Nicolas DUPONT-AIGNAN sur France Info TV le 12/05/23
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09FerméeÉludée
Vous tweetez « fiasco complet de Macron sur la réindustrialisation ». 20 000 emplois, c'est un fiasco ?
- 2:28RelanceRéponse partielle
Vous ne croyez pas au spectacle, mais quand l'entreprise taïwanaise dit investir 4,7 milliards, vous n'y croyez pas ?
- 3:51FerméeRéponse partielle
Vous pensez que ça ne va créer aucun emploi ?
- 7:07OuverteRéponse directe
Que dites-vous à votre ancien collègue de Saint-Brévin qui jette l'éponge ?
- 8:03FerméeRéponse directe
Est-ce que vous soutenez ceux qui sont allés manifester contre ce centre d'accueil ?
- 10:40OuverteRéponse partielle
Le préfet de Paris vient d'annoncer l'interdiction de 5 rassemblements d'extrême droite samedi et dimanche à Paris. Est-ce qu'il a eu raison ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Oui, parce que c'est encore du cinéma. Ça fait six ans qu'on a ce cinéma. »
- 0:44Invité politiqueChiffre
« C'est plus d'un milliard. C'est un milliard pour XTC et 4 milliards. On a eu ça 15 fois. »
- 1:17Invité politiqueChiffre
« On applique le prix européen. On est dans des négociations, j'ai vérifié avant de venir, à 300 euros le mégawatt alors qu'on produit à 40. »
- 3:03Invité politiqueChiffre
« Les défaillances d'entreprises ont doublé entre 2022 et 2021. Elles ont doublé en 2020. »
- 3:26Invité politiqueChiffre
« On a 20% d'augmentation des prix alimentaires. »
- 10:10Invité politiqueChiffre
« 320 000 légaux, 156 000 demandes d'asile. On est près de 500 000. On a eu 56 000 demandes d'asile acceptées. »
- 11:52Invité politiqueFait
« Je condamne Wagner. Je déteste les armées privées, les milices privées. »
- 13:20Invité politiqueFait
« Il y a un agresseur qui est la Russie, mais il y a un pays qui n'a cessé aussi de s'en prendre au Donbass et la Russie. »
- 14:10Invité politiqueFait
« Il y a les accords de Minsk qui n'ont pas été respectés par l'Ukraine dans cette affaire. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan65 %
- Présentateur20 %
- ?8 %
- Invité7 %
≈ 43,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France. Alors on l'a entendu, investissement massif, le président annonce 20 000 emplois induits à terme. Et alors vous, vous tweetez « fiasco complet de Macron sur la réindustrialisation ». On va voir votre tweet. Voilà. Fiasco complet. 20 000 emplois, c'est un fiasco ?
Oui, parce que c'est encore du cinéma. Ça fait six ans qu'on a ce cinéma.
Il
vit dans un monde parallèle.
Et
c'est une opération de propagande. Il a interdit les manifestants sur 20 kilomètres. Dunkerque était désert. Et puis il y
a
des belles images. Alors moi, s'il y a ce milliard et demi d'investissement, j'en serais ravi. Bien évidemment. Sauf que je regarde les chiffres, les vrais chiffres. C'est plus d'un milliard. C'est un milliard pour XTC
et 4
milliards. On a eu ça 15 fois. Vous n'y croyez pas ? Absolument pas. Vous n'y croyez pas ? Et je n'y crois absolument pas. On verra au rendez-vous en 2026. Les entreprises qui disent
vouloir
investir en France, vous
pensez
que c
'est
du pipo ? Je
ne dis pas.
Je dis simplement que ce sont des effets d'annonce.
Si
ça vient, bravo. Pour autant, au même moment, excusez-moi, au
même moment, j'ai le patron de la
CPME. Ce n
'est
pas moi qui dit qu'il
y a
150 000 entreprises menacées de fermeture à cause du prix de l'électricité qui est exorbitant dans notre pays. Parce qu'on applique le prix européen. On est dans des négociations, j'ai vérifié avant de venir, à 300 euros le mégawatt alors qu'on produit à 40. Qu'on a des entreprises. Il aurait pu aller à Valenciennes,
ce
n
'est
pas très loin de Dunkerque. C'est à l'autre bout du département. 350 salariés qui vont être à la porte. Valet. Oui. Partout, ça ferme. Alors, vous savez, le problème de fond, c'est que plus personne n'est dupe de ces séquences de communication.
