d'une baisse à un moment donné, c'est d'abord la perte de recettes pour l'État. Non. C'est clair. Mais si. Non mais attendez. On connaît tous ces effets. Ça
représente combien
sur le budget de l'État, M. Le Foll ? Sur le
budget de l'État,
ça dépend de ce que vous avez décidé. 10, 12 milliards, c'est quelque chose.
12
milliards,
ça représente combien. Et
quel est le poids de la dette aujourd'hui ? A
quel niveau nous sommes ?
Il y
a
bien un problème
aussi qui n'est pas sûr. Vous êtes
un petit peu comptable
et responsable. Non, je ne suis pas comptable parce que quand vous êtes parti, vous n'avez participé au gouvernement de France Hollande.
Bien sûr, vous n
'avez
participé à aucun gouvernement. Ah ben
oui, donc je ne suis pas responsable. Vous verrez
un jour, mais vous n'êtes pas responsable. Mais vous êtes aussi responsable de ce que vous dites. Donc
ne parlez pas de la
dette alors que
c'est vous qui avez creusé. Mais si, je vous en
parle. Moi, je n'en suis pas responsable de cette dette. Donc on
est parti. On avait
100% sur le PIB, sur la dette et même en dessous à 98. La sécurité
sociale... Stéphane
Lefort, le déficit était quasiment à 3% sur France Hollande.
C'est beaucoup moins qu
'aujourd'hui.
Mais
ce n'était pas à l'équilibre non plus. Est-ce que je vous ai dit que c'était à l'équilibre ? Mais
est-ce que je vous ai dit qu
'on était dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui ? Non, quand même. Alors, il y a eu des choses qui se sont passées. Il y
a
eu des choix politiques qui ont été faits. Il y a aussi un contexte international. Tout ça, je l'entends. Mais laissez penser et faire croire aux gens. Évidemment, quand le prix de l'essence est au niveau où vous dites, que, ah ben oui, mais laissez croire derrière que ça va relancer la consommation et ça va relancer la croissance, ça, je le dis aux Français, pas à
ceux qui sont convaincus,
c'est faux. Les
autres gouvernements, si on vous écoute, M. Lefort, sont stupides, font des choix stupides. Non,
je ne réfléchis pas
aux conséquences de
la baisse des taxes sur les
carburants. Je pense que le gouvernement allemand, qui a quand même une petite maîtrise en économie, qui sait quels sont les intérêts économiques de leur pays, je pense que le gouvernement espagnol, qui a vu et qui a mesuré effectivement l'impact à la fois sur le pouvoir d'achat de ses concitoyens, mais aussi sur la
relance
de l'économie avec cette baisse de la taxe sur les carburants de 21 à 10 %, très clairement, sont des choix responsables.
C'est ce que c'est dans
un contexte de 2,5%
de
déficit et
de déficit budgétaire, et dans un
contexte en Espagne où la dette est passée sur les 100% de PIB. M.
Le Foll,
nous
avons...
Chacun doit être responsable. Le prix du pétrole est le même pour tous. Nous sommes d'accord. Ça a ou moins. Le baril qui va en Espagne et le baril qui va en France est le même. Il est totalement anormal, pour ne pas dire indécent, qu'il y ait une telle différence de prix. Alors même que, effectivement, Yves Tréhard l'a redit très justement, nous sommes le pays le plus fiscalisé du monde, l'un des pays les plus fiscalisés du monde. C'est-à
-dire
qu'on paye pour tout.
Et
en contrepartie, on
a
des services publics en lambeaux. Donc, laissez les gens travailler. Et pour laisser les gens travailler, j'allais dire avoir du pouvoir de vivre, parce que là, on ne parle pas de pouvoir d'achat, on parle de pouvoir de vivre, il faut baisser ses taxes. Sur un plein, et cet exemple, c'est très important, sur un plein de 40 litres, avec la mesure de Marine Le Pen, Jordan Bardella, c'est 14 euros d'économiser. C'est énorme.
Attendez, attendez, Alessandio, Alessandio.
Il y a un argument gouvernemental, mais pas seulement d'ailleurs, c'est que baisser les taxes, ça serait injuste. Alors, vous en faites ce que vous voulez, mais l'idée, c'est de dire, si on baisse les taxes,
celui qui a les
moyens de s'acheter une Porsche et celui qui a les moyens de s'acheter une Fiat Punto, ils vont avoir le même rabais.
Mais Alessand, ce qui est quand même
étonnant, c'est qu'ils n'ont pas fait ce raisonnement pour le Covid. C'est-à-dire ? Oui. Tout le monde avait les mêmes aides.
Ah
ben non. Dans quoi ? Pendant
le Covid.
Au niveau économique, il y
avait
le PGE, c
'était...
Que
vous
soyez une entreprise qui marche...
C'était ciblé en termes de secteur. Il y avait les mêmes aides. C
'était assez ciblé en termes de secteur. Oui.
En tout cas,
l'argument, c'est de dire pourquoi est-ce qu'on ferait une telle mesure qui va favoriser autant ceux qui sont plus touchés, c'est-à-dire qu'on va pouvoir moindre parce qu'ils sont les plus pauvres, que ceux qui sont moins touchés parce qu'eux, ils ont un revenu qui leur permet
d'enquérir le chouchage de
pétrole. C'est facile, la réponse, elle est toute simple parce que ce taux de fiscalité est tout simplement délirant. Voilà la raison pour laquelle il faut le baisser. En plus de cela,
on a un gouvernement... Vous ne dites pas à ce moment-là, il vaudrait mieux réorienter
vers
les plus pauvres. Je
ne réoriente pas puisque c'est le prix affiché qui va libérer la consommation. Mais bon, je vais partir sur un autre élément. Lorsque vous avez une fiscalité telle qu'on a en France et que vous êtes obligés de faire des rattrapages,
c
'est le système fiscal qui en lui-même ne colle pas. Mais regardez le gouvernement schizophrène.
