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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 novembre 2022 28 min

Manger c'est voter dans les Hautes Alpes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour les amis bienvenue à manger c'est beauté dans ce magnifique verger de pomme golden un des symboles des Hautes-Alpes où nous nous trouvons entre pluie et soleil ce qui pourra un département aussi ensoleillé est assez rare elle est voulu aller attendu cette nuit on a rendez-vous avec Jean-Michel Arnaud le sénateur de ce département qui va nous emmener voir des producteurs vertueux comme toujours [Musique] je monte au château de Tallard pour rencontrer le sénateur Jean-Michel Arnaud qui m'a donné rendez-vous ici devant le château à 8 heures [Musique] Arnaud absolument bonjour Vincent bonjour mais vous êtes le gardien du château alors je me contente d'en avoir les clés mais c'est pas mal c'est des clés de la vallée sur les Alpes c'est le verrou de la Durance le château de talain non c'est la porte d'entrée ah bah écoutez c'est un édifice magnifique allez on va faire quelques pas dans votre ville pour découvrir votre personnalité et votre parcours donc Tallard petite cité et Hautes-Alpes où nous nous trouvons qu'est-ce qu'on peut dire des caractéristiques de ce département des Hautes-Alpes est un des plus petits départements par la démographie de France derrière la Lozère et la Creuse totalement classé en zone de montagne à 62 communes uniquement de la montagne uniquement la montagne des lavandes de la Haute Provence jusqu'au neige de Loison et des Écrins on parle de montagne mais on est en région Provence Alpes-Côte d'Azur alors le fait d'avoir peu de population un peu plus de 140 000 habitants dans le département fait que vous êtes l'unique sénateur oui unique sénateur pour les 162 communes et c'est une fonction qui oblige puisque je dois être l'homme du rassemblement de la haute montagne la Provence tout est sensibilités politiques l'homme également qui représente les quelques villes des Hautes-Alpes mais aussi la campagne des stations sports d'hiver donc plutôt un sénateur trait d'union combien de temps le maire de Tallard alors près de 20 ans près de 20 ans et vous êtes agriculteur vous-même vous de parcours on va dire j'ai des racines agricoles comme beaucoup de walpins et je conserve une activité agricole en dehors de mon engagement local et national de conseils municipal du conseil d'agglomération de Gap à durans et de sénateur bon bah ça tombe très bien parce que vous le savez manger c'est voté c'est une rencontre des producteurs des agriculteurs des transformateurs dans le milieu agroalimentaire vous les connaissez vous en faites partie en quelque sorte mais vous voyez dans les Hautes-Alpes on a une image de l'agriculture un peu traditionnelle quand on n'est pas des Hautes-Alpes levage la pomme golden bien évidemment mais on a aussi la pisciculture mais aussi on a du vin mais aussi on a des labels de qualité mais aussi on a des entreprises de transformation qui sont leaders sur leur marché premier département bio de France quand même dans les processus de consommation et une traçabilité on est des walpins et on est des gens vrais avec des pratiques professionnelles vraies et authentiques et totalement transparente et ça c'est je crois une attente profonde des clients et de nos consommateurs Jean-Michel Arnaud j'ai envie de vous croire vous allez m'emmener voir tout ce beau monde je suis sûr qu'on va passer une belle journée ensemble avec plaisir [Musique] on part à la rencontre de la pisciculture des Écrins maximets à nous éleveurs de truite à côté d'Embrun avant de se diriger vers le restaurant scolaire de Gap ou Stéphane le chef nous prépare le déjeuner ensuite rencontre avec Edouard pierre éleveur de caprins et d'ovins mais aussi le responsable des jeunes agriculteurs du département comme le son ceux qui préparent le bleu du Kera un fromage en attente de son appellation on terminera la journée au chai chez Yann De Agostini avec le vin des Hautes-Alpes avant d'aller faire la cuisine chez Thierry Chouin à l'araignée gourmande et là c'est le sénateur qui mettra le tablier [Musique] où est-ce qu'on est ici à côté d'Embrun oui absolument nous sommes à Châteauroux-les-Alpes la pisciculture des Écrins chez Anouk et Maxime qui sont des producteurs de truite de montagne ah bonjour bonjour look que vous avez dans vos bassins elle vient d'où c'est l'eau qui arrive principalement du Parc National des Écrins donc c'est tout le massif qui est au-dessus de la pisciculture Olivia