Armée, guerre, libertés : mon intervention à l’Assemblée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42OuverteRéponse partielle
Ces 36 milliards d'euros sont-ils nécessaires aujourd'hui ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Pourquoi cette question des munitions est-elle centrale aujourd'hui ?
- 2:46RelanceRéponse partielle
Est-ce que ces 8 milliards pour les munitions suffisent pour être à l'aise ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Comment expliquer que l'ANTS ait été piratée malgré les investissements ?
- 5:27OuverteRéponse directe
Quels sont les 10 milliards pour la recherche et leurs impacts ?
- 6:06OuverteRéponse directe
Pourquoi votre groupe s'est abstenu sur ce texte en commission ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Chiffre
« 36 milliards d'euros pour vous, Jean-Michel Chac, ils sont nécessaires aujourd'hui face à une menace qui s'accroit. »
- 4:46Chiffre
« À plus des 26 milliards pour les munitions, il y a 8 milliards pour la dronisation. »
- 9:10Fait
« Ce que nous propose le gouvernement, c'est de préparer la guerre. »
- 11:04Fait
« La dissuasion nucléaire ne sert plus à rien et donc on économise ces milliards. »
- 12:18Fait
« La dissuasion nucléaire est adossée à une force conventionnelle qui doit être de qualité. »
- 16:58Fait
« Nous ne sommes pas en guerre mais nous ne sommes plus vraiment en paix. »
Temps de parole
- ?100 %
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Euh sur ce constat, sur ces 36 milliards d'euros pour vous, Jean-Michel Chac, ils sont nécessaires aujourd'hui face à une menace qui s'accroit. Oui, une menace qui s'accroit et qui change de forme et aussi des ruptures technologiques qui sont vraiment présentes euh qui changent finalement le champ de bataille. On le voit bien en Ukraine par exemple, la robotisation du champ de bataille fait que nous sommes obligés de revoir finalement cette loi de programmation militaire. Alors, pas euh pour la changer fondamentalement, mais en tout cas pour la mettre à jour sur le plan euh des technologies et lui donner euh une certaine épaisseur dans certains domaines. Je pense entre autres aux munitions mais aussi à la dronisation euh enfin beaucoup de
dominter aux nouvelles fores de conflit. Bastien Lachot sur cette mise à jour, cet épissement justement de de notre force armée, 36 milliards d'euros, est-ce qu'ils sont nécessaires aujourd'hui ? Ces 36 milliards d'euros, c'est ce que le gouvernement n'avait pas mis il y a 2 ans et demi. Parce que si on regarde ce qui est produit en plus, on ne voit vraiment pas la différence par rapport il y a 2 ans et demi. Les projets à effet majeur qui coûtent le plus cher comme le scaf, l'avion du futur, comme le char du futur, comme la constellation iris de satellitaire sont reportés au-delà de des échéances de cette de cette LPM. Donc c'est-à-dire que il y a 36 milliards de plus, mais il n'y a pas grand-chose en plus. C'est juste en fait d'une certaine manière la mise en ad en
adaptation euh en corrélation de ce que le gouvernement voulait faire il y a 2 ans et demi et qu'il n'avait pas suffisamment budgetté. Nous avions dit à l'époque que la LPM était sous-budgétée. Nous avons raison. Aujourd'hui, cette LPM ne tire pas les leçons euh réellement euh des évolutions. Il faudrait bouleverser notre notre structure de défense. Le gouvernement ne le fait pas. Il prépare d'une certaine manière la guerre d'hier mais avec toujours plus d'argent. Alors Jean-Michel Jacques, vous vous disiez justement que c'est une adaptation. On voit qu'il y a quand même 8 milliards d'euros de plus pour les forces sur les munitions, 2 milliards de plus sur les drones. Pourquoi cette question des munitions, elle est centrale aujourd'hui ? La France utilise énormément de
