Nicolas Dupont-Aignan invité de Bourdin Direct sur RMC
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:14OuverteRéponse directe
Où sont les voleurs de la République ? Je fais allusion au titre du livre que vous aviez publié.
- 1:26RelanceRéponse partielle
quelle enquête ? Qui va la conduire, cette enquête ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Mais alors que demandez-vous à l'État français, par exemple ?
- 4:40OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, j'ai vu que Bercy demandait aux banques françaises de donner des informations complémentaires sur leurs activités. Ça vous fait sourire ?
- 6:28FerméeRéponse directe
Et David Cameron, par exemple, qui est englué, ça y est, et pourtant... Bon, 40 000... Enfin, pourtant... Vous demanderiez, vous, la démission de David Cameron ?
- 7:36OuverteRéponse directe
Mais sur la loi Macron, il y a une avancée qui a été votée en commission, avancée ou pas. D'ailleurs, vous allez me dire ce que vous en pensez, concernant les facilités de licenciement dans une entreprise.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueChiffre
« un retraité qui gagne 950 euros va payer des impôts pour la première fois en France l'année dernière »
- 2:28Invité politiqueFait
« nous sommes dans le seul pays au monde où un procureur ne peut pas lancer une enquête pénale sur un fraudeur fiscal sans passer par l'autorisation du ministre des Finances »
- 2:37Invité politiqueFait
« C'est ce qu'on appelle le verrou de Bercy. »
- 4:02Invité politiquePromesse
« C'est mettre des droits de douane à 200% sur tous les produits qui viennent du Panama, boycotter le Panama. »
- 7:11Invité politiqueFait
« il n'y a plus un camion français sur nos routes. »
- 10:10Invité politiqueFait
« C'est une loi de syndic de faillite. »
- 11:44Invité politiqueFait
« Toujours plus pour une minorité, toujours moins pour le peuple. »
- 13:28Invité politiqueFait
« M. Macron vient de la banque Rothschild. Il a domicilié son association à l'Institut Montaigne, qui est un institut ultra-libéral. »
- 16:28Invité politiqueChiffre
« le vieux système politique, Parti socialiste, républicain, ont 85% en chiffre du CSA, de l'antenne, 80 % de l'antenne pendant 5 ans, 260 semaines, pendant un quinquennat. »
- 17:16Invité politiqueFait
« C'est scandaleux pour le peuple français. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan73 %
- Présentateur18 %
- ?9 %
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Notre
invité ce matin, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Vous êtes député de l'Essonne, je le rappelle, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle. Où sont les voleurs de la République ? Je fais allusion au titre du livre que vous aviez publié.
C
'était en 2013, je crois. Les voleurs de la République. Et évidemment, je vous parle des voleurs de la République dans le cadre de l'affaire Panama Papers. Où sont les voleurs de la République ? Ils sont partout.
Vous allez dans le quartier de la Défense, dans ses grandes tours, vous allez à Londres, vous allez à Bruxelles, vous allez à New York. C'est une oligarchie mondiale,
une
caste,
qui
s'est affranchie de toutes les règles démocratiques.
Ce
sont les mêmes qui suppriment la part fiscale sur les veuves,
qui
font qu'un retraité qui gagne 950 euros va payer des impôts pour la première fois en France l'année dernière
et
qui ferme les yeux sur la grande faute fiscale, qui n'ose pas dire à M. Juncker, président de la Commission européenne, vous avez triché avec toutes les règles au Luxembourg. Ce sont les mêmes qui tolèrent que des grandes banques françaises continuent à nous mentir. Voilà. —
Les banques françaises
nous mentent.
La
société générale nous ment. — J'ai dit très clairement qu'à la lumière de ce que j'ai lu, oui, il faut une enquête approfondie réelle. — Mais
quelle enquête ? Qui va la conduire,
cette enquête ? — C'est bien beau
tout ça. C'est un gros travail journalistique de révélation sur le fonctionnement de toutes ces sociétés offshore. —
Oui, mais qui se
cache derrière ces sociétés ? Et qui
est
sanctionné ? Personne ? Jamais
? Personne. —
Mais
vous savez pourquoi ? Invitez
un jour le juge Van
Rundbeek du pôle financier,
le
pôle financier français,
qui
est chargé de faire des enquêtes sur HSBC, UBS et d'autres. Demandez-lui combien il a de moyens,
comment
il peut faire.
