Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 23 octobre 2022 57 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & internationalSolidarités & famille

La planète enflammée, où sont les responsabilités ? | Ces idées qui gouvernent le monde

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:28OuverteRéponse directe

    Quels sont les niveaux de responsabilité des individus dans les départs de feu ?

  • 4:55OuverteRéponse directe

    Le GIEC a-t-il pris conscience des risques individuels et des entreprises ?

  • 7:07OuverteRéponse directe

    Faut-il une nouvelle culture écologique ?

  • 9:21OuverteRéponse directe

    Qui est responsable des incendies en France ?

  • 10:46OuverteRéponse directe

    Y a-t-il eu des incendies majeurs en Algérie ?

  • 12:59OuverteRéponse directe

    2 degrés de plus sont-ils synonymes de catastrophe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:51Fait
    « deux à trois degrés Celsius de plus ce qui constitue le baromètre météo estivale quand la nature fait des ciels et c'est la catastrophe assurée »
  • 2:33Chiffre
    « 9/10 des départs de feu sont d'origine humaine »
  • 7:52Chiffre
    « 70% de la surface forestière nationale et privée et il y a soit 30% du territoire »
  • 8:37Fait
    « des milliers d'hectares de forêts sont partis en fumée »
  • 11:31Fait
    « l'Algérie a connu une véritable catastrophe l'année passée notamment au Kabylie »
  • 12:15Fait
    « 47 50 degrés c'est on n'a jamais vu cela en Algérie »
  • 19:29Chiffre
    « on est passé à 420 particules par millions on était qu'à 380 en 2006 »
  • 24:57Chiffre
    « on est passé de 1 degrés Celsius on tend vers 1,5 et si rien n'est fait pour la planète en 2100 c'est 4,4 »
  • 25:40Fait
    « le coût de cette décroissance par rapport aux investissements qu'il faudrait opérer ces disproportionné »
  • 27:04Chiffre
    « un investissement qui est prévu horizon 2022 2030 2035 de 60 à 70 milliards de dollars »
  • 43:48Chiffre
    « 90% de l'usage de l'eau en été l'agriculture »
  • 45:17Chiffre
    « l'agriculture effectivement c'est que pratiquement 50% à 50 % de la consommation d'eau aujourd'hui »
  • 46:01Chiffre
    « les notre rentres réacteurs nucléaire consomme 20% de l'eau »
  • 51:02Chiffre
    « en Algérie la dépétition parce que c'est des anciens tuyaux c'est à peu près 32% »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Non speech

[Musique]

0:24
Locuteur

bienvenue dans ces idées qui gouvernent le monde la planète enflammée où sont les responsabilités un été de chien sale temps pour la planète des perturbations climatiques extrêmes des sécheresses maximales des inondations dévastatrices canicules terrestre et maritime tempête et ouragan biodiversité frappée mutilé mort et blessé humain animaux aussi rien ne nous fut épargné au cours de cette période estivale 2022 et ce nuage catastrophique fut quasiment ubiquitaire en France avec des brasiers d'une violence inouïe à l'ensemble du bassin méditerranéen en Asie et en Afrique au Moyen-Orient et autour des contrées du Pacifique on a un criminel à juste titre le réchauffement climatique mais pas que du fait de la violence et de l'accumulation de ces phénomènes extrêmes de leur périodicité aussi seulement deux à trois degrés Celsius de plus ce qui constitue le baromètre météo estivale quand la nature fait des ciels et c'est la catastrophe assurée un contrario l'absence d'élévation de la température n'aurait pas été un barrage aux intempéries climatiques mais on aurait à coup sûr freiné le cours catastrophique et les conséquences à la fois naturelle et humaine quand le vert est plein à ras bord la goutte supplémentaire provoque le débordement alors on a un criminé à juste titre la responsabilité humaine moins pour en criminaliser individuellement les comportements en fait peu nombreux que par des dégâts causés par la main de l'homme au service d'une économie consumériste imprévoyant des risques gaspilleuse des ressources et une fine et myope écologiquement les entreprises les États les territoires les organisations internationales ont aussi leur part de responsabilité c'est ce que nous allons discuter avec mes invités Fabienne Keller vous êtes heureux député ancien maire de Strasbourg Brice Lalonde vous êtes ancien ministre de l'Environnement et ancien ambassadeur pour le climat Daniel salmon vous êtes sénateurs d'îles et Vilaine pour le parti Europe Écologie Les Verts Abderrahmane mebtoum vous êtes professeur des universités et experts international Hervé Le truth que nous avons en visio-conférence vous êtes climatologue et vous êtes membre de l'Académie des sciences

3:22
Non speech

[Musique]