munition dans le cadre de coopération avec certains États. Elle est centrale parce que au regard des menaces et je pense particulièrement à la menace russe d'ailleurs qui est souvent pas citée ou pas dit ni par la France insoumise ni par le rassemblement national mais par rapport à cette menace il faut que la France soit en possibilité de décourager toute veilité de la Russie entre autres. Mais il n'y a pas que ça. On le voit bien aussi en Iran en ce moment par exemple où on a un partenariat avec un certain nombre de pays les Émirats notamment. Exactement. [raclement de gorge] Que l'on honore et que l'on défend conformément aux accords de défense que nous avons. Et donc c'est de la dépense de munition. C'est 8 milliards d'euros
en plus, mais en tout loi de programmation militaire, c'est 26 milliards pour les munitions. Alors, munition de petit calibre de moyenne dimension pour les obus, les charses si vous préférez, mais aussi les munitions complexes, ce qu'on appelle les missiles. Pour toute cette gamme de de munitions, c'est beaucoup d'argent et c'est beaucoup d'emploi à la clé parce que les munitions se font essentiellement en France. Et c'est vrai qu'on dit beaucoup Bastien Lachot que c'est munition c'est un peu le nerf de la guerre effectivement. Il y a des alertes sur les stocks de munitions. On met 8 milliards en plus. Est-ce qu'avec ça on va être un peu plus à l'aise sur cette question ? Écoutez quand on dépense 1 million pour acheter un missile qui va permettre de détruire un drone qui coûte
20000 € oui en effet il va falloir qu'on soit pensez qu'il y a une inadaptation entre les munitions qu'on utilise et les technologies utilisées sur les drones notamment. En effet, il y a une inadaptation des munitions, mais en effet, l'essentiel de l'argent part sur des sur des munitions qu'on a déjà consommé et surtout moi sur la menace, les menaces qui frappent notre pays. Le président a parlé de la menace russe, mais la menace russe, elle est aujourd'hui sur le territoire national par des moyens de de guerre hybride et cetera. Il n'y a pas que la menace russe. Les États-Unis aussi d'une certaine manière agissent sur notre territoire et là-dessus il n'y a rien quand on voit que les données des Français sont volées et que le gouvernement dit "Allez, on va mettre
200 millions d'euros pour améliorer la sécurité des serveurs et cetera." Mais c'est dramatique. C'est évidemment que sur le numérique, nous ça fait avec Jean-Luc Mélenchon depuis 2017, on dit qu'il faut investir sur cette technologie de rupture, le numérique aujourd'hui. Nous n'avons aucun data center souverain. Nous avons ple de cloud souverain pour protéger les données des Français. Comment expliquer que l'ANTS qui gère les données de l'ensemble des Français des titres de sécurité, vous savez quand on reçoit les amendes, ce genre de choses, même la fabrication des cartes d'identité, d'identité, tout ça a été piraté. Comment cela est possible ? Réponse à cette question. C'est vrai qu'on voit que les munitions ça coûte très très cher. Parfois les armes utilisées des drones notamment
maintenant sont fabriquées pour quelques milliers d'euros. Est-ce que c'est bien adapté d'utiliser des missiles qui comptent si cher contre des armes finalement qui maintenant coûtent beaucoup moins ? Alors, quand on parle de munitions, en réalité, on parle de toutes sortes de munitions. Il y a les missiles, mais il y a aussi euh ces fameux drones, hein, ces munitions téléopérées. C'est des drones qui finalement, c'est des munitions, hein, qui vont se diriger et servir. Et donc, c'est toutes ces technologies que l'on que l'on développe aussi bien des munitions. À plus des 26 milliards pour les munitions, il y a 8 milliards pour la dronisation. Et donc c'est indispensable parce que le champ de bataille effectivement se dronise et se robotise et donc ça demande beaucoup de