Je
me réjouis qu'il y ait une usine supplémentaire en 2026 si elle arrive, parce qu'on a eu beaucoup d'exemples où elles ne
sont
jamais arrivées. Mais si elle arrive, très bien. Sauf qu'un tissu industriel, et c'est ce que j'explique, ce n'est pas une annonce d'une entreprise taïwanaise ou chinoise. C
'est
un tissu industriel. C'est la vie dans nos communes, dans nos départements, d'entreprises industrielles, petites, moyennes, qui naissent, qui se développent et qui ne doivent pas mourir. Or, aujourd'hui, elles meurent parce que le président de la République et M. le maire ne veulent pas, comme l'Espagne et le Portugal, qui l'ont fait, revenir à un prix de l'électricité abordable, compétitif. On a la chance de l'avoir. C'est complètement dingue ce qui se passe.
Quelques précisions. Vous avez dit « je n'y crois absolument pas ». Je vous avoue, j'ai été surpris. Je voudrais comprendre ce à quoi vous ne croyez pas.
Parce que je ne crois pas à ce
spectacle.
D'accord, vous ne croyez
pas au spectacle, mais quand
l'entreprise taïwanaise dit investir 4,7
milliards,
vous n'y croyez pas ?
J'attends de voir. Ce sont des annonces 2026, on va voir.
Mais
ce que je vous dis, c'est que des cérémonies comme ça, on en
a
eu depuis 6 ans, beaucoup. Si vous
voulez, ce
que
je
veux vous dire et dire aux Français qui m'écoutent,
c
'est qu'il
y a
des chiffres.
Ils
peuvent les voir. Les défaillances d'entreprises ont doublé entre 2022 et 2021. Elles ont doublé en 2020. Mais là, il y
a
des créations d'emplois. Mais d'accord, je vous parle des chiffres
réels. Là, ce sont des créations annoncées
en 2026. En ce moment,
il n'y a pas de création d'emplois en France
? Non. En ce moment, vous avez des emplois d'apprentissage, très bien sur la réforme de l'apprentissage, qui comptent dans les chiffres du chômage. On n'a jamais eu un tel recul de pouvoir d'achat.
On
a 20% d'augmentation des prix alimentaires. Et on a des dizaines de milliers d'entreprises qui sont en train de mettre la crise sous la porte à cause d'un prix de l'énergie trop
élevé. Donc, c'est une gigapathorie. Donc, à un moment, moi, je veux bien
les séquences de communication. Plus personne n'y croit, d'ailleurs. Vous savez, j'allais dire, il n
'y a
que les journalistes qui y croient encore. Franchement,
vous
pouvez faire tout ça.
Les
gens voient la réalité.
Vous, donc, vous pensez que
ça
ne
va
créer aucun emploi
?
Mais peut-être que ça créera. Je me réjouirais.
Mais je
ne
sais
pas, vous dites tout et le contraire de
tout ?
Mais je
ne
dis
pas tout. Mais si, là, vous dites tout et le contraire de tout.
Il
y a une opération de communication sur une annonce pour 2026. Alors, aujourd'hui, j'ai, en 2023, des milliers d'entreprises qui ferment, parce qu'Emmanuel Macron et Bruno Le Maire refusent de prendre une décision, compris les Espagnols et les Portugais, que je prendrais si j'étais au pouvoir et qui permettraient de diminuer la facture d'électricité de nos PME, de nos artisans, et d'éviter la
faillite d
'entreprises et le chômage de salariés. Voilà,
c'est tout, je
le dis. L
'entreprise taïwanaise, dont le nom m'échappe à l'instant, d'y être venue, particulièrement parce qu'il y avait la centrale de Graveline à côté, qui lui permettait d'avoir accès à de l'énergie sûre et pas chère. Donc, ce n
'est
pas
aussi
catastrophique que
ce que vous dites.
Écoutez, moi, je regarde les prix de marché. Vous les regardez sur Internet aujourd'hui. Le quatrième trimestre 2023 se négocie à 300 euros le mégawatt.
Or,
nous produisons notre électricité nucléaire à 40. EDF est obligé de la vendre à des opérateurs privés à 46, qui la revendent à 300 à nos entreprises. Et j
'ai été au salon du Maline France.
