Retraites : Les pères de familles nombreuses ciblés
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Clair, sergent, lors des comptes, tiens, avec vous, on va parler retraite ce matin. Le gouvernement veut s'attaquer à la majoration des pensions de retraité qui ont eu au moins trois enfants. C'est une mesure qui en fait accusé de favoriser les hommes par rapport aux femmes.
Oui, c'est Jean-Pierre Farandou, le ministre du travail qui éta invité d'Alix hier sur France info. Il a eu cette petite déclaration qui a fait qui a fait débat hier. On va l'écouter.
Vous savez que vous avez des majorations de retraites quand vous avez trois enfants et plus. Elles sont proportionnelles aux pensions comme la pension des hommes est supérieure à la pension des femmes en moyenne. Mais au fond un enfant rapporte plus pour un homme que pour une femme, c'est pas normal.
Je suis en train de travailler un texte et qui sera présenté dans le cas du budget pour égaliser bah le les les droits sociaux, les droits familiaux pardon entre les femmes et et les hommes. Alors cet avantage fiscal, il coûte 10 milliards d'euros par an et l'idée en fait ce serait de le remplacer par un forfait. La piste, ce serait 125 € de forfait.
C'était une piste indiquée par l'IGF, l'inspection générale des des finances. Alors pour vous donner une idée du décalage, on va voir un petit graphique où vous allez voir en fait en en vert foncé et ben c'est les hommes, les pensions de retraite des hommes. On voit qu'en fait elles prennent vraiment un peu tout le gros du gâteau.
Les femmes sont un peu majoritaires au tout début là où les majorations sont les plus faibles. C'est c'est là le le grand décalage. Et en fait j'en discuté avec Philippier qui est ancien secrétaire en charge des retraites chez chez FO.
En fait, il me le disait. Quand vous faites des crasses aux femmes toute leur vie, il faut pas s'étonner qu'elles touchent moins que les hommes une fois la retraite. Oui, parce qu'on sait en fait, les femmes, c'est quand même les première à être pénalisé par le fait d'avoir des enfants pendant leur carrière.
Ça peut les pénaliser dans leur carrière, ça se retrouve dans les salaires. Et quand ça se retrouve dans les salaires et ben à la fin, si vous avez une majoration qui est proportionnelle à votre salaire, forcément vous touchez moins que les hommes. Et ce matin, vous voulez nous dire clair que selon vous, on passe complètement à côté de ce que devait être ce que devrait être une politique familiale.
Mais normalement, l'objectif, c'est d'encourager les naissances. Alors, on peut quand même se demander le fondement même de cette mesure. Est-ce que ça va être de dire bah vous avez eu est-ce que vraiment les gens vont se dire "Bah, je vais avoir un troisème enfant parce que une fois la retraite, je vais toucher une majoration." Est-ce qu'au contraire, il vaut mieux pas plutôt que d'avoir 10 % de pension supplémentaires se dire que les contrates financières, elles pèsent sur la décision d'avoir un enfant au moment où on doit l'avoir ?
On les connaît, c'est le problème du logement. Être en mesure d'acheter un logement plus grand, on le sait, c'est le le coût de la de la garde, après le coût même d'un enfant tout au long tout au long de sa vie. Est-ce que c'est 10 milliards d'euros ?
Il y a plusieurs économistes qui posent la question, notamment Maxime Zb qui s'est intéressé de près à la natalité avec l'écriture des des balançoir vive qui dit "Est-ce que ce serait pas mieux utilisé si on les on les prenait dès maintenant dans des aides familiales au moment où les familles ont ont des enfants Mais en face, les associations familiales, elles déplorent qu'on s'attaque à la politique familiale qui pour elle ne devrait pas être et ben une variable d'ajustement budgétaire. Et surtout là en fait le dispositif, il concerne une poignée de retraité. En réalité, vous trouvez que le gouvernement passe un petit peu à côté de l'essentiel ?
Oui, en fait on passe clairement à côté de l'éléphant dans la pièce parce que le problème fondamental des retraites, c'est que ça coûte 420 milliards d'euros par an. Sur ces 420 milliards d'euros, vous en avez que 250 qui sont financés par nos cotisations. Le reste, c'est quoi ?
On va piocher dans les budgets des ministères où on s'endettete ? Et à partir de ça, vous vous aggravez, vous répétez le problème tous les ans. Alors, vous pouvez chercher quelques économies et au passage corriger, c'est vrai, une égalité qui existe entre les hommes et les femmes et qui se reproduit une fois une fois à la retraite.
Mais on pourra pas indéfiniment faire l'économie d'un débat de fond sur le système des retraites et surtout sur la pérennité du financement. Voilà, c'était une petite phrase dans votre interview Alex qui a fait beaucoup parler he toute la journée.
Jean-Pierre Farandou