Qu'est-ce qui lui a pris ? Retailleau dérape, ça pourrait nous coûter cher - Clément Viktorovitch
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 80 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:48Promesse
« On effacera à partir d'un seuil les cotisations sociales. On les effacera pour les salariés mais aussi pour les entrepreneurs. »
- 13:35Promesse
« Il faudra faire en sorte que on ait une fonction publique moins nombreuse. Ne pas remplacer tous les hommes et les femmes qui partent en retraite. »
- 23:27Fait
« Il a incité les préfets à délivrer de moins en moins de titres long séjour et de plus en plus des titres courts sur 6 mois ou 1 an. »
Temps de parole
- ?100 %
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On va prendre des nouvelles de Bruno Rotaillot. Qu'est-ce qui devient là ? Sachez qu'il vient de bénéficier du vote des militants les Républicains qui garantissent que ce soit bien lui le candidat pour le parti les Républicains en 2027. C'est dans ce cadre qu'il a donné une interview à Darius Rochbain sur LCI. Une interview dans dans laquelle il y a une énorme dinguerie sur l'Espagne. C'est évidemment vers cela que nous sommes tendus dans tous les sens du terme. D'ailleurs, on s'est dit et pourquoi pas regarder toute l'interview. C'est les épreuves auxquelles on a décidé de se confronter. Bon ben, let's go. J'imagine Bruno Retaillot au moment où on l'écoute là est un homme qui n'est pas dans la meilleure des positions. Bruno Retaillot, il a quitté le gouvernement
sur un désaccord tout à fait superficiel et tout le monde l'a vu. Ce que tout le monde a vu, c'est un gamin qui boude, qui part en boudant et en faisant la tête. Bruno Retaillot continuait de nous dire "Moi, je serai président, moi d'abord, moi je serais président. Moi, je suis candidat d'abord." Et puis on a vu quand même que cette déclaration de candidature n'avait pas eu l'impact qu'il espérait, que dans les sondages, il est encore aujourd'hui au moment où on parle largement devancé par Édouard Philippe. Bref, ça va pas fort quand même he pour Bruno Retaillot. Et c'est donc la raison pour laquelle il prend prétexte de ce cette victoire en réalité victoire tout à fait fantoche et écrite d'avance au sein de son propre parti puisque dans le vote qui était proposé
aux électeurs enfin aux militants et militantes LR il y a une option qui n'était pas inscrite qui était l'option de participer à une grande primaire de la droite. une option qui est défendue par toute une partie des généraux les républicains et qui opportunément ne faisait pas partie des options. Donc on voit bien que une victoire certes mais une victoire dans un scrutin tout à fait manipulé. Bruno Retaille, il va venir essayer de nous expliquer que tout va bien et que c'est encore le mieux placé pour porter les couleurs de la droite. Au moment où on parle, rien n'est moins sûr et il le sait. Est-ce que vous avez la certitude d'aller jusqu'au bout ? Eh bah bien sûr, vous vous souvenez euh j'avais déclaré ma candidature, c'était lors d'une de vos émissions, c'était au mois de
février et à l'époque beaucoup doutaient. On doutaiit même le du fait que je présente ma candidature juste avant les municipales comme si finalement ce serait de mauvais augure pour les municipales. Écoutez, on a gagné les municipales très largement, pas Paris Lion Marseille. Voilà donc c'est quelque chose d'important. Souvenez-vous he quand Bruno Rotti dit voilà c'est une manière d'interrompre une phrase ou une pensée dans laquelle il se sent quand même un tout petit peu déséquilibré ou il sait qu'il est en train de dire quelque chose de contestable donc c'est une forme de réassurance et pour se convaincre lui-même que il est bien en train de faire le bon choix en disant cela, bon là évidemment pour les Républicains affirmé queils ont gagné les élections