de moyens. Il y a aussi 10 milliards dans la recherche. Je pense particulièrement au quantique et à l'intelligence artificielle. Ces 10 milliards d'euros vont irriguer aussi toutes les formes d'armement. Mais on peut voir que cette question des algorithmes a posé aussi débat. Je vous propose de faire un détour par la salle des quatre colonnes pour retrouver le député du Rassemblement national Laurent Jacobelli. Oui, monsieur Jacobellli. Alors, en commission, votre groupe, le Rassemblement national s'était absten voter ce texte programmation militaire. Là, le texte a évolué depuis les débats dans l'hémicycle. Quelle va être la position de votre groupe lors de ce vote solennel ? Oh, nous sommes toujours très peu enthousiasme par rapport à ce texte qui est un petit texte d'expert
comptable où on attendrait un texte de stratège euh mais euh nous avons obtenu euh un certain nombre de choses, notamment euh l'idée de la priorité nationale pour la commande publique d'armement, euh le fait par exemple que le point euh d'indice des anciens combattants soit réévalué et donc dans la mesure où un certain nombre de nos demandes ont été entendu où la priorité nationale prend le pas sur la défense européenne, un vieux mythe cher au gouvernement, plus rien ne s'oppose à ce que nous votions favorablement à cette actualisation de la loi la programmation militaire, même si on pense que c'est un tout petit chemin, mais ça va dans la bonne direction. Et cet article 21 qui a fait polémique sur la création d'un état d'alerte de sécurité nationale, qu'est-ce que vous
en pensez pour vous ? C'était nécessaire ? Bon, oui, c'est-à-dire que si vraiment il y a un grave risque, on peut permettre par exemple à des entreprises de créer un nouvel en garde de fabrication d'armement, même si il y a une grenouille rouge. Vous voyez, c'est ce genre de chose. Mais la gauche évidemment a poussé des crises d'or frais. Je sais pas si c'est le mot sécurité ou le mot national qui leur déplait le plus, mais moi je trouve que ce sont deux mots très importants dans la vie politique française. Et vous ces 36 milliards de haut, c'est quand même un bon pas quand même. Est-ce qu'il faudrait encore augmenter de combien dans les prochaines années ? L'idéal et c'est le l'actuel premier ministre qui l'a dit, hein, qui lorsqu'il était euh aux affaires de la
défense, c'est 100 milliards par an. Nous n'y sommes pas. Euh c'est 36 milliards. En fait, c'est pas 36 milliards hein, euh c'est un peu moins. C'est surtout des effets comptables où on répare des erreurs du passé, des dépenses non budgées, des dépenses qui ont été retardées. C'est pas vraiment 36 milliards, mais je vais vous dire même si c'est 10 15 milliards réels, ça va une fois encore dans le bon sens puisque nos armées ont besoin d'être soutenues, elles ont besoin de refaire des stocks parce que oui, bien sûr, aujourd'hui, il existe une menace, une menace plurielle par les sources de menaces et par les types de menaces. Et ben merci beaucoup monsieur Jacobelli. Merci beaucoup Dario Borgogno. On reviendra sur cet article 21 dont vous avez aussi beaucoup parlé dans
l'émissycle sur l'état de la menace. Vous en parliez Jean-Michel Jacques et c'est Fabien Mandu, le chef d'étatmajor des armées, qui pointe la possibilité d'une guerre ouverte avec la Russie. C'est la préoccupation première. On parle de se préparer à un conflit de haute intensité. Vous faites l'un comme l'autre beaucoup d'auditions dans la commission défense. C'est ça le principal risque et c'est pourquoi on a besoin de 36 milliards supplémentaires. Oui, c'est un des risque principal. Ce n'est pas le seul hélas hein parce que on peut aussi voir les véités de la Chine, on peut voir qu'est-ce qui se passe aussi au Moyen-Orient et puis la politique complètement instable des États-Unis. Donc ces différentes déstabilisations et menaces font que on est obligé d'augmenter notre budget de
