Covid-19 : "Je ne suis pas pour une baisse provisoire de la TVA", affirme le député Roland Lescure
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que l'économie française va connaître une rechute ? Et surtout, est-ce que l'État va devoir en faire plus pour soutenir notre économie ?
- 0:36OuverteRéponse directe
Est-ce que vous voyez déjà des signaux, des indicateurs plutôt négatifs dans l'économie ?
- 1:00RelanceRéponse directe
Le Premier ministre vient d'annoncer, ce n'est pas fait pour redynamiser et redonner confiance.
- 1:28OuverteRéponse directe
Alors justement, il y a un levier très important, c'est le budget. Est-ce qu'on va devoir en débourser plus ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Le vecteur consommation, comment relancer aujourd'hui la consommation ? Est-ce qu'il y a des outils dans la boîte à outils ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Est-ce que la TVA provisoire, tel que le fait l'Allemagne par exemple, est-ce que c'est une piste possible en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« Pas encore, mais le risque est là, évidemment. »
- 0:49Invité politiqueFait
« Elle a rebondi assez fort, peut-être même un peu plus fort que ce qu'on espérait cet été. »
- 1:46Invité politiqueFait
« C'est possible, je dirais même que c'est probable, en fait. »
- 2:09Invité politiqueChiffre
« On a fait trois budgets rectificatifs au printemps. »
- 3:35Invité politiqueFait
« Moi, je ne suis pas pour... La TVA, on l'a utilisée dans le passé en France. »
- 3:43Invité politiqueFait
« En général, on arrose, ça coûte beaucoup, beaucoup d'argent, et ce n'est pas très efficace. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Si vous baissez la TVA sur les voitures, vous financez autant les BMW faites à Munich que les Renault faites à Douai. »
- 4:20Invité politiqueFait
« On a fait des choses très concrètes pour les étudiants, par exemple, le resto universitaire à 1 euro. »
- 4:37Invité politiqueChiffre
« Ceux qui sont au RSA, au Revenu de Solidarité d'Activité, auront aussi des montants supplémentaires, 100-150 euros en fonction des enfants. »
- 5:19Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, on a des entreprises qui vont mal, qui souffrent. »
- 5:22Invité politiqueFait
« Quand vous avez quelqu'un qui se noie, vous ne lui dites pas « je te sors de l'eau », à une condition, c'est que tu apprennes à nager. »
- 7:03Invité politiqueChiffre
« Il y a 4 ans, Clinton a fait 3 millions de voix de plus que Trump, il a gagné dans 3 états avec 75 000 voix d'avance. »
Temps de parole
- Roland Lescure69 %
- Présentateur31 %
≈ 4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à toutes et à tous, alors que le Premier ministre Jean Castax vient d'annoncer un renforcement des mesures sanitaires, avec notamment l'extension du couvre-feu à 38 départements supplémentaires. Question ce soir, est-ce que l'économie française va connaître une rechute ? Et puis surtout, est-ce que l'État va devoir en faire plus pour soutenir notre économie ? Bonsoir Roland Lescure. Bonsoir. Vous êtes député LREM des Français basés hors de France, donc précisément en Amérique du Nord et au Canada, et vous présidez par ailleurs la Commission des Affaires Économiques de l'Assemblée Nationale.
Alors avec le regain de pandémie, est-ce que vous voyez déjà des signaux, des indicateurs plutôt négatifs dans l'économie ?
Pas encore, mais le risque est là, évidemment. On sait bien que l'économie française était quasiment à l'arrêt au printemps pendant le confinement. Elle a rebondi assez fort, peut-être même un peu plus fort que ce qu'on espérait cet été. Mais le risque, évidemment, à la fois, je dirais, mécanique, parce qu'on ferme des activités, donc celles-là, évidemment, ne produiront pas.
Le Premier ministre vient d'annoncer, ce n'est pas fait pour redynamiser et redonner confiance.
Non, surtout, voilà, c'est ça. Il y a l'effet mécanique, ça ferme, mais il y a aussi l'effet confiance qui est très important. Et donc là, de ce point de vue, on a un rôle très important pour être au rendez-vous des mesures de soutien, pour rassurer les populations, les chefs d'entreprise, les salariés, pour leur dire que, un, on ne va pas laisser tomber ceux qui sont sur le côté, et deux, on va continuer à accompagner ceux qui continuent à produire, à aller travailler, de manière à ce que l'économie française ne retourne pas à l'arrêt, qui était le cas au printemps.
