Asselineau face à Zemmour: le choc des idées 🇫🇷
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
L'État français est-il un bon gestionnaire ? L'Europe est-elle responsable de tout ? Faut-il un Frexit ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Le sous-investissement dans les infrastructures routières est-il lié à l'Europe ?
- 3:28RelanceRéponse partielle
L'exemple du pont est-il un bon exemple pour illustrer le sous-investissement ?
- 4:55OuverteRéponse directe
Les 9 milliards versés à l'UE sont-ils un épiphénomène face aux budgets sociaux ?
- 5:38OuverteRéponse directe
Vous dites que l'Europe est la cause de tous les maux. Qu'en est-il de l'immigration ?
- 7:35RelanceRéponse directe
Vous nous dites de ne pas donner d'argent aux pays de l'Est. Pourquoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:20François AselinauChiffre
« Il manquait à peu près 300 millions d'euros par an pour maintenir en état le réseau routier national non concédé. »
- 6:20François AselinauFait
« La France, les contribuables français sans s'en rendre compte financent les infrastructures routières en Pologne, en Bulgarie, en Roumanie, en Croatie. »
- 6:56François AselinauChiffre
« Il y a 800 à 900 Français qui basculent chaque jour en dessous du seuil de pauvreté. »
- 10:52Éric ZemmourChiffre
« Je pense comme 70 % des Français qu'il faut arrêter toute immigration et que là-dessus, c'est le problème majeur. »
- 12:55Éric ZemmourFait
« La Hongrie et la Pologne n'ont pas d'immigré, que l'Italie n'a quasiment pas de regroupement familial malgré votre directive, que le Danemark est en train de tout verrouiller. »
- 17:45Éric ZemmourFait
« Vous enfermez les Français dans un tout ou rien et ils vont vous répondre rien parce que tout simplement nous ne sommes pas les anglais. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Face à Zemour ce soir, François Aslin, homme politique, président fondateur de l'UPR. L'État français est-il un bon gestionnaire ? Justement, l'Europe est-elle responsable de tout ? Faut-il un Brexit, un Frexit pardon comme un Brexit ? C'est tout de suite. Restez avec nous. Bonsoir à tous. Si vous nous rejoignez à l'instant le face-àface Éric Zemour François Aselinau bonsoir monsieur Aselinot vous êtes un homme politique rebonsoir Écour vous êtes président fondateur de l'UPR l'Union populaire républicaine. Vous avez été candidat à la présidentielle notamment de 2017 2012 aussi.
Votre particularité vous voulez sortir de l'euro, sortir de l'OTAN, sortir de l'Europe, vous êtes partisan du Frexit comme le Brexit. On va justement en parler mais on va commencer avec ce sujet d'actualité, le pont dont tout le monde parle. Effectivement, on a vu aujourd'hui, on l'a appris aujourd'hui que c'est un camion de plus de 50 tonnes qui a été a priori la cause de de de cet accident. Vous avez dit par exemple sur les réseaux sociaux hier un sous-investissement chronique dans les ouvrages d'art de notre réseau routier. Au même moment, la France verse via l'Union européenne des dizaines de millions d'euros pour construire les ponts des dans les pays de l'Est.
Est-ce que vous êtes en train de dire que l'Europe est la cause de tous les mots même ici en France ? L'Europe est pas la cause de tous les mots mais c'est la cause de mots très importants, notamment les problèmes budgétaires qu'il y a en France. Il n'y a jamais plus de budget rien du tout. Or, il est un fait exact que certes, il y a eu hier un camion qui semble-t-il était en surcharge, mais d'après ce qu'a dit le procureur de la République, il a dit que c'était la cause immédiate. Mais il y a une cause plus lointaine, c'est effectivement que ce pont était certainement très affaibli.