que vos truites elles boivent pratiquement de l'eau minérale mieux même mieux elle passe même pas dans l'usine donc aujourd'hui la pisciculture elle est à cet endroit là et pas ailleurs on se doute que les étés caniculaires même en moyenne montagne parce que là on n'est pas très en altitude ça doit vraiment impacter l'élevage détruite nous le changement climatique on perçoit d'année en année nous là cet été du fait du manque de neige cet hiver le torrent avait un débit moins fort et s'accoupler avec la canicule a fait qu'en fait on avait de l'eau dans le torrent pas 23 degrés ah oui c'est une piscine carrément c'est plus un bassin on a mis en place des choses de façon à ce qui est pas de mortalité par contre l'inconvénient c'est qu'on a eu beaucoup moins de croissance et du coup pour les fêtes de Noël etc on va avoir des poissons qui vont être beaucoup plus petit alors c'est un sacré Paris pour des jeunes de s'installer vous n'êtes pas d'une famille de pisciculteurs vous êtes vous êtes installés de rien vous avez créé cette cette entreprise c'est un investissement initial de près de 900 000 euros il faut les sortir et vous vous les aviez pas dans votre tirelire dans votre petit cochon comme nous avons demandé la banque mais vous avez pas un immeuble bah non si j'avais un immeuble je ferais pas forcément ça je serais propriétaire immobilier genre vivre donc non c'est vrai que oui ça a été un gros investissement initial toutes les aides etc qui peuvent exister au niveau de l'Europe pour les aides à l'installation les aides à la reprise etc et pisciculteurs donc les éleveurs de poissons n'y ont pas accès parce qu'ils ne sont pas dans la bonne case mais ça c'est complètement dingue monsieur le sénateur cette Pâques qui laisse de côté notre pisciculteur parce que effectivement il retourne pas la terre mais enfin ils font vivre quand même les produits de la terre et de l'eau oui nous sommes là pour mettre un focus sur ce type d'activité il faut qu'on imagine faire évoluer l'accompagnement par le fait que vous êtes un 900 m d'altitude et que vous êtes dans une activité de montagne diversification et également une capacité aussi à offrir en circuit court du poisson à des montagnards ce qui est quand même pas commun on peut aller voir les bassins c'est parti [Musique] pratiquement d'un million d'acheter cette exploitation combien vous remettez en travaux donc nous là la première phase qui concerne les bassins c'est près de 400000 euros et on refait après un atelier de transformation qui est aussi 400000 euros donc vous allez avoir un investissement de 2 millions pratiquement pour pour être vraiment opérationnel ici c'est ça faut avoir confiance et vous faites un chiffre d'affaires suffisant pour l'amortir sur combien d'années l'avenir nous le dira moi je trouve ça courage hein bravo et puis aujourd'hui s'il y a pas de jeunes qui reprennent les exploitations et ben le bon crever qui comment on va manger demain ça voilà c'est des poissons qui font 2 kilos et demi 3 kg et avec lesquels on va faire la truite fumée et tous les produits dérivés qui vont avec alors là on comprend le nom d'arc-en-ciel parce que vraiment sur le flanc on a ce côté irisé et là dedans on va avoir environ 4 tonnes 1500 trucs c'est bien beau tout ça et bravo pour ce que vous faites je suis impressionné par l'ampleur des travaux et vos projets d'avenir c'est ce splendide merci il faut être deux pour ça et peut-être même plus hein merci [Musique] ils sont quand même extraordinaires ces jeunes pisciculteurs ça m'a vraiment bluffé leur démarche et là on se dirige vers gap c'est ça là on arrive à Gap on va vers le collège de Fontaine et on va voir le chef cuisinier d'amont qui va nous accueillir pour nous montrer ce que le département sait faire aussi pour la restauration collective collège où j'ai été bonjour bonjour Philippe bonjour collective du département des Hautes-Alpes il s'occupe finalement de toutes les cantines de nos gamins bonjour alors c'est Stéphane le chef et c'est Philippe qui qui chapote la restauration scolaire en fait du département alors dans les achats pour un peu les organiser la gestion des personnels les la gestion des matériels aussi dans tout ce qui se fait de nouveau vos élèves ils ont l'air d'être gâtés ils sont gâtés parce que ça c'est de la pâtisserie maison ça ouh là là là là vous êtes en partenariat dans vos achats avec les agriculteurs des Hautes-Alpes alors faut déjà dire que le département des Hautes-Alpes ça a une structure un peu à part de sa géographie et climatiquement donc les achats sont fait de