3:28
Locuteur

pas question de s'éterniser sur les coupables mais plutôt à partir du panorama que j'ai dressé d'établir le niveau des responsabilités d'abord au niveau des individus 9/10 des départs de feu sont d'origine humaine très peu relèvent de comportements criminels mais sont provoqués par des conduites à risque qu'est-ce qu'on peut faire Fabienne Keller alors ce constat est évidemment très alarmant c'est un sujet de mobilisation absolue d'où les interdictions d'ailleurs de tout barbecue de toute cigarette dans dans l'espace public l'information à ce sujet pour que chacun soit vigilant sur les comportements puis après il y a les comportements délictueux la personne qui le fait volontairement pour après regarder le feu malheureusement il y en a qui parfois réplique d'ailleurs leur comportement et là la justice doit faire son oeuvre et condamner bien sûr sévèrement ceux qui en fait démarre un processus qui est d'autant plus grave que les incendies en période de forte chaleur se répandent très facilement pour peu qu'il y ait du vent et on n'arrive plus trop à les maîtriser donc c'est une action qui doit être complétée sur les différents volets rendre chacun attentif au fait qu'il peut générer un feu moi-même j'étais dans les Cévennes et j'étais très étonné le train pouvait on a découvert que il générait des intersals puis c'est un vieux train et que on a dû l'arrêter au motif qu'il pouvait mettre le feu à des à débroussailles donc un regard qu'on n'avait pas besoin d'avoir jusque là parce que la situation n'était pas aussi difficile mais aussi des mesures de prévention de bon sens et puis des condamnations pour ceux qui le font volontairement alors Hervé letrott est-ce que au niveau du GIEC on a pris conscience de cet aspect individuel c'est à dire ces risques qui sont pris à la fois par les individus mais on verra également par les entreprises et les états oui oui je pense qu'il a prise de conscience elle est forte elle est importante moi ce que je trouve c'est qu'on laisse assez peu de place au futur que dans et le futur c'est un futur qui va se décliner en fonction de ce qu'on a vu déjà ces dernières années et de ce qui va continuer dans les années qui viennent moi j'ai toujours un petit peu bien sûr qu'on a des situations qui sont des situations alarmantes qui a des gens qui se comportent mal il y a des choses mais au-delà de ça il y a une évolution qui est une évolution dont on sait qu'elle va continuer il y a pratiquement pas de possibilités pour empêcher en fait cette cette situation là donc on est dans un cadre qu'on a qu'on a besoin de de regarder tel qu'il est aujourd'hui c'est-à-dire quelque chose qui a évolutif fortement évolutif qui va continuer à être évolutif donc je pense qu'il faut vraiment prendre cela de manière extrêmement sérieuse je trouve que on parle souvent de ce qu'il y a parait au jour quelques fois comme il était comme des éléments qui sont qui sont qui sont vraiment des des éléments qu'on en a pas su contraindre on n'a pas su mais la planète ne nous attend pas pour toutes ces choses-là on est vraiment dans un domaine qui est aujourd'hui un domaine très très difficile à saisir et qui est quelque chose qui va aussi voilà qui qui va aussi nous nous donner des éléments pour le seul futur dont on voit qu'on va prendre en compte parce que ils sont ils sont pas difficiles ils sont pas faciles à mettre en jeu il s'est des éléments qui sont qui seront difficiles à manifester alors je suis dans une salle là où il y a beaucoup de monde je rappelle que vous êtes à Sciences Po mais je vais poser la même question à nos invités est-ce qu'il faut une nouvelle culture écologique brise Lalonde parce que c'est il faut quand même on prend la prise de conscience et là mais la prise de risque est aussi là oui bien sûr il va falloir porter notre regard de la nature c'est quand même depuis 1988 qu'on sait tout ça donc on a beaucoup tardé à agir moi ce qui m'a frappé cet été c'est que c'est au sud ouest que les incendies se sont déchaînés alors que dans le sud-est on est habitué au feu là il y a pas eu d'incendie majeurs donc il y a la culture du feu était beaucoup plus présente donc maintenant c'est dans le Sud-Ouest on sait que l'urbanisation a joué un rôle très important bon on sait maintenant que la forêt il ne faut pas il ne faut pas trop l'habiter quoi voilà il faut la garder à l'abri en quelque sorte de l'urbanisation des transports et même les lignes électriques mais vous parlez de la forêt justement c'est une question qui est intéressante 70% de la surface forestière nationale et privée et il y a soit 30% du territoire et il y a plusieurs millions de propriétaires forestiers à qui incombe l'entretien de la forêt et je évidemment je fais allusion au brasier de Landiras et de la thèse de bûche ou plus des milliers d'hectares de forêts sont partis en fumée alors c'est qui le responsable alors on sait très bien qu'il faut défricher il ne faut pas qu'il y ait d'éléments combustible au sol et c'est ce qui se passe dans dans le sud-est dans des friches on fait attention à tout autour de la maison on défriche de manière à ce que le fun puisse pas s'approcher et de la même année on a des pare-feux on a l'habitude et on a cette extraordinaire système qui s'appelle Prométhée où on a le gai on a des tours on voit dès qu'il y a une fumée hop on avertit les pompiers les canadairs etc ça marche bien alors simplement ça va être pire puisque comme le dit le professeur le truc malheureusement ça ne va pas s'arrêter et donc vraisemblablement il va falloir changer et les espèces peut-être forestières elles-mêmes et peut-être que une des questions les plus importantes sous-jacentes c'est la question de l'eau la question va parler de ça vous verrez amplement alors Daniel Salman sur la question de la forêt vous vous pensez qui est responsable puisque les propriétaires sont privés premier responsable c'est le réchauffement climatique c'est à dire que tous les problèmes que vous venez de citer à 25 degrés il était le sujet est bien moindre aujourd'hui 40 degrés dans 10 ans peut-être 45 enfin je vais un petit peu loin mais effectivement quand on va atteindre