Il y a eu les substantes qui se sont décrochées et d'après les témoignages, il y avait de très nombreux camions qui passaient régulièrement sur ce pont. Ça veut donc dire quoi ? Ça veut dire que il y avait un sous-investissement. Ce pont aurait dû être mis de côté. On aurait dû construire un nouveau pont. On n'a pas les moyens. Au même moment, le Sénat a publié en juin dernier un rapport qui montre qu'il a 25000 ponts en France qui sont en en très en mauvais état qui devraient être réparés. 25000 ponts. Un rapport du ministère des transports avait indiqué l'an dernier qu'il manquait à peu près 300 millions d'euros par an pour maintenir en état le réseau routier national non concédé.
Or, qu'est-ce que je constate ? Je constate que la France verse chaque année 9 milliards 9 milliards d'euros de plus à l'Union européenne qu'elle n'en reçoit. Et ces 9 milliards d'euros servent à financer d'abord la superstructure de la Commission européenne, de la Cour de justice, du Parlement avec des fonctionnaires européens qui gagnent d'ailleurs des fortunes, mais d'autre part sert aussi à financer la construction notamment d'infrastructures dans les pays de l'Est. Et en particule, j'avais pris l'exemple, je l'avais d'ailleurs dit lors du débat sur les élections européennes.
Il y a actuellement un pont en construction en Croatie, le pont de pêche au schlaf qui est en construction pour 360 millions d'euros de fonds européens. Comme les Français en pay 6e, ça fait 60 millions d'euros. Et la Commission européenne a attribué ce pont à une entreprise publique chinoise. Le premier ministre chinois s'est rendu à Zagreb et en Croatie pour inaugurer les travaux. Alors alors je me tourne vers Écemour. De du pont à l'Union européenne, il y a qu'un pas 9 milliards.
Alors euh moi d'abord je je voulais vous dire que j'étais ravi de de discuter avec vous ce soir parce qu'on on partage beaucoup de de on partage beaucoup d'idées, beaucoup de thèses, beaucoup de de de même de sentiments. Euh moi j'aime bien chez monsieur son côté c'était mieux avant. Je suis comme vous. Euh je pense ça et et rien ne me fera euh dévier de de cette idée. Euh maintenant euh après c'est euh comment on mène des combats euh euh qu'on peut avoir en commun et cetera. C'est c'est ça l'idée en fait. Est-ce qu'on les mène bien ? Est-ce qu'on les mène mal ? Est-ce qu'on pense qu'on qu'on peut les mener bien ou mal ? C'est vous êtes d'accord avec moi là-dessus.
Maintenant, vous me dites là, l'exemple du pont est un très bon exemple, je trouve euh parce que euh vous nous dites ce pont, bon vous m'accordez que euh l'effet direct euh ça n'a rien à voir avec sous-vestissement et cetera. C'est ce camion qui n'a pas respecté les réglementations. Et vous le dites vous-même, d'autres camions depuis des mois et des mois ne respecte pas non plus. Donc évidemment ça, mais je veux bien parce qu'après tout, il y a pas de raison de vous croire de mauvaise fois. Euh je veux bien penser comme le rapport sénatorial que nous avons beaucoup de temps euh qui sont en sous-investissement. Nous ne sommes pas d'ailleurs le seul pays.
L'Allemagne aussi est en sous-investissement. Les États-Unis sont en sous-investissement euh euh public. Il y a beaucoup de pays comme ça et je pense que c'est un système un système euh mondial occidental en tout cas qui fait que d'abord on dérive de l'argent public vers des des choses qui ne sont pas indispensables. On on on réduit euh les les investissements et cetera et surtout pour la France, moi je crois que au-delà de l'Europe, pardonnez-moi, les 9 milliards font pas le figure à côté de nos budgets sociaux.
Moi, je pense que notre problème numéro 1, ce n'est pas les 9 milliards qu'on donne en plus à l'Europe qui sont euh euh vraiment une un épiphénomène, un un un très léger sur le papier par rapport euh à notre budget social qui est colossal. Et pourquoi notre budget social est colossal selon moi ? C'est parce que on l'ouvre au monde entier. Et ça, c'est pas l'Europe qui nous oblige à faire ça. Je vais pas me faire l'avocat du diable, hein. Vous comprenez bien ce que je veux dire.