manière un peu chirurgicale et on adapte les productions en fonction des établissements en proximité le Conseil départemental a tout compris en matière de proximité et en même temps la loi également pose problème dans des territoires comme les nôtres parce que finalement un cahier des charges nationales ne s'applique pas aux spécificités d'un département comme le nôtre et il me faudrait pas que la loi égaline vienne perturber finalement ce que Philippe vient nous décrire de l'adaptation locale et de la proximité la mobilisation de nouveaux paysans au service de l'alimentation et donc de la santé de nos collégiens et vous vous êtes chef de formation oui cuisinier oui et ici on a des cuisiniers on a des vraies cuisiniers c'est important quand on veut faire de la bonne cuisine il vaut mieux avoir des cuisines que des opérateurs de matériel avec des formations de pâtissiers les seconds sont des vrais cuisiniers les aides de cuisine dans des formations annuelles sur la mise en place des productions froides plus précisément on a des super cristaux donc aujourd'hui dans tous les établissements le prix vendu du repas aux familles c'est de 3,60 3,60 € voilà sans conditions de ressources sans conditions de ressources c'est quoi ce beau gâteau que vous êtes en train de faire la Stéphane c'est un gâteau aux noix avec des mendiants c'est chipie provençaux chocolat noir après amande orange confite et raisins et vous achetez ça où alors on l'achète pas c'est produit maison avec la maison agricole qui est juste en face et des œufs bio je vois qu'il y a plein de petites chutes on peut goûter Stéphane il y a pas de souci voilà on va taper dedans allez on va goûter ça mais je reviens pas j'ai l'impression que les élèves ils doivent passer plus de temps à la cantine qu'en classe c'est aussi une fierté de voir un élève dire on a bien mangé chef c'était très bon c'est on travaille pour ça finalement et si on fait un peu du sur-mesure il faudrait que la loi égalim elle soit aussi un peu sur mesure selon les territoires absolument adaptés au territoire finalement c'est ce qu'attend les gens bonjour Michel Arnaud on quitte votre collège et je crois qu'on va rencontrer un personnage important dans l'agriculture locale oui nous allons en sel dans le Champsaur voir Édouard pierre qui est le président des Jeunes agriculteurs des Hautes-Alpes avec son épouse qui est le meilleur caprin et au vin un gars qui a vu le loup lui c'est ça [Applaudissements] [Musique] bonjour bonjour bonjour si je comprends bien en juger par les remontées mécaniques on est sur une piste de ski l'hiver c'est une piste de ski mais l'été c'est avant tout une prairie et les stations de ski aiment beaucoup avoir à l'automne une herbe qui est mangée pour avoir un manteau neigeux qui est stable sur la piste de ski alors aujourd'hui au village d'Ancel chez les éleveurs il y a une émotion particulière parce que vous avez une attaque de loup ce matin même on a eu encore 14 brebis prédatés la nuit passée c'est vrai qu'ici on est on est soumis à la prédation comme l'ensemble du département mais c'est vrai qu'on fait partie des communes les plus prédatées de France et qui remet aussi un peu en question parce que vous voyez là le plein air ce modèle est remis en question aujourd'hui parce que l'agriculteurs font le choix de rentrer les animaux de labourrer les prairies d'implanter du sorgho du maïs par exemple pour pouvoir alimenter leurs animaux en bergerie donc on est en train de remettre aussi en péril des filières entières des façons de faire et des modèles qui étaient durables que vous avez peur pour vos enfants [Musique] il y a cette ombre qui plane et puis il y a eu des attaques très proches du village à Ancel qui ont quand même fait aujourd'hui pour le loup et protégé et il est en nombre sur le territoire national c'était pas le cas il y a 20 ans donc en termes de biodiversité l'espèce n'est plus me semble-t-il menacé en danger et menacé nous on est des gens de terrain on défend nos éleveurs on défend aussi la biodiversité et cet équilibre qu'il faut retrouver et d'équilibre c'est la même l'homme qui doit le mettre et parfois le fusil pour prélever davantage quand c'est déséquilibres sont constatés avec toutes les conséquences humaines économiques et paysagères je veux dire sur nos territoires parce qu'il y a plus de pâturage il y a plus de territoire il y a plus de station de ski certains veulent ça pas nous parce que nous on veut une agriculture active une agriculture présente et une économie en filière qui permettent de vivre au pays en montagne pas