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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 11 mars 2024 17 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

François-Xavier Bellamy : "Le président se réfugie dans les questions de société pour faire l'actu"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:08OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous à l'annonce d'Emmanuel Macron sur l'aide à mourir ?

  • 2:44OuverteRéponse partielle

    Ces garde-fous vous rassurent-ils ou vous inquiètent-ils ?

  • 7:34OuverteRéponse directe

    Êtes-vous isolé dans votre camp sur ces sujets ?

  • 9:34RelanceRéponse directe

    Quelle est la cohérence de LR au PPE après le vote pour Ursula von der Leyen ?

  • 12:04OuverteRéponse directe

    Que répondez-vous à Marion Maréchal qui critique LR ?

  • 13:21OuverteRéponse directe

    Qui est votre adversaire selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49François-Xavier BellamyFait
    « personne n'est dupe du moment dans lequel cette annonce intervient »
  • 2:03François-Xavier BellamyChiffre
    « en France aujourd'hui tous les jours vous avez 500 personnes qui ont besoin de soins palliatifs et qui n'y ont pas accès »
  • 2:44François-Xavier BellamyChiffre
    « les soignants aujourd'hui par la voix de leur représentants sont 80 % à dire leur opposition à cette loi »
  • 3:28François-Xavier BellamyFait
    « la loi Leonetti a été approuvée à l'unanimité du Parlement sur une question aussi importante et pourtant elle n'est pas appliquée »
  • 8:12François-Xavier BellamyChiffre
    « 98 % des soignants sont opposés à cette réforme »
  • 10:11François-Xavier BellamyChiffre
    « moins de la moitié des représentants des partis politiques présent à Bucarest au congrès du PPE ont soutenu sa reconduction »
  • 14:38François-Xavier BellamyFait
    « il faudrait plutôt un professeur d'histoire honnêtement c'est tellement absurde »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Non speech

[Musique]