J'ai vu des producteurs de chaussettes, des producteurs dans les Vosges. J'ai vu des producteurs partout en France qui m'expliquaient, M. Dupont-Aignan, on ne passe pas. On va devoir licencier 30 personnes, 50 personnes. C'est dramatique. On a un pouvoir politique complètement sourd. Voilà. Donc, c'est cette dichotomie qui ne passe plus. Vous savez, pourquoi les Français ne croient plus à tout ça
?
Parce qu'ils vivent, ils vivent, regardez les sondages en tout cas, ils vivent dans la réalité, eux. Ils ne vivent pas à Paris, dans les beaux quartiers. Ils vivent dans la réalité. Voilà. Donc, c'est une belle opération de communication qui frappe chitte. Et moi, ce que je voudrais, c'est qu
'on
prenne les mesures qui s'imposent pour baisser le prix de l'énergie, pour que déjà nos entreprises qui existent se développent. Et puis,
il
y a d'autres mesures à prendre pour baisser à tout prix les charges des entrepreneurs qui investissent en France. On peut faire beaucoup mieux. Et puis, il
y
a une autre mesure fondamentale. Alors, le président en a parlé, mais on est très loin du compte. C'est que vous avez aux États-Unis un programme extrêmement favorable de crédit d'impôt et de primes aux
entreprises. Non, c'est dans le
programme. Ce
n
'est
pas encore développé, mais c'est dans le programme. Oui, mais
on ne le fait pas. Et actuellement, il suffit de lire la presse économique, pas la propagande, la vraie presse économique. Qu'est-ce qu'elle dit, la presse économique ?
C
'est que vous avez dans toute l'Europe des projets d'investissement. Volkswagen devait investir en Allemagne par au Canada.
Vous avez un transfert d'usine vers les États
-Unis. Cette usine-là, elle est venue, il y avait le choix entre la France, les États-Unis et à peu près tous les pays d
'Europe.
Très bien. Elle est venue en France. Vous avez besoin...
J'ai
du mal, en fait, je ne comprends pas votre raisonnement.
Oui,
vous ne comprenez pas parce que vous voulez défendre
un pouvoir. Je ne veux pas défendre.
Je ne vous permets pas de dire ça. Nicolas Dupont-Aignan, je ne vous
permets pas de dire ça. En tout cas, je vous le dis. Je ne vous défend
rien du tout.
Moi, je vous le dis, les Français jugeront. Ce que je vous dis, c'est que cette entreprise
avait le choix entre plusieurs pays d'Europe et elle est venue en France.
Malheureusement, une hirondelle ne fait pas le printemps. Et si c'est une hirondelle, très bien. 2026, on verra le résultat. Mais en attendant, je veux qu'on sauve des emplois qui sont menacés. Et il y
en
a 350 à Valenciennes. Je regrette, comme M. Roussel, que le président n
'ait
pas fait un petit détour pour Valenciennes pour sauver 350
emplois cette année. Le ministre de l'Industrie a reçu
les syndicalistes hier. Vous avez été longtemps maire de hier, dans l'Essonne. Que dites-vous à votre collègue, ou ancien collègue, je ne sais pas comment dire, de Saint-Brévin, qui jette l'éponge
? Eh
bien, je dis que ce qui s'est passé est insupportable, inacceptable. J'affiche toute ma solidarité avec cet homme. Les élus, quels que soient leurs bords et leurs positions, n'ont pas à être menacés. Et j'aimerais qu'il y ait une vraie enquête et qu'on sache qui a fait cette menace inacceptable. Voilà, c'est
tout.
Hier, les députés se sont levés pour lui rendre hommage, sauf les élus Rassemblement National. Alors, j'ai essayé de regarder, je n
'ai
pas vu. Vous, vous êtes levés pour lui rendre hommage ou pas
?
Je ne sais pas si j'étais en séance à ce moment-là. C'était sur quel point ? Je ne
sais
pas.
Il y
a
eu un hommage et tout le monde a rendu
hommage. Écoutez, j
'ai essayé les deux séances jusqu'à 2h du matin. Je n'ai pas eu l'hommage, mais sinon je me serais levé, bien
évidemment. Bon, alors vous savez pourquoi vous savez l'origine de ce débat ?