les 45 degrés la forêt va devenir extrêmement inflammable donc le responsable premier c'est le réchauffement climatique lié quand même à l'homme bon mais une fois qu'on a dit ça aujourd'hui effectivement ce que disait monsieur le trotte c'est qu'on est dans une une période où il y a des choses les dés sont lancés on va dire et il va falloir gérer au mieux et donc effectivement il va falloir il y a des obligations de débroussaillement débroussaillage près des près des maisons effectivement aujourd'hui les pompiers des fois sont accaparés pour sauver les biens les biens immobiliers et ne vont pas n'ont pas le temps d'aller lutter contre le feu en forêt donc ça il va falloir avoir une vraie culture là-dessus de préservation des habitations mais qui va être là peut-être individualisé pour que les pompiers puissent se concentrer sur les flammes et puis comme vous le disiez tout de suite très certainement éviter d'aller se promener en forêt sur certaines journées qui sont vraiment aujourd'hui très très dangereuses pour la forêt puisque la moins d'étincelle vous l'avez dit ça s'est passé dans le Sud-Ouest cette année mais pourquoi parce que c'est un ou deux faits qui ont fait que ça c'est enflammé là mais ça peut s'enflammer à tout moment partout est-ce qu'il y a eu des incendies majeurs et de la sécheresse et des inondations en Algérie l'été passé bon et qu'est-ce qu'il y a une culture si vous voulez on parle pas du climat pour le moment mais concrètement est-ce que le peuple algérien et qui est concentré sur cette question là bon l'Algérie a connu une véritable catastrophe l'année passée notamment au Kabylie bon cette année c'est surtout l'Est qui a été touché bon effectivement depuis surtout l'année passée il y a une prise de conscience dans la mesure où les dégâts ont été très très importants il y a eu effectivement des actions de Crimée criminels effectivement ça c'est il faut le reconnaître mais aussi on a connu des 47 50 degrés c'est on n'a jamais vu cela en Algérie et avec des températures inimaginables qui ont eu des répercussions d'ailleurs sur les nappes phréatiques de de l'eau donc l'Algérie a mis en place des éléments pour combattre à la fois les actes criminels mais ça signifie pas il faut comme la dit nos processeurs une nouvelle culture et là moi je pense à que ce soit pour l'Algérie ou d'autres pays à l'implication de la société civile à travers des associations moi j'aime beaucoup les écrits de Jacques Attali les futurs activités de la nouvelle vie ce qu'ils appellent et ça les industries d'avenir et ça les Algériens sont sensibilisés à ça depuis que la catastrophe qui a eu lieu l'année passée à Tizi Ouzou où il y a eu de nombreux morts je voudrais aller un peu plus loin Hervé le truc est-ce que vous pensez que 2 degrés de plus c'est la catastrophe assurée est-ce qu'on peut mathématiquement arithmétiquement dire qu'une élévation de degrés c'est automatiquement le verre qui déborde avec la catastrophe assurée autrement dit s'il y avait pas eu de degrés de plus est-ce qu'on n'aurait pas connu des phénomènes aussi intenses je pense que la raison qu'on a déjà montré enfin c'est effectivement face à quelque chose qui est aujourd'hui engage le futur je crois que c'est quelque chose qui est mal compris cette idée on n'est pas en train de d'agir dans un cadre qui serait un cadre un petit peu simple on a on veut nettoyer un petit peu les choses donc on passe un petit coup de chiffon et ça marche non on engagé le futur sur des périodes qui sont extrêmement longues et ces périodes là on est aujourd'hui en capacité de voir ce que nous disent parce que on a on a un retour en arrière ça fait déjà quelques années qui nous montre effectivement que le système climatique il est en train d'évoluer que cette évolution est irrémerciée est irréversible on le voit dans les océans on le voit dans l'état de domaine donc oui on est dans un dans un domaine où on va être obligé de regarder les choses avec beaucoup de beaucoup de précisions les des émissions de gaz effet de serre des 20 dernières années nous disent à Seb fortement ce que vont être les émissions de gaz à effet de serre les 20 prochaines années donc on est dans un cadre qui évolue qu'on se fait pas auquel on prête pas beaucoup d'attention en fait on prépare énormément d'attention à la planète parce qu'elle est en fait pourtant c'est une planète qui qui nous dit beaucoup de choses et on doit je pense faire très attention à cela parce que ça a été dit c'est ça peut survenir dans différents endroits et ces différents endroits seront jamais tout à fait les mêmes mais ils nous disent quand même il y a un danger qui est un danger qu'on est voir en fait de prendre en compte dès maintenant je pense je sais que notre conversation va s'interrompre avec vous donc avant que vous nous quittiez est-ce que vous pouvez nous apporter deux ou trois précisions est-ce que dans l'accumulation des phénomènes que ce soit les catastrophes naturelles à la fois la sécheresse et les inondations est-ce que vous voyez des liens entre ces catastrophes et est-ce que vous pensez que ce que nous avons connu cet été 2022 se reproduira en 2023 où est-ce que c'était exceptionnel non moi je pense que vraiment c'est quelque chose qui était qui n'est pas exceptionnel qui va se reproduire effectivement dans le futur on voit les immeubles un rythme qui est celui qu'on a connu depuis maintenant beaucoup d’années c'est-à-dire que quand on regarde les chiffres simplement les chiffres les émissions de gaz à effet de serre n'ont pas cessé d'augmenter donc on se confronte face à cela aujourd'hui et je pense que c'est des choses qui sont inévitables à ce stade inévitable après il y aura un niveau de dommage qui va dépendre de ce qu'on a de ce que l'on va faire de ce que l'on va mettre en jeu mais je pense qu'aujourd'hui on n'est pas en capacité de d'empêcher ce qui est en train de se passer et le lien entre sécheresse et inondations vous le voyez ou pas c'est-à-dire c'est un enchaînement global où ce sont des phénomènes indépendants les uns des autres il y a avant tout un phénomène global qui est celui des émissions de gaz effet de serre et