0:08
Locuteur

bienvenue et bonjour François xavz belle ami bonjour et merci de votre présence vous êtes le chef de fil des républicains pour les européennes bien sûr nous allons parler de la campagne mais tout d'abord à la une de l'actualité dans une interview accordée à Libération à la croix Emmanuel Macron se prononce donc en faveur d'une aide à mourir François Xav bami sous des conditions strictement encadrées dit-il une sorte de Nini ni euthanasie ni suicide assisté comment vous réagissez ce matin à ce que dit le président de la République la question est évidemment d'une d'une infinie difficulté et elle touche la vie de milliers de personnes dans notre pays dans les moments les plus éprouvants on ne peut évidemment pas la traiter d'un revers de main comme si elle était simple mais je voudrais dire simplement deux choses la première c'est que malheureusement je crois que personne n'est dupe du moment dans lequel cette annonce intervient nous sommes à la veille d'une élection européenne on voit le président de la République qui engage le pays dans un débat infiniment complexe au moment où on devrait pouvoir se concentrer justement sur l'enjeu des 3 mois qui viennent sur cet enjeu de l'Europe qui est absolument décisif on voit bien finalement que le Président de la République qui n'a plus la main sur rien a décidé de se réfugier dans les questions de société parce que c'est peut-être le dernier endroit où il peut encore faire l'actualité tentati de diversion pour vous regardez notre état est devant aujourd'hui des défis immense et d'une certaine façon il est attendu par les Français là où il faudrait résoudre les problèmes immédiats de la vie quotidienne les problèmes les plus urgents je pense à la question de l'école aujourd'hui on voit à quel point les professeurs se sentent abandonnés face au pression qui pe sur eux je pense à la question de la sécurité je pense à la question du pouvoir d'achat je pense à la question de la santé regardez la question de la santéle mais la réflexion surous un instant là-dessus aujourd'hui vous avez en France dans des dizaines de services d'urggenence des soignants qui manquent de tout qui manquent de place qui manqueent de temps qui manque de moyens pour pouvoir soigner comme il le faut est que propemmanuomique d'essayer de de de parer à à cela non ben si parce que si on vient au fond du sujet je pense que les Français aborderaient différemment la question de la fin de vie s'ils avaient la certitude que la France se donne les moyens de soigner comme il le faut tous ceux qui en ont besoin attendez vous pensez que ce n'est pas le cas vous penser que la couverture et la la possibilité d'avoir aujourd'hui toute la la panoplie des des soins palliatifs n'est pas euh mais c'est pas moi qui pense ça ce sont les faits les fait c'est qu'en France aujourd'hui tous les jours vous avez 500 personnes qui ont besoin de soins palliatifs et qui n'y ont pas accès vous avez des gens qui souffrent et qui ne sont pas soignés comme il le faudrait et comme on le pourrait parce qu'on sait soigner la souffrance aujourd'hui en France le problème c'est le manque de moyens pour cela et le président de la République qui a dit qu'il ferait simultanément un grand plan pour les soins palliatifs et la question de la fin de vie annonce en réalité d'une manière complètement asymétrique une hausse de budget dérisoire pour les SOS Pia ce qui explique ce qui explique pardon mais c'est un point important ce qui explique que les soignants aujourd'hui par la voix de leur représentants sont 80 % à dire leur opposition à cette loi les mêmes soignants qu'on a applaudi votre avis ce matin ni euthanasie ni suicide assisté selon le président avec des comment dire des conditions stct des sortes de gardefous est-ce que ces gardesfous vous rassurent ou vous inquièteent est-ce que cette troisième voie finalement d'une aide à mourir est possible pour vous est-ce que vous pourriez accompagner un tel projet la vérité c'est que le président renonce à la deè voix il renonce au modèle français il dit qu'on va construire un modèle français de la fin de vie mais le modèle français de la fin de vie c'est celui qui avait été posé par la loi Leonetti rappelons quand même que la loi Leonetti a été approuvée à l'unanimité du Parlement sur une question aussi importante et pourtant elle n'est pas appliquée elle n'est pas appliquée en France vous avez aujourd'hui de nombreux départements français dans lequel il n'y a pas un seul lit de soin palliatif vous avez dans tout le territoire national des gens qui ont besoin de soins palliatifs et qui n'y ont pas accès et redisons-le si on apprenait qu'il y a en France dans un département entier un territoire qui n'a pas un seul commissariat de police mais on on on immédiatement on réagirait on dirait mais c'est pas possible il faut absolument remédier à ce manque absolu et bien aujourd'hui vous avez on accepte on tolère en France qui est des milliers de personnes qui soient aujourd'hui dans des zones blanches médicales dans des zones où il n'y a pas de soin Fran vous la M je pr pr plutôt plutôt que d'investir