seulement deux mois dans l'année mais tout au long de l'année et pour des générations alors on sait bien que ce loup c'est un vrai problème mais il y a un autre animal qui vient de faire son apparition et qui mange les parcelles là je veux parler des panneaux photovoltaïques parce que on est habitué de les voir souvent sur les toits mais ici ça prend de plus en plus de terrain c'est vrai que j'ai un département comme l'autre salle pour la 10% donc le photovoltaïque au sol on en veut pas et qui pond déjà tous les bâtiments publics les parkings même les maisons d'habitation privée et ne rajoutons pas encore le photovoltaïque au sol sur de la consommation de terre agricoles et qui pond ce qui est équipable Jean-Michel Arnaud est-ce que le château de Talard est prêt à recevoir des photos voltaïques sur ses toits château historique classé ça sera difficile mais ce que je crois surtout c'est qu'il faut qu'on tente dans ce département à être sur une forme d'autonomie en énergie on a l'énergie hydroélectricité héritée et des aménagements sur le buèche moi j'appelle au dialogue entre les parties prenantes un dialogue exigeant parce qu'on ne pourra pas non plus balafrer le département avec des pylônes partout donc il faut qu'on ait une logique d'autoconsommation et d'auto suffisance départementale et puis je le dis aussi il y a une petite musique qui se développe dans le département qui est de dire on va pas développer non plus trop de photovoltaïques pour alimenter en énergie les métropoles un impact chez nous parce que je crois que le partage c'est aussi le partage des contraintes et pas simplement les mettre dans l'arrière-pays là où il y a de beaux endroits de beaux habits quelque chose ici dans les Hautes-Alpes on le sait c'est un atout incroyable [Musique] alors dites-moi quand vous disiez que dans les Hautes-Alpes ça grimpe tout le temps c'est vrai ça se mérite et le plus méritant c'est que l'éleveurs qui élève ses bêtes là pour faire du bon lait pour un signe de qualité qui est le bleu du Kera regardez celle-là un anneau dans le nez bonjour Alexandre bonjour Alexandre bonjour Qu'est-ce que c'est en fait on a mis un nom parce que c'est une seule vache qui tète les autres en fait ah oui c'est une voleuse de lait donc du coup elle a mis ça pour embaucher car il le faire en fait du coup l'autre vache part donc c'est la seule du troupeau qui a ça et ça nous embête mais bon c'est comme ça et ici sur cette exploitation vous travaillez en bio voilà nous on est en bio depuis 1998 ici c'est mon père qui était passé à l'époque depuis on y est notre clé qui va à une fromagerie donc cette fromagerie valorise notre lait en bio aussi alors c'est pas une rareté dans les Hautes-Alpes oui on est le premier département par la surface converti ces dernières années ce qui est intéressant c'est que c'est dans toutes les filières de la lavande au sud en passant par les laitière il y a vraiment un gros effort de transition qui a été mis en place par par les éleveurs de ce département il y avait pas eu beaucoup beaucoup de choses à changer pour pouvoir passer au bio et arriver à avoir parce que notre département était quand même aussi assez propice à ça et c'est vrai que aujourd'hui ça nous permet aussi d'avoir quand même une image un petit peu plus positive là-dessus quoi je remarque que vous êtes habillé en bleu oui c'est pour être à court avec le sujet c'est ce que je me suis dit c'est la fierté au alpine ça manque cet AOP ici et ça manque et puis c'est surtout la consécration aussi de toute une filière qui est se mobilise je rappelle que on est un des rares départements de France avoir plus d'installation que départ à la retraite en agriculture donc c'est bien cette dynamique qui permet voilà de d'enraciner dans la durée une stratégie agricole avec des exploitants des emplois localisés sur des terroirs qui sont beaux mais pas toujours facile à valoriser économiquement le lait c'est une matière première qui se vend pas au prix où il devrait se vendre donc il faut transformer pour valoriser sa production c'est vrai qu'aujourd'hui la seule possibilité pour pour remettre un petit peu des jeunes dans dans ce domaine là c'est d'avoir un prix du lait qui soit qui soit rémunéré et enfin il y a que par le fromage et par la valorisation du produit qu'on pourra qu'on pourra y arriver mais moi avoir les vaches broutées là dans le champ ça m'a donné un tout petit peu faim puis pas d'herbe je goûterais bien le bleu du terrain et ben on va y aller on va passer par un nursery faire un tour [Musique] oh oui ça lui aussi il est pas vieux