C
'est l'annonce par le maire de la construction d'un centre d'accueil des réfugiés. Est-ce que vous soutenez ceux qui sont allés manifester contre ce centre d'accueil ?
Je suis hostile à ce centre d'accueil parce que je pense que la solution choisie par le gouvernement, qui est en fait, plutôt que de traiter le problème migratoire, déparpiller tous les demandeurs d'asile dans toute la France, est une folie.
Une
folie parce qu'on déplace des demandeurs d'asile qui n'ont pas demandé à aller dans des petites communes rurales et qui se demandent ce qu'ils font là. On ne traite pas le problème, on attise les antagonismes. Et je suis fondamentalement hostile à cette politique. Mais moi, je propose autre chose, c'est qu'on mette un centre dans les beaux quartiers parisiens. Et je pense que là, beaucoup de gens changeront d'avis. Mais alors, si vous
dites,
parce que le président de la République avait dit qu'il voulait répartir les immigrés pour déguétoiser la France, en mettre y compris dans les zones rurales. Si vous voulez en mettre dans les beaux quartiers parisiens, pourquoi pas ? Pourquoi ne pas en mettre ? Parce
que dans les zones
rurales, il faut connaître les zones rurales aujourd'hui en France. Les entreprises ferment,
les
services publics ferment, les trains ferment. Et la seule chose qu'on met dans les zones rurales aujourd'hui, politique du gouvernement, ce sont des éoliennes géantes et des centres d'immigration.
Il
faut comprendre la colère des habitants. Ce ne
sont
pas des zones... Ces zones ont envie de
vivre. Généralement,
ça se
passe quand ?
Il faut équilibrer. Ça se passe très mal. Et d'ailleurs, les demandeurs d'asile quittent ces foyers tout de suite. Parce qu'eux, ils ne sont pas venus pour être dans un endroit où il
n'y
a ni emploi et que c'est extrêmement difficile. Et qu'est-ce qu'ils cherchent ? Ils cherchent de l'emploi. Ils cherchent à aller dans les villes où il y a du travail clandestin. Bref. Donc, c'est une politique
de
dissimulation là aussi. On ne veut pas que ça se voit. Mais il faut traiter la cause des phénomènes. Il faut traiter le problème du développement. Parce que d'ailleurs, entre nous, on pille les savoirs et les talents d'Afrique. On ne traite pas le problème. Nous avons un record d'immigration cette année, 2022. Vous avez les chiffres. 320 000 légaux, 156 000 demandes d'asile. On est près de 500 000. On a eu 56 000 demandes d'asile acceptées.
C
'était 10 000 en 2010. Donc, on est face à une vraie submersion migratoire et rien n'est traité. Voilà. Donc, moi, j'aimerais que dans notre pays, on traite les problèmes. C'est tout. Vous savez, je vous parlais du prix de
l
'électricité parce que c'est concret. Je vous parlais de l'immigration, parce que c'est concret. Je voudrais vous parler de sécurité, d'école, d'hôpital. Et c'est ça qui ne
va
pas. C'est qu
'on
ne traite pas les problèmes.
Le préfet de Paris vient d'annoncer l'interdiction de 5 rassemblements d'extrême droite samedi et dimanche à Paris. Est-ce qu'il a eu raison
?
Tout dépend de quels sont ses mouvements.
En
tout cas, il a eu
tort de ne pas
interdire un rassemblement néo-nazi la semaine dernière. Parce que tout ça est très bizarre. Alors, moi, je souhaite que...
Donc, Gérald
Darmanin a eu raison de dire que désormais, il le ferait.
Si ce sont des mouvements néo-nazis, bien évidemment.
Là, c'est l'action française. Là, c'est un rassemblement de l'action française.
Je ne sais pas ce
qu'il y
a. C'est un rassemblement de l
'action française.
Ce n'est pas un rassemblement
néo-nazi, l'action française. Ça peut être contestable. Donc,
il ne faut pas l'interdire ?
Ça dépend. Je ne sais pas qui est-ce qu'il y a. Je vous dis,
c'est un
colloque de l'action française à l'espace Champéret dans le 17e.
Je trouve ça bizarre pour le coup de l'interdire. Parce que c'est curieux, on autorise des néo-nazis
et
on interdit un colloque. Je n'en sais rien.
De l'action
française. Je verrai. Je ne sais pas. Bien. Je réponds quand je sais.