municipales alors que l'essentiel des villes qu'ils espéraient prendre ou reprendre ils s'y sont pris des branlés manifestes. C'est évidemment une affirmation tout à fait contestable, mais bon. Quels que soient les sondages par exemple, vous irez jusqu'au bout. Mais les sondages n'ont rien à voir. Est-ce que vous vous souvenez il y a quelques années, c'est l'opposition à votre place, c'est Harlette Chabau et c'est Édouard Baladur et Jacques Chirac. Et elle pose la question à Jacques Chirac, mais monsieur Chirac, vous allez vous retirer, vous allez laisser monsieur Baladure seul. Et bien écoutez, non, je je j'irai jusqu'au bout. Ah, ça nous ça nous rajit pas quand même Bruno hein. Si pour donner du crédit à ta candidature, tu es obligé d'aller chercher le précédent Chirak
Baladure en 95 il y a donc 30 ans dans un contexte politique qui n'avait absolument rien à voir. C'est quand même qu'on n'est pas tout à fait serein quoi. Si je vais jusqu'au bout, c'est parce que je porte un projet singulier. Et et ce soir, je voudrais vraiment appeler tous les Françaises, les Français qui en ont marre de voir la France décliner, de voir la brance la France s'abaisser à nous rejoindre à nous rejoindre parce qu'il y a une très belle aventure qui va commencer. On va relever la France, on va rassembler les Français. Il est en fou le concept mobilisateur. Il nous fait du Macron là pour faire en sorte que enfin on puisse par exemple pour que le pays soit plus prospère. Bon, ça c'est vide hein. On est dans du concept mobilisateur à non plus finir un des mots larges,
ronflants, connotés positivement mais vide de tout sens ou du moins dans lesquels on peut mettre exactement le sens qu'on veut. On va relever la France. Oui, mais comment il ne le dit pas ? Pourquoi il ne le dit pas ? Dans quel sens on en saura rien. Bref, là pour l'instant ce qu'il fait, c'est du Macron. Tout de même, le parcours il est long, il est long et court à la fois une année. Est-ce qu'à un moment donné la logique du mieux placé s'imposera quand même ? Moi, je veux porter un projet singulier aujourd'hui. Il l'a dit, non ? Déjà, pardon Bruno, mais on est à 2 minutes 08 dans ton entretien. S'il est déjà en train de se répéter, ça va être long quand même. Lui, personne ne porte le projet que je vais porter. Bruno quand même. Jordan Bardella, Marine Le Pen quand même. Projet qui va
permettre de donner un 13e ou un 14e mois par le travail, pas par l'assistant. Je veux donner plus à ceux qui méritent et donner moins à ceux qui profitent. Une petite antithithèse construite sur une assonance assez traditionnelle mais ça marche bien. C'est le discours de droite traditionnel, on connaît hein mais par exemple puisque je voyais sur votre écran monsieur Jordan Bardella, eux sont pour l'assisten ils sont socio-étatistes. C'est le mal qui ronge la France et qui appaouvrit les Français. Ça n'est pas tout à fait ce qu'il dit à la sortie. Voilà, ça c'est l'argument sur lequel il va pivoter jusqu'au bout qui est de dire en fait le RN ils sont d'extrême gauche, en fait ils sont socioétatistes, en fait ils veulent faire de la sistana et cetera. La réalité c'est que Jordan
Bardella il il assume des propositions qui sont pro business, que il y a eu un virage libéral qui a été pris par le RN notamment au moment de l'alliance avec Eric Siotti. Le Rassemblement national aujourd'hui assume des positions qui sont tout à fait compatibles avec euh une politique économique libérale, pro patron, pro business, c'est-à-dire à peu près celle que lui-même veut mener, hein. Il demeure des écarts de discours, c'est parfaitement vrai. Euh personne ne doute de ce que deviendrait la politique économique du RN une fois qu'il parviendrait au pouvoir. Je l'accélérer un peu he parce qu'on va pas on va pas y passer trois plombes. Moi ce que je propose c'est que le travail paye plus, qu'il y ait moins de différence entre le salaire brut et le salaire net pour pouvoir faire en sorte