Euh je n'ai pas de sympathie particulière ni pour les technocrates européens, ni pour la superstructure de la Commission de Bruxelles, mais je pense que il est ridicule de tout mettre sur leur dos et de et surtout de se de se tromper de combat. Moi, je pense qu'en l'occurrence, nos problèmes budgétaires viennent de nos problèmes sociaux et nos problèmes sociaux viennent du fait que notre système social est open bar et est ouvert au monde entier. François SL Alors, d'abord je me réjouis de débattre avec Éric Zemour avec elle j'ai des points communs mais nous avons aussi de sérieuses divergences. Euh quand vous parlez des sentiments sur beaucoup de sujets, nous ne sommes pas d'accord.
Je tiens à le préciser. Euh deuxièmement, c'est assez facile de jeter comme ça de passer sous la table 9 milliards d'euros puisque et de passer sous la table, ce fait absolument évident que la France, les contribuables français sans s'en rendre compte financent les infrastructures routières en Pologne, en Bulgarie, en Roumanie, en Croatie. Alors, vous me dites, on pourrait trouver de l'argent ailleurs. D'accord, mais où allez-vous trouver de l'argent ailleurs et quel qu'allez-vous proposer ? Je vois qu'actuellement monsieur Macron qui vient de dire à l'association des maires de France qui veut lutter contre les fractures, il est l'artisan numéro 1 des fractures.
Il monsieur Macron est en train de prendre des décisions de la réforme de l'assurance chômage. Vous le savez, les employés de Pôle Emploi sont effarés. Il va y avoir 1300000 français qui vont d'un seul coup voir leur prestation de chômage diminuer, peut-être baisser au RSA. Vous savez qu'actuellement, ce sont c'est pas moi qui le dis, c'est l'INC. Il y a 800 à 900 français qui basculent chaque jour en dessous du seuil de pauvreté. Nous sommes face à un pays qui est en pleine déroute sociale et morale.
Est-ce que vous croyez que c'est vraiment en ce moment Est-ce que vous croyez que c'est vraiment en ce moment qu'il faut s'attaquer maintenant au systèmes sociaux alors que nous ne cessons de de nous attaquer ? C'est également les retraites. Tout ceci d'ailleurs étant réclamé, je me permets de le préciser, la réforme des retraites comme la réforme de l'assurance chômage comme beaucoup d'autres choses étant réclamé par la Commission européenne, je suis désolé de le repréciser, en vertu de du rapport des grandes orientations, des politiques économiques qui sont décidées chaque année pour chaque État et notamment pour la France. Alors, monsieur Assilo, deux choses.
D'abord, vous nous dites il faut pas construire des des il faut pas donner de l'argent au pays de l'Est et cetera. Moi, j'ai pas dit ça. Si, vous dites, ils ont construit des ponts dans les pays de l'Est, c'est pas bien de donner de l'argent au pays de l'Est. Je dis que charité bien ordonnée, commence par D'accord. D'accord. Mais je vais pas vous expliquer quand même à vous que cet argent qu'on donne au pays de l'Est, c'est une compensation parce que ils ne mettent pas de droit de douine à à nos produits et que en plus ils doivent donc euh si vous voulez souffrir.
Normalement, comme ils sont des pays qui sont en retard économiquement, ils auraient dû mettre des droits de douanes pour se protéger. comme ils n'en mettent pas, il faut bien compenser et en plus vous savez très bien que ça permet à nos entreprises d'aller dans ces pays-là euh nos grandes surfaces et cetera. D'accord. Mais si c'était si extraordinaire, si c'était extraordin c'est extraordinaire, je vous dis que c'est pas complètement délirant. Si c'était si extraordinaire, pourquoi Macron a-t-il mis son véto Macédoine du Nord et de l'Albanie récemment ?