Vous
avez un gouvernement qui dit il faut passer à l'électrique. La voiture électrique n'est que très peu taxée... Oui, parce que c'est dommage qu'on ne vienne pas sur moi. La voiture électrique n'est que très peu taxée par rapport aux véhicules thermiques. Le choix gouvernemental, et quand j'entends le président de la République, c'est de dire il faut tout se passer à l'électrique. Donc l'État est prêt à se passer des taxes. Malheureusement,
c
'est...
Soit ça, soit
à un moment donné, les taxes vont augmenter sur les voitures électriques. Mais dans
ce
cas-là, il faut être honnête avec les Français. Il ne
faut
pas les envoyer sur une technologie si l'objectif derrière, c'est de pouvoir les électrocuter à coup de taxe. Soit on est véritablement honnête...
Je ne suis pas sûr de l
'électrocution, mais... Soit on est honnête dès le départ, soit ça ne colle pas. Il n'y a rien qui mérite aujourd'hui les 60% de taxes sur le carburant. Pourquoi ? J'entends l'argument écologique, je l'ai entendu, je ne
suis
pas idiot. Bien sûr que je l'entends. Mais la réalité,
c
'est que dans notre économie, la France a besoin de pétrole.
On
a 7 Français sur 10 qui ont besoin de leur voiture pour aller bosser. On leur dit quoi ? En ce moment, Maxime, vous avez des gens qui sont en train de crever parce qu'ils n'ont plus les moyens de faire le plein. Et
ils
choisissent entre faire le plein du frigo et faire le plein de la voiture. Et ça ne touche pas que les gros rouleurs, ça touche des pères et
des mères de famille qui vont à l
'école. Ça touche la moitié de la population française et ça touche les chefs d'entreprise. Parce que quand vous êtes chef d'entreprise et que vos employés derrière, il leur manque 100 balles pour faire le plein, vous devez les augmenter. Mais quand vous les augmentez, il se passe quoi ? Vous êtes taxés sur cette augmentation. On est dans un pays schizophrène et qui ne connaît qu'un seul réflexe, celui de la taxe. Alors dans un instant,
on
va revenir sur l'aide de 100 euros quand même, voir ce qu'elle couvre précisément cette première aide de 100 euros. On verra si elle est prolongée, rallongée, etc. Demain, c'est l'annonce qui est attendue. Mais vous vouliez, Julien Audoul répondra
sur
Radio-Bois, il y
a
cet argument qui est de dire la
baisse
des
taxes,
elle profite à tout le monde. Mais la question est tout à fait légitime. Et moi j'entends cette question. Et pourquoi cette baisse de taxes est importante ? D'une part parce que c'est le seul moyen efficace. On voit bien que la politique du chèque, qui met des mois, qui n'est pas ciblée, on a un million de Français qui seraient éligibles,
qui ne font
pas la demande,
etc.
Mais la politique du chèque ne fonctionne pas. La baisse des taxes, c'est automatique et c'est pour tout le monde. Et après, quand on regarde le ciblage, ceux qui font la queue aux stations-services, ce n
'est
pas Bernard Arnault, c'est pas qui est NMbappé, c'est les Français populaires, c
'est
ceux qui ont besoin de leur véhicule pour bosser tous les matins. Donc l'immense majorité de nos compatriotes qui vont en bénéficier, et on le sait, sont les Français les plus modestes, sont les Français qui n'ont pas d'autre choix que d'avoir une essence pas chère, un diesel pas cher, pour aller travailler, pour aller emmener leurs enfants à
l'école, pour aller se
soigner. Les patrons qui vont à la défense,
ils sont là aussi. C'est une infime minorité, ça ne représente rien. C'est une infime minorité. On dit que
les riches n'ont pas de voiture et qu
'ils
ne
font
pas
le bonheur. Mais non,
on ne dit pas ça, on dit que c'est epsilon par rapport à la masse des Français et des classes moyennes qui sont aujourd'hui assiduées. Alors attendez, je reviens à cette aide. Encore une fois, ce qui est attendu demain, c'est
un
élargissement de l'aide, un
renouvellement de l'aide. Une
prolongation dans le temps, un rehaussement et par ailleurs, l'idée peut-être de la rendre automatique. Effectivement.
Parce qu'il y a
moins de 50% des gens qui l'ont réclamée. Cette première aide qui a été versée à 1,5
million
de Français, 100 euros, qu
'est
-ce qu'elle couvre réellement ? Combien de
temps
est-ce qu'on peut en bénéficier quand on est gros rouleur ? D'abord, je vais vous rappeler ce que c'est qu'un gros rouleur ou un grand rouleur. On se posait la question il y
a
quelques instants. Ce sont les personnes qui parcourent au moins 15 kilomètres entre leur domicile et leur lieu de travail. Donc, a priori, si tout est normal, ça fait 30 kilomètres par jour à les retours. Et il faut que le revenu fiscal de référence par part soit inférieur ou égal à 16 880 euros. En clair, selon le ministère de l'économie, ça équivaut à peu près à 1 508 euros net
par
mois pour une personne seule. Maintenant que tout le monde a le même niveau d'information, on va passer au problème de mathématiques. C'était vraiment un problème de mathématiques cet après-midi quand on a essayé de faire le calcul. Partons du principe que je suis éligible. J'ai reçu mes 100 euros. J'ai une voiture compacte qui roule au 100.95 dont le prix aujourd'hui est en moyenne à 2,17
euros.