au-delà de cela on a toute une série de choses qui sont effectivement lié les unes aux autres de manière un peu complexe on peut pas prétendre qu'on sait au détail près ce qui va se passer mais en gros quand même on est face à un système qui évolutif et qu'il est de manière forte en tout cas je vous remercie infiniment d'avoir apporté le point de vue éclairé du scientifique et qui va nous permettre de poursuivre cette émission sur ces points là brise la Londe un commentaire il fait de plus en plus chaud parce qu'il y a de plus en plus de gaz à effet de serre pas simplement le gaz carbonique le CO2 mais il y a un gaz qui me fait très peur c'est le méthane parce que il n'arrête pas de s'accumuler dans l'atmosphère et on ne sait pas d'où vient la totalité de se m'étonne donc c'est très préoccupant alors qu'est-ce qui se passe quand il fait plus chaud et ben l'air plus l'air est chaud plus il transporte de vapeur d'eau donc il y a une évaporation qui est très grande l'air prend cette cette masse de vapeur d'eau et quand ça évapore ça assèche donc c'est assez stress et puis à un moment donné de cette vapeur d'eau à un moment donné elle va tomber quelque part et ce qui va tomber ça s'appelle maintenant les rivières atmosphériques c'est quasiment l'équivalent du Mississippi à son embouchure et ça tombe sur un endroit qui n'est pas du tout préparé à ça et donc ça crée des inondations alors d'un point de vue politique quelle est la responsabilité de l'État elle est pas négligeable qu'il s'agisse du manque d'équipement de moyens de surveillance de prévision des risques on l'a vu on a eu besoin des pompiers européens est-ce qu'il faudrait refonder les politiques publiques en fonction de l'impératif écologique monsieur salmon effectivement on l'a vu il y a du court terme il y a du long terme et le moyen terme entre les deux bien entendu le court terme c'est la lutte contre l'incendie on le sait dans les années à venir on aura de plus en plus d'incendie et de plus en plus qu'on appelle les mégafeux on voit aujourd'hui que la France ne sait pas outiller pour cela pas plus que l'Europe on est vraiment en deçà de ce qu'il faudrait en termes de lutte incendie on devait commander de nouveau Canada enfin les successeurs des Canadairs on l'a pas fait donc on se repose un peu sur l'Europe mais aujourd'hui il faut vraiment que l'on prenne ce sujet là à bras le corps parce que ces incendies c'est 9 millions de 9 millions de tonnes de CO2 qui sont partis en atmosphère donc ça ne vient qu'à amplifier des boucles de rétroaction qui font qu'on a de plus en plus de particules par millions on est passé à 420 particules par millions on était qu'à 380 en 2006 et avant l'air industrielle on était à 280 vous voyez bien que c'est une courbe exponentielle et donc il faut qu'on le soit prêt à agir parce que on va voir des nouveaux incendies demain il faut également avoir une répartition géographique plus plus harmonieuse parce que il va falloir agir un peu partout être prêt partout Fabienne Keller j'ai vu que vous semblez pas complètement d'accord sur l'insuffisance des je pense que il faut être équipé préparer entraîner à toutes les échelles à l'échelle locale on a dit tout à l'heure combien était important d'être vigilant les propriétaires individuels voilà nettoie les sous-bois autour de leur maison pour éviter la la diffusion de l'incendie au niveau local départemental communal évidemment au niveau national bien sûr il faut s'équiper puis au niveau européen il y a cette force européenne de sécurité civile qui a toute sa pertinence un certain nombre d'aéronef notamment de politique publiques doivent être refondées à partir de l'impératif écologique alors là on est au regard des catastrophes qui se sont uniquement réponse aux catastrophes une fois qu'elles sont là une fois que l'incendie est là comment on peut la réserver pour éviter que ça se transforme en une vraie catastrophe par par la destruction d'un grand massif l'année dernière cette force européenne elle est intervenue en Grèce et je crois bien en Algérie en soutient des moyens nationaux de l'Algérie cette année ils étaient très présents en dans les Landes moi j'étais très touchée il se trouve que j'ai circulé un moment donné j'ai croisé des pompiers du Var qui revenaient du Sud-Ouest on voit aussi la coopération entre région parce que voilà les pompiers du Sud-Est ont une grande expérience mais ça c'est pour gérer la catastrophe une fois qu'elle est là mais il faut évidemment qu'on travaille sur le moyen et surtout le long terme notamment au niveau européen nous nous fixons des objectifs pour émettre moins de gaz à effet de serre parce qu'il y a pas de doute le professeur l'a dit les gaz à effet de serre et brise Lalonde aussi ça génère en fait du dérèglement climatique c'est beaucoup de réchauffement mais aussi des phénomènes de pluie plus violent de moussons volontaire mais qui n'a pas un seul niveau de pertinence qui est complémentaire et chacun sera conforté dans son action dans son investissement parce que les autres au niveau de responsabilité il contribueront la COP 21 a permis de faire poser un certain nombre de marqueurs il faut que d'autres coques y contribuent au niveau planétaire au niveau européen au niveau de l'Amérique du Nord il faut qu'il y ait une volonté au niveau national etc je crois qu'il faut ça sert à rien de se renvoyer la responsabilité on a besoin de tous les acteurs et notamment d'une participation et d'une explication à la population parce que tout ça si ça suppose un certain nombre de contraintes ça ne peut être acceptable que si chacun porte cette cet objectif et le comprendre Daniel allemand juste une petite remarque effectivement on a peut-être eu dans notre malheur un peu de chance cette année c'est-à-dire qu'on a eu des feux dans le Sud-Ouest et on a rien eu dans le sud-est mais il faut s'attendre dans les années à venir qu'on puisse avoir des foyers dans différents endroits de France mais aussi d'Europe donc c'est pour ça qu'il va falloir augmenter forcément les moyens il faut qu'on soit prêt à lutter sur plusieurs fronts et là on n'est pas à la hauteur il va falloir vraiment investir