C'est bien parce que il sait très bien que c'est un fardeau financier colossal qui arrive avec par ailleurs des mafias tous azimut et des trafic tous azimut et donc il c'est non c'est pas mieux tout ça c'est la vérité et donc il n'est pas normal d'avoir ce fardeau là quant à faire de la charité qui paye les fonds que les français versent à l'Union européenne les 9 milliards d'euros que nous versons en plus oui mais pas seulement les Français toutes les personnes vivantes en France y compris ce sujet qui vous est cher on va en parler on va en parler C'est-à-dire que des Sénégalais qui vivent en France lorsque par exemple ils achètent tel ou tel produit, ils payent des droits de douan si ce sont des produits d'importation qui vont aller financer la Commission européenne et la Commission européenne, attendez, va donner en moyenne 100 fois plus d'argent à chaque habitant de l'Estonie ou de la Lonie qui sont des pays à revenu intermédiaire plutôt qu'à chaque habitant du Sénégal.
Et si vous voulez lutter contre l'immigration clandestine, puisque je crois que c'est l'un de vos sujets favoris, je dis quant à moi que nous devrions bien plus réorienter notre aide ou développement vis-à-vis des pays du sud, surtout lorsqu'elle est financée en France par des ressortissants de ces monsieur monsieur Asselino, d'abord euh d'abord il est toutes les études les plus récentes prouvent que votre raisonnement qui est un vieux raisonnement, j'ai entendu notre ami commun Charles Pasqua l'expliqué depuis 30 ans, c'est-à-dire il faut développer les pays pays du sud pour qu'ils ne viennent pas chez nous. C'est faux. Plus on les développe et au contraire plus ils viennent chez nous.
Toutes les études récentes le monde tout simplement parce que quand ils sont trop haut pour venir, ils ne pensent même pas à venir et quand ils commencent à se développer ils viennent. Deuxièmement, quand vous dites effectivement un problème qui m'est cher, ce n'est pas l'immigration clandestine qui m cher monsieur Asséino, c'est l'immigration tout court. Je pense comme 70 % des Français qu'il faut arrêter toute immigration et que là-dessus, c'est le problème majeur. C'est ça le reproche principal que je vous fais, c'est que vous vous trompez de combat hiérarchiquement premier. Je vous pensez vous que le combat premier en haut de l'échelle, c'est la souveraineté.
Moi, je pense que c'est l'identité. C'est-à-dire que je pense avant de déterminer quelle part de souveraineté on a et comment on peut récupérer notre souveraineté, je suis pas on je suis pas en désaccord majeur avec vous là-dessus, mais je pense que le premier problème, c'est quel peuple sommes-nous ? Quelle nation sommes-nous ? Quelle identité avons-nous ? Quelle identité avons-nous ? Allons-nous garder ? Vous savez, si dans 50 ans nous sommes devenus une République islamique, elle pourrait être souveraine. Ça sera plus la France non plus. Donc la question de la souveraineté passe après la question de l'identité. et vous détournez le combat de de du vrai du du de du du vrai enjeu majeur.
Je pense que la démographie est plus importante que le droit. Non, monsieur Zémour, vous méconnaissez le fait que la souveraineté, c'est pas un concept abstrait, c'est le pouvoir de changer les choses. Vous nous parlez d'immigration. Est-ce que vous expliquez euh est-ce que madame Le Pen par exemple explique aux Français euh qu'il y a une directive, la directive pourrait être précis 2003 86 CE du 22 septembre 2003 et qui intègre dans le droit communautaire le regroupement familial. Est-ce que vous expliquez ça aux français ?
Est-ce que vous expliquez aux français que les articles Je sais que je me suis fait connaître parce que je connaissais les articles mais c'est normal que lorsqu'on est prétend à être un chef d'état et c'est normal qu'on connaisse ce dont on parle [rires] laissez-moi parler. Les articles 67 et 78 du TFUE fixent transfert à l'Union européenne la majeure partie des décisions en matière d'immigration. Ce que nous nous disons, c'est qu'on ne met pas la charrue avant les B.
c'est que la première chose à faire, c'est de rassembler les Français, quel qu'ils soient, quelle que soit leur origine pour reprendre en main les manettes et ensuite sur ces sujets d'immigration, comme sur un certain nombre d'autres et bien de poser la question aux Français sur ce qu'ils veulent. Moi ce qui me gêne énormément dans votre discours, monsieur Zémour, c'est que c'est un discours dont je ne vois pas la finalité puisque à partir du moment où on n'a pas le pouvoir, la seule logique de votre discours, c'est d'arriver à la guerre civile. C'est tout c'est toute la logique. Monsino, Monsieur Asséino, premièrement vous dites le regroupement familial est dans une directive et cetera.