À l'unanimité, y compris avec le Rassemblement National et les Insoumis, l'Assemblée Nationale a voté pour inscrire le groupe paramilitaire Wagner sur la liste des organisations terroristes. Vous n'avez pas voulu voter cette résolution. Pourquoi
? Parce
que je n'ai pas voté contre. Non.
J
'ai refusé de participer au vote. Je condamne Wagner. Je déteste les armées privées, les milices privées. Simplement, dans cette affaire de l'Ukraine, si on
fait
une résolution comme ça, on fait la même sur le bataillon Azov ukrainien, qui a des insignes néo-nazis, qui honore Bandera, comme d'ailleurs M. Zelensky, qui a massacré les Juifs pendant la guerre. Ce que je veux dire, c'est que dans ce conflit ukrainien, je n'aime pas les indignations à géométrie variable. Donc, j'aurais voté la résolution s'il y avait eu en même temps Azov de l'autre côté, parce que Wagner et
Azov, c'est la même chose pour moi.
D'accord. Alors, vous ne l'avez pas voté parce qu'on ne l'a pas fait pour Azov, ou parce que vous ne considérez pas que Wagner est une organisation terroriste
?
Wagner est un groupe paramilitaire qui se livre à des atrocités, comme Azov est une armée qui se livre à des atrocités. Je trouve que la résolution telle qu'elle était rédigée, organisée, était une résolution de ce que j'appelle,
dans
notre système politique français, de la bonne conscience, sans aucun impact.
Dans
cette affaire du conflit ukrainien, je souhaite
que
l'Ukraine ne soit pas le peuple martyr, instrumentalisé par les deux côtés, pour tester des armes, pour ruiner l'Europe au profit de la Chine et des États-Unis. Voilà, j'ai une ligne très claire.
J'estime que sur
cette ligne, elle est très simple, j'ai fait un plan de paix que tout le monde connaît sur Internet, parce qu'il est très équilibré, le 7 mars dernier, les torts pour moi sont partagés. Il y
a
un agresseur qui est la Russie, mais il y a un pays qui n'a cessé aussi de s'en prendre au Donbass et la Russie. Il fallait départager, il fallait, dans cette affaire, je finis juste, il faut d'urgence avoir une offre de paix. Le président Lula, brésilien, a eu un discours parfait, ça ne sert à rien maintenant de chercher qui est responsable coupable, il faut d'urgence arrêter
cette folie qui nous entraîne
vers une
troisième guerre mondiale en Europe.
Vous
avez dit
que l'URSS a envahi l'Ukraine, très
bien. J'ai condamné
la Russie,
mais l'Ukraine depuis...
Qu'est-ce qu'a fait de mal l'Ukraine ? Depuis 8 ans, a bombardé le Donbass, et personne n'en parle. Le Donbass, c'est leur territoire qu'ils essayent de récupérer. Non, ils ont bombardé des positions au Donbass, ils n'ont cessé...
Pour le récupérer ?
Non, pas pour le récupérer, il y
a
un conflit territorial. Depuis 8 ans
sur ces zones... En France,
pendant la guerre, on a bombardé des territoires français pour les récupérer.
Il y a les accords de Minsk qui n'ont pas été respectés par l'Ukraine dans cette affaire.
Je
comprends pas. Vous dites, l'Ukraine, on est d'accord, l'Ukraine a bombardé
leur territoire pour les récupérer. Tout à fait, pas pour les récupérer, il y a un conflit territorial sur le Donbass.
Il
y
a
eu des accords de Minsk, garantis par la France et l'Allemagne. L'Ukraine n'a pas appliqué les accords de Minsk. La Russie a agressé l'Ukraine et je l'ai condamné. Il reste que ce conflit, je veux le dire aux Français, est en train
de
ruiner l'Europe,
que
c'est un conflit territorial,
que
je sache, quand il y
a
eu l'affaire entre Israël et la Palestine, on n
'a
pas déclaré la guerre à Israël quand elle a occupé les territoires occupés. On essaye de départager, de déminer, de trouver de la paix.