Ils
sont, allez, 20, 30, 50, face à une hydre mondiale, face à
une
gigantesque réseau. Donc la seule question, la seule question que j'avais posée dans mon livre, c'est est-ce qu'un jour les États vont se donner les moyens de faire respecter le code de la route financier ? —
Mais alors que demandez-vous
à l'État français, par exemple
? — Une mesure que j'ai demandée... Je suis pas la seule. Il y a des députés socialistes. Il y
a
de Courson au centre. C'est de supprimer le monopole
des
poursuites pénales du ministre des Finances. Vous savez que nous sommes dans le seul pays au monde
où
un procureur ne peut pas lancer une enquête pénale sur un fraudeur fiscal sans passer par l'autorisation du ministre des Finances. C'est ce qu'on appelle le verrou de Bercy.
— Il faut faire sauter le verrou de Bercy. —
Mais bien évidemment. On l'a demandé d'ailleurs. Mme Eva Jolie, M. de Courson, M. Yann Gallu, moi-même. C'est pas M. Boquet avec qui j'ai fait le rapport communiste. C'est un combat entre la démocratie, l'État, le peuple et une finance internationale qui est couverte par nos gouvernements successifs. Alors ce gouvernement, il faut essayer d'être honnête, a fait voter une nouvelle loi. Il y
a
eu un petit progrès. Il y
a
eu des progrès. J'essaie d'être honnête, bien que ce soit pas mon gouvernement. Il y a eu des petits progrès. Mais le verrou de Bercy est maintenu. Ça veut dire qu'il faut l'autorisation du ministre des Finances pour que les procureurs de la République, pour que la justice s'en mêlent. Deuxième mesure au niveau européen.
Il
faut cesser de commercer
avec
les pays qui couvrent la grande fraude fiscale et l'évasion fiscale.
Le
Luxembourg, les Pays-Bas, l'Irlande,
des
pays qui abritent des sociétés. — Qui sont dans l'UE.
— Qui
sont dans l'UE. Le vice, le verre est dans la pomme. Et on commerce. Et on a même mis président de la Commission européenne le premier ministre
luxembourgeois,
M. Juncker, qui a organisé, qui a transformé son pays
en
paradis fiscal qui triche avec toutes les règles.
On
a des mesures. J'entendais par exemple sur le Panama. Mais il
n
'y
a
qu'une mesure à prendre. C'est mettre des droits de douane à 200% sur tous les produits qui viennent du Panama, boycotter le Panama. Le Panama va se coucher très vite. D'ailleurs, il y a un pays qui l'a fait,
qui
a une certaine volonté en l'affaire. — Ce sont les États-Unis d'Amérique. Quand les Suisses sont venus chez eux détourner l'argent des riches américains, ils ont foutu en tôle les avocats suisses à la frontière, à New York. Et puis ils ont tordu le bras des banques suisses. Mais nous, pourquoi on le fait
pas ? Pourquoi l'Allemagne et la France
? Pourquoi
l
'Allemagne et la France, Jean-Jacques Bourdin ? Je dis pas qu'on peut le faire tout seul. Mais à quoi ça sert, ces sommets européens, si on n
'est
pas capable, la France et l'Allemagne, par exemple, de dire « Maintenant, ça suffit
».
— Nicolas Dupont-Aignan, j'ai vu que Bercy demandait aux banques françaises de donner des informations complémentaires sur leurs activités. Ça vous fait sourire
?
— Ça
me
fait hurler de rire. Pardonnez
-moi.
— Mais pourquoi ? —
Mais parce que... — Parce que... — Monsieur Bocquet... — Vous pensez
que la Société Générale, la BNP...
—
Mais ils nous ont menti.
— Et
tant d'autres... — Et
ils
nous ont menti. —
Et
ils continuent
à
nous mentir. — Mais
je
ne peux pas vous dire la preuve. Je suis pas le juge qui
va dire... —
Oui.
Attention, parce que
vous allez être poursuivis. — Je
fais attention
à ce que je dis.
Mais je dis qu'en tout cas, moi, quand
M.