Excusez-moi de vous rappeler que elle n'a pas attendu cette directive pour que le président Giscard Destin décide le regroupement familial en 1975. C'est exact. Maintenant que c'est une maintenant voyez, je vous ai pas interrompu m'interomp. Non, maintenant que c'est une directive européenne, fin. J'ai pas fini. Deuxièmement, nous n'avons pas attendu la directive européenne pour que le Conseil d'État décide en 1978 par la Régistie que le premier ministre de l'époque, Raymon Bar, n'avait pas le droit de suspendre le regroupement familial comme il comme il l'avait l'intention. Donc vous voyez, ça c'est pas l'Europe et c'est nous qui nous sommes tirés une balle dans le pied tout seul.
Deuxièmement, je vous rappelle que nous sommes dans l'Union européenne avec la directive dont vous parlez et que la Hongrie et la Pologne n'ont pas d'immigré, que l'Italie n'a quasiment pas de regroupement familial malgré votre directive, que le Danemark est en train de tout verrouiller et que personne ne lui déclare la guerre. Parce que votre directive, on peut s'asseoir dessus, monsieur Asséino, et la France peut très bien s'asseoir dessus si le politique le veut, s'asseoir sur la directive. En fait, ce qui me gêne toujours avec vous, c'est que j'admire votre connaissance des directives.
Et je le dis sans ironie parce que moi aussi je crois avoir une très bonne mémoire et donc j'aime beaucoup quand on a une excellente mémoire et je trouve que c'est très utile mais je pense que vous êtes le miroir inversé des gens que vous détestez. Vous faites exactement comme la technocratie de Bruxelles. Vous faites du droit, vous nous balancez vos directives et vous ne faites pas de politique.
Quand le Attendez, quand le général de Gaulle a décidé la politique de la chaise vide, est-ce qu'il a est-ce qu'il est venu voir les Français et dire "Selon la directive 40212, et ben je n'ai pas le droit de faire ça et pourtant je le fais." Non, il a dit "On y va pas et puis c'est tout." C'est c'est simple et ils se foutent complètement des directives machin et machin. Moi, je suis fatigué de ces responsables politiques ou journalistique qui explique aux français que il faudrait avoir à la tête de l'État quelqu'un qui piétine le droit. Si on piétine le droit, c'est la porte ouverte à la loi de la jungle.
Je suis désolé, l'article 5 de la Constitution pose que le président de la République est le garant du respect des traités. Il est également le garant de l'unité nationale et c'est quelque chose auquel vous ne portez jamais attention. Je vous dis que le discours que vous tenez est un discours qui consiste continuellement à jeter de l'huile sur le feu sans qu'il y ait une un résultat concret. Et j'ajouterai que vous me faites penser, vous savez ce que faisait François Mitteran dans les années 80, dès qu'il y avait un problème social un petit peu compliqué, il ressortait le chiffon rouge, le droit de vote aux immigrés. Maintenant ça a changé.
Maintenant, c'est cette affaire intense, c'est une fois c'est le Burkini, une fois c'est le voile islamique. C'est-à-dire que on a affaire, c'est comme si le peuple français était un taureau dans une dans une corrida. Alors, il a d'abord les banderies, le traité de Mastricht et puis le traité de Lisbonne et puis les le rapport des grandes orientations des politiques économiques et cetera. Donc le le Taureau commence à être fatigué. Et puis voici monsieur Zémour.