que les Français puissent s'enrichir. En tout cas, ne passer à pauvrir pour un projet singulier, il y a quand même beaucoup de recyclage. Vouloir un monde où les Français peuvent s'enrichir et non pas s'apauvrir, ça rappelle quand même un tout petit peu Nicolas Sarkozy. Question de celui qui peut être votre électeur, il s'appelle Pierric de Bordeaux, électeur de droite, jeune électeur de droite. Je crois qu'il est à Sciencesp à Bordeaux. Et il vous pose une question, écoutez. Oh là là. Bonjour, je m'appelle Pierri. J'habite à Bordeaux et depuis plus d' années, j'observe qu'il y a plein de candidats, plein de tendances qui qui se dégagent à droite, plein d'idées qui sont hyper intéressantes. Mais pour que cette idée elle puisse gagner et demain incarner la
du pays, je pense qu'il faut qu'il y ait un candidat unique pour les incarner en 2027. Est-ce que selon vous, il faut un seul candidat pour la droite pour 2027 ? Et si oui, comment est-ce que vous feriez pour incarner ce rassemblement autour de vous ? Est-ce qu'on avait vraiment besoin d'aller chercher Pierric pour poser cette question ? Mais moi, je veux le rassemblement. Je veux le rassemblement autour des idées qui Bon, ça c'est ce que disent tous ceux qui savent qui créent la division. Préparez-vous à l'entendre dans la bouche d'absolument tout le monde. Tous ceux et toutes celles qui savent qui créent la division vont vous dire "Non mais moi, je veux le rassemblement." Sous-entendu derrière moi, c'est le benger de 2027, le benger rhtorique vont relever la France et rassembler les
Français. Mais pourquoi est-ce que le rassemblement ce serait autour par exemple de candidats macronistes ? parce que lui il le dit explicitement. Ben moi, je veux le rassemblement. Mais pourquoi le rassemblement ce serait pas autour de moi et autour des autres ? Je suis légitime. En moins d'un an, les adhérents LR ment élus. Pour la deuxième fois, ce que tu as besoin de dire, c'est ce qui ne va pas de soi. Quand tu as besoin de préciser je suis légitime, c'est c'est quand même c'est quand même que les choses sont pas forcément si bien engagé que cela. Bien sûr. Moi, je veux rassembler. Pourquoi est-ce qu'on on irait rassembler au centre ? Les ravages de l'ego sur votre crédibilité. Moi je veux rassembler. Mais pourquoi j'irais rassembler au centre ? Peut-être parce que tu as
gouverné avec eux. Triple patate. Enfin, c'est c'est ça non, ça il y a ça connecte pas. Tu vois là, les neurones ils se peut-être parce que tu as été pendant un an dans le même gouvernement et que du coup à un moment donné vous avez la même politique, vous gouvernez ensemble, vous dites la même chose, vous êtes désormais tout aussi raciste et islamophobes les uns que les autres. Peut-être que du coup vous pouvez vous rassembler. Non, après moi je dis ça, moi je dis la vérité c'est quoi ? La vérité c'est que on ne rétablira l'autorité grâce à plus effectif de gendarmes, de policiers. On construira des prisons, des centres de rétention mais pour ça il faut la prospérité. Ça c'est plus des concepts mobilisateurs. Ne soyez pas surpris de votre propre réaction
émotionnelle hein. Si si vous sentez une petite goutte de sueur perlée le long de votre colonne vertébrale, c'est tout à fait naturel hein. C'est la réaction de votre organisme devant un fasciste. Mesdames, messieurs, Bruno Retaillot. Évidemment, si vous regardez dans les yeux de l'électeur Eren, que pouvez-vous lui dire pour le convaincre de dire "Je voterai Retaillot et pas Bardella ou Le Pen" ? Je lui dis que la France est en train de s'appauvir. Un pays qui s'apauvrit est un pays qui va qui se précipite dans le désordre. C'est pas la faute du RN, pardon. Lui n'est pas aux affaires. Vous et les socialistes, vous avez été successivement aux affaires et les macronistes pendant pardon. Ça fait 15 ans qu'on est plus aux affaires donc et et je n'ai pas été ministre.