22:47
Non speech

[Musique]

22:51
Locuteur

revenons aux catastrophes naturelles elles ont toujours existé comme le réchauffement climatique mais il y a une accélération des phénomènes tout n'est pas prévisible comme on vient de le dire et les marges d'imprévus existent mais ce qu'il y a pas un fossé entre les objectifs affichés la réalité parce que autrement dit le climat n'est-il pas devenu aujourd'hui incontrôlable Brice Lalonde il a toujours été incontournable le climat simplement maintenant l'homme est en train de le modifier sans que l'on sache exactement ce qu'il va devenir ce climat on le voit devenir de plus en plus inhospitalier de plus en plus brutale donc ça on ne sait donc en effet il va falloir changer les politiques parce qu'on sait très bien quelle est l'origine de ce réchauffement on sait très bien que ce sont des combustibles fossiles comme on dit on brûle du pétrole en boule du charbon au bout du gaz naturel à chaque fois qu'on brûle ses combustible on envoie dans l'air un manteau de CO2 qui piéger la chaleur réfléchi par la terre et réchauffer l'atmosphère donc on sait très bien donc il faut le faire maintenant et on ne le fait pas et il faut sans doute changer la politique de l'eau parce qu'il y a pas de neige et donc ça veut dire quoi pas de neige ça veut dire qu'il va pleuvoir beaucoup plus en hiver et pas du tout en été et donc il va falloir garder cette eau il va la recycler donc toute la politique de l'eau est à revoir surtout qu'on en aura besoin pour lutter contre les incendies etc donc oui en effet il faut revoir complètement les politiques de rapport à la nature comment est-ce qu'on gère les ressources comment est-ce qu'on va chercher notre énergie et comment va l'utiliser ça s'appelle l'électrification c'est plus ou moins en cours dans les pays développés plus ou moins en cours simplement c'est lent c'est trop lent en revanche dans les pays en développement eux ils veulent se développer à juste titre on ne comprend comment on va les aider donc nous manquons de solidarité planétaire et nous manquons donne des tas qui est la vision alors l'Algérie qui est un pays producteur d'hydrocarbures qu'est-ce que fait l'Algérie en matière de politique du climat bon moi je voudrais d'abord je viens de recevoir un rapport de l'ONU qui est alarmant qui est alarmant disons que on est passé de 1 degrés Celsius on tend vers 1,5 et si rien n'est fait pour la planète en 2100 c'est 4,4 c'est ça veut dire c'est presque la destruction de la l'humanité et le rapport de l'OCDE dit que si on ne fait rien il va avoir une décroissance de 6% du PIB mondial en 2050 et de 13% en 2100 c'est à dire que le coût de cette décroissance par rapport aux investissements qu'il faudrait opérer ces disproportionné donc il faut revoir totalement notre modèle de consommation énergétique au niveau mondial et là ça pose un problème tout le problème de la transition énergétique de l'Algérie l'alternant le climat pour l'Algérie elle a d'abord adhéré au cop21 allô Hua elle vient de déposer sous l'égide du président de la République un plan national du climat qu'elle a déposé à l'Organisation de l'Unité Africaine disons qu'il faut que ça soit coordonné pour toute la condition de de l'Afrique et c'est à engagé à réduire de 7% ces émissions de terre avec une projection de 20% horizon 2030 il y a tout un plan effectivement pour effectivement aller vers les énergies renouvelables il y a eu la Premier ministre française qui était en Algérie madame borne il y a eu des accords sur la transition énergétique mais c'est surtout les contrats qu'on vient de signer avec la commissaire européenne à l'énergie qui s'est engagée du fait que à faire de telle sorte que l'Algérie que ces énergies de renouvelables en consommation intérieure soit de 50%, et à peu près 10 000 si on arrive à faire des contrats avec l'Europe 10 000 mégawatts heure exportations sur l'Europe à travers des interconnexions mais uniquement le gaz mais uniquement un plan actuel en Algérie pour se passer dans 10 ans dans 20 ans dans 30 ans des hydrocarbures dans 50 ans pour aller vers des énergies propres est-ce qu'il y a un plan social plan il y a un investissement qui est prévu horizon 2022 2030 2035 de 60 à 70 milliards de dollars oui mais d'accord mais pour faire quoi pour aller vers les énergies renouvelables c'est les investissements dans cet agriculaire le solaire le voltaïque et le thermique parce qu'il faut bien qu'on se mette dans la tête que le pour la consommation intérieure et le thermique à travers des interconnexions vers l'Europe même l'Europe pour ne pas trop dépendre du gaz russe vous avez intérêt aller vers une transition énergétique accélérée bon alors justement Fabienne Keller qu'est-ce que l'Europe attend de pays comme l'Algérie qui sont producteurs d'hydrocarbures et qui sont qui ont une position forte au niveau de l'Afrique alors c'est un partenaire donc on respecte d'abord ses choix propres mais bien sûr les échanges en matière de technologie notamment sur les énergies renouvelables les technologies de concentration de chaleur sont très intéressants parce que voilà vous évidemment plus plus de soleil mais plus largement cette transition énergétique elle doit être construite à l'échelle de chaque espace géographique l'Europe a construit sa stratégie pour être neutre en carbone en 2050 qui est assez fondamental dans les relations avec les pays du Maghreb les pays africains à cause de cette fameuse double peine vous savez qu'ils sont beaucoup plus touchés par les conséquences du réchauffement climatique vous évoquez des températures qui nous donnent qui nous font extrêmement peur 50 degrés nous devons prendre en compte le fait qu'ils sont les premières victimes de notre de notre réchauffement climatique collectif mais donc quand même les pays occidentaux sont largement à l'origine Daniel salmon est-ce que vous pensez que cette politique contre le réchauffement climatique elle est transfrontière et elle doit être globale puisque le climat lui n'obéit pas des frontières notamment dans son réchauffement bien entendu la problématique et les planétaire nous sommes tous que de petits terriens inféodés à notre planète et il faut agir effectivement partout et nous avons nous occidentaux impassifs ça fait deux siècles que nous extrayons du fossile donc effectivement nous devons aider à la transition écologique tous les pays qui eux subissent les conséquences sans avoir produit beaucoup de gaz à effet de serre donc il faut y aller j'y étais dernièrement au Népal en tant que président du groupe d'amitié France Népal le Népal au pied de l'Himalaya un potentiel d'hydroélectricité fantastique 50 gigawatts peut-être 100 GW il faut absolument que nous ayons un partenariat tout en respectant bien entendu leur volonté mais ils attendent un partenariat pour que nos compétences nous françaises qui sont quand même importantes dans le domaine des barrages nous puissions avec eux travailler sur une électrification de leur pays il faut absolument qu'il passe de pratiquement peu de consommation fossiles à plus du tout de consommation fossiles le pas vers l'électricité doit être très rapide donc on se doit on se doit d'avoir des partenariats et de les aider mais j'ai parlé du Népal mais c'est partout dans le monde où je pense que on a une exigence à deux voir d'investir très rapidement et d'aider tous ces pays est-ce que vous pensez qu'il faut mettre un bémol à ça on regarde la guerre en Ukraine des risques de panne d'énergie regardez l'Allemagne en revient à ces centrales à charbon elle a même elle maintient même de réacteurs nucléaires la France est moins dépendante du charbon mais néanmoins on a un besoin un petit peu est-ce que là dessus vous comprenez que il y a des urgences aussi il y a des urgences ça c'est très clair on paye aujourd'hui cash des années d'innaction des décennies d'innactions ça c'est très clair il y a deux mots qui avaient disparu du vocabulaire sauf un peu chez les écologistes c'était la planification et la sobriété et je me réjouis de les voir repris aujourd'hui il y a encore quelques mois le président de la République nous traitait d'amish dès qu'on parlait de ce briété et bien allons-y sur la sobriété c'est quand même essentiel d'aller sur une sobriété forte mais une sobriété partagée il n'y aura pas de sobriété si on ne lutte pas contre les inégalités on parlait des responsabilités en préalable tout à l'heure les responsabilités elles ne sont pas identiques entre tous les habitants de la planète quand il y a un vote échelle de responsabilité par rapport aux catastrophes les États les individus les entreprises il faut bien tout cela est très systémique il y a beaucoup de victimes mais il y a des victimes consentantes également comme disait Coluche il suffirait que les citoyens ne l'achètent pas pour que ça ne se vende pas