Pour faire le plein, je dois mettre 50 litres d'essence dans mon réservoir et la consommation de ma voiture colle avec la moyenne à peu près 7 litres au 100 kilomètres pour une voiture compacte. Avec cette consommation, en roulant 30 kilomètres par jour pour aller au travail et revenir chez moi, je consomme exactement 2,1 litres d'essence par jour. Jusqu'ici, tout va bien. Option 1, le chèque de l'État, l'aide de l'État, paye 100% de mes trajets pendant 22 jours. Je ne paye pas du tout mon essence et le prix de mes déplacements est amorti par les 100 euros pendant 22 jours si je vais travailler 22 jours d'affilée sans m'arrêter, sans week-end, sans pause.
Option 2, je ne veux pas utiliser l'intégralité de l'aide d'un coup, l'intégralité des 100 euros et
je veux profiter
de cette aide plus longtemps. L'État m'explique que 100 euros c'est l'équivalent de 20 centimes en moins sur le litre d'essence. Donc,
il
me faudrait 238 jours de déplacement professionnel pour repayer mon essence plein pot. mais quelle que soit l'option et la précision est importante, 22 jours ou 238 jours, ce sont des jours pendant lesquels je n'emmène pas mes enfants à l'école,
je
ne vais pas faire les courses ou autre, cela ne concerne que les trajets domicile-travail. J'ajoute donc, pardon, une autre option, je choisis de vaquer à mes occupations ou à mes obligations avec ma voiture et avec les 100 euros, vous le voyez, je peux m'offrir un seul plein d'essence de 46 litres. Voilà, au moins ça, j'ai
fait les maths
pour vous. Ça c'est bizarre, il y
a
juste une chose, c'est limite de la prestidigitation de
la
part du gouvernement Yves Tréard, ça fait 6 mois, j'ai regardé, c'était début mai, le 6 mai je crois, ça fait 6 mois que le gouvernement tient le pays en haleine avec cette aide de 100 euros. Alors certains l'ont touché, un million et demi, mais demain, on en est encore à se demander si on va la prolonger. Ça va être très compliqué de continuer comme ça pour lui, d'abord parce qu'il va falloir qu'il se justifie par rapport à ce qui se passe effectivement dans d'autres pays. Et demain, s'il se présente comme ça doit être, comme c'est annoncé en formation, j'allais dire Covid, c'est-à-dire où il y a le
Premier ministre avec le Premier
ministre qui chacun dit un petit mot ou un grand mot et que tout ça c'est pour simplement augmenter un petit peu l'aide à quelques grands rouleurs ou d'élargir encore, c'est possible,
ça
soit, à mon avis ça sera les deux d'ailleurs, il y aura élargissement comme le disait Anne et augmentation. Oui,
sans doute. Ça
risque d'être un peu juste, je pense, dans l'opinion publique et que ça va grincer. Et le problème, c'est que tout ça arrive, d'abord il
y
a l'hiver qui arrive et en hiver, souvent vous avez beaucoup plus besoin de votre voiture parce qu'il n
'y
a pas de vacances.
Et du fioul. Et
puis il y a le chauffage des maisons en zone rurale surtout d'ailleurs, effectivement. Et puis surtout, tout ça arrive sur fond de budget. Il faut faire le budget. Et le budget, le problème, c'est que comme il n'y
a
pas un sentiment qu'est-ce et que le Premier ministre nous a raconté qu'il voulait faire 54 milliards non pas d'économie mais de ralentissement on va dire de la dépense publique, et bien tout ça, l'équation va être très difficile. Je ne suis pas aussi fort en maths que Lisa mais ça va être très compliqué. Et il va y avoir un débat politique qui va faire rage. Mais alors Stéphane Le Folle, est-ce qu'il
n'y a
pas un risque demain pour le gouvernement à n'annoncer qu'un élargissement de l'aide, un doublement de l'aide ou quelque chose dans le genre et de ne pas aller du tout sur le côté baisse des taxes ? De
toute
façon, le risque pour le gouvernement il est global. La question budgétaire elle est posée depuis et pourquoi ça traite et pourquoi on essaye de procrastiner à chaque fois parce que l'équation budgétaire est pratiquement insoluble et qu'ils se sont fait rattraper en plus par cette crise et cette montée irrésistible et répressible du pétrole qui ne cesse d'augmenter et qui impacte directement. Alors après, la question politique qui est posée, c'est comment on règle le problème pour les Français
et
comment on essaye de régler en même temps le problème de la France.
Alors
c'est là que le débat il doit avoir lieu. On peut regarder les choses uniquement sur la question de la voiture et dire il
n'y a
qu'une solution c'est de faire baisser les taxes et les recettes en moins permettront mais ça, ça a souvent été dit de relancer la consommation et donc la croissance. La croissance, il faut bien se le mettre dans la tête parce que moi je suis, j'ai été ministre et je sais ce que c'est que d'aller chercher la croissance. La croissance, bien sûr que le pôle de la consommation en France est important sur la croissance mais la croissance c'est un contexte international et c'est au moins un contexte européen. Alors il y
a
un peu plus de croissance en Espagne c'est certain,
il
y a un peu plus, pas beaucoup plus en Allemagne
et ailleurs.