Je crois me rappeler que vous avez été ministre il y a pas si longtemps monsieur le ministre. Oui, bien sûr et je l'assume parce que je Ah le changement de pied est fou. Bah il a littéralement dit une chose et son contraire en deux en deux phrases quoi. Écoutez, on n'est pas aux affaires depuis 15 ans. Enfin bah vous avez été ministre il y a un an. Oui oui tout à fait. Absolument et je l'assume. Avec un peu plus de travail, vous pourrez avoir un 13e voire un 14e mois parce que on effacera à partir d'un seuil les cotisations sociales. On les effacera pour les salariés mais aussi pour les entrepreneurs. Un peu plus de travail, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le volume des heures de travail par français par année augmentera avec vous. Par exemple, par exemple une demi-heure par jour, ça
permet d'avoir entre 13 et et un 14e mois. Et ça c'est fondamental. Ce qui est en train de dire Bruno Retailloto, c'est ni plus ni moins que travailler plus pour gagner plus. Il est en train littéralement de reprendre le programme économique de Nicolas SarkoZi, le projet singulier et original de Bruno Retaillot en matière économique. Reprendre ce qu'a fait SarkoZi et qui n'avait pas marché d'ailleurs à l'époque et qui a été abandonné par la suite. Que la droite reste la droite, j'ai envie de vous dire, on va pas faire mine d'être surpris. Par contre, que la droite prétend d'être singulière en reprenant littéralement les slogans d'itosser un sourcil par contre. Quelle est votre différence avec le RN au fond ? Moi, je constate que ce qui nous a entraîné au fond, c'est ce que
j'appelle le social étatisme et l'assist. Eux sont pour. Il change encore une fois. Je recite pardon Jordan Bardella qui éta invité au MDF. C'était un moment intéressant avec le MDF aujourd'hui, il dit "Je ne suis pas de gauche, je n'ai pas d'entrepriseuse, je n'ai pas l'entrepriseuse et je ne crois pas dans le droit à l'apparisse. C'est pas vraiment un discours social étatiste." Non mais je je l'attends au tournant. Qu'est-ce qu'il fait sur la retraite ? Qu'est-ce qu'il fait sur l'assurance chômage ? Qu'est-ce qu'il fait sur l'assistana ? Il y a quelque chose qui est insupportable dans dans chez Bruno Retaillot mais qui est vrai chez Laurent Voquier là. Ça me frappe là. Ici, évidemment, il y a des il y aurait des précédents dans des interviews, dans des discours, mais si ça me frappe là
maintenant, c'est peut-être que il y a un approfondissement de cette rhthorique, c'est combien est-ce que le mot assistana a été naturalisé. Le mot assistana, Bruno Retaillot l'emploie avec une fréquence et avec une fréquence un naturel et une absence de définition et de contextualisation qui crée l'idée que ce serait une donnée acquise pour tout le monde. Il y a quelque chose qui est totalement falacieux en soi dans cette forme de naturalisation d'un concept qui est en fait une arme politique qui est en fait une arme politique qui est une arme de disqualification à l'égard des politiques sociales qui est une une arme politique faite pour démanteler l'état social en faisant passer justement la protection la protection garantie par la Constitution au titre des droits sociaux
inscrits dans la Constitution de 1946. Bon donc la protection constitutionnalisée des citoyens, leurs droits sociaux est retourné comme un gant en un concept disqualificatoire et accusatoire qui est laassistama. Et ce concept qui est un concept polémique, c'est-à-dire que hier ce qu'on qualifiait de nécessaire protection sociale des Français, de conquis sociaux, de conquêtes sociales, de droits sociaux, tout ce qui a fait le consensus du Conseil national de la Résistance et le cœur même de la protection sociale et de la sécurité sociale, et bien Bruno Retailleux le retourne en un mot qui est un mot péjoratif, un mot intrinsèquement disqualifiant qui est le concept d'assistana. Et ça évidemment pas nouveau. On se souvient de Laurent Voquet qui fustig le cancer de la