Monsieur Zémour qui est avec son voile comme le torero et h c'est-à-dire que le le taureau fonce vers le vers le vers la moulet vers le le le voile que vous agitez alors qu'au même moment on est en train de détruire le droit social des Français. Au même moment on est en train de privatiser à outrance la Française des Jeux ce qui est un scandale économique. On est en train de privatiser Aéroport de Paris. On est en train de démolir le droit du travail. Vous savez ce dont les Français ont besoin, c'est de rassembler, de se rassembler. Ne me faites pas le coup. Je sais, il y a des gens qui me font le coup. Ah, c'est unard qui vit dans sa tour d'Ivoire. Non, non, non, non, non.
Moi, je vis rien dit. Non, mais je le sais parce que certains mux pas vous dire ça. Ben moi, je vis dans un quartier populaire parisien. J'ai été élu du 19e arrondissement où il y a 150 nationalités. Je me suis présenté aux élections à Holnis sous Bois. Dans le parti politique que j'ai créé, il y a beaucoup beaucoup de Français d'origine étrangère et des Français d'origine comme vous d'ailleurs, originaires du Maghreb et qui sont tout à fait patriotes et tout à fait français. Et donc il faut favoriser justement ce rassemblement des Français. C'est ça le rôle d'un chef d'état. Z Monsieur Asselino, vous faites exactement le contraire du général de Gaulle que vous prétendez révérer.
Le général de Gaulle, qu'est-ce qu'il a fait ? de choses. Un, quand il est arrivé au pouvoir, il est resté dans le marché commun de l'époque et de il a donné l'indépendance à l'Algérie parce qu'il ne voulait pas que son village devint Colombé les deux mosquées. Vous vous acceptez que votre village devienne colombé les deux mosquées et vous voulez sortir du marché commun. Et après, vous citez le général de Gaulle. Excusez-moi, j'y vois une contradiction majeure. Et maintenant, deuxièmement, quand vous me dites queil faut rassembler, mais rassembler sur quoi ? Rassembler autour de quoi ?
Quand vous avez deux civilisations qui s'affrontent sur le même sol, ce n'est pas être un bout de feu que de dire "Attention, on va à la catastrophe." Quand on annonce la catastrophe, ça veut pas dire qu'au contraire on l'aggrave. C'est le contraire. On annonce pour l'éviter et on annonce pour dire voilà, il y a des mesures à prendre avant et et on peut bien les prendre sans sans sortir de l'Union européenne parce que attendez, j'ai fini avec ça. Le problème de votre sortie de l'Union européenne c'est que vous n'avez personne derrière vous. Vous enfermez les Français, on l' vu, vous avez fait 1 %. Vous Non, attendez parce que j'ai eu 0,9 % du temps de parole aussi.
Bon, donnez-moi le même temps de parole qu'à Macron. Fin, j'ai fini. Vous enfermez les Français dans un tout ou rien et ils vont vous répondre rien parce que tout simplement nous ne sommes pas les anglais. Nous ne sommes pas les anglais. Et vous savez pourquoi nous ne sommes pas les Anglais ? Je vais vous dire, je pense sincèrement et profondément ce que je vais vous dire. Je pense que nous ne sommes pas les Anglais car nous avons perdu en 40. Nous sommes traumatisés par cela. Nous ne p les Anglais ont gagné les guerres depuis de siècles. Nous nous en avons perdu plusieurs et nous n'osons plus peut-être à tort hein d'ailleurs hein.
Moi je regrette comme vous le temps où nous affrontions toute l'Europe et où nous avions pas peur de ça. Mais on n'ose plus faire ça et de plutôt vous nous enfermez dans un combat perdu d'avance et vous ne voulez pas voir le seul combat qui vaille, c'est-à-dire le combat pour notre identité. Je pense que c'est criminel ce que vous faites et vous êtes aussi coupable que la gauche. Vous tenez le même discours que la gauche Zour vous nous condamnez un disc. On vous entendu sur ce sujet. J'aimerais qu'on passe à un autre sujet. Voilà. Non non non, faut quand même que je réponde. Non non non. D'abord, je ne suis pas du tout un homme du passé, je suis un homme du futur. J'ai pas dit ça.