Alors justement, il y a un levier très important, c'est le budget. Cette semaine, les députés à l'Assemblée nationale ont voté la partie recette du projet de loi de finances 2021. L'État a déjà déboursé des centaines de milliards d'euros. Est-ce qu'on va devoir en débourser plus, Roland Lescure ?
C'est possible, je dirais même que c'est probable, en fait. Donc il y a deux choses. Le budget, je dirais, c'est un peu le cap sur lequel on souhaite s'ancrer, pour dire voilà où on veut être dans deux ans. Et ce qu'on espère, et le budget est là pour ça, c'est que dans deux ans, on aura retrouvé le niveau d'activité qu'on avait avant la crise. Mais évidemment, dans ces moments de crise, il faut aussi qu'on accompagne notamment les secteurs qui en ont le plus besoin. On a fait trois budgets rectificatifs au printemps. On va sans doute devoir en faire un quatrième pour accompagner les secteurs de la culture, les restaurants, les hôtels.
Donc ça veut dire un nouveau plan de relance finalement, un nouveau plan de soutien plutôt. Oui, c'est plus un plan de soutien, alors les mots apportent peu, mais c'est important de comprendre qu'on a des mesures d'urgence qui permettent de soutenir les secteurs à l'arrêt. Le plan de relance, il concerne tout le monde. Il essaie de s'inscrire dans la durée, de donner un cap, de manière à ce qu'on se dise tous, il y a une vie après la crise, il va falloir vivre avec ce virus pendant longtemps, mais on a un cap vers lequel on veut aller, qui sera d'ailleurs plus vert, plus social, peut-être aussi plus national, avec une industrie qu'on espère réinvestir en France.
Et l'un n'empêche pas l'autre, il faut faire les deux. Il faut naviguer à vue, donc il faut aider, mais il faut aussi avoir un cap très clair.
Le vecteur consommation, comment relancer aujourd'hui la consommation ? Est-ce qu'il y a des outils dans la boîte à outils justement ? Est-ce que vous-même à la commission des affaires économiques, vous avez des propositions à faire ? Est-ce que le gouvernement a des choses dans les cartons ?
Alors, le sujet c'est moins la consommation. Aujourd'hui, je vais prendre un exemple très concret, si vous fermez les villes à 21h, vous pouvez donner tout l'argent que vous voulez aux ménages, ils n'iront pas au restaurant le soir. Donc je pense qu'aujourd'hui, l'essentiel, c'est de remettre les gens au travail au maximum, et pour ceux qui ne peuvent pas, de les aider. Chômage partiel, on appelle ça l'activité partielle, le fonds de solidarité qui permet d'aider les restaurateurs, les gérants de salles de théâtre, etc.
Est-ce que la TVA provisoire, tel que le fait l'Allemagne par exemple, est-ce que c'est une piste possible en France ?
Moi, je ne suis pas pour... La TVA, on l'a utilisée dans le passé en France. En général, on arrose, ça coûte beaucoup, beaucoup d'argent, et ce n'est pas très efficace, parce que c'est un peu perdu dans tous les méandres de la TVA. Et puis par ailleurs, accessoirement, vous financez autant l'économie des voisins que la vôtre. Si vous baissez la TVA sur les voitures, vous financez autant les BMW faites à Munich que les Renault faites à Douai.
Et concrètement, au quotidien, pour les Français, pour qu'ils reconsomment et reprennent confiance ?
Voilà, donc concrètement, d'abord, il faut travailler avec les entreprises, les employés, l'investissement, c'est le plan de relance, c'est le plan de sauvetage. Et ensuite, reconnaître quand même qu'il y a des populations qui sont particulièrement affectées, particulièrement défavorisées, les jeunes, les gens au RHA. Et là, eux, on donne des montants supplémentaires sous la forme de primes. On a fait des choses très concrètes pour les étudiants, par exemple, le resto universitaire à 1 euro.
Des chèques déjeuners, par exemple ?