Un
petit
peu de modestie s'il vous plaît.
Je
ne
suis
pas de modestie je dis simplement laissez-moi finir.
Du coup je suis ministre je
sais ce que c'est que la croissance. Mais je sais
que d'aller chercher la croissance. Vu le bilan de votre
famille politique
un peu de modestie. Oui mais le bilan de votre famille
politique excusez-moi. Il
faudrait mieux demander pardon pour l'instant que vous n'en avez pas de bilan.
mais moi je légitimement je regarde le bilan et je peux dire que ce que nous avons laissé quand nous sommes partis ce n
'est
pas un pays avec
une dette. 2000 milliards d'euros
de dette quand vous êtes parti ?
Non
non non 2000 milliards d'euros de dette après
une crise
des
subprimes. Elles ont bon dos les crises. Elles ont bon dos. Mais vous attendez
une crise quand elle arrive c'est facile de dire comme ça autour d'une table je baisse et je perds 10 milliards et puis après on va les retrouver. Je le souhaite bon courage. Donc moi ce que je dis simplement c'est que si on est un peu responsable il y a évidemment une crise et la crise de l'essence est essentielle aujourd'hui il y a plein de choses aussi à faire pour essayer de nous être moins dépendants contrairement à ce que vous dites du pétrole parce que si on reste dépendant du pétrole on reste dépendant de ce qui se passe dans le détroit d'Ormouth on reste dépendant de ce qui se passe à Badel-Madel et on dit de toute façon on ne
peut
pas s'en passer donc on continue comme ça et à chaque fois vous serez rattrapé par des crises parce qu'il y
en
aura d'autres donc moi je suis pour il aurait dû y avoir depuis plus longtemps des aides beaucoup plus ciblées et larges pour faire en sorte d'aider ceux qui en ont le plus besoin
vous voyez
bien et c'était très bien dit par l'ISA-DEF nos concitoyens qui font 15 kilomètres par jour pour aller sur leur lieu de travail pour aller emmener leurs enfants à l'école et 15 kilomètres pour rentrer chez eux mais c'est tout le monde c
'est tous les français dans la
ruralité et vous avez de moins en moins de services dans la ruralité les écoles sont de plus en plus loin les médecins sont de plus en plus loin quand il y a des médecins donc vous faites de plus en plus de routes et vous assignez ces français à résidence et là ce qu'on observe c'est une terrible fracture territoriale et géographique une inégalité insupportable alors attendez
j'allais au bout je vous réponds
parce que vous acceptez et c'est ça qui est insupportable deux catégories de français en gros je n'accepte pas
mais si vous votre famille politique et votre tendance voilà encore une fois qui a continué à
taxer les français et qui continue à vouloir le faire mais aujourd'hui vous avez des français dans la ruralité qui payent des impôts et qui veulent avoir les mêmes droits et les mêmes chances que les autres voilà sauf que eux aujourd'hui ils doivent payer le diesel à 2,50 euros si ce n'est plus et donc aujourd'hui ils
sont dans une situation cataclysmique pour la question des
médecins vous
avez réglé le problème des médecins à tous les niveaux je vais vous dire un exemple très concret que de baisser la
TVA sur l'essence ça va régler le problème des médecins c'est ça que vous avez dit je vous dis
que ça va améliorer la vie
de nos concitoyens ce n'est pas vrai ce n'est pas
vrai dans le rural comme dans le rural et quand on dit ça ne disiez jamais derrière tout
ça il y
a
aussi des investissements pour développer des alternatives et des transports collectifs ce que l'on fait à l'échelle des métro et même du pays du
Nord mais vous êtes déconnecté mais bien sûr je suis déconnecté je n'ai jamais
été élu
ni au niveau rural ni au niveau urbain vous avez une
très très longue expérience
effectivement et un bilan très très lourd
aussi mais oui vous n'avez
pas de bilan je vais vous donner un exemple très concret
le week-end dernier j'ai visité un club de basket de ma circonscription oui j'étais au foot
dans
un club
de foot
je peux aller au
bout allez-y
ce club de basket me dit on va devoir arrêter pour les jeunes les déplacements au bout de la région parce que le prix des carburants aujourd'hui est insupportable et insurmontable donc vous allez priver des jeunes d'une activité sportive et ça c'est pour toutes les associations c'est pour des secteurs entiers donc vous paralyser un pays avec un prix des carburants qui est intolérable et je le dis quand on a 60% de taxes quand à chaque passage à la pompe c'est l'État qui se gave de 60% du prix c'est intolérable si l'État se gavait on
ne serait pas dans la situation de
l'État parce que l'État gaspille énormément à côté donc c'est un autre sujet c'est exactement le même sujet c'est exactement le même sujet c'est pour ça que pour l'Assemblée nationale nous voulons faire 125
milliards d'économies et sur
l'association sportive
c'est 12 milliards
vous voyez là la baisse
de
la
télé toutes
les associations sportives évidemment sont touchées par cette question mais à ce moment-là c'est là qu'il faut savoir ce que l'on veut et il peut être nécessaire d'aider un certain nombre d'activités essentielles et moi j'ai rien au contraire contre ce qui doit être fait et plus largement je dis simplement que dans ce contexte global on peut traiter un sujet en laissant penser qu'en traitant ce sujet on va tout régler je le dis attention vous faites fausse route Pierre Chasseret encore un mot pour répondre à ce que disait ce matin le ministre Roland Lescu au ministre de l'économie qui dit on a déjà 54 milliards à trouver si vous baissez de 10, 15 points par exemple 15 points la TVA c'est 9, 10 milliards à trouver on ne les a pas on n
'a
pas le début d'un euro
je