Vous répondez à ce que je n'ai pas dit. Si, parce que vous dites vous enfermez, vous citez de Gaulle et cetera. Je ne révère pas de Gaulle. Ce qu'il faut regarder, c'est le futur. Le futur c'est première. Vous ne rz pas de Ga vous ne vous nez revendiquez du golisme social. Oui, peut-être, mais pas seulement. Il y a chez nous des gens qui sont antigolistes qui ont qui ont rallé. Ce que nous nous proposons, c'est de regarder la France du futur. La France du futur, tout le monde a compris que l'Union européenne est au bord de la désintégration.
C'est d'ailleurs Macron lui-même qui l'a dit "La Europe est au bord du précipice." Plus personne dans toute porte fermée, les gens savent que ça ne marche plus à 28 états. C'est-à-dire qu'il faut regarder de l'avant. Votre discours, c'est vous qui enfermez la les Français dans une polémique stérile qui ne peut déboucher en fait au bout du compte que sur la guerre civile. Vous ne proposez rien du tout. D'ailleurs, d'ailleurs moi je je j'ai fait 1,2 % des aux élections européennes. Vous vous ne vous êtes pas présenté, donc vous avez fait 0 %. [rires] Et par ailleurs, je me permets de dire non. Oui, mais je allez-y et nous verrons ce que je dis.
Ce que je dis, non, ce que je dis, attendez, je dis que nous nous devons rassembler les Français, redonner confiance aux Français dans la France et aussi faire comprendre parce que vous savez ce qui se passe dans les banlieux. Ce qui se passe dans les banlieux, c'est un immense discrédit de la classe politique. Parce que lorsque dans les banlieux, attendez mais moi je m'en moque pas. Lorsqueon laissez-moi parler. Lorsque l'on voit dans les banlieux une classe politique vert moulue de corruption où l'on a des affaires style Balcani, style Richard Ferrand style écoutez-moi.
Attendez, attendez à côté de la place c'est moi maintenant c'est moi j'ai une petite question pour vous 1,2 % s'il vous plaît 1,2 % c'est le chiffre que vous avez fait aux européennes sur 34 listes oui et nous allons aller aux élections municipales monsieur c'est un chiffre que vous avez fait vous étiez un peu vouliez être le porte-parole justement des gilets jaunes Est-ce que la cette ce mouvement des gilets jaunes n'a pas été une rupture entre la base et la technocratie ? Oui, le problème qui des gilets jaunes que je vois, c'est que il ne supporte plus la situation actuelle. Macron parle des fractures, mais c'est lui qui a contribué à faire les fractures. Sachant qu'il n'y a pas que lui.
Avant lui, il y avait Hollande, avant lui, il y avait SarkoZi. Tous ces personnalités, on a plus de chefs d'état. Vous savez, il y a puisqu'on parlait de de Gaulle, vous savez cette formidable parole de De Gaul en parlant de Paul Renault pour qu'il fut un chef d'état. il lui avait manqué deux choses, qu'il fut un chef et qu'il eut un état. Ma il parlait du président Lebrin. Oui. D'Albert Lebrin. Par il avait dit il avait dit d'Albert Lebrin. C'est ça. Et donc qu'est-ce que ça veut dire ? veut dire que pour que Macron soit un chef détail, il lui manque deux choses.
Qu'il soit un chef, ça n'est pas un chef, il est dans la main de l'oligarchie qui l'a fait et et qu'il manque un état, c'est-à-dire un état qui fasse respecter la loi. Il est quand même extraordinaire puisqu'on parle des gilets jaunes. Puisquon parle des gilets jaunes, c'est quand même extraordinaire de voir que des gilets jaunes se font agresser, molestés, blessés à vie, mutilés, que la justice est absolument impitoyable. Et au même moment dans les banlieux, on a des petits dealers qui sont arrêtés par la police, relâchés une semaine après. Comment ça se fait ? Comment ça se fait qu'il a ce différentiel de gestion de l'État ? Comment se fait-il ?