sur ce sujet fondamental décide d'adopter ce qui n'est pas le modèle français mais en fait le modèle belge et on voit très bien comment ça se passe quand on parle de gardefou quand on parle de critères exigeants à la fin évidemment et bien on ouvre la voie en réalité à ce qui se joue partout autour de nos frontières et d'ailleurs c'estd qu'est-ce qui se j nos amis belges je le vois au Parlement européen nos amis belges nos amis néerlandais même même chez ceux qui ont été parfois les plus ardents promoteurs de l'aide active à mourir alert aujourd'hui sur le danger ça représente en TER c'est-à-dire quel quelles seraient les limites repoussées vers quoi on arriverait par exemple si on on allait vers ce qui se passe en Belgique selon vous mais en Belgique aujourd'hui alors je ne dis pas que encore une fois on n'est pas là heureusement mais en Belgique aujourd'hui vous avez la loi qui autorise l'euthanasie des des mineurs euh mais encore une fois le sujet est aussi un sujet un sujet fondamental c'est comment est-ce qu'on répond à la souffrance et moi je crois que la première urgence et ça ça j'en suis sûr ça nous réunit tous tous les Français tous les soignants tous les souffrants aussi la première urgence pour répondre à la souffrance à la maladie à l'épreuve qui font partie de la vie la première urgence c'est d'abord le soin et aujourd'hui cette urgence là elle n'est pas honorée en France malgré le dévouement extraordinaire du personnel soignant faute de moyens et d'engagement constant un exemple conr celui de Charles bietter il est ancien président du PSG il est journaliste il est atteintt de la maladie de Charco il a réagi hier sur les réseaux sociaux on va montrer la sa réaction je vais la lire pour nos nos auditeurs de Rin j'ai réussi à bien vivre je n'ai pas envie de mal mourir la maladie de Charco m'a déjà privé de l'usage des jambes et de la parole bientôt ce sera la respiration accompagnée de souffrance pour moi et les miens cette loi un premier pas peut nous offrir liberté et dignité merci moi je respecte vraiment sur un sujet aussi important d'abord chaque vie et les épreuves qu'elle comporte et surtout chaque regard sur la question de la fin de vie parce que c'est encore une fois je le redis je comm c'est par là un sujet qui est infiniment complexe mais il y a une chose que je que je je ressens en lisant cette expression et qui me paraît essentiel et je crois qu'on doit tous partager c'est quand Charles biri dit que cette loi peut offrir liberté et dignité je je voudrais lui répondre simplement que la loi ne peut pas offrir la dignité aux personnes parce que toute personne est digne il y a une expression qui m'a toujours choqué c'est l'expression de droit à mourir dans la dignité parce que moi je crois pas qui est de personne indigne je crois pas qu'on soit rendu indigne par la souffrance par la maladie même par la dépendance je pense qu'en revanche ce qui peut être vraiment indigne c'est la manière dont une société traite les souffrants dont une société traite les personnes dépendantes les personnes fragiles les personnes en fin de vie et le grand sujet qui nous est posé aujourd'hui n'est pas est-ce que nous voulons que les malades soient dignes mais la grande question qui nous est posé à tous comme société comme pays c'est est-ce que nous voulons être dignes des plus faibles des plus malades des plus dépendants que peut-être nous serons nous aussi un jour est-ce que nous voulons être à la hauteur du défi que représente cette exigence d'humanité qui est impliquée dans l'acte de soin envers ceux qui en ont le plus besoin et aujourd'hui je le redis dans un pays qui chaque jour tolère que 500 personnes qui pourrai avoir accès au soins palliatifs n'y ont pas droit et bien dans ce pays-là je crois nous ne sommes pas à la hauteur et nous ne sommes pas encore digne de ce que doit constituer cette exigence fondamentale sur ce sujet éminemment sociétau François vous a bami est majeur comme la constitutionnalisation de l'IVG ou la fin de vie vous avez une position qui est qualifiée je dis bien qui est qualifiée même au sein de votre parti de conservatrice est-ce que vous êtes isolé dans votre camp y compris dans la campagne des européennes sur ces sujets on entend votre position parfois singulière non je crois pas d'abord je crois que c'est un débat qui qui d'une certaine manière est bien plus profond encore que l'éclivage politique et et je suis certain que les parlementaires les républicains avec la singularit de de de leur histoire beaucoup d'entre eux sont médecins beaucoup d'entre eux viendront je n'en doute pas un instant à cette discussion avec ce qu'ils ont à apporter au débat parlementaire sur un sujet aussi important et encore une fois je me sens pas du tout isolé quand je lis les réactions des personnels soignants je le redis vous avez aujourd'hui dans les gens qui travaillent en soin palliatifs c'est-à-dire les gens qui connaissent intimement cette expérience de l'accompagnement en fin de vie 98 % des soignants sont opposés à cette réforme parce que par que ceux qui savent ce que veut dire accompagner des