sistana. Et pendant longtemps, le mot était employé justement d'une manière polémique, justement comme une arme politique. Quand tu écoutes parler Bruno Retaillot, alors c'est des choses subtil, c'est c'est la fréquence du terme, c'est la manière qu'il a d'insérer le concept d'assistana dans des énumérations au sein d'autres concepts qui eux sont des concepts beaucoup plus ordinaires. C'est des choses qui sont comme ça tenues, subtiles mais qui viennent à naturaliser le concept comme si parler d'assistana était aussi naturel que de parler de croissance, comme si l'assistana n'était rien d'autre qu'une donnée économique incontestable au même titre que peut être la croissance, au même titre que peut être le déficit. de voilà, il y a la croissance, le déficit,
l'assistanaat, toutes ces questions là que qu'un qu'un président de la République a à gérer. Et évidemment, ça crée un effet de naturalisation qui est tout à fait polémique et tout à fait pernicieux parce que à force d'être ainsi martelé, utilisé, assé, énuméré, on finit par en oublier d'interroger le concept même d'assistana. Alors que l'assistana, je vous le répète, ça n'est rien d'autre qu'un mot polémique fait pour stigmatiser ce qui hier faisait consensus, c'est-à-dire l'état social, la solidarité. Et si je voulais être un peu provoque, je dirais même la fraternité, ce mot qu'on a gravé sur le fronton de toutes nos mairies. Est-ce que vous pensez que Trump sera un boulet pour le RN ? Bah en tout cas, ça ne sera pas Ça fait beaucoup quand même. Trump, monsieur Poutine et monsieur
Trump quand même. C'est quoi ces questions ? C'est c'est quand même c'est pas passionnant. Non, moi je ne cherche pas mes modèles à l'étranger. Je trouve en France la grandeur avec le général de Gaulle, la combativité avec Clémanceau, le sens de l'effort du travail avec Pompidou. Clémaceau Pompidou. Ce qui est bien c'est qu'on est tourné vers l'avenir. Ce qui est bien, c'est que vraiment on est sur on est sur des références, ça change. C'est modeste aussi. Effectivement, c'est vraiment modeste. Écoutez monsieur Souillot, le représentant de la fonction publique, un des représentants de la fonction publique qui vous interpelle. Bonjour Frédéric Souillot, secrétaire général de EFO, première organisation syndicale dans la fonction publique d'État. Vous souhaitez, me dit-on,
couper, tronçonner dans la fonction publique. Est-ce que vous êtes bien d'accord que la fonction publique contribue à la cohésion sociale de la République ? Il s'est frotté les mains tellement il était content quoi. C'est vraiment littéralement monsieur Burns. C'est dingue. J'apprécie monsieur Souot mais je vais lui dire que le choix qu'on a fait depuis des années et des années c'est une quelqu'un qui dit "Je t'apprécie virgule ma c'est jamais bon". Comme dans vos commentaires. J'aime beaucoup Clément virgule mai. J'arrête de lire. J'arrête de lire. Je suis plus là. En 20 ans, c'est un peu plus de 1 million de fonctionnaires en plus. Est-ce que les services publics vont mieux ? Non. Est-ce que les rémunérations des fonctionnaires vont mieux ? Non. Et bien là encore, je le
dis, euh il faudra faire en sorte que on ait une fonction publique moins nombreuse. Ne pas remplacer tous les hommes et les femmes qui partent en retraite. Le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. C'est marrant, ça me Neit pas là encore le programme de Nicolas SarkoZi C'est deux mesures phares, c'est travailler plus pour gagner plus et le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, c'est les deux mesures phares de Sarkozy. Moi, je veux m'attaquer à la bureaucratie française. Serait-ce la débratisation cher à Gabriel Atal ? Tiens tiens tiens, mais dites donc mais c'est fou, c'est l'homme de toutes les originalités. Alors c'est là que vous voyez qu'il a vraiment un programme singulier he là vraiment son programme porte bien son
nom he. Merci. Je pense qu'il y a un énorme problème aujourd'hui avec les espagnols. Monsieur Sanchez c'est maintenant. Écoutez bien si vous avez pas entendu ça. La dinguerie quoi. Il régularise 500000 irréguliers qui vont pouvoir ensuite franchir les frontières évidemment et là il faut agir bien entendu. Comment vous pouvoir comment est-ce que vous empêcherie c'est régularisé en Espagne de venir en France ? et je le mettrai au banc des nations européennes déjà parce que nous sommes désormais une majorité. Je rétablirai les contrôles en frontières. Attendez, attendez. Vous dites que vous mettriez l'Espagne au ban des nations européenne ? Bien sûr, je mettrai je mettrai par la négociation. On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que monsieur Sanchez l'a faite.