ne supporte plus ce discours ceux qui prononcent ce discours c'est ceux qui nous ont entraînés dans le mur donc pourquoi je les écouterais pourquoi j'écouterais quelqu'un qui a endetté la France pendant des années qui est cette personne pour venir me donner des leçons d'économie sur la relance économique alors qu'on se plante depuis 40 ans c'est le ministre de l'économie qui doit faire en sorte d
'avoir
un budget pour l'an
prochain notamment
soyons très clairs les français ne peuvent pas dépenser l'argent ils n'ont pas ça me paraît d'une évidence redoutable là je vous entends monsieur Lefeuille vous dites oui vous avez raison il faut accompagner les secteurs des associations sportives là aussi il faut des cibles des cibles il faut tellement de cibles qu'en fait à force de cibler vous savez moi j
'ai
une mesure simple qui n
'est
pas technocratique qui est facile et qui est évidente pour tout le monde c'est d'arrêter cette politique de la fiscalité comme un réflexe pavlovien en France on arrête avec cette sûreté de la fiscalité qui plombe qui plombe toutes les familles
on
vient de la même région vous et moi on est exactement dans la même région on est dans le même département et vous savez mieux quiconque comment ça se passe dans votre ville votre ville du Mans elle est irriguée
par
toutes les petites communes autour toutes les petites communes qui n'ont plus de médecin traitant qui n'ont plus d'accès aux soins qui n'ont plus d'accès aux dentistes qui
n'ont plus
d'accès à rien qui n'ont même plus d'accès à l'administration vous croyez que ce
n'est
pas une responsabilité que nous avons de manière collective et qu'il ne
faut
pas investir
pour réunir ce problème M. Lefeuille
ça fait 40 ans qu'on rentre dans le mur il est temps de changer et
d'arrêter cette politique fiscale il est
temps d'arrêter avec cette politique qui asphyxie les classes moyennes ceux qui nous écoutent aujourd'hui ils savent très bien ils ont très bien compris quand ils vont faire leur plein c'est 2,40
euros
ils ne sont pas idiots ils ont compris que là-dedans c'était la fiscalité et que ce n
'est
pas le détroit des Hormuz qui leur pose problème c'est le détroit de Bercy et celui-là je peux vous dire qu'on est obligé d'y passer pardon mais Hormuz ça existe aussi la difficulté c'est qu'en fait en ce moment on est dans un système perdant-perdant l'État il ne
faut
pas croire que l'État est en train de faire du gain sur les taxes carburant actuellement on en fait moins que prévu pourquoi ? parce que les Français dépensent moins et consomment moins on
va
aller les
écouter à la pompe les Français
donc puisque tout le monde est perdant mince à un moment donné reconnectons tous les fils de la société pour faire en sorte de relancer un petit peu la consommation en donnant un bol d'air aux Français avant l'hiver Pierre
Chastain on va
aller les écouter les Français avec Antoine Forestier du côté de Clichy dans les Hauts-de-Seine Antoine pour savoir ce qu'ils attendent les Français à la pompe ce soir avant les annonces du gouvernement demain
Alors
dans leurs rêves les plus fous ils aimeraient bien que les prix soient ceux qui étaient avant la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran on a ici 2,12
euros
pour le sans-plomb 2,33 euros pour le gasoil à l'époque c'était en février fin février 1,72 euros ça fait
des
pleins de 50 litres qui sont désormais 20 à 30 euros plus chers évidemment ils ne s'attendent pas à des miracles de la part du gouvernement tous nous demandent quand on discute avec ces automobilistes il y
en
a encore ici ce soir qu'il y ait des baisses de taxes on leur a répété qu'Emmanuel Macron l'avait dit on ne peut plus en France on n
'a
plus les moyens de faire baisser les taxes en tout cas c'est ce qu'il a dit à plusieurs reprises et qu'il avait donc ciblé prioritairement les gros rouleurs et ça les automobilistes avec qui on échange depuis tout à l'heure qui eux ne sont pas forcément des gros rouleurs ils ne le comprennent pas pour eux si on baisse les prix pour certains automobilistes il faut que ce soit le cas pour tous je vous propose de les écouter ils sont interrogés au micro de Philippe Vignon
je
m'attends du gouvernement
de
manière logique qui baisse le prix de l'essence je pense qu'en Espagne ils ont stabilisé le prix
et
s'ils peuvent stabiliser le prix comme
pour
la France ce serait bien pour nous c'est leur boulot de trouver une solution et de s'arranger à ce que tout le monde puisse avoir les moyens de payer l'essence et pouvoir bosser en gagnant de
l
'argent une baisse des prix directe à la fonte
ça
ça serait bien parce que le chèque d'aide moi je suis artisan je l
'ai
demandé j'attends encore dans 10 jours peut-être la réponse je n
'ai
pas sûr que ce soit positif ou négatif donc
pour
moi c'est nada donc un prix directement à la pompe ça serait bien les automobilistes qui viennent ce soir dans cette station viennent ici malgré les tarifs parce qu'ils n'ont pas réussi à aller dans une station où il y avait des prix plafonnés elles étaient toutes en rupture de stock aux alentours de cette station en tout cas ceux qui viennent ce soir ils font une légère économie parce que tout à l'heure les prix se sont actualisés on a perdu 4 centimes sur le sans-plomb 5 centimes sur le gasoil alors ça ne présage pas ce qui va se passer dans les prochains jours mais sur un plein de 50 litres quand on a 5 centimes de baisse et bien ça fait 2,50 euros en moins à payer au final Juan Forestier Philippe Milieu enfin une petite une petite bonne nouvelle bonsoir Alexandre Jardin merci d'être là on va voir où vous en êtes de votre combat avec les gueux notamment contre les certificats d'économie d'énergie vous aviez lancé vous étiez venu le dire sur ce plateau une pétition pour demander justement l'arrêt plus récent du certificat d'économie d'énergie qui pèse autour de 17-18 centimes sur le litre d'essence vous en êtes à combien de signatures récoltées
?
