Françoise Degois : "Après Édouard Philippe, Dominique de Villepin visé par une enquête !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Drôle d'époque. Bah on vient de le voir en fait à l'instant avec Nicolas Devilier, François Togois, on vous a entendu évidemment la bavarde de service qui est toujours là qui se mêle de tout. Tiens, ben c'est on appellera votre chronique comme ça elle se mêle de tout.
Euh bon comme Macron. Ouais. Bon deux coups de tonner judiciaire drôle d'époque parce que évidemment il ne fait pas bon si je puis dire être candidat à la présidentielle hein.
Là Dominique de Villepin Édouard Philippe maintenant aussi sous le coup d'une d'une enquête judiciaire. C'est une présidentielle d'un genre nouveau ou pas ? Oui oui Patrick hein.
Car jamais l'ombre portée de la justice n'aura autant plané sur la mer des batailles de notre démocratie la présidentielle. Alors, on se souvient bien sûr, on en parlait tous les deux ce matin, de François Fillon, disqualifié en 2017 à cause des emplois fictifs de son épouse, Pénélope, mais surtout des costumes offerts par Robert Bourg, le monsieur France Afrique de la droite. Et c'est le même Robert Bourg qui provoque l'ouverture d'une enquête du parquet national financier sur Dominique de Villepin.
Lorsqu'il était toqué d'Orsé, on résume, Bourgie lui a offert deux statuettes de Napoléon acheté par le président du Burkina Faso et par un homme d'affaires italien pour une valeur totale de 125000 €. Ville s'est défendu en affirmant qu'il ne connaissait pas la provenance de ses statuettes, mais il les a rendu il y a quelques jours et le mal est fait. Le parquet national financier bête noire des politiques se saisit de cette affaire et ouvre une enquête préliminaire pour recell de détournement de fond.
Une affaire qui éclabousse l'un des candidats les plus populaires de cette campagne, même si les intentions de vote pour Dominique Villefin sont très faibles. À l'inverse, le champion de la présidentielle des intentions de vote et bien c'est Édouard Philippe qui devra lui aussi répondre à un juge d'instruction et cette fois il s'agit de délit de favoritisme. Patrick ?
Oui. Délit de favoritisme prise illégale d'intérêt. Expliquez-moi.
Oui. Alors l'affaire est complexe, he franchement elle concerne la gestion de la cité du numérique au Havre confié à une association en forme de délégation de services public. Une association qui a reçu quasiment 2 millions d'euros de subvention.
Les enquêteurs devront établir s'il y a un conflit d'intérêt entre le maire Édouard Philippe et sa première adjointe qui se trouve être l'association qu'elle préside à titre bénévole de cette cité du numérique. Est-ce qu'il y a conflit d'intérêt ? Est-ce qu'il y a retour sur investissement politique de soutien politique ?
Là encore, on parle d'enquête ouvert et nous n'en sommes pas encore, pas plus que Dominique de Villepin sur la mise en examen. Mais l'affaire est très ennuyeuse pour l'ancien premier ministre qui est en campagne depuis longtemps, qui s'impose comme le favori des sondages et notamment le seul à pouvoir battre Jordan Bardella. Ça reste des sondages mais qui connaît quand même, on le sait, on le dit souvent sur cette antenne depuis quelques semaines, un essoufflement face à l'offensive tous azimut de Gabriel Atal.
Atal remonte remonte à un point où l'on se demande si le deal passé entre les deux hommes le moins bien placé s'efface en janvier au profil l'autre et bien si ce deal peut tenir et passer même l'automne. Bon mais vous avez parlé de Jordan Bardella. Attendez, il est pas encore candidat parce que il y a aussi Marine Le Pel qui qui peut l'être.
Tout cela parce que euh évidemment on va scruter la justice. C'est une présidentielle sous euh sous enquête et c'est la première fois Patrick vraiment ça n'existe pas. Pas tout à fait puisquil y a eu mais c'est tout à fait hors norme au-delà de la chute judiciaire qui ne semble pas finir pour Nicolas Sarkoji.
Imaginons un scénario Patrick on y va. Nos auditeurs sont très frants de ça. Le 7 juillet, jour de l'arrêt de la cour d'appel dans le procès de Marine Le Pen.
Soit la cour confirme la première instance et on aura la candidature la plus populaire éliminée de la course à la présidentielle par décision de justice. Ça c'est déjà un fait politique. Soit elle peut concourir parce que la peine d'inibilité serait réduite à 2 ans, mais se poserait alors la question de la peine de prison ferme ou pas et d'un aménagement de peine qui lui permettrait de porter un bracelet électronique.
Et la question que tout le monde se pose aujourd'hui, y compris au Rassemblement national chez les journalistes et à la justice, concourrait-elle Marine Le Penre avec des fers au pied ? Elle a toujours dit qu'il n'en était pas question dans les rares offres qu'elle fait avec la presse, mais se tient quand même, est-ce qu'on se tient à une telle décision qu'on se présente la possibilité de participer à tout ce qui a été l'objectif de notre vie, une présidentielle et à forceuriorie qu'elle peut gagner cette fois-ci. En résumé, Villepin et Philippe sous la menace du parquet financier.
Le Pen dans l'antichambre de la cour d'appel dont dépend son destin. Jamais la justice n et est-ce qu'il y a d'autres parties qui tremblent avec d'autres personnalités ? Écoutez, pour le moment, il y a rien sur la gauche, mais il y en a eu beaucoup déjà sur la gauche.
Donc nous attendons, nous attendons, nous attendons. Merci Françoise Degouis. L'invité, votre invité Jean-François K tout à l'heure à 8h15.
Oui, c'est Jean-François Loiseau, le président de l'ANIA. C'est l'Association nationale des industries alimentaires a un secteur gigantesque en France. C'est ce matin que la commission d'enquête sénatoriale rend ses conclusions sur vous savez les marges des industriels et de la grande distribution.
La question qui est posée Patrick, c'est qui sont aujourd'hui les profiteurs de guerre alors que les prix [musique] explosent dans les grandes surfaces ? Nous entendrons ce que dira là-dessus Jean-François Lazo. Oui, tout à l'heure donc à 8h15.
Merci Jean-François Kili. Dans un instant, c'est Régis Maillot évidemment. Le maillot réveil.
Édouard Philippe