Vous faites
un parallèle entre
ce
que fait Poutine en Ukraine et ce qu'a
fait Israël dans les territoires ? Non, je ne fais pas
un parallèle. Je dis qu'il y a beaucoup de conflits territoriaux dans le monde
et
qu'à chaque fois qu'il
y a
un conflit territorial, la raison,
c
'est d'être équilibré, de proposer un plan de paix et de déminer. Et je sais que les
Français ne sont
pas dupes, là aussi, d'un soutien absurde, contre-productif, qui est en train de ruiner l
'Europe. Vous savez ce qui se passe, M. Borchel ? Pardon, mais je ne sais pas d'où vous dites. Non, mais attendez, laissez-moi finir. Non, mais vous dites que les
Français ne sont pas dupes. Je ne
sais
pas, Foudou. On
a beaucoup dit
au moment du début du conflit, le soutien à l'Ukraine va s'éroder. Dans les sondages, le
soutien à l'Ukraine ne s'érode pas. Il y a des autres
Français qui ont très bien compris que nous étions perdants, la France et l'Europe, parce qu'il faut que vous sachiez. Donc, il ne
faut
pas... Mais si je peux finir ma phrase,
M. Borchelaine, mais au
moins, écoutez
l'argument.
On échange, il y a l'argument. Je dis simplement qu'une fois qu'on a condamné l'agression russe, il faut trouver un plan de paix.
Mais vous
l'avez dit,
vous l'avez dit, vous l'avez dit qu'il était... Sinon,
je vais vous dire ce qui va se passer.
C
'est qu'on transforme l'Europe en champ de bataille.
Transformer l'Europe
en champ de bataille, en plaie béante pendant 10 ans, c'est ruiner l'Europe économiquement, socialement, diplomatiquement.
Nous
sommes en train de nous fâcher avec tout le reste du monde.
L'Inde, la Chine, le Brésil, l'Afrique. Donc, très rapidement, il ne
faut pas aider l'Ukraine à reconquérir
ce territoire. Il
fallait aider l'Ukraine à un moment. Maintenant,
il faut un
plan de paix. Retrait de la Russie. Démilitarisation de l'Ukraine. Statut d'autonomie pour le Donbass. C'est possible. Et ça finira comme ça, vous
verrez. On va
terminer cette émission en retournant au Bourget pour voir Lise Vogel, qui a donc assisté à l'atterrissage de l'avion où se trouvent nos deux ressortissants. Lise
? Eh
bien, les deux ressortissants français, Gilles, ils se trouvent toujours ici à l'aéroport du Bourget. Cet aéroport, il est totalement sécurisé et bouclé par les forces de l'ordre parce qu'aucune cérémonie officielle n'a été organisée. Vous le savez, c'est l'usage. Parfois, lorsque des ex-otages arrivent sur le territoire national, eh bien, ils arrivent lors d'une cérémonie sous l'œil des caméras. Aujourd'hui, ça n'est pas le cas. Les retrouvailles avec les familles se font dans la plus stricte intimité.
On a juste pu discuter il y a quelques minutes avec un employé de l'aéroport du Bourget qui nous a dit qu'il avait vu les deux ressortissants français, qu'il les avait vus descendre de l'avion sur leurs deux jambes et non sur une civière, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. En revanche, on a aussi vu la présence de plusieurs ambulances ici qui devraient prendre en charge ces deux Français, dont on le sait, ils ont été détenus longtemps et dans des conditions difficiles en Iran, notamment Benjamin Brière,
qui
a été détenu durant trois ans. L'état de santé de ces deux ressortissants français est aujourd'hui dégradé. Tous deux ont eu recours à des grèves de la faim et donc ils ont besoin de soins médicaux et de se retrouver avec leur famille. Voilà pour l'heure ce que je peux vous dire.
Merci
infiniment, Lise, Nicolas Dupont-Aignan. C'est une très bonne nouvelle et je comprends qu
'ils
le fassent dans la discrétion. Et
ce
que je voudrais dire sur le deux poids deux mesures, moi je pense aux Arméniens qui sont en train de mourir
sous
les coups de l'Azerbaïdjan.
Il
y a beaucoup d'endroits tragiques dans le monde et ce retour est le bienvenu.
Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, Nicolas Dupont-Aignan. Merci à vous de nous avoir suivis. On se retrouve lundi pour votre instant politique. D'ici là, je vous souhaite un bon week-end, une bonne soirée sur France Info et je vous laisse avec les informés présentés ce soir par Céline Asselot. Bonne soirée, merci.
Nicolas Dupont-Aignan