hein [Musique] ils content de nous voir [Musique] oh une belle couleur belle moisissure pour qu'il soit labellisé normalement dans le but du Kera il faudra qu'il est minimum 30 jours d'affinage 30 jours de finale alors c'est toujours la surprise ouh là là quelle merveille donc ce fromage qui pour l'instant n'a pas d'appellation d'origine et ton instruction comme on dit auprès de l'INAO la situation elle des appellations d'origine pour obtenir une AOP c'est en bonne voie alors ça fait 6 ans qu'on travaille sur sur la démarche donc monter un cahier des charges les retours entre les NAO et le collectif la Chambre d'Agriculture le dossier est quand même fini et on va avoir quand même encore au moins deux trois ans d'études pour pouvoir arriver à la fin donc ça fait au moins 8 ans de travail pour pouvoir arriver j'espère au but ça reste quand même assez doux mais il y a quand même un petit goût de bleu qui revient par dessus quoi c'est vraiment très bon ceux qui ne connaissent pas encore le bleu du quérant je vous conseille un peu rare chez les fromagers encore en tout cas pas dans la région mais mérite d'être visité l'été par exemple au moment des randonnées monsieur le sénateur absolument c'est un très bon complément pour l'effort après un bon morceau de fromage comme ça c'est le réconfort absolu est garanti [Musique] bonjour Michel c'est bien le bleu du Kera mais il faudrait peut-être un petit coup de pinard avec pas du pinard Vincent du Molard le cépage endémique des Hautes-Alpes à découvrir chez Yander Goscini producteur bio à tus [Musique] c'est on arrive en pleine vendange là sous la pluie c'est le dernier jour de vendanges des rouges donc on est un petit peu bousculé puis on a des défilés de plus qui arrivent depuis ce matin donc comme ça ils en guise de finir vous aussi vous faites du vin non un petit peu en fait on a un vignoble dans les Hautes-Alpes qui est un nouveau vignoble 150 hectares à peu près et qui connaît un renouveau là depuis une vingtaine d'années et puis grosso modo l'économie de la pomme pose question à des tas de niveaux et il y a une reconversion progressive d'un certain nombre d'arboriculteurs vers la viticulture et je fais partie modestement de cela et ça veut dire que la viticulture serait-elle en terrain difficile reste plus rémunératrice que le fruit en général le fruit c'est compliqué parce qu'il faut des gros tonnages pour être compétitif et en vigne on peut mieux valoriser et donc on peut choisir à quel convention 20 et donc on est sur des marchés de niche parce que des petites production sur des cépages rares et sur des des vins d'altitude ce qui est relativement en France et puis vous êtes reconverti en bio ici depuis combien de temps moi je suis en biais depuis 2013 ah oui il y a au moins 50% des volumes qui sont en bio aujourd'hui alors c'est favorisé en général par le fait que sauf aujourd'hui les Hautes-Alpes c'est un des départements les plus ensoleillés de France 300 jours de soleil garantis par an sauf dans les Parisiens débarquent exactement mais on aime beaucoup les Parisiens et les touristes parce que une grande partie de notre production de fruits mais surtout de raisins et donc de vin et commercialisé en circuit court essentiellement pour les touristes qui nous fréquentent voilà alors c'est vraiment le principal de votre production ici les cépages autochtone alors pour moi au domaine du petit août oui c'est 90 % de la production j'ai un petit peu de Cabernet en dessous j'ai un autre dieu cépage qui s'appelle l'Espagne mais sinon c'est que du moulin c'est les cépage qui est le plus adapté à la région aujourd'hui et je trouve que il est intéressant à travailler parce que on le Vinicia ailleurs il a un cycle qui est assez court donc il évite les jets de printemps et il est mûres avant les geler d'automne donc on arrive à faire exactement ce qu'il faut ici avec et je rappelle que cette espèce de prune bleue que l'on voit dessus ce n'est pas des produits phytosanitaires du cuivre qui est bleu par exemple c'est vraiment naturel et ça indique que le raisin n'a pas été trop touché en fait c'est que le réveil est hyper frais en fait si vous passez le doigt dessus vous enlevez la fouine et la prime c'est une protection naturelle du raisin en fait et pas du tout des résidus de produits phytosanitaires ce a attendez faut se pousser [Musique] alors on va goûter une Marsane ah génial dans la marsade c'est le grand cépage blanc des Côtes-du-Rhône du Nord donc c'est ces pages qui me sert à faire une cuvée d'assemblage où je mets de la Clairette blanche ou de la