Je veux mettre l'Espagne au banc de l'Europe après avoir foutu le bordel dans les relations franco-algériennes. Maintenant Retaillot va réussir à mettre le bazar dans les relations franco-espagnoles. C'est d'une agressivité absolument folle et ça repose sur des fake news absolues. Sur le fond de l'affaire, Bruno Rotaillot a raison de rappeler que Pedro Sanchez en effet a pris la décision de régulariser 500000 personnes sans papier sur leur territoire. Ça c'est tout à fait vrai. Tout le reste est faux ou sinon faux, du moins très largement fallacieux. Cette idée, l'idée selon laquelle les 500000 personnes régularisées par Pedro Sanchez pourraient du coup se déverser sur toute l'Europe et choisirait de venir prioritairement en France parce qu'en France elle bénéf elle bénéficierait de
notre système social. Bruno Rota n'est pas le seul à l'avoir fait circuler, ni même le premier he Jordan Bardella avant à jouer avec cet épouvantail, à agité cette peur dans le débat public. Une peur très vastement exagérée, voir une peur totalement fantasmatique. Pour quelle raison ? D'une part, parce que les 500000 personnes que s'apprêtent à régulariser Pedro Sanchez pour leur immense majorité sont des personnes qui viennent d'Amérique latine. Elles sont hispanophones. Quand tu es hispanophone, qu'est-ce qui pourrait te pousser à t'installer en France ou en Belgique ou en Allemagne alors qu'on t'accueille en Espagne, le pays où on parle précisément ta langue ? Deuxème argument, un argument juridique qui est absolument essentiel et même déterminant, ces personnes n'ont pas le droit de
s'installer dans d'autres pays que l'Espagne. Et ça, c'est quelque chose qui a été bien rappelé, c'est-à-dire que certes, ces personnes vont bénéficier d'un visa, elles seront donc installées régulièrement en Espagne. À ce titre, elles ont le droit de circuler dans l'espace européen. C'est l'espace Schengen. Mais le droit de circuler ne veut pas dire le droit de s'installer. Les personnes qui sont régulières dans un pays mais immigré dans ce pays. n'ont pas le droit d'aller s'installer dans tous les autres pays de la zone euro. Elles ont le droit de circuler, de faire éventuellement du tourisme, de rester un temps de rester un lapse de temps court. Mais si elles veulent s'installer, il faut demander un visa dans le pays en question. Et on en arrive à la grande
interrogation, monsieur Rotaillot, ces personnes qui vont être régularisées en Espagne, qui habiteront dans un pays dont elles parlent la langue, qui résideront de manière régulière. Pourquoi ces personnes-là iraient-elles s'installer dans d'autres pays, par exemple la France ? un pays où ces personnes seraient à nouveau irrégulières et où elles seraient donc à nouveau pourchassé par les autorités administratives. H ça monte, ça monte, ça commence à phosphorer. Ce que fait Bruno Rotaillot ici, c'est jouer avec les peurs des citoyennes et des citoyens sans aucunement se préoccuper du réel. On ajoute par ailleurs que les personnes présentes de manière irrégulière sur le territoire français n'ont droit à rien ou si peu. Deux choses en réalité. La première chose, c'est effectivement
l'aide médicale d'État pour des raisons de santé publique. On en a beaucoup parlé. Effectivement, quand tu es présent sur le territoire français que tu es malade, si tu n'as pas tes papiers, la République française va te soigner. Malgré tout, c'est l'aide médicale d'État. Encore faut-il que les gens la demandent parce qu'il y a un taux de non recours dans l'aide médicale d'État qui est immense. L'autre chose à laquelle éventuellement les personnes présentes de manière irrégulière sur le territoire ont droit, c'est l'accueil d'urgence. l'accueil d'urgence, c'est-à-dire ces personnes ont le droit de décrocher leur téléphone et d'appeler le 115 pour demander à être hébergé en urgence dans la nuit, sachant qu'en réalité, il y a déjà pas assez de place d'hébergement d'urgence en France et que
en réalité, ces personnes-là souvent sont celles que l'on retrouve encore dans la rue. Voilà les deux seules choses, rien d'autre. Bruno Retaillot, mais comme Jordan Bardella avant avant lui est en train de jouer avec les peurs, d'agiter tous les fantasmes et et de et de susciter la terreur des citoyennes et des citoyens pour leur proposer leur solution immigrophobe à eux. Alors que la situation qu'il décrive n'existe pas. Bon, la deuxième chose, c'est évidemment cette phrase de Bruno Retaillot. Enfin, je mettrai l'Espagne au banc. l'Espagne. L'Espagne qui est un des principaux partenaires de la République française aujourd'hui, notamment un des principaux partenaires commerciaux de la République française aujourd'hui. Euh l'Espagne qui fait partie de la zone euro, de l'Union
européenne, qui qui est un pays proche, un pays ami, un pays dont les liens avec la République française sont des liens très anciens, des liens très intriqués, sont aussi des liens d'immigration. Combien de personnes euh espagnoles ont euh émigré euh en France pendant la guerre d'Espagne ? Ils sont restés, ils ont fait les enfants, ils ont fait leurs enfants. Enfin, je veux dire, les liens entre la France et l'Espagne sont des liens qui sont très intriqués. Combien de Français qui vivent aujourd'hui en Espagne et à contrario d'Espagnols qui qui vivent aujourd'hui en France ? Enfin, je dire c'est ce sont des pays dont l'histoire aujourd'hui est une histoire mêlée et tant mieux pour des raisons totalement fantasmatiques, totalement fausse, frauduleuse, fallacieuse. On vient de l'expliquer.