alors pour l'instant
on
ne recueille pas encore les signatures pour l'instant sur la plateforme référendum citoyen on demande aux gens si ce genre de débat on continue en France ou est-ce qu'on se dote
de
la capacité référendaire populaire comme les Suisses est-ce qu'on trouve normal que ce genre de débat entre élites soit tranché entre élites ou est-ce que on veut devenir une démocratie adulte entre élites il y
a
des représentants du peuple c'est le principe il y
a des députés il y a des maires
sauf que chez nous en France à la prochaine élection présidentielle on va virer le peuple le soir de l'élection
pour
5 ans il y aura un chèque en blanc pour une majorité chez nos voisins suisses ils ne
sont
pas virés pendant 5 ans lorsqu'il y
a
une crise aussi grave que celle-là ils peuvent s'exprimer autrement qu'en brûlant les ronds-points qu'en brûlant des préfectures ils utilisent un instrument démocratique donc les gens qui téléchargent et qui vont voter sur le référendum citoyen on leur pose la question oui non ils votent avec leur carte d'identité
un
seul vote la preuve qu'ils sont français est majeure c'est ça qu'on est en train de mobiliser parce qu'on ne peut pas aller de crise en crise en crise avec un peuple qui a besoin de gueuler en cramant tout
or
en ce moment on est en train de franchir
la
vivable
il
y a deux heures je filmais des images pour un documentaire j'étais dans une pompe à essence il y a un monsieur qui a fait un demi-tour avec son taxi il est venu il a baissé sa vie il m'a dit les gueux c'est vous oui
et
il a lâché tout
il
m'a dit qu'il était au bord du suicide pourquoi ? parce qu'il passe de 8 heures de travail par jour à 16 16 pour
pouvoir encaisser le
coup de l'essence et pour un revenu inférieur parce qu'il a des enfants ce monsieur il se tue pas là
parce
qu'il a des enfants et je me suis dit mais
mais
qu'est-ce que c'est que ce pays où on a des débats
où
on est avec des débats macro à un moment lorsqu'il y
a
une souffrance sociale qui est telle on est submergé de coups
de
fil d'élus locaux qui ont une partie du personnel qui ne peut pas venir
pour
faire tourner les cantines
on
a une force de travail qui est en train de s'effondrer on a un système économique qui est en train de s'effondrer qu'est-ce qu'il faut ? mais à un moment on est tellement déconnecté qu'on nous dit oui Ormuz Ormuz ok ok on a tous compris qu'il y
avait
un problème avec Ormuz mais le pouvoir politique a comme fonction de décider et non pas de dire simplement non non l'extérieur gouverne
or
nous ce qu'on demande avec le mouvement des gueux c'est extrêmement simple on demande une baisse comme Pierre Chasseret qui était assis à ma place on demande une baisse de 50 centimes là-dedans il y a 18 centimes à peu près qu'on peut aller chercher avec les certificats d'économie d'énergie plus la TVA ça fait 22-23 centimes le reste on demande à ce que les 7 milliards je cite des chiffres les chiffres officiels de la creux de l'organisme qui régule l'énergie
les
7 milliards de subventions aux énergies renouvelables intermittentes annuelles on demande que ce soit affecté
on
a besoin pour aller pour baisser de 50 centimes jusqu'à l'élection présidentielle on a besoin de 14 milliards à peu près
13
-9 14-1
bon selon
les estimations on a besoin de 14 milliards on peut aller les chercher
là
pour l'instant on est tous en train de parler et les gens qui nous regardent sont impuissants parce qu'on n'a pas de capacité référendaire donc ils vont cramer tout à un moment le mouvement des gueux sera avec eux je vous le dis tout net Stéphane Lefol qu'est
-ce
que vous dites sur deux points d'abord sur cette colère et
sur
le
fond
et sur le fond de ce que dit
le 17 octobre
on va demander aux français de faire une journée station vide symboliquement
nous
ne devons plus
vous n
'allez pas chercher l'essence le 17 octobre le 17 octobre station vide c
'est l'appel
des gueux quel est le message le message il est qu'on ne coopère pas avec un pouvoir qui est en train de tuer la population socialement ça va être encore pire pour eux alors ils ne pourront pas du tout aller travailler mais à
un moment
les gens n'en peuvent plus il faut dire il faut marquer le coup il faut des actes symboliques nous ne pouvons pas être un peuple qui se couche qui détruit son économie parce que des dingues ne le voient pas Stéphane Lefol qu'est-ce que vous répondez à Alexandre Jardin
?