Bocquet, le sénateur Bocquet, a reçu la Société Générale au Sénat, nous, nous avions reçu la BNP. Donc ils nous ont dit tous «
Il
n
'y a
pas de problème, c'est fini ». Donc M. Oudéa doit s'expliquer. Les banques françaises sont pas au-dessus des lois de la République. Si M. Sapin demande aux banques de nous dire ce qu'elles font, je n'ai aucune confiance. Maintenant, je ne veux pas dire qu'elles ont triché. Je n'en sais rien. Je suis pas derrière elles. Je demande qu'il y
ait
de véritables enquêtes. Pourquoi l'inspection... — Envoyons l'inspection des finances. Envoyons les
contrôles. — Une enquête
parlementaire. Il y en a une. — Pourquoi pas une enquête judiciaire.
— Nouvelle.
Judiciaire, oui. —
Mais
il y a un pôle financier. Il
y a
un parquet financier qui a été créé. — Vous demandez à Bercy d'ouvrir une
formation judiciaire.
—
Oui. Mais est
-ce qu'un jour, on va regarder ce que font les banques qui raquettent... Et ça, c'est un fait objectif. Les millions de Français qui ont des comptes bancaires, il n
'y
a plus de concurrence. Vous allez dans votre banque, vous êtes raquetté en permanence. Eh bien
j
'espère qu'on va pouvoir mettre
un
peu de transparence là-dedans. Alors on nous dit... Je sais ce qu'on nous dit, vous savez. On nous dit « Oui, mais si on fait ça en France, ce sont les autres banques des autres pays qui vont prendre les marchés ». — Oui. — C'est vrai. C
'est une concurrence internationale qui
fait que... — Donc c'est pourquoi il faut essayer de le faire à plusieurs pays.
C'est pas facile, mais il faut le faire. — Et David Cameron, par exemple, qui est englué, ça y est, et pourtant... Bon, 40 000... Enfin,
et
pourtant... Non, c'est que pendant 4 jours, il s'est tu. Vous demanderiez, vous, la démission de David Cameron ? — Je suis
pas anglais.
Je ne sais pas. En tout
cas, ce que je sais, c'est qu'il a quand même fermé, heureusement, son compte avant d'être premier ministre. S'il était premier ministre, je demanderais sa démission.
Mais
il ne l'avait pas. —
Je
veux pas être le justicier
qui... — Oui,
non, non. Mais je comprends. — ...qui tout le temps dit... Je dis simplement que c'est le problème du fonctionnement de notre économie mondiale. Est-ce que l'on veut assainir ou pas ? Mais vous savez, c
'est
la même chose sur les travailleurs détachés. Je me bats depuis des années. Enfin, il y a eu des émissions à la télévision. Les travailleurs détachés, c'est une concurrence déloyale. Qu'un Polonais ou un Espagnol vienne travailler en France, libre marché de
l
'Union européenne, à la rigueur. Mais ils payent les charges sociales en France.
Alors
vous savez qu'aujourd'hui, il n'y
a
plus un camion français sur nos routes. Nos artisans font faillite. C'est une concurrence déloyale.
Donc
on peut pas avoir la libre circulation en Europe
et
des systèmes fiscaux et sociaux si différents. Ce n'est pas possible de continuer ainsi. —
Bien. Nous allons parler des changements, des règles pour la prochaine présidentielle. Ça vous fait hurler. Je le sais. D'ailleurs, vous allez, je crois, porter l'affaire devant le Conseil constitutionnel. Je vais y revenir. Mais sur la loi Macron, il y a une avancée qui a été votée en commission, avancée ou pas. D'ailleurs, vous allez me dire ce que vous en pensez, concernant les facilités de licenciement dans une entreprise. Selon la taille de l'entreprise, vous savez que pour licencier,
il
faut montrer que son chiffre d'affaires est en baisse sur une certaine durée. Pour les entreprises de moins de 11 salariés, les TPE, ce sera simplement un trimestre. Et puis entre 11 et 50 salariés un peu plus, entre 50 et 300 encore un peu plus. Et au-delà de 300, 4 trimestres. C'est bien de faire cette différenciation ou pas
? Oui, cette différenciation. Mais moi, je vais vous dire, cette loi, je la conteste.