Bruno Retaillot se permet de produire des menaces qui sont des menaces très importantes, qui sont des menaces qui pourraient, s'il devenait président de la République, valoir non pas rupture des relations diplomatiques mais grande grise, grande tension jusqu'au sein de l'Union européenne. Je les mettrai au banc. Tout ça parce que euh Pedro Sanchez mène une politique de gauche certes socialiste, euh radical certains peuvent le prétendre. Bon, c'est pas non plus Podemos he Pedro Sanchez, il mène juste une politique de gauche. Vous voyez que maintenant aux yeux de Bruno Retaillot, mener simplement une politique de gauche, c'est devenir un homme infréquentable, un homme qu'il faut mettre au banc, quitte à créer une crise au sein de l'Union européenne, rassurons-nous, il met rien du tout sous
tension. Bruno Rio parle qui s'en fout probablement les Espagnols, mais néanmoins le la responsabilité qu'il prend reste importante. Euh la tension qu'il crée existe malgré tout. On imagine les dégâts que créerait cet homme en France et autour s'il parvenait au pouvoir. Un mot sur la politique de Pedro Sanchez parce que c'est intéressant. Moi, je suis totalement pour évidemment les politiques de régularisation massive, c'est vrai en Espagne, c'est vrai en France, des centaines de milliers de personnes qui n'ont n'ont pas leur papier, qui aujourd'hui travaillent, payent leurs impôts souvent et qui continuent de vivre dans la peur d'être d'être expulsé du territoire. C'est évidemment quelque chose qui est absolument terrible et et je pense que la décision de de du chef
d'état espagnol va bien sûr dans le sens de l'histoire. Attention quand même quand il s'agit des régularisations à ne pas trop se centrer sur la question du travail parce que cet argument là on rappelle que c'est un argument non seulement de droite mais c'est même un argument employé surtout par le patronat. Il y a ce papier qui a été publié dans l'é aujourd'hui même. Régularisation des salariés sans papiers défendu par des patrons de Pont VR les guillemets. Voir un excellent ouvrier expulsé c'est du gâchi pour tous. Ce papier, il est relativement lent, donc on va pas le lire en entier, mais il est centré sur une étude publiée par France Travail hier, mardi 21 avril. Une étude qui montre queen France, il reste d'immenses besoins d'emploi dans de très nombreux secteurs sous tension. et euh
ces besoins d'emploi, les patrons de ces secteurs sous tension, notamment la restauration, notamment le BTP, notamment les services aux personnes, les patrons, les chefs d'entreprise de ces secteurs sousion ne cessent de dire que il faudrait en France accueillir davantage d'immigrés et les régulariser pour pouvoir occuper ces emplois pour lesquels ils ne parviennent pas à trouver des des travailleurs et des travailleuses à recruter. Il faut prendre garde à cette vision instrumentale qui fait de l'immigration une seule ressource, qui fait fonder la seule légitimité des immigrés à être présents sur notre territoire parce que ils viennent remplir un rôle que nous ne pourrions pas remplir nous. C'est littéralement la perspective que nous avons eu pendant des décennies et des décennies et qui a
mené à ce que nous connaissons aujourd'hui, c'est-à-dire des personnes qui sont installés sur le territoire et qu'on a orienté vers des vastes barres HLM, des vastes quartiers dans lesquels l'État s'est désinvesti. Et ça, c'est la conséquence d'une immigration conçue uniquement comme une immigration de travail. Venez, installez-vous ici, c'est des cités dortoir, de toute façon, on s'en fout de vous. Tout ce qui compte, c'est que vous travaillez à l'usine, il y a du boulot. Ce boulot, il est utile pour la France. Allez-y. Et puis derrière, comment ces personnes-là sont récompensées ? Là, moi, il y a une perspective vis-à-vis de l'immigration que je trouve excessivement hypocrite. En réalité, je précise que Bruno Rotaillot quand il parle d'une immigration, il sait hélas de quoi il