souffrants savent à quel point nous pouvons le faire si nous nous en donnons les moyens et encore une fois la question c'est voulons-nous leur en donner les moyens et voulons-nous être à la hauteur de l'engagement de ces soignants qui se dévouent tous les jours sur le terrain en tout cas vous avez votre cohérence sur ces sujets restons justement sur le terme de la cohérence avec la campagne des européennes la droite européenne dont les les membres sont des LR le PPE a finalement désigné Ursula vanerleyen comme chef de fil pour un second mandat à la tête de la commission même si vous il faut le reconnaître François Xav Belami vous étiez opposé donc quelle est la cohérence quelle est la cohérence DLR à faire partie du PPE mais c'est parce que c'est là que ça se joue effectivement il s'est passé à Bucharest un événement très important au congrès du PPE nous avions annoncé depuis le début que nous voterions contre la reconduction d'Ursula vanerleyen elle n'était pas notre candidate en 2019 c'est Emmanuel Macron qui l'a installé dans cette fonction elle ne sera pas notre candidate avec les républicains en 2024 nous l'avons dit et nous tenons notre ligne vous avez raison de le dire la cohérence c'est important nous nous sommes opposés à beaucoup des textes que cette commission porté pour de bonnes raisons et nous voyons aujourd'hui qu'il faut en tirer la leçon et qu'il faut un changement de cap à la tête de la commission qu'est-ce qui s'est passé dans ce congrès du PPE vos amis ont voté pour Madame Ursula une partie nos amis mais une partie seulement et le fait est que j'ai été le seul j'ai été le seul à élever la voix au sein du PPE pour dire la nécité ce changement de cap le résultat c'est qu'aujourd'hui moins de la moitié des représentants des partis politiques présent à Bucarest au congrès du PPE ont soutenu sa reconduction ce qui veut dire que nous avons eu autour de nous le ralliment de nombreuses délégation nationale et que si demain Ursula farion n'est pas reconduite dans cette mission c'est par le travail que nous aurons fait c'est là que ça se joue alors j'entends ce qui nous accuse d'être incohérent mais la vérité c'est que nous sommes les seuls nous sommes les seuls à pouvoir changer de cap en Europe nous sommes les seuls à pouvoir faire entendre la voix des électeurs de droit en EUR un buletin qui pourrait Chang l'Europe de l'intérieur mais c'est un fait la vérité c'est que c'est cette stratégie que j'assume depuis le début c'est là que ça se joue vous savez en politique c'est très simple il y a ceux qui parlent et il y a ceux qui font il y a ceux qui font des grandes déclarations et il y a ceux qui font avancer les choses il y a ceux qui choisissent de se retirer sur leur Aventin et de juger la terre entière et il y a ceux qui s'engagent pour faire en sorte que les situations évoluent que les choses avancent que les batailles soient menées que des combats soient gagnés et ça c'est ce que j'ai fait depuis le premier jour je me suis opposé à cette commission quand elle voulait organiser la décroissance agricole en Europe je me suis opposé à cette commission quand elle disait la joie dans le hijab je me suis opposé à cette commission quand elle refusait de financer des murs aux frontières extérieures de l'Europe à chaque fois d'ailleurs les macronistes la soutenaient donc en France on sait qui défend le bilan de cette commission c'est Emmanuel Macron et son camp nous les républicains nous sommes ceux qui pouvons faire que les choses changent justement parlons des républicains hier et et de ce que pensent leurs adversaire hier ou leur adversaire amis hier lors du meeting de reconquête Eric Zemour et Marion maréchal ont ciblé la droite la tête de liste reconquête Marion maréchal a affirmé qu'il ne fallait pas compter sur la droite pour être défendu je cite sa phrase elle dit LR c'est 50 % de macronist qui ne s'assume pas et 50 % de zemoris qui ne s'assume pas au final c'est 100 % de promesses trahi que lui répondez-vous bon écoutez les slogans sont toujours très faciles la vérité c'est que chez les républicains il y a des gens qui auraient pu quitter le navire depuis très longtemps ceux qui sont aujourd'hui dans la droite française ceux qui font vivre nos groupes parlementaires à l'Assemblée au Sénat les milliers élus locaux qui tous les jours partout en France servent le bien commun ils auraientent pu changer de camp eux aussi ils auraient pu changer de navire ils auraient pu d'ailles choisir l'étiquette la plus favable ce qu'elle a ciblé hier Marion Marchal dit que vous avez plus de proximité idéologique avec un éic Zemour qu'avec une candidate comme Valérie pecres que vous avez soutenu jusqu'à la fin mais moi je le redis ma ligne est claire et elle est constante et je crois à la constance je pense que c'est de l'intérieur c'est en reprenant notre place dans la droite en France en reprenant notre place dans la droite européenne qu'on réussira à faire bouger les les choses c'est pas en fragmentant en créant une chapelle de plus en multipliant les oppositions qu'on va réussir à s'en sortir parce que la vérité c'est que