la défense. Mais effectivement la menace russe est documenté et tous les services de renseignement, vous savez que j'ai été président la délégation parlementaire au renseignement hein, donc je suis tout de même informé mais au-delà des services français, tous les services de renseignement sont convergents. La menace russe est est vraiment là réelle. Ils ont cette intention. On si on regarde dans le rétroviseur, on voit bien qu'ils ont toujours fait ce qu'ils ont dit. Le seul moyen de d'éviter qu'ils le fassent, qu'ils aillent plus loin, c'est de les décourager. Et c'est spécifiquement euh ce que ne dit pas euh les insoumis et ce que ne disent pas aussi le Rassemblement national. Est-ce que vous sous-estimez cette menace russe et est-ce que pour vous,
Bastien Lach, cette loi de programmation militaire, elle est finalement pour être en capacité de s'engager dans un conflit ouvert, un engagement majeur à haute intensité ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Écoutez, ce que cela veut dire, c'est que aujourd'hui ce que nous propose le gouvernement, c'est de préparer la guerre. Et on le voit dans l'histoire, à chaque fois qu'on a préparé la guerre, on a obtenu la guerre. Donc la question est-ce que vous voulez la guerre ? Nous, nous ne voulons pas la guerre et donc il faut mettre en place. Après, la guerre s'impose parfois à nous sans qu'on l' veuille et vaut mieux être bien préparé. Bastien Lach, tout à fait. Mais pour autant, il faut aussi préparer la paix. Et aujourd'hui, quand on voit que ceux qui ne respectent pas le droit
international, il y a évidemment les Russes qui ont enveillé l'Ukraine, mais il y a également les États-Unis qui ont attaqué l'Iran en dépit du du droit international. Nous, la le l'enjeu pour la France, c'est de défendre le droit international. Et quand on voit que Gabriel Atal, qui est le président du groupe de monsieur Jacques explique que le droit international c'est fini, que ce qui compte aujourd'hui c'est le rapport de force entre les nations, moi je suis très inquiet. Est-ce que la France qui ne n'est pas la plus forte dans le monde ? Bien sûr. Donc la France, elle a besoin du droit international et de cette protection. Sur cette question, Jean-Michel Jacques, les déclarations de Gabriel Atal qui avait dit effectivement qu'on est un petit peu naïf avec cette question de
droit international. Est-ce que on prépare la guerre puisque il marche plus droit international et c'est que le rapport de force qui fonctionne ? Non, le droit international doit être notre boussole. Mais pour qu' pour pouvoir le faire respecter, il faut se faire respecter et pour ça, il faut être craint. Alors, il faut pas être craint pour faire du mal à qui que ce soit, car ce n'est pas du tout ni les valeurs françaises, ni les valeurs européennes. Mais en tout cas, une diplomatie pour qu'elle soit forte, il faut qu'elle s'appuie non seulement sur l'économie mais aussi sur une puissance militaire. Et c'est la convergence de cela qui fait que l'on pourra obliger les belligérants à calmer le jeu et à revenir sur la table du droit international. Est-ce que il faut pour être respecté,
il faut être craint. Souvent les insoumis vous dites mais on est déjà craint parce qu'on est une puissance nucléaire et finalement ça suffit pour être craint par les autres pays. Je suis tout à fait d'accord avec vous. Évidemment la France je citais les insoumis donc vous ne pouvez pas être en désaccord. Exactement. Mais la France est une puissance nucléaire. D'ailleurs, ça nous coûte plusieurs milliards tous les ans. Donc où on nous explique que la dissuasion nucléaire ne sert plus à rien et donc on économise ces milliards où la dissuasion nucléaire est quelque chose qui sert et dans ces cas-là, on les dépense. Nous, nous pensons que la dissuasion nucléaire aujourd'hui, elle fonctionne encore et que d'ailleurs, qui menace le territoire national français ?