donc on peut pas accuser les entreprises non plus de tous les mots puisque l'acheteur le client il est là donc c'est au client aussi de de travailler sur sa consommation sur son mode de vie mais les entreprises ont quand même une grosse responsabilité parce que aujourd'hui on a quand même un formatage à la consommation vous savez les budgets faramineux qui sont alloués pour la publicité il faut d'abord jouer sur cette publicité pour qu'on arrête de faire du citoyen un simple consommateur donc c'est la base il faut vraiment réinterroger nos modes de consommation sinon on n'ira pas bien loin alors je voudrais je sais vous avez été ministre l'environnement mais vous avez été également ambassadeur pour le climat et c'est à cette fonction internationale du fait de cette casquette si vous me permettez ça que je voudrais vous poser une question des catastrophes naturelles impactent l'ensemble de la planète et provoque migration de masse des modifications famine cet aspect conflictuel provoquer directement par les entraves écologiques ne sont pas pris en compte comme une priorité stratégique par les institutions internationales est-ce qu'il faut pas faire autre chose est-ce qu'il y a pas un Conseil de sécurité sur l'environnement à créer est-ce qu'il y a pas est-ce qu'il faut pas attendre la prochaine catastrophe pour envisager une régulation internationale alors d'abord ce serait bien que l'on arrête le conflit actuel parce que ce conflit est certainement contradictoire avec la lutte contre le changement climatique puisque parler du conflit de la guerre en Ukraine déclenchée par la Russie et nous sommes nous sommes entourés de bout de feu des deux côtés qui veulent aller jusqu'au bout je ne sais pas ce que c'est que le bout mais ce que je sais c'est qu'il faudrait mieux arrêter et il voudrait mieux trouver un système qui nous permette d'engager des pourparlers et de revenir ensuite à la lutte principale on a vu qu'il a lutte contre le changement climatique parce qu'autrement on y arrivera pas et c'était évident qu'il faut qu'il y ait une coopération internationale et que si tout le monde s'engueule on y arrivera évidemment pas et donc qu'est-ce qui va se passer nous avons une réunion à Charmed cher bientôt qui est la COP numéro 27 vous rendez compte déjà la 27 ce qui est très clair c'est que les pays développés les pays riches ils peuvent réduire leurs émissions c'est leur job réduire les émissions inventer les techniques de demain c'est leur job et aider les autres les autres leur grand problème les pays en voie de développement leur grand problème c'est l'adaptation eux ils sont condamnés à s'adapter comment fait-on pour s'adapter comment fait-on pour s'adapter aux grandes chaleurs en Inde comment fait-on pour s'adapter à des moussons déréglées il faut les aider à s'adapter donc on a cette espèce de partage mondiale des tâches urgentes en ce moment bon faisons ça et nous en France qu'est-ce que nous devons faire réduire la demande d'hydrocarbure on va pas demander à l'Algérie d'arrêter de d'exporter on va dire on en a plus besoin donc on va progressivement réduire la demande c'est ça notre job si on réduit les demandes on réduit l'offre aussi donc parfait mais c'est d'abord par la demande qu'on va réussir on va pas dire arrêter de robinet c'est à nous d'arrêter de consommer c'est prendre l'exemple des voitures on a fait des zones à faible émission dans les dans les villes mais les zones a fait 1800 dans les villes elles empêchent les gens des voitures diesel d'entrée donc cette attentatoire aux libertés ça veut dire quoi ça ça veut dire que la priorité des priorités c'est l'électrification des véhicules dans le monde rural français parce que le monde rural français qu'on oublie généralement il est condamné à avoir des voitures donc aidons le à passer aux voitures électriques il y a un certain nombre de priorités qui à mon avis sont mal établies donc essayons de rétablir les bonnes priorités et d'avancer et ce qu'il faut des régulations internationales est-ce qu'il vaudrait mieux y en avoir il y en a pas pourquoi parce que le système des Nations Unies n'est pas capable d'imposer quoi que ce soit c'est un système volontaire donc ce qu'il faudrait déjà à mon avis ce qu'il faudrait créer c'est une espèce de fondation qui vérifie que les engagements politiques soient suivis des faits il y a tellement d'engagements politiques magnifiques on va tout réduire en 30 ans ça va être formidable et c'est pas suivi des faits il faut il faut maintenant que la parole politique soit respectée respectable d'abord et donc vérifier que à chaque fois les engagements soient réellement suivis appliqués c'est le cas en Europe va bien de Keller il y a cette volonté politique oui le conseil comme le Parlement européen dès l'installation 2019 on fixé des objectifs très clairs 2030 baisse de 55% des émissions 2050 neutralité carbone c'est extrêmement ambitieux alors maintenant il faut les remplir je rappelle que la COP a prévu des instruments d'évaluation la question c'est de les mettre en oeuvre et de partager les réalisations dans chaque État membre en termes de conversion industrielle de mode de modalité de transport en terme de d'objectif bien sûr il faut accompagner cela par des financements adéquats la sobriété à toute sa place gardez l'essentiel de notre bien vivre mais en isolant mieux nos bâtiments en utilisant plus souvent des transports moins émetteurs chaque fois que c'est possible on favorisant l'électrification des transports même en milieu rural alors on attend la mise en oeuvre mais je rappelle que le président Macron s'est engagé et moi-même je m'y suis engagée à ce qui est accès à des véhicules électriques pour des personnes modestes ayant obligation de s'en servir notamment par exemple les personnes qui vont d'une personne âgée à l'autre en milieu rurale ou qui assure la logistique donc il faut la impulser des politiques nouvelles moi je suis très touchée par le vélo électrique qui apparaît y compris en milieu rural de manière beaucoup plus présente des solutions pragmatiques qui permettent à chacun de contribuer mais aussi un appui au niveau national et au niveau européen je dois dire que l'Europe est très déterminée sur ces sujets consciente de sa responsabilité sur le moyen et long terme est-ce que l'Union africaine a la même volonté politique que l'Union européenne d'avoir une politique orientée j'allais dire contre le réchauffement climatique et est-ce que l'Algérie en particulier prend conscience de cette chose là en développant l'électro mobilité par exemple les véhicules électriques les bicyclettes électriques pour le cas de l'Algérie vient de présenter un rapport il y a une semaine à l'Organisation de l'Unité Africaine un rapport de la présidence de la République disons qu'il faut lors de la réunion du Caire que l'Afrique du Caire se rappelle que c'est la cop27 voilà que l'Afrique parle du même voie et le rapport qu'a présenté l'Algérie a été adopté à 90% de voix par tous les membres de qu'est-ce qu'il y a dans ce rapport qu'est-ce qu'il y a de concret dans ce domaine du réchauffement climatique bon il y a un problème de développer effectivement les énergies renouvelables bon on a d'abord l'efficacité énergétique et la sobriété on ne peut plus construire les 2 millions les dizaines de millions de sur les mêmes méthodes sinon il faut un climatiseur par Pierre il y a un élément très important moi j'ai une équipe sous ma direction à Sonatrach a beaucoup travaillé là-dessus attention le gaz est moins nocif que le pétrole ou le charbon on pourrait combiner à la fois le gaz et le solaire bon l'Algérie c'est 3000 heures de soleil par an c'est c'est ce que vient de dire la commissaire européenne à l'énergie disons que l'Europe ils ont inventorial certains nombre de projets concrets pas uniquement de la parole qui vont être mis en place dans les deux trois mois entre la commission europ et l'Algérie vient l'Afrique bien l'Afrique donc le grand problème la sobriété énergétique les énergies renouvelables bon l'hydroélectricité comme le monsieur vient de le dire encore que ça concerne que quelques pays d'Afrique et à tout un problème du entre l'Égypte et l'Éthiopie pour le fameux barrage on va en parler il faut trouver la solution de provoquer des guerres donc il y a des solutions mais comme l'a dit Madame la responsabilité des effets de serre avant tout des pays développés donc maintenant comment concilier un peu comme a dit bon les pays développés dont la Chine faut pas oublier la Chine donc c'est la Chine grandement responsable aussi des effets de serre donc c'est des pays qui aspirent au développement donc maintenant comment concilier les deux c'est un véritable problème pour les gouvernements en Afrique bref le climat est un problème sans frontières et qui concerne l'ensemble de la planète