Non, mais c'est moi qui vous pose la question. C'est-à-dire que il y a aussi des gens qui n'assument pas ce que doit être un état. Un état, ça doit être dirigé d'abord par un homme d'état, quelqu'un qui a une vision de l'avenir. Vous vous avez une vision, vous avez une vision qui n'est une vision polémique, une vision qui nous mène à la au conflit. Nous nous avons dit, nous avons dit je ne me fais pas nous avons soyez gentil. Monsieur Z euh quand vous dites que mon discours mène au conflit, je vous rappelle quand même qu'il y a eu 250 morts depuis 4 ans tués au nom de Alakbar. Donc c'est pas moi ça hein. C'est pas moi qui ai mené à ce conflit. C'est pas moi qui ai tué les 250 personnes.
Alors faudrait quand même être mesuré. Oui mais je vous continue. Je continue. Deuxièmement deuxièmement que Emmanuel Macron ne soit pas un chef et qu'il n'y ait plus d'état selon la formule du général de Gaulle. Peut-être je je me je ne suis pas là pour discuter des mérites d'Emmanuel Macron. Ce que je dis moi, c'est que votre méthode n'est pas la bonne. Et quand vous me dites quand vous me dites que je divise, moi j'aimerais savoir sur quoi vous rassemblez. Vous n'avez pas répondu qu'est-ce que c'est que la France pour vous et quelle civilisation c'est ? Quel peuple c'est ? Je vous rappelle la phrase du général de Gaulle puisqueapparemment maintenant vous reniez le général de Gaulle.
Bon, le général de Gaul disait, il est bon qu'il y ait des Français jaunes, noirs et bruns, mais il faut qu'il reste en minorité, car nous sommes avant tout un peuple de race blanche, de religion chrétienne et de culture gréco-romaine. Est-ce que vous souscrivez à cette phrase du général de Gaulle ou est-ce que vous estimez que au contraire nous devons être un peuple multiculturel et que il y ait il y ait des enclaves islamisés partout en France est tout à fait bien et tout à fait normal ? Alors déjà le général de Gaul était indommené en 19e siècle en 1890. La solution la situation a pas mal changé. Deuxièmement deuxièmement, ce que vous dites ne débouche sur rien.
Non non que de jeter de l'huile sur le feu. Comme disait de gauche puisque vous aimez à le citer, la politique c'est partir des réalités. La réalité c'est quoi ? C'est que la France elle est comme elle est aujourd'hui et que nous nous voulons rassembler. Et s'il y a bien quelqu'un qui passe son temps à vouloir redonner son lustre à la France, c'est moi. Toutes mes toutes mes toutes mes interventions, je les conclu en disant "Vive la République, vive la France." Est-ce que vous avez déjà Non, non, jamais. Je n'ai jamais entendu Je n'ai jamais entendu le président de la République dire ce genre de truc. Nous nous disons qu'on rassemblera les Français sur une certaine idée de la France.
Une la France qui ne va pas créer, vous citez 250 morts, c'est atroce. Mais est-ce que la France avait à démolir le régime syrien ? essayer de démolir démolir le régime démolir le régime [rires] liben démolir le régime liblieux une formidable soif de justice et un refus du deux poids de mesure ? Nous nous allons aller dans les banlieux. Nous allons être dans 60 villes de plus de 10000 habitants. Là, il y aura pas 34 listres, il y en aura quatre ou cinq. Et nous nous proposons d'abord et avant tout l'honnêteté, la sincérité et on adopte toutes les mesures de anticorps, l'organisation anticorruption.
Je note monsieur je note que vous n'êtes pas capable de me dire qu'est-ce que la civilisation française et que vous n'êtes pas capable de me dire que c'est une civilisation européenne et que c'est la seule limite de votre raisonnement. Ça n'est pas du tout vrai. J'ai fait une conférence sur l'histoire de France qui a un très grand succès sur internet. Donc je suis le seul politique à avoir parlé de l'histoire de France. François, vous reviendrez si vous voulez qu'on [rires] puisse parler du Brexit ou du Brookit si vous si vous le souhaitez. En tout cas, restez avec nous sur C News. Merci encore messieurs pour ce débat vif. Dans un instant, les informations avec Patrice Boisfer.
Excellente soirée sur C News et à demain.
[musique]