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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 17 juin 2026 4 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergie

Loi agricole : Monique Barbut dénonce "des reculs" sur les pesticides, l'eau et le loup

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 40 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00RelanceRéponse partielle

    Comment votre ministère peut-il se satisfaire du chemin que prend l'agriculture française texte après et pensez-vous agir un jour contre cette affolante dérégulation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Monique BarbutFait
    « la condition d'une agriculture française forte passait par la préservation de la qualité de l'eau, des zones humides, de la biodiversité et de la santé de nos »
  • 4:00Monique BarbutFait
    « nous avions construit un compromis et j'avais dit au Parlement, au démarrage des discussions, que le texte de démarrage de discussion, c'est-à-dire celui que le gouvernement avait présenté, était un document avec lequel je pouvais vivre sans aucun problème. »
  • 5:00Monique BarbutFait
    « je trouve que cela va beaucoup trop loin sur l'eau et cela va beaucoup trop loin sur la prédation du loup. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ma question s s'adresse à madame Monique Barbu, ministre de la Transition écologique et non à madame la ministre de l'Agriculture comme indiqué sur le dérouleur. L'agriculture est à nouveau au coeur des débats parlementaires dans le cadre du projet de loi d'urgence agricole. Autant Le texte n'apporte pas de solutions concrètes pour améliorer le revenu des agriculteurs, revendication pourtant première des paysans.

A l'inverse, le texte perpétue la logique gouvernementale à l'oeuvre depuis plusieurs mois, voire maintenant plusieurs années, sous couvert de simplification, c'est une méthodique dérégulation qui s'organise et plus précisément une dérégulation environnementale. Sur le volet haut, le texte facilite la réalisation des ouvrages de stockage, notamment en rendant facultative la réunion publique prévue dans le cadre d'une demande d'autorisation environnementale, excite la concertation. Les mesures compensatoires dans les zones humides affaiblient.

Les règles de compensation des atteintes à la biodiversité pour les terres agricoles assouplient. Les délais de recours contre les projets de stockage réduits, les jugements administratifs d'interdiction de prélèvement bafoués. Le point d'orgue du non-sens environnemental a été atteint ce matin lors de l'examen en commission avec la réintroduction dans le projet de loi par messieurs les rapporteurs de de l'acétamipride et du flupiradifuron.

Alors, une question me taraude, Madame la Ministre. La sacro-sainte simplification, érigée en principe intangible, nous autorise-t-elle à faire tout et n'importe quoi Madame la Ministre, vous avez indiqué à l'Assemblée nationale que la condition, je vous cite, que la condition d'une agriculture française forte passait par la préservation de la qualité de l'eau, des zones humides, de la biodiversité et de la santé de nos Vous avez aussi indiqué que vous vous opposeriez à la réintroduction de pesticides. Aussi, mes questions sont claires.

Comment votre ministère peut -il se satisfaire du chemin que prend l'agriculture française texte après et pensez-vous agir un jour contre cette affolante dérégulation ou laisserez-vous l'environnement se faire dilapider par une minorité de prédateurs avides de profit et de rentabilité toujours plus écrasante Merci chers collègues. La parole est à madame Monique Barbu, ministre de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat, la nature. Monsieur le Président, Monsieur le Sénateur, lorsque nous avons démarré cette discussion sur le projet de loi agricole, nous sommes arrivés, le gouvernement, avec un texte sur lequel nous avions construit un compromis et j'avais dit au Parlement, au démarrage des discussions, que le texte de démarrage de discussion, c'est-à-dire celui que le gouvernement avait présenté, était un document avec lequel je pouvais vivre sans aucun problème.

L'Assemblée a débattu et est sorti sur un texte dont je n'approuve pas la totalité des amendements qui ont été votés. Je vous le dis aussi clairement que cela, je trouve que cela va beaucoup trop loin sur l'eau et cela va beaucoup trop loin sur la prédation du loup. J'attends maintenant effectivement les discussions qui vont se tenir ici et bien évidemment il y a un certain nombre de reculs, en particulier sur l'eau, qui ne peuvent pas être acceptables.

Aujourd'hui à la A la date à laquelle je parle, nous avons déjà 40 % du territoire en sécheresse pour l'année 2026. Il y a de l'accaparement de l'eau qui ne pourra pas se faire au profit de certaines professions. Je le dis, je le répète, c'est important aussi pour l'ensemble des collectivités locales et je tiens à dire là qu'il faudra qu'on veille à ce parce qu'en particulier, la gouvernance de l'eau que nous avons construite patiemment pendant des années dans ce pays ne soit pas mise à mal et qu'en particulier les collectivités locales retrouvent toute leur place dans cet exercice.

Enfin, sur les questions de prédation de loups, comme vous le savez, nous nous sommes battus sur un texte d équilibre. Il y a un certain nombre de dispositions maintenant qui ont été introduites dans ce texte, qui effectivement dépassent largement le cadre de ce que nous avions imaginé au départ. Quant à la cétamipride...

Merci. Merci. Mon point de vue est clair.

J'y suis opposée. Merci Madame la Ministre. C'est fini.

Merci Madame la Ministre.