42:58
Non speech

[Musique]

43:03
Locuteur

on va passer maintenant à une question qui concerne spécialement l'eau la question de l'eau et centrale tant au niveau des sécheresses parce que pour les combattre il fallait de l'eau qu'avec les inondations et tous les dégâts occasionnés est-ce qu'il faut à ce niveau des réglementations qui soient plus efficace et plus rigoureuse Fabienne Keller certainement mais adapté pour chaque territoire il y a des territoires qui ont une eau abondante des nappes phréatiques assez solide enfin robuste sur plusieurs décennies il y a d'autres territoires qui sont très directement touchés par le la sécheresse en l'an vu cet été avec le Sud-Ouest le sud-est extrêmement fragilisé donc un monde agricole qui avait l'habitude de d'irriguer qui ne peut plus parce qu'on est obligé pour protéger la consommation humaine de réduire les arrosages agricoles 90% de l'usage de l'eau en été l'agriculture donc on a des modèles qui sont assez dispendieux quelle eau on utilise est-ce qu'on pompe directement est-ce que ça peut être des eaux de stockage soit individuels soit plus collectif et puis il faut avoir conscience qu'on est une région dans le monde enfin s'agissant de l'Europe qui est plutôt bien doté en nous il y a d'autres endroits en Afrique dans dans l'Asie centrale ou les les ressources en eau sont d'ores et déjà plus fragiles et générant des compétitions on peut rappeler que l'eau historiquement est souvent été à l'origine de guerre le long des fleuves parce que ce qui est prélevé donc oui il faut trouver des règles mais là aussi prenant en compte l'ensemble du cycle de l'eau avec différents acteurs qui utilisent la ressource et puis peut-être se préparer aux mesures qui ont été prises en grande urgence cet été mais qui risque d'être plus régulièrement de manière à préserver la ressource oui Daniel salmon sur cette régulation il faut il faut avoir aller plus loin et être plus ambitieux aujourd'hui clairement il faut regarder où sont les consommations vous l'avez dit mais sur l'année l'agriculture effectivement c'est que pratiquement 50% à 50 % de la consommation d'eau aujourd'hui on le sait il va falloir s'adapter parce que le réchauffement il est en cours et on va pas pouvoir l'arrêter comme ça d'un claquement de doigts donc il va falloir que l'agriculture s'adapte qu'on aille vers une agriculture beaucoup plus résiliente beaucoup moins consommatrice d'eau effectivement l'irrigation ne va pas être possible partout et donc il y a certaines types de culture très gourmands en eau qu'il va falloir changer très clairement et puis après on peut regarder les autres consommations d'eau on sait aujourd'hui par exemple que les notre rentres réacteurs nucléaire consomme 20% de l'eau 20% 70% d'électricité si on regarde le brut c'est effectivement il 98% de l'eau qui est remise dans le panneau mais ce que je vous dis les 20% ça correspond aux 2 % qui sont partis dans l'atmosphère vous regarder les chiffres et donc aujourd'hui effectivement il va falloir voir où sont les consommations pour pouvoir les réduire au maximum alors bien sûr il y a les petits gestes du particulier tout le monde a sa part à faire mais il y a des petits gestes et puis il y a des grands gestes donc il va falloir regarder ça de très près donc l'agriculture est en pointe pour s'adapter et il va falloir aussi voir les stockages et le meilleur stockage c'est dans les nappes phréatiques donc il faut adapter quand je veux parler de l'agriculture il faut adapter l'agriculture pour essayer de faire en sorte que les épisodes plus vieux qu'on va voir qui vont être de plus en plus intenses mais de plus en plus court ce qui va arriver là il faut arriver à le faire pénétrer dans le sol et qu'il n'aille pas directement dans les cours d'eau et ensuite à la mer donc il faut vraiment s'engager sur ce sur ce stockage mais le meilleur stockage c'est dans les nappes phréatiques bon alors on a parlé des guerres de l'eau et je pense que on va ponctuer cette émission avec ce sujet alors ces guerres de l'eau c'est les tensions entre les pays qui ont un fleuve en partage mais pas que alors il y a tous les problèmes entre l'Egypte et l'Éthiopie à propos du Nil l'Ukraine la Russie l'impact etc ce problème ce stress hydrique à l'échelle de la planète finalement l'agenda international l'ignore pourquoi et pourtant ça risque de provoquer des des dégâts considérables alors je crois que vous vous trompez l'UNESCO et d'autres travaillent beaucoup à ce qu'on appelle l'hydrodiplomatie et il y a eu beaucoup de contacts beaucoup de réunions et si vous prenez les fleuves du Moyen-Orient la plupart des fleuves du Moyen-Orient ont des accords de partage de l'eau mais de l'eau de surface et le grand problème c'est plutôt le souterraine parce que là pour le coup c'est le premier service qui se qui se sert et là il y a pas d'accord donc le grand problème là vous avez raison c'est sur les eaux souterraines les nappes phréatiques et certaines en Afrique ça sèche parce qu'elles sont fossiles et donc elles ne se renouvelle pas aussi vite qu'elles sont pompées donc là il y a une vraie difficulté mais pour le reste non il y a coopération il y a jamais eu de guerre réellement à sauf dans l'Antiquité alors mais pas vraiment il y a eu des des attaques si je puis dire notamment un Bagdad ou autre enfin à Mossoul sur les présidents là elles ont été ciblées par les guerriers quoi en quelque sorte par les djihadistes et autres mais sinon non jusqu'à présent heureusement l'humanité a été assez sage pour partager l'eau mais les difficultés sont devant nous on va dessaler le dessalement qu'on le veuille ou non est devenu une industrie mondiale partout en des salles la Méditerranée en première même l'Espagne des salles et donc on y échappera pas on va dessaler on va partager la seule chose si vous voulez c'est qu'il faut changer la politique de l'eau au sens où on ne rejette plus l'eau il faut il faut recycler l'eau une fois que l'eau est passée chez vous et qu'elle est à la station d'épuration on a pas du tout il faut la garder la récupérer la recycler stocker etc donc on est à l'aube d'une révolution de la police de l'eau qui est le recyclage on va s'en resservir on va se servir de l'eau de pluie pour aller pour les toilettes et cetera on en fait de plus en plus intelligent avec l'eau parce que vous savez personne ne le sait mais c'est l'eau le principal gaz à effet de serre c'est la vapeur d'eau et puis il fait chaud plus il y a de vapeur d'eau dans l'atmosphère plus ça augmente l'effet de serre donc si vous voulez c'est pas c'est pas la vapeur d'eau qui est responsable du changement climatique mais c'est la vapeur d'eau qui l'accentue tout simplement parce qu'il y a de plus en plus nous dans l'atmosphère je crois monsieur webto vous avez quelque chose à dire sur ces fameuses guerres de l'eau non moi d'abord je voudrais souligner d'abord que au désert il y a à peu près 15000 ans vous savez que c'était la prospérité c'était des arbres etc bon le désert celle le plus grand océan du monde 60000 milliards de mètres cubes d'eau 60 000 dans 70% en Afrique en Afrique 60 et non renouvelable 70% pour l'Algérie 20% pour la Libye rendez-vous le fameux barrage de Kadhafi d'ailleurs où il a fait une catastrophe c'est des affaissements lorsque vous allez boire et 10% en Tunisie ça c'est un élément très très important mais il faut faire très très attention nous on a fait une canalisation pour approvisionner effectivement mais il faut faire d'après les écologistes attention de ne pas briser l'écosystème l'Algérie a opté pour les unités de dessalement elle a opté ce elle va investir massivement sur une vingtaine trentaine d'unités de dessalement horizon 2030 bon c'est parce que l'eau n'a pas de prix ça coûte très très cher et donc l'autre élément c'est que il y a des déperditions en Algérie la dépétition parce que c'est des anciens tuyaux c'est à peu près 32%.