Personne. D'ailleurs, le ce que monsieur Jacques de dire quand on parle d'un conflit à échéance 2030, ce n'est pas un conflit sur le territoire national. C'est un conflit aux frontières est de l'Europe dans le cadre de l'OTAN. Et dans le cadre de l'OTAN, nous où la France pourra être amenée à agir dans le cadre de d'ailleurs le modèle d'armée qui est défendu, c'est un modèle d'armée au sein de l'OTAN. Et nous nous sommes pour quitter l'OTAN. Nous sommes pour quitter l'OTAN parce que l'OTAN ne défend que les intérêts des États-Unis. Or, nous n'avons pas besoin de défendre Michel Jacques. Est-ce que la dissuasion nucléaire ne suffit plus ? On est obligé de mettre 36 milliards d'euros bien qu'on ait l'arme nucléaire. Cela a toujours été en fait la dissuasion
nucléaire et pour préserver et protéger nos intérêts vitaux. Mais vous imaginez bien que dans un cadre de droit international ou de diplomatie ou d'un bras de fer avec une autre un adversaire, on ne peut pas utiliser la bombe atomique directement. c'est la dissuasion nucléaire est adossée à une force conventionnelle qui doit être de qualité. Et c'est tout l'objet finalement de cette loi de programmation militaire, c'est de faire en sorte que non seulement notre dissuasion nucléaire soit la plus pointue possible, donc ce qui fait ça force, sa robustesse, mais en plus qu'elle soit adossée à une armée de qualité avec du personnel entraîné. Il y a notamment un objectif de 275000
équivalents temp plein à 2030. un mot sur cette question parce que je voudrais après parler des algorithmes. En fait, justement toute la question est à quoi sert notre armée ? Est-ce que notre armée est là pour défendre nos concitoyens et notre territoire, ce que nous croyons à la France insoumise ou alors est-ce que notre armée est là pour être le supplétif des intérêts de des États-Unis au sein de l'OTAN, ce que croit monsieur Jacques. Et donc en effet, dans le cadre de l'OTAN, il faut pouvoir être en capacité de cette affirmation. C'est vrai qu'on a beaucoup dit que l'OTAN finalement France, notre grande France bien entendu a une armée forte pour se défendre mais aussi pour faire valoir ses valeurs, ses intérêts et la liberté. On va parler de l'article 21 mais juste
avant ça, puisque Bastien Lachot vous parliez aussi de de s'adapter aux menaces, il y a la question des algorithmes, d'autoriser ou non à utiliser ces algorithmes. Vous savez, alors c'est un peu comme une pompe aspirante où on peut un peu observer beaucoup de choses qui se passent sur internet. J'essaie de vulgariser. Est-ce que vous y êtes favorable ou pas ? Est-ce que ça va trop loin ou est-ce que l'état de la menace fait que bah il faut surveiller ce qui se passe sur internet parce que la menace elle est en partie virtuelle sur internet aussi. Ça va trop loin et ça va trop vite. Les algorithmes, ça a été refusé par le Conseil constitutionnel il y a peu dans le cadre de la loi contre le narcotrafic. Tout à fait parce que le le Conseil constitutionnel jeis que c'était
disproportionné. Là on se retrouve avec cet article qui arrive dans la LPM qui nous parle de crime organisé dans la LPM. On voit bien que il y a une inadéquation. Donc en fait le gouvernement essaie de faire repasser par la fenêtre quelque chose qui avait été rejeté par le conseil constitutionnel garante nos libertés publiques sur cette question des algorithmes. On le voit bien que finalement notre assemblée a voté cela et et que finalement la plupart des députés mis à part la France insoumise essentiellement hein veut veulent protéger finalement les Français de ces menaces dans le monde immatériel qui sont de plus en plus pesantes. Le conseil constitutionnel lui-même dit attention cette question des algorithmes elle doit être gérée avec équilibre ce qui est le
cas et nous devons avancer pour protéger les Français. C'est ce que les Français attendent de des élus et c'est important d'être au rendez-vous pour protéger notre citoyens menot parce qu'près on parle de l'état d'al même pas capable de protéger les données des français. Voilà nous ce qu'on vous demande déjà c'est de protéger la liberté des français. Non mais non mais si parce que le abandonner ses libertés au profit de d'une pseudoécurité qui ne fonctionnera pas. On le sait ce qu'ils font ils pontent des choses qui ne qui ne serviront pas. C'est le même principe qui vous amène à désarmer la police la police que vous n'aimez pas d'ailleurs que vous dites de vous-même que la police tue alors ce n'est pas du tout le cas. On reste au militaire que des policiers tuent. C'est