Marsane et de larussanne la dégustation du vin en première fermentation quand il est un peu bourru hein ce fait un bourru c'est très difficile de voir le potentiel on juge sur quoi on peut juste voir l'équilibre qu'on a sur les raisins et se dire voilà on a ce qu'il faut en acidité c'est relativement mur et puis c'est sain on sait que les juges sont déjà une bonne condition pour faire monter correctement en fait mais arrivé à présager du devenir du vin c'est encore compliqué à ce stade donc on va être très très peu à goûter cette Marsane et puis vous aussi grâce à nous enfin un peu virtuellement j'avoue mais croyez-moi c'est bien [Musique] alors le bleu du blanc du rouge on est bien en France ah non c'est pas la France c'est un bout de France les belles Hautes-Alpes bonsoir bonsoir Thierry ça va parfaitement alors comme je sais que la main d'oeuvre est plutôt difficile à trouver en restauration en ce moment j'ai trouvé de la bonne volonté le sénateur Arnaud qui a hâte de mettre le tablier moi aussi j'ai hâte on va attaquer Sciences Po mère de Tallard sénateur s'amène à la cuisine c'est pas beau ça qu'est-ce qu'on va faire comme recette là la base on va être sûr donc de l'agneau label et de Sisteron des légumes rôtis tout simplement il est où la duo là il est derrière je vais le chercher il y en aura assez pour trois là non je pense suivant votre appétit alors là moi ce que j'aime bien c'est de voir que dans un restaurant comme celui-ci on n'achète papier c'est quoi alors ça nous prend du temps mais en même temps on peut faire les jus on travaille tous deux A à Z et là qu'est-ce qu'on va récupérer comme morceau on lui fait faire la cabriole voilà donc là j'ai juste prélevé le filet tout ça magique de voir ça la qualité est là et c'est la moitié c'est la moitié de la recette faut retirer pas trop de gras Thierry impensé à moi donc là on va passer sur les sur les légumes qu'on va travailler tout simplement vous allez voir ça c'est des petits marrons le fenouil là c'est la Provence qui remonte là huile d'olive un peu d'assaisonnement on prend le temps du poivré et là c'est du thym et ça permet de parfumer un peu la préparation on taille droit on taille en petits cubes ça va me permettre de le fondre plus facilement dans la crème c'est un peu le beurre [Musique] Jean-Michel pendant que vous découpez des cubes là j'étais en train de me dire tous les walpins défendent l'écologie de leur de leur département le mieux qu'ils peuvent donc vous êtes écologiste dans l'âme là l'écologie c'est vivre avec son environnement nous vivons avec notre environnement et nous avons hérité de nos aïeux un environnement précieux l'objectif c'est de pouvoir vivre dans ce département en transmettant au moment venu un département intact mais qui aura su s'adapter et qui aura su accueillir de nouvelles populations se renouveler quel message que vous portez au Sénat pour défendre votre territoire et c'est surtout de défendre la cause de la montagne parce que vous l'avez bien vu durant toute la journée on ne fait pas de la pisciculture on ne fait pas du bleu du Kera on ne fait pas même des potirons comme ici dans cette salle de restauration de la même manière ici en haute montagne qu'on le fait dans la plaine de la bosse ou simplement de la plaine de l'Île-de-France donc il faut adapter nos critères adapter les accompagnements à nos professionnels liés à la montagne parce que la montagne finalement on y vit toute l'année mais on peut y travailler réellement que 6 suis moi le reste de l'année on a des contraintes hivernales on a des difficultés de déplacement et ça ça doit être pris en compte dans le cadre d'une politique d'aménagement du territoire parce que c'est comme ça qu'on prépare l'avenir bon il faut bosser un petit peu on cause beaucoup mais il y a quand même du boulot et puis la sauce papa est prête je mets tout Thierry on met tout on met tout en bas ça y est ah bah c'est nos légumes là mais ça me potimarron qui va servir de centre d'assiette du coup l'agneau rosé mais rosé c'est un rose tendre et la sauce du sénateur d'ailleurs ça s'appelle une sauce sénateur au bleu du Kera le produit c'est c'est lui la star et les fameuses carcasses qu'on garde tout ça là [Musique] je suis content de vous connaître pour l'agneau mais c'est Nathan je suis content de vous connaître pour la sauce merci Vincent merci Thierry merci et totalement privé ça ne vous regarde pas en revanche on sera heureux de vous retrouver très bientôt sur le public Sénat pour une nouvelle émission de manger c'est voter à bientôt je le fais au milieu [Musique]