Mais ça, vous contestez
cette mesure ? Oui,
je veux dire. Donnez aux chefs d'entreprise, aux petits patrons, la possibilité de se séparer d'un salarié si son carnet de commande est vide. Bien évidemment.
Je comprends
cette mesure.
C'est ce
que demandent
beaucoup
de ces petits
patrons auxquels vous vous adressez. Ces petits
patrons, que je vois tous les jours,
demandent quoi
? Ils demandent des aides pour embaucher.
Ils
demandent qu'on remplisse leur carnet de commande. Les petits patrons ne sont pas obsédés par le licenciement. Je peux vous l'assurer. Beaucoup en France, on peut licencier, contrairement à ce qu'on raconte. Je connais des avocats en droit social, je les ai consultés. Ce n
'est
pas le problème. Le problème des petits patrons, aujourd
'hui...
Vous
n'êtes pas d
'accord avec le MEDEF, là, alors ? Non.
La loi El Khomri... Le petit patron, il veut quoi ? Je reviendrai sur la loi El Khomri. Le petit patron, il voudrait simplifier la gestion de son entreprise, éviter la paperasse et avoir des carnets de commande. Je vais vous donner une mesure beaucoup plus intéressante pour le petit patron.
C
'est l'effet de seuil.
C
'est qu'en France, quand vous passez de 10 à 11, de 49 à 51, vous payez beaucoup plus de charges sociales. Ça veut dire que tout petit patron... Le petit patron, il a envie de réussir, il a envie de vendre. Il n
'est
pas là toute la journée
à dire comment je vais séparer les gens. Moins de charges sociales
pour les petits patrons et plus pour les grandes entreprises ? Exactement.
C
'est d'inverser,
c
'est de faire une politique économique en faveur de la commande, c'est-à-dire
relancer
l'économie, simplifier les règles et qu'une entreprise qui recrute est un avantage. Aujourd'hui, une entreprise qui grossit,
eh
bien, perd de l'argent. Ça veut dire que beaucoup de patrons restent en dessous de 50. Il faut faire sauter les seuils. Ça,
ça
ne coûte pas cher et ça sera beaucoup plus rentable. Dernier point sur la loi El Khomri. Cette loi El Khomri, elle est faite pour une catégorie d'entreprises. Les grands groupes internationaux qui veulent licencier en France. C'est une loi qui va accélérer les délocalisations. C'est une loi commandée par le MEDEF et le CAC 40. C'est une loi qui ne règle en rien les problèmes de l'économie française. C'est une loi de syndic de faillite. Moi, j'aimerais une loi, un ministre qui vienne nous voir avec une loi
pour
supprimer la directive travailleurs détachés, supprimer le RSI et le rendre transparent. Vous savez, ce
sont
les artisans, les commerçants. Favoriser les embauches en sautant les seuils. Éliminer la paperasse, le nombre de formulaires qu'on fait répondre. Ça, c'est pour dynamiser l'économie. Mais le rôle d'un gouvernement, ce n
'est
pas de favoriser les licenciements, c'est de favoriser les embauches.
On
comprend les jeunes qui sont dans la rue.
On
n'entend que licenciements, réduction. Ils sont en train d'organiser la liquidation de l'économie française, de
la
facilité.
À propos des jeunes, vous pensez que la recomposition du paysage politique, vous pensez que le mouvement debout à Paris et ailleurs, même en province, pourrait durer ? Vous pensez qu'il y a là l'émergence d'un mouvement qui pourrait changer beaucoup de choses dans notre pays ? Oui et non.
D'abord, je pense que c'est le résultat de 30 ans
d
'absence d'horizon. Quand à 28 ans, et j'en connais des jeunes dans ma ville, on vous dit que vous êtes trop jeunes pour avoir un contrat,
et
qu'à 49 ans,
on
dit à leurs parents,
«
Mais vous êtes trop vieux pour trouver un boulot.
»
Quelle société on construit ? Ça fait 20 ans qu'on a enfermé la jeunesse de notre pays dans nos futurs. Rien.
Il
n
'y
a rien. Vous devez toujours maigrir. Et c'est curieux, ceux qui disent « Vous devez maigrir
»,
eux, parachute doré, stock option, toujours plus. Toujours plus pour une minorité, toujours moins pour le peuple. Eh bien, ça va péter.
Alors
après, vous me dites, donc ces jeunes, ils sont indignés. Vous
croyez ?