la T1, l'article 21 a fait polémique dans cette loi de programmation militaire, mais on voit qu'il y a d'autres sujets qui ont fait polémique. Stéphanie Despierres, quel est ce fameux article 21 ? Cet article crée un état d'alerte de sécurité nationale. L'objectif est de faire face aux menaces hybrides, par exemple, une attaque d'une puissance étrangère sur le réseau d'énergie ou sur les infrastructures numériques. Et dans un contexte lui aussi hybride, ni un temps de paix, ni vraiment un temps de guerre selon la ministre des armées. C'est en fait un nouveau régime juridique d'exception différent de l'état d'urgence qui existe déjà dans la Constitution et qui a été utilisé par exemple pendant le Covid ou après les attentats de 2015. Cet état d'alerte serait activé en cas de menace
graves pour la sécurité nationale par décret en conseil des ministres pour 2 mois. Il pourrait être en vigueur partout en France ou sur une partie de territoire seulement. Il permet en fait de déroger à certaines règles en matière d'urbanisme, d'environnement ou d'administration pour réagir plus vite. Merci beaucoup Stéphanie Despierre, Jean-Michel Jacques. Pourquoi d'après vous il faut un nouvel état d'alerte de sécurité nationale ? Ça manque dans l'arsenal d'après vous. Oui, parce qu'on est dans un nouvel air en fait. Nous ne sommes pas en guerre mais nous ne sommes plus vraiment en paix. Et c'est cette ambiguïté qui est très difficile à gérer maintenant pour les autorité publique qui ont euh comme euh devoir de protéger le la population, de protéger les Français. Et donc, il
était nécessaire d'avoir un outil qui puiss réactif à une menace et d'être efficace. Bastien Lachotud, vous avez dénoncé voilà ce nouvel état d'alerte de sécurité nationale, mais est-ce qu'il faut pas parfois prendre des décisions un peu vite en cas de d'un conflit qui s'annoncerait dans le pays ? Est-ce que on peut le faire dans l'état dans lequel nous trouvons ? Mais bien sûr qu'il faut réagir vite lorsqu'il y a un conflit. D'ailleurs, ça s'appelle l'état de guerre ou ça s'appelle l'état de siège. Ce sont des choses qui existent déjà. Là, on ne parle pas. Est-ce qu'il fallait pas quelque chose d'un peu intermédiaire comme dit Jean-Michel Jack contre les deux ? On peut envisager quelque chose d'intermédiaire, mais dans ces cas-là, il faut un certain nombre de garde fou
qui n'existent pas. Là, on est sur quelque chose de très flou, une menace grave, une attaque sur des réseaux cyber et cetera. Là, tous les jours, la France subit des attaques des attaques cyberes. Pendant les Jeux Olympiques, la SNCF a subi une attaque qui a coupé son réseau. Est-ce que cela peut entraîner le la mise en place de ce de ce de cet état d'alerte ? Nous nous pensons que ça ne devrait pas être le cas, mais dans le dans le texte, tout cela est très flou et cela et c'est un quand même un état d'alerte qui entraîne des des privations de liberté pour un certain nombre de concitoyens et cela n'est pas possible dans de telles conditions. Est-ce que les contours sont trop flous ? Puisque Bastien Lachot dit il est pas défavorable à réfléchir à un nouvel état
mais là ça semble trop flou. Est-ce que effectivement ça manque de précision d'après vous cet article 21 ? Non, l'épreuve c'est qu'il a été voté. Alors bien entendu alors après on verra ce qu'on dit le Sénat et le Conseil constitutionnel. Jean-Michel, j'ai totalement confiance en en sénateurs qui ont aussi ce souci de protéger les Français et s'ils peuvent améliorer le texte, ce n'est que mieux mais il est structurellement bien fait et nécessaire pour protéger nos concitoyens des menaces actuelles. Qu'est-ce qui pourrait permettre demain ? Laurent Jacobelli disait ça peut permettre des ouvertures de hangar pour stocker par exemple des avions militaires. Mais on s'imagine qu'il y a pas que ça. Il ferait moins débat si c'était qu'une question de construction de hangar. Jean-Michel Jacques.