Des chèques déjeuners. Le Premier ministre va annoncer des mesures samedi. Moi, j'espère, en tout cas, on pousse beaucoup avec Stan Guérini au niveau du mouvement La République En Marche pour qu'il y ait plus de choses faites pour les jeunes. Et puis, ceux qui sont au RSA, au Revenu de Solidarité d'Activité, auront aussi des montants supplémentaires, 100-150 euros en fonction des enfants, etc. Pour qu'on puisse les aider, ceux qui sont le plus affectés doivent pouvoir bénéficier de primes ponctuelles et bien ciblées.
Alors, Roland Lescure, le projet de loi de finances, donc la sécurité sociale, va arriver aussi. On aura l'occasion d'en reparler. Il y a un autre débat qui monte, c'est celui des contreparties demandées aux entreprises qui reçoivent des aides de l'État. Est-ce qu'on réfléchit à ces contreparties officiellement aujourd'hui à l'Assemblée ?
Oui, alors, on a déposé un amendement qui va dans ce sens il y a quelques heures avec le groupe majoritaire. Mais avant de vous en donner le détail, je voudrais quand même insister sur un point. Aujourd'hui, on a des entreprises qui vont mal, qui souffrent. Quand vous avez quelqu'un qui se noie, vous ne lui dites pas « je te sors de l'eau », à une condition, c'est que tu apprennes à nager. D'abord, vous le sortez de l'eau. Donc, les aides, c'est important qu'aujourd'hui, elles arrivent vite au niveau des entreprises. Est-ce qu'il faut en profiter pour que les entreprises prennent un virage plus social, plus environnemental ? Oui, et c'est ce qu'on fait avec cet amendement.
Alors, comment on les contraint ? Alors, je ne suis pas sûr qu'il faille.
L'amendement dont vous parlez, qui a été adopté tout à l'heure ?
Alors, il n'est pas encore adopté, en tout cas, il a été déposé, donc il sera discuté la semaine prochaine. Il vise à ce que les entreprises, y compris les petites, de 50 à 250 salariés, jusqu'à présent, ça concernait que les entreprises de plus de 500 puissent publier des objectifs concrets en termes de changement climatique, en termes de parité et en termes de dialogue social. Si vous bénéficiez d'aides publiques, il faut que vous puissiez discuter, c'était un sujet important pour Laurent Berger, notamment la CFDT, avec les partenaires sociaux de ces aides et de la manière dont vous allez les utiliser pour préserver l'emploi et orienter l'entreprise vers un virage plus écologique.
Donc, il y aura des contreparties, effectivement, si cet amendement, en tout cas, est adopté ?
Oui, il n'y aura pas d'obligation concrète, parce que ça, c'est très compliqué, il faut vraiment faire attention à ne pas alourdir trop les entreprises qui, aujourd'hui, il faut le reconnaître, souffrent énormément. Mais oui, des objectifs concrets avec un sentier sur lequel elles vont devoir publier à la fois leurs objectifs et la manière dont elles les ont remplis.
Rapidement, Roland Lescure, un dernier mot pour parler des élections présidentielles américaines. Le tout dernier débat Trump-Biden a lieu dans quelques heures, ce sera celui d'ailleurs en direct sur France Info, avec un débrief, toujours en direct, demain matin, dans la matinale de France Info. Quel est votre pronostic ? Les élections ont lieu le 3 novembre, rapidement.
Entre nous, j'ai un espoir, le pronostic, je ne m'y risquerai pas. Il y a 4 ans, Clinton a fait 3 millions de voix de plus que Trump, il a gagné dans 3 états avec 75 000 voix d'avance. Donc, c'est la ville de Béziers qu'a élu Donald Trump, pour schématiser. On va être dans une élection très serrée du fait du système électoral. Personnellement, j'espère que Joe Biden sera le prochain président des Etats-Unis. On verra.
Et vous connaissez bien le dossier, puisque je rappelle que vous êtes député des Français basés hors de France, en l'occurrence en Amérique du Nord et au Canada. Merci beaucoup. Merci à vous. Roland Lescure, par ailleurs président de la Commission des Affaires Économiques de l'Assemblée Nationale. Merci.
Merci. Merci.
Roland Lescure