Vous croyez que ça va
exploser ? Oui, je crois qu'on ne
peut pas condamner un pays
comme
la France, qui a été une grande puissance, qui est la sixième puissance mondiale. On ne peut pas condamner la France
au
chômage de masse, à la misère, et au concours l'épine de tous les hommes politiques pour favoriser toujours les plus riches. Je le dis, nous devons relancer l'économie, nous devons favoriser la production en France, nous devons aider à produire français.
Vous iriez les
soutenir ? Ceux qui sont debout,
vous y êtes allés ? J'aimerais y aller. Je ne
suis
pas sûr que je serais bien reçu, parce qu'ils croient toujours qu'ils vont y arriver par un mouvement spontané. En revanche, et c'est pourquoi je vous disais que
c
'est un bon mouvement, sur quoi ça va déboucher ? Pourquoi moi je suis candidat à la présidentielle ? C'est parce qu'il ne suffit pas de protester. On le sait
qu
'ils sont incompétents, ceux qui nous gouvernent. Il faut un projet alternatif, concret, solide. Et il ne
faut
pas que ces jeunes soient manipulés par des organisations, parfois d'extrême-gauche, qui ne leur donnent pas un objectif. Donc moi je veux leur donner un objectif. Comment on va s'en sortir ? Protéger le pays, relancer l'économie, remettre de la morale, balayer un système politique qui est mort.
Voilà ce qu'il faut faire. En marche, c'est ce que veut faire aussi Emmanuel Macron. Ah
mais, je vais vous dire, je vais vous surprendre.
Allez-y,
surprenez-moi. Je respecte la démarche d'Emmanuel Macron parce qu'elle est logique. Je suis en désaccord complet sur la politique qu'il veut mener,
sur
ce qu'il incarne,
mais
c'est logique ce qu'il fait. C'est logique pourquoi ? Parce qu'il fait partie d'un gouvernement
qui
ne défend plus le peuple de gauche depuis longtemps et qui fait la politique de ses maîtres, les grandes banques, Bruxelles, la finance internationale, M. Macron vient de la banque Rothschild. Il a domicilié son association à l'Institut Montaigne, qui est un institut ultra-libéral. Mais Macron, il est logique. Il est logique. Il
représente le nouveau... Et il est
logique d'entendre Jean-Pierre Raffarin dire « Mais pourquoi
pas une
association entre Alain Juppé et... »
C'est la
même politique. Et Macron ? C'est la même politique. Le système politique français, le vrai clivage politique, il n'est plus entre une fausse droite et une fausse gauche qui font la même politique. C
'est parce que
dit Emmanuel Valls.
Vous avez vu qu'il a répliqué à Emmanuel Macron.
Emmanuel Valls, il est pris la main dans le sac. Il a créé Macron. Il a mené la politique de Macron. Et maintenant, il dit « Tiens, c'est curieux.
C
'est la même chose que la droite.
Que
la droite libérale qui a échoué pendant 10 ans. Parce qu'ils obéissent à des maîtres. Ils ont supprimé les frontières. Ils ont fait le low cost. C'est une société low cost. C'est la société low cost. Toujours plus de souffrance pour le peuple. Toujours plus de
privilèges pour les dirigeants. La position
politique, elle est là ? Oui. D'un côté, il y aura les patriotes. C'est-à-dire ceux qui veulent
une France. Les autres
sont patriotes aussi.
Ne dites pas que Jean
-Pierre Raffaou,
l'annuel Macron... Alors façon, ils estiment
que l'avenir de la France, c'est d'être soumise à la mondialisation que j'estime néfaste. Il faut une mondialisation. Je veux l'ordonner. J'estime qu'il y
a
une exception française. J'estime que la France a un message au monde, des valeurs universelles. Je suis gaulliste. Je crois au message de la France. Eh bien, c'est très clair. Ils veulent soumettre, ils veulent une Europe intégrée, une Europe fédérale. Ils veulent obéir, ils veulent aller plus loin dans la politique qui a été menée. Donc ça sera une super loi Khomri. Ça sera toujours plus de souffrance pour les retraités, pour les petits. Et ça sera toujours plus de privilèges pour les gros. C'est logique. C'est leur politique.