parle et les conséquences de sa politique malheureusement, on commence déjà à les voir aujourd'hui. Quand il était ministre de l'intérieur, à ce titre, il a émis une circulaire, une circulaire retaillo qui est venue remplacer la circulaire vals qui faisait jusqu'alors autorité dans les euh directives données au préfet en ce qui concerne les différentes régularisations. Ce qu'a fait Retaillo, c'est déjà d'une part qu'il a compliqué l'obtention d'un titre de séjour et encore plus d'un titre de de long séjour en France. Il a compliqué l'obtention de de papier, il a compliqué la régularisation, y compris pour des travailleurs et des travailleuses qui sont déjà en train de travailler, qui travaillent dans des métiers en tension. Bruno Rota a compliqué tout cela et ce
qu'a fait Bruno Rotaillot par ailleurs et ça c'est peut-être le point majeur de sa circulaire, c'est qu'il a incité les préfets à délivrer de moins en moins de titres long séjour et de plus en plus des titres courts sur 6 mois ou 1 an. Et ça, ça crée une situation qui est absolument désastreuse puisque évidemment toutes les préfectures sont engorgées. La difficulté est devenue encore plus grande de parvenir à faire renouveler son titre de séjour, y compris quand on a eu son premier titre de séjour de manière totalement régulière, qu'on est un immigré légal, que l'on a un emploi, que l'on est là pour toutes les bonnes raisons auxquelles souscrirait peut-être même Bruno Retaillot lui-même. Et bien, c'est devenu beaucoup plus compliqué aujourd'hui de parvenir à faire
renouveler son type de séjour. Et qu'est-ce que ça crée ? Ça crée comme conséquence que dans l'intervalle, ces personnes-là se retrouvent du jour au lendemain irrégulière et du jour au lendemain, ces personnes, si elles sont contrôlées dans la rue par un agent de police, peuvent se voir délivrer une OQTF, une obligation de quitter le territoire français. Et si ces personnes une fois cette vue délivrer une manière totalement illégitime alors que on le répète, elles sont immigrées régulières, elles vont voir leur titre de séjour renouvelés simplement. C'est l'État français qui a du retard, c'est la préfecture qui est engorgée. Ça n'est pas de leur faute. C'est de la faute de qui ? De Bruno Retaillot. Et bien ces personnes-là, si elles sont contrôlées une fois, elles se voi notifier une
OQTF. Si elle se voit contrôler une deuxième fois, elle se voit placée en centre de rétention administrative. Ça c'est déjà le cas aujourd'hui. Ça permet de voir déjà aujourd'hui quelles sont les conséquences concrètes. Quelles sont les conséquences concrètes de la politique de Retaillot ? Bon, si ça vous intéresse, vous avez le youtubeur masqué qui a fait une une vidéo là-dessus où il raconte c'est exactement ce qui lui est arrivé. C'est exactement ce qui lui est arrivé. Il raconte le le la difficulté et la et le stress que c'est d'être d'être sans papier sur le sur le territoire français. Exactement pour les raisons que j'ai dites. D'une part, ce que fait Bruno Rayoto, c'est c'est jouer sur les peurs des Françaises et des Français en agitant une situation
fantasmatique qui n'a aucune chance de se produire. Et ce qu'il fait d'autre part pour les personnes qui sont déjà là aujourd'hui sur le territoire et qui sont là légalement, ce qu'il crée c'est du malheur, de la misère, de la peur, de l'angoisse et parfois des situations absolument dramatiques, injustes, parfois même des situations définitives avec des personnes qui se retrouvent expulsées d'un pays où elles ont fait toute une partie de leur vie, où elles ont parfois leur conjointes, leurs conjoints ou pire ces personnes ont parfois leurs enfants et qui parce que le l'État est en faute se retrouve expulsé du territoire. Ça c'est les conséquences concrètes de la de la politique de de Bruno Retaillot et c'est sur les cendres de cette politique qu'il se permet de sur croix de créer de la
tension entre la France et l'Espagne avec cette phrase de totalement délétaire cavalière est absurde au point qu'elle pourrait avoir été prononcée par Donald Trump. Je vais mettre l'Espagne au banc de l'Europe. Enfin, si ça c'est pas du Trump dans le texte, si ça c'est pas les délires tout-puissants et fiévreux de Donald Trump dans le texte, je ne sais pas ce que c'est. Voilà ce qu'est Bruno Retaillot aujourd'hui. Il est candidat à la présidentielle. Écoutez, un fasciste de plus sur la ligne de départ. Néanmo moins, espérons-le sur la ligne d'arrivée.