c'est ça qui m'étonne le plus ceux qui parlent tout le temps d'union des droites passent leur temps vous l'avez dit à l'instant à cibler la droite et ceux qui résistent et qui n'ont pas baissé pavillon et qui n'ont pas cédé à la première compromission venue nous nous tenons notre ligne et nous continuons de la tenir pas l'adversaire François Xav Balam dans cette campagne si vous deviez le nommer notre adversaire c'est tout ce qui constitue l'occasion du déclin de la France aujourd'hui tout ce qui fragilise le pays c'est la gauche qui est au pouvoir depuis 2012 sans discontinuer en France parce que c'est ce qui s'est passé mais bien sûr la vérité c'est que le bilan du macronisme au Parlement européen c'est le bilan de la gauche européenne comment vous le décririez ce bilan et ben c'est très simple sur le plan économique c'est l'organisation de la décroissance agricole énergétique industrielle avec le combat déterminé des macronistes contre le nucléaire sur le plan migratoire c'est le combat contre le réarmement de nos frontières que les macronistes n'ont cessé de pousser avec détermination sur le plan de l'identité de l'Europe c'est au fond le dénis de cette civilisation que l'Europe constitue et les macronistes ne nous feront pas croire qu'ils se réinvent un combat uniquement en cherchant des adversaires de circonstances advversaire c'est l'anti RN vous avez entendu Valérie Eyer tête de liste Renaissance qui compare Marine Le Pen à Dalladier les mêmes mots les mêmes arguments les mêmes débats nous sommes à munique en 1938 je voulais interroger le politique et même le professeur de de philosophie face à une telle phrase comment vous réagissez voà il faudrait plutôt un professeur d'histoire honnêtement c'est tellement absurde Édouard Dadier il était radical socialiste il faudrait peut-être le rappeler à Valéri Aillet et par ailleurs il a sans doute eu l'illusion de croire que les accords peut-être d'ailleurs n'y a-t-il pas cru lui-même que les accords de Munich pourraient sauver la paix mais le fait est que je ne crois pas qu'on puisse l'accuser d'avoir eu la moindre complicité envers le nazisme ça c'est c'est il y a une espèce dans cette assimilation permanente de superficialité totale et je crois qu'il faut sortir de ces grands mots et répondre enfin au problème des français quand j'écoute Valérie aet dans son discours à Lille je l'entends là encore c'est très éloquent rien sur l'immigration rien sur la sécurité rien sur le pouvoir d'achat rien sur l'inflation rien sur le logement rien sur la question fondamentale de savoir comment nous allons réussir à sortir l'Europe de sa torpeur géopolitique parce que le vrai sujet qui est devant nous c'est bien sûr la guerre lancée par la Russie contre l'Ukraine et la position très claire que nous devons avoir dans cette guerre pour soutenir l'Ukraine mais la vérité c'est que c'est aussi la situation en Israël c'est aussi la situation en Arménie c'est sur tous ces sujets là aujourd'hui que l'Europe est défiée c'est la question de notre relation à la Chine et à ce compétiteur global qui se dresse face à nous aujourd'hui c'est la question de notre relation à l'Afrique où nous avons perdu grâce au macronisme toute notre influence notre capacité d'AC pe considérer qu' un seul sujet qui puisse résumer la totalité duo ressembl la campagne quand vous voyez la teneur des meting qui se sont tenus jusque là moi je voudrais dire à quoi va ressembler notre campagne parce que c'est la seule chose que je puisse promettre mettre au français nous allons faire une campagne de fond nous les prenons au sérieux nous prenons l'Europe au sérieux nous prenons la France au sérieux et nous nous voulons parler de ces sujets fondamentaux qui intéressent les Français dans quelques heures je pars à Strasbourg nous allons aller voter sur un texte qui concerne l'efficacité énergétique des bâtiments un nouveau texte délireant porté par la Commission européenne et soutenu par les macronistes pour faire en sorte que demain les Français se voient imposer des règles de plus en plus contraignante en matière d'efficacité énergétique des logements alors qu'on sait bien que ça n'est pas la solution ni sur le plan environnement ni bien sûr sur le plan du logement qui est un secteur dans une crise majeure qui qui évidemment constitue une épreuve pourtant de français déjà aujourd'hui c'est ça les vrais sujets dont les Français ont besoin d'entendre parler comment est-ce qu'on relance le logement comment on fait que demain tous les français et notamment les plus jeunes puissent trouver où se loger et puisse vivre là où il travaillent ça c'est les questions fondamentales dont nous voulons leur parler on n'ira pas nous non plus se se se complire dans dans de faux débats ou dans des invectives contre de faux ennemis nous nous voulons nous intéresser et nous attaquer à tout ce qui fait le mal et le malheur français et faire en sorte que demain la France puisse retrouver la maîtrise de son destin en Europe c'est ça et ça seulement qui nous intéresse merci François x belle am cé votre grande interview ce matin sur Europe très bienentô