Elle
est menée à Bruxelles depuis 20 ans. Et la France se braque contre ça. Alors, ils vont se mettre tous ensemble. Oui ? Eh bien, très bien. Les masques tombent. Et puis nous, on va reconstruire la France avec ce que j'appelle ceux qui défendent.
Avec
qui
?
Avec tous ceux qui voudront bien.
Vous voyez
reconstruire. Avec tous les patriotes des Henri Guénaud, des Jean-Pierre Chevènement, des Montebourg et même, pourquoi pas, d'autres à droite. Qu'importe. Du Front National ? Ceux qui veulent me rejoindre. Du Front National ? Oui, s'ils veulent me rejoindre sur une
politique républicaine. Des Vélifaux, par exemple
? S'ils veulent me rejoindre sur une belle politique patriotique et républicaine de rassemblement, de croissance économique, de partage social. Oui ? C'est ça le vrai clivage. Est-ce que la France, Jean-Jacques Bourdin, a encore quelque chose à dire au monde
? Est
-ce que la France, c'est une espèce de pays, voilà, un parc d'attractions pour riches chinois et américains ? Ou est-ce que la France, elle a un modèle à proposer au monde ?
C
'est
ça la vraie question. Le changement des règles pour l'élection présidentielle, alors je rappelle pour ceux qui n'auraient pas suivi, il y avait 5 semaines d'égalité, de temps de parole pour tous les candidats avant la présidentielle. Ça va être réduit à 15 jours. Avant, ce sera de l'équité, non pas de l'égalité, ce qui n'est pas tout à fait pareil. Ah bah non. Non. C'est que
tout...
C'est un scandale ? Vous allez même donc saisir le Conseil
? Oui, c'est fait, vous l'avez fait
? Mais c'est pire que tout. Ça veut dire que le vieux système politique, Parti socialiste, républicain, ont 85% en chiffre du CSA,
de
l'antenne,
80
% de l'antenne
pendant
5 ans, 260 semaines, pendant un quinquennat.
Et
les 5 dernières semaines, alors que le Conseil constitutionnel a arrêté la liste des candidats qui ont franchi un parcours d'obstacle, parce qu'il faut les 500 signatures, il faut batailler...
C'est
maintenant qu'ils seront rendus publics.
En
plus, ça sera plus difficile, mais qu'importe.
Ils
ont bataillé, ils sont sur la ligne de départ comme une course d'athlétisme. Et là, on leur dit « Ah non, non, non. Non, attendez. Ah non. Il y a 3 parties, 2 et puis le Front National un peu, qui vont partir à 50 mètres. Et puis vous,
vous
allez reculer de 50 mètres.
Mais
c'est scandaleux. Mais c'est pas scandaleux pour moi. C'est scandaleux pour le peuple français.
Ça
veut dire... Et c'est curieux d'ailleurs, ce sont ces 2 parties qui mènent la même politique. — Et
est-il vrai que
Christian Jacob aurait murmuré « Il faut voter pour cette réforme en douce ».
—
Oui,
je l'ai entendu, donné une instruction. Je montais dans l'hémicycle.
Et
je tombe sur un... J'étais juste derrière Christian Jacob. Et je le vois dire à un député que je ne citerai pas « Fais voter quelques voix. Il faut que ça passe
».
Ça veut dire qu'il
y a
la complicité objective du Parti Socialiste, qui n'a pas eu les voix pour faire passer. Il manquait 12 voix.
Et
les Républicains.
Mais
moi, je vais vous dire... Je lance un pari aujourd'hui chez vous. Je dis aux journalistes
« Faites
l'égalité du temps de parole pendant 5 semaines. 5 semaines.
Voilà.
Faites-la.
»
—
Au moment de la présidentielle. — Oui.
Et puis les auditeurs, l'audimat, eh bien ils regarderont les chaînes qui respectent l'égalité. Parce que la France, c'est pas l'équité. C'est l'égalité. C'est pas du tout la même chose. L'équité, c'est un arrangement
pour
que ceux qui ont le pouvoir le gardent. L'égalité, c'est la liberté.
—
Vous avez saisi le Conseil constitutionnel.
— Oui. On
verra.
—
Merci, Nicolas Dupont-Aignan, d
'être venu nous voir.
8h55.
Nicolas Dupont-Aignan