Oui, bien sûr, il peut y avoir différentes situations où être on peut être amené à accueillir par exemple euh une des des alliés hein qui ont besoin de de passer sur le territoire national pour remplir des missions communes que nous souhaitons. Euh à titre d'exemple, mais nous le voyons bien, dans le monde cyber, il se passe beaucoup de choses et à tout moment devons parfois changer les choses. Il peut y avoir aussi des attaques bactériologiques qui peuvent venir he vous savez c'est des menaces qui existent dans ce cadre là on peut imaginer devoir déployer des moyens spécifiques dans des endroits particuliers et que là on aura besoin d'être efficace et rapide ou c'est c'était un des arguments de la
ministre je crois de pouvoir accueillir aussi des forces étrangères justement c'est c'est c'est c'est terrifiant c'est-à-dire que on par décret c'est-à-dire que il le gouvernement a refusé que de tout c'est un de nos amendements que les cet état d'alerte soit mis en œuvre par une loi, ce qui est faisable hein, on sait faire des lois en 48 he donc on on sait aussi que c'est parfois difficile de les voter dans cette assemblée. Pasti Oui, mais si on s'il y avait vraiment une menace grave, cela n'existe pas. Regardez lors de la COVID, tous les textes de loi ont été votés en 48 heures. Il y a eu aucun souci. Là, c'est 2 mois avant de devoir passer devant le Parlement pour être prolongé. que là on on on parle d'un conflit à l'est de l'Europe, on parle de soldats américains avec leur tank qui
arriveraient à Brest ou au Havre et qui traverseraient le territoire national sans que le parlement ne sont cités sont des exemples caricaturaux. Il peut avoir qui parlé d'alliver, il peut y avoir de petits événements qui ne méritent pas de passer forcément en hémicycle et d'encombrer le texte le dit si clairement que çaich. Non, je suis désolé, c'est vous qui avez parlé de d'alliés qui traverseraient le territoire. Donc c'est pas caricatural mon exemple, je reprends le vôtre. Donc où vous étiez caricatural ou alors acceptez que je reprends votre exemple et expliquez-moi comment vous pouvez penser et accepter que la France laisse traverser son territoire par des alliés pour aller faire une guerre sans que le Parlement ne le vote ? Cette question du parlement, il faudra
attendre 2 mois avant que le Parlement soit consulté. Est-ce que ce délai est trop long ? Euh tout dépend de l'objet et je suis persuadé que si euh la cause est vraiment euh importante, vraiment caricaturale, mais bien entendu euh tous les députés d'emblé euh nous exprimerons et nous aurons tout de suite des débats qui se mettant en route dans dans l'espace public. On peut pas se réunir pour tout. Il y a tellement de choses qui se passent continuellement et monsieur Lachot l'a encore rappelé. On a des menaces actuelles qui se font tous les jours et donc on a besoin d'une certaine souplesse d'agilité pour protéger. Donc vous confirmez équilibre, liberté, sécurité. Il va trop loin d'près vous dans cette bien sûr. On voit
bien que c'est très flou. Euh le président Jacques dit si jamais euh c'est très grave évidemment que le parlement sera saisi. C'est faux, c'est pas dans le texte. Et de la même manière, il dit "On est attaqué tous les jours, donc tous les jours quasiment le gouvernement pourrait mettre en place cet état d'alerte." On voit bien que c'est flou, on voit bien que c'est que c'est dangereux. On verra ce que dit le Sénat et le Conseil constitutionnel sur cette question. On va finir sur cette question de l'armée. C'est un budget sanctuarisé euh dans votre camp Jean-Michel Jacques. Est-ce que vous pensez qu'il continuera à l'être ? On sait que la loi de programmation militaire, elle est votée jusqu'à 2030, mais chaque mois on peut la corriger. Pour vous, lors de la campagne
présidentielle de 2027, par exemple, il y aura la question de savoir si on maintient ou pas ce degré d'investissement dans nos armées. Ça doit être un un fondamental dans la campagne électorale. Nous devons en parler clairement au français. Nous savons à l'heure actuelle que les insoumis ne votent jamais l'augmentation du budget des armées ainsi que le Parti communiste pour des raisons différentes. Parti communiste, c'est très clair, ils sont contre la dissuasion nucléaire. Pour les insoumis, c'est beaucoup plus flou, mais tous les autres parties euh qui eux sont pour augmenter parce que on est conscient des menaces et donc il faut que ça rentre dans le débat public et je suis persuadé qu'on trouvera des majorités même dans l'avenir pour que l'augmentation de ce budget se fasse car