là il faut voir aussi les de revoir toutes les canalisations les déperditions et tout l'eau c'est à dire les puits torrentielles qui sont déversé sur la mer il faut des retenues et l'autre élément pour l'agriculture il faut d'autres méthodes comme le goutte-à-goutte le goutte-à-goutte ou des méthodes qui font des économies d'eau très bien donc vous l'Algérie a une politique très rationnelle parce que on a pris conscience que le combien de le dire monsieur le ministre l'eau ou madame il faut préserver hier ça va être la guerre alors écoutez le temps est parti est terminé si je puis dire en deux mots je voudrais vous dire au moins une note optimiste parce que c'est quand même ce problème du climat inquiète beaucoup de gens à juste titre s'inquiète du réchauffement climatique c'est parmi les jeunes générations qu'on trouve l'engagement écologique le plus sincère qu'est-ce que ça vous inspire Fabienne Keller les jeunes nous obligent par cette l'utilisation tout à fait impressionnante moi je vais au contact là des manifestations du vendredi après-midi je le retrouve une belle énergie l'enjeu c'est peut-être de leur proposer des modes d'action qui permettent de participer à la limitation de ce réchauffement ou l'atténuation de ces cons de ses conséquences mais qu'on passe dans dans l'action concrète et la contribution à un meilleur vivre ensemble plus respectueux de l'environnement c'est pour votre avis Daniel salmon l'espoir vient de la genèse de ce côté-là engage l'espoir vient toujours de la jeunesse parce que nous on est amené à disparaître un jour ou l'autre donc effectivement mais la jeunesse n'est pas monolithique il y a des gens beaucoup de jeunes qui sont conscients complètement d'autres qui sont conscients mais sans le transformer dans leur vie de tous les jours et qui reste encore des consommateurs donc c'est cela qui va falloir changer je rebondis simplement sur sur l'eau beaucoup d'eau est consommé pour des cultures d'exportation on le sait aujourd'hui quand on change de jeans très régulièrement on consomme énormément d'eau donc la jeunesse il faut qu'elle se mette dans ce développement durable et il faut qu'on l'incite et c'est une question de connaissances et de pédagogie en croissance ou des croissances pour terminer je veux pas polémiquer mais écoutez quand on parle de sobriété ça veut dire que dans certains domaines on fait de la décroissance mais quand on dit sobriété ça veut dire que quand on fait plein d'isolation des maisons on va faire de la croissance donc voilà je vais pas rentrer dans le débats Lalande croissance des croissances là-dessus ça je suis d'accord avec vous alors vous êtes voilà un accord qui se conclut au cours de cette émission je vous présenter une bibliographie tout comprendre ou presque sur le climat c'est un manuel collectif publié au CNRS édition les auteurs sont bons potes Anne breize Claire Marc il y a une préface de Valérie Masson Delmotte Fabienne Keller vous avez publié nouveau horizons pour Strasbourg je sais que vous êtes maintenant un peu loin mais toujours près du près de oui et Strasbourg très européenne j'offre au Parlement européen qui a son siège à Strasbourg le Parlement européen à Strasbourg je crois que la démocratie européenne est bien Strasbourg quand le Parlement s'exprime il est loin des lobbies Bruxelles Waha et puis c'est aussi cette Europe décentralisée l'Europe elle est forte de sa diversité sa multiplicité de centre de capital on parlait de Budapest tout à l'heure le capital qui ont leur histoire et leur rayonnement leur sensibiliser à l'environnement aussi beaucoup d'idées à trouver dans les dans les réalisations des autres pays européens climat parlons vrai alors un ouvrage de jean-jouzel et Baptiste Denis effectivement c'est un ouvrage classique et qui apporte beaucoup de choses sur la question du climat je voudrais également signaler l'ouvrage de Brice Lalonde excusez-moi de vous déranger pourquoi vous vous excusez Brice Lalonde vous êtes devenus vous êtes consensuel aujourd'hui parce que nous savons ce qu'il faut faire maintenant et donc contre toutes les comment dire je les slogans les erreurs je viens dire pardon on sait ce qu'il faut faire on sait ce qu'il faut faire il faut mettre des pompes à chaleur dans les maisons il faut électrifier les transports il faut mettre de l'hydrogène dans l'industrie et allez on y va quoi voilà allons-y comme de allons-y comme dit Brice allande merci Madame merci messieurs d'avoir participé coanimer cette émission je voudrais remercier l'équipe de LCP et avant de nous quitter je voudrais vous soumettre cette pensée on va voir si vous devinez de qui elle est résoudre la crise climatique et le défi le plus important et le plus ambitieux que l'Homo sapiens s'est eu à affronter la solution est pourtant si simple que même un enfant pourrait la comprendre la vérité par qui alors j'aurais pu dire ça beaucoup de gens bah c'est Greta Thunberg voilà

56:40
Non speech

[Musique]