qu'est
-ce
que je réponds c'est que quand on discute de la question de l'essence on oublie par exemple ce qui s'est passé sur toutes les écoles de France et dans toutes les mairies où il va falloir investir plusieurs centaines et puis plusieurs centaines de millions d'euros parce que la canicule quand ça chauffe dans les écoles il va falloir qu
'on
les isole de la même manière que quand on consomme beaucoup d'énergie dans des bâtiments et dans des logements il faut isoler c'est des millions d'euros et des milliards globalement pour ce qui me concerne je suis bien placé pour le savoir deuxième point sur la question des transports tout ce qui est fait aujourd'hui pour assurer des nouveaux et des transports et le manque comme d'autres métropoles assurent ce nouveau service et ces alternatives en même temps qu
'on
va chercher le rural puisqu'on a été capable avec le pays et le pôle métropolitain de mettre en place aussi les transports collectifs dans le rural on essaye d'offrir d'autres alternatives la seule alternative doit trouver 14 milliards très bien on trouve 14 milliards allez c'est réglé jusqu'à la présidentielle c'est 14 milliards qu'il n'y aura pas vous voulez supprimer les CE très bien tous ceux qui sont aujourd'hui en train d'avoir des projets pour pouvoir rénover utiliser des pompes à chaleur ceux essayez de se passer de ce pétrole qui coûte extrêmement cher et je suis d'accord aujourd'hui les crises sociales ne sont plus celles qui étaient avant par l'alimentation elles deviennent celles de l'énergie mais si on reste simplement en disant c'est ce problème de l'énergie il faut baisser les taxes pour continuer à consommer du pétrole et bien à la fin on aura toujours des problèmes avec le pétrole et on n'aura pas réglé le
fond de la question on parle évidemment de court
terme
quand on lit ce soir
le chef de l'état qui écrit à la présidente de la commission européenne en disant il faut relancer l'électrification c'est clair qu'on a l'impression qu'on est un peu à côté du sujet
on est dans l'immédiat on est dans conduire les enfants à l'école la semaine prochaine
il faut régler le court terme et il y a besoin d'aider ceux qui en ont besoin ça c'est indiscutable mais allez dire que pour régler le court terme on va mettre en cause le moyen et le long terme ce qui fera que reporter le problème parce qu'un jour il y aura le problème vous l'aurez de
toute façon j'ai l'impression qu'on est déjà c'est aujourd'hui il sera demain si on n'a pas
réglé le problème c'est aujourd'hui le problème monsieur le folle oui moi je rejoins totalement Alexandre Jardin sur le fait d'écouter une bonne fois pour toute le peuple vous n'irez pas prendre des sens le 17 octobre et encore une fois il faut effectivement qu'il y ait des signes extrêmement clairs il y a un moment
vous
ne répondez pas à la question non mais attendez il y a un moment qui est le moment de vérité pour les français malheureusement ce gouvernement ne fera rien ou presque rien je pense qu'à un moment donné il va être obligé de baisser les taxes Marine Le Pen le dit parce qu'il y sera contraint la réalité sera insupportable il y sera contraint mais le moment de vérité aujourd'hui pour remettre le peuple au centre c'est l'élection présidentielle c'est un changement de cap mais
la question d'Alexandre Jardin c'est qu'est-ce qu'on fait d'ici là qu'est-ce qu'on fait d'ici là il reste 7 mois qu
'est-ce qu'on fait d
'ici là à un
moment donné il ne
faut
pas mentir aux français nous on va faire notre travail d'opposition et on va pousser pour qu'il y ait cette baisse de taxes et notamment de 20% à 5,5% sur toutes les énergies parce qu'on parle des carburants le gaz qui va augmenter de
6,3% au mois d'octobre l'électricité
qui a encore augmenté une nouvelle fois alors que normalement notre parc nucléaire devrait nous garantir l'électricité la moins chère d'Europe on a une électricité avec un prix délirant pourquoi ? parce qu'on a des énergies intermittentes sursubventionnées qui pèsent
sur
ce prix notamment bien
sûr que si bien sûr que si bien sûr que si mais aujourd
'hui c'est plus le cas
particulièrement par votre
gouvernement
oui mais justement mais aujourd
'hui de toute façon aujourd'hui ces énergies sont suffisamment compétitives pour ne plus avoir besoin d'avoir cette sûre subvention compétitive
les éoliennes compétitives vous plaisantez mais attendez le mix
énergétique nucléaire et énergie renouvelable j'ai bien entendu ce que vous disiez avec une partie d'autres à droite il n
'y a
plus que le nucléaire non il
y aura un mix demain
donc vous voulez
tout arrêter c'est là où vous confondez tout Marine Le Pen
est pour un mix énergétique non je crois pas mais pas avec des arnaques environnementales
mais il n'y a pas d'arnaques environnementales l'éolien l'éolien
particulièrement n'est pas une énergie renouvelable c'est une énergie intermittente pour
les énergies renouvelables vous avez la biomasse vous avez l'hydrogène
vous
avez la géothermie on le sait que les
énergies renouvelables sont en partie intermittentes que ce soit le solaire ou
l'éolien je
reviens au carburant et à l'urgence
il faut