c'est une nécessité pour la France de la campagne présidentielle Bastien Lachot qu'est-ce que diront les insoumis sur ce budget de l'armée qu'il faut le maintenir qu'il faut le baisser il est évident que il y aura une nouvelle LPM en 2028 une fois que Jean-Luc Mélenchon aura été élu à l'élection présidentielle s'il est Oui, mais de toute manière n'importe quel autre président refera une LPM. Mais vous elle ira dans quel sens ? Augmentation, maintien ou baisse des budgets ? La question n'est pas le budget. La question est qu'est-ce qu'on finance avec ? Nous nous ce que nous mettrons en œuvre c'est une conscription. Ce que nous mettrons en œuvre euh c'est euh des développements dans les domaines de rupture qui sont aujourd'hui là où se passent les menaces, c'est-à-dire le
cyber, c'est-à-dire l'espace, c'est-à-dire les fonds marins, c'est-à-dire que nous mettons des choses sur le spal nous mett il retarde plutôt les programmes, mais nous mettrons l'argent là où c'est réellement utile pour assurer la sécurité des français. Pour l'espace, hein, par exemple. Oui, 6 milliards d'euros. et la et la constellation Iris est repoussée. La question la constellation Iris carré, elle aussi est repoussée. C'est-à-dire nous n'aurons plus de de compétences optiques pour surveiller et nous n'aurons plus de compétences de de communication sécurisée. Voilà votre bilan, ben dis donc, franchement, on pourrait faire mieux. Ce qui va s'entrechoquer sur le vote de la loi de programmation militaire qui va très certainement être adopté, on entend le Rassemblement national qui votera
pour jeudi. Le premier ministre va faire des annonces sur les carburants certainement en disant qu'elle reste ciblée et on sait que notamment c'est parce que l'État n'a plus d'argent. Est-ce que dans votre circonscription, Jean-Michel Jacques ou parmi les Français que vous croisez, ils comprennent qu'on mette 36 milliards dans l'armée et qu'on dise "Mais on peut pas vous aider dans le quotidien pour payer votre essence ?" Oui, ils le comprennent et ils en font même un lien. Ils savent très bien que la situation internationale que ça a ça a été la guerre, l'agression russe en Ukraine mais ce qui se passe en Iran aussi joue un flux sur leur quotidien et sur la pompe à essence. Et donc du coup, ils sont d'accord pour l'augmentation de ce budget. Par contre, il faut
absolument aider tous ceux qui produisent, qui travaillent et qui ont cette nécessité de se déplacer donc de carburant. Et donc, il faut faire des aides ciblées parce que hélas on est obligé de cibler parce que l'argent ne tombe pas du ciel. L'argent public, c'est les impôts des Français, les impôts des entreprises et il faut faire attention de garder un certain équilibre. Donc aider, oui, mais de façon cible. Pour finir sur cette question, Bastien Lchot, est-ce que vous vous mettez en regard justement ce budget qu'on alloue à l'armée et en même temps qu'on a plus d'argent pour les aides au 60 % des Français refusent l'augmentation des budgets militaires tant que nous n'augmenterons pas également le budget des autres services publics. Il y a de l'argent dans ce
pays, on peut tout financer. Et pour la question des carburants, le plus simple de faire payer ceux qui s'enrichissent, ceux qui font des milliards de bénéfices. Je pense notamment à Total, il faut faire un blocage des prix. C'est ce que propose la France insoumise et c'est ce qui réglerait concrètement la le problème pour nos concitoyens à la pompe. Merci Alain. Comme à l'autre, Jean-Michel Jacques Bastien Lachu. Je rappelle que la loi de programmation militaire, son actualisation sera votée ou non par les députés, mais on a entendu comme le Rassemblement national semble favorable, ça devrait passer juste après cette séance des questions au gouvernement. On va passer tout de suite au Focus dans cette émission.
Bastien Lachaud