aider ceux qui en ont besoin c'est clair et net Alexandre Jardin juste une chose dans votre combat pour récupérer les 50 centimes il y a 18 centimes autour des fameux certificats
18
plus la TVA oui bien sûr mais là je reste sur les 18 centimes des certificats d'économie d'énergie je regardais tout à l'heure les chiffres qui étaient donnés ça finance 1 million de projets par an c'est 75 000 emplois qui en dépendent c'est pas du vent les certificats d'économie d'énergie ça sert à quelque chose Stéphane Le Foll le disait c'est les pompes à chaleur c'est les voitures électriques c'est un projet dont on a besoin pour les 5, 10, 15 ans à venir je vais vous répondre la réponse est oui
la
vie c'est une question de priorité
on
a une guerre on a un détroit d'Hormuz
qui
est-ce qu'il est en ce moment comment est-ce qu'on va s'en sortir pour traverser une mauvaise passe
je
ne suis pas en train de vous dire que la transition énergétique n
'est
pas nécessaire évidemment personne n'est cinglé
mais
gouverner c'est fixer des priorités
et
lorsque vous avez un chauffeur de taxi qui a envie de se faire péter le caisson
lorsque
vous avez des communes où le travail est en train de s'effondrer j'ai un ami qui loue des camions
il
est en train de les retirer du marché
tout
simplement parce qu'il ne peut pas répercuter
sur
ses clients les prix et je lui
ai
dit du coup les chantiers deviennent quoi il s'arrête on est en train de détruire notre croissance il n
'y a
plus de croissance de toute façon c'est terminé
donc
on est en train de jouer avec la substance de l'économie
donc
je ne vous dis pas que vous n'avez pas raison je dis que
on
doit suspendre
et
au moment de
l
'élection présidentielle la question énergétique sera au coeur du débat les français trancheront ce qui est normal on est tous démocrates en revanche l'énorme problème c'est que vous voyez bien que là on est tous impuissants parce qu'on n'a pas de démocratie directe
les pays qui sont
il
y aura des référendums avec Marine Le Pen et
il y
aura
des référendums
d'initiatives citoyennes aussi
c
'est la première
fois
que j
'entends
ça
ah non elle le dit depuis très longtemps parce
que
l'initiative citoyenne ça n'a rien à voir avec le référendum du prince le problème du référendum du prince c'est que le peuple répond au prince
alors
qu'un référendum d'initiative citoyenne les gens répondent à la question parce
que c'est leur
question et ça évite le vote sanction tout
à fait et ça fait les
suisses font ça c'est une des raisons de leur prospérité tout le temps alors ça existe dans notre constitution mais la condition c'est qu
'il
faut qu'il y
ait
4 500 000 signataires ce qui empêche évidemment non
mais en plus c'est pire
parce que quand on a les 4 millions oui il y
a
encore le jeu parlementaire derrière
le jeu
parlementaire tout est fait d'ailleurs la preuve il n'y
en
a pas
il
n'y
en
a pas
donc si
vous pensez qu'on doit devenir un peuple d'adultes et respecter la dignité de chacun c'est un problème de dignité vous téléchargez un référendum citoyen sortez votre carte d'identité et vous dites oui si vous pensez que c'est mieux de congélier le peuple le soir d'une élection pendant 5 ans vous dites non
doctolib
de la démocratie doctolib de la démocratie il y a quand même le sentiment Yves Tréhard quand on regarde qu'on est en train de marcher sur un fil je regardais les chiffres tout à
l
'heure de
la
baisse de la consommation de gasoil depuis janvier c'est moins 7,5%
et oui
ça s'effondre moins 7,5
% la consommation de gasoil en France ça veut dire que le
gouvernement là demain qui doit encore une fois faire ses annonces en grande pompe avec moult ministres etc en réalité la marge de manœuvre elle est extrêmement réduite il
n'y en a pas
mais arrêtez de dire ça mais c'est vrai mais non si vous ne coupez rien effectivement oui mais il ne
faut
pas
s'attendre à ce que demain il
coupe quoi que ce soit dans
l'esprit du gouvernement à
un moment un gouvernement n'est pas là pour taper sur son peuple
M. Jardin il n
'a
qu
'une solution demain le gouvernement il en a trois solutions et il peut couper les 7 milliards non non non il a trois solutions il a certainement pas contrairement à ce que beaucoup disent touché au certificat d'économie d'énergie il ne le fera pas parce que justement c'est le long terme qui est en jeu et que ça ne serait pas compris et
l
'activité d'ailleurs en revanche c'est
des fous attendez attendez c'est
des fous ce qu'Anne a dit tout à l'heure c'est
à
dire qu'ils vont augmenter l'aide ciblée ils vont l'élargir vraisemblablement mais l'autre solution qu'il aurait c'est la seule à mon avis c'est effectivement de baisser la TVA c'est le seul moyen dont il dispose
qui a été fait
ailleurs d
'ailleurs oui mais
si on ne garantit pas par des coupes
en
période d'hyper déficit budgétaire ce n'est pas responsable donc nous devons
refixer des priorités il faudra qu'ils fassent des
économies ailleurs oui mais il faut mais ça il faut qu'il
y
ait
des annonces en tout cas
il faut 14 milliards jusqu'en gros jusqu'à l'élection présidentielle
bon
alors on est dépendant aussi de la rendez
-vous au Proche-Orient au Moyen-Orient ça
fait partie de l'équation rendez-vous demain 17h ce sera en direct évidemment sur BFMT pour suivre